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 Pr J.L.Vincent, blague belge ???

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MessageSujet: Pr J.L.Vincent, blague belge ???   20.03.18 20:50

Sédation terminale : "Il n'y a rien à cacher !"

Vincent Claes  

Rédacteur en chef - Le Journal du médecin

20/03/18 à 14:46 - Mise à jour à 14:46

Le Pr Jean-Louis Vincent estime qu'il faut une loi pour autoriser la sédation terminale dans les hôpitaux belges. Il a plaidé pour cette évolution législative lors de l'ouverture du 38e International Symposium on Intensive Care and Emergency Medicine, ce 20 mars.

Sédation terminale : "Il n'y a rien à cacher !"
©️ iStock

"Lors de notre congrès, nous nous posons chaque année cette question jusqu'il faut-il aller pour garder le patient en vie, comment éviter l'acharnement thérapeutique? Trop souvent les médecins ont des réflexes, appris à l'université, qui les poussent à agir. Mais que faut-il faire pour un patient qui est atteint, à un stade avancé, de la maladie d'Alzheimer et présente un abdomen chirurgical ? Il faut bien mourir de quelque chose lorsqu'on arrive en fin de vie... Les médecins ont peur de louper quelque chose. Ils ont raison. À Érasme, nous avons développé le test de l'USI. Lorsqu'on ne sait pas jusqu'où aller, nous observons le patient durant trois jours dans le service des soins intensifs. On explique cette démarche aux proches et éventuellement au malade s'il est conscient. Parfois, on lance un traitement conservateur. Parfois, on décide collégialement d'arrêter les traitements. Dans certains cas, il ne suffit pas de couper le respirateur. Il faut administrer une sédation terminale. Souvent, les proches disent que le patient n'aurait pas voulu se trouver dans cet état. Comme le malade n'a pas eu l'occasion de demander une euthanasie, nous devons recourir à une sédation terminale. Or, cette pratique n'est pas couverte par la loi dans notre pays."

L'exemple français

Le baron Vincent plaide pour que législateur belge s'inspire de la loi Clayes- Leonneti qui depuis 2016 ouvre, sous certaines conditions, un droit à la sédation "profonde et continue". Le Pr Vincent a profité de la présence de Didier Reynders, vice-premier ministre, pour lui demander de convaincre ses collègues du gouvernement Michel d'adopter une loi dans ce sens qui compléterait la loi sur l'euthanasie. "Les Français sont plus en avance que nous pour la prise en charge de la fin de vie dans les hôpitaux", constate l'ancien chef de service des soins intensifs de l'Hôpital Érasme. "Il y a quelques années, les membres du comité de la Société belge des soins intensifs ont publié un article réclamant une législation sur la sédation terminale pour être plus transparent. Dans le dossier du patient, nous indiquons qu'il y a eu une sédation terminale. Il n'y a rien à cacher ! Nous ne pratiquons pas cela "dans le silence de la nuit", c'est un acte réfléchi et collégial. Nous ne faisons pas le mal! Il faut permettre aux patients de mourir dans la dignité et la confiance."

Le Pr Vincent est favorable à l'enregistrement des cas de sédation terminale. Depuis le mois passé, l'UZ Brussel a d'ailleurs commencé, "en tant que premier hôpital en Belgique, et même au monde", à enregistrer la sédation palliative. "En enregistrant la sédation palliative, l'UZ Brussel souhaite d'une part, créer une plus grande clarté pour les patients et leur entourage et d'autre part, optimaliser l'établissement des indications et la réalisation technique de cet acte médical", communiquait récemment l'hôpital académique bruxellois. Un exemple à suivre ?

http://www.levif.be/actualite/sante/sedation-terminale-il-n-y-a-rien-a-cacher/article-normal-815397.html
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MessageSujet: Re: Pr J.L.Vincent, blague belge ???   28.10.18 14:22


Editoriaux - International - Société - Table - 1 juin 2018
Euthanasie : en Belgique, depuis 16 ans, on élimine à la pelle !
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La loi du 28 mai 2002 a permis aux médecins belges « mettant intentionnellement fin à la vie d’une personne à sa demande » de se voir exonérer de toute poursuite pénale. À l’époque, il ne s’agissait pas vraiment de reconnaître un droit du patient à se voir euthanasier, juste de protéger les médecins. En 2002, 259 personnes avaient vu leur fin de vie abrégée à leur demande. Seize ans après, c’est plus de 2.000 cas officiels d’euthanasie légale (six Belges sont euthanasiés tous les jours).

Ces chiffres sont encore en deçà de la réalité car en Belgique, les euthanasies clandestines demeurent nombreuses (27 % en Flandre et 42 % en Wallonie). Plus grave : selon un rapport de l’Observatoire français de la fin de vie, il arrive que des patients soient euthanasiés à leur insu (jusqu’à 1,8 % des décès).

Au point que la présidente de la commission fédérale chargée de contrôler a posteriori le bien-fondé des euthanasies, le docteur Herremans, a récemment déclaré : « S’il fallait, en Belgique, juger tous les docteurs Bonnemaison (en référence à ce médecin jugé en France pour avoir illégalement abrégé la fin de vie de ses patients), les cours d’assises seraient pleines. » L’efficacité de cette institution de contrôle est douteuse ; il aura fallu attendre 2015, soit quatorze ans après le vote de la loi, pour qu’un dossier « litigieux » soit transmis au parquet (sur 8.000 dossiers examinés).

De quoi nourrir les inquiétudes de ceux qui pensent à raison que la société belge se dirige vers une optique utilitariste d’éradication des mal portants, en occultant les souffrances des familles, des médecins, et le rôle de soignants.

L’évolution constante du nombre de décès par euthanasie dans le pays est le fruit de l’évolution de sa législation et de ses pratiques. Même la « souffrance psychique constante, insupportable et inapaisable » est un des critères suffisants pour que les médecins abrègent la vie des patients.

On a vu un détenu malade, condamné à une lourde peine de prison, être euthanasié à sa demande. Ann G., victime d’abus sexuels et souffrant d’anorexie, a été « autorisée à mourir » à 44 ans. Tout comme Nathan Verhest, qui ne supportait plus l’échec de son opération de changement de sexe. Idem pour Tine Nys, 38 ans, euthanasiée après une rupture amoureuse.

S’ajoute à cela que, depuis 2014, l’autorisation d’euthanasie a été étendue aux mineurs qui en font la demande sans limite d’âge à condition qu’ils aient « la capacité de discernement ». Des pédiatres ont eu beau protester, deux enfants ont eu leur vie abrégée « à leur demande ».

Les tenants du droit à mourir ne veulent pas en rester là ; plus d’une vingtaine de propositions de loi ont été déposées depuis 2002 pour simplifier les processus. Il est question de supprimer l’objection de conscience du personnel soignant pour les obliger à pratiquer l’euthanasie malgré eux.

Le concept de l’« euthanasie altruiste » fait également son chemin en Belgique ; depuis 2005, les organes d’une quarantaine de personnes euthanasiées ont été prélevés. Certains y voient une aubaine pour faciliter les prélèvements d’organes sur ces candidats à la mort programmée et souhaiteraient encourager la pratique.

La Belgique est un des trois pays d’Europe à avoir admis l’euthanasie aussi largement. Selon le Pr Didier Sicard, elle se sent bien seule et multiplie les opérations de lobbying pour que la France se mette au diapason. Le Portugal résiste encore : une proposition de légalisation de l’euthanasie vient d’être rejetée à une très courte majorité.
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