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Quoi de neuf, Docteur, à propos de la fin de vie ?
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 L'animal, l'être humain et la fin de vie

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MessageSujet: L'animal, l'être humain et la fin de vie   27.08.18 10:23

Pourquoi nos animaux ont-ils le droit de mourir dans la dignité et pas nous?
Catherine Ashe — Traduit par Peggy Sastre — 20 août 2018 à 14h33 — mis à jour le 20 août 2018 à 14h33

[size=31]En tant que vétérinaire, j'ai vu tout le soulagement que peut apporter la mort assistée. Je ne vois pas de raison de la réserver aux animaux domestiques.[/size]






Les vétérinaires euthanasient parfois plusieurs animaux dans la même journée. | Photo dife88 via Pixabay CC0

La salle est silencieuse et les néons sont éteints. Sur le sol, devant moi, un chien nounours est couché. Il s'appelle Shep, c'est un bâtard montagne des Pyrénées avec probablement un peu de berger allemand. Ses propriétaires, Anne et Rich, l'avaient adopté pour s'occuper de leur troupeau de chèvres laitières et les protéger des coyotes. Sauf que Shep, piètre gardien, est rapidement devenu un chien de maison choyé et adoré. Si je le sais, c'est parce que je suis vétérinaire et que Shep a toujours été soigné dans ma clinique. Ce jour-là, avec son corps étendu sur le carrelage, je peux voir comment le cancer est lentement en train de lui ôter la vie.

Shep a un ostéosarcome, un cancer des os agressif et destructeur. La maladie commence en général dans un os long, qu'elle grignote en silence jusqu'à qu'il n'en reste plus rien. Puis la patte cède lors d'une fracture soudaine et douloureuse. Ensuite, le cancer progresse lentement, pour finir par envahir les poumons. À ce stade, il n'y a plus rien à faire. Il ne reste à l'animal que quelques jours à vivre, voire quelques semaines au maximum.

[size=52]Son corps n'est plus qu'une enveloppe

[/size]

Nous avions découvert le cancer quand Shep s'était cassé la jambe. J'avais eu une longue et difficile conversation avec Anne et Rich. L'amputation suivie d'une chimiothérapie était le traitement recommandé. Avec cette procédure, on pouvait s'attendre à une bonne qualité de vie pendant au moins un an. Mais sans garantie, bien sûr, car le cancer fait ce qu'il veut. Anne et Rich allaient prendre deux jours pour peser le pour et le contre, mais vu que Shep était un chien dynamique et heureux, ils se décidèrent pour l'amputation et la chimiothérapie. Shep était devenu un tripode de compétition. Souvent, il fallait y regarder à deux fois pour s'apercevoir qu'il lui manquait une patte.
C'était neuf mois auparavant. Désormais, la chimio ne faisait plus d'effet et les poumons de Shep s'étaient remplis de tumeurs. Couché devant moi sur le sol, sa respiration est difficile. De petites bulles de sang et d'eau mélangée sortent de ses narines, il tousse de temps en temps. Ses yeux sont voilés, leur beau brun brillant n'existe plus que dans ma mémoire. Il ne fourre plus sa tête dans mes mains à la recherche de friandises. Il ne bouge plus la queue quand je lui murmure «Bon chien, Shep, bon chien». L'animal que j'ai connu n'est plus là. Son corps n'est plus qu'une enveloppe.
À LIRE AUSSI Quand est-il moral d’euthanasier son animal domestique?
Anne et Rich sont blottis contre lui et pleurent en silence. Anne ne cesse de passer les doigts dans sa fourrure hirsute.
«Ça ne va pas lui faire mal, n'est-ce pas Dr. Ashe?», me demande-t-elle encore une fois.

[size=52]Lueur de soulagement[/size]


Je hoche doucement la tête. J'explique: «Non, je vais lui donner du propofol, qui va le rendre très somnolent, puis je vais lui faire l'injection bleue. Ça va faire cesser sa respiration et les battements de son cœur. Il va s'endormir et mourir. Il ne va rien sentir». Je montre à nouveau les seringues, même si cela fait plusieurs fois que je leur détaille la procédure. J'use sciemment le mot mourir parce que l’ambiguïté n'est jamais bonne dans une telle situation.
Anne prend une profonde inspiration, regarde Rich et baisse la tête. C'est l'heure.
Je place la grosse patte de Shep sur mes genoux, je vérifie le cathéter et injecte lentement le propofol. La respiration de Shep se calme, ses yeux deviennent de plus en plus vitreux et sa tête tombe sur le côté. Je lui fais la seconde injection. Sa respiration se ralentit. Se ralentit encore. Et s'arrête. Anne pousse un cri étranglé et se couche sur la carcasse inerte. Rich reste stoïque, mais des larmes inondent ses joues. Ils sont tous les deux concentrés sur le corps de Shep et ne voient donc pas ce que je vois –le dernier cadeau que mes patients m'offrent souvent. Une fois que les médicaments font effet, je jure apercevoir une lueur de soulagement dans ses yeux marron.


Petite, je me souviens de mes parents parlant à voix basse de «l’État d'Asie». J'étais à moitié endormie sur la banquette arrière, la voiture filant dans la nuit et la radio allumée. Je ne comprenais pas l'empressement dans leur ton, ce que la géographie chinoise ou japonaise pouvait bien avoir à voir avec les escadrons de la mort et la médecine socialisée. C'est bien plus tard, quand je suis devenue vétérinaire, que j'ai compris. Ils ne parlaient pas d' «État d'Asie» mais d'euthanasie. L'euthanasie, la bonne mort.

[size=52]Parfois, nous euthanasions tous les jours[/size]


Un sujet âprement débattu à l'époque du Dr. Jack Kevorkian. J'avais 19 ans lorsque Kevorkian fut reconnu coupable d'homicide volontaire sans préméditation pour avoir aidé à l'euthanasie de Thomas Youk. Youk était en phase terminale de la maladie de Charcot, une maladie qui ravage le corps mais laisse l'esprit intact.
À l'époque, je n'avais prêté que peu d'attention à la controverse. Je commençais la fac, le monde s'ouvrait devant moi. Mais ces questions allaient revenir me hanter quasiment dix ans plus tard, au début de ma carrière de vétérinaire d'urgence. Que font les vétérinaires à part vacciner et soigner les animaux? Nous apaisons leurs souffrances. Nous les accompagnons au seuil de la mort et nous les aidons à passer cette ultime et mystérieuse porte. Parfois, nous euthanasions tous les jours. Pour des raisons de comportement, de maladie, de blessure.
À LIRE AUSSI L'euthanasie ou le courage de la lucidité
Ce faisant, nous tenons la main de propriétaires désemparés et nous les aidons à prendre une dernière et douloureuse décision. Nous les réconfortons de nos mots, nous écoutons leurs histoires sacrées. Et nous regardons leurs compagnons dans les yeux en ces ultimes secondes et, encore et encore, nous n'y voyons pas de la peur mais du soulagement. De la relaxation. Le terme de leurs souffrances est arrivé, enfin. Nous en sommes les premiers témoins. Sans parler, nos amis adorés nous disent merci tandis qu'ils glissent vers un quelconque au-delà. La lueur s'affaiblit puis s'éteint. En tant que médecins pour animaux, nous n'avons pas peur d'admettre que la mort nous attend tous et que nous avons le pouvoir d'apaiser ses agonies finales.

[size=52]Rien à offrir aux humains[/size]


En tant que vétérinaires, nous faisons ce qui est interdit aux médecins pour humains. Nous savons tous que les humains ne peuvent vaincre la mort, pas éternellement du moins. Parfois, lorsque les patients se rapprochent de la fin, les médecins peuvent offrir un peu de répit, gagner du temps. Mais pour beaucoup, il y a un moment où le répit ne soulage plus et où les médecins ne peuvent rien faire d'autre que du mal. Et pourtant, dans la plupart des pays, il n'y a rien à offrir en ces instants. Les mains des médecins sont liées. Ils peuvent essayer de veiller au confort de leurs patients, mais ils ne peuvent pas les aider à passer la dernière porte. Les mourants doivent la franchir seuls.
Les humains et les animaux domestiques ne sont pas les mêmes. Là n'est pas mon propos. Reste que dans ce domaine, nous traitons mieux nos animaux que nous ne pouvons traiter nos proches et nous-mêmes. Quand un individu est sain d'esprit et souhaite la fin de ses souffrances, des souffrances qui n'ont pas d'autre fin que la mort, nous ne pouvons pas lui tenir la main, écouter ses histoires sacrées et lui offrir cet ultime soulagement de sa douleur.
Si je peux l'offrir à mes patients animaux en souffrance, j'espère qu'un jour, mes médecins pourront en faire de même avec moi.


En savoir plus: 
Sociéteeuthanasie
Catherine Ashe Vétérinaire et écrivain, elle habite à Asheville, en Caroline du Nord.
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MessageSujet: Re: L'animal, l'être humain et la fin de vie   27.08.18 10:59

L’euthanasie du Chien / Faire piquer son chien !

  •  Le 01/09/2017
     

     

Tout ce qu’il faut savoir avant de prendre la décision douloureuse de faire piquer son chien !

image: http://www.mouss-le-chien.com/medias/images/chien-setter-qui-s-endore-a-jamais.jpg

On aimerait que ce moment n’arrive jamais, mais dans certains cas, le vétérinaire peut vous suggérer de mettre un terme à des souffrances trop forte pour votre chien. L’euthanasie est une décision qui se prend en commun entre le maître et le vétérinaire. C’est un choix difficile que vous ferez par amour et que seul le vétérinaire peut réaliser. Vous trouverez ici les informations utiles pour prendre une décision éclairée.




Dans quels cas faire euthanasier son chien ?

Malgré les constants progrès de la médecine, on atteint parfois les limites. On ne choisit l’euthanasie qu’en dernier recours et dans des cas bien précis que votre vétérinaire peut vous aider à identifier :

  • Chien très âgé et diminué, dont l’organisme est irrémédiablement affaibli. Lorsque ses capacités de déplacement, ses sens et des fonctions vitales l’abandonnent peu à peu.
  • Une maladie incurable et en phase terminale. Le chien peut se retrouver en situation de souffrance insupportable. L’euthanasie peut être une alternative à une succession d’interventions chirurgicales et de traitements coûteux dont l’efficacité sera sans doute très limitée. Pour lui épargner une agonie longue et éprouvante pour lui comme pour vous, il peut être préférable de mettre fin à son calvaire.
  • Un chien agressif peut être euthanasié sur décision du maître ou décision de justice et après un examen comportemental. L’objectif de l’examen est de déterminer si le comportement du chien était dû à un contexte précis ou s’il correspond à un trait de caractère définitif.
  • Malheureusement, certains refuges ne peuvent pas garder les animaux au-delà d’une certaine durée s’ils ne sont pas adoptés.  


Dans tous les cas, l’euthanasie est une décision qui est prise après concertation entre plusieurs personnes. Lorsqu’il s’agit d’un problème de santé, seul le maître peut prendre la décision.

Déroulement de l’euthanasie du chien

L’euthanasie est un acte médical qui suit un protocole bien défini. Le chien est installé et maintenu immobile, le plus souvent sur la table d’examen du vétérinaire. S’il manifeste des signes d’anxiété, on peut lui administrer un sédatif pour l’apaiser.
L’objectif est de le faire partir sans douleur. On lui injecte donc une surdose de produit anesthésique. Deux injections sont administrées au chien successivement. La première sert à l’endormir en douceur, la seconde à arrêter les fonctions vitales.
En général, l’euthanasie ne dure pas plus de 10 minutes. Lorsqu’il lâche son dernier soupir, il arrive que la vessie et les intestins se relâchent également.
Le maître peut choisir d’être présent ou non aux côtés de son animal pendant cette opération. Bien que ce soit un moment vraiment pénible, s’impliquer dans le processus d’adieu peut aider le maître dans son travail de deuil.
Certains maîtres, qu’ils aient été présents ou non, choisissent de récupérer le corps de leur chien une fois décédé. Ce n’est pas une obligation, comme expliqué dans cet article, le vétérinaire peut s’en charger.

Euthanasie à domicile : comment ça marche ?

Lorsque c’est possible, certains maîtres préfèrent rester dans un environnement calme et familier pour vivre ce moment. En faisant venir le vétérinaire à la maison, ils savent que le chien ne sera pas stressé. C’est une solution souvent appréciée pour faire ses adieux en toute tranquillité et en prenant son temps (sans faire attendre le vétérinaire non plus !).
Le déplacement du vétérinaire occasionne des frais un peu plus élevés, et certains maîtres sont mal à l’aise à l’idée de garder un souvenir trop triste au sein de leur propre maison. Chacun doit donc décider ce qu’il préfère en fonction de son budget et de ses émotions. Dans tous les cas, il ne faut pas hésiter à se faire entourer pendant ce moment difficile et à parler de ses doutes et questions avec le vétérinaire.  

Prix et modalités pour faire piquer son chien

En tant qu’acte médical, l’euthanasie de votre chien est facturée par le vétérinaire. Selon les tarifs pratiqués et les régions, les tarifs varient beaucoup. Comptez entre 35€ et 90€ en moyenne.
Des frais supplémentaires pourront vous être demandés si vous choisissez de confier le corps.
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MessageSujet: Re: L'animal, l'être humain et la fin de vie   27.08.18 11:03

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MessageSujet: Re: L'animal, l'être humain et la fin de vie   27.08.18 11:13

Aspects pratiques et éthiques de l'euthanasie du chien et du chat

http://oatao.univ-toulouse.fr/14583/1/Fordin_14583.pdf
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MessageSujet: Re: L'animal, l'être humain et la fin de vie   27.08.18 11:26

Merial
Résumé des Caractéristiques Produit
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NESDONAL®️
Composition qualitative et quantitative
Un flacon contient :
Substance(s) active(s) :
Thiopental sodique (sous forme de thiopental et carbonate sodiques) 1 g.
Correspondant à 855 mg d'acide thiopental
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique « Liste des excipients » .

Forme pharmaceutique
Poudre pour solution injectabl e .
Espèces cibles
Bovins, ovins, équins, porcins, chats et chiens .

Indications d'utilisation, en spécifiant les espèces cibles
Chez les bovins, ovins, équins, porcins, chats et chiens : - Anesthésie générale. Chez les chats et chiens : - Euthanasi e .
Contre-indications
Ne pas utiliser dans les cas suivants : - Insuffisances respiratoires, - Hépatonéphrites, - Lésions cardiaque s .
Mises en garde particulières à chaque espèce cible
L'injection de thiopental doit être pratiquée en injection intraveineuse stricte; la pose d'un cathéter est donc vivement recommandée. En effe t , l'extravasation de ce produit entraîne une nécrose tissulaire en raison du pH alcalin de la solution. L'injection périveineuse de thiopental est susceptible de provoquer une phlébit e , en particulier chez le cheval.

Précautions particulières d'emploi chez l'animal
Ne pas dissoudre dans un soluté bicarbonaté ou alcalin. Opérer de préférence chez le sujet à jeun, maintenu à la diète hydrique depuis la veille. Pour éviter les réflexes possibles d'inhibition du vagu e , il est toujours utile d'administrer de l'atropine une demi-heure avant l'anesthési e . Comme pour tous les anesthésiques, contrôler l'état du cœur, des reins et du foie.
Précautions particulières à prendre par la personne qui administre le médicament aux animaux
Les personnes présentant une hypersensibilité connue aux barbituriques devraient éviter tout contact avec le médicament vétérinaire. En cas de projection dans les yeux, sur les muqueuses ou de piqûre superficielle, laver immédiatement et abondamment à l'eau froide ou tiède. En cas d'injection ou d'ingestion de produit, consulter de toute urgence un médecin ou le centre antipoison le plus proch e . Cependant, ne conduisez pas car le produit peut entraîner une sédation. Antidotes : ceux des barbituriques.
Autres précautions
Aucune.

Effets indésirables (fréquence et gravité)
Si la dose est un peu forte, on peut observer, surtout chez le chat, quelques incidents de caractère fugace : parésie, amaurose, surdit é .
Utilisation en cas de gravidité et ou de lactation et de ponte
L'innocuité du médicament vétérinaire pendant la gestation n'a pas été établie chez les espèces cibles.
En cas de gravidité ou de lactation, le produit ne devra être administré qu'après évaluation du rapport bénéfice/risque par le vétérinaire.

Interactions médicamenteuses et autres formes d'interactions
L'effet du produit est potentialisé lors de prémédication, En conséquence, la dose d'anesthésique injectée doit être diminuée.

Posologie
Anesthésie : Prémédications : leur emploi permet de réduire au tiers ou de moitié les doses du produit. Induction : préparer les solutions à 5 pour 100 extemporanément en diluant le flacon de 1 g avec 20 ml d ' eau pour préparations injectables . Injecter d'abord la moitié environ de la dose théorique du produit. Celle-ci provoque une phase d'apnée passagère. Lorsque les mouvements respiratoires reprennent leur régularité, administrer alors lentement la solution jusqu'à obtention de la narcose complète. Entretien de l'anesthésie : Soit par réinjections à la demande sans dépasser le double de la dose initiale, soit relais par les anesthésiques volatiles. La posologie varie en fonction de la prémédication employée et de la sensibilité individuell e . Ces doses sont donc données à titre d'indication pour l'induction de l'anesthésie. Chevaux : 10 à 15 mg/kg, durée de la narcose 30 à 40 minutes. Bovins : 8 à 12 mg/k g , durée de la narcose 30 à 40 minutes. Moutons: 14 à 18 mg/kg, durée de la narcose 30 à 40 minute s . Porcs: 10 à 20 mg/kg, durée de la narcose 10 à 15 minute s . Chiens : 10 à 15 mg/kg, durée de la narcose 15 à 20 minutes. Chats : 20 à 22 mg/kg, durée de la narcose 10 minutes enviro n .
Euthanasie : Un sédatif approprié doit être préalablement administré afin de produire une sédation profonde avant l'administration du produit par voie intracardiaque. Chiens : 50 mg/kg, Chats : 500 mg par animal.
Mode d'administration
Voie intraveineuse pour l'anesthésie chez les bovins, ovins, équins et porcins.
Voie intraveineuse ou intrapéritonéale pour l'anesthésie chez les chats et les chiens.
Voie intracardiaque pour l'euthanasie chez les chats et les chiens.

Surdosage (symptômes, conduite d'urgence,antidotes) si nécessaire
Si la dose est un peu forte, on peut observe r , surtout chez le chat, quelques incidents de caractère fugace : parésie, amaurose , surdit é .

Temps d'attente
Bovins, ovins et équins Viandes et abats : zéro jour Lait : zéro jour Porcins Viandes et abats : zéro jour
Propriétés pharmacologiques
Groupe pharmacothérapeutique : Hypnotiques et sédatifs, barbituriqu e .
Code ATC-vet : QN05CA01 9 .

Propriétés pharmacodynamiques
Le thiopental est un barbiturique anesthésique général à effet rapide et de courte durée d'action pouvant être utilisé chez toutes les espèces. A doses élevée s , la perte de conscience est suivie d'une rapide dépression du centre respiratoir e . Il s'ensuit rapidement un arrêt respiratoire et une interruption de l'activité cardiaque entraînant le décès dans un bref délai.

Caractéristiques pharmacocinétiques
Après administration, le thiopental sodique est rapidement distribué vers les organes les plus irrigués et traverse la barrière hémato-encéphalique. Le m é tabolisme des barbituriques est surtout hépatique et l'excrétion presque exclusivement rénal e .

Liste des excipients
Carbonate de sodium

Incompatibilités
Les solutions du produit précipitent avec la polyvidone, la D -tubo-curaine, l'acide ascorbique, la péthidine et certains dérivés des phénothiazines (prométhazine, chlorpromazine et diétazine ) .

Durée de conservation
Durée de conservation du médicament vétérinaire tel que conditionné pour la vente : 3 an s .
Précautions particulières de conservation
Tout flacon ouvert doit être utilisé immédiatement. Rejeter toute solution trouble ainsi que les flacons dont le contenu se dissoudrait lentement ou incomplètement.
Nature et composition du conditionnement primaire
Flacon verre.

Précautions particulières à prendre lors de l'élimination des médicaments non utilisés ou de déchets dérivés de l'utilisation de ces médicaments
Les conditionnements vides et tout reliquat de produit doivent être éliminés suivant les pratiques en vigueur régies par la réglementation sur les déchets.
Titulaire de l'autorisation de mise sur le marché
MERIAL - 29 avenue Tony Garnier - F-69007 LYON.
Numéro d'autorisation de mise sur le marché
FR/V/4801779 2/1992 Boîte de 1 0 flacons (20 ml) Boîte de 50 flacons (20 ml)
MERIAL - Direction France
Campus Sanofi Lyon-Carteret
14 rue Henry Vallée
CS 90119
69361 LYON CEDEX 07
Téléphone 04 72 72 63 22 - Fax 04 72 72 32 10
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MessageSujet: Re: L'animal, l'être humain et la fin de vie   27.08.18 11:51

RESTE-T-IL UNE PLACE POUR LE THIOPENTAL ?
IS THERE STILL A PLACE FOR THIOPENTAL ?
OCTOBRE 2013, PAR ANDRIAMASY CM , RAKOTOMAVO FA , RAKOTOARISON RCN , RAVELOSON NASOLOTSIRY E

Introduction
Le thiopental sodique (Pentothal®️, Nesdonal®️) avait été découvert au début des années 1930. Il était utilisé pour la première fois sur l’homme le 8 mars 1934 aux Etats-Unis et avait fait l’objet trois mois plus tard d’une étude clinique par Lundy sur la demande des laboratoires Abbott [1].
Pendant plusieurs décennies, le thiopental avait été l’anesthésique intraveineux le plus utilisé et avait fait fonction d’agent de référence pour les études comparatives avec d’autres anesthésiques.
La phase de déclin du thiopental avait débuté dans les « pays industrialisés » avec la mise sur le marché du propofol à partir de 1987. Ce déclin était allé en s’accélérant non seulement du fait des qualités intrinsèques du propofol, mais aussi du fait du conditionnement de celui-ci qui n’imposait pas une manipulation aussi complexe que la préparation de la solution de thiopental et, probablement, surtout du fait d’une formation de plus en plus réduite des juniors à sa technique d’administration [1].
En 2009 était célébré son 75eme anniversaire de mise sur le marché.
L’intérêt de cette revue est de montrer la place de l’utilisation du thiopental dans les pays en voie de développement en notre époque.

Les indications du thiopental.
Le thiopental de sodium est un hypnotique intraveineux d’action rapide, de délai d’action court et ayant une bonne stabilité hémodynamique chez le patient normovolémique [2].
Ses propriétés cliniques font qu’il demeure la référence pour l’induction en séquence rapide d’un patient à risque d’inhalation du contenu gastrique, situation plus connue sous l’appellation d’« estomac plein » (crash induction) [3].
Il est principalement indiqué dans le cas des urgences abdominales, dans le cas de l’anesthésie de l’obèse ou encore en obstétrique dans le cas de l’anesthésie pour césarienne d’urgence [4], d’autant plus que par mesure de précaution, il est préférable de ne pas administrer le propofol pendant la grossesse (IVG exceptée).
Il est beaucoup moins fréquemment utilisé au cours de l’entretien anesthésique avec des risques d’accumulation du fait d’une élimination lente, ne faisant pas de ce produit le meilleur agent d’entretien.
En réanimation, le thiopental est toujours préconisé dans la prise en charge de l’état de mal convulsif [5] ou de l’hypertension intracrânienne, réfractaire aux thérapeutiques initiales [6].
Dans certains pays, le thiopental est utilisé pour des indications extra-anesthésiques qui méritent d’être rappelées ici, compte tenu des problèmes éthiques qu’elles posent : l’utilisation comme « sérum de vérité » par la police : l’injection létale pour l’exécution capitale aux Etats-Unis ; l’injection létale pour euthanasie autorisée aux Pays-Bas en 2001, en Belgique en 2002 et au Luxembourg en 2009 ; l’assistance au suicide autorisée dans les cantons suisses de Zürich et d’Argovie, ainsi qu’aux Pays-Bas, en Belgique, au Luxembourg et dans l’état d’Orégon (États-Unis) [1].
Ainsi nous pouvons dire que même si son utilisation avait diminué au cours des dernières années en raison de l’introduction de nouveaux médicaments, tels que le propofol, le thiopental sodique est toujours considéré comme un anesthésique de première ligne dans de nombreux cas tels que les pathologies gériatriques, neurologiques, cardio-vasculaires ainsi que chez les patientes en obstétrique au cours de l’opération césarienne par anesthésie générale, pour lesquels les effets secondaires d’autres médicaments peuvent entraîner de graves complications [7].

Arrêt de la commercialisation et de la production du thiopental.
Toutefois, en mai 2011, le groupe HOSPIRA©️ avait décidé l’arrêt définitif de la commercialisation de ses spécialités Penthotal 500mg, et Penthotal 1g, poudre pour solution injectable.
En effet, le coût unitaire faible d’un produit d’anesthésie, en l’occurrence le thiopental, peu rentable commercialement est sans doute un inconvénient pour assurer la pérennité de leur commercialisation [2].

La place du thiopental en Europe et aux USA de nos jours.
De nos jours, dans les pays industrialisés, son administration en pratique courante est devenue très limitée. Et justement, la non-utilisation de l’association thiopental-succinylcholine, reste en France la première cause de mortalité résiduelle directement liée à l’anesthésie [8,9].
Il ne fait pratiquement plus l’objet de publications dans les revues d’anesthésie. Il survit encore dans des livres d’enseignement. Dans certains hôpitaux à vocation d’enseignement, il est utilisé pour la formation des médecins et infirmiers(ères) qui se destinent à la pratique de l’anesthésie dans les pays en voie de développement [1].
En France, le thiopental ne figure plus dans le dictionnaire Vidal. Malgré sa rare utilisation, les pays industrialisés paraissent toutefois bouleversés par l’arrêt de mise sur le marché de ce médicament [2].
Aux Etats-Unis, l’American Society of Anesthesiology (ASA) avait fait part au cours d’un éditorial en 2011 de sa préoccupation inquiétante vis-à-vis de cette décision d’arrêt de production du médicament et même si sa préoccupation n’est pas l’utilisation du produit anesthésique au bloc opératoire mais plutôt au cours de l’exécution de la peine capitale [7].

La place du thiopental dans les pays en développement
Dans les pays en voie de développement comme en Afrique, Madagascar et même la Corée, le Thiopental reste très utilisé. Il tient encore une place importante au cours de l’induction de tout profil de patient lors de l’anesthésie générale, à défaut d’autres moyens médicamenteux. Son ancienneté est certainement un gage de sécurité d’utilisation.
Il reste l’agent le plus utilisé en milieu urbain, compte tenu de son très faible coût (plus lié au conditionnement qu’au produit) et de sa facilité de conservation.
En milieu rural, en revanche, où la présence d’une personne formée à l’administration de thiopental, ainsi que l’alimentation en oxygène et en électricité sont très hypothétiques, la kétamine est l’agent anesthésique de premier choix mais n’est pas toujours disponible [2,10].
Ces médicaments (thiopental et kétamine) peu coûteux, efficaces et sécuritaires, conviennent pour les patients et les budgets limités des établissements de soin, par opposition aux nouvelles molécules qui sont souvent onéreuses dans ces pays. Le service médical rendu de ce produit est donc élevé.
Mais en raison de son élimination qui est prolongée, il est moins intéressant au cours de l’entretien de l’anesthésie ou par d’autres hypnotiques de plus faible durée d’action comme le propofol, malheureusement soumis à des ruptures très fréquentes sinon à un coût trop élevé par rapport au revenu moyen des patients des pays en développement.
Pour l’instant, le thiopental existe encore sous forme générique, même si la spécialité n’est plus produite. Ceci permet encore aux pays en développement de s’approvisionner pour une durée indéterminée. Mais de ce médicament dépendent l’approvisionnement des pharmacies de nos hôpitaux, la survie de nos blocs opératoires et de la quasi-totalité de nos patients les plus démunis.

Conclusion
Le thiopental est utilisé en pratique clinique depuis 1934. Le laboratoire HOSPIRA©️ détenteur du brevet avait décidé de son arrêt de commercialisation en 2011. Les pays en voie de développement sont les plus affectés étant donné que les vieux produits anesthésiques y sont les plus disponibles et donc les plus utilisés. En attendant, les génériques ont pris le relais des spécialités, mais la pérennisation est encore aléatoire.

Références
1. Cazalaà JB, Haberer JP, Otteni JC. 75e anniversaire de l’introduction du thiopental en pratique clinique. Ann Fr Anesth Réanim. 2009 ; 28 : 725-27.
2. Plaud B. Arrêt de la commercialisation du thiopental (Pentothal®️) par les laboratoires Hospira™️ -France : une mauvaise nouvelle qui en annonce probablement d’autres. Ann Fr Anesth Réanim. 2011 ; 30 : 617-18.
3. Debaene B, Bruder N, Chollet-Rivier M. Agents d’induction : agents intraveineux, agents halogénés, morphiniques et curares ; monitorage. Ann Fr Anesth Réanim 2003 ; 22 : 53s-9s.
4. Ronald D. Miller, Lars I. Eriksson, Lee A. Fleisher, Jeanine P. Wiener-Kronish, William L. Young. Anesthesia for Obstetris.Miller’s Anesthesia, 7th Ed, Philadelphia, Churchill Livingstone, 2221.
5. Navarro N, Mazoit JX. Etat de mal épileptique : état de la question. Pharmacologie des agents utilisés dans l’état de mal épileptique. Rev Neurol. 2009 ; 165 : 355-65.
6. Samir H Haddad, Yaseen M Arabi. Critical care management of severe traumatic brain injury in adults Haddad and Arabi Scandinavian Journal of Trauma, Resuscitation and Emergency Medicine. 2012, 20 : 12.
7. ASA statement on Sodium Thiopental’s Removal from the Market Chicago. Stat News Service. 2011 ;.
8. Auroy Y, Benhamou D, Péquignot F, Jougla E, Lienhart A. Enquête mortalité Sfar-Inserm : analyse secondaire des décès par inhalation de liquide gastrique. Ann Fr Anesth Réanim 2009 ; 28 : 200-5.
9. Chassard D, Mercier FJ. Quelles stratégies appliquer pour diminuer le risque d’une inhalation pulmonaire de liquide gastrique pendant une anesthésie générale ? Ann Fr Anesth Réanim. 2009 ; 28 : 197-9.
10. Craven R. Ketamine. Anesthesia. Suppl.1 2007 ; 62 : s48-53
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MessageSujet: Re: L'animal, l'être humain et la fin de vie   27.08.18 12:01

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MessageSujet: Re: L'animal, l'être humain et la fin de vie   27.08.18 12:12

Midazolam - Hypnovel®️
samedi 7 janvier 2017, par Aurélie Richard, Dr Michel NAHON, Dr Romain Jouffroy, Michelle Darmendrail

Description
8-chloro-6-(2-fluorophényl)-1-méthyl-4H-Imidazo(1,5-a)(1,4)benzodiazépine


Classe
Benzodiazépine.

Pharmacodynamie
- Agoniste spécifique de certains récepteurs GABA. Il réduit l’excitabilité du neurone post-synaptique.

- Comme toutes les benzodiazépines, le midazolam est hypnotique, sédatif, anxiolytique, antiépileptique, amnésiant et myorelaxant.

- Diminution modérée de la pression artérielle.

- Dépression des centres respiratoires. Apnée possible.

Pharmacocinétique
- Métabolisme hépatique (dont un métabolite actif).

- Elimination urinaire.

- Demi-vie d’élimination : 1,5 à 3 heures (variabilité interindividuelle).

- Passe la barrière fÅ“to-placentaire.

Présentation
Ampoules de 5 mg/1mL, 5 mg/5mL ou de 50 mg/10mL.

Administration
- Intraveineuse, en bolus ou au pousse-seringue électrique.

- Intramusculaire.

- Intra-rectal, intranasal ou sublingual.

Indications
- Sédation vigile.

- Anesthésie : prémédication, induction entretien.

- Sédation en unité de soins intensifs.

- Convulsions de l’enfant et du nourrisson en voie orale.

- Diminution des effets psychodysleptiques de la kétamine.

Contre-indications
- Hypersensibilité aux benzodiazépines ou à un des composants.

- Insuffisance respiratoire sévère.

- Syndrome d’apnée de sommeil.

- Insuffisance hépatique sévère.

- Myasthénie.

Contre-indications relatives
- Insuffisance rénale, en particulier si perfusion continue.

- Allaitement maternel.

- Insuffisance hépatique ou respiratoire modérée.

- Fin de grossesse (risques d’imprégnation du fÅ“tus).

Posologie
Indication Adulte < 60 ans Adulte > 60 ans Mauvais état général Maladies chroniques Enfants
Sédation vigile IV
Dose initiale : 2-2,5 mg
Titration : 1 mg IV
Dose initiale : 0,5-1 mg
Titration 1 mg IV de 6 mois à 5 ans :
0,05 à 1 mg/kg
IV de 6 à 12 mois :
0,025 à 0,05 mg/kg
IR > 6 mois : 0,3 à 0,5 mg/kg
IM de 1 à 15 ans :
0,05-0,1 mg/kg
Anesthésie prémédication IV : 1 à 2 mg à renouveler
IM : 0,1 mg/kg IV
Dose initiale : 0,5 mg
IM : 0,025-0,5 mg/kg IR > 6 mois : 0,3-0,5 mg/kg
IM : de 1 à 15 ans : 0,2 mg/kg
Anesthésie induction IV : 0,2 mg/kg IV
0,05-0,15mg/kg
Sédation en associant d’autres agents : anesthésiques/analgésiques IV : 0,1 mg/Kg Diminuer les doses
Sédation en USI IV : 1 à 2,5 mg en bolus
Entretien :
0,03 à 0,2 mg/kg/heure IV : 1 à 2,5 mg en bolus
Entretien :
0,03 à 0,2 mg/kg/heure IV :
NN < 32 s de gestation : 0,3 mg/kg/h
NN > 32 s jusqu’à 6mois : 0,06 mg/kg/h
> 6mois : 0,05-0,2 mg/kg/h
Entretien : 0,06-0,12 mg/kg/h
Précautions d’emploi
- Injecter lentement.

- Surveillance de la fréquence cardiaque, de la pression artérielle, de la fréquence ventilatoire et de la SpO2.

- Prudence chez la personne âgée ou en mauvais état général.

- Prudence chez le prématuré et chez l’enfant de moins de 6 mois.

Effets indésirables
- Amnésie.

- Hypotension.

- Effets paradoxaux : agitation, confusion chez les enfants et les personnes âgées.

- Dépresseur respiratoire à dose dépendante.

- Risque de dépendance.

Associations à éviter
- Alcool.

- Autres benzodiazépines (effets imprévisibles, potentialisation ou antagonisation).

Association à surveiller
- Les autres anesthésiques.

- Les analgésiques.

-> L’antidote du midazolam est le flumazénil.
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MessageSujet: Re: L'animal, l'être humain et la fin de vie   27.08.18 12:46

Le chlorure de potassium est un composé chimiqueminéral de formule KCl. Sous sa forme solide, ce sel neutre équivaut au minéral tendre8 nommé sylvine, ou sel amer, ou encore sylvite en anglais, de structure cristallographique cubique à faces centrées9.

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Sommaire

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Extraction de la mer[modifier | modifier le code]

Dans les marais salants fortement ensoleillés ou les régions maritimes désertiques, il est possible d'extraire de l'eau de mer le sel amer, soit un chlorure de potassium, plus ou moins associé au chlorure de magnésium, qui apparaît sous forme de saumure et de sels déliquescents, déposés après la halite ou sel marin solide. Dans les pays maritimes dépourvus de ces conditions d'évaporation, l'exploitation moderne des cendres d'algues, en particulier d'algues brunes ou varech, est attestée de manière évidente jusqu'au milieu du xixe siècle, parfois jusqu'à la Belle Époque car on retirait de la soude de varech brome et iode10.


  • Ancienne production forestière mais ici îlienne et marine.



  • Pesage et vérification de la qualité commerciale avant l'embarquement.



Propriétés chimiques[modifier | modifier le code]

Solubilité[modifier | modifier le code]




Solubilité aqueuse

Le KCl étant un solide ionique, il est soluble dans de nombreux solvants polaires mais moins dans les solvants apolaires, c'est pourquoi on voit un grand écart de solubilité du Chlorure de Potassium entre l'eau et l'acétone par exemple.
[th]Solvant[/th][th]Solubilité(g/kg de solvant à 25°C)11[/th]
Eau360
Ammoniac0.4
Dioxyde de soufre liquide0.41
Méthanol5.3
Acide formique192
Sulfolane0.04
Acétonitrile0.024
Acétone0.00091
Formamide62
Acétamide24.5
Diméthylformamide0.17–0.5
En solution aqueuse, les ions majoritairement formés sont K+ et Cl.

Propriétés rédox et formation de potassium métallique[modifier | modifier le code]

Bien que le potassium soit plus électropositif que le sodium, KCl peut être réduit à l'état métallique par réaction avec le sodium à 850°C du fait de la plus grande volatilité du potassium qui peut ainsi être extrait par distillation:
KCl(l) + Na(l) ⇌ NaCl(l) + K(g)
Cette réaction est la principale méthode de fabrication du potassium métallique. L'électrolyse (utilisée pour le sodium) ne fonctionne pas à cause de la forte solubilité du potassium dans le KCl fondu12.

Utilisation[modifier | modifier le code]

Alimentation[modifier | modifier le code]

Le chlorure de potassium (numéro E50813) est utilisé dans les denrées alimentaires comme remplacement du sel de cuisine (halite, NaCl) car il possède une saveur salée similaire. Cependant il développe aussi un arrière-goût amer qui permet de les différencier.

Agriculture[modifier | modifier le code]

Le terme générique « potasse » dans la chimie des engrais peut englober le chlorure de potassium ou sylvine, le chlorure double de potassium et de magnésium (nommé sous une forme hydratée carnallite), le sulfate double de potassium et de magnésium, le sulfate de potassium (obtenu par l'action de l'acide sulfurique sur KCl), le nitrate de potassium et l'hydroxyde de potassium KOH, base bien plus forte que l'hydroxyde de sodium NaOH.

Poison[modifier | modifier le code]

La dose létale 50 (dose mesurée sur la souris) de chlorure de potassium est à peu près de 2 500 mg·kg-1 par voie orale (c'est-à-dire 190 g pour 75 kg ; à titre de comparaison, le chlorure de sodium (sel de table) a une DL50 orale de 3 750 mg·kg-1) et de 100 mg·kg-1 en voie intraveineuse. Il est utilisé lors des exécutions de condamnés à mort aux États-Unis, par injection létale : l'administration en intraveineuse d'une solution excessive de KCl provoque un arrêt cardiaque. C’est en raison de cette toxicité qu’en pratique médicale une perfusion de ce soluté ne doit pas dépasser un débit de 1,5 g par heure.
Il peut être aussi utilisé pour les interruptions médicales de grossesse par injection intracardiaque fœtale.

Extraction du gaz de schiste par hydrofracturation[modifier | modifier le code]

Le documentaire GasLand (2010) de l'américain Josh Fox montre que l'industrie américaine de l'extraction du gaz de schiste reconnaît l'usage du chlorure de potassium, dilué dans un mélange d'eau, à d'autres produits chimiques toxiques et de sable pour l'injection dans les puits d'extraction du gaz de schiste comme liquide d'hydrofracturation. Le chlorure de potassium est employé comme absorbeur d'oxygène, mais cette technique visant à libérer le gaz contenu dans la couche de schiste a aussi pour conséquences de polluer les nappes phréatiques avec le liquide de fracturation. Pour un puits d'extraction, il faut entre 10 à 30 000 mètres cubes d'eau, la moitié environ est récupérée après fracturation.

Pharmacochimie[modifier | modifier le code]

Le chlorure de potassium fait partie de la liste des médicaments essentiels de l'Organisation mondiale de la santé (liste mise à jour en avril 2013)14.
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MessageSujet: Re: L'animal, l'être humain et la fin de vie   21.09.18 14:58

Morphine et opioïdes forts : très puissants contre les douleurs intenses
Publié le 17.08.2018

Morphine et opioïdes forts : très puissants contre les douleurs intenses
Le soulagement de la douleur est devenu plus accessible, grâce au développement de l’utilisation des opioïdes majeurs. Mais leur prescription obéit à des règles strictes et un certain nombre de précautions sont nécessaires pour éviter les effets indésirables et les addictions (qui restent un risque).

COMPRENDRE MOLECULES ADMINISTRATION EFFETS INDESIRABLES PLUS D’INFOS
Morphine et opioïdes forts : EFFETS INDESIRABLES
Quelles sont les personnes et les situations à risque ?
Un certain nombre de situations requièrent des précautions lors de l’utilisation des morphiniques forts.
C’est bien sûr le cas de l’hypersensibilité à la morphine, mais il faut faire attention en cas d’insuffisance hépatique (diminution de l’élimination), d’insuffisance rénale (risque d’accumulation des dérivés actifs glucuronoconjugués), d’insuffisances respiratoires (risque majoré de dépression respiratoire).
En cas d’hypertension intracrânienne et en l’absence de ventilation contrôlée, il existe un risque d’augmentation du taux de CO2 qui risque d’aggraver les lésions cérébrales. Il faut se méfier de la péthidine en cas d’épilepsie non contrôlée.
Il faut demander l’avis du chirurgien en cas de douleur abdominale aiguë avant d’administrer de la morphine, en particulier si le diagnostic de la douleur est incertain.

Quels sont les principaux effets secondaires ?
De nombreux effets secondaires existent au cours de la prescription d’opioïdes forts mais beaucoup peuvent être anticipés.
• La constipation est constante et dépendante de la dose d’opioïdes forts (« dose-dépendante »).
La constipation est de plus aggravée par les sédatifs, les troubles métaboliques, l’immobilisation et certaines localisations des tumeurs (colonne vertébrale, ventre et pelvis).
La prescription d’un laxatif fait donc partie d’emblée de l’ordonnance d’opioïde fort : macrogol (Forlax®️, Transipeg 5,9®️ ou Movicol®️) et elle peut être complétée par la prescription de mucilages.
Si la constipation persiste plus de 3 jours, il faut vérifier l’ampoule rectale à la recherche d’une accumulation de matières fécales (« fécalome »), proposer un lavement (Normacol®️) et augmenter la dose de macrogol (Colopeg®️ : 500 à 1 000 ml/24 heures).
• Les nausées et les vomissements sont dus à une stimulation du système nerveux central et à un retard de la vidange gastrique. Ils s’observent dans un tiers des cas au début du traitement, avec une nette susceptibilité individuelle, même avec de faibles doses d’opioïdes. Ils s’atténuent vite cependant et disparaissent en quelques jours grâce au « phénomène d’accoutumance » (ce qui n’est pas le cas de la constipation).
On peut éventuellement associer initialement du métoclopramide (Primpéran®️) ou de faibles doses d’halopéridol (Haldol®️ : 1 à 5 mg/× fois/24 heures). Les « setrons », type ondansetron, ne sont pas efficaces et aggravent la constipation. Le mieux est souvent de changer d’opioïde.
La persistance des vomissements au-delà d’une semaine ou après changement d’opioïde doit faire rechercher une cause cachée, notamment des métastases d’un cancer au péritoine (« carcinomatose péritonéale »).
• Une somnolence diurne peut s’observer en début de traitement et elle s’améliorera avec l’adaptation du traitement. De discrets troubles cognitifs sont très fréquents si on les recherche précisément par quelques questions du Mini Mental Test. Les troubles confusionnels posent problème car ils s’accompagnent de perturbations émotionnelles, d’hallucinations, de complications somatiques (fièvre, chutes, déshydratation). C’est une indication majeure du changement d’opioïde.
• La dépression respiratoire est exceptionnelle avec un traitement opioïde oral. Il n’y a donc pas de contre-indication à utiliser les opioïdes forts par voie orale chez un patient atteint de BPCO et de cancer bronchique. Les « hypercapnies » représentent une situation de prudence exigeant une titration précise.
La voie parentérale est davantage à risque de surdosage (bolus), mais la dépression respiratoire est annoncée par des signes neurologiques de surdosage : troubles de conscience, myoclonies. Une bradypnée inférieure ou égale à 8 cycles par minute est un index d’alerte.
• Le myosis est constant, mais a peu de conséquences.
• D’autres effets secondaires sont plus rares, à bien connaître cependant : rétention urinaire, prurit, sueurs, hypotension orthostatique, hyperalgésie cutanée, syndrome de sevrage lors de l’arrêt brutal à l’occasion d’un événement intercurrent.

Comment arrêter un traitement par opioïdes forts ?
Il ne faut pas arrêter brutalement un traitement chronique par un morphinique fort afin d’éviter un « syndrome de sevrage ».
Le syndrome de sevrage peut survenir quelques heures après l'arrêt brutal d'un traitement prolongé ou après administration d'un antagoniste. Il est lié en partie à une hypersensibilité des récepteurs noradrénergiques et associe des signes neurovégétatifs.
Il débute par des bâillements, une mydriase, un écoulement nasal (« rhinorrhée »), des sueurs, des larmoiements, puis apparaissent une agitation, une insomnie, des tremblements, des contractions musculaires (« myoclonies »), des douleurs musculaires et articulaires, une alternance de bouffées de chaleur avec vasodilatation et de frissons avec piloérection, une anorexie, des vomissements, des diarrhées, des crampes abdominales, des éjaculations spontanées, une polypnée, une tachycardie et une hypertension.
La sévérité du syndrome de sevrage dépend du métabolisme de la substance, de la dose journalière et de la régularité des prises, de l’ancienneté de la prise et de facteurs psychologiques. Il dure de 5 à 10 jours sans traitement et peut être soulagé par la clonidine et les neuroleptiques.

Que faire en cas de surdosage ?
Le tableau de surdosage associe une somnolence suivie d’une dépression respiratoire, d’un myosis, d’une hypotension, puis d’un coma profond avec hypothermie.
Son traitement en milieu spécialisé impose une réanimation cardio-respiratoire et l'administration d'un antidote antagoniste compétitif des récepteurs avec la naloxone par voie intraveineuse (Narcan®️, ampoules 0,40 mg/ml) avec une dose initiale de 0,40 mg en 1 minute IV. Une forme nasale est en préparation pour les surdosages au cours des toxicomanies.
Puis, le relais est pris par une dose de 0,10 mg par minute jusqu’à restauration d’une ventilation efficace, au prix d’ailleurs d’une reprise hyperalgique et d’une angoisse importantes.
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