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 FIN DE VIE EN 2017

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Féminin Messages : 18766

MessageSujet: FIN DE VIE EN 2017   28.02.17 9:48

Confusion, malentendus et méfiance : les conséquences de la loi Claeys-Leonetti
synthèse de presse bioéthique

27 Février 2017  Fin de vie

Le Docteur Thomas Le Taillandier, spécialiste en médecine générale et docteur en philosophie, livre son analyse de la loi Claeys Leonetti promulguée il y a un an. Cette « nouvelle loi fin de vie » est « source de grande confusion au sujet de la ‘sédation profonde et continue provoquant une altération de conscience maintenue jusqu’à la mort’ », et elle pose problème, explique ce médecin qui a exercé en service de cancérologie, elle ne facilite pas le dialogue et la discussion, ni ne favorise la confiance.

Depuis sa promulgation, le nombre des demandes de sédation de la part des patients ou de leurs familles a largement augmenté, en dehors des circonstances exigées par la loi[1]. Ces demandes « apparaissent comme des revendications : ‘Je le veux, j’y ai droit’». Cette situation entrainée par la loi Claeys Leonetti est « regrettable » : « la loi sert désormais de prétexte, car elle donne un droit » que les patients et parfois leur famille revendiquent comme un « faire-valoir ». Cette attitude « risque de fermer tout dialogue et toute concertation avec les équipes soignantes ».

Le Monde rapporte qu’à la maison médicale Jeanne Garnier (Paris 15ème), « où sont accueillis environ 1200 patients en fin de vie chaque année, aucune sédation profonde et continue jusqu’au décès n’a été mise en place depuis août[2] ». Frédéric Guirimand, responsable du pôle recherche, explique qu’une demande a été formulée, par « une personne dont la douleur était insuffisamment soulagée » : « On a traité cette douleur, et, au bout de trente-six heures, la personne avait changé d’avis. Il faut toujours un temps pour évaluer la demande et les moyens mis en place pour affirmer que la souffrance est réfractaire ».

Pour le Docteur Le Taillandier, la loi Claeys-Leonetti « a fait évoluer l’expression de sédation, passant d’une ‘sédation en phase terminale’ à une sédation profonde et continue provoquant une altération de conscience maintenue jusqu’au décès ». Un changement sémantique, qui s’est imposé au fil des rapports parlementaires, qui est problématique « et révèle une modification de la pensée de fond » :
•« Alors que la sédation en phase terminale peut-être temporaire, la sédation profonde et continue est nécessairement maintenue jusqu'au décès ;
•Alors que la sédation en phase terminale vise le soulagement des douleurs, le but recherché intentionnellement lors d'une sédation profonde et continue peut être différent ».

Ainsi, la sédation profonde et continue « pourrait devenir une euthanasie si dans l’intention de celui qui prescrit, la mort devient le but recherché (la mort devient fin et moyen de soulager les souffrances) ». Pour le Docteur Le Taillandier, « clairement, le risque est de voir un jour une évolution naturelle de la loi vers une aide active à mourir ».

[1] Affection grave et incurable ; pronostic vital engagé à court terme ; souffrances réfractaires aux traitements. Ces « critères sont parfois flous » constate le docteur le Taillandier.

[2] Date de publication des décrets d’application.

Sources:

Bioéthique.com, Dr Thomas Le Taillandier (23/02/2017); Le Monde, François Beguin (20/02/2017)
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE EN 2017   28.02.17 9:52

‘Je le veux, j’y ai droit’
et alors ?
il est où, le problème ?
Fallait pas s'opposer connement à la légalisation d'un droit à mourir dans la dignité...
En mars 2002, le refus de soins était un DROIT du patient
http://www.village-justice.com/articles/droit-refus-soins-paternalisme,638.html
On n'arrête pas le progrès...
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE EN 2017   28.02.17 10:32

JIM.fr

Publié le 20/02/2017
Fin de vie : les spécialistes des soins palliatifs inquiets de possibles évolutions de la loi
Paris, le lundi 20 février 2017 – Mi-décembre, le gouvernement lançait une campagne de sensibilisation à destination des professionnels de santé concernant le cadre législatif autour de l’accompagnement de la fin de vie. Il s’agissait non seulement de compléter l’information dont disposent les praticiens sur les nouvelles dispositions adoptées en février 2016 mais aussi de les inciter à nourrir le dialogue sur le sujet avec leurs malades. Cette opération s’appuyait notamment sur un "guide repères" et des fiches pratiques associées portant sur les directives anticipées, les nouveaux droits en faveur des personnes en fin de vie, la personne de confiance, le refus de l’obstination déraisonnable, la sédation profonde et continue et le renforcement de la collégialité dans les décisions de fin de vie.

Dépasser le tabou

Aujourd’hui, un second volet de cette opération d’information est lancé, qui s’adresse directement au grand public. La méconnaissance de la loi Leonetti puis de la loi Leonetti-Claeys est en effet majoritaire au sein de la population. Un sondage publié en novembre révélait par exemple que seuls 12 % des Français connaissent le contenu de la loi Leonetti-Claeys, tandis que 62 % ignorent jusqu’à son existence. Une personne sur cinq méconnait également la possibilité de rédiger des directives anticipées. Ainsi, la campagne lancée aujourd’hui se concentre-t-elle sur la description des directives anticipées (qu’il s’agisse de ce qu’elles recouvrent ou des modalités pratiques), la définition de la personne de confiance et plus largement sur les possibilités offertes par la loi. L’un des objectifs est notamment de voir un nombre plus important de Français rédiger des directives anticipées, alors que seuls 2 % s’y sont aujourd’hui confrontés.
Cette opération de sensibilisation repose notamment sur un spot télévisé de 25 secondes, des annonces presses (papier et internet), l’ouverture d’un site internet dédié accessibles à l’adresse parlons-fin-de-vie.fr et l’organisation d’événements dans de nombreuses villes de France par le Comité national des soins palliatifs et de la fin de vie (CNSPFV). Le clip vidéo et les bannières insistent sur le tabou que représente la fin de vie, en mettant en scène les attitudes que nous adoptons tous pour éviter de discuter de ces sujets et en les ridiculisant avec humour pour tenter d’inciter au dialogue.

Une loi toujours imparfaite

Cette campagne intervient alors que dans le cadre de la campagne présidentielle, plusieurs candidats, notamment Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon se sont déclarés en faveur d’une réforme de la loi, afin de rendre légale une véritable aide à mourir. Ces évolutions inquiètent la Société française de soins palliatifs qui l’a exprimée dans un communiqué récent. « La SFAP saura refuser certaines pratiques et s’opposer à des évolutions législatives qui ne lui sembleraient pas conformes à l’intérêt des patients ou aux valeurs qui rassemblent ses adhérents » peut-on lire. Pourtant, la SFAP pourrait ne pas être totalement hostile à quelques modifications de la loi actuelle. En effet, l’expérience de ces derniers mois, marqués par l’application de la nouvelle loi Leonetti-Claeys, ont confirmé la persistance « d’interrogations et imprécisions (…) concernant la sédation, l’alimentation et l’hydratation, la collégialité, les directives anticipées, la conduite à tenir au domicile… ». La SFAP a d’ailleurs constitué un groupe de réflexion sur l’ensemble des impairs signalés et formulera des recommandations dans quelques semaines. D’une manière générale, une enquête menée par la SFAP auprès de nombreux services de soins palliatifs tendrait à mettre en évidence le fait que la nouvelle loi n’a pas entraîné de modifications profondes. « La loi n’a rien changé dans ma pratique. Cela fait vingt-cinq ans que je mets en œuvre des sédations profondes et continues quand la situation le justifie. Ce sont des situations très exceptionnelles qui ne concernent que 1 % à 2 % des malades » rapporte par exemple cité par le Monde le docteur Jean-Marie Gomas, à l’hôpital Sainte-Périne, à Paris. Ces réflexions témoignent qu’au-delà de déclarations d’intention, c’est une réflexion en profondeur sur l’accompagnement de la fin de vie qui doit encore être menée et qui n’a pas su être parfaitement conduite ces dernières années, en dépit des promesses de François Hollande.
Aurélie Haroche
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE EN 2017   28.02.17 10:39

MISE EN GARDE
le site http://www.parlons-fin-de-vie.fr/fin-vie-et-si-parlait est sous la dictature idéologique des soins palliatifs de fin de vie


tandis qu'une autre association veut récupérer toutes nos Directives Anticipées...

Dormons en paix ! mourrons en paix ?

FOOL


Dernière édition par Admin le 07.03.17 13:45, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE EN 2017   28.02.17 14:01

Copié-collé :

Vos directives anticipées seront utiles aux médecins dans l'hypothèse où, en fin de vie, vous ne seriez plus en capacité de communiquer votre volonté (après un accident grave ou en phase avancée ou terminale d'une affection incurable). Actuellement, seuls 2,5 % des Français ont rédigé leurs directives anticipées. La création d'un modèle et une campagne du ministère de la Santé (jusqu'au 20 mars 2017) devraient encourager ce choix.

1/ Les dispositions à prévoir

Il n'y a pas de bonnes ou mauvaises directives anticipées. Ce qui importe, c'est de faire connaître votre décision. Vous évitez à vos proches et aux médecins d'avoir à présumer votre volonté en pareilles circonstances.
La décision principale est d'indiquer si vous souhaitez ou non que l'on vous maintienne artificiellement en vie dans le cas où vous auriez définitivement perdu conscience et où vous ne pourriez plus communiquer avec vos proches. Les situations médicales visées sont les plus extrêmes, avec souvent des lésions cérébrales majeures et irréversibles.
Vous pouvez aussi faire part de votre volonté de recevoir ou pas des actes et traitements médicaux (que vous pouvez détailler) s'ils apparaissent inutiles, disproportionnés, compte tenu de votre état de santé, ou s'ils n'ont d'autre effet que le seul maintien de la vie. Dans le langage courant, on parle « d'acharnement thérapeutique ».
Enfin, vous pouvez exprimer votre volonté de bénéficier d'une sédation profonde et continue jusqu'au décès dans l'hypothèse où les traitements vous maintenant en vie seraient arrêtés.

2/ Rédiger vos directives

Les directives anticipées prennent la forme d'un document écrit, daté et signé de votre part. Vous devez indiquer vos nom, prénom, date et lieu de naissance.
Des modèles officiels à compléter sont proposés :
- utilisez le modèle A si vous êtes atteint d'une grave maladie,
- optez pour le modèle B si vous êtes bien portant.
A vous d'adapter les modèles à vos souhaits, il n'est pas obligatoire de remplir tous les items.
L'utilisation du modèle de directives anticipées est facultative. Vous pouvez aussi choisir une rédaction libre, par exemple en vous faisant accompagner de votre médecin traitant.
Si vous êtes dans l'impossibilité d'écrire et de signer le document (mais en état d'exprimer votre volonté), vous pouvez faire appel à deux témoins (dont votre personne de confiance si vous en avez désigné une) qui attestent que le document exprime bien votre volonté libre et éclairée. Vos témoins doivent indiquer leur nom et qualité et leur attestation doit être jointe aux directives.

3/ Vous assurer du respect de vos choix

Les choix que vous avez formulés dans vos directives anticipées s'imposeront à l'équipe médicale, mais aussi à vos proches (auparavant les médecins devaient simplement les consulter, elles n'avaient pas de valeur contraignante).
Vos directives sont indéfiniment valables ; vous n'avez pas à vous préoccuper de les renouveler.
Si vous changez d'avis, vous êtes libre de les révoquer ou de les modifier à tout moment.

4/ Conserver vos directives

Il est essentiel que vos directives anticipées soit facilement accessibles, pour que qu'elles soient prises en compte si nécessaire.
Vous pouvez les confier à votre médecin traitant (qui sera contacté par l'équipe médicale), les glisser dans votre dossier médical si vous êtes hospitalisé ou votre dossier de soins si vous résidez dans un établissement pour personnes âgées ou les remettre à votre personne de confiance ou à un membre de votre famille.
Si vos directives anticipées sont introuvables ou si vous n'en avez pas rédigées, les médecins contacteront votre personne de confiance afin qu'elle rende compte de votre volonté. Si vous n'en avez pas désignée, le témoignage de la famille ou des proches sera recueilli.
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MessageSujet: Blablabla   28.02.17 14:38

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MessageSujet: Blablabla   28.02.17 14:40

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MessageSujet: Blablabla   28.02.17 14:43

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MessageSujet: Blablabla   28.02.17 14:47

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MessageSujet: Blablabla   28.02.17 14:50

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MessageSujet: Re: FIN DE VIE EN 2017   06.03.17 18:01

Fin de vie : bien-mourir n’est pas une affaire de droits  synthèse de presse bioéthique
06 Mars 2017 Fin de vie  



Marie-Jo Thiel, directrice du CEERE[1] à l’Université de Strasbourg et membre de la Commission européenne de bioéthique (EGE), publie dans La Croix un commentaire du communiqué de presse du ministère des affaires sociales et de la santé à propos de la campagne sur la fin de vie (cf. Campagne fin de vie : "Et si on en parlait" ?). Elle s’interroge : « Bien mourir, est-ce une affaire de droits ? ». Car en quelque phrase, le communiqué répète quatre fois le mot « droit », alors que la loi Claeys Leonetti, dont il est question « ne parle pas explicitement de ‘droit’ à la sédation [profonde et continue jusqu’au décès] ». La loi dispose que « toute personne a le droit de recevoir des traitements et des soins visant à soulager sa souffrance » (art. L1110-5-3). Or « en parlant de « droit » et plus encore de « droit nouveau », la ministre Marisol Touraine – comme bien d’autres – fait dire à la loi plus qu’elle n’en dit et entraîne sur une pente glissante, et même vertigineuse dans le contexte actuel faisant d’une certaine interprétation de cette loi le chaînon qui doit conduire à la légalisation de l’euthanasie et/ou du suicide médicalement assisté ».
 
Ce « droit à la sédation » proclamé haut et fort depuis le 2 février 2016 est à présent revendiqué par les patients arrivant dans des services de soins palliatifs, à tort et à travers (cf. Confusion, malentendus et méfiance : les conséquences de la loi Claeys-Leonetti). « Le traitement de la demande dépend alors du bon vouloir interprétatif des médecins. Ils pourront toujours arguer de souffrance morale ‘insupportable’, cet adjectif (unbearable) qui justifie toutes les euthanasies dans les pays du Benelux qui l’ont légalisée. Quid des personnels soignants exécutant la décision médicale et qui n’ont pas toujours la possibilité de résister, d’objecter ? ».
 
« Évidemment que bien mourir n’est pas une affaire de droits », répond Marie-Jo Thiel. Pour elle, « la loi Leonetti-Claeys ne contribue pas à une mort ‘accompagnée et apaisée’, mais elle a suscité un changement de paradigme dont les effets commencent seulement à apparaître. Elle donne à penser qu’une mort choisie de manière autonome est l’idéal ! ». Or de nombreux témoignages dans les pays ayant légalisé l’euthanasie prouvent le contraire.
 
Marie-Jo Thiel dénonce une campagne qui ne promeut pas officiellement l’euthanasie, ou le suicide, mais les met « doucement en place comme ‘droits avantageux’ ». A qui bénéficie l’avantage ? « Devoir choisir la mort dont on ne veut pas au nom du respect du « droit » à l’autonomie, est-ce le bien-mourir idéal ? »
 
[1] Centre Européen d'Enseignement et de Recherche en Ethique.

Sources: 
La Croix, Marie-Jo Thiel (6/03/2017)
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE EN 2017   07.03.17 13:40

Depuis février 2016, une loi donne plus de droits aux patients en fin de vie. Encore faut-il que leurs volontés en la matière soient connues des médecins.

"La fin de vie, personne n’aime y penser. Mais si c’était aujourd’hui, qui connaîtrait votre avis ?" Le ministère de la Santé lance lundi une campagne d'information sur la fin de vie, pour mieux faire connaître les changements législatifs entrés en vigueur depuis un an et inciter les Français à faire connaître leurs volontés à leurs proches et aux médecins.
>> Quels sont vos droits ? Comment les communiquer ? Comment rédiger une directive anticipée ? Europe 1 fait le point.

  • Quels sont les droits des patients ?

La loi du 2 février 2016 est venue préciser et affiner les dispositifs précédents. Depuis cette date, chaque patient en fin de vie dispose d'un "droit à la sédation profonde et continue". Cette loi complète la loi Leonetti de 2005, qui permettait déjà aux médecins, après en avoir informé le patient ou les proches, d'arrêter tout traitement du patient et d'utiliser des techniques de sédation, d'atténuation de la douleur, des "soins palliatifs", jusqu'au décès du patient. Le nouveau texte est plus précis que l’ancien : il permet de répondre aux problèmes tels que le manque de soins palliatifs dans certains hôpitaux, ou la persistance de la douleur dans certains cas malgré la sédation légère. En clair, les médecins peuvent décider de plonger un patient dans le coma, d'arrêter ses traitements et ce, jusqu'à sa mort. La "sédation profonde et continue" peut s'accompagner d'un arrêt de l'hydratation et de la nutrition pour les personnes en fin de vie.

Pour décider d’un tel procédé, le médecin a le dernier mot. Mais le patient peut rédiger à l'avance une "directive anticipée", indiquant s'il autorise ou non la "sédation profonde et continue". Le patient peut également demander à être placé dans le coma à son domicile. Cette directive s'imposera au médecin mais celui-ci pourra y déroger lorsqu'il juge la sédation profonde et continue "non conforme à la situation médicale". La directive est valable du jour de sa rédaction jusqu’à la mort de son auteur, mais peut être modifiée à tout moment : seul le document le plus récent fait foi.

Le patient peut aussi désigner à l'avance une "personne de confiance", qui décidera pour lui le moment venu, si lui n'est plus en état. En cas d'absence de directive ou de désignation claire d'une "personne de confiance", le médecin peut décider de lui-même après avoir consulté l'ensemble de l'équipe soignante.

  • Comment rédiger votre directive ?

Le ministère de la Santé met à disposition des patients un modèle type pour rédiger sa lettre. Commencez par renseigner les formalités administratives courantes (Nom, prénom, lieu et date de naissance, adresse actuelle etc.). Puis indiquez tout ce qui sera susceptible d’intéresser le médecin le moment venu : vos convictions religieuses ou philosophiques, vos craintes et attentes autour de vos derniers instants (peur de souffrir, volonté de mourir accompagné de vos proches etc), le lieu où vous souhaitez mourir, voire votre situation personnelle et familiale.
Précisez ensuite très clairement si vous acceptez ou non d’être "maintenu  artificiellement en vie dans le cas où vous auriez définitivement perdu conscience et où vous ne pourrez plus communiquer avec vos proches". Indiquez, également, si vous souhaitez ou non "bénéficier d’une sédation profonde et continue associée à un traitement de la douleur, c’est-à-dire d’un traitement qui vous endort et a pour objectif la perte de conscience jusqu’à votre décès".
Faîtes savoir ensuite si vous acceptez ou non "l’obstination déraisonnable" en matière de traitements médicaux : en clair, acceptez-vous ou non d’interrompre des actes médicaux n’ayant d’autre effet que le seul maintien artificiel de la vie ? N’hésitez pas à être précis sur les soins que vous refuseriez ou non dans le cas où vous ne seriez plus conscient. Si vous acceptez les réanimations cardiaques ou respiratoires mais refusez les interventions chirurgicales ou le branchement sur dialyse, par exemple, mentionnez-le.
Si vous êtes aujourd’hui en parfaite santé mais souhaitez tout de même rédiger une directive, vous pouvez également faire savoir le type situations précises dans lesquelles vous voulez ou ne voulez pas que l’on continue à vous maintenir artificiellement en vie : traumatisme crânien, accident vasculaire cérébral, etc.
Enfin, vous pouvez, dans la même directive ou dans un courrier séparé, désigner une personne de confiance. Elle sera consultée en premier si vous n’avez pas rédigé vos directives anticipées ou si vos directives se trouvaient difficilement accessibles au moment où votre médecin aurait besoin de les consulter. Indiquez alors son nom, prénom, sa date de naissance ainsi que son adresse, son numéro de téléphone et / ou son adresse email. Précisez également si vous lui avez déjà fait part de vos volontés concernant votre fin de vie, et si la personne possède un exemplaire de votre directive anticipé.

  • À qui envoyer sa directive anticipée ?

Une fois votre volonté mise sur papier, il vous reste à signer de votre main et à trouver un endroit pour conserver la directive. Celle-ci peut être conservée chez vous. Mais il est fortement conseillé d’en adresser un exemplaire ou d’indiquer son lieu de conservation à votre médecin traitant, qui pourra l’enregistrer sur votre dossier médical partagé le cas échéant.
N’hésitez pas à mettre dans la confidence plusieurs personnes de confiance, afin que les médecins qui auront à prendre la décision aient le plus de chance possible de la retrouver le moment venu. Si vous êtes hospitalisés, vous pouvez directement en confier un exemplaire au médecin qui s’occupe de vous à l’hôpital. Si vous n’êtes pas hospitalisé, vous pouvez également adresser un exemplaire à l’hôpital le plus proche de chez vous.
http://www.europe1.fr/societe/fin-de-vie-comment-faire-connaitre-vos-volontes-2983325
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE EN 2017   07.03.17 14:08

je pense, mais je peux me tromper, qu'il faut mettre le minimum sur les D.A.
Dans l'hypothèse où elles seront éventuellement inscrites un jour sur la carte Vitale.
Par rapport aux assurances.
Si le patient est par hasard entre les mains d'une équipe médicale ayant une idéologie contraire à la sienne.
En mettre le minimum signifie pour le patient ne pas refaire sans cesse ses DA...on y a le droit, mais à force de les refaire, une confusion peut s'installer avec les anciennnes DA et les nouvelles DA d'une part, et d'autre part le patient peut avoir l'étiquette de " girouette ", statut très bien exploité par l'équipe médicale... ...
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE EN 2017   07.03.17 14:43

Besançon. Un anesthésiste suspecté de sept empoisonnements   Modifié le 07/03/2017 à 14:01 | Publié le 06/03/2017 à 23:05

Le parquet de Besançon a demandé le placement en détention provisoire du médecin. | Ouest-France

Un fait divers rare qui deviendra banal dorénavant. Signé: Admin


Un médecin anesthésiste soupçonné d’avoir volontairement empoisonné sept patients entre 2008 et 2017, dont deux mortellement, a été mis en examen ce lundi à Besançon et placé sous contrôle judiciaire.
Cet homme de 45 ans a été mis en examen pour « empoisonnement avec préméditation » sur sept patients âgés de 37 à 53 ans, opérés dans deux cliniques de Besançon, a indiqué la vice-procureure de Besançon Christine De Curraize.
« Mon client conteste fondamentalement tout empoisonnement que ce soit. Il dit passer sa vie à réanimer les gens, pas à les tuer », a dit tard dans la nuit de lundi à mardi l’avocat de l’anesthésiste, Me Randall Schwerdorffer, à l’issue de son passage devant le juge de la détention et des libertés, qui a ordonné un placement sous contrôle judiciaire, avec interdiction d’exercer sa profession et l’obligation de verser une caution de 60 000 euros.

Des « faits gravissimes »

Mais selon le parquet - qui avait demandé un placement en détention - les « indices graves et concordants » existent, et permettent de « présupposer l’administration volontaire de substances mortelles. Il s’agit de faits gravissimes », a estimé la vice-procureur de Besançon, Christine De Curraize.
Entre 2008 et janvier 2017, sept patients, opérés à la Clinique Saint-Vincent et à la Polyclinique de Franche-Comté, ont été victimes d’un arrêt cardiaque dû à une « injection de substances à dosage létal », selon les premiers éléments distillés par Mme De Curraize, qui n’a pas précisé la nature de ces substances.

Deux d’entre eux n’ont pu être réanimés : un homme de 53 ans, décédé en 2008 pendant une opération des reins, et une femme de 51 ans, décédée en 2016 au cours d’une opération pour une fracture.
L’anesthésiste, « reconnu » par ses pairs pour ses qualités professionnelles, est soupçonné d’être à l’origine de ces intoxications, a dit Mme De Curraize. Mis en examen pour « empoisonnement avec préméditation », il encourt la réclusion criminelle à perpétuité.

Un professionnel « archireconnu »

Depuis sa présentation au juge, le médecin « est dans l’incompréhension totale des accusations portées à son encontre », a expliqué Me Schwerdorffer.
« C’est un professionnel archireconnu, de grande qualité, qui pratique 2 000 anesthésies par an, et dont le métier est plus qu’un métier, c’est une passion », a-t-il affirmé, dénonçant une « accusation ahurissante et fragile ».
Selon le parquet, les victimes présumées, quatre femmes et trois hommes âgés de 37 à 53 ans, « n’avaient pas de prédispositions ou de fragilités particulières ».
Une première information judiciaire avait été ouverte pour « homicide involontaire » afin de déterminer les circonstances du premier décès en 2008, puis la Clinique Saint-Vincent et l’Agence régionale de santé ont signalé « deux incidents graves ayant entraîné des problèmes cardiaques imprévus » au bloc opératoire de la clinique les 11 et 20 janvier derniers, entraînant l’ouverture d’une nouvelle instruction début 2017.

Onde de choc à Saint-Vincent

La direction de la clinique a déposé plainte contre X après que les investigations ont « permis de déterminer les causes (ces) deux incidents », qui ont lieu en janvier, et dont elle n’a pas révélé l’origine.
À la Clinique Saint-Vincent, où le médecin anesthésiste exerçait jusqu’à sa présentation devant le juge, « une très grande partie du programme opératoire, non urgent, a été annulé aujourd’hui, car l’information a provoqué un choc émotionnel parmi les personnels qui doivent absorber le vif émoi que ça suscite », a confié la directrice de l’établissement, Valérie Fakhoury.
Plusieurs infirmières travaillant avec le praticien et souhaitant garder l’anonymat ont estimé que « c’est un bon anesthésiste, quelqu’un de bien, avec qui on aimait travailler ». Mais certains infirmiers étaient « inquiets » de « ces incidents inexpliqués ».

Enquête interne

Du côté de la Polyclinique de Franche-Comté, où le médecin a exercé « sur une courte période en 2009 », « les circonstances de ces événements graves ont donné lieu à une enquête médicale interne », a indiqué dans un communiqué la commission médicale.
L’établissement avait à l’époque averti « les autorités savantes du Centre hospitalier régional universitaire de Besançon et l’Agence régionale de santé », avant de déposer plainte.
Depuis les incidents de 2009, « aucun fait de cette nature n’a été à déplorer à la Polyclinique de Franche-Comté », souligne l’établissement dont « la communauté médicale, sous le choc, se tient à disposition des enquêteurs ».
Le parquet de Besançon a annoncé la tenue d’une conférence de presse à 14 h 30.
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE EN 2017   08.03.17 10:23

Commentaire d'un médecin :

"J'ai reçu un petit courrier au cabinet. "La fin de vie, parlons-en avant". C'est vrai qu' "après" c'est plus compliqué. Ils ont le sens de la formule... ".

Des paroles sans les actes !  Touraine et Léonetti sont mis dans le même paquet ou pas  ?
Où sont les plus résistants, les croyants ou les soignants ?
Les soignants croyants sont à fuir si le patient veut "sauver sa peau" dans les derniers instants !

fillette qui saute
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE EN 2017   08.03.17 11:09

je viens de passer un coup de fil à l'instant
l'ADMD a raison
cette nouvelle loi est purement une belle merde !
elle ne sert à rien.
Hollande, Touraine et cie se sont vraiment foutus de notre gueule
je crains qu'il en soit toujours ainsi en France quelque soit le Gouvernement
ne votez plus
ne versez plus aucun sou aux institutions religieuses et aux associations para-médicales
inscrivez-vous sur le registre du refus du don d'organe post-mortem
ne donnez pas  votre sang
Merci aux toubibs pratiquant les euthanasies clandestines...
Quant aux autres toubibs, je leur dis MERDE
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE EN 2017   08.03.17 11:19

j'avais cru en Hollande, Touraine et Léonetti. J'y avais cru tout en commençant mon jeûne de tout.
Il n'y a pas longtemps, j'ai posté un commentaire sur un site franc-maçonnique à propos de la fin de vie, commentaire sans agressivité et bien rédigé. La modération l'a refusé. Quel dommage, j'ai supprimé le copié-collé mis ici en invisible. Je n'avais pas mis de pseudo, mais seulement mon nom de famille ! j'ai écrit que la proposition 21 est le 1er article de la loi en 2009 de Manuel Valls sur le droit de mourir dans la dignité et que tout le reste n'est que de la fumée. En gros, j'ai posté ceci si mes souvenirs sont bons. Avec une question : qu'avez-vous fait, vous, les franc-maçons ? rien..
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE EN 2017   08.03.17 11:59

pour info, la personne que j'ai eu tout à l'heure au bout du fil m'a dit que le patient en fin de vie peut résister aux médicaments anti-douleur, bien que n'étant plus ni alimenté ni hydraté.
Je n'invente rien.
Les vétérinaires endorment nos chats et nos chiens avant de provoquer un arrêt cardiaque.
Pourquoi nous n'aurions pas ce genre de mort si on le souhaite ?
Chacun de nous peut s'endormir le soir dans son lit et ne plus se réveiller du tout le lendemain matin.
Je suis pleine d'un mépris sans limite
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MessageSujet: J'ACCUSE   08.03.17 17:04

J'accuse le Docteur et Député Jean Léonetti de ne pas avoir démissionné de sa fonction de dictateur de fin de vie le 6 mai 2012
J'accuse le Président de la République d'être un trouillard ou un hypocrite à propos de l'euthanasie et du Suicide Assisté
J'accuse Didier Sicard d'être un ancien professeur de médecine protestant qui n'a rien dans le cœur si son cerveau est plein
J'accuse Marisol Touraine de jouer l'idiote menteuse
J'accuse le Parti Socialiste pour n'avoir que le nom d'un mouvement politique
J'accuse l'ADMD, association militante non efficace
J'accuse le personnel des soins palliatifs de fin de vie pour n'avoir rien fait ou presque en France ces dernières décennies et pour s'être opposé en janvier 2011 à une légalisation du droit à mourir dans la dignité
J'accuse Marie de Hennezel
J'accuse la Manif Pour Tous pour son exhibitionisme médiatique à outrance
J'accuse Tugdual Derville et Alliance Vita de vouloir survivre, les Légionnaires du Christ n'étant pas nombreux sur la planète
J'accuse tout le monde ( sauf moi ) pour mélanger politique et débats de société.
J'ACCUSE !
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE EN 2017   09.03.17 10:11

L'erreur fondamentale, volontaire ou non, consciente ou non, consiste à mélanger les soins palliatifs du début de la vie, les soins palliatifs au cours de la vie, et les soins palliatifs en fin de vie.
Car si l'acharnement thérapeutique se justifie par lui-même en début de vie et au cours de la vie, il devient absurde et illusoire en fin de vie.
La loi de 2002 concerne les patients au cours de la vie. La loi de 2005 concerne les patients en fin de vie.
Il serait juste et logique de penser qu'une nouvelle loi en 2016 serait enfin un droit pour les patients au cours de la vie et pour les patients en fin de vie.
Tel n'est pas le cas.Et c'est là toute la problématique.
L'acharnement palliatif me semble justifié au cours de la vie et obstinément déraisonnable en fin de vie.
Un acte euthanasique  en fin de vie aurait dû être proposé et légalisé en France depuis longtemps
et on n'aurait pas tourné en rond pendant cinq ans.
Il est très regrettable que ce soit encore incompréhensible.
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE EN 2017   10.03.17 9:36

Drame de la fin de vie : deux ans ferme

Jugé pour le meurtre de sa femme qui débutait Alzheimer, Rémo Cipriani, 86 ans, a écopé de 5 ans dont 3 avec sursis. Comme il a déjà fait 2 ans de détention provisoire, il est sorti dès hier soir de prison.


  • Vu 3354 fois
  • Le 10/03/2017 à 05:03
  • mis à jour à 07:24

La cour d’assises a suivi à la lettre les réquisitions de l’avocat général Christophe Amunzatéguy.  Photo Cédric JACQUOT



Derrière les barreaux depuis le 19 janvier 2015, date à laquelle il a tué Anne-Marie, Rémo Cipriani, 86 ans, est sorti hier soir de prison. Reconnu coupable du meurtre de sa femme, qui était touchée par les prémices d’Alzheimer et qu’il a étranglée avec un sac plastique dans leur maison de Gélacourt (voir nos éditions précédentes), l’ancien marchand de bonbons a vu la cour d’assises de Meurthe-et-Moselle suivre les réquisitions de l’avocat général et le condamner à 5 ans de prison dont 3 avec sursis. Et, comme il avait fait 2 ans de détention provisoire, l’octogénaire est remonté en fin d’après-midi à la prison pour procéder à la levée d’écrou et faire son baluchon.
Lors de ce dernier jour de procès, au terme de débats éclairés par la présidente Thouzeau, personne n’est venu accabler le vieillard. L’expert psychiatre qui l’avait examiné en garde à vue a évoqué un homme « diminué physiquement, un passage à l’acte qui n’était pas totalement contrôlé et maîtrisé ». « Il n’avait plus toute sa lucidité », a souligné le médecin qui a conclu à une altération du discernement. « Il n’a pas choisi de tuer sa femme ».
Avocate de la fille du couple, Me  Taillon a expliqué pourquoi sa cliente s’était constitué partie civile : « Lors de l’instruction, les raisons du passage à l’acte n’avaient pas été explicitées. Maintenant, c’est clair. Pour le moment, elle est toujours dans l’incapacité de parler à son père. Car elle en a une peur irrationnelle ».
Réquisitions brèves mais précises pour Christophe Amunzateguy, l’avocat général, qui avance « un dossier lourd, qui renvoie à nous tous. C’est la question de la fin de vie, de la déchéance de celui qu’on aime. Cet homme qui a certes tué ne savait plus quoi faire par amour. Il était acculé par la situation. Il faut tenir compte du mobile, de son âge et de sa tentative de suicide. Pour moi, il doit sortir aujourd’hui ».
« Il est rare que la défense se lève pour défendre un homme bien, un homme bon », souligne Me Sophie Ferry-Bouillon. « Ce qui rend ce procès touchant, c’est cet homme. Ce qui le rend atroce, c’est son geste. Épuisé, exsangue, enfermé avec ses problèmes dont il n’a pas pu ou su parler, Rémo Cipriani s’est retrouvé dans une logique irrationnelle. L’enchaînement a été implacable. Il a commis un acte fou, désespéré. C’est une pulsion de mort qui l’a emporté. Il voulait qu’ils se tuent. Pour lui, sa pire peine a été sa survie ».
Eric NICOLAS
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE EN 2017   10.03.17 9:49

J'ACCUSE FRANCOIS MITTERRAND pour avoir aboli la peine de mort sans avoir légalisé le Suicide Assisté et l'euthanasie.

et donc j'accuse Marie de Hennezel ...

On ne serait pas passé par la case Léonetti
L'affaire Vincent Humbert n'aurait pas eu lieu ainsi que d'autres affaires
MARIE DE HENNEZEL ET JEAN LEONETTI AURAIENT DU DONNER LEUR DEMISSION DIGNEMENT ET NOBLEMENT.
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE EN 2017   17.03.17 9:33

Fin de vie : ce qu'en disent les candidats à la présidentielle

Quelle est la position des candidats sur la question de l'euthanasie ? Sur ce point sensible, les clivages n'ont rien de partisan. Analyse.

Par Virginie Tournay*, The Conversation France

Publié le 16/03/2017 à 15:52 | Le Point.fr

Le droit de demander la mort est un sujet peu consensuel, y compris au sein d'un même parti politique, ce qui rend le sujet délicat à aborder en période électorale.  

i Le droit de demander la mort est un sujet peu consensuel, y compris au sein d'un même parti politique, ce qui rend le sujet délicat à aborder en période électorale.   © Shutterstock

La légalisation de l'euthanasie s'invite à chaque élection présidentielle parmi les questions de société, et celle de 2017 ne fait pas exception. Le mot ne signifie pourtant rien d'autre, littéralement, que la « mort douce », en grec, celle-ci pouvant être d'origine naturelle ou provoquée. Au cours des vingt dernières années, la mobilisation des associations et la médiatisation de cas tragiques ont transformé l'euthanasie en enjeu politique.

L'interrogation surgit lorsque des souffrances intolérables ne peuvent être soulagées par les thérapeutiques existantes ou lorsque la qualité de vie est durablement compromise. Elle vient d'être à nouveau posée dans le cas de Marwa, l'enfant de 16 mois hospitalisée à Marseille et plongée dans le coma depuis qu'elle a contracté un virus foudroyant. Comme pour Vincent Lambert, hospitalisé dans un état végétatif au CHU de Reims depuis 2008. On se souvient, aussi, de la situation du jeune polyhandicapé Vincent Humbert, mort en 2003. La même question survient lorsque la fin de vie se révèle particulièrement difficile, comme pour Chantal Sébire, cette femme atteinte d'une tumeur incurable, décédée en 2011.

L'analyse des positionnements des candidats à la présidentielle montre que ceux-ci rentrent difficilement dans les grands clivages habituels entre les partis, notamment l'opposition entre droite et gauche. Derrière une même posture – pour, ou contre l'euthanasie – des raisonnements très différents peuvent se cacher, reposant sur des conceptions radicalement opposées de ce qui « fait société ». Un regard historique s'impose pour éclairer cette complexité.

1978, l'héritage des Lumières

« Tout majeur ou mineur émancipé, sain d'esprit, a la faculté de déclarer sa volonté qu'aucun moyen médical ou chirurgical autre que ceux destinés à calmer la souffrance ne soit utilisé pour prolonger artificiellement sa vie s'il est atteint d'une affection accidentelle ou pathologique incurable », écrivait en 1978 le sénateur Henri Caillavet dans sa proposition de loi relative au droit de vivre sa mort.

Cette toute première proposition de loi sur le sujet, déposée il y a près d'une quarantaine d'années, ne fut pas adoptée. Mais ce texte a constitué un premier pas vers l'acquisition d'un droit à disposer de son corps en fin de vie. Son argumentaire est fortement empreint d'une philosophie des droits naturels. Adressé à toute personne dotée de faculté mentale, il s'appuie sur des postulats reconnus universels que se doit de partager toute civilisation s'inscrivant dans le progrès social tel que la liberté individuelle, la conscience de soi, de son advenir, et la dignité humaine. De façon sous-jacente, c'est une conception de la société bâtie sur l'héritage des Lumières qui est invoquée.

D'un droit universel aux droits des malades

Vivre sa mort comme on l'entend est une revendication pleinement issue de ce long combat, marquée par une affirmation grandissante de l'individualisation des contrôles sur le corps. En effet, l'introduction des directives anticipées dans la loi Léonetti sur la fin de vie du 22 avril 2005 et leur renforcement dans la loi Claeys-Léonetti du 2 février 2016, donnent à chacun l'opportunité d'organiser sa fin de vie par la désignation d'une personne de confiance si, un jour, la maladie rend impossible l'expression de la volonté. Outre l'accent placé sur le développement des soins palliatifs, le refus de l'obstination déraisonnable oblige désormais le médecin à respecter les dernières volontés du malade. Il ne doit pas non plus engager ou poursuivre des actes inutiles ou disproportionnés dont le seul effet serait de maintenir artificiellement la vie.

En apparence linéaire, cette évolution des mœurs mérite examen. Aborder la question politique de l'euthanasie ne peut faire l'économie des ressorts philosophiques sous-jacents aux positionnements actuels. Tandis que la proposition de loi de 1978 s'adressait à l'ensemble des citoyens français, la loi Léonetti s'inscrit dans le Code de la santé publique et y introduit une nouvelle section intitulée : « Expression de la volonté des malades en fin de vie ». Il s'agit de la reconnaissance juridique d'une participation plus active de cette catégorie d'usagers du système de santé à la décision médicale. Cette catégorie est davantage précisée encore dans la loi Claeys-Léonetti qui reformule ainsi cette section : « Expression de la volonté des malades refusant un traitement et des malades en fin de vie ».

La logique universaliste prévalait dans la proposition de loi Caillavet, qui vise en premier lieu à donner de nouveaux droits à tout individu en bonne santé. Aujourd'hui, les avancées juridiques passent par l'ajout de conditions particulières s'appliquant à certaines personnes seulement. Le patient acquiert ainsi le droit de refuser les soins et de recevoir uniquement ceux qui garantissent le meilleur apaisement possible de la souffrance, même si cela a pour conséquence d'abréger la vie.

L'apport le plus significatif – mais qui fut aussi le plus controversé – est le droit à une sédation profonde et continue provoquant une altération de la conscience jusqu'au décès. Cet acquis concerne exclusivement une « catégorie » précise de patients, ceux atteints d'une affection grave et incurable présentant une souffrance réfractaire aux traitements ou dont l'arrêt peut engager le pronostic vital et conduire à des souffrances insupportables. Il inclut également les patients hors d'état d'exprimer leur volonté. Son application repose alors sur la mise en œuvre d'une procédure collégiale par l'équipe soignante.

Des clivages liés à la pratique religieuse

On change ici de modèle de société. De l'universalité des droits de l'homme, on passe à une valorisation de la singularité de patients interpellés sous forme de catégories. Loin d'être anodin, ce glissement vers la promotion de nouveaux droits en fonction de particularismes a des retentissements dans la manière dont la question de l'euthanasie se situe par rapport à d'autres revendications sociales.

Si l'opinion publique tend globalement à être plus favorable à l'euthanasie au fil des sondages, les clivages observés ne sont pas tant liés aux appartenances politiques qu'à la pratique religieuse. Les catholiques pratiquants, par exemple, sont beaucoup moins nombreux à se déclarer en faveur d'une loi autorisant l'euthanasie active.

Du côté des partis politiques, le Front national est traditionnellement opposé à l'euthanasie, préférant mettre l'accent sur les soins palliatifs. Pour autant, l'argument invoqué n'est plus majoritairement de nature universaliste, c'est-à-dire fondé sur l'interdiction morale absolue de donner la mort ou d'inscrire cette possibilité dans le droit, comme le revendiquait jadis Jean-Marie Le Pen. Lors de la révision de la loi Léonetti en 2015, Marion Maréchal Le Pen soupçonne une motivation de rentabilité économique sous-jacente à une fin de vie médicalement hâtée chez les personnes les plus vulnérables.

Le positionnement du Front national apparaît ainsi moins tranché qu'il pouvait l'être il y a quelques années. Mais en réalité, c'est surtout la nature des arguments qui a changé, l'opposition à la montée en puissance du libéralisme économique remplaçant l'interdiction morale.

Chez Les Républicains, le refus de légaliser toute aide active à mourir et la nécessité de développer les soins palliatifs constituent la posture dominante. La construction argumentative est diamétralement opposée à celle du Front national. Tout en faisant appel à des principes moraux universels, le positionnement général apparaît plus modéré, car les déclarations s'accompagnent d'une « sociologisation » des propos.

Ainsi en 2011, François Fillon, alors Premier ministre, s'appuie sur cette logique universaliste. Il déclare que l'euthanasie n'est pas « [sa] conception du respect de la vie humaine et des valeurs qui fondent notre société ». Il nuance son positionnement en admettant ne pas avoir été confronté personnellement à l'épreuve de l'accompagnement de la fin de vie, ajoutant qu'en la matière, aucune « conviction n'est indigne » et rejetant l'acharnement thérapeutique.

Les autres familles politiques sont généralement considérées comme faisant preuve de flexibilité morale sur la question de l'euthanasie. En réalité, cette perception fait davantage figure d'héritage culturel des partis de gauche qu'elle ne résulte du recensement réel des convictions actuelles de leurs membres. Les positionnements individuels restent en effet extrêmement imprécis et évolutifs.

Il n'y a d'ailleurs aucun consensus, à gauche, sur les conditions et les procédures médicales concrètes qui devraient accompagner la fin de vie. On se souvient ainsi de l'élection présidentielle de 2012. La candidature de François Hollande fut accompagnée de la promesse – non tenue – d'une assistance médicalisée pour une fin de vie dans la dignité, face à un Nicolas Sarkozy opposé à toute évolution législative.

Une diversité de pratiques et de positionnements

Au cours de la dernière décennie, une grande diversité des formes de l'aide à mourir s'est imposée dans le débat, allant de l'arrêt passif des traitements au geste actif de donner la mort (laisser/permettre/causer la mort) par le patient (suicide assisté) ou le médecin (euthanasie active). Il y a donc plusieurs manières de permettre une « fin de vie digne », et autant de positionnements possibles. Favorable à une euthanasie active sous certaines conditions en 2007, Ségolène Royal considère en 2011 qu'il ne faut pas la légaliser, tandis que Martine Aubry se déclare favorable tout en réclamant des précautions dans son application…

Emmanuel Macron, à la tête du mouvement En marche !, revendique une société du choix dans les questions liées à l'administration du corps biologique, sans vouloir légiférer. Ce qui revient, en fait, à ne pas se prononcer sur l'euthanasie.

Benoît Hamon, candidat du Parti socialiste, se déclare favorable à l'euthanasie active et inscrit cette pratique en continuité de la défense des minorités au même titre que les lanceurs d'alerte, les femmes seules ou les couples de femmes souhaitant se lancer dans une procréation médicalement assistée. Ce positionnement rejoint celui du président de l'Association du droit de mourir dans la dignité (ADMD), Jean-Luc Roméro, qui milite également pour la cause homosexuelle et a récemment réuni les deux causes dans un même ouvrage, Survivant : mes 30 ans avec le sida (Michalon).

Jean-Luc Mélenchon, fondateur de La France insoumise, adopte une logique plus universaliste en plaidant pour une inscription durable du droit de disposer de soi dans la Consitution ; il fait un lien direct avec le droit à l'avortement qu'il décrit comme un droit à être maître de soi-même.

Défense des droits de l'homme ou des minorités ?

L'engagement écologique s'est fréquemment inscrit en porte à faux avec la liberté de choisir sa mort. Prônant la transmission de la vie et s'attaquant aux perturbations « artificielles » et aux logiques utilitaires, le parti Europe Écologie-Les Verts (EELV) s'oppose à l'euthanasie conçue comme une manière d'étendre l'empire industriel de l'homme sur la nature entière. Le positionnement de son candidat Yannick Jadot en faveur de l'euthanasie comme moyen de retrouver la « maîtrise » de sa vie est assez dissonant par rapport à ses sympathisants qui y perçoivent une variante libertaire du struggle for life libéral.

La cartographie des positionnements politiques sur l'euthanasie ne se superpose pas systématiquement avec celle des clivages partisans. Par exemple, on peut être fortement attaché aux institutions de la cinquième République et militer pour un droit à disposer de son corps en fin de vie comme on l'entend, sans que cela témoigne de quelconques dissonances cognitives.

Une même posture, que celle-ci soit permissive ou conservatrice, peut ainsi reposer sur des principes moraux universels (respect de la vie humaine versus liberté de disposer de son corps) ou bien s'inscrire dans une stratégie de défense active des minorités vulnérables (qu'il faut protéger de la surpuissance médicalo-industrielle, ou sur lesquelles il faut veiller en leur accordant des droits spécifiques). En fonction des personnalités politiques, la nature du débat relèvera soit de l'application de principes universels (droits de l'homme), soit de la défense des minorités (droits culturels).

On comprend donc que le sujet de l'euthanasie est particulièrement délicat à manier en période électorale. Il n'est pas séparable des enjeux d'insécurité culturelle. Et s'accorde mal avec les logiques argumentatives classiques des partis politiques, plutôt orientées sur les enjeux socio-économiques et les problématiques de stabilité des institutions de la cinquième République. Se positionner sur cette question revient, pour un candidat, à devoir trancher entre deux modèles de société (universel versus communautaire), une question pas toujours consensuelle chez son électorat, notamment à gauche.

Une perspective universaliste

La question qui se pose à nous, en tant que citoyen(ne)s, est de savoir dans quelle mesure l'assignation de droits à des catégories spécifiques d'individus (en l'occurrence, les malades et, parmi eux, certaines catégories de malades) est compatible avec l'universalité des droits de l'homme. Certes, cette étape apparaît comme un passage obligé si l'on veut voir évoluer la société sur la question de l'euthanasie. Mais un tel différentialisme peut difficilement constituer, en France, un horizon philosophique et social.

Le combat des femmes pour leurs droits en fournit sans doute la meilleure démonstration. Elles ont d'abord été assimilées à une minorité insuffisamment reconnue, ce qui a justifié la réclamation du droit de vote ou de la parité. Mais n'oublions pas qu'elles ont finalement acquis ces droits parce qu'elles se sont considérées comme des citoyennes, au même titre que les hommes, dans une perspective universaliste.

À lire le témoignage émouvant de ce jeune chercheur décrivant le fardeau insupportable pesant sur sa grand-mère en fin de vie, on serait tenté de réclamer le droit à l'euthanasie pour une nouvelle minorité de patients. La gestion des situations individuelles ne doit toutefois pas faire oublier qu'il s'agit d'un combat universel. En la matière, le sénateur Henri Caillavet nous aurait rappelé que « si Dieu existait, il serait probablement radical ».

* Virginie Tournay est directrice de recherche du CNRS au Cevipof, Centre de recherches politiques de Sciences Po (USPC).

http://www.lepoint.fr/societe/fin-de-vie-ce-qu-en-disent-les-candidats-a-la-presidentielle-16-03-2017-2112368_23.php

CELA SUFFIT MAINTENANT. NE DONNEZ PLUS RIEN  aux institutions religieuses et aux associations para-médicales, ainsi qu'aux partis politiques...oui, cela suffit maintenant, arrêtons d'ALIMENTER FINANCIEREMENT tous ces gens afin qu'ils crèvent à petit feu financièrement.
Signé : Admin.


Dernière édition par Admin le 17.03.17 10:06, édité 2 fois (Raison : JEUNEZ ELECTORALEMENT AVANT DE MOURIR DE FAIM ET DE SOIF.)
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE EN 2017   17.03.17 10:43



"J'AURAIS VOTE CETTE LOI"
il aurait voté cette loi
"Moi, Président"
"Le changement, c'est maintenant"
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE EN 2017   17.03.17 10:46

Bande de connards et de connasses
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE EN 2017   17.03.17 11:33

Les soins palliatifs veulent recadrer la sédation profonde et continue

ARTICLE | 15/03/2017 | Numéro 2044 | Par Antoine Pasquier
 
L'unité de soins palliatifs du centre hospitalier de Bligny, à Briis-sous-Forges (Essonne)
 ©A.BENOIST-BSIP  

EXCLUSIF MAG – Adoptée il y a un an, la loi Leonetti-Claeys sur la fin de vie est sujette à deux interprétations antinomiques. Pour éviter une lecture extensive, des recommandations de bonne pratique vont être édictées.


Faut-il sauver la loi Leonetti-Claeys sur la fin de vie ? Adopté le 2 février 2016, ce texte avait suscité une inquiétude certaine au sein du monde des soins palliatifs en instituant le droit à la sédation profonde et continue jusqu’au décès et en rendant contraignantes les directives anticipées. Six mois après la publication des décrets d’application, de nombreuses questions demeurent sur les conséquences pratiques et éthiques de cette nouvelle législation voulue par François Hollande et portée par les députés Jean Leonetti (LR) et Alain Claeys (PS). Les demandes de sédation profonde et continue sont-elles devenues légion ? Les patients, comme les professionnels de la santé, font-ils bien la distinction entre cette sédation et un acte euthanasique ? Comment cette loi est-elle appliquée sur le terrain ? « Il est encore trop tôt pour le savoir », reconnaît Anne de la Tour, la présidente de la Société française des soins palliatifs (Sfap). « Nous n’avons pas encore organisé le retour des données sur le terrain, et les seuls retours que nous avons se limitent à des cas circonstanciés. »

Même son de cloche chez SOS Fin de vie, le service d’écoute d’Alliance Vita. « Nous manquons encore de recul pour pouvoir faire un bilan complet de cette nouvelle loi », indique Tugdual Derville, son délégué général. Au standard de l’association, les appels des soignants confirment le grand flou qui règne autour de cette législation. « Nous avons au bout du fil des personnes qui, à tort ou à raison, sont angoissées par des protocoles de sédation. Certaines le sont à raison, car des protocoles d’arrêt d’alimentation et d’hydratation assorti d’une sédation profonde et continue sont pratiqués sur des personnes qui ne sont pas en fin de vie. D’autres sont surtout inquiètes, car elles sont dans l’incertitude de l’intentionnalité que revêt une sédation. »

Des patients mal informés

Cette appréhension, Véronique Blanchet, médecin spécialiste de la douleur et des soins palliatifs à l’hôpital Saint-Antoine (Paris), l’a aussi constatée chez ses collègues. « Ils ne sont pas très à l’aise, témoigne-t-elle. Quand, face à un patient qui leur demande une euthanasie, ils l’informent de la possibilité de bénéficier d’une sédation, ils ont parfois l’impression d’accéder à une demande d’euthanasie masquée. Or, ce n’est pas toujours le cas, précise-t-elle. Être endormi quand on est en train de mourir peut être légitime. Tout dépend des circonstances ! »

Les malades aussi sont mal à l’aise avec cette notion de sédation, dont ils ne maîtrisent en réalité ni les tenants, ni les aboutissants. Au point que certains arrivent dans des services hospitaliers en réclamant une sédation de but en blanc. « C’est une fausse information que de faire croire que nous aurions droit à la sédation », déplore Anne de la Tour. « Oui, il existe un droit à la sédation, mais dans un cadre précis ! Les unités de soins palliatifs ne doivent pas se transformer en unités de soins sédatifs. La sédation reste exceptionnelle. »

En réalité, les patients ne con-naissent pas ou peu le contenu de la loi du 2 février 2016. « Ils savent qu’il s’est passé quelque chose l’an dernier, mais ils ne savent pas quoi précisément. Ils mélangent les notions et ne voient pas la différence entre la sédation et l’euthanasie », affirme le Dr Véronique Blanchet. Comme il s’y était engagé dans son plan 2015-2018 pour le développement des soins palliatifs, le gouvernement a lancé, fin février, une campagne d’information « pour que chaque Français connaisse ses droits en fin de vie », à grands coups de spots TV et de communication sur Internet. « Sur le plan général, l’idée d’expliquer la loi est nécessaire, admet Tugdual Derville, mais banaliser la sédation comme le fait cette campagne de communication, alors qu’elle est réputée être une pratique exceptionnelle, est extrêmement dangereux ! »

Une loi, deux lectures possibles

Depuis l’origine, ce texte législatif est en fait tiraillé entre deux interprétations antinomiques : une lecture extensive soutenue par Alain Claeys, où l’intentionnalité de la sédation (soulager ou précipiter volontairement la mort) importe peu, et une interprétation restrictive, défendue par Jean Leonetti et les soins palliatifs, qui considère qu’une sédation profonde et continue n’est possible que sur des personnes dont le pronostic vital est engagé à court terme et uniquement dans l’intention de les soulager après avoir essayé toutes les autres possibilités. « S’il existe un risque de lecture extensive de cette loi, ce n’est pas dans les services de soins palliatifs », affirme Anne de la Tour, par ailleurs responsable de l’unité de soins palliatifs au centre hospitalier d’Argenteuil, « mais dans les autres services, car ils manquent de formation. » La Sfap, qui a apporté « son soutien vigilant » à la loi du 2 février 2016 pour parer toute évolution vers l’euthanasie et le suicide assisté, a récemment pris conscience que cette interprétation extensive de la loi pouvait être comme un pied dans la porte.

La nomination de Véronique Fournier à la tête du nouveau Centre national des soins palliatifs et de la fin de vie (CNSPFV), deux mois après l’adoption de la loi du 2 février 2016, a certainement joué dans cette prise de conscience. Vivement critiquée par les acteurs des soins palliatifs en France, la directrice du Centre d’éthique clinique de l’hôpital Cochin est connue pour ses positions en faveur d’une dépénalisation de l’euthanasie et pour ses tentatives de médiatisation d’affaires sensibles. Pour ne pas être pris au piège d’une lecture extensive, la Sfap a donc décidé de prendre les devants. Dans un texte rendu public début janvier, le conseil d’administration de la Sfap a annoncé son intention de préciser les termes de la loi du 2 février 2016 et de cadrer la pratique de la sédation profonde et continue.

Des recommandations de bonnes pratiques

En collaboration avec le pôle de recherche de la maison Jeanne-Garnier, la Sfap a donc mis en place un groupe de travail sur ces questions de sédation. Deux documents, en concertation avec la Haute Autorité de santé (HAS), devraient voir le jour d’ici à quelques semaines. Le premier revêt la forme de « fiches pratiques distribuées aux professionnels de la santé visant à définir les critères donnés par la loi : qu’est-ce qu’une souffrance réfractaire, qu’est-ce qu’un pronostic vital engagé à court terme, qu’est-ce qu’une sédation profonde et continue », détaille Véronique Blanchet, membre de ce groupe de travail.

Le second consistera en une mise à jour des recommandations édictées par la société savante en 2009. « Le premier objectif de cette mise à jour sera d’ailleurs de rappeler qu’il n’existe pas que la sédation profonde et continue jusqu’au décès, mais que d’autres types de sédation peuvent intervenir avant. Nous devons être rigoureux sur ce travail autour des différents types de sédation », insiste Anne de la Tour. Une fois ce travail effectué, « nous édicterons des recommandations plus précises concernant la mise en place d’une sédation profonde et continue ». Un effort de sémantique sera particulièrement fait, comme pour les fiches pratiques, « pour apporter des précisions sur ce qu’est le court terme, ce qu’est un symptôme réfractaire, ce qu’est une phase terminale ».

Fidèle à sa position initiale, la Sfap se situe, avec ce travail de fond, dans une logique « de force de proposition dans la mise en œuvre de la loi », et non de résistance. « Nous refusons de nous laisser enfermer dans une injonction binaire et une métaphore guerrière : collaborer ou résister », assure sa présidente, précisant toutefois que « si l’on doit résister un jour, on résistera ! ». Un temps en désaccord avec la position de la Sfap au moment du débat législatif, Tugdual Derville salue aujourd’hui « le courage du monde des soins palliatif » de tenter d’éviter le glissement vers l’euthanasie.

Indispensable, le travail opéré par la Sfap pour border la pratique de la sédation profonde et continue ne sera pas suffisant. D’autres questions restent en suspens, comme celle de la formation, prévue dans le plan gouvernemental, ou de la procédure collégiale, exigée avant tout acte sédatif.

Des procédures pas toujours collégiales

« Dans le plan de développement des soins palliatifs, il y a tout un axe sur la formation professionnelle, mais aucun moyen n’est donné pour cela, estime Véronique Blanchet. Les équipes mobiles et les unités en soins palliatifs ont, par exemple, des membres et des fonctions de formation, mais cette activité n’est pas reconnue au moment où sont faits les bilans d’activité des unités ! Avant de faire une loi, il faudrait peut-être s’interroger sur cette absence de moyens. »

L’autre point crucial sur lequel le monde des soins palliatifs, et le monde médical en général, vont devoir sérieusement se pencher, c’est celui de la procédure collégiale. La loi prévoit en effet qu’une sédation profonde et continue jusqu’au décès soit pratiquée au terme d’une décision collégiale. Toutefois, « dans la réalité, on est bien loin de réussir à mettre en place des procédures collégiales telles que décrites dans la loi », met en garde Véronique Blanchet. Si les médecins prennent de moins en moins de décisions seuls, surtout dans des cas compliqués, il leur arrive parfois de ne pas avoir la possibilité de faire autrement « car on est vendredi soir, car les infirmières présentes ne connaissent pas le patient ». « Or, il est impératif d’avancer sur ce point et de sensibiliser nos collègues. C’est seulement comme cela que nous serons dans une véritable démarche éthique », insiste le médecin de l’hôpital Saint-Antoine.

Plusieurs mois seront encore nécessaires avant que la loi du 2 février 2016 soit bien maîtrisée et que ses dérives potentielles soient neutralisées. Encore faudra-t-il que l’élection présidentielle ne change pas la donne en portant à l’Élysée un candidat favorable à l’euthanasie et au suicide assisté. « Je veux bien que chaque candidat nous rencontre, confie la présidente de la Sfap, car les grands slogans populaires qu’on entend doivent être confrontés à des professionnels et à des bénévoles de terrain. » À bon entendeur…


Le Conseil constitutionnel saisi

Le Conseil constitutionnel a été saisi le 3 mars par le Conseil d’État d’une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) au sujet de la loi Leonetti-Claeys. Cette question, déposée par l’Union nationale des associations de familles de traumatisés crâniens et de cérébro-lésés (UNAFTC), concerne les décrets d’application parus cet été, notamment vis-à-vis des procédures collégiales et du recours à la sédation profonde et continue jusqu’au décès. L’association conteste ce texte « pour excès de pouvoir » et demande son annulation. Elle estime que les décrets vont à l’encontre de l’article 34 de la Constitution française, qui prévoit que la loi fixe les règles concernant « les garanties fondamentales accordées aux citoyens pour l’exercice des libertés publiques ». Or, pour l’UNAFTC, la loi Leonetti-Claeys « confie au pouvoir réglementaire le soin de définir la procédure collégiale, sans garantir ni le caractère collégial de la décision de limitation ou d’arrêt des traitements d’un patient hors d’état d’exprimer sa volonté, ni l’exercice d’un recours suspensif contre une telle décision ». Le Conseil constitutionnel dispose de trois mois pour trancher cette question. Il se prononcera également « à la demande du Conseil d’État, sur la sédation profonde et sur le lien entre obstination déraisonnable et arrêt de la nutrition et de l’hydratation artificielle ».

http://www.famillechretienne.fr/politique-societe/sante/les-soins-palliatifs-veulent-recadrer-la-sedation-profonde-et-continue-214868

Palliativisme, obstination palliative déraisonnable, une loi aurait dû déjà punir cette pratique.
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE EN 2017   17.03.17 12:07

Message à l’Union nationale des associations de familles de traumatisés crâniens et de cérébro-lésés (UNAFTC),
les TC ne sont pas les AVC qui ne sont pas les IMC qui ne sont pas les EVC
même si le partage des mêmes symptômes sur le plan clinique est fréquent à des degrés différents
La Manif Pour Tous a une obsession, la séparation des genres
Vous avez une obsession, le mélange des genres
Y aurait un point commun si on cherche bien, à mon avis ?
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE EN 2017   17.03.17 22:27

c'est purement logique. Comme personne n'est d'accord ( Fillon s'est opposé, Royal s'est opposée ), on devrait proposer toutes les options aux citoyens. D'ailleurs il s'agit bien de notre fin de vie, celle de tous les Français, de chaque Français. Au nom de quoi serait-on les otages de l'hésitation et du questionnement des hommes et des femmes politiques ?
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE EN 2017   17.03.17 22:43

je vous en veux à mort. Pourquoi avoir légiféré le délit d'entrave à l'ivg maintenant ? car çà incite les pro-vie extrêmistes à se braquer encore plus sur la fin de vie. Pour rappel, Marisol Touraine avait fait un parallèle entre ivg et fin de vie, "un droit à la fin de vie comme le droit à l'ivg". Merci les socialistes, allez vous faire foutre !
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE EN 2017   17.03.17 22:47

Les mourants sont de la merde
Car ils ne votent pas.
Ils se croient immortels à l'Elysée et à Matignon.
Belle erreur de leur part !
Cinq ans, çà suffit...
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE EN 2017   17.03.17 22:56

Oui, les attentats m'ont fait jouir.
Vous n'avez pas légiféré votre conception de la mort digne.
Alors la mort indigne s'est invitée chez nous.
Désolée ! vraiment désolée
mais faut pas exagérer tout de même
la proposition 21 étant le 1er article d'une loi de Manuel Valls en 2009 sur un droit à mourir dignement
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE EN 2017   24.03.17 10:29


Fin de vie, aller plus vite que la musique…

le 21/03/2017 à 10h19


Bertrand Galichon, président du Centre catholique des médecins français (CCMF), urgences de l’hôpital Lariboisière

La loi Claeys – Leonetti revient sur le tapis en ces temps si politiquement déboussolés, suspendus à l’incertain. Pourquoi le gouvernement lance-t-il cette campagne « d’information » ? Il ne s’agit pas du premier anniversaire de cette loi. La vraie question est : pourquoi les malades ne se saisissent-ils pas de ces « nouveaux droits » qui leur sont donnés ? Le but poursuivi est de créer les conditions pour une loi explicitement favorable à l’euthanasie.

> Relire sur le sujet : Et si on parlait de la fin de vie ?

Les soins palliatifs puis la loi Leonetti ont fait lentement évoluer les esprits, et ont entraîné un changement de paradigme et de nos pratiques. Nous sommes passés d’un soin souvent perçu comme non ajusté au patient (acharnement ou abandon) avec l’arrière-pensée d’une douleur rédemptrice, à la volonté de proximité avec le souffrant et la recherche de la dignité du soin. Ainsi, la loi Claeys ne peut pas s’affranchir de la lente maturation des esprits. Ce ne sont pas les nouveaux droits et des opérations de « com’» qui vont rapidement changer la donne. L’enjeu dépasse cette stratégie simpliste. Pourquoi le bon peuple conscient de sa finitude, inquiet des modalités de sa fin inéluctable, refuse-t-il de façon implicite de l’aborder de façon « moderne et rationnelle »,ne serait-ce qu’en désignant une personne de confiance et en écrivant ses directives ? Ne faut-il pas aussi interroger cette contradiction apparente entre son intérêt pour la question et son « immobilisme » ? Avons-nous pris toute la dimension de cette ambivalence qui cherche un ultime espace de liberté repoussant les protocoles « ceinture et bretelles » ? N’est-ce pas la part la plus essentielle de notre être qui est concernée ? En changeant son regard sur la mort, l’homme voit sa vie différemment. La fin de vie ne peut se réduire à une affaire de « droits à ».

Elle est fondamentalement habitée par le désir d’un abandon apaisé. De lourdes questions restent en suspens. La sédation profonde et terminale ne permet-elle pas de masquer « l’intention euthanasique » pour certains soignants ? Les directives anticipées : comment mettre des mots, et lesquels, pour devoir maîtriser un imprévisible indicible ? Que dirons-nous vraiment au pied du mur ? Mettre l’autonomie comme principe éthique premier permet à une campagne d’information bien conduite sur la loi Claeys de considérer l’inéluctabilité de l’euthanasie.

Vincent, Marwa et les autres nous interrogent sur le fond. D’autres suivront… Nous pouvons avoir juridiquement raison et humainement tort ou l’inverse sans être bien sûrs d’être ajustés. Ainsi, ayons l’humilité d’accepter les limites de nos outils normés incapables d’embrasser la profondeur, la densité de notre humanité et ses contradictions. La confiance réciproque ne doit-t-elle pas être la pointe ultime du soin ou l’essentiel épuré du soin ultime ? N’est-ce pas à cette paix-là que la sagesse du bon peuple aspire ? Ainsi, il aurait été plus ajusté de parler de devoirs, comme une exigence, de mettre notre dignité au service de celle du patient. Le reste en découlerait humainement. Les familles à l’hôpital ne nous demandent pas autre chose. Les personnes de confiance commencent timidement à être nommées. Directives anticipées et demandes de sédation ne sont pas retrouvées dans les dossiers des patients… Cela a bien une signification…
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE EN 2017   24.03.17 11:45

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MessageSujet: Re: FIN DE VIE EN 2017   24.03.17 23:21

La fin de vie, un thème de campagne qui peine à émerger

18h52, le 24 mars 2017, modifié à 18h58, le 24 mars 2017


La fin de vie, un thème de campagne qui peine à émerger
Pour 39% des Français, les questions liées au droit de mourir dans la dignité auront une forte influence dans leur vote, selon un récent sondage Ifop publié au mois de mars.@ AFP

À moins d'un moins du premier tour de la présidentielle, le débat sur la fin de vie peine à émerger parmi les candidats, malgré un consensus partagé par les Français.

"La fin de vie, et si on en parlait ?". Le titre de la campagne d'information lancée par le ministère de la Santé le 20 février dernier pourrait parfaitement coller à une autre campagne… présidentielle, cette fois. Dans une lettre publiée dans Le Parisien, vendredi, une Française de 59 ans, atteinte de la maladie de Charcot, appelle les candidats à se positionner sur la légalisation du suicide assisté et de l'euthanasie. "Prenez donc vos responsabilités", exhorte la Charentaise, qui a déjà prévu de partir en Belgique pour recevoir une injection létale. Il faut dire que la question a du mal à trouver sa place dans le débat, à moins d'un mois du premier tour.

"Que les politiques réagissent". Jeudi 19 janvier, troisième débat de la primaire de la gauche. Benoît Hamon et l'écologiste François de Rugy défendent la même idée lors de leur carte blanche : il faut légaliser l'euthanasie. "Le droit à mourir dans la dignité est extrêmement important", plaide notamment l'actuel candidat socialiste. "Il faut aller plus loin que la loi Leonetti", continue-t-il. Depuis, le débat peine à émerger entre les onze candidats. "C'est loin de ce que ça devrait être, alors que le sujet concerne tous les Français. Il faudrait que les politiques réagissent", enjoint Jean-Luc Romero, président de l'Association pour le Droit à Mourir dans la Dignité (ADMD), qui a décidé de soutenir Benoît Hamon, en partie pour ses positions sur la fin de vie, justement.

En 2012, l'ADMD avait frappé très fort, en lançant une campagne publicitaire choc, mettant en scène trois des candidats de l'époque, tous opposés à toute évolution législative sur la fin de vie : Nicolas Sarkozy, François Bayrou et Marine Le Pen, sur un lit d'hôpital, le teint cadavérique, avec cette question : "Monsieur (Madame) le (la) candidat(e), doit-on vous mettre dans une telle position pour faire évoluer la vôtre sur l'euthanasie ?". La campagne avait eu le mérite de faire parler, et François Hollande, quelques semaines après son élection, avait pris l'engagement de développer les soins palliatifs et une réforme sur la question, afin de dépasser la loi Leonetti de 2005, qui s'oppose à l'acharnement thérapeutique sans permettre de déclencher un geste médical pour provoquer la mort. Aujourd'hui, la loi Leonetti existe toujours, et une nouvelle version – "encore plus restrictive", selon Jean-Luc Romero – a même été promulguée l'an passé. Le texte instaure un droit à la "sédation profonde et continue" jusqu’au décès pour les malades en phase terminale, ainsi que des directives anticipées contraignantes, mais n’autorise ni l’euthanasie ni le suicide assisté.

"On a des affaires sans arrêt et ça ne gêne personne". "Par rapport à 2012, ce n'est pas que le débat pèse moins, mais la campagne, cette année, ne tourne qu'autour des affaires de François Fillon et du Front national", déplore encore le conseiller régional d'Île-de-France. "Il n'y a que trois candidats qui ont pris position pour l'euthanasie : Benoît Hamon, Jean-Luc Mélenchon et Nathalie Arthaud (voir encadré). Les autres n'entendent absolument pas les Français. On a des affaires sans arrêt : l'affaire de la petite Marwa, l'affaire Vincent Lambert… Et ça ne gêne personne."

Un thème pourtant cher aux Français. Chez les Français, il n'y a pas de débat non plus…. Pour la simple et bonne raison que la question fait plutôt consensus. Selon un très récent sondage Ifop, neuf Français sur dix se déclarent en effet en faveur du suicide assisté (86% pour les électeurs de François Fillon et de Benoît Hamon, 91% pour les électeurs d'Emmanuel Macron et 94% pour ceux de Marine Le Pen et de Jean-Luc Mélenchon) et 95% en faveur de l’euthanasie (91% chez Fillon, 94% pour ceux de Hamon et Mélenchon, 96% pour les supporters de Macron et 99% chez les électeurs de Le Pen).

Le même sondage révèle également que pour 39% des Français, les questions liées au droit de mourir dans la dignité auront une forte influence dans leur vote. Un Français sur trois (32%) est même prêt à renoncer à voter pour le candidat dont il se sent le plus proche si celui-ci se déclare opposé à l’euthanasie. D'où, peut-être, une volonté délibérée de ne pas heurter ses potentiels électeurs en mettant en avant ses positions sur la question.

Objectif législatives. "C'est pareil pour le Sida ou pour la PMA", constate le président de l'ADMD, qui se dit "désabusé, comme tout le monde". "Mais j'ai encore de l'espoir", assure Jean-Luc Romero, qui compte bien continuer à se battre pour mettre le sujet au centre de la table, notamment lors des prochains débats prévus le 4 et le 20 avril. Et si ce n'est pas pour la présidentielle, ce sera pour plus tard. Un site internet destiné à interpeller les candidats aux élections législatives de juin prochain existe déjà.

Fin de vie : ce qu'en pensent les candidats

Invité de la 4èmeMatinale spéciale présidentielle d'Europe 1 vendredi, Benoît Hamon (PS) s'est prononcé en faveur du "droit à mourir dans la dignité, parce que je crois que l’on a le droit, lorsque l’on est atteint d’une maladie incurable, de choisir le moment où l'on perd toute dignité et qu’au regard des autres, c’est le moment que l’on choisit pour partir", tout en insistant sur les efforts à accomplir en matière de soins palliatifs.

Pour Jean-Luc Mélenchon, "l'individu s'appartient". Le candidat de la France insoumise est clairement le candidat le plus favorable au suicide assisté. En janvier, dans une interview accordée au JDD, il proposait ainsi d’inscrire cette "liberté fondamentale" dans la Constitution, au même titre que l’avortement.

Encore plus à gauche, Philippe Poutou (NPA) s’est également prononcé en faveur de l’euthanasie et du suicide assisté : "Je suis pour le droit de chacun et chacune de disposer librement de son corps, de sa vie et donc de sa mort. Aussi je suis pour le droit à l’euthanasie et au suicide assisté dans la mesure où il est librement décidé", assure-t-il dans les colonnes de Libération.

Dans une lettre adressée à l’ADMD, la candidate de Force ouvrière Nathalie Arthaud insiste elle aussi sur le droit de mourir dans la dignité. Cependant, elle considère que la loi Claeys-Leonetti actuellement en place est suffisante.

François Fillon se positionne quant à lui en faveur d'un meilleur accès aux soins palliatifs et entend faire appliquer la loi de 2016. En réponse à l'ADMD, le candidat de la droite s'est dit, par la voix de son ambassadeur, le médecin Philippe Juvin, opposé à cette "mort provoquée et organisée", qui présente "un risque de glissement vers une euthanasie d'opportunité", visant par exemple à libérer des lits. Déjà en 2011, quand il était Premier ministre de Nicolas Sarkozy, le Sarthois avait déclaré que l'euthanasie n'était pas "[sa] conception du respect de la vie humaine et des valeurs qui fondent notre société".

Marine Le Pen, si elle n'a pas répondu à l'invitation de l'ADMD, est quant à elle "favorable à l’esprit de loi Leonetti de 2005, mais aussi à celle de 2016" selon sa conseillère en matière de santé, Joëlle Melin, jointe par Libération. La frontiste n'en reste pas moins opposée à l'euthanasie et au suicide assisté.

Les deux candidats qui semblent le plus opposés à une aide médicale en fin de vie sont sûrement Nicolas Dupont-Aignan et Jacques Cheminade. Selon le premier, il serait dangereux de toucher à loi Leonetti. Pour le second, "augmenter les moyens dévolus aux unités de soins palliatifs est la meilleure protection contre l’euthanasie". Un appel au développement des soins palliatifs qui s'inscrit dans la droite lignée de ses propositions lors de la dernière élection présidentielle, en 2012.

Enfin, Emmanuel Macron ne se prononce pas vraiment sur la question. "Céder aux oukases des uns ou des autres n'est pas une bonne chose. Il faut tirer les enseignements des cas spécifiques aujourd'hui débattus, respecter les convictions personnelles et religieuses de chacun, entendre aussi ce que disent les professionnels de santé", explique l'ancien ministre de l'Économie dans une interview à La Croix, datée du 13 mars. "Je suis favorable à ce que ce débat avance mais je ne me précipiterai pas pour légiférer", indique-t-il.

Quant à François Asselineau, le candidat de l'UPR n'aborde pas la question dans son programme. Jean Lassalle, lui non plus, n'a pas pris position jusqu'alors.
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE EN 2017   25.03.17 0:09


Benoît Hamon : "Je souhaite, de manière encadrée, le droit à mourir dans la dignité"

 08h51, le 24 mars 2017, modifié à 09h26, le 24 mars 2017

Benoît Hamon, invité vendredi d'Europe 1, a défendu sa proposition d'ouvrir la loi à l'euthanasie.

INTERVIEW
Benoît Hamon, candidat à la présidentielle, souhaite ouvrir le droit à l'euthanasie. "90% des Français sont favorables, aujourd’hui, au droit à mourir dans la dignité. C’est considérable !", fait valoir au micro d'Europe 1 le socialiste. "Je crois au droit à mourir dans la dignité, parce que je crois que l’on a le droit, lorsque l’on est atteint d’une maladie incurable, de choisir le moment où l'on perd toute dignité et qu’au regard des autres, c’est le moment que l’on choisit pour partir".

"Libre à vous de l’utiliser ou pas". "Je souhaite que, de manière encadrée, le droit à mourir dans la dignité soit permis", poursuit Benoît Hamon. "Nous avons aujourd’hui un droit à la sédation profonde et continue, un droit à l’endormissement jusqu’à la mort. Je souhaite que demain, par directive anticipée, on puisse partir"."Au moment où l’on donnera un droit aux Français, libre à vous de l’utiliser ou pas", déclare le candidat face aux critiques d'ordre morale sur cette proposition.

Mieux encadrer les personnes en fin de vie. "Ce qui est certain, c’est que nous n’accordons pas de dignité suffisante à ceux qui vieillissent", ajoute Benoît Hamon. "Avant même d’accorder le droit à mourir dans la dignité, accordons le droit à des soins palliatifs à tous les Français. Seulement un Français sur quatre y a le droit", déplore l'ex-frondeur qui propose notamment de réduire le reste à charge pour les résidents et les familles dans les Ehpad.
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE EN 2017   25.03.17 0:15

On a constaté la suite...quelle amertume, mais quelle amertume
on s'est fait avoir, on se fait avoir, et on se fera avoir

En tout cas, il entre en fin de vie politique. OUF !
Cinq ans, çà suffit...
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE EN 2017   27.03.17 11:45

PETITION pour le droit de mourir dans la dignité


ICI
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE EN 2017   05.04.17 18:48

Lu sur le web:
"Cette loi définit les relations entre patients et médecins de manière générale devant les décisions de poursuite ou non de soins. Ces directives anticipées, rédigées dès que possible pourraient solutionner les doutes des soignants".

Mon commentaire:
eh bien alors je perçois les choses autrement ! ( avec certains noms sur le web, la confiance n'existe pas, le rapport de force s'installe inévitablement ). Le personnel soignant a le droit d'avoir des doutes, nos D.A. doivent être alors claires et précises. Mais...mais..
En 2004, en 2005, je n'avais pas internet et je consultais régulièrement des médecins. Personne ne m'a parlé de la loi Léonetti. Une seule fois, oui j'écris bien une seule fois, un spécialiste m'a dit que c'était mon droit de refuser un traitement. Lorsque j'ai eu internet en 2008, j'ai appris sur internet l'existence de cette loi et alors je me suis jetée comme une enragée sur du papier pour écrire mes DA rédigées de façon cohérente. Parmi le personnel soignant, ils ne sont pas nombreux, ceux et celles qui ont gardé un exemplaire de mes D.A. Alors on se pose des questions et on devient méfiant.
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE EN 2017   05.04.17 19:03

D'un point de vue philosophique, est-ce qu'un soignant sachant ou savant a le droit de douter à propos de la fin de vie d'un patient? A la limite, si la mort du patient n'appartient qu'au patient lui-même,le personnel soignant devrait se retirer ? non, plutôt exécuter les dernières volontés du patient. J'exagère exprès dans mes propos...après avoir lu trop de choses ici et là sur internet...
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE EN 2017   05.04.17 19:18

Parce qu'il faudrait être clair alors que c'est presqu'impossible.
Définition de la fin de vie ? Définition du processus vital engagé ou je ne sais quoi d'autre ?
J'ai entendu qu'on meurt en 48 heures
J'ai lu qu'on meurt en plusieurs semaines
J'ai même entendu qu'on n'arrive pas à mourir si on est résistant aux anti-douleur
On m'a même dit que je devrais écrire le maximum, que les DA  en Allemagne sont un formulaire de vingt pages, et que si je voulais huit heures de sédation avec arrêt cardiaque au bout, il fallait que je l'écrive, quelques équipes médicales étant souples idéologiquement... cela, on me l'a vraiment dit au tel. Mais quand je prends mon tel, je compose exprès des n° qui aboutissent à des services très différents les uns des autres, je me comporte comme si je faisais une enquête !
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE EN 2017   19.04.17 18:54

c'est linéaire.
Puisque le soignant savant sachant est supérieur au patient au cours de la vie
le patient DEVRAIT être un patient sachant mourant en fin de vie
la mort est en-dehors du savoir et de la science. Les morts sont autrement dans le temps et dans l'espace
la médecine a une grande part de responsabilité avec la distinction de la mort clinique et de la mort cérébrale
La médecine, une science qui tue, philosophiquement et idéologiquement
Si l'acharnement thérapeutique tue dans l'erreur au lieu de soigner, Léonetti et cie se foutent un doigt dans l'œil jusqu'à l'omoplate en supprimant " l'obstination thérapeutique déraisonnable " ( qui, en continuant d'exister par la pratique, n'est toujours pas sanctionnée juridiquement )
Des pro-vie sont pour le laisser mourir de 2005 et des pro-vie sont contre le laisser mourir de 2005
cette loi continue d'exister avec des exemplaire 1, exemplaire 2, exemplaire 3 etc
Je ne vois pas pourquoi on ne passerait pas du libre-choix des soignants au libre-choix des patients
La manière et le moment de ma mort ne peuvent appartenir qu'à moi-même si je suis capable de penser ma mort
au nom de quoi le toubib se substituerait au curé ? allez vous faire foutre !
j'appelle à l'abstention généralisée comme signe d'un mépris digne, noble, et cohérent,
ce cirque merdique au sujet de la fin de vie dure depuis trop longtemps
il suffisait de copier sur certains voisins européens
Que notre silence fasse trembler les urnes
Pissons et chions virtuellement sur les promesses électorales des uns et celles de autres !
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE EN 2017   19.04.17 19:32



« La fin de vie » est un ouvrage qui s’adresse à la fois aux aidants et aux professionnels.

Cet ouvrage qui traite de la question difficile qu’est la fin de vie, s’adresse tout particulièrement aux personnels de santé et aux aidants, pour les aider à accompagner au mieux les personnes en fin de vie. Qui n’appréhende pas l’éventualité de souffrir, de ne plus se sentir respecté comme individu, de perdre le contrôle ?

Best-seller en Allemagne, avec 200.000 exemplaires vendus, cet ouvrage défend la voie tracée par la médecine palliative qui combine apaisement des souffrances physiques et accompagnement spirituel et social du mourant et de ses proches. Il propose une approche à la fois pratique et sociétale, critique des excès d’une médecine « techniciste » qui parfois s’acharne au rallongement artificiel de la vie, et refusant la banalisation de l’assistance au suicide.

Parmi les grandes questions évoquées dans cet ouvrage : Que savons-nous sur la mort ? La fin de vie, entre désir et réalité. Malades en fin de vie : comment s’organise la prise en charge en France. Les besoins des personnes en période de fin de vie. Méditation et maladie grave. Alimentation et hydratation en fin de vie : les pièges et les bonnes pratiques. Les problèmes les plus fréquents en fin de vie et comment les éviter. Prendre des dispositions pour sa période de fin de vie. « Euthanasie », aide au suicide, sédation en phase terminale : la médecine en période de fin de vie, entre autonomie et bienveillance. Les soins palliatifs dans la médecine moderne : risques et opportunités. Vivre face à la mort : le cadeau de la médecine palliative.

Professeur de médecine palliative à l’université de Lausanne et chef du service de soins palliatifs au CHU Vaudois, Gian Domenico Borasio est à l’initiative de l’enseignement obligatoire de la médecine palliative dans les cursus médicaux allemand et helvétique. Ancien directeur de l’Observatoire national français sur la fin de vie, Régis Aubry est chef du service des soins palliatifs du CHU de Besançon.

« La fin de vie. Ce que l’on sait. Ce que l’on peut faire. Comment s’y préparer », Gian Domenico Borasio et Régis Aubry. Préface de Didier Sicard. Éditions Eyrolles, 220 pages, 15 euros.
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE EN 2017   19.04.17 19:47

Citation :
"Vivre face à la mort : le cadeau de la médecine palliative".

Commentaire :
Mais c'est le top du top !!! la médecine palliative, un cadeau !
Et c'est quoi, la proposition 21 de F.H. ? une merde ?
Il y a des cadeaux empoisonnés comme il y a des dons malsains
Les refuser, voilà la VRAIE dignité, voilà la VRAIE noblesse !
Ah, ce livre s'adresse aux "aidants", aux "accompagnants" et non aux patients directement...
çà en dit long, long, long
Les accompagnants ont besoin d'être aidés, les aidants ont besoin d'être accompagnés
On se demande alors pourquoi ils font ce " boulot " ! ! !
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE EN 2017   19.04.17 20:02

Sorry, je suis bonne à être pîquée ! ! !

 CRAZY


ils ont mis cinq ans pour pondre " çà " !
Cinq années...
On est en plein délire !
Et " çà " se dit " soignant " !
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE EN 2017   20.04.17 10:42

Copié-collé sur le web:
Le « mal-mourir » n’a pas disparu en France, alors que plusieurs textes presque unanimement salués ont été votés depuis 1999. Pour Régis Aubry, médecin membre du Comité consultatif national d’éthique, légiférer ne suffit pas, il faut modifier de façon radicale la formation des acteurs de santé. Entretien.

Commentaire:
Blablabla...L'idée de modifier de façon radicale la formation des acteurs de santé a été déjà évoquée il y a longtemps.. cela traîne exprès, ils font traîner exprès. Ne votez plus jamais !
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE EN 2017   22.04.17 17:14

Lu sur un site para-médical
La déshydratation entraine une insuffisance rénale et progressive. La mort survient dans un délai d’une semaine
mon commentaire
qu'on m'explique la différence éthique, morale, entre l'injection de chlorure de potassium ( avec ou sans légère sédation ) dans un délai d'une demi-heure environ et l'arrêt provoqué des reins et du cœur, arrêt au bout d'une semaine d'agonie ...aux frais de la Sécurité Sociale.
Faut croire à la débilité politique, médicale, ecclésiale !

FOOL BING
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE EN 2017   22.04.17 17:44

Par ailleurs,
les IMC ( Infirmes Moteur Cérébraux ), les TC ( Traumatisés Crâniens ), les EVC ( Etats Végétatifs Chroniques), les AVC ( Accidents Vasculaires Cérébraux) etc tout ce petit monde existe grâce aux progrès de la réanimation
La loi Léonetti 2016 banalise LATA
Jean Léonetti va être à l'origine de la disparition de plusieurs sortes de patients...
L'inconscience des pro-vie !
clin1
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE EN 2017   27.04.17 18:24

Il suffit que Mme Marine Le Pen s'installe à l'Elysée et on revient en arrière, non pas à l'ébauche de la loi de janvier 2001 qui a failli être votée mais qui ne l'a pas été à cause de François Fillon, Premier Ministre à l'époque, on reviendra à la loi du 22 avril 2005 de Léonetti, le laissez-mourir.
Je ne sais pas quels sentiments m'envahissent...C'est indescriptible, indescriptible. Je vous maudis tous et toutes...je vous maudis, c'est fou à quel point je peux vous maudire, c'est fou, fou.
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE EN 2017   01.05.17 22:08

citation :
La déshydratation entraine une insuffisance rénale et progressive. La mort survient dans un délai d’une semaine

mon commentaire:
je pense qu'il existe des insuffisances rénales non traitées exprès ou involontairement et la mort ne survient pas au bout d'une semaine...
Si le patient a plein d'oedèmes, çà va lui demander du temps pour évacuer cette flotte...
je pense qu'il existe en France une sorte de dictature idéologique: on veut nous faire croire que çà se passe de telle manière
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE EN 2017   18.05.17 19:09

"La nouvelle ministre de la Santé Agnès Buzyn est favorable à l’euthanasie".


Bon, enfin, on va y arriver ? mais il ne suffit pas d'être " favorable"...car François Hollande était favorable, on a vu le résultat.
Soit on réactualise la loi ratée de janvier 2011, soit on organise un référendum
Cependant cela ne sert à rien d'espérer quoi que ce soit...
La meilleure attitude : jeûne électoral ( abstention, vote blanc, vote nul ), jeûne des dons à la recherche médicale et aux soins palliatifs de fin de vie, jeûne des dons aux partis politiques et aux institutions religieuses, rédaction des D.A. inscription sur le registre du refus du don d'organe post-mortem(vous ne me donnez pas le choix,donc je ne vous donne rien), enterrement strictement laïc ...voilà quelques suggestions...pour signifier une opposition à l'idéologie de Léonetti et cie. Faut pas pousser !


Dernière édition par Admin le 20.05.17 14:52, édité 1 fois
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FIN DE VIE EN 2017
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