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 Débat: IVG / Fin de vie ?

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MessageSujet: Débat: IVG / Fin de vie ?   Débat: IVG / Fin de vie ? Icon_minitime29.11.16 10:01

Délit d’entrave à l’IVG : Mgr Pontier en appelle à Hollande
Le président de la Conférence des évêques de France critique la proposition de loi visant à permettre la fermeture de sites controversés tentant de dissuader des femmes d’avorter.
LE MONDE | 29.11.2016 à 04h05 • Mis à jour le 29.11.2016 à 08h22 | Par Cécile Chambraud
                        

Contre l’extension du délit d’entrave à l’interruption volontaire de grossesse (IVG) inscrit dans une proposition de loi de la majorité, l’Eglise catholique a recours aux grands moyens. Le président de la Conférence des évêques de France (CEF), Mgr Georges Pontier, a écrit à François Hollande pour lui demander de ne pas laisser « arriver à son terme » ce texte législatif qui doit être examiné par les députés jeudi 1[size=32]er[/size] décembre. Une telle initiative épistolaire est d’autant plus marquante qu’elle est rare.

Lire aussi :   Le gouvernement veut étendre le délit d’entrave à l’IVG à Internet
Dans une lettre datée du 22 novembre mais rendue publique par l’épiscopat lundi 28 novembre au soir, l’archevêque de Marseille, reconnu pour sa pondération, critique une proposition de loi qui, à ses yeux, porte « une atteinte très grave aux principes de la démocratie ». Ce texte, qui, souligne à deux reprises Mgr Pontier, « rela[ie] une initiative gouvernementale », vise à permettre la fermeture de sites Internet qui porteraient « des allégations ou une présentation faussées » pour en réalité dissuader des femmes enceintes de recourir à une IVG.

Liberté d’expression

Le chef de file de l’épiscopat s’inquiète pour des sites qui s’emploient à proposer aux femmes qui les consultent des alternatives à l’avortement. Le gouvernement leur reproche d’être avant tout des instruments visant à mettre ce droit en échec. Mgr Pontier, lui, affirme que ces sites sont les seuls à prendre en charge la « véritable détresse existentielle » de certaines femmes enceintes hésitant à mener leur grossesse à terme et qu’ils constituent, à ce titre, un « espace de liberté ».
Lire aussi :   En Europe, cinq pays limitent ou interdisent l’avortement
« Cette proposition de loi met en cause les fondements de nos libertés et tout particulièrement de la liberté d’expression qui ne peut être à plusieurs vitesses selon les sujets », affirme le prélat, pour qui elle « contribuerait à rendre cet acte de moins en moins volontaire, c’est-à-dire de moins en moins libre ». Il insiste sur sa « grande préoccupation » devant ce qu’il estime être la volonté de la majorité de « passer en force ».
Lire aussi :   Le pape permet à tous les prêtres d’absoudre l’avortement

« Police des idées »

Vendredi déjà, l’archevêque de Paris, le cardinal André Vingt-Trois, avait fustigé cette proposition de loi : « Si on en arrive à interdire de s’exprimer sur les conséquences de l’avortement, avait-il déclaré sur Radio Notre-Dame, on entrera complètement dans la police des idées et dans la dictature d’une vision totalitaire sur l’avortement. »
Cette controverse prend une tonalité particulière du fait que l’avortement est revenu en force dans le débat public entre les deux tours de la primaire de la droite et du centre, scrutin où l’électorat catholique est réputé avoir pesé d’un poids particulier. Alain Juppé avait alors accusé son adversaire, François Fillon, de ne pas avoir une position très claire sur le sujet.
Le député de Paris avait, en juin, déclaré que « compte tenu de [s]a foi personnelle » il ne pouvait pas « approuver l’avortement ». Mais il a précisé depuis qu’il ne reviendrait pas sur ce droit : « Je ne toucherai à rien dans ce domaine », a-t-il assuré.

La volte-face de François Fillon sur l’avortement


CE QUI EST REPROCHÉ À FRANÇOIS FILLON

Alain Juppé a attaqué son rival, François Fillon, à la primaire, sur Europe 1, mardi 22 novembre :
Citation :
« Il y a des points sur lesquels j’aimerais bien que François Fillon clarifie sa position, par exemple sur l’avortement, l’interruption volontaire de grossesse. Il a commencé par dire dans son livre que c’était un droit fondamental de la femme. Et puis il est revenu sur cette déclaration dans un débat qu’il a eu devant un certain nombre de ses supporters. »

POURQUOI C’EST VRAI

François Fillon a bien tenu les propos évoqués par Alain Juppé lors d’un meeting à Aubergenville (Yvelines), le 22 juin :
Citation :
« Dans mon livre, j’ai commis une erreur […] quand j’ai écrit que l’avortement était un droit fondamental. Ce n’est pas ce que je voulais dire. Ce que je voulais dire c’est que c’est un droit sur lequel personne ne reviendra. […] Moi, philosophiquement et compte tenu de ma foi personnelle, je ne peux pas approuver l’avortement. »
Le candidat à la primaire a ensuite été interpellé sur ce discours par Léa Salamé dans « L’Emission politique », de France 2, le 27 octobre. Voici sa réponse :
Citation :
« Ça me regarde. Ce [sont] mes convictions personnelles, je dis aussi en même temps, immédiatement, que jamais personne et certainement pas moi ne reviendra sur l’avortement. »
A ce tableau, on pourrait ajouter le fait qu’en novembre 2014, le député François Fillon a voté pour une proposition de résolution socialiste visant à réaffirmer « le droit fondamental à l’interruption volontaire de grossesse en France et en Europe », quarante ans après la loi Veil. Jean-Frédéric Poisson avait quant à lui voté contre. Ce dernier a d’ailleurs appelé à soutenir le député de Paris, mardi 22 novembre, justifiant ce choix au nom de « la politique familiale et l’accueil de la vie »…
En résumé, il y a bien eu changement de discours public de François Fillon sur l’avortement. L’intéressé a en revanche réaffirmé depuis qu’il ne reviendrait pas sur ce droit.
Lire aussi :   Droit à l’avortement : le double langage du camp Fillon


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/famille-vie-privee/article/2016/11/29/delit-d-entrave-a-l-ivg-mgr-pontier-en-appelle-directement-au-president_5039809_1654468.html#gqRf3g7wCSXV75r7.99
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MessageSujet: Re: Débat: IVG / Fin de vie ?   Débat: IVG / Fin de vie ? Icon_minitime29.11.16 10:12

«Un droit sur la fin de vie comme il y a un droit sur l’IVG»

Par Eric Favereau   — 3 mars 2012 à 00:00  



Aide médicale à mourir ou à procréer… Marisol Touraine fait le point sur les positions du PS en matière de bioéthique.

   
«Un droit sur la fin de vie comme il y a un droit sur l’IVG»  


Marisol Touraine, députée socialiste d’Indre-et-Loire, dont elle est présidente du conseil général, est en charge des questions sociales et de santé dans l’équipe de campagne de François Hollande.

Mariage gay, possibilité ouverte d’aide à mourir, recherche autorisée sur les cellules souches… Peut-on parler de changement de valeurs sur ces questions avec le candidat socialiste?

Ce sont des évolutions significatives, qui, pour certaines, figuraient dans le programme du Parti socialiste. Cela marque un vrai changement. L’enjeu est de prendre en considération l’évolution de la société, et de ne pas considérer qu’il y aurait une sorte de droit immuable. François Hollande ne se situe pas dans une démarche revendicatrice ou identitaire. Il n’est pas dans la revendication d’une hypothétique modernité. Il est beaucoup plus dans la recherche de l’apaisement, de solutions qui répondent aux préoccupations, aux attentes et aux situations vécues.

Donc, ce n’est pas la revanche des valeurs de gauche contre des valeurs de droite ?

Il ne s’agit pas de revanche politique, mais de mouvement, de progrès social. La société évolue, et nous devons en permanence nous interroger sur les règles que l’on doit s’appliquer. Il s’agit de trouver et défendre un équilibre social. On nous dit : «Mais qu’est ce qui garantit que, dans trente ans, les brèches que vous allez ouvrir ne vont pas évoluer ?» Mais je ne sais pas ce que sera la société dans trente ans ! Il y a des points, certes, sur lesquels on peut anticiper, mais la société doit construire des règles pour vivre ensemble. Et, par exemple sur la question de la fin de vie, il faut rompre avec une forme d’hypocrisie sociale.

C’est-à-dire ?

Il ne s’agit pas de prôner l’aide active à mourir pour tout le monde. Il s’agit d’ouvrir un droit, comme il y a un droit pour l’IVG. C’est la liberté de chacun d’en user ou pas.

En somme, il s’agit de s’adapter plutôt que mettre en avant certaines valeurs ?

Ce sont les deux. Quand je dis s’adapter, c’est aussi constater que les valeurs qui traversent la société évoluent. C’est toujours mettre en avant des valeurs, comme la liberté, la responsabilité individuelle et la dignité de chacun en toutes circonstances. Les femmes et les hommes sont capables et responsables de choisir leur destin. La droite parle de liberté mais pratique la défiance. On a le sentiment qu’il y a eu comme un étouffement du débat ces dernières années. Il faut, aujourd’hui, ouvrir les fenêtres, mettre en place des avancées, mais il ne s’agit pas de tout bouleverser.

Comment cela va-t-il se traduire pour le mariage gay ?

Ce n’est pas le mariage gay, c’est le mariage tout court. Cela va se traduire simplement par une loi qui lèvera toute ambiguïté sur le fait qu’un couple est composé de deux personnes, quel que soit leur sexe. Le même droit pour tous. Et chacun reste libre de se marier ou pas.

Et sur la recherche sur les cellules souches embryonnaires ?

C’est un débat qui existe depuis des années : il y a eu l’interdiction, puis l’interdiction avec dérogation. Au nom de quel argument peut-on empêcher de faire des recherches qui sont susceptibles de déboucher sur de nouveaux traitements ? Il y a des limites, ce sont les principes fondamentaux de non-marchandisation du vivant et de respect absolu de la dignité humaine mais, à partir de là, l’objectif doit être de faire progresser la connaissance, de manière encadrée, pour faire progresser les réponses thérapeutiques. Nous, nous croyons au progrès scientifique, à la recherche, au développement de la connaissance. Alors, on autorise ces recherches, de façon bien encadrée et évaluée.

Et l’aide médicale à la procréation ?

Jusqu’à présent, l’aide à la procréation n’était possible que pour des raisons médicales (lutte contre l’infertilité), et non sociales… Là, c’est du pragmatisme. A partir du moment où il y a des couples de même sexe - l’homoparentalité est de facto reconnue -, il y a l’ouverture pleine et entière des droits à l’adoption, mais également de l’accès à l’aide médicale à la procréation.

Une femme seule pourra-t-elle en bénéficier ?

L’aide médicale à la procréation sera réservée aux couples.

Vous ouvrez ensuite la porte à «l’euthanasie» ?

On ne parle pas d’euthanasie, car ce mot est trop flou, certains le comprennent comme le suicide assisté, que nous refusons absolument de légaliser. A nos yeux, il ne s’agit pas d’opposer les soins palliatifs et l’assistance active à mourir. Je trouve scandaleux la position qui consiste à dire que l’on est soit d’un côté, soit de l’autre. Comme si l’on devait choisir son camp. Et le gouvernement n’a pas de leçons à donner sur ce terrain quand on voit l’indigence des moyens pour les soins palliatifs en France, et sur l’information apportée.

Mais votre position ?

Ce n’est pas une position idéologique. Nous espérons que le plus de gens possibles trouveront un soulagement et une envie de vivre quand même, avec des soins palliatifs ou curatifs. Mais pour les autres ? Qui peut se substituer à la volonté d’une personne ? Qui peut se substituer à un malade qui constate que la façon dont il vit ne correspond pas à sa conception de la vie ? Chacun doit pouvoir vivre conformément à ses attentes, à son idée de la dignité.

Donc, que feriez-vous ?

Nous constatons que la loi dite Leonetti, de 2005, permet le laisser mourir. Aujourd’hui, il s’agit de permettre d’aider à mourir. La frontière est certes ténue, et les modalités seront à discuter avec tous les acteurs. Il s’agit de fixer un cadre très strict de recueillement du consentement de la personne. Il s’agit d’encourager les directives anticipées, comme la désignation des personnes de confiance ; de garantir, aussi, le dialogue entre le médecin, les soignants, le malade et sa famille. Au final, le médecin ne doit pas être seul, il faut un collège de soignants, et respecter, bien sûr, l’objection de conscience pour le médecin. Et dans ce cadre strict, permettre une aide active à mourir.

François Hollande reste opposé aux mères porteuses. Pourquoi ?

Car il y a marchandisation du corps, je ne vois pas comment on peut l’éviter, donc on ne le permet pas. La frontière, là, est franchie.

Mais reconnaissez-vous les enfants, nés à partir d’une gestation pour autrui (GPA) ?

Le sujet est difficile, car il s’agit de situations complexes. Il faudra un débat qui permette de trouver une réponse juridique sans pour autant constituer une incitation à la GPA.
Eric Favereau

http://www.liberation.fr/societe/2012/03/03/un-droit-sur-la-fin-de-vie-comme-il-y-a-un-droit-sur-l-ivg_800309
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Fillon justifie son opposition à la légalisation de l'euthanasie

Par Flore Galaud
Mis à jour le 24/01/2011 à 17:20
/Publié  le 24/01/2011 à 17:19
 

Le premier ministre François Fillon.

Le premier ministre, dans une tribune au Monde, estime que le dispositif prévu dans la proposition de loi qui doit être examinée mardi au Sénat est «très dangereux».


François Fillon s'oppose, dans une tribune au Monde daté de mardi, à la légalisation de l'euthanasie, à l'occasion d'une proposition de loi en ce sens qui sera examinée mardi au Sénat. Le premier ministre, qui confie n'avoir «jamais été confronté personnellement à l'épreuve terrible de devoir accompagner la fin de vie d'un être aimé», justifie sa prise de position : «A titre personnel, je suis hostile à la légalisation d'une aide active à mourir, ce n'est pas ma conception du respect de la vie humaine et des valeurs qui fondent notre société». «La question est de savoir si la société est en mesure de légiférer pour s'accorder le droit de donner la mort. J'estime que cette limite ne doit pas être franchie», poursuit le premier ministre, pour qui toutefois «aucune conviction n'est indigne».

Mais, poursuit-il, ce débat «doit être abordé en tenant compte des efforts entrepris» depuis 2008 lorsque Nicolas Sarkozy «a fait de la prise en charge des personnes en fin de vie une priorité absolue». Cela a donné lieu à «un programme de développement des soins palliatifs», qui prévoit le «passage en quatre ans de 100.000 à 200.000 du nombre de patients en fin de vie pris en charge et la création de 1200 nouveaux lits de soins palliatifs dans les hôpitaux», rapporte le premier ministre.

François Fillon assure par ailleurs que les recommandations faites en décembre 2008 par le député Jean Leonetti (auteur de la loi de 2005 sur la fin de vie, ndlr), sont actuellement mises en œuvre, notamment la modification du «code de déontologie médicale» et la mise en place, en mars 2010, d'une «allocation d'accompagnement d'une personne en fin de vie». «Cette allocation, d'un montant de 53 euros par jours pendant vingt-et-un jours, concerne l'ensemble des salariés bénéficiant d'un congé de solidarité familiale ou qui l'ont transformé en période d'activité à temps partiel», explique-t-il. «Notre stratégie est donc claire : c'est celle du développement résolu des soins palliatifs et du refus de l'acharnement thérapeutique !».

Xavier Bertrand également opposé au texte

Le Sénat examine mardi une proposition de loi très controversée légalisant l'euthanasie, qui ne devrait pas être votée, compte tenu de l'opposition d'une majorité du groupe UMP. Le texte - adopté la semaine dernière par la commission des Affaires sociales du Sénat - «ne prévoit aucune obligation explicite de consultation, ni même d'information de la famille du malade», met en garde François Fillon dans sa tribune. «Mais surtout, un tel dispositif me paraît être très dangereux» car «le contrôle des actes ne serait effectué qu'a posteriori par une commission». «Nous devons dialoguer en confiance et entendre, avec respect, les arguments de chacun. Mais il y a une méthode à proscrire, c'est celle de la précipitation», juge-t-il, proposant un débat «dans les prochains mois» dans le cadre de l'Observatoire national de la fin de vie.

Lundi, un autre membre du gouvernement a fait part de son opposition au texte sur l'euthanasie. «Les Français veulent qu'on accompagne, qu'on évite les douleurs insupportables», mais «qu'on soit dans une logique où on ne bascule pas, on ne change pas de système», a ainsi assuré le ministre de la Santé Xavier Bertrand au micro de RMC. «Il faut tout regarder avant de franchir ce pas que moi je n'ai pas envie de franchir».

http://www.lefigaro.fr/politique/2011/01/24/01002-20110124ARTFIG00604-fillon-justifie-son-opposition-a-la-legalisation-de-l-euthanasie.php
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MessageSujet: Re: Débat: IVG / Fin de vie ?   Débat: IVG / Fin de vie ? Icon_minitime29.11.16 11:10

ENGAGEMENT 21 DE FRANCOIS HOLLANDE

"toute personne majeure en phase avancée ou terminale d'une maladie incurable, provoquant une souffrance physique ou psychique insupportable, et qui ne peut être apaisée, puisse demander dans des conditions précises et strictes à bénéficier d'une assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité".
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MessageSujet: Re: Débat: IVG / Fin de vie ?   Débat: IVG / Fin de vie ? Icon_minitime29.11.16 11:20

janvier 2011 :

proposition de loi relative à l'euthanasie volontaire :
https://www.senat.fr/leg/ppl10-031.html


année 2009 :

proposition de loi sur le droit de finir sa vie dans la dignité :
http://www.assemblee-nationale.fr/13/propositions/pion1960.asp


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MessageSujet: Re: Débat: IVG / Fin de vie ?   Débat: IVG / Fin de vie ? Icon_minitime30.11.16 17:20

IVG : l'offensive catholique

Le gouvernement a dans son collimateur des sites anti-IVG, apparemment neutres et présentant des informations biaisées. L'Église sonne la charge.

Par Le Point.fr

Modifié le 30/11/2016 à 14:29 - Publié le 30/11/2016 à 13:17 | Le Point.fr

Mgr Georges Pontier, président de la Conférence des évêques de France, a écrit à François Hollande pour lui demander de s'opposer au vote de ce texte. © AFP

L'Église de France sort-elle de son rôle en interpellant directement François Hollande à propos de l'avortement ? Le président de la Conférence des évêques de France, Mgr Georges Pontier a écrit une lettre ouverte au président de la République dans laquelle il lui demande de s'opposer à une proposition de loi qui doit être débattue jeudi à l'Assemblée et qui vise à étendre le délit d'entrave à Internet. Dans le collimateur du texte, la stratégie adoptée sur le Web par les sites anti-IVG : ils ne dénoncent plus ouvertement l'avortement, mais ils dissuadent les femmes d'y avoir recours. Une guerre dans laquelle les « anti » sont puissants : même si la visibilité totale des sites anti-avortement a baissé sur le Net selon Le Monde, le premier résultat de la recherche « IVG » dans Google mène à l'un de ses sites, ivg.net.

D'apparence neutre et officielle, le site se propose d'informer les femmes. Résultat, dès la page d'accueil, cette définition : « L'interruption volontaire de grossesse est un acte médical encadré, qui comporte des risques médicaux et psychologiques. » Stricto sensu, c'est exact, mais l'ensemble du site est là pour mettre l'emphase – le mot est faible – sur les risques, séquelles et autres traumatismes qui ne manqueront pas de fondre sur la malheureuse qui s'y laisserait aller.

LIRE aussi IVG : la guerre du Web est déclarée  

Mgr Pontier voit dans le projet gouvernemental une « atteinte à la liberté d'expression ». La ministre des Familles, Laurence Rossignol, s'en défendait en septembre dernier auprès du Monde  : « Être hostile à l'IVG est une opinion protégée par les libertés publiques en France. Mais créer des sites qui ont toutes les apparences officielles pour, en fait, donner des informations biaisées, visant à dissuader, à culpabiliser, ou à assigner au traumatisme n'est pas acceptable. Nous ne sommes pas contre l'existence de sites de propagande anti-IVG. Nous souhaitons qu'ils cessent de se dissimuler et s'assument comme tels. »

LIRE aussi #SauvezPikachu : l'offensive des anti-IVG sur le Web  

 Un précédent grave de limitation de la liberté d'expression sur Internet 

Mais le texte de Laurence Rossignol provoque une vive opposition dans les milieux catholiques et les rangs d'une partie de la droite parlementaire. Il intervient en outre au lendemain de la campagne de la primaire de la droite et du centre où la question de l'IVG s'était invitée. Alain Juppé jugeait la position de François Fillon ambiguë et il lui avait demandé de clarifier sa position, ce qui avait agacé l'intéressé.

LIRE aussi François Fillon et les femmes, « un mauvais procès » et IVG : « à titre personnel », Annie Ernaux répond à François Fillon  

Ce mercredi, interrogée par Jean-Jacques Bourdin, Isabelle Le Callennec, qui vient d'être nommée vice-présidente de Les Républicains par François Fillon, a rejoint l'argumentaire de Mgr Pontier. Selon elle, « le délit d'entrave sur Internet » est bel et bien « une menace à la liberté d'informer ». Opposée au mariage pour tous, l'élue bretonne avait notamment en janvier 2016 proposé avec dix-huit autres députés UMP un amendement pour dérembourser l'IVG.

LIRE aussi notre portrait d'Isabelle Le Callennec  

Avant l'archevêque de Marseille, celui de Paris, le cardinal André Vingt-Trois, expliquait dans Famille chrétienne ne pas comprendre « l'obsession qui pousse le gouvernement à choisir le point précis de l'avortement comme point d'intervention plutôt que les sites de radicalisation terroriste ». Et ajoutait « si on arrive à interdire de s'exprimer sur les conséquences de l'avortement, on entrera complètement dans la police des idées et dans la dictature d'une vision totalitaire ».

Mgr Pontier s'interroge quant à lui sur ce qui lui semble être « une atteinte très grave aux principes de la démocratie ». « Le moindre encouragement à garder son enfant peut-il être qualifié sans outrance de pression psychologique et morale ? » s'interroge-t-il.

Culpabilité

La lettre de Mgr Pontier a fait réagir les députés socialistes. En conférence de presse, l'élu de Vendée Hugues Fourage, un des porte-parole du groupe, a rappelé que « nous sommes dans un État laïque et nous refusons que la loi soit dictée par des considérations spirituelles, qui doivent rester du domaine du personnel et de l'intime ». Il a également donné une petite leçon de droit constitutionnel au prélat : « Il existe une séparation des pouvoirs. Cette proposition de loi émane de notre groupe, elle relève de la responsabilité du Parlement, pas du président de la République. » Bref, « lui écrire ne correspond à rien ».

« L'IVG est un droit fondamental », a martelé ce proche de Manuel Valls. « Des groupes de militants intégristes utilisent aujourd'hui des sites pour désinformer des femmes sur ce qu'autorise la loi et sur ce qu'elle interdit, notamment les délais légaux. (...) Cela relève du délit d'entrave, qui est déjà réprimé » et « nous ne faisons qu'élargir ce délit au numérique », a-t-il précisé. À André Vingt-Trois, il a aussi rétorqué que le Parlement n'est pas resté « inactif » quant aux sites de propagande djihadiste : « Nous avons légiféré pour pouvoir fermer les sites de propagande et même punir ceux qui les consultent. »

Ce mercredi matin, c'était au tour de Marisol Touraine de monter au créneau à la veille du débat parlementaire lors duquel nombre d'élus LR ont promis une pluie d'amendements : « Il y a un climat culturel qui tend à culpabiliser les femmes » voulant avorter, a affirmé la ministre de la Santé sur France 2, rappelant qu'« on a le droit en France d'être contre l'avortement » et « le droit de [le] dire ». « Le délit d'entrave, c'est de tromper intentionnellement des femmes » et « se servir de ces sites pour les dissuader d'avorter ». Une manière de raviver la culpabilité des femmes, qui, lorsqu'elles font une IVG, ne font pourtant qu'exercer un droit acquis de haute lutte il y a tout juste 40 ans.

http://www.lepoint.fr/societe/ivg-l-offensive-catholique-30-11-2016-2086883_23.php
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MessageSujet: Re: Débat: IVG / Fin de vie ?   Débat: IVG / Fin de vie ? Icon_minitime30.11.16 18:03

Délit d'entrave numérique à l'ivg et liberté d'expression:
http://www.20minutes.fr/societe/1971463-20161130-delit-entrave-numerique-ivg-contrevient-liberte-expression


L'échec de la proposition 21 sur le droit de mourir dans la dignité n'est-il pas un délit ?
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MessageSujet: Re: Débat: IVG / Fin de vie ?   Débat: IVG / Fin de vie ? Icon_minitime30.11.16 18:46

Marseille, le 22 novembre 2016

Monsieur le Président de la République,

Permettez-moi d’attirer votre attention sur une question qui me préoccupe.

Relayant une initiative gouvernementale, des députés de la majorité parlementaire ont déposé le 12 octobre dernier une proposition de loi « relative à l’extension du délit d’entrave à l’interruption volontaire de grossesse ». Cette proposition vise à condamner des sites internet accusés d’ « induire délibérément en erreur, intimider et/ou exercer des pressions psychologiques ou morales afin de dissuader de recourir à l’IVG ». Le 8 novembre, le gouvernement a décidé d’engager la procédure accélérée pour l’examen de cette proposition de loi.

L’interruption volontaire de grossesse, qu’on le veuille ou non, demeure un acte lourd et grave qui interroge profondément la conscience. Dans des situations difficiles, de nombreuses femmes hésitent à garder ou non l’enfant qu’elles portent. Elles ressentent le besoin d’en parler, de chercher conseil. Certaines, parfois très jeunes, éprouvent une véritable détresse existentielle devant ce choix dramatique, qui va marquer toute leur vie. Cette détresse, longtemps invoquée pour justifier l’exception au principe du respect de tout être humain dès le commencement de sa vie, inscrit dans notre code civil, a aujourd’hui disparu de l’énoncé de la loi. Elle devient ainsi légalement inexprimable. Par ailleurs, la loi de modernisation du système de santé du mois de janvier dernier a supprimé le délai de réflexion d’une semaine consenti à la femme avant la décision éventuelle de subir un avortement. Autrement dit, les femmes ne trouvent plus de soutien officiel à leur questionnement en conscience.

Certains de nos concitoyens, réunis en associations, ont décidé de consacrer de leur temps, notamment par le biais des instruments numériques, à l’écoute des femmes hésitantes ou en détresse par rapport au choix possible d’avorter. Ils compensent ainsi l’absence d’organisation de ces lieux d’écoute. Leur succès prouve qu’ils répondent à une attente. Faut-il s’en inquiéter ? Bien des femmes s’adressent à ces sites après un avortement parce qu’elles ont besoin d’un lieu pour verbaliser ce qui a été vécu. D’autres persévèrent dans leur projet d’avorter, d’autres enfin décident de garder leur enfant. Cette diversité d’expression et de comportement est rendue possible par l’espace de liberté que constituent les sites mis en place. Leur positionnement incite à la réflexion, et c’est justement ce qui leur est reproché. Il faudrait qu’ils adoptent d’emblée un positionnement favorable à l’avortement. Or, un sujet si grave ne peut être enfermé dans des postures militantes.

Cette proposition de loi met en cause les fondements de nos libertés et tout particulièrement de la liberté d’expression qui ne peut être à plusieurs vitesses suivant les sujets.  Faudrait-il nécessairement exclure toute alternative à l’avortement pour être considéré comme un citoyen honnête ? Le moindre encouragement à garder son enfant peut-il être qualifié sans outrance de « pression psychologique et morale » ?

En fait, la proposition de créer un délit d’entrave numérique à l’interruption volontaire de grossesse contribuerait à rendre cet acte de moins en moins « volontaire », c’est-à-dire de moins en moins libre. Surtout, elle constituerait, malgré ce qu’affirment ses dépositaires, un précédent grave de limitation de la liberté d’expression sur internet. Une limitation d’autant plus grave qu’elle touche à des questions de liberté de conscience. Cela me semble être une atteinte très grave aux principes de la démocratie.

C’est pourquoi je me permets de vous écrire pour exprimer ma grande préoccupation devant cet empressement de la majorité législative, relayant une initiative gouvernementale, pour faire passer en force une mesure qui mettrait à mal, un peu plus encore, les justes règles du dialogue pour construire une vie en société respectant les uns et les autres. Ces questions mériteraient pour le moins, comme cela a été le cas sur la fin de vie, un vrai débat parlementaire et citoyen. J’ose donc espérer que, sensible aux libertés en cause, vous ne laisserez pas une telle mesure arriver à son terme.

En vous remerciant de l’attention que vous voudrez bien porter à cette lettre, je vous prie de croire, Monsieur le Président, à l’assurance de ma haute considération.

Mgr Georges PONTIER

Archevêque de Marseille

Président de la Conférence des évêques de France

http://www.eglise.catholique.fr/conference-des-eveques-de-france/textes-et-declarations/430718-lettre-de-mgr-pontier-president-hollande/
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MessageSujet: Re: Débat: IVG / Fin de vie ?   Débat: IVG / Fin de vie ? Icon_minitime30.11.16 18:56

Citation :
Ces questions mériteraient pour le moins, comme cela a été le cas sur la fin de vie, un vrai débat parlementaire et citoyen.

Commentaire :
????? ??? ?????
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MessageSujet: Re: Débat: IVG / Fin de vie ?   Débat: IVG / Fin de vie ? Icon_minitime30.11.16 19:06

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MessageSujet: Re: Débat: IVG / Fin de vie ?   Débat: IVG / Fin de vie ? Icon_minitime30.11.16 19:11

CE QUI EST REPROCHE AUX FRANCAIS :

A la Primaire des Républicains, ils ont éliminé Nicolas Sarkozy ancien Président de la République Française POUR choisir François Fillon, ancien Premier Ministre de Nicolas Sarkozy

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MessageSujet: Re: Débat: IVG / Fin de vie ?   Débat: IVG / Fin de vie ? Icon_minitime30.11.16 21:38

Mais enfin tout de même, après les affaires de pédophilie du côté de Lyon ( et ailleurs ), et avec cet état d'urgence ( le Gouvernement prenant soin de protéger les églises ), n'est-ce pas exagéré d'écrire au Président de la République pour une affaire virtuelle d'ivg ?
je serais volontiers d'accord pour écrire ( personnellement ) à la Conférence des Evêques de France afin de raconter ce qui m'est arrivé sur internet fin 2010 avec les pro-vie au sujet de la loi sur le droit de mourir dans la dignité qui aurait dû être votée fin janvier 2011 ( j'avais imprimé les pages... que j'ai pris soin de garder ).
Mais d'autre part, depuis l'exhibitionnisme médiatique de la Manif Pour Tous, j'ai cessé d'alimenter financièrement toutes les œuvres et associations chrétiennes ( et para-médicales ), personne n'a plus mes coordonnées, mon adresse est secrète, ma boîte aux lettres ne reçoit plus d'appel au don,  dieu sait comme c'est pénible, le versement d'un petit chèque de 15 euros et on reçoit aussitôt une quinzaine d'appels au don dans les semaines qui suivent...Un cercle infernal en moins !
si j'écrivais à la Conférence des Evêques de France, je devrais mettre mon nom et mon adresse en haut à gauche de ma lettre, politesse oblige et je n'y tiens pas, pour garder secret mon domicile !
histoire de ne pas jeter les 2/3 de mon courrier à la poubelle ! Dieu soit loué, je reçois maintenant seulement le courrier que je veux recevoir, je n'ai aucun tri à faire, sauf pour les enveloppes !
Une vraie libération ...
c'est quand même dingue, recevoir des appels au don par téléphone.. quand on fait la grève ou le jeûne du don par courrier, j'ai donc été dans l'obligation de changer mon n° de tel et de le garder secret, moi, une personne handicapée qui peux me trouver dans une situation d'urgence à tout moment...
Nous verrons et nous entendrons tout cela au Jour du Jugement Dernier...
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MessageSujet: Re: Débat: IVG / Fin de vie ?   Débat: IVG / Fin de vie ? Icon_minitime11.12.16 13:41

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MessageSujet: Re: Débat: IVG / Fin de vie ?   Débat: IVG / Fin de vie ? Icon_minitime11.12.16 13:47

on voit cette image sur certains sites...
Quelle désinformation !
Pendant une ivg, on n'enlève pas un bébé, mais juste un embryon ou un fœtus

L'argument principal des pro-vie :
l'embryon devient un fœtus qui devient un enfant, on ne doit pas "casser" ce devenir

eh bien si je transpose çà à la fin de vie
le mourant devient un ange
on ne doit pas empêcher ou retarder ce devenir
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Débat: IVG / Fin de vie ?
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