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 FIN DE VIE EN 2018

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Féminin Messages : 19210

MessageSujet: Re: FIN DE VIE EN 2018   20.03.18 16:26

quelque chose me dit qu'il n'y a rien à attendre de ce Gouvernement, strictement rien à propos de la fin de vie, que tout ceci a été programmé bien avant l'élection de F.H.
Impossible de détailler, respect de l'anonymat virtuel oblige.
Nausée et furie.
Si je pouvais tuer par la pensée...
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE EN 2018   21.03.18 9:41

Dans une tribune publiée par Le Monde, 156 députés, dont vous-même, ont appelé à légiférer sur l’euthanasie au cours de l’année 2018. Pourquoi cette précipitation ?

Manuel Valls : C’est dans nos compétences de député que de nous inviter dans ces débats, avec la volonté d’aller au-delà des clivages politiques. Il faut faire connaître la loi Leonetti et la loi Claeys-­Leonetti. Il faut développer aussi les soins palliatifs. Mais nous considérons qu’il faut sans aucun doute aller plus loin, notamment sur les directives anticipées.

Je suis favorable à une forme de suicide assisté, donc à une forme d’euthanasie. Je suis favorable à ce que l’on aille plus loin par rapport à ce qui a été fait pour donner cette liberté, comme cela existe dans un certain nombre de pays. Il faut franchir au fur et à mesure les étapes, et nous sommes là dans une étape. La nouvelle majorité, le rajeunissement des parlementaires me laissent penser qu’il y a une plus grande ouverture.
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE EN 2018   21.03.18 9:49

Est-ce un jeu calculateur ???
Ne versons plus aucune monnaie aux associations pour les soins palliatifs de fin de vie pour mettre fin à leur développement ! laissons-les mourir... ...
ainsi soit-il.
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE EN 2018   21.03.18 11:43

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Réflexion /
Point de vue
#Point de vue
POINT DE VUE. Paul Ricoeur et la fin de vie
Une infirmière tient la main d'une personne âgée en fin de vie (photo d'illustration). | Fotolia
Jacques RICOT.
Modifié le 21/03/2018 à 09h41
Par Jacques Ricot, auteur de « Penser la fin de vie » au Presses de l’EHESP, en 2017.

Au moment où il mettait la dernière main à l’une de ses œuvres majeures, La mémoire, l’histoire et l’oubli, Paul Ricoeur a bénéficié de l’assistance du jeune Emmanuel Macron au tournant du siècle dernier.

Or, c’est exactement à ce moment-là que le philosophe s’est exprimé publiquement sur la question de la fin de vie. J’ignore si ces thèmes ont alors été évoqués avec l’étudiant Macron qui, aujourd’hui devenu Président, cherche à se faire une opinion sur ce délicat problème de société.

Avec humilité, Ricoeur avait laissé mûrir durant plusieurs années sa pensée avant de livrer son analyse et ses convictions. Il avait rencontré longuement des acteurs des soins palliatifs. J’ai été moi-même le témoin de ses réflexions durant l’été 2000 avant qu’il ne les consigne dans un écrit intitulé Accompagner la vie jusqu’à la mort (1) et ne les réitère en 2001 lors d’une séance organisée par le ministre délégué à la Santé.

C’est la modestie qu’il revendique face aux positions simplistes et expéditives en demandant : « Sommes-nous au clair avec nos propres désirs de mort pour en parler non seulement avec compétence mais honnêteté ? ».

Acharnement ou fausse compassion

Ricoeur refuse avec clarté toutes les complaisances vis-à-vis de la souffrance, y compris cette falsification du christianisme qui laisserait croire que la douleur est, par elle-même, rédemptrice : la souffrance doit être soulagée par tous les moyens, y compris si cela devait abréger les jours restant à vivre.

Le philosophe dénonce une figure grimaçante de « faire le bien » : prolonger la vie par un acharnement thérapeutique (désormais mieux nommé « obstination déraisonnable »), ce qu’il commente ainsi : « Mais on peut débusquer le non-dit qui se cache derrière un geste qui ne sait pas s’arrêter. C’est, d’un côté, une sacralisation du simple fait de vivre […]. C’est, d’autre part, tout aussi fondamentalement, la fuite devant la tâche de faire le deuil, le deuil de l’autre et, à l’arrière-plan, le deuil anticipé de sa propre vie. »

Surgit alors une autre figure erronée de « faire le bien », symétrique de l’acharnement thérapeutique, celle qui consiste à mettre fin aux jours d’une personne dans un geste faussement compatissant.

La proposition de l’aide active à mourir, selon l’euphémisme en vigueur, apparaît à un moment où la culture moderne promeut « un acte de suprématie par lequel on voudrait éliminer les effets de la passivité et de la vulnérabilité de la condition humaine ».

La responsabilité du législateur

Cet acte de suprématie par lequel on veut anticiper sa mort, sous le manteau de la maîtrise de son destin, exprime la protestation contre toute situation de dépendance.

« De la protestation, le pas est vite franchi à la profession d’un droit de mourir dans la dignité, droit que certains voudraient voir sanctionné par la loi au même titre que les autres libertés civiques. »

Sur la responsabilité du législateur devant l’euthanasie, la conclusion de Ricoeur est sans ambiguïté : « Si l’éthique de détresse est confrontée à des situations où le choix n’est pas entre le bien et le mal, mais entre le mal et le pire — même alors le législateur ne saurait donner sa caution. »

#Point de vue
#Santé
#Société
#Fin de vie
#Réflexion

https://www.ouest-france.fr/reflexion/point-de-vue/point-de-vue-paul-ricoeur-et-la-fin-de-vie-5635277
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE EN 2018   21.03.18 16:58


Fin de vie : deux lois valent mieux qu’une
Par Philippe BATAILLE, sociologue — 21 mars 2018 à 16:31
Photo Fred Dufour. AFP

En plus de la loi Claeys-Leonetti, pourquoi ne pas légaliser également l'aide médicale active à mourir ? Et officialiser la mort réclamée.
Fin de vie : deux lois valent mieux qu’une

La Société française d’accompagnement palliatif (Sfap) a poussé un cri d’alarme contre les 156 députés qui ont envisagé de légaliser l’aide médicale active à mourir («Défier la mort est plus facile de loin que de près», le Monde du 10 mars). Ces députés avaient proposé de franchir les frontières de l’interdit de tuer que la loi Claeys-Leonetti 2016 respecte scrupuleusement. A suivre ces débats, n’est-il pas temps d’imaginer deux lois plutôt qu’une ? Une loi sur la fin de vie qui est celle en place, et une autre pour légaliser l’aide médicale active à mourir comme le réclament des pétitions, des manifestes et des associations citoyennes. D’autant que les Français ont en tête des affaires récentes qui les ont souvent émus.

Récemment, l’histoire de la romancière Anne Bert, qui était atteinte d’une maladie de Charcot, euthanasiée en Belgique en octobre. Le cas bien connu de Vincent Lambert, qui vit artificiellement au CHU de Reims depuis 2008. Encore plus proche de nous, le très difficile cas d’Ines, 15 ans, qui survit elle aussi artificiellement au CHU de Nancy depuis 2017. D’autres affaires troublent l’hôpital français, toutes indiquent que les Français ne savent plus si l’on meurt trop vite ou trop lentement dans leur pays, au point que des accusations tous azimuts dénoncent des accompagnements soupçonnés actifs, alors qu’à d’autres moments, ce sont les lenteurs de la mort qui traîne qui incitent à se situer en amont de la fin de vie pour mourir.

Sondages

Que répondre à ces désespérés ? Contrôler les douleurs ne leur suffit pas et ces techniques ne répondent pas à ceux qui situent leur mort avant leur fin de la vie. Les mêmes soulignent les efforts qu’ils ont accomplis jusqu’alors pour préserver leur dignité face à la maladie et les handicaps qui évoluent. Or, c’est de dignité dont ils parlent encore en disant vouloir choisir le moment et la manière de mourir.

Les Français l’ont bien compris. Une foule de sondages les disent favorables à l’aide médicale active à mourir. Ce qui conduit à concevoir deux lois plutôt qu’une. Donc une loi pour l’exception d’euthanasie et de suicide assisté distincte de celle de 2016 sur la fin de vie des Français. Il est temps de penser l’accompagnement vers la mort en fonction de la combinaison de deux lois, plutôt que de s’en tenir à une seule qui ne parvient pas à répondre à toutes les situations qui la sollicitent. Seul un autre texte de loi, en plus de celui qui existe déjà, parviendra à désencombrer les soins palliatifs des lourdes questions morales dont ils disent qu’elles freinent leur exercice clinique.

Culture palliative

La vive réaction de la Sfap à la proposition de loi des 156 députés l’indique. D’un côté, il convient de s’en tenir à la législation en place sur l’accompagnement palliatif des fins de vie en ne touchant pas à la loi Claeys-Leonetti, qui est seulement en train de se mettre en place, et d’un autre côté, il faut légaliser les exceptions d’euthanasie ou de suicide assisté avec une loi sur l’aide médicale active à mourir, distincte de celle déjà en place sur la fin de vie.

Cette solution résout les nombreux problèmes que rencontre la culture palliative, en faisant que la mort réclamée ne nécessite plus de passer les frontières pour être légale. En marge de l’actuelle loi sur la fin de vie, admettons qu’il y a de la place pour écrire la loi de l’aide médicale à mourir, qui légalise l’euthanasie et le suicide assisté.

Philippe Bataille est l’auteur de A la vie, à la mort, Autrement, 2015.
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE EN 2018   21.03.18 17:03

seulement l'Eglise et la Société Française d'Accompagnement et de Soins Palliatifs foutent leur belle merde depuis pas mal de temps déjà

http://www.handichrist.net/t1175-janvier-2011-echec-d-une-loi
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE EN 2018   30.03.18 23:12

copié-collé sur le web
Fin de vie : la grande difficulté des soignants face à la douleur des familles

commentaire:
les citoyens français ne seraient-ils pas eux aussi dans la douleur après avoir assisté à l'agonie de la proposition 21 pendant cinq années ?

BING   FURAX   CRY
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE EN 2018   31.03.18 14:40


Sur la fin de vie, les règles sont « trop restrictives et dissuasives »

Véronique Fournier, à la tête du Centre national des soins palliatifs et de la fin de vie, alerte sur l’application de la loi Claeys-Leonetti.

LE MONDE | 31.03.2018 à 09h49 • Mis à jour le 31.03.2018 à 09h55 | Par François Béguin

image: http://img.lemde.fr/2018/03/31/826.5/0/2399/1599/1068/0/60/0/0e9a569_17118-15vk3nn.gj2j.jpg
Lors d’une manifestation contre l’euthanasie pendant les débats sur la fin de vie à l’Assemblée, à Nantes, en janvier 2015.
Deux ans après l’entrée en vigueur de la loi Claeys-Leonetti, la question de la fin de vie s’est invitée au programme des états généraux de la bioéthique. En arrière-plan, une question : le texte a-t-il permis d’améliorer la façon dont on meurt en France ? Alors qu’un premier bilan doit être publié en avril, Véronique Fournier, la présidente du Centre national des soins palliatifs et de la fin de vie (CNSPFV), créé début 2016, assure au Monde que certains professionnels de santé osent paradoxalement moins recourir à la sédation profonde et continue jusqu’au décès (une forme d’anesthésie sans réveil) chez les malades en phase terminale qu’avant la loi qui la met en place.

« J’étais la première à penser que cette loi allait améliorer les choses et permettrait de faciliter l’accès au soulagement de la souffrance. Je l’avais comprise comme une loi “zéro souffrance”. Or je m’aperçois que ça coince sur le terrain. Pour être sûrs de ne pas transgresser la loi, les médecins vont moins loin qu’avant », explique Mme Fournier, dont la nomination en 2016 avait suscité des inquiétudes chez une partie des professionnels des soins palliatifs, en raison de ses prises de position en faveur d’une « euthanasie palliative ».

Elle dénonce les règles d’application de la loi « beaucoup trop restrictives et dissuasives » publiées le 15 mars par la Haute Autorité de santé (HAS). « Il semblerait que ce soit l’aile conservatrice des soins palliatifs qui ait dicté ces recommandations », juge celle qui dirige également le Centre d’éthique clinique de l’hôpital Cochin à Paris.
« Une course d’obstacles »
La HAS explicite notamment ce qu’est un pronostic vital « engagé à court terme », l’un des critères nécessaires pour bénéficier d’une sédation profonde : cela correspond à « quelques heures » ou « quelques jours », pas au-delà. Pour Véronique Fournier, cette précision « exclut »...

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/societe/article/2018/03/31/sur-la-fin-de-vie-les-regles-sont-trop-restrictives-et-dissuasives_5279038_3224.html#OebGtOhgQKKuv3Yp.99
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE EN 2018   01.04.18 16:45

Par conséquent, il aurait fallu mettre en examen certains et certaines. On aurait dû le faire déjà, cela ne s'est pas fait, alors on continue à parler de la fin de vie hypocritement comme de gros cons et de grosses connasses.
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE EN 2018   03.04.18 13:48

Fin de vie : "Faisons appliquer la loi avant de légaliser l’euthanasie"

Des infirmières et aide-soignantes lancent une pétition à l’intention de députés qui veulent légiférer sur l’euthanasie. Elles rappellent que, sur le terrain, le "mal-mourir" est dû à un non-respect de la loi sur la fin de vie.

Fin de vie : \"Faisons appliquer la loi avant de légaliser l’euthanasie\"
Fin de vie : "Faisons appliquer la loi avant de légaliser l’euthanasie"
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La rédaction d'Allodocteurs.fr
France Télévisions
Mis à jour le 03/04/2018 | 13:02
publié le 03/04/2018 | 13:02

Marion Broucke est "énervée". Cette infirmière en unité de soins palliatifs à l’hôpital Paul Brousse (Villejuif) n’en peut plus de voir la question de la fin de vie et de l’euthanasie discutée dans les hautes sphères de l'Etat par des politiques qu’elle estime "déconnectés de la réalité".

La Tribune du Monde, parue le 28 février dernier, dans laquelle un collectif de 156 députés appelle à mieux encadrer les droits et la liberté de mourir des personnes en fin de vie a été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. Elle a lancé, avec dix collègues, tous infirmières et aide-soignantes en soins palliatifs, une pétition, adressée aux députés qui veulent faire autoriser l'euthanasie, pour faire entendre leur voix. Une voix légitime. "S’occuper des patients en fin de vie, c’est notre métier au quotidien", rappelle l'infirmière.

A lire aussi : Fin de vie : la HAS distingue "sédation profonde" et "euthanasie"

Certains médecins ont peur d'utiliser de la morphine

Pour les signataires du texte, l’urgence, dans nos hôpitaux et nos EPHAD n’est pas de légaliser l’euthanasie, mais d’appliquer la loi sur la fin de vie qui existe déjà. "On entend dire par des personnes pro-euthanasie, dont la parole est très relayée dans les médias, qu’à cause de la loi actuelle on met des semaines à mourir en France, et dans des souffrances atroces.  Ce sont des mots effrayants et ce n’est pas la réalité. Oui, on meurt mal en France. Mais pas à cause de la loi Claeys-Leonetti : à cause de son non-respect", insiste Marion Broucke. Ce débat biaisé fait craindre aux personnels soignants des répercussions pour les personnes les plus vulnérables. "On ne doit pas légaliser l’euthanasie pour se débarrasser des gens qui sont mal traités par le système", affirme l'infirmière.

A lire aussi : Fin de vie : la HAS distingue la "sédation profonde" et D’après les signataires du texte, la première des urgences est de développer la formation en matière de soins palliatifs de tous les médecins et de tous les professionnels de santé, formation qui n’est pas à la hauteur des enjeux. "Les jeunes stagiaires qui arrivent dans nos services ont reçu un enseignement anecdotique dans ce domaine", constate amèrement Marion Broucke. "Pire, il demeure une indifférence assez générale des soignants qui ne sont pas spécialistes des soins palliatifs. Ils raisonnent encore beaucoup trop par organes, sans prendre en compte le patient dans sa globalité", se désole-t-elle. Résultat, l’accès aux soins palliatifs est insuffisant et la douleur des malades n’est pas soulagée. "Nous voyons dans nos services des patients qui ont un cancer depuis des années et qui ont reçu tous les traitements contre la douleurs, mais jamais de morphine. Certains médecins ont encore peur de l’utiliser. Ça nous met vraiment en colère."

A lire aussi : Fin de vie : Faites connaîtes vos dernières volontés

Malgré la loi, l'acharnement thérapeutique perdure... et coûte cher

Tout aussi alarmant, la médecine continue de créer de l’acharnement thérapeutique, pourtant interdit par la loi. "On assiste à des situations de survie complètement insensées, où des malades sont maintenus en vie artificiellement. Les établissements qui persistent devraient être sanctionnés". Marion Broucke constate dans son service que de nombreux patients reçoivent des chimiothérapies dans le mois qui précède leur décès. En plus d’être contraire à la loi Claeys-Leonetti, cette obstination pèse financièrement sur les hôpitaux. "Nous avons toujours moins de moyen pour soigner. On nous dit qu’il n’y a pas d’argent à l’hôpital. Mais le coût de l’acharnement thérapeutique est bien plus important que celui de l’accompagnement. L’argent n’est pas mis au bon endroit. Au lieu de le dépenser dans des chimiothérapies dernière génération hors de prix et inutiles, il faut le réinjecter là où il est utile : dans les soins palliatifs", explique l’infimière.


Face à ces inquiétants constats, Marion Broucke ne s’étonne pas de la popularité d’une légalisation de l’euthanasie dans l’opinion publique. "Les malades en fin de vie ne sont pas soulagés et sont victimes d’obstination déraisonnable. Forcément, leur famille et eux-mêmes réclament l’euthanasie. Et les personnes qui ne sont pas malades, elles, ont peur de ces situations. Les militants pro-euthanasie jouent là-dessus. Alors que nous le savons d'expérience : dans le cadre d'une prise en charge adéquate, les demandes d'euthanasie tendent à disparaître."

Le collectif à l'origine de la pétition demande à être entendu par les députés, et à être intégré au groupe de réflexion de l’Assemblée Nationale. "Nous voudrions aussi que les familles des patients passés par les soins palliatifs témoignent. Il faut que les politiques comprennent que la priorité est de faire respecter la loi. Et ensuite, seulement, on pourra rediscuter. "
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE EN 2018   03.04.18 19:13

Admin a écrit:
seulement l'Eglise et la Société Française d'Accompagnement et de Soins Palliatifs foutent leur belle merde depuis pas mal de temps déjà

http://www.handichrist.net/t1175-janvier-2011-echec-d-une-loi

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MessageSujet: Re: FIN DE VIE EN 2018   04.04.18 18:57

je me demande qui me lit, les pro-vie ou les pro-euthanasie...
je pourrais me tuer, pensez-vous
le problème, c'est que j'ai envie de vous tuer avant !
alors comment je fais ???
oui, la haine et le mépris font vivre ( cf La Manif Pour Tous LMPT ).
Merci de me faire vivre ? je frise la folie ! au secours !
Mais que faîtes-vous de la non-assistance à personne en danger ??? ??? ??? depuis 2010 sur le web à propos de la fin de vie... on m'a écrit que l'euthanasie était un billet d'entrée pour l'enfer sur un site cool, pauvre IMC que je suis, je suis devenue une malade psychique et spirituel et j'ai ouvert ce site ( le 16 janvier 2011 ) dans l'espoir d'une guérison intérieure. Quel nombrilisme, pensez-vous ! bonne pour l'enfer éternel, effectivement... Mais j'ai une excuse, je vis déjà un enfer, plusieurs enfers même. L'enfer avec vous, l'enfer informatique, l'enfer avec mon handicap,  tous ces enfers me rendront presque insensible à l'enfer et ses flammes. Et vivre une éternité aux couleurs du paradis avec vous, çà ne doit pas être marrant... De toute façon, nous n'avons pas les mêmes valeurs !
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE EN 2018   08.04.18 17:35


Bioéthique, des députés encore peu impliqués

Loup Besmond de Senneville et Mikael Corre , le 03/04/2018 à 6h00

Alors que la phase de consultation des états généraux de la bioéthique se termine fin avril, les parlementaires sont encore loin de s’être mis au travail.

Bioéthique, des députés encore peu impliqués. ZOOM

La première phase des états généraux se termine dans moins d’un mois, avec des dizaines d’événements organisés de Lille à Ajaccio en passant par Quimper et Mulhouse, pour préparer la révision des lois de bioéthique. Alors que le Conseil consultatif national d’éthique (CCNE) présentera demain un bilan d’étape, ces sujets sont encore loin d’être à l’ordre du jour, par ailleurs très chargé, de l’Assemblée nationale. Certes, les discussions dans l’hémicycle ne devraient commencer qu’en janvier 2019, juste après le vote du budget. Mais d’ici là, très peu d’auditions de spécialistes de l’éthique sont au programme de la commission des affaires sociales dont l’agenda est rempli jusqu’à l’été. Certains, comme le député LREM Thomas Mesnier, proposent dès lors de « confier ces sujets à part à une commission spéciale », comme ce fut le cas en 2011.

Par ailleurs, aucune mission d’information n’a été chargée d’évaluer les lois de bioéthique existantes. C’est ce que regrette le député LR Xavier Breton qui a adressé le 26 mars une lettre au président de l’Assemblée nationale pour lui rappeler « qu’à l’occasion des révisions antérieures (en 2004 et 2011), le débat parlementaire avait toujours été précédé par les travaux d’une mission d’information ». « Il n’y a pour l’instant aucune réflexion à l’Assemblée pour que les députés mettent à niveau leurs connaissances, regrette Xavier Breton. On prend le risque que le débat parlementaire soit bâclé. »

Toutefois, deux élus, la sénatrice LR Annie Delmont-Koropoulis et le député LREM Jean-François Eliaou préparent un rapport d’évaluation de la loi de 2011. Ce calendrier très resserré n’est pas anodin. L’exécutif ne veut pas renouveler l’expérience du « mariage pour tous » et entend bien maîtriser la durée des futurs débats pour éviter qu’ils s’enflamment. « Le problème est de trouver le temps de travailler les sujets tout en allant vite, reconnaît le député LREM Marc Delatte, par ailleurs membre du CCNE. Il est encore un peu trop tôt : le temps de l’assemblée ne commencera qu’en septembre, lorsque seront remis aux députés l’avis et les préconisations du CCNE. »

Il arrive pourtant régulièrement que les parlementaires multiplient par eux-mêmes les auditions très en amont du vote de textes complexes. Les échos de leurs visites en prison, en centre d’accueil ou de rétention sont bien plus nombreux que ceux de leurs rencontres avec des unités de soins palliatifs ! Quelques lieux de débats existent, comme ces « soirées Colbert », organisées pour le groupe LREM par le député Guillaume Vuilletet qui a par exemple reçu l’ancien président du CCNE Didier Sicard, ou encore « l’entente parlementaire pour la famille », ce groupe informel composé de députés de droite mobilisés autour des questions sociétales. Ils ne touchent cependant que peu de parlementaires. « On sent bien que les députés n’ont pas été dans la réflexion depuis longtemps, juge un spécialiste des questions bioéthiques, déjà auditionné par une poignée de parlementaires. Ils reconnaissent que les sujets sont importants mais ils subissent différentes influences. »

Certains députés ayant une formation médicale sont naturellement plus à l’aise pour parler de la raréfaction des gamètes ou des dernières techniques de PMA. À droite, aucun parlementaire ne semble émerger pour remplacer l’ex-député LR Jean Leonetti tandis que, dans la majorité, le député LREM et médecin Jean-Louis Touraine (ex PS) milite très activement pour l’euthanasie.

Dernier coup de force en date : la signature le 28 février par 156 députés d’une tribune à son initiative « pour donner aux malades en fin de vie la libre disposition de leur corps ». « J’ai été très surprise de cette initiative, commente la députée LREM Agnès Thill. Lancer cette tribune sans discussion préalable était une tentative de manipuler l’opinion alors que de nombreux députés de la majorité n’ont pas encore d’avis tranchés. » Cette tribune a toutefois été, selon cette députée de l’Oise, un déclencheur : « Depuis sa parution, davantage de députés de la majorité qui ne sont pas pro-euthanasie viennent aux réunions du groupe d’étude sur la fin de vie pour faire entendre leur voix. D’autres groupes informels sont nés. C’est bien. Il faut que tout le monde s’engage. »

Loup Besmond de Senneville et Mikael Corre
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE EN 2018   09.04.18 14:14

e-sante.fr.
Fin de vie : qu'est-ce que la sédation profonde et continue ?
Publié par Audrey Vaugrente, journaliste santé le Vendredi 16 Mars 2018 : 13h02

Dans un nouveau guide, la Haute Autorité de Santé fixe le cadre de la sédation profonde et continue jusqu'au décès. E-Santé vous explique en quoi consiste cette mesure destinée à la fin de vie.

Eviter l'acharnement thérapeutique et faciliter la fin de vie des personnes gravement malades. Tel était l'esprit de la loi Claeys-Leonetti, adoptée en février 2016. Elle autorise notamment les équipes médicales à mettre en place une sédation profonde et continue jusqu'au décès. Ce 15 mars, un guide de la Haute Autorité de Santé en a rappelé les conditions.

L'objectif de ce document : aider les patient.e.s et les soignant.e.s dans une décision qui n'a rien de simple. Et épargner toute souffrance évitable aux malades. Mais en quoi consiste exactement cette mesure ? E-Santé fait le point.

Le dosage est adapté aux besoins

La sédation profonde et continue jusqu'au décès est un terme compliqué qui masque une réalité très simple. Afin d'éviter au malade de souffrir dans ses derniers jours ou semaines de vie, un traitement chimique peut être mis en place par les équipes que le ou la soignent.

Pour cela, plusieurs types de médicaments peuvent être utilisés. Le plus souvent, c'est le midazolam, un hypnotique sédatif, qui est injecté par intraveineuse à intervalles réguliers. D'autres molécules de la classe des benzodiazépines (Valium, Rivotril, Tranxene) sont parfois prescrites avec un neuroleptique.

Ces traitements peuvent être utilisés à différents dosages. L'objectif est d'adapter la quantité de médicament à l'état du patient ou de la patiente. Quitte à obtenir une perte de conscience jusqu'au décès.

Dans le même temps, tous les gestes permettant de maintenir en vie la personne – comme l'hydratation ou la nutrition artificielles – sont interrompus. En revanche, les soins de confort (soins de la bouche, hygiène, prévention des esquarres) sont poursuivis, afin de permettre une fin de vie digne.

La différence avec l'euthanasie

Cette disposition peut concerner des personnes atteintes de cancers, par exemple. La loi prévoit deux possibilités. Si la personne est capable d'exprimer sa volonté, elle peut demander une sédation dans deux cas : si la souffrance est réfractaire au traitement et que le pronostic vital est engagé à court terme; si l'arrêt du traitement engage le pronostic vital et qu'une souffrance "insupportable" peut en découler.

Lorsque le.la patient.e ne peut pas exprimer sa volonté – parce qu'il est dans le coma par exemple, une procédure collégiale peut mener à la décision d'une sédation profonde et continue jusqu'au décès. Une exception : si les directives anticipées s'opposent clairement à une telle décision.

La sédation profonde et continue n'a donc rien à voir avec l'euthanasie, qui reste interdite en France. Dans le cadre d'une euthanasie, le malade demande à ce que sa vie soit abrégée. Le médicament est donc dosé de manière à tuer la personne.

Ce n'est pas le cas avec la sédation profonde, qui a pour but de soulager les douleurs. Ce n'est donc pas le médicament qui provoque la mort, mais l'évolution naturelle de la maladie.

DEBILE et ABSURDE
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE EN 2018   10.04.18 18:30

Le CESE vote un avis pro-euthanasie, les mouvements chrétiens s'abstiennent

Sixtine Chartier publié le 10/04/2018

©️ B. Fougeirol  

Le Conseil économique, social et environnemental (CESE) a voté mardi 10 avril avril un avis sur la fin de vie préconisant une dépénalisation de l’euthanasie. Les représentants de la JOC, du MRJC et des Scouts et guides de France, membres du CESE en tant qu’organisations de jeunesse, ont décidé de s’abstenir.

« Fin de vie : la France à l'heure des choix ». L’avis du CESE, ainsi intitulé, a donc tranché en faveur de l’euthanasie : 107 voix pour, 18 contre et 44 abstentions. L’assemblée s’était auto-saisie, à l’automne 2017, faisant valoir d’une part « plusieurs pétitions », regroupées sous le nom de « pour une loi sur le suicide assisté et l’euthanasie en France » et cumulant plus de 250.000 signatures, et d’autre part sa compétence à évaluer les lois en vigueur. Rien ne l’obligeait pourtant à le faire, car le seuil minimal pour qu’une pétition puisse être examinée par le CESE est de 500.000.

L’avis rendu prévoit, dans sa « préconisation n°12 », d’« ajouter aux droits aujourd’hui reconnus à la personne malade par la loi celui de pouvoir demander au.à la (sic) médecin, y compris à travers la rédaction de DA (directives anticipées, ndlr) ou la désignation d’une personne de confiance, de recevoir, dans des conditions strictement définies, une sédation profonde explicitement létale ». Selon le texte, cette « sédation profonde explicitement létale » serait en fait une phase ultime des soins palliatifs. Il n’y aurait donc plus lieu de faire de distinction entre les deux.

Une « révision des règles éthiques »

En se prononçant aujourd’hui, il s’agit pour le CESE de « renforcer le pouvoir décisionnel et la liberté de choix de la personne malade en créant un nouveau droit », qui permettrait « d’élargir les options offertes à la personne en fin de vie dans les cas où les soins palliatifs n’apportent pas de réponse satisfaisante ». L’avis précise qu’il s’agirait d’une « dépénalisation conditionnelle de l’aide à mourir » qui induirait « une révision des règles éthiques définies par l’ordre des médecins ». Ce « soin ultime » pourra prendre la forme d’une « euthanasie », s’il est administré par un médecin, ou d’un « suicide assisté », s’il est auto-administré par la personne malade.


Pour tranchée qu’elle soit, cette prise de position est néanmoins nuancée par la mention d’un « dissensus » au sujet de l’ensemble de la préconisation n°12. Il prend la forme d’un encadré récapitulant la position, parmi les membres de la commission ayant rédigé l’avis, des opposants à l’euthanasie, partisans du respect de la législation actuelle. Interrogé par La Vie, le rapporteur de cette commission temporaire sur la fin de vie, Pierre-Antoine Gailly, n’a pas voulu donner le nombre de personnes rédactrices de cet avis divergent, faisant plutôt valoir le vote final de l’avant-projet (dissensus compris) au sein de la commission de travail : 23 voix pour sur 27 avec 4 abstentions.

Parmi les initiateurs de ce « dissensus » au sein de la commission de travail, on retrouve pourtant Joseph Thouvenel, du syndicat CFTC. Opposé à l’euthanasie à titre personnel, le syndicaliste ne peut répondre au nom de son mouvement, beaucoup plus partagé sur le sujet. Pour lui, une telle divergence est « exceptionnelle au CESE », connu pour ses votes la plupart du temps à l’unanimité. Il faudra donc que les opposants à l’euthanasie s’en contentent. En réalité, la mention explicite de ce « dissensus » semble avoir conduit plusieurs personnes en principe opposées à l’euthanasie à voter pour le projet en commission ou à s’abstenir.

Abstention des mouvements chrétiens

Suivant cette logique, les mouvements d’Église qui siègent au CESE en tant que mouvements de jeunesse – la Jeunesse ouvrière chrétienne (Joc), le Mouvement rural de la jeunesse chrétienne (MRJC) et les Scouts et guides de France (SGDF) –, ont choisi l’abstention. Interrogés sur les motivations de ce choix, les mouvements ont tous fait valoir un même ligne : les sujets bioéthiques sont hors de leur expertise.

« On n’a pas vocation à s’exprimer sur ce sujet, souligne Lola Mehl, présidente de la Joc. Notre plaidoyer, c’est d’améliorer les conditions de vie des jeunes du mouvement ouvrier. Ce sujet ne nous concerne pas. » « S’abstenir ne signifie en aucun cas qu’on est pour l’euthanasie. Mais on ne veut pas prendre part au débat », précise-t-elle, sur la défensive.

Pour les SGDF, le sujet n’est pas non plus dans le champ de compétence du mouvement. Une position déjà tenue lors des débats sur le « mariage pour tous ». « Sur les questions bioéthiques de façon générale, et l’euthanasie en particulier, le mouvement a diffusé les fiches faites par la Conférences des évêques de France », se défend François Mandil, délégué national des SGDF. Mais pas question de prendre position officiellement.

Au MRJC, enfin, Hugues Boiteux, chargé de la communication, « n’a pas pris connaissance du texte du CESE ». « Nous n’avons pas travaillé sur “la fin de vie” au MRJC », argue-t-il. Mais cela ne saurait tarder, précise-t-on au sein du mouvement : « Nous comptons prendre à bras le corps les sujets de bioéthique des États généraux dans les semaines et mois à venir ». De son côté Brieux Guinard, président du MRJC, ne veut pas s’exprimer sur le sujet. « On a rien de plus à dire que ce que dit la doctrine sociale de l’Église sur le sujet », avance-t-il, avant de finir par lâcher : « L’avis du CESE est assez ambigu ou défend la logique de l’euthanasie. » Pourquoi s’abstenir, dans ce cas ? « Ce n’est pas dans l’esprit du CESE de voter contre pour exprimer un désaccord », répond-il. Nous n’en saurons pas plus.

Cet avis du CESE n’est que consultatif. Mais les partisans de l’euthanasie – lobbyistes ou députés – ne manqueront pas de s’appuyer dessus pour faire valoir leurs arguments en faveur d’une nouvelle loi, pourtant à l’origine exclue des États généraux de la bioéthique. Leur travail semble avoir payé pour l’instant.
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE EN 2018   10.04.18 19:48

Même si j'ai ma loi ( celle de janvier 2011 ), je vivrai et je mourrai bourrée de rancune, la conscience violée... Ma dignité ne sera pas moindre.
alleluia amen
vive la France et vive la République
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE EN 2018   11.04.18 19:30

le Quotidien du Médecin

Fin de vie : le CESE se prononce pour un droit à une « médication expressément létale »
Coline Garré

| 10.04.2018

Le Conseil économique, social et environnemental (CESE) a adopté ce 10 avril un avis appelant à ouvrir un nouveau droit pour une personne malade : celui de demander au médecin « une médication expressément létale ».

Rédigé par une commission temporaire constituée pour répondre à cette autosaisine, dans laquelle on retrouve Étienne Caniard, ancien président de la Mutualité française, la Pr Sylvie Castaigne (hématologue), ou encore le psychiatre Michel Debout, l'avis, intitulé « Fin de vie : à l'heure des choix », fait d'abord le constat d'une insuffisante mise en œuvre des droits actuels : accès compliqué aux soins palliatifs, notamment à domicile, méconnaissance des dispositions visant à placer le malade au centre de décisions le concernant, et mise en œuvre de la sédation profonde et continue « entravée par des difficultés d'ordre tant médical que juridique et éthique ».

L'avis propose plusieurs mesures pour améliorer l'application de la réglementation en vigueur : lancer une campagne d’information sur les soins palliatifs, augmenter les moyens qui y seront alloués dans le plan 2019-2021 pour gonfler l'offre à l'hôpital de 20 à 40 %, les exclure de la tarification à l'activité (T2A) et mieux prendre en compte la rémunération du médecin coordonnateur, autoriser la prescription par la médecine de ville de médicaments nécessaires à la sédation profonde et continue et leur dispensation par les officines, ou encore préciser par décret la procédure collégiale afin de conforter la place des non-médecins et des associatifs…

Éviter des « mots qui crispent »

Dans un second volet, l'avis veut élargir le champ des possibles en « autorisant les derniers soins », c'est-à-dire donner la possibilité à une personne malade de demander au médecin, y compris à travers les directives anticipées ou sa personne de confiance, dans des conditions strictes, de recevoir une médication expressément létale. Des mots pesés pour éviter les termes d'euthanasie ou de suicide assisté : « Il y a des mots qui immédiatement crispent, qui bloquent, et qui sont les mots de suicide et d'euthanasie », s'est justifié le rapporteur du texte Pierre-Antoine Gailly, représentant au CESE du groupe des entreprises. « L'opinion, depuis 2001, est d'avis que le pays devrait autoriser des formes de mourir plus volontaristes que les dernières lois », analyse-t-il.

« Un tel amendement, qui réaliserait une dépénalisation conditionnelle de l’aide à mourir, devrait préciser la définition de ce soin ainsi que les modalités de l’acte, selon que celui-ci est réalisé par le médecin (et donc assimilable à une euthanasie) ou par la personne elle-même (et donc assimilable à un suicide assisté). Cela induit une révision des règles éthiques définies par l’Ordre des médecins pour éviter qu’un acte « dépénalisé » puisse faire l’objet de sanctions professionnelles », lit-on dans le corps de l'avis.

En parallèle, la loi doit inclure une clause de liberté de conscience, permettant à toute personne, quelle que soit sa profession, de refuser la prescription, la dispensation, ou l'administration de cette médication expressément létale.
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE EN 2018   12.04.18 9:25


Brigitte Macron, ces 9 exemples montrent qu'il faut enfin une loi d’Ultime Liberté pour la fin de vie en France

J'espère que Brigitte Macron m'entendra et qu'elle pourra nous aider à convaincre son mari qu'il est enfin temps de créer un nouveau droit, celui de mourir dans la dignité....

Jean-Luc Romero-Michel
Conseiller régional d’Ile-de-France, Ambassadeur pour une IDF sans sida à la Région IDF

POOL New / Reuters

Brigitte Macron, ces 8 exemples montrent qu'il faut enfin une loi d’Ultime Liberté pour la fin de vie.

"On meurt mal en France."

C'est par ces cinq mots que j'introduis ma Lettre Ouverte à Brigitte Macron.

J'ai en effet voulu m'adresser à la Première dame, car déçus par le non-respect de la promesse de François Hollande et de certains parlementaires, les nombreux militants de l'ADMD que je rencontre, depuis la dernière campagne électorale, dans mes tours de France, me suggèrent souvent: "Et pourquoi vous n'essayez-vous pas de convaincre Brigitte? Elle a une grande influence..."

La charte de la Première dame qui lui confie notamment comme mission de "maintenir un lien continu d'écoute et de relation avec les acteurs de la société civile" notamment dans le domaine de la santé et dans le soutien aux personnes vulnérables a bien sûr crédibilisé ce projet d'interpellation.

Enfin, à l'image de Simone Veil, Christiane Taubira et Dominique Bertinotti, les femmes sont celles qui font, la plupart du temps, avancer les lois sociétales. La ministre de la santé ayant d'ores et déjà annoncé qu'elle ne souhaitait pas aller plus loin que les trois lois Leonetti, l'adresse à la Première dame s'est définitivement imposée à moi.

Pour la convaincre, je démontre les graves lacunes de notre législation qui souffre de neufs échecs que je vous soumets succinctement.

Échec de l'accès universel aux soins palliatifs.

A peine 20 à 25% des mourants qui en ont besoin peuvent entrer dans une unité de soins palliatifs (USP). Pire, une véritable inégalité géographique s'est développée dans notre pays avec 40% des lits concentrés en Ile-de-France qui n'a que 18% de la population française et zéro lit d'USP en Guyane comme à Saint-Pierre-et-Miquelon...

Seuls deux plans de soins palliatifs ont été mis en œuvre de 2005 à 2018 (2008-2012/2015-2018), soit 7 années sans plan...

Il faut rappeler que les soins palliatifs s'imposeront en 1967 en Grande-Bretagne, mais seulement en 1987 en France! 20 ans plus tard...

Ces chiffres, tels une description à la Prévert, démontrent qu'on a beaucoup parlé des soins palliatifs depuis 13 ans, mais que les moyens n'ont jamais été à la hauteur de l'enjeu. A croire, qu'en fin de vie, nous ne sommes plus des citoyens à part entière.

Échec de la lutte contre l'acharnement thérapeutique.

Le rapport parlementaire Leonetti/Claeys de 2015 le confirme - sans en tirer de conclusions dans nos lois... -, l'obstination déraisonnable, nouvelle expression pudique pour désigner l'acharnement, se poursuit dans certaines Ehpad où on force des seniors à se soigner. 50% des chimiothérapies sont mises en œuvre dans les 15 derniers jours de la vie. De nombreux cérébrolésés comme Vincent Lambert, qui avaient dit qu'ils ne souhaitaient pas rester en vie dans ces conditions mais qui, avec le nécessité d'une mort à brève échéance, ne peuvent plus être aidés avec la dernière loi de 2016.

Enfin, les sédations terminales - 20 000/an selon Jean Leonetti (Le Figaro – 7 juin 2015) -, sont acceptables et utiles pour des personnes qui meurent rapidement, mais après deux, trois semaines d'agonie, cette pratique s'apparente à une forme d'acharnement avec son cortège d'effets secondaires, escarres, phlébites, encombrements, infections multiples, spasmes, hémorragies, convulsions...

Échec du développement des directives anticipées.

Selon l'Ined, seuls 2,5% des mourants en ont écrites, 11% des plus de 50 ans selon un sondage BVA de février 2018. Alors que la rédaction des directives anticipées fait l'unanimité chez tous ceux qui travaillent sur la fin de vie, rien n'a vraiment été fait pour les promouvoir et les médecins n'ont toujours pas un fichier national à leur disposition ou la carte vitale pour les consulter! Et, contrairement à ce que les pouvoirs publics affirment, les médecins peuvent toujours estimer qu'elles sont manifestement inappropriées pour ne pas les appliquer. Dans ces conditions, n'est-ce pas normal que les Français ne s'en emparent pas?

Échec de la prévention du suicide: taux élevés de suicide des seniors et des grands malades.

Avec le Japon et la Corée du Sud, nous avons un taux record de suicide au sein de l'OCDE. Et si dans ces pays ce sont surtout le suicide des jeunes, chez nous, c'est celui des personnes très âgées ou des grands malades. Imaginez, l'ensemble des suicides est de 5% chez les moins de 25 ans mais de presque 29% chez les plus de 70 ans...

Échec du législateur qui laisse la justice faire le droit.

Quand la justice est confrontée à une vraie euthanasie ou un suicide assisté, qu'il n'y a aucun doute sur la volonté de la personne qui est morte, elle acquitte toujours celles ou ceux qui l'ont aidée. Rappelons-nous l'affaire Morten Jensen, ou plus récemment, en décembre dernier, Jean Mercier, qui a été acquitté par la Cour de cassation. Mais est-ce normal de laisser la justice faire ce que devrait faire le législateur: une loi sur la fin de vie qui puisse être appliquée et enfin applicable ?

Échec de l'égalité: fuites à l'étranger.

Jamais autant de Français n'ont fui en Suisse ou en Belgique pour mourir dans la dignité. Les médias nous racontent presque chaque jour l'histoire de ces Français qui, à l'image de Anne Bert, partent à l'étranger. On en est revenu à l'époque où des femmes qui en avaient les moyens fuyaient pour avorter à l'étranger. Les autres n'avaient que les faiseuses d'anges pour avorter et certaines n'y survivaient pas. Aujourd'hui, ceux et celles qui n'en ont pas les moyens n'ont comme seule solution que de se suicider prématurément et violemment. Seuls 15% des suicides en France le sont grâce à des médicaments ; 52% le sont par la pendaison!

Échec de la loi: les terribles dérives

Selon l'INED, 0,8% des mourants reçoivent un produit létal mais seuls 0,2% des mourants l'ont demandé. 0,6% des mourants n'ont rien demandé. Que dire de plus ? Et, les voleurs de liberté osent parler de prétendues dérives dans les pays qui ont eu le courage et l'humanité de légaliser l'euthanasie et/ou le suicide assisté...

Échec de la connaissance et application de la loi.

Selon l'ancien sénateur Daniel Raoul, une loi non appliquée ni connue au bout de 5 ans devrait être supprimée. La dernière loi Leonetti n'est qu'une nouvelle mouture de la loi de 2005. Elle revient même en arrière en limitant la sédation terminale aux personnes qui vont mourir à brève échéance... Vincent Humbert ou Vincent Lambert pourraient-ils, avec cette nouvelle condition, encore en bénéficier? Si au bout de 13 ans, cette législation n'est pas connue, c'est que de nombreux professionnels de santé ne s'en emparent pas et qu'elle fait peur à beaucoup de Français, inquiets de la durée de certaines sédations terminales.

Échec humain: les affaires se multiplient.

Vincent Humbert, Morten Jensen, Hervé Pierra, Maïa Simon, Chantal Sébire, Nicole Boucheton, Marie Deroubaix, Docteur Bonnemaison, Anne Bert, Jean Mercier, toutes ces affaires, qui ont rythmé ces 13 années, devraient nous interroger...

Oui, on meurt mal en France.

C'est pourquoi, il faut enfin changer de logique, arrêter de médicaliser la fin de vie, mettre le mourant au centre des décisions grâce à une loi d'ultime liberté qui garantisse l'accès universel aux soins palliatifs mais aussi la légalisation de l'euthanasie et du suicide assisté.

J'espère que Brigitte Macron m'entendra et qu'elle pourra nous aider à convaincre son mari qu'il est enfin temps que notre vieille démocratie, que le Président veut moderniser, s'élève en créant un nouveau droit, celui de mourir dans la dignité....

Jean-Luc Romero est l'auteur de "Lettre Ouverte à Brigitte Macron - #MaMortMAppartient !"
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE EN 2018   13.04.18 11:22

Personnellement, je pense que Jean Léonetti aurait dû accepter l'idée d'une sédation de huit heures environ ( durée du sommeil nocturne habituel ) avec arrêt cardiaque provoqué, mais il est idiot et intelligent à la fois, on en subit les conséquences malheureusement
Dormir POUR mourir et non pas dormir avant de mourir.
"Donner la mort n'est pas un soin", tel est le refrain du lobby palliatif.
Parce qu'endormir du dernier sommeil avec privation d'eau et de nourriture serait un soin...
Sur la fin de vie, nous n'aurons jamais les mêmes valeurs...
On provoque bien un accouchement...
De même, on pourrait provoquer un arrêt cardiaque après une sédation d'une durée strictement limitée...
Tel aurait été LE seul compromis valable et efficace. Un pas de plus en avant au lieu de tourner en rond comme des cons.
Vos bains de bouche imposés aux mourants, vous pouvez vous les foutre là où je pense, dans votre cul ! cela fait des années que je pue de la gueule... et on ne fait rien, on attend que je crève pour réagir. Vous pensez que je peux avaler et digérer cela ??? Non mais, çà ne va pas, la tête !
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FIN DE VIE EN 2018
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