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 L'animal, l'être humain et la fin de vie

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MessageSujet: L'animal, l'être humain et la fin de vie   L'animal, l'être humain et la fin de vie Icon_minitime27.08.18 10:23

Pourquoi nos animaux ont-ils le droit de mourir dans la dignité et pas nous?
Catherine Ashe — Traduit par Peggy Sastre — 20 août 2018 à 14h33 — mis à jour le 20 août 2018 à 14h33

En tant que vétérinaire, j'ai vu tout le soulagement que peut apporter la mort assistée. Je ne vois pas de raison de la réserver aux animaux domestiques.




Les vétérinaires euthanasient parfois plusieurs animaux dans la même journée. | Photo dife88 via Pixabay CC0
La salle est silencieuse et les néons sont éteints. Sur le sol, devant moi, un chien nounours est couché. Il s'appelle Shep, c'est un bâtard montagne des Pyrénées avec probablement un peu de berger allemand. Ses propriétaires, Anne et Rich, l'avaient adopté pour s'occuper de leur troupeau de chèvres laitières et les protéger des coyotes. Sauf que Shep, piètre gardien, est rapidement devenu un chien de maison choyé et adoré. Si je le sais, c'est parce que je suis vétérinaire et que Shep a toujours été soigné dans ma clinique. Ce jour-là, avec son corps étendu sur le carrelage, je peux voir comment le cancer est lentement en train de lui ôter la vie.
Shep a un ostéosarcome, un cancer des os agressif et destructeur. La maladie commence en général dans un os long, qu'elle grignote en silence jusqu'à qu'il n'en reste plus rien. Puis la patte cède lors d'une fracture soudaine et douloureuse. Ensuite, le cancer progresse lentement, pour finir par envahir les poumons. À ce stade, il n'y a plus rien à faire. Il ne reste à l'animal que quelques jours à vivre, voire quelques semaines au maximum.
Son corps n'est plus qu'une enveloppe

Nous avions découvert le cancer quand Shep s'était cassé la jambe. J'avais eu une longue et difficile conversation avec Anne et Rich. L'amputation suivie d'une chimiothérapie était le traitement recommandé. Avec cette procédure, on pouvait s'attendre à une bonne qualité de vie pendant au moins un an. Mais sans garantie, bien sûr, car le cancer fait ce qu'il veut. Anne et Rich allaient prendre deux jours pour peser le pour et le contre, mais vu que Shep était un chien dynamique et heureux, ils se décidèrent pour l'amputation et la chimiothérapie. Shep était devenu un tripode de compétition. Souvent, il fallait y regarder à deux fois pour s'apercevoir qu'il lui manquait une patte.
C'était neuf mois auparavant. Désormais, la chimio ne faisait plus d'effet et les poumons de Shep s'étaient remplis de tumeurs. Couché devant moi sur le sol, sa respiration est difficile. De petites bulles de sang et d'eau mélangée sortent de ses narines, il tousse de temps en temps. Ses yeux sont voilés, leur beau brun brillant n'existe plus que dans ma mémoire. Il ne fourre plus sa tête dans mes mains à la recherche de friandises. Il ne bouge plus la queue quand je lui murmure «Bon chien, Shep, bon chien». L'animal que j'ai connu n'est plus là. Son corps n'est plus qu'une enveloppe.
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Anne et Rich sont blottis contre lui et pleurent en silence. Anne ne cesse de passer les doigts dans sa fourrure hirsute.
«Ça ne va pas lui faire mal, n'est-ce pas Dr. Ashe?», me demande-t-elle encore une fois.

Lueur de soulagement

Je hoche doucement la tête. J'explique: «Non, je vais lui donner du propofol, qui va le rendre très somnolent, puis je vais lui faire l'injection bleue. Ça va faire cesser sa respiration et les battements de son cœur. Il va s'endormir et mourir. Il ne va rien sentir». Je montre à nouveau les seringues, même si cela fait plusieurs fois que je leur détaille la procédure. J'use sciemment le mot mourir parce que l’ambiguïté n'est jamais bonne dans une telle situation.
Anne prend une profonde inspiration, regarde Rich et baisse la tête. C'est l'heure.
Je place la grosse patte de Shep sur mes genoux, je vérifie le cathéter et injecte lentement le propofol. La respiration de Shep se calme, ses yeux deviennent de plus en plus vitreux et sa tête tombe sur le côté. Je lui fais la seconde injection. Sa respiration se ralentit. Se ralentit encore. Et s'arrête. Anne pousse un cri étranglé et se couche sur la carcasse inerte. Rich reste stoïque, mais des larmes inondent ses joues. Ils sont tous les deux concentrés sur le corps de Shep et ne voient donc pas ce que je vois –le dernier cadeau que mes patients m'offrent souvent. Une fois que les médicaments font effet, je jure apercevoir une lueur de soulagement dans ses yeux marron.
Petite, je me souviens de mes parents parlant à voix basse de «l’État d'Asie». J'étais à moitié endormie sur la banquette arrière, la voiture filant dans la nuit et la radio allumée. Je ne comprenais pas l'empressement dans leur ton, ce que la géographie chinoise ou japonaise pouvait bien avoir à voir avec les escadrons de la mort et la médecine socialisée. C'est bien plus tard, quand je suis devenue vétérinaire, que j'ai compris. Ils ne parlaient pas d' «État d'Asie» mais d'euthanasie. L'euthanasie, la bonne mort.

Parfois, nous euthanasions tous les jours

Un sujet âprement débattu à l'époque du Dr. Jack Kevorkian. J'avais 19 ans lorsque Kevorkian fut reconnu coupable d'homicide volontaire sans préméditation pour avoir aidé à l'euthanasie de Thomas Youk. Youk était en phase terminale de la maladie de Charcot, une maladie qui ravage le corps mais laisse l'esprit intact.
À l'époque, je n'avais prêté que peu d'attention à la controverse. Je commençais la fac, le monde s'ouvrait devant moi. Mais ces questions allaient revenir me hanter quasiment dix ans plus tard, au début de ma carrière de vétérinaire d'urgence. Que font les vétérinaires à part vacciner et soigner les animaux? Nous apaisons leurs souffrances. Nous les accompagnons au seuil de la mort et nous les aidons à passer cette ultime et mystérieuse porte. Parfois, nous euthanasions tous les jours. Pour des raisons de comportement, de maladie, de blessure.
À LIRE AUSSI L'euthanasie ou le courage de la lucidité
Ce faisant, nous tenons la main de propriétaires désemparés et nous les aidons à prendre une dernière et douloureuse décision. Nous les réconfortons de nos mots, nous écoutons leurs histoires sacrées. Et nous regardons leurs compagnons dans les yeux en ces ultimes secondes et, encore et encore, nous n'y voyons pas de la peur mais du soulagement. De la relaxation. Le terme de leurs souffrances est arrivé, enfin. Nous en sommes les premiers témoins. Sans parler, nos amis adorés nous disent merci tandis qu'ils glissent vers un quelconque au-delà. La lueur s'affaiblit puis s'éteint. En tant que médecins pour animaux, nous n'avons pas peur d'admettre que la mort nous attend tous et que nous avons le pouvoir d'apaiser ses agonies finales.
Rien à offrir aux humains

[size=16]En tant que vétérinaires, nous faisons ce qui est interdit aux médecins pour humains. Nous savons tous que les humains ne peuvent vaincre la mort, pas éternellement du moins. Parfois, lorsque les patients se rapprochent de la fin, les médecins peuvent offrir un peu de répit, gagner du temps. Mais pour beaucoup, il y a un moment où le répit ne soulage plus et où les médecins ne peuvent rien faire d'autre que du mal. Et pourtant, dans la plupart des pays, il n'y a rien à offrir en ces instants. Les mains des médecins sont liées. Ils peuvent essayer de veiller au confort de leurs patients, mais ils ne peuvent pas les aider à passer la dernière porte. Les mourants doivent la franchir seuls.
Les humains et les animaux domestiques ne sont pas les mêmes. Là n'est pas mon propos. Reste que dans ce domaine, nous traitons mieux nos animaux que nous ne pouvons traiter nos proches et nous-mêmes. Quand un individu est sain d'esprit et souhaite la fin de ses souffrances, des souffrances qui n'ont pas d'autre fin que la mort, nous ne pouvons pas lui tenir la main, écouter ses histoires sacrées et lui offrir cet ultime soulagement de sa douleur.
Si je peux l'offrir à mes patients animaux en souffrance, j'espère qu'un jour, mes médecins pourront en faire de même avec moi.


En savoir plus: 
Sociéteeuthanasie
Catherine Ashe Vétérinaire et écrivain, elle habite à Asheville, en Caroline du Nord.[/size]
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MessageSujet: Re: L'animal, l'être humain et la fin de vie   L'animal, l'être humain et la fin de vie Icon_minitime27.08.18 10:59

L’euthanasie du Chien / Faire piquer son chien !

  •  Le 01/09/2017
     

     

Tout ce qu’il faut savoir avant de prendre la décision douloureuse de faire piquer son chien !

image: http://www.mouss-le-chien.com/medias/images/chien-setter-qui-s-endore-a-jamais.jpg

On aimerait que ce moment n’arrive jamais, mais dans certains cas, le vétérinaire peut vous suggérer de mettre un terme à des souffrances trop forte pour votre chien. L’euthanasie est une décision qui se prend en commun entre le maître et le vétérinaire. C’est un choix difficile que vous ferez par amour et que seul le vétérinaire peut réaliser. Vous trouverez ici les informations utiles pour prendre une décision éclairée.




Dans quels cas faire euthanasier son chien ?

Malgré les constants progrès de la médecine, on atteint parfois les limites. On ne choisit l’euthanasie qu’en dernier recours et dans des cas bien précis que votre vétérinaire peut vous aider à identifier :

  • Chien très âgé et diminué, dont l’organisme est irrémédiablement affaibli. Lorsque ses capacités de déplacement, ses sens et des fonctions vitales l’abandonnent peu à peu.
  • Une maladie incurable et en phase terminale. Le chien peut se retrouver en situation de souffrance insupportable. L’euthanasie peut être une alternative à une succession d’interventions chirurgicales et de traitements coûteux dont l’efficacité sera sans doute très limitée. Pour lui épargner une agonie longue et éprouvante pour lui comme pour vous, il peut être préférable de mettre fin à son calvaire.
  • Un chien agressif peut être euthanasié sur décision du maître ou décision de justice et après un examen comportemental. L’objectif de l’examen est de déterminer si le comportement du chien était dû à un contexte précis ou s’il correspond à un trait de caractère définitif.
  • Malheureusement, certains refuges ne peuvent pas garder les animaux au-delà d’une certaine durée s’ils ne sont pas adoptés.  


Dans tous les cas, l’euthanasie est une décision qui est prise après concertation entre plusieurs personnes. Lorsqu’il s’agit d’un problème de santé, seul le maître peut prendre la décision.

Déroulement de l’euthanasie du chien

L’euthanasie est un acte médical qui suit un protocole bien défini. Le chien est installé et maintenu immobile, le plus souvent sur la table d’examen du vétérinaire. S’il manifeste des signes d’anxiété, on peut lui administrer un sédatif pour l’apaiser.
L’objectif est de le faire partir sans douleur. On lui injecte donc une surdose de produit anesthésique. Deux injections sont administrées au chien successivement. La première sert à l’endormir en douceur, la seconde à arrêter les fonctions vitales.
En général, l’euthanasie ne dure pas plus de 10 minutes. Lorsqu’il lâche son dernier soupir, il arrive que la vessie et les intestins se relâchent également.
Le maître peut choisir d’être présent ou non aux côtés de son animal pendant cette opération. Bien que ce soit un moment vraiment pénible, s’impliquer dans le processus d’adieu peut aider le maître dans son travail de deuil.
Certains maîtres, qu’ils aient été présents ou non, choisissent de récupérer le corps de leur chien une fois décédé. Ce n’est pas une obligation, comme expliqué dans cet article, le vétérinaire peut s’en charger.

Euthanasie à domicile : comment ça marche ?

Lorsque c’est possible, certains maîtres préfèrent rester dans un environnement calme et familier pour vivre ce moment. En faisant venir le vétérinaire à la maison, ils savent que le chien ne sera pas stressé. C’est une solution souvent appréciée pour faire ses adieux en toute tranquillité et en prenant son temps (sans faire attendre le vétérinaire non plus !).
Le déplacement du vétérinaire occasionne des frais un peu plus élevés, et certains maîtres sont mal à l’aise à l’idée de garder un souvenir trop triste au sein de leur propre maison. Chacun doit donc décider ce qu’il préfère en fonction de son budget et de ses émotions. Dans tous les cas, il ne faut pas hésiter à se faire entourer pendant ce moment difficile et à parler de ses doutes et questions avec le vétérinaire.  

Prix et modalités pour faire piquer son chien

En tant qu’acte médical, l’euthanasie de votre chien est facturée par le vétérinaire. Selon les tarifs pratiqués et les régions, les tarifs varient beaucoup. Comptez entre 35€ et 90€ en moyenne.
Des frais supplémentaires pourront vous être demandés si vous choisissez de confier le corps.
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MessageSujet: Re: L'animal, l'être humain et la fin de vie   L'animal, l'être humain et la fin de vie Icon_minitime27.08.18 11:13

Aspects pratiques et éthiques de l'euthanasie du chien et du chat

http://oatao.univ-toulouse.fr/14583/1/Fordin_14583.pdf
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MessageSujet: Re: L'animal, l'être humain et la fin de vie   L'animal, l'être humain et la fin de vie Icon_minitime27.08.18 11:26

Merial
Résumé des Caractéristiques Produit
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NESDONAL®️
Composition qualitative et quantitative
Un flacon contient :
Substance(s) active(s) :
Thiopental sodique (sous forme de thiopental et carbonate sodiques) 1 g.
Correspondant à 855 mg d'acide thiopental
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique « Liste des excipients » .

Forme pharmaceutique
Poudre pour solution injectabl e .
Espèces cibles
Bovins, ovins, équins, porcins, chats et chiens .

Indications d'utilisation, en spécifiant les espèces cibles
Chez les bovins, ovins, équins, porcins, chats et chiens : - Anesthésie générale. Chez les chats et chiens : - Euthanasi e .
Contre-indications
Ne pas utiliser dans les cas suivants : - Insuffisances respiratoires, - Hépatonéphrites, - Lésions cardiaque s .
Mises en garde particulières à chaque espèce cible
L'injection de thiopental doit être pratiquée en injection intraveineuse stricte; la pose d'un cathéter est donc vivement recommandée. En effe t , l'extravasation de ce produit entraîne une nécrose tissulaire en raison du pH alcalin de la solution. L'injection périveineuse de thiopental est susceptible de provoquer une phlébit e , en particulier chez le cheval.

Précautions particulières d'emploi chez l'animal
Ne pas dissoudre dans un soluté bicarbonaté ou alcalin. Opérer de préférence chez le sujet à jeun, maintenu à la diète hydrique depuis la veille. Pour éviter les réflexes possibles d'inhibition du vagu e , il est toujours utile d'administrer de l'atropine une demi-heure avant l'anesthési e . Comme pour tous les anesthésiques, contrôler l'état du cœur, des reins et du foie.
Précautions particulières à prendre par la personne qui administre le médicament aux animaux
Les personnes présentant une hypersensibilité connue aux barbituriques devraient éviter tout contact avec le médicament vétérinaire. En cas de projection dans les yeux, sur les muqueuses ou de piqûre superficielle, laver immédiatement et abondamment à l'eau froide ou tiède. En cas d'injection ou d'ingestion de produit, consulter de toute urgence un médecin ou le centre antipoison le plus proch e . Cependant, ne conduisez pas car le produit peut entraîner une sédation. Antidotes : ceux des barbituriques.
Autres précautions
Aucune.

Effets indésirables (fréquence et gravité)
Si la dose est un peu forte, on peut observer, surtout chez le chat, quelques incidents de caractère fugace : parésie, amaurose, surdit é .
Utilisation en cas de gravidité et ou de lactation et de ponte
L'innocuité du médicament vétérinaire pendant la gestation n'a pas été établie chez les espèces cibles.
En cas de gravidité ou de lactation, le produit ne devra être administré qu'après évaluation du rapport bénéfice/risque par le vétérinaire.

Interactions médicamenteuses et autres formes d'interactions
L'effet du produit est potentialisé lors de prémédication, En conséquence, la dose d'anesthésique injectée doit être diminuée.

Posologie
Anesthésie : Prémédications : leur emploi permet de réduire au tiers ou de moitié les doses du produit. Induction : préparer les solutions à 5 pour 100 extemporanément en diluant le flacon de 1 g avec 20 ml d ' eau pour préparations injectables . Injecter d'abord la moitié environ de la dose théorique du produit. Celle-ci provoque une phase d'apnée passagère. Lorsque les mouvements respiratoires reprennent leur régularité, administrer alors lentement la solution jusqu'à obtention de la narcose complète. Entretien de l'anesthésie : Soit par réinjections à la demande sans dépasser le double de la dose initiale, soit relais par les anesthésiques volatiles. La posologie varie en fonction de la prémédication employée et de la sensibilité individuell e . Ces doses sont donc données à titre d'indication pour l'induction de l'anesthésie. Chevaux : 10 à 15 mg/kg, durée de la narcose 30 à 40 minutes. Bovins : 8 à 12 mg/k g , durée de la narcose 30 à 40 minutes. Moutons: 14 à 18 mg/kg, durée de la narcose 30 à 40 minute s . Porcs: 10 à 20 mg/kg, durée de la narcose 10 à 15 minute s . Chiens : 10 à 15 mg/kg, durée de la narcose 15 à 20 minutes. Chats : 20 à 22 mg/kg, durée de la narcose 10 minutes enviro n .
Euthanasie : Un sédatif approprié doit être préalablement administré afin de produire une sédation profonde avant l'administration du produit par voie intracardiaque. Chiens : 50 mg/kg, Chats : 500 mg par animal.
Mode d'administration
Voie intraveineuse pour l'anesthésie chez les bovins, ovins, équins et porcins.
Voie intraveineuse ou intrapéritonéale pour l'anesthésie chez les chats et les chiens.
Voie intracardiaque pour l'euthanasie chez les chats et les chiens.

Surdosage (symptômes, conduite d'urgence,antidotes) si nécessaire
Si la dose est un peu forte, on peut observe r , surtout chez le chat, quelques incidents de caractère fugace : parésie, amaurose , surdit é .

Temps d'attente
Bovins, ovins et équins Viandes et abats : zéro jour Lait : zéro jour Porcins Viandes et abats : zéro jour
Propriétés pharmacologiques
Groupe pharmacothérapeutique : Hypnotiques et sédatifs, barbituriqu e .
Code ATC-vet : QN05CA01 9 .

Propriétés pharmacodynamiques
Le thiopental est un barbiturique anesthésique général à effet rapide et de courte durée d'action pouvant être utilisé chez toutes les espèces. A doses élevée s , la perte de conscience est suivie d'une rapide dépression du centre respiratoir e . Il s'ensuit rapidement un arrêt respiratoire et une interruption de l'activité cardiaque entraînant le décès dans un bref délai.

Caractéristiques pharmacocinétiques
Après administration, le thiopental sodique est rapidement distribué vers les organes les plus irrigués et traverse la barrière hémato-encéphalique. Le m é tabolisme des barbituriques est surtout hépatique et l'excrétion presque exclusivement rénal e .

Liste des excipients
Carbonate de sodium

Incompatibilités
Les solutions du produit précipitent avec la polyvidone, la D -tubo-curaine, l'acide ascorbique, la péthidine et certains dérivés des phénothiazines (prométhazine, chlorpromazine et diétazine ) .

Durée de conservation
Durée de conservation du médicament vétérinaire tel que conditionné pour la vente : 3 an s .
Précautions particulières de conservation
Tout flacon ouvert doit être utilisé immédiatement. Rejeter toute solution trouble ainsi que les flacons dont le contenu se dissoudrait lentement ou incomplètement.
Nature et composition du conditionnement primaire
Flacon verre.

Précautions particulières à prendre lors de l'élimination des médicaments non utilisés ou de déchets dérivés de l'utilisation de ces médicaments
Les conditionnements vides et tout reliquat de produit doivent être éliminés suivant les pratiques en vigueur régies par la réglementation sur les déchets.
Titulaire de l'autorisation de mise sur le marché
MERIAL - 29 avenue Tony Garnier - F-69007 LYON.
Numéro d'autorisation de mise sur le marché
FR/V/4801779 2/1992 Boîte de 1 0 flacons (20 ml) Boîte de 50 flacons (20 ml)
MERIAL - Direction France
Campus Sanofi Lyon-Carteret
14 rue Henry Vallée
CS 90119
69361 LYON CEDEX 07
Téléphone 04 72 72 63 22 - Fax 04 72 72 32 10
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MessageSujet: Re: L'animal, l'être humain et la fin de vie   L'animal, l'être humain et la fin de vie Icon_minitime27.08.18 11:51

RESTE-T-IL UNE PLACE POUR LE THIOPENTAL ?
IS THERE STILL A PLACE FOR THIOPENTAL ?
OCTOBRE 2013, PAR ANDRIAMASY CM , RAKOTOMAVO FA , RAKOTOARISON RCN , RAVELOSON NASOLOTSIRY E

Introduction
Le thiopental sodique (Pentothal®️, Nesdonal®️) avait été découvert au début des années 1930. Il était utilisé pour la première fois sur l’homme le 8 mars 1934 aux Etats-Unis et avait fait l’objet trois mois plus tard d’une étude clinique par Lundy sur la demande des laboratoires Abbott [1].
Pendant plusieurs décennies, le thiopental avait été l’anesthésique intraveineux le plus utilisé et avait fait fonction d’agent de référence pour les études comparatives avec d’autres anesthésiques.
La phase de déclin du thiopental avait débuté dans les « pays industrialisés » avec la mise sur le marché du propofol à partir de 1987. Ce déclin était allé en s’accélérant non seulement du fait des qualités intrinsèques du propofol, mais aussi du fait du conditionnement de celui-ci qui n’imposait pas une manipulation aussi complexe que la préparation de la solution de thiopental et, probablement, surtout du fait d’une formation de plus en plus réduite des juniors à sa technique d’administration [1].
En 2009 était célébré son 75eme anniversaire de mise sur le marché.
L’intérêt de cette revue est de montrer la place de l’utilisation du thiopental dans les pays en voie de développement en notre époque.

Les indications du thiopental.
Le thiopental de sodium est un hypnotique intraveineux d’action rapide, de délai d’action court et ayant une bonne stabilité hémodynamique chez le patient normovolémique [2].
Ses propriétés cliniques font qu’il demeure la référence pour l’induction en séquence rapide d’un patient à risque d’inhalation du contenu gastrique, situation plus connue sous l’appellation d’« estomac plein » (crash induction) [3].
Il est principalement indiqué dans le cas des urgences abdominales, dans le cas de l’anesthésie de l’obèse ou encore en obstétrique dans le cas de l’anesthésie pour césarienne d’urgence [4], d’autant plus que par mesure de précaution, il est préférable de ne pas administrer le propofol pendant la grossesse (IVG exceptée).
Il est beaucoup moins fréquemment utilisé au cours de l’entretien anesthésique avec des risques d’accumulation du fait d’une élimination lente, ne faisant pas de ce produit le meilleur agent d’entretien.
En réanimation, le thiopental est toujours préconisé dans la prise en charge de l’état de mal convulsif [5] ou de l’hypertension intracrânienne, réfractaire aux thérapeutiques initiales [6].
Dans certains pays, le thiopental est utilisé pour des indications extra-anesthésiques qui méritent d’être rappelées ici, compte tenu des problèmes éthiques qu’elles posent : l’utilisation comme « sérum de vérité » par la police : l’injection létale pour l’exécution capitale aux Etats-Unis ; l’injection létale pour euthanasie autorisée aux Pays-Bas en 2001, en Belgique en 2002 et au Luxembourg en 2009 ; l’assistance au suicide autorisée dans les cantons suisses de Zürich et d’Argovie, ainsi qu’aux Pays-Bas, en Belgique, au Luxembourg et dans l’état d’Orégon (États-Unis) [1].
Ainsi nous pouvons dire que même si son utilisation avait diminué au cours des dernières années en raison de l’introduction de nouveaux médicaments, tels que le propofol, le thiopental sodique est toujours considéré comme un anesthésique de première ligne dans de nombreux cas tels que les pathologies gériatriques, neurologiques, cardio-vasculaires ainsi que chez les patientes en obstétrique au cours de l’opération césarienne par anesthésie générale, pour lesquels les effets secondaires d’autres médicaments peuvent entraîner de graves complications [7].

Arrêt de la commercialisation et de la production du thiopental.
Toutefois, en mai 2011, le groupe HOSPIRA©️ avait décidé l’arrêt définitif de la commercialisation de ses spécialités Penthotal 500mg, et Penthotal 1g, poudre pour solution injectable.
En effet, le coût unitaire faible d’un produit d’anesthésie, en l’occurrence le thiopental, peu rentable commercialement est sans doute un inconvénient pour assurer la pérennité de leur commercialisation [2].

La place du thiopental en Europe et aux USA de nos jours.
De nos jours, dans les pays industrialisés, son administration en pratique courante est devenue très limitée. Et justement, la non-utilisation de l’association thiopental-succinylcholine, reste en France la première cause de mortalité résiduelle directement liée à l’anesthésie [8,9].
Il ne fait pratiquement plus l’objet de publications dans les revues d’anesthésie. Il survit encore dans des livres d’enseignement. Dans certains hôpitaux à vocation d’enseignement, il est utilisé pour la formation des médecins et infirmiers(ères) qui se destinent à la pratique de l’anesthésie dans les pays en voie de développement [1].
En France, le thiopental ne figure plus dans le dictionnaire Vidal. Malgré sa rare utilisation, les pays industrialisés paraissent toutefois bouleversés par l’arrêt de mise sur le marché de ce médicament [2].
Aux Etats-Unis, l’American Society of Anesthesiology (ASA) avait fait part au cours d’un éditorial en 2011 de sa préoccupation inquiétante vis-à-vis de cette décision d’arrêt de production du médicament et même si sa préoccupation n’est pas l’utilisation du produit anesthésique au bloc opératoire mais plutôt au cours de l’exécution de la peine capitale [7].

La place du thiopental dans les pays en développement
Dans les pays en voie de développement comme en Afrique, Madagascar et même la Corée, le Thiopental reste très utilisé. Il tient encore une place importante au cours de l’induction de tout profil de patient lors de l’anesthésie générale, à défaut d’autres moyens médicamenteux. Son ancienneté est certainement un gage de sécurité d’utilisation.
Il reste l’agent le plus utilisé en milieu urbain, compte tenu de son très faible coût (plus lié au conditionnement qu’au produit) et de sa facilité de conservation.
En milieu rural, en revanche, où la présence d’une personne formée à l’administration de thiopental, ainsi que l’alimentation en oxygène et en électricité sont très hypothétiques, la kétamine est l’agent anesthésique de premier choix mais n’est pas toujours disponible [2,10].
Ces médicaments (thiopental et kétamine) peu coûteux, efficaces et sécuritaires, conviennent pour les patients et les budgets limités des établissements de soin, par opposition aux nouvelles molécules qui sont souvent onéreuses dans ces pays. Le service médical rendu de ce produit est donc élevé.
Mais en raison de son élimination qui est prolongée, il est moins intéressant au cours de l’entretien de l’anesthésie ou par d’autres hypnotiques de plus faible durée d’action comme le propofol, malheureusement soumis à des ruptures très fréquentes sinon à un coût trop élevé par rapport au revenu moyen des patients des pays en développement.
Pour l’instant, le thiopental existe encore sous forme générique, même si la spécialité n’est plus produite. Ceci permet encore aux pays en développement de s’approvisionner pour une durée indéterminée. Mais de ce médicament dépendent l’approvisionnement des pharmacies de nos hôpitaux, la survie de nos blocs opératoires et de la quasi-totalité de nos patients les plus démunis.

Conclusion
Le thiopental est utilisé en pratique clinique depuis 1934. Le laboratoire HOSPIRA©️ détenteur du brevet avait décidé de son arrêt de commercialisation en 2011. Les pays en voie de développement sont les plus affectés étant donné que les vieux produits anesthésiques y sont les plus disponibles et donc les plus utilisés. En attendant, les génériques ont pris le relais des spécialités, mais la pérennisation est encore aléatoire.

Références
1. Cazalaà JB, Haberer JP, Otteni JC. 75e anniversaire de l’introduction du thiopental en pratique clinique. Ann Fr Anesth Réanim. 2009 ; 28 : 725-27.
2. Plaud B. Arrêt de la commercialisation du thiopental (Pentothal®️) par les laboratoires Hospira™️ -France : une mauvaise nouvelle qui en annonce probablement d’autres. Ann Fr Anesth Réanim. 2011 ; 30 : 617-18.
3. Debaene B, Bruder N, Chollet-Rivier M. Agents d’induction : agents intraveineux, agents halogénés, morphiniques et curares ; monitorage. Ann Fr Anesth Réanim 2003 ; 22 : 53s-9s.
4. Ronald D. Miller, Lars I. Eriksson, Lee A. Fleisher, Jeanine P. Wiener-Kronish, William L. Young. Anesthesia for Obstetris.Miller’s Anesthesia, 7th Ed, Philadelphia, Churchill Livingstone, 2221.
5. Navarro N, Mazoit JX. Etat de mal épileptique : état de la question. Pharmacologie des agents utilisés dans l’état de mal épileptique. Rev Neurol. 2009 ; 165 : 355-65.
6. Samir H Haddad, Yaseen M Arabi. Critical care management of severe traumatic brain injury in adults Haddad and Arabi Scandinavian Journal of Trauma, Resuscitation and Emergency Medicine. 2012, 20 : 12.
7. ASA statement on Sodium Thiopental’s Removal from the Market Chicago. Stat News Service. 2011 ;.
8. Auroy Y, Benhamou D, Péquignot F, Jougla E, Lienhart A. Enquête mortalité Sfar-Inserm : analyse secondaire des décès par inhalation de liquide gastrique. Ann Fr Anesth Réanim 2009 ; 28 : 200-5.
9. Chassard D, Mercier FJ. Quelles stratégies appliquer pour diminuer le risque d’une inhalation pulmonaire de liquide gastrique pendant une anesthésie générale ? Ann Fr Anesth Réanim. 2009 ; 28 : 197-9.
10. Craven R. Ketamine. Anesthesia. Suppl.1 2007 ; 62 : s48-53
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MessageSujet: Re: L'animal, l'être humain et la fin de vie   L'animal, l'être humain et la fin de vie Icon_minitime27.08.18 12:01

le propofol ( liens sans rapport avec copié-collé)

https://sofia.medicalistes.fr/spip/IMG/pdf/Le_propofol_EMC_.pdf

Hallucinations et rêves sous propofol
Propofol-induced Hallucinations and Dreams
Virginie Marchaisseau, Aurélie Molia, Emmanuelle Herlem, Marie-Laure Germain et Thierry Trenque
Centre Régional de Pharmacovigilance, Centre Hospitalier Universitaire, Reims, France
Reçu : 30 Octobre 2007 Accepté : 30 Avril 2008
Résumé
Une revue des cas de la Banque Nationale de Pharmacovigilance et de la littérature a permis d'évaluer l'importance des hallucinations et des rêves sous propofol, effets non mentionnés dans les différents RCP (Résumé des Caractéristiques du Produit) du propofol. La survenue d'hallucinations post-opératoires chez des patients anesthésiés par du propofol n'est pas exceptionnelle, même à faibles doses. Dans la plupart des cas, les hallucinations décrites sont de nature agréable, ont fréquemment une "connotation sexuelle" et sont souvent associées à un comportement désinhibé ou à une expression verbale des pensées intimes des patients. De même, les nombreuses études réalisées sur les anesthésiques mettent en évidence le rôle favorisant du propofol dans la survenue de rêves, le plus souvent agréables. Compte-tenu de l'implication légale que peuvent avoir ces effets indésirables, il serait approprié de les mentionner dans les RCP des différentes spécialités pharmaceutiques du propofol.

https://www.ansm.sante.fr/S-informer/Points-d-information-Points-d-information/Rappels-sur-le-Syndrome-de-perfusion-du-propofol-Point-d-Information

Mécanisme d'action
Le propofol (2,6 di-isopropylphénol) est un anesthésique général d'action rapide (délai d'environ 30 secondes), de courte durée et permettant un contrôle facile du niveau d'anesthésie et un réveil généralement rapide. Son mécanisme d'action est mal connu, toutefois le propofol semble provoquer des effets sédatifs/anesthésiques par la modulation positive de la fonction inhibitrice du neurotransmetteur GABA activé par la fixation du récepteur GABAA.
Une chute de la pression artérielle systolique et moyenne et de légères variations du rythme cardiaque sont généralement observées lors de l'administration de propofol pour l'induction et l'entretien de l'anesthésie. Néanmoins, la fréquence de variations hémodynamiques indésirables au cours de l'entretien est faible.
Le propofol réduit le débit sanguin cérébral, la pression intracrânienne et le métabolisme cérébral. Cette réduction de la pression intracrânienne est plus importante chez les patients ayant une pression intracrânienne initialement élevée.
Le réveil suivant l'anesthésie est généralement rapide, sans queue d'anesthésie.
Aux concentrations habituellement rencontrées au plan clinique, le propofol n'inhibe pas la synthèse des hormones corticosurrénaliennes.
Le propofol, en tant qu'agent de sédation, possède un effet hypnotique et peut être administré en association avec divers analgésiques et myorelaxants.
Cas d'usage
Le propofol est utilisé dans la prise en charge de :
anesthésies,
sédations.
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MessageSujet: Re: L'animal, l'être humain et la fin de vie   L'animal, l'être humain et la fin de vie Icon_minitime27.08.18 12:12

Midazolam - Hypnovel®️
samedi 7 janvier 2017, par Aurélie Richard, Dr Michel NAHON, Dr Romain Jouffroy, Michelle Darmendrail

Description
8-chloro-6-(2-fluorophényl)-1-méthyl-4H-Imidazo(1,5-a)(1,4)benzodiazépine


Classe
Benzodiazépine.

Pharmacodynamie
- Agoniste spécifique de certains récepteurs GABA. Il réduit l’excitabilité du neurone post-synaptique.

- Comme toutes les benzodiazépines, le midazolam est hypnotique, sédatif, anxiolytique, antiépileptique, amnésiant et myorelaxant.

- Diminution modérée de la pression artérielle.

- Dépression des centres respiratoires. Apnée possible.

Pharmacocinétique
- Métabolisme hépatique (dont un métabolite actif).

- Elimination urinaire.

- Demi-vie d’élimination : 1,5 à 3 heures (variabilité interindividuelle).

- Passe la barrière fÅ“to-placentaire.

Présentation
Ampoules de 5 mg/1mL, 5 mg/5mL ou de 50 mg/10mL.

Administration
- Intraveineuse, en bolus ou au pousse-seringue électrique.

- Intramusculaire.

- Intra-rectal, intranasal ou sublingual.

Indications
- Sédation vigile.

- Anesthésie : prémédication, induction entretien.

- Sédation en unité de soins intensifs.

- Convulsions de l’enfant et du nourrisson en voie orale.

- Diminution des effets psychodysleptiques de la kétamine.

Contre-indications
- Hypersensibilité aux benzodiazépines ou à un des composants.

- Insuffisance respiratoire sévère.

- Syndrome d’apnée de sommeil.

- Insuffisance hépatique sévère.

- Myasthénie.

Contre-indications relatives
- Insuffisance rénale, en particulier si perfusion continue.

- Allaitement maternel.

- Insuffisance hépatique ou respiratoire modérée.

- Fin de grossesse (risques d’imprégnation du fÅ“tus).

Posologie
Indication Adulte < 60 ans Adulte > 60 ans Mauvais état général Maladies chroniques Enfants
Sédation vigile IV
Dose initiale : 2-2,5 mg
Titration : 1 mg IV
Dose initiale : 0,5-1 mg
Titration 1 mg IV de 6 mois à 5 ans :
0,05 à 1 mg/kg
IV de 6 à 12 mois :
0,025 à 0,05 mg/kg
IR > 6 mois : 0,3 à 0,5 mg/kg
IM de 1 à 15 ans :
0,05-0,1 mg/kg
Anesthésie prémédication IV : 1 à 2 mg à renouveler
IM : 0,1 mg/kg IV
Dose initiale : 0,5 mg
IM : 0,025-0,5 mg/kg IR > 6 mois : 0,3-0,5 mg/kg
IM : de 1 à 15 ans : 0,2 mg/kg
Anesthésie induction IV : 0,2 mg/kg IV
0,05-0,15mg/kg
Sédation en associant d’autres agents : anesthésiques/analgésiques IV : 0,1 mg/Kg Diminuer les doses
Sédation en USI IV : 1 à 2,5 mg en bolus
Entretien :
0,03 à 0,2 mg/kg/heure IV : 1 à 2,5 mg en bolus
Entretien :
0,03 à 0,2 mg/kg/heure IV :
NN < 32 s de gestation : 0,3 mg/kg/h
NN > 32 s jusqu’à 6mois : 0,06 mg/kg/h
> 6mois : 0,05-0,2 mg/kg/h
Entretien : 0,06-0,12 mg/kg/h
Précautions d’emploi
- Injecter lentement.

- Surveillance de la fréquence cardiaque, de la pression artérielle, de la fréquence ventilatoire et de la SpO2.

- Prudence chez la personne âgée ou en mauvais état général.

- Prudence chez le prématuré et chez l’enfant de moins de 6 mois.

Effets indésirables
- Amnésie.

- Hypotension.

- Effets paradoxaux : agitation, confusion chez les enfants et les personnes âgées.

- Dépresseur respiratoire à dose dépendante.

- Risque de dépendance.

Associations à éviter
- Alcool.

- Autres benzodiazépines (effets imprévisibles, potentialisation ou antagonisation).

Association à surveiller
- Les autres anesthésiques.

- Les analgésiques.

-> L’antidote du midazolam est le flumazénil.
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MessageSujet: Re: L'animal, l'être humain et la fin de vie   L'animal, l'être humain et la fin de vie Icon_minitime27.08.18 12:46

Les effets sur le corps.
Posté le 5 février 2013 par EMDL dans Comment s'effectue-t-elle ? De quelles manières ?

1. La composition des médicaments de l’euthanasie .

La composition de la solution par voie orale :

• Pentobarbital de sodium ou secobarbital :
Cette substance est commercialisée sous le nom de Nembutal. Le pentobarbital est un barbiturique ( dépresseur du système nerveux central ) qui est utilisé majoritairement pour les anesthésies. C’est aussi un anticonvulsivant (un médicament qui permet de traiter les convulsions). Le fait d’administrer des doses faibles anesthésiques favorise le développement des convulsions. Les sédatifs ont pour mission de réduire les chocs électriques présents dans le cerveau.

• Propylène glycol : alcool indolore,
légèrement visqueux. Il est transformé en acide lactique au niveau du foie.

Les effets sur le corps. dans Comment s'effectue-t-elle ? De quelles manières ? 00-300x124

• Alcool
• Eau : Pour diluer le propylène glycol qui est visqueux.

Ils peuvent utiliser les composants ci-dessus ainsi que des anti-vomitifs, ils permettent au patient de ne pas rejeter les produits inhalés.

La solution par voie injectable :

• Pentobarbital.

Le pentobarbital peut être consommé par le patient par voie orale ou par injection.
Par voie orale, il passe d’abord par le l’estomac et ensuite dans le foie. Des doses plus importantes entraînent le coma, la mort puisqu’elles se cumulent dans le cerveau.
Le propylène glycol s’accumule dans le cœur, dans les reins et dans le foie. Il est dangereux pour les personnes qui souffrent d’une maladie rénale. L’utilisation de l’alcool provoque une inflammation au niveau du foie qui va aggraver son état.

2. Le rôle des différents organes vitaux :

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• Le cerveau, situé à l’intérieur du crâne, est un organe vital et moteur de l’être humain. Il est composé de plusieurs zones qui ont chacune une fonction particulière.

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La zone 1, est le cervelet. Il est situé sous les hémisphères cérébraux et derrière le tronc cérébral. Celui-ci a des fonctions cognitives comme l’attention, le langage, et la régulation des réactions de peur et de plaisir.
Il contribue à la précision des mouvements, il n’est donc pas à l’origine des mouvements.

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La zone 2 représente le tronc cérébral, il est situé dans la fosse crânienne postérieure, sous le cerveau et en avant du cervelet. Il régule la respiration et le rythme cardiaque ainsi que la localisation des sons. Il est le centre du passage des voies motrices et sensitives, il contrôle aussi la douleur.

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La zone 3 représente le télencéphale, que l’on appelle le plus souvent le « cerveau ». Il est constitué de deux hémisphères cérébraux qui incluent le cortex cérébral ( substance grise ) ainsi que d’autres structures qui lui sont associées. Il est le centre de traitement de la plupart des informations.

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La zone 4 représente le thalamus, il se situe en position intermédiaire entre le cortex et le tronc cérébral. Il a comme fonction, la régulation de la conscience, de la vigilance, du sommeil, de la température du corps, et la pression artérielle. Il est le point de relais et d’intégration des voies sensitives, sensorielles et motrices.

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Enfin, la zone 5 représente l’hypothalamus, il est situé juste à coté du thalamus et il est constitué de plusieurs noyaux. Il a une fonction très importante puisqu’il se charge de réaliser la liaison entre le système nerveux et le système endocrinien ( c’est un système qui permet l’échange des hormones). Il est à l’origine de la régulation de la reproduction, et du rythme du temps.

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• Le cœur, organe musculaire creux essentiel à tous les êtres humains est une sorte de pompe qui se situe dans la cage thoracique. Il est composé de deux côtés possédant chacun un ventricule et une oreillette. Il assure la distribution du sang, liquide transportant de nombreuses substances indispensable au fonctionnement de l’organisme. En assurant la circulation du sang par ses contractions rythmiques, il alimente tous les organes en glucose, hormones, oxygène et autres.

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Le cœur est caractérisé comme le moteur de l’organisme.

• Les poumons, organes permettant à l’organisme de se renouveler en oxygène sont situés dans la partie supérieure de la cage thoracique. Ils sont composés des nombreuses artères ainsi que de bronchioles, de bronches et d’alvéoles. Son rôle est d’apporter des éléments indispensables à l’organisme en détoxifiant l’air inspiré. Ils sont très important pour l’organisme puisqu’ils fournissent l’oxygène et rejettent le dioxyde de carbone. Sans ces deux éléments, le corps ne pourrait vivre.

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• Le foie, organe indispensable à l’homme, est situé dans l’abdomen. Le foie est l’organe qui subit le plus de transformations chimiques de l’organisme. En effet, il a plusieurs fonctions, trois qui sont l’épuration, le stockage et la synthèse. Il est le principal organe qui détoxifie le sang, le nettoie, tous les déchets toxiques comme les médicaments et l’alcool qui sont traités dans le foie. Il est aussi caractérisé par la réserve de glucose qu’il remplit à chaque fois qu’il reçoit du sang venant de l’estomac. Il permet aussi d’assurer la production des globules rouges.

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• Les reins sont situés dans la partie postérieure de l’abdomen entre la douzième vertèbre et la troisième vertèbre lombaire. Leur rôle est de détoxifier le sang, de réguler la tension et les hormones. Ils permettent l’équilibre hydroélectrolytique dans le sang par filtration et par excrétion d’urine. L’hormone produite par les reins règle la production de globules rouges, le métabolisme osseux.

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3 . Les rôles des autres composants de l’organisme :

La moelle osseuse est un tissus situé au centre des os. Elle produit les différents types de cellules du sang qui n’ont pas de noyaux : les globules rouges, les globules blancs et les plaquettes.

Ainsi, il y a trois cellules importantes sanguines, tout d’abord, nous avons les érythrocytes qui sont plus connus sous le nom de « globules rouges », ces cellules sanguines sont les plus présentes dans le sang. En effet, ces érythrocytes sont riches en hémoglobine (de couleur rouge ce qui donne la coloration du sang), une protéine qui est capable de se lier à l’oxygène. Ces cellules sont donc chargés d’apporter de l’oxygène aux tissus et aussi de récupérer le dioxyde de carbone ( CO2 ). Leur source d’énergie est le glucose. La durée de vue de ces érythrocytes est d’environ 120 jours.

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De plus, les leucocytes ou globules blancs sont chargés défendre l’organisme. Ils sont beaucoup moins nombreux que les érythrocytes ( globules rouges ). Enfin, la fonction des plaquettes ou thrombocytes est de faire cesser l’écoulement du sang dans les plaies, il s’agit de l’hémostase. Sa durée de vie est de 8 à 10 jours.

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4. Actions des « médicaments » et conséquences sur l’organisme .

• Tout d’abord, lorsque la solution visant à arrêter la vie est inhalée, elle se retrouve dans l’estomac, afin que la toxicité soit éliminée par le foie, elle sera introduit dans celui-ci par l’intermédiaire d’une artère reliant l’organe digestif à l’organe abdominal. Le pentobarbital de sodium, le propylène glycol ainsi que l’alcool vont s’accumuler dans cet organe permettant la détoxification des produits
« toxiques ». Cette solution, composée d’une très grande quantité de substances indésirables à l’organisme ne pourra pas être totalement traitée par le foie. Beaucoup de réactions chimiques vont alors se produire dans cet organe, une certaine partie du propylène glycol sera transformée en acide lactique ( comme pour le sucre ), et le pentobarbital aura du mal à être rejeté de cet organe puisqu’il y en a trop.

Ainsi, le foie ne pouvant éliminer toutes ces substances se dégradera et sera en présence d’une infection. Pour aggraver la situation, l’alcool réagira et brûlera encore plus l’organe en question. Les leucocytes interviendront alors pour le « sauver » mais ils n’y arriveront pas. Le foie sera alors gravement dysfonctionné. Lors de ce trouble, l’organe vital qui permet de purifier le sang et de détruire les vieux globules rouges provoquera certainement une anémie. A ce stade, il n’assure alors plus les réserves qui permettent la minéralisation du corps et la régulation en glucose dans le sang.

Sachant qu’il est le seul à éliminer le cholestérol, à cause de cet événement fâcheux, le cholestérol s’accumulera sur les parois des artères , celles-ci s’épaissiront et provoqueront un blocage à la circulation sanguine. Dans cette grave situation, l’apparition de l’hémolyse ( destruction des globules rouges anciens ou nouveaux ) peut être lancée, ce qui provoquerait un coup fatal à la circulation sanguine déjà ralenti par le glucose réduit ( aldohexose qui apporte de l’énergie à la circulation sanguine ) et à tous les organes. Le sang est alors contaminé, mal nettoyé.

• Ensuite, lorsque ce sang infecté passe par les reins, une sensation de mal être apparaît, ainsi que des nausées, des vomissements, une perte de l’appétit, et des troubles du sommeil. Les déchets arrivant trop nombreux ne peuvent être parfaitement filtrés par les reins, le sang s’accumulera donc de ces éléments indésirables, un dysfonctionnement se crée alors dans ces organes. Ce trouble provoque une infection.

Le système immunitaire ( globules blancs ) va alors agir et endommagera encore plus les reins. Ils envoient une hormone nommée insuline qui va absorbé le calcium des os, le squelette se fragilisera.

• L’acide de ces déchets s’accumulent dans l’organisme, ce qui provoque une anémie qui se succède d’un manque d’oxygène. Ceci peut entraîner des problèmes cardiaques et respiratoires. Au niveau de la moelle osseuse, fragilisée à cause de l’hormone envoyée par les reins, la moelle produira de moins en moins de globules. Les globules blancs réduits augmentent le risque d’infection, puis les globules rouges auront du mal à gérer le transport de l’oxygène aux tissus, le CO2 sera difficilement évacuer hors de l’organisme. Les muscles et les organes vitaux seront alors moins alimentés, au niveau du cerveau, principal consommateur d’oxygène, des difficultés se remarqueront par des dysfonctionnements.

• Le durcissement des artères réduit leur volume, donc la quantité de sang est réduite, par la suite des caillots se forment et bloquent le passage du sang dans les organes. Ces caillots peuvent provoquer une crise cardiaque.

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Si ces caillots se forment dans les artères au niveau du cœur, dites coronaires cela bloquera le passage du sang, le dioxygène sera manquant dans la myocarde ( muscle du cœur qui assure la circulation sanguine et le remplissage des cavités cardiaques ). Ces caillots entraîneront au niveau des cellules de la myocarde son décès, on parle alors d’infarctus du myocarde.

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La myocarde, décédée provoque un arrêt cardiaque ou bien dans les poumons un œdème aigu ( une inondation d’un liquide dans les alvéoles pulmonaires ) qui asphyxie le patient puisque les poumons ne peuvent alimenter correctement le corps , il y a un manque important de d’oxygène.
De plus, une obstruction des voies respiratoires se remarquent lors de l’inhalation du pentobarbital. Cet œdème est aggravé par l’anémie ( que nous avons vu précédemment ) et par l’hypertension.

• Lors d’une forte hypertension, les artères se durcissent, et provoque au niveau des reins un « blocage » qui ne peut filtrer correctement le sang, lors de cette situation, le rein envoie dans le sang une hormone qui va augmenter la pression sanguine. Les reins, régulateurs de la pression sanguine lorsqu’ils ont un dysfonctionnement, augmentent cette pression donc, le cœur bat plus vite et la respiration est accélérée. Les reins n’arrivent plus à filtrer les déchets, donc les produits toxiques s’accumulent dans le sang.

• Le sang contaminé arrive dans le cerveau. Au niveau du thalamus, le pentobarbital toujours présent dans le liquide vital provoque un ralentissement du système nerveux. La réception des informations du cervelet sera moindre, le patient perdra alors l’équilibre, le sens de l’orientation. Le thalamus, organe qui est à la cause de nos émotions, déclenche une libération des sensations que le patient éprouve. Il y a alors une baisse du rythme cardiaque puisque le système nerveux est ralenti.

En effet, le pentobarbital déprime le cortex sensoriel, l’activité motrice diminue. Cette substance ralentit ou empêche la conduction des influx nerveux vers le cortex cérébral. La forte prise de barbituriques peut entraîner un sommeil profond, voire un coma ce qui peut évidemment être le cas dans cette situation. L’hypothalamus qui permet de contrôler les battements du cœur sera aussi touché alors les battements s’accéléreront. Ce ralentissement provoque alors dans tout l’organisme des dysfonctionnements graves qui induisent alors la mort du patient De plus, dans cette partie importante du cerveau qui subit des lésions importantes lorsque l’organe moteur est mal alimenté en oxygène, la reproduction effectuée par l’hypothalamus ne se déclenchera pas, la reproduction cellulaire n’est donc plus assurée et les cellules mourantes et ne se régénèrent pas.

C’est pourquoi, par voie orale, le patient doit prendre des anti-vomitifs afin de ne pas rejeter la solution.
Premièrement, le médicament passe dans l’estomac où il sera digéré, puis dans le foie et dans les reins. Le cœur et les poumons seront gravement touchés, il y aura une obstruction des voies respiratoires. Le manque important d’oxygène déclenche dans le cerveau, un dysfonctionnement qui touche les autres organes comme le cœur. La pression qui est plus forte que la normale provoquera au niveau du cœur une « attaque cardiaque ».

Tandis que par injection, le sang déjà contaminé sera distribué directement dans les autres organes vitaux.

Bien évidemment, ceci ne pourra être vu que de l’intérieur et non à l’extérieur car le cerveau qui reçoit un sédatif sera endormi pendant que tout ceci se produise. Les transformations chimiques dans l’organisme se font alors sans ressenti de la douleur puisque le cerveau bloquera toute information et le malade sera déjà dans un sommeil profond.
Le médecin et son équipe soignante ne pratiqueront aucune réanimation.
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Morphine et opioïdes forts : très puissants contre les douleurs intenses
Publié le 17.08.2018

Morphine et opioïdes forts : très puissants contre les douleurs intenses
Le soulagement de la douleur est devenu plus accessible, grâce au développement de l’utilisation des opioïdes majeurs. Mais leur prescription obéit à des règles strictes et un certain nombre de précautions sont nécessaires pour éviter les effets indésirables et les addictions (qui restent un risque).

COMPRENDRE MOLECULES ADMINISTRATION EFFETS INDESIRABLES PLUS D’INFOS
Morphine et opioïdes forts : EFFETS INDESIRABLES
Quelles sont les personnes et les situations à risque ?
Un certain nombre de situations requièrent des précautions lors de l’utilisation des morphiniques forts.
C’est bien sûr le cas de l’hypersensibilité à la morphine, mais il faut faire attention en cas d’insuffisance hépatique (diminution de l’élimination), d’insuffisance rénale (risque d’accumulation des dérivés actifs glucuronoconjugués), d’insuffisances respiratoires (risque majoré de dépression respiratoire).
En cas d’hypertension intracrânienne et en l’absence de ventilation contrôlée, il existe un risque d’augmentation du taux de CO2 qui risque d’aggraver les lésions cérébrales. Il faut se méfier de la péthidine en cas d’épilepsie non contrôlée.
Il faut demander l’avis du chirurgien en cas de douleur abdominale aiguë avant d’administrer de la morphine, en particulier si le diagnostic de la douleur est incertain.

Quels sont les principaux effets secondaires ?
De nombreux effets secondaires existent au cours de la prescription d’opioïdes forts mais beaucoup peuvent être anticipés.
• La constipation est constante et dépendante de la dose d’opioïdes forts (« dose-dépendante »).
La constipation est de plus aggravée par les sédatifs, les troubles métaboliques, l’immobilisation et certaines localisations des tumeurs (colonne vertébrale, ventre et pelvis).
La prescription d’un laxatif fait donc partie d’emblée de l’ordonnance d’opioïde fort : macrogol (Forlax®️, Transipeg 5,9®️ ou Movicol®️) et elle peut être complétée par la prescription de mucilages.
Si la constipation persiste plus de 3 jours, il faut vérifier l’ampoule rectale à la recherche d’une accumulation de matières fécales (« fécalome »), proposer un lavement (Normacol®️) et augmenter la dose de macrogol (Colopeg®️ : 500 à 1 000 ml/24 heures).
• Les nausées et les vomissements sont dus à une stimulation du système nerveux central et à un retard de la vidange gastrique. Ils s’observent dans un tiers des cas au début du traitement, avec une nette susceptibilité individuelle, même avec de faibles doses d’opioïdes. Ils s’atténuent vite cependant et disparaissent en quelques jours grâce au « phénomène d’accoutumance » (ce qui n’est pas le cas de la constipation).
On peut éventuellement associer initialement du métoclopramide (Primpéran®️) ou de faibles doses d’halopéridol (Haldol®️ : 1 à 5 mg/× fois/24 heures). Les « setrons », type ondansetron, ne sont pas efficaces et aggravent la constipation. Le mieux est souvent de changer d’opioïde.
La persistance des vomissements au-delà d’une semaine ou après changement d’opioïde doit faire rechercher une cause cachée, notamment des métastases d’un cancer au péritoine (« carcinomatose péritonéale »).
• Une somnolence diurne peut s’observer en début de traitement et elle s’améliorera avec l’adaptation du traitement. De discrets troubles cognitifs sont très fréquents si on les recherche précisément par quelques questions du Mini Mental Test. Les troubles confusionnels posent problème car ils s’accompagnent de perturbations émotionnelles, d’hallucinations, de complications somatiques (fièvre, chutes, déshydratation). C’est une indication majeure du changement d’opioïde.
• La dépression respiratoire est exceptionnelle avec un traitement opioïde oral. Il n’y a donc pas de contre-indication à utiliser les opioïdes forts par voie orale chez un patient atteint de BPCO et de cancer bronchique. Les « hypercapnies » représentent une situation de prudence exigeant une titration précise.
La voie parentérale est davantage à risque de surdosage (bolus), mais la dépression respiratoire est annoncée par des signes neurologiques de surdosage : troubles de conscience, myoclonies. Une bradypnée inférieure ou égale à 8 cycles par minute est un index d’alerte.
• Le myosis est constant, mais a peu de conséquences.
• D’autres effets secondaires sont plus rares, à bien connaître cependant : rétention urinaire, prurit, sueurs, hypotension orthostatique, hyperalgésie cutanée, syndrome de sevrage lors de l’arrêt brutal à l’occasion d’un événement intercurrent.

Comment arrêter un traitement par opioïdes forts ?
Il ne faut pas arrêter brutalement un traitement chronique par un morphinique fort afin d’éviter un « syndrome de sevrage ».
Le syndrome de sevrage peut survenir quelques heures après l'arrêt brutal d'un traitement prolongé ou après administration d'un antagoniste. Il est lié en partie à une hypersensibilité des récepteurs noradrénergiques et associe des signes neurovégétatifs.
Il débute par des bâillements, une mydriase, un écoulement nasal (« rhinorrhée »), des sueurs, des larmoiements, puis apparaissent une agitation, une insomnie, des tremblements, des contractions musculaires (« myoclonies »), des douleurs musculaires et articulaires, une alternance de bouffées de chaleur avec vasodilatation et de frissons avec piloérection, une anorexie, des vomissements, des diarrhées, des crampes abdominales, des éjaculations spontanées, une polypnée, une tachycardie et une hypertension.
La sévérité du syndrome de sevrage dépend du métabolisme de la substance, de la dose journalière et de la régularité des prises, de l’ancienneté de la prise et de facteurs psychologiques. Il dure de 5 à 10 jours sans traitement et peut être soulagé par la clonidine et les neuroleptiques.

Que faire en cas de surdosage ?
Le tableau de surdosage associe une somnolence suivie d’une dépression respiratoire, d’un myosis, d’une hypotension, puis d’un coma profond avec hypothermie.
Son traitement en milieu spécialisé impose une réanimation cardio-respiratoire et l'administration d'un antidote antagoniste compétitif des récepteurs avec la naloxone par voie intraveineuse (Narcan®️, ampoules 0,40 mg/ml) avec une dose initiale de 0,40 mg en 1 minute IV. Une forme nasale est en préparation pour les surdosages au cours des toxicomanies.
Puis, le relais est pris par une dose de 0,10 mg par minute jusqu’à restauration d’une ventilation efficace, au prix d’ailleurs d’une reprise hyperalgique et d’une angoisse importantes.
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MessageSujet: Re: L'animal, l'être humain et la fin de vie   L'animal, l'être humain et la fin de vie Icon_minitime05.12.18 15:45

Euthanasie de convenance, euthanasie de complaisance

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC5556486/
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MessageSujet: Re: L'animal, l'être humain et la fin de vie   L'animal, l'être humain et la fin de vie Icon_minitime16.12.18 11:21

Culture
Quand est-il moral d’euthanasier son animal domestique?
Bernard Rollin — Traduit par Alexandre Lassalle — 17 août 2015 à 16h22 — mis à jour le 17 août 2015 à 16h22

L’amélioration de la condition animale entraîne l’émergence de questions sur la fin de vie.
«Please?» | Anne Worner via Flickr CC License by
«Please?» | Anne Worner via Flickr CC License by

Dans les années 1960, j’ai connu des gens qui faisaient piquer leur chien avant de partir en vacances. Ils expliquaient qu’il était plus économique pour eux de l’euthanasier et d’en acheter un nouveau à leur retour que de payer pour un chenil.

Vingt ans plus tard, alors que je travaillais à l’hôpital vétérinaire de l’université d’État du Colorado, un groupe de motards affolés est arrivé en portant un chihuahua: le chien était gravement malade et devait être piqué pour lui éviter des souffrances inutiles. Les psychologues de l’hôpital ont alors décidé de trouver une chambre d’hôtel aux motards, qui étaient tellement dévastés que nous avons estimé qu’il était dangereux pour eux de reprendre la route.

Ces deux histoires montrent le changement radical qui est intervenu dans notre perception des animaux. Bien que les humains élèvent des animaux domestiques depuis des milliers d’années, c’est uniquement au cours des quarante dernières qu’ils sont devenus des membres à part entière de nos familles.

À LIRE AUSSI
Pourquoi la mort d’un animal nous touche plus que celle d’un humain?

L’amélioration de la condition animale est certes une avancée majeure. Mais elle entraîne aussi l’émergence de questions sur la fin de vie similaires à celles auxquelles notre système de santé est confronté. Comme celles des êtres humains, les vies des animaux domestiques sont parfois indûment prolongées, avec pour conséquence des souffrances inutiles et une surcharge financière pour les maîtres.

Le développement de l’éthique vétérinaire
En 1979, j’ai commencé à enseigner l’éthique vétérinaire à l’université d’État du Colorado. C’était le premier cours de ce genre dans le monde.

Un an plus tard, l’école vétérinaire a recruté un oncologiste. Et, rapidement, nous avons commencé à appliquer des thérapeutiques humaines aux cancers des animaux. Le directeur du programme vétérinaire a alors eu l’idée visionnaire de recruter des psychologues pour accompagner les maîtres dans leur deuil… Il s’agissait d’une autre première dans le monde vétérinaire.

J’ai pourtant continué à penser que la plupart des propriétaires seraient réticents à payer des sommes importantes pour les soins vétérinaires de leurs animaux. J’ai donc été extrêmement surpris quand, au printemps suivant, le Wall Street Journal a publié un reportage sur des personnes dépensant jusqu’à des centaines de milliers de dollars pour traiter le cancer de leur animal de compagnie.

Dans le même temps, le nombre de spécialités vétérinaires s’est considérablement développé, permettant de soigner les animaux domestiques victimes de bien d’autres maladies que des cancers. En tant que défenseur acharné d’une meilleure prise en compte du bien-être animal dans notre société, j’ai été très heureux de ce changement d’attitudes.

Un membre à part entière de la famille
Mais qu’est-ce qui sous-tend ce changement dans la façon dont les animaux domestiques sont perçus et traités?

Les vétérinaires sont tiraillés entre deux extrêmes: mettre un terme trop rapide à la vie de l’animal ou le laisser souffrir trop longtemps

Dans un premier temps, des sondages effectués au cours des vingt dernières années indiquent qu’un nombre croissant de propriétaires, plus de 80 % selon la plupart de ces études et jusqu’à 95 % selon certaines d’entre elles, considèrent désormais leur animal de compagnie comme «un membre de la famille».

D’autre part, l’éclatement de la famille nucléaire et l’augmentation du nombre de divorces ont contribué au développement de liens encore plus étroits entre les personnes célibataires et leurs compagnons à quatre pattes.

Ces tendances ne pouvaient qu’engendrer de profonds changements dans notre perception globale de l’euthanasie des animaux domestiques. Si la plupart des propriétaires n’hésitaient auparavant pas à faire piquer leur animal, ils sont aujourd’hui de plus en plus réticents à le faire et ils sont capables d’aller très loin pour garder leurs animaux malades en vie.

Les vétérinaires en première ligne
Les vétérinaires sont ainsi de plus en plus régulièrement confrontés à un dilemme difficile à gérer. Ils sont en effet tiraillés entre deux extrêmes tout aussi néfastes: mettre un terme trop rapide à la vie de l’animal ou le laisser souffrir trop longtemps.

Dans un article que j’ai publié intitulé «Euthanasie et questions morales», j’ai décrit l’importance du stress subi par les vétérinaires, les assistants vétérinaires et les autres professionnels du secteur. En effet, la plupart ont choisi ce domaine pour améliorer les conditions de vie des animaux: ils finissent pourtant par devoir euthanasier un grand nombre d’entre eux, pour des raisons pas toujours éthiques qui vont de «Je fais mon jogging avec mon chien, mais il est maintenant trop vieux pour courir» à «Si je meurs, je veux que vous l’euthanasiez parce qu’il ne pourra pas vivre sans moi».

Dans d’autres cas, l’animal souffre terriblement, mais son maître n’arrive pas à le laisser partir. Dû au fait que les propriétaires voient de plus en plus souvent leur animal comme un membre de la famille, ces réticences deviennent monnaies courantes. Les maîtres redoutent la culpabilité d’avoir fait piquer l’animal trop tôt.

Et cette situation peut aussi causer des difficultés inutiles aux vétérinaires: ils savent que l’animal souffre, mais ne peuvent rien faire sans la permission du propriétaire.

Quand un maître est réticent à faire piquer son animal, je pointe souvent le fait que l’animal n’est plus en mesure de vivre des moments agréables dans le présent

Les conséquences en sont plus graves qu’on ne croit: une étude récente a ainsi montré qu’un vétérinaire sur six a déjà pensé au suicide. Une autre a souligné un risque de suicide élevé dans le secteur de la médecine vétérinaire. Se voir demander de tuer des animaux en bonne santé pour le confort du propriétaire est sans nul doute une contribution aux difficultés de la profession.

Comment prendre la décision d’euthanasier
Comme l’explique le philosophe Martin Heidegger, les êtres humains trouvent un sens à leur vie à la fois dans leurs expériences passées et dans leurs aspirations futures, comme souhaiter voir son enfant obtenir son diplôme ou espérer revoir une dernière fois son pays natal.

Mais les animaux ne possèdent pas les outils linguistiques leur permettant d’imaginer le futur ou de créer une narration interne de leur passé. Ils vivent essentiellement dans le présent. Et quand un maître est réticent à faire piquer son animal, je pointe souvent le fait que l’animal n’est plus en mesure de vivre des moments agréables dans le présent.

Voici un conseil pour quiconque envisage d’adopter un animal: quand vous l’accueillez, établissez la liste de tout ce qui le rend heureux (manger une friandise, courir après une balle, etc.). Mettez la liste de côté jusqu’au jour où votre animal est touché par une maladie incurable, comme un cancer. À ce moment-là, reprenez votre liste: votre animal est-il encore capable de courir après une balle? est-il toujours heureux de recevoir une friandise? S’il a perdu sa capacité à profiter de ces moments-là, c’est qu’il est temps de le laisser partir.

En définitive, le problème de l’euthanasie dérive de l’amélioration de la condition des animaux dans notre société. Et pour y répondre au mieux, les propriétaires doivent faire confiance à leur vétérinaire, qui a souvent connu l’animal durant toute sa vie et qui est un partenaire fiable au moment de décider si l’euthanasie peut être une alternative à la souffrance.
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MessageSujet: Re: L'animal, l'être humain et la fin de vie   L'animal, l'être humain et la fin de vie Icon_minitime13.03.19 10:55

[size=33]Pourquoi le deuil d'un animal de compagnie est si dur à vivre... et si peu compris?[/size]

ANIMAUX Frantz Cappé, vétérinaire parisien, publie ce jeudi un livre consacré cette épreuve souvent très pénible...

Fabrice Pouliquen
 
Publié le 06/04/17 à 18h49 — Mis à jour le 07/04/17 à 14h31


« Mon chien, mon chat va partir », livre du vétérinaire Frantz Cappé sorti ce jeudi 6 avril, se veut un guide pour les propriétaires pour se préparer à la mort de son animal. — SOLENT NEWS/SIPA
Pas moins de 180 commentaires en quelques jours… Vous avez été très nombreux à répondre à l’appel à témoignages lancé vendredi dernier par 20 Minutes sur le deuil de votre animal de compagnie. Le Dr Frantz Cappén’est pas si surpris de ce flot de réponses. Vétérinaire depuis 22 ans à Paris, il sait le sujet concernant. « Je le vois dans ma salle d’attente où j’ai entreposé tout un tas de dépliants, explique-t-il. Celui sur le deuil de son animal de compagnie est le plus consulté.
>> A lire aussi : Deuil de son animal de compagnie: «Il ne faut pas mentir à son enfant»

« Membre à part entière de la famille »


Face à ces interrogations, Frantz Cappé s’est décidé à écrire un livre, Mon chien, mon chat va partir (Albin Michel) sorti ce jeudi. Cet ouvrage, fruit de son expérience et de discussions avec le psychiatre Christophe Fauré, se veut un guide pour les propriétaires pour se préparer à la mort de leur animal.
Car le deuil peut être très pénible. Les 180 commentaires récoltés par 20 Minutes en témoignent. Les chiens et chats partis y sont le plus souvent mentionnés par des surnoms affectifs et sont décrits comme « des membres à part entière de la famille ». « Cela va faire deux ans et je ne m’en remets pas », raconte par exemple Nathalie qui évoque un grand vide ressenti depuis la mort de son chien.

« Une plus grande proximité physique et affective »


Se remettrait-on alors plus difficilement de la mort de son animal de compagnie qu’autrefois ? « Dans les sociétés plus rurales, il pouvait déjà se nouer des liens très forts entre hommes et animaux, y compris ceux qui devaient être un jour conduits à l’abattoir, répond le sociologue Dominique Guillo, directeur de recherche au CNRS et auteur de Des chiens et des humains. Mais ces animaux étaient néanmoins tenus à une certaine distance, les chiens vivaient le plus souvent dehors par exemple. »
Cette barrière tend à s’effacer aujourd’hui, en particulier en milieu urbain « où beaucoup de chiens et chats vivent dans les maisons, dans une très grande proximité physique et affective avec leurs maîtres, poursuit Dominique Guillo. L’animal de compagnie est alors parfois traité comme un membre de la famille et sa mort laisse alors place, plus souvent qu’avant, à un deuil. »

Des animaux plus sympas qu’avant ?


Il n’est pas facile d’expliquer cette place prise par l’animal. « Plusieurs hypothèses sont émises, mais elles sont bancales pour l’instant », note Dominique Guillo. L’une d’elle consiste à dire que le tissu familial tend à se défaire dans les sociétés industrielles et l’animal de compagnie serait alors un moyen de combler le manque d’affection des personnes en proie à l’isolement. « Or, les familles où l’on trouve le plus d’animaux sont précisément celles avec enfants », explique Dominique Guillo.
Une autre hypothèse consiste à dire que la psychologie des animaux de compagnie a changé. « Justement parce qu’ils ont été au contact d’humains qui les ont traités de façon bienveillante, poursuit Dominique Guillo. Autrement dit, ils sont plus sympas, ce qui facilite les adoptions comme de plus forte intégrations dans la cellule familiale. »
Faut-il alors veiller à ne pas trop s’attacher à son chien ou son chat ? Michel Fize balaie la question. Ce sociologue à la retraite, un temps candidat à la présidentielle pour défendre la cause animale, a sorti en juin dernier Merci Will et à bientôt qui revient sur les dix-sept mois de deuil qui ont suivi la mort de son labrador. « Un chien est toujours content, toujours fidèle… Quand on le côtoie de longues années, c’est difficile de rester continuellement sur la réserve », estime-t-il.

Pas facile d’en parler à l’entourage


D’où ces remarques plusieurs fois entendues par Michel Fize et qui ont eu le don de l’agacer : « ce n’est qu’un chien », « Prends en un autre »… Cette difficulté à parler de la perte de son animal de compagnie est plusieurs fois évoquée dans les témoignages reçus par 20 Minutes. Aux Etats-Unis ou au Canada, des entreprises laissent leurs employés prendre des jours de congé en cas de décès de leurs animaux de compagnie. « On n’en est pas là encore en France, note Frantz Cappé. Ce serait pourtant une évolution positive et un moyen d’éviter que les propriétaires endeuillés se fassent arrêter par leur médecin. » En attendant, Eloïse a ravalé son chagrin en apprenant la mort de son chat en pleine journée de travail. « J’avais peur qu’on considère qu’un animal ne mérite pas autant de chagrin », témoigne-t-elle à 20 Minutes.
>> Lire aussi: Royaume-Uni : Des entreprises accordent des congés payés en cas d'adoption d'animal
Frantz Cappé aborde ce point dans son livre, allant même jusqu’à lister des formules à l’attention de l’entourage pour soulager la peine de propriétaires endeuillés. « Croyant bien faire, les proches ont souvent tendance à vouloir minimiser la perte de l’animal », remarque-t-il. Michel Fize, lui, aimerait bien voir se créer « des groupes de parole, où on pourrait s’exprimer sans honte sur la perte de son animal ».

Et adopter un nouvel animal ?


Une autre solution souvent évoquée pour se remettre du deuil est tout simplement d’adopter un nouvel animal. A quel moment le faire ? « Chaque cas est différent, quand on se sent prêt tout simplement », répond Frantz Cappé. Parfois même, le faire avant même la mort de son compagnon peut être salutaire.
« Le senior ne ressent pas l’arrivée d’un petit jeune comme une trahison, explique le vétérinaire. Et l’effet peut être doublement bénéfique : il va stimuler le vieux chien ou le vieux chat et, lorsque le senior disparaîtra, ce petit animal demandera toujours soins, amour et attention, ce qui réduira le chagrin. »
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MessageSujet: Re: L'animal, l'être humain et la fin de vie   L'animal, l'être humain et la fin de vie Icon_minitime26.03.19 15:11

L’histoire incroyable et touchante de Doudou au cimetière de Thouars – 1990:
Dans la bonne ville de Thouars, dans les Deux­ Sèvres, vivaient en parfaite harmonie un vieux monsieur, veuf et retraité, sa fille Françoise et un beau chat noir qui répondait (quand il en avait envie) au nom de Doudou.
Doudou aimait Françoise, certes, mais l’amour de sa vie était le vieux monsieur qui, de son côté, le lui rendait bien.

Et puis, un jour, le vieux monsieur mourut. Surmontant son désespoir, Françoise fit ce qui s’impose en ces circonstances et, le jour des obsèques venu, elle enferma Doudou dans la cuisine et s’en fut enterrer son papa au cimetière de Thouars, à l’autre bout de la ville.

Trois jours plus tard, profitant d’une porte malencontreusement ouverte, Doudou disparut.
Françoise Salé le chercha partout, mit des annonces dans les journaux, alerta les voisins… Doudou ne reparaissait pas…

Le dimanche suivant, elle s’en fut porter des fleurs sur la tombe de son père et que vit-elle ?… Doudou, immobile, assis sur la pierre sous laquelle reposait son grand ami.

Comment Doudou avait-il su qu’on l’avait conduit ici, dans ce cimetière, pour son dernier voyage ? Pendant l’enterrement, il était resté enfermé dans la maison ! Et comment, dans ce grand cimetière où il n’était jamais allé, avait-il senti que c’est sous ce marbre là et pas un autre que reposait la dépouille de celui qu’il aimait plus que tout au monde ?

Françoise Salé voulut le ramener à la maison, mais Doudou refusa de bouger. Pendant deux ans, Françoise dut lui apporter à manger tous les jours sur cette tombe qu’il ne voulait pas quitter, qu’il pleuve, qu’il vente ou qu’il neige.

Doudou est depuis mort de froid. Il est mort sur la tombe de son ami qu’il n’avait pas voulu abandonner, seul, au vent, à la pluie, dans la neige…
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MessageSujet: Re: L'animal, l'être humain et la fin de vie   L'animal, l'être humain et la fin de vie Icon_minitime10.04.19 16:27

Barbituriques pour l'euthanasie[/size]

Groupe: 
Euthanasie
Indication: 
euthanasie
Substance active: 
pentobarbital

Les substances utilisées pour l’euthanasie provoquent la mort en induisant une hypoxie consécutive à une paralysie des muscles respiratoires, comme c’est le cas pour les curarisants, en déprimant les centres respiratoire et cardio-vasculaire ou en exerçant des effets cardiotoxiques. Les méthodes douces induisant un minimum de souffrance et produisant d’abord l’état d’inconscience avant la mort sont évidemment à privilégier. De ce point de vue, l’euthanasie peut se définir comme une anesthésie dépassée. Certains médicaments associent plusieurs principes actifs pour combiner plusieurs effets anesthésiques et létaux. L’usage des curarisants seuls est éthiquement inacceptable.
Les barbituriques diffèrent entre eux par leur puissance, leur rapidité d’action et d’élimination, et leur métabolisme ainsi que par leur activité hypnotique, anticonvulsivante ou anesthésique. Seul des préparations concentrées de pentobarbital sont utilisées pour induire l’euthanasie. Vu les alternatives actuellement disponibles pour l’anesthésie des espèces domestiques, l’usage de ces préparations dans un protocole d’anesthésie n’est pas défendable.
Indication: 
Euthanasie.
Pharmacodynamie: 
Selon les doses administrées, les barbituriques induisent tous les états de dépression du système nerveux central depuis une sédation plus ou moins profonde jusqu’à un stade d’anesthésie générale avancé voire jusqu’à l’euthanasie. L’analgésie et la myorelaxation sont souvent de mauvaise qualité.
Pharmacocinétique: 
Le pentobarbital, administré par voie intraveineuse, diffuse assez rapidement dans le système nerveux central. Une prémédication et l’administration rapide de fortes doses sont des éléments permettant de prévenir les effets indésirables qui pourraient survenir pendant la phase d’induction.
Effets indésirables: 
Dans le cadre de l’euthanasie, les convulsions sont possibles au moment de l’induction. Il est recommandé d’intégrer les barbituriques dans un protocole combinant plusieurs substances afin d’éviter les effets indésirables qui pourraient précéder la mort.
Interactions: 
Des effets synergiques avec d’autres médicaments agissant sur le système nerveux central sont à prendre en compte (autres anesthésiques, sédatifs, hypnotiques, phénothiazines, benzodiazépines) et peuvent être exploités pour pratiquer une euthanasie dans les meilleures conditions.
Précautions particulières: 
Toutes les mesures pour éviter l’auto-injection ou l’injection accidentelle à des tiers doivent être prises.

[/size][/size]

Médicaments vétérinaires


DOLETHAL
VETOQUINOL
pentobarbital
injection

EUTHASOL VET 400 mg/ml

LE VET PHARMA
pentobarbital
injection

NATRIUM PENTOBARBITAL 20%

KELA
pentobarbital
injection

RELEASE 300 mg/ml sol inj

WDT
pentobarbital
injection
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MessageSujet: Re: L'animal, l'être humain et la fin de vie   L'animal, l'être humain et la fin de vie Icon_minitime10.04.19 16:37

[size=36]La pratique de l’euthanasie a des impacts psychiques[/size]
Virginie Malvaso | 19.02.2015 à 13:46:15 | 

[size=11]206
[/size]
La profession vétérinaire est statistiquement plus touchée par le suicide que les autres. Des travaux menés à l’étranger permettent de mieux comprendre ce phénomène. La pratique de l’euthanasie des animaux serait notamment en cause.

Le suicide dans la profession vétérinaire est un phénomène avéré mais encore tabou, particulièrement en France où aucune étude n’a encore été menée sur le sujet. Dans les nombreux autres pays où il a été traité, les statistiques obtenues révèlent des taux de suicide chez les vétérinaires plus élevés que ceux mesurés dans la population générale (de 41,8 à 52,6 pour 100 000 vétérinaires, alors que le taux moyen mondial est de 11,6). De nombreux facteurs, propres à la profession vétérinaire, sont mis en cause. La pratique de l’euthanasie constitue un facteur doublement opérant, en agissant sur la santé mentale du praticien mais aussi en altérant son attitude relative à la mort. L’euthanasie place en effet le vétérinaire directement en contact avec la mort. De fait, il peut se poser des questions éthiques et philosophiques concernant la valeur accordée à la vie de l’animal, et plus largement sur la vie en général.

Retrouvez l’analyse détaillée de l’impact de la pratique de l’euthanasie en page 18 de La Semaine Vétérinaire n° 1618.
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MessageSujet: Re: L'animal, l'être humain et la fin de vie   L'animal, l'être humain et la fin de vie Icon_minitime10.04.19 16:42

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MessageSujet: Re: L'animal, l'être humain et la fin de vie   L'animal, l'être humain et la fin de vie Icon_minitime10.04.19 16:51

Un chien survit à une tentative d'euthanasie

Par: rédaction
6/10/14 - 11h45 Source: AP
©️ ap.
Un chien a mystérieusement survécu à une tentative d'euthanasie en Alabama (Etats-Unis). Mais ce n'est pas tout...

Wanda Snell est formelle: elle a assisté à l'euthanasie de ce bâtard abandonné, vu l'aiguille du vétérinaire lui percer l'épiderme, constaté son étourdissement et son corps "sans vie" dans la cage du cabinet. Comment expliquer dès lors son mystérieux réveil pendant la nuit?

Le 19 août dernier, le refuge animalier d'Ozark (Alabama) recueille un chien blessé, abandonné par son maître. Après l'avoir remis sur pied, le centre tente alors de lui trouver une nouvelle famille d'accueil. Malheureusement, devant l'absence de volontaires, le chenil se voit contraint de valider la procédure habituelle et fixe une échéance pour son euthanasie. Le 10 septembre, Wanda Snell accompagne le vétérinaire désigné et observe l'intervention. Le lendemain, Lazare, le miraculé, se tient debout sur ses pattes, comme si de rien n'était...

Une employé d'un centre d'accueil, ému par cette histoire, a adopté ce miraculé et l'a en effet ainsi baptisé (Lazarus en anglais) en hommage au personnage biblique ressuscité par Jésus. Si Lazare a malgré tout eu besoin de quelques jours pour retrouver toute son énergie, il se porte aujourd'hui à merveille et coule des jours heureux chez ses nouveaux propriétaires.

Le rapport d'expertise et le nom du vétérinaire concerné n'ont jamais été dévoilés par les services compétents. Le mystère reste donc entier...
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MessageSujet: Re: L'animal, l'être humain et la fin de vie   L'animal, l'être humain et la fin de vie Icon_minitime10.04.19 19:11

CITATION sur le web:
Australie: Après leurs enfants, des «anti-vax» refusent de faire vacciner leurs animaux de compagnie

MON COMMENTAIRE:
Sans être écolo, anti-malbouffe patati et patata, j'ai eu l'expérience bien concrète des effets néfastes des vaccins sur un animal de compagnie et les vétérinaires ne seraient-ils pas des meurtriers en imposant vaccins, vermifuges, anti-parasitaires etc ? Car ils ne laissent pas le choix au propriétaire de l'animal, ce qui est à la mode doit être mis en pratique, c'est aussi con que cela !!! oui, on peut faire mourir bêtement, hypocritement, lentement et alors une euthanasie n'est rien...
ce n'est que mon point de vue en partant d'un seul cas concret... Certes, je ne peux être que subjective, mes connaissances ne valent pas leur science qui me paraît "étatisée".
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MessageSujet: Re: L'animal, l'être humain et la fin de vie   L'animal, l'être humain et la fin de vie Icon_minitime10.04.19 19:23

"La profession vétérinaire est statistiquement plus touchée par le suicide que les autres"

Bien évidemment puisqu'ils ont tout sous la main !!!
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MessageSujet: Re: L'animal, l'être humain et la fin de vie   L'animal, l'être humain et la fin de vie Icon_minitime23.05.19 18:37

Une femme décède, ses dernières volontés au sujet de son chien font hurler tout le monde
JEUDI 23 MAI 2019ACTU CHIEN - SOCIÉTÉ
petite chienne
Un choix purement égoïste.

On partage souvent des liens très forts avec nos animaux de compagnie. Tant et si bien que certaines personnes souhaitent que ce lien continue même après la mort. C’est le cas d’une femme en Virginie.

Un choix qui fait parler
Selon la NBC, une petite chienne prénommée Emma a été conduite dans un refuge suite au décès de sa maîtresse. Mais pas afin de trouver une nouvelle famille. Non, elle a été conduite dans un refuge car sa maîtresse a explicitement demandé dans son testament que sa chienne soit euthanasiée à sa mort afin de pouvoir ensuite l’incinérer pour qu’elles soient ensemble, même dans la mort.

Après deux semaines passées au sein du refuge, Emma a dû affronter cette difficile épreuve lorsque l’exécuteur testamentaire de sa maîtresse a réclamé son euthanasie. Les membres du refuge ont alors tenté de le faire changer d’avis, de le convaincre que cette petite chienne avait encore une vie devant elle, mais rien n’y a fait.

Emma a alors été conduite chez un vétérinaire et a été euthanasiée. Ses cendres ont ensuite pu être mélangées à celles de sa maîtresse.

Evidemment, cette histoire a fait beaucoup parler et de nombreuses personnes ont vivement condamné cette dernière volonté, souvent jugée égoïste.
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MessageSujet: Re: L'animal, l'être humain et la fin de vie   L'animal, l'être humain et la fin de vie Icon_minitime23.05.19 18:55

ce qui me fait songer à Anne Ratier
http://www.handichrist.net/t4208-anne-ratier
la propriétaire de la chienne ne faisait pas confiance au personnel des refuges comme Anne Ratier ne faisait pas confiance aux institutions pour handicapés
ce qui me fait songer aussi à Roméo et Juliette: unis ds la vie et unis ds la mort
de toute façon la petite chienne était incapable de décider pour elle-même !
peut-être que la propriétaire avait une conception particulière de l'au-delà ( par ex la réincarnation ).
Les gens dont l'animal domestique est mort et qui s'adressent à des médiums pour communiquer avec l'animal décédé, çà ne choque personne ?
les gens qui lèguent tout à une association pour animaux afin qu'on s'occupe de leur animal domestique à leur décès, c'est tout aussi choquant, si on réfléchit un peu.
et les gens qui clonent leur animal domestique (en Asie, il me semble ), ce n'est pas choquant ?https://www.liberation.fr/futurs/2018/03/02/le-business-florissant-du-clonage-d-animaux_1632864
bof moi çà ne me fait pas hurler
( j'aimerais bien être enterrée dans ou près d'un cimetière animalier mais en France c'est impossible )
ma place n'est pas au Panthéon ! et si elle l'était, je serais éternellement très malheureuse !
chacun voit les choses à sa manière
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MessageSujet: Re: L'animal, l'être humain et la fin de vie   L'animal, l'être humain et la fin de vie Icon_minitime21.07.19 12:21

La d-tubocuranine, substance de référence des curares non dépolarisants était utilisée pour ses propriétés paralysantes bien avant le développement de ses applications en anesthésiologie.

En effet, cet extrait végétal purifié du Chondodendron tomensum était utilisé comme poison paralysant par les Indiens d’Amazonie et d’Amérique centrale.

Après la description, par Claude Bernard, de son mécanisme d’action au sein de la jonction neuromusculaire, l’introduction de la d-tubocuranine en anesthésie a permis une véritable révolution de cette discipline.

Si cette substance n’est plus utilisée, de nombreux curares non dépolarisants sont actuellement disponibles (atracurium, cisatracurium, mivacurium, pancuronium, rocuronium, vécuronium) permettant l’induction d’une myorelaxation par antagonisme compétitif de l’acétylcholine au niveau des récepteurs nicotiniques musculaires.

Un curare dépolarisant de brève durée d’action, le suxaméthonium, permet d’obtenir les mêmes effets par genèse d’une dépolarisation persistante des récepteurs nicotiniques de la jonction neuromusculaire.

L’utilisation de ces médicaments, indispensables dans bon nombre de procédures d’anesthésie, peut cependant être limitée par la survenue d’effets indésirables. La plupart des curares sont en effet susceptibles d’induire des réactions histaminoïdes voire un choc anaphylactique alors que le suxaméthonium peut être à l’origine de tableaux d’hyperkaliémie, de complications cardiovasculaires et plus rarement d’hyperthermie maligne. Il faut citer par ailleurs la possibilité d’un surdosage.

Le surdosage en curare non dépolarisant, à l’exclusion du mivacurium, peut être corrigé par l’utilisation d’un anticholinestérasique injectable (néostigmine).

En revanche, pour le suxaméthonium et le mivacurium, la curarisation anormalement prolongée peut résulter d’un déficit quantitatif ou qualitatif en pseudo-cholinestérase. En raison d’un effet inhibiteur partiel sur la pseudo-cholinestérase, la néostigmine va contribuer à l’aggravation du tableau clinique, imposant ainsi une prise en charge purement symptomatique.

Pour l’ensemble de ces raisons, l’utilisation des curares est réservée aux anesthésistes et aux médecins qui en ont l’expérience. L’intensité et la durée des effets des curares s’avérant difficilement prévisible à l’échelon individuel, il est en outre conseillé d’effectuer un monitorage précis du bloc neuromusculaire par une méthode électrophysiologique.

ITEM(S) ECN
133 : Anesthésie locale, locorégionale et générale
RAPPEL PHYSIOPATHOLOGIQUE
Les curares étaient utilisés de longue date, en particulier par les indiens d’Amazonie et d’Amérique centrale, mais ce n’est qu’au XIXe siècle que le physiologiste Claude Bernard a situé l’action de ces substances au niveau de la jonction neuromusculaire.

En effet, l’observation chez l’animal de l’absence d’effet d’une stimulation nerveuse sur la contraction musculaire de muscles striés squelettiques après traitement par curare alors que celle-ci est possible lorsque le muscle lui-même est stimulé, permet de conclure à l’implication de la jonction neuromusculaire dans les effets de ces substances.

Il faudra cependant attendre le XXe siècle et une connaissance plus précise de la physiologie de la jonction neuromusculaire (animation-jonction neuromusculaire), en particulier le rôle respectif de la libération de l’acétylcholine et l’activation des récepteurs nicotiniques musculaires, pour comprendre le mécanisme d’action précis des curares et distinguer les curares non dépolarisants des curares dépolarisants.

Ainsi, comme nous le détaillons par ailleurs, les premiers agissent principalement par antagonisme spécifique de l’acétylcholine sur les récepteurs nicotiniques musculaires alors que les seconds induisent un état persistant de dépolarisation des récepteurs nicotiniques, mécanismes permettant un blocage complet de la transmission neuromusculaire et par conséquent une myorelaxation.

MÉDICAMENTS EXISTANTS
6 médicaments sont actuellement disponibles pour l’anesthésie en France.

On distingue, selon le mécanisme d’action, un curare dépolarisant, le suxaméthonium et 5 curares non dépolarisants : l’atracurium, le cisatracurium, le mivacurium (famille des benzylisoquinidines), le rocuronium et le vécuronium (curares stéroïdiens).

Il est intéressant de rappeler par ailleurs qu’il existe un lien étroit entre la structure chimique de ces molécules et leur activité.

En particulier, l’existence d’un ou plusieurs groupements ammonium quaternaire semble être important pour le développement de l’effet myorelaxant ainsi que pour la survenue de certains effets indésirables. Par exemple, le vécuronium qui n’est porteur que d’un seul de ces fragments, ne possède pas ou très peu d‘effets vagolytiques.

MÉCANISMES D’ACTION DES DIFFÉRENTES MOLÉCULES
Le principal mécanisme d’action selon lequel les curarisants non dépolarisants bloquent la transmission neuromusculaire est un antagonisme compétitif de la fixation de l’acétylcholine sur les récepteurs nicotiniques musculaires (animation-mécanisme d’action des curares).

Dans ces conditions et à l’exclusion du mivacurium, l’utilisation d’un inhibiteur de l’acétylcholinestérase (néostigmine) va permettre d’augmenter la quantité d’acétylcholine présente au sein de la jonction neuromusculaire et par compétition de fixation sur les récepteurs nicotiniques permettre d’accélérer la disparition des effets myorelaxants.

D’autres mécanismes d’action de ces curares restent discutés comme une diminution de la libération d’acétylcholine via l’activation des récepteurs cholinergiques pré-synaptiques ou encore la suppression de la dépolarisation musculaire par obstruction directe du canal ionique des récepteurs nicotiniques. Ces deux mécanismes permettraient de rendre compte de certains effets observés en clinique, à savoir respectivement l’affaiblissement progressif de la réponse musculaire et l’existence d’un affaiblissement post-tétanique.

Le suxaméthonium, curare dépolarisant, induit quant à lui une paralysie par dépolarisation persistante des canaux sodiques de la jonction neuromusculaire (animation-mécanisme d’action des curares). Celle-ci résulte pour l’essentiel d’un effet acétylcholinomimétique direct conséquence de l’analogie structurale entre le suxaméthonium et l’acétylcholine.

Le suxaméthonium pourrait aussi permettre le développement d’une dépolarisation prolongée via la libération massive d’acétylcholine par stimulation des récepteurs pré-synaptiques.

Dans ce contexte, les inhibiteurs de l’acétylcholinestérase n’ont pas d’effet, leur utilisation est d’autre part à même de prolonger les effets du suxaméthonium en diminuant sa dégradation par les pseudo-cholinestérases.

EFFETS UTILES EN CLINIQUE
Ces médicaments permettent, en particulier, d’induire un état de relaxation musculaire qui facilite l’intubation endo-trachéale et la ventilation artificielle contrôlée que celle-ci soit rendue nécessaire par un acte chirurgical ou qu’elle survienne au cours d’une situation de réanimation. Les curares permettent par ailleurs la réalisation d’anesthésies moins profondes, ce qui les rend particulièrement intéressant chez les patients à haut risque. Il convient de préciser enfin que la plupart de ces indications médicales sont valides à la fois pour l’adulte, l’enfant et le nourrisson.



PHARMACODYNAMIE DES EFFETS UTILES EN CLINIQUE
Les effets cliniques des curarisants sont la résultante directe de leurs effets bloquant sur la jonction neuromusculaire. Sur le plan clinique et électromyographique, il est néanmoins possible de caractériser les blocs consécutifs à l’utilisation d’un curare dépolarisant de ceux résultants de l’utilisation d’un curare non dépolarisant.

Ainsi, l’administration de suxaméthonium est responsable d’un bloc dit de phase I qui associe : fasciculations musculaires préalables à la myorelaxation, bloc neuromusculaire rapide avec absence de toute réponse à l’électromyogramme, discret affaiblissement progressif de la réponse musculaire à des stimulations électriques répétées (stimulation par « trains de 4 », rapport T4/T1 supérieur à 70 %), absence d’affaiblissement progressif de la réponse musculaire lors d’une stimulation à haute fréquence (stimulation tétanique à 50 Hz), absence de facilitation post-tétanique (pas d’amélioration de la réponse musculaire à une stimulation isolée faisant suite à une stimulation tétanique), décurarisation rapide et spontanée, antagonisme partiel du bloc en cas d’administration préalable d’un curare non dépolarisant alors que l’utilisation d’un inhibiteur des cholinestérases va augmenté l’intensité de celui-ci.

Du fait de la désensibilisation des récepteurs post-synaptiques et du blocage des récepteurs pré-synaptiques, ce bloc de phase I sera suivi d’un bloc dit de phase II.

Le bloc de phase II est par ailleurs observé lors de l’administration d’un curare non dépolarisant et se caractérise par : l’absence de fasciculations préalables à la myorelaxation, l’affaiblissement de la réponse musculaire à une stimulation répétée (rapport T4/T1 < 30 %), l’épuisement tétanique de la réponse musculaire lors d’une stimulation haute fréquence, une facilitation post-tétanique (augmentation de la réponse musculaire à un stimulus isolé au décours d’une stimulation tétanique), la neutralisation du bloc par les inhibiteurs de cholinestérases, le renforcement du bloc par l’administration d’un curare dépolarisant.

Enfin, l’administration d’une dose excessive de suxaméthonium (2 à 8 mg/kg) permet elle aussi l’apparition d’un bloc de phase II parfois précédé d’un bloc de transition caractérisé par l’affaiblissement modéré à prononcé de la réponse musculaire après stimulation par trains de 4 (rapport T4/T1 < 40-70%), une décurarisation spontanée rapide, peu ou pas d’effet des inhibiteurs de cholinestérases.

CARACTÉRISTIQUES PHARMACOCINÉTIQUES UTILES EN CLINIQUE
Très ionisées et hydrosolubles, ces molécules  ne traversent les membranes cellulaires que lentement. La distribution se limite ainsi à l’espace extra-cellulaire (volume de distribution 0,2 à 0,5 L/kg).

L’une des particularités de ces produits est que l’effet pharmacologique survient en décalage par rapport au pic plasmatique obtenu après l’injection intra-veineuse. Ce phénomène d’hystérésis est d’autant plus prolongé que la dose est injectée lentement.

Le délai d’apparition de l’effet dépend aussi d’autres facteurs tels que le type de curare utilisé (tableau 1), la dose administrée, l’importance de la perfusion musculaire ou encore la sensibilité des récepteurs.

Le maintien de taux plasmatiques constants permet cependant la persistance d’une myorelaxation de qualité. La décurarisation dépend quant à elle de la vitesse à laquelle le curare quitte la jonction neuromusculaire que ce soit par redistribution vers d’autres tissus ou par élimination.

Pour nombre des curares stéroïdiens non dépolarisants  ont un métabolisme hépatique et une élimination rénale alors que le métabolisme des curares de la famille des benzylisoquinolines est indépendant de la fonction hépatique et rénale (tableau 1). Concernant le suxaméthonium, sa distribution dans l’espace extra-cellulaire et aux jonctions neuromusculaires est rapide (tableau 1) alors que dans le même temps débute son hydrolyse dans le plasma par les pseudo-cholinestérases. Dans ces conditions, le suxaméthonium est rapidement dégradé en choline et en acide succinique et moins de 10 % de celui-ci est retrouvé inchangé dans les urines.

Tableau 1 : Pharmacocinétique des curares

Médicament

Début de l’effet (min)

Durée (min)

Mode d’élimination

Atracurium

2 – 4

30 – 40

Réaction de Hofmann* et hydrolyse de type estérasique indépendante des pseudo-cholinestérases

Cisatracurium

2 – 5

45 – 90

Réaction de Hofmann*

Mivacurium

2 – 4

12 – 18

Hydrolyse (pseudo-cholinestérases)

Pancuronium

4 – 6

120 – 180

Métabolisme hépatique

Élimination rénale

Rocuronium

1 – 2

30 – 40

Métabolisme hépatique

Élimination rénale

Suxaméthonium

1 – 1,5

6 – 8

Hydrolyse (pseudo-cholinestérases)

Vécuronium

2 – 4

30 – 40

Métabolisme hépatique

Élimination rénale

* Processus chimique qui survient à pH et T° physiologiques, les métabolites obtenus sont inactifs.

SOURCE DE LA VARIABILITÉ DE LA RÉPONSE
De nombreuses causes de variabilité inter- et intra-individuelles interviennent dans la réponse aux curares.

On peut citer ainsi la concentration plasmatique (suxaméthonium), la constante d’affinité pour les récepteurs nicotiniques (curares non dépolarisants), l’excrétion urinaire (pancuronium, rocuronium, vécuronium), la perfusion musculaire, les troubles de l’équilibre hydro-électrolytique (suxaméthonium) ou acido-basique (atracurium, cisacurium), l’âge, les pathologies associées (insuffisance cardiaque) ou encore les interactions médicamenteuses (tableau 2).

Ces nombreuses interactions médicamenteuses sont d’ailleurs particulièrement problématiques dans la mesure où l‘effet des curares peut être amplifié par de nombreux médicaments utilisés au cours de l’acte anesthésique.

Les médicaments potentialisant l'effet curarisant : anesthésiques volatiles, anesthésiques locaux (excepté pour le cisatracurium), certains antibiotiques (aminosides, myxines, lincosamides, les cyclines, clindamycine, spectinomycine), les antiarythmiques tels que le propranolol, la quinidine (excepté pour cisatracurium et suxaméthonium), les sels de lithium et de magnésium, le dantrolène (excepé pour cisatracurium et suxaméthonium)  et la kétamine.  L'effet du suxaméthonium est renforcé par les substances ayant une activité sur les cholinestérases  (cyclophosphamide, oestroprogestatifs contraceptifs oraux, chlorpromazine, procaïne, métoclopramide). L'effet des curares non polarisants peut être diminué par les inducteurs enzymatiques (carbamazépine, phénytoïne...).

D’autre part, l’association de curares non dépolarisants entre eux peut aussi contribuer à augmenter la durée du bloc neuromusculaire.

Le suxaméthonium semble dans ce contexte avoir une place un peu particulière dans la mesure où son administration aura des effets différents selon qu’elle ait lieu avant ou après l’injection d’un curare non dépolarisant, conduisant le plus souvent à un bloc complexe qui rend par ailleurs difficile l’utilisation des inhibiteurs de cholinestérases à visée antagoniste.

D’autre part, l’existence d’un déficit quantitatif (grossesse, nouveau-né, cancer évolutif, état infectieux…) ou qualitatif (anomalie génétique) en pseudo-cholinestérase pourra être responsable, en raison du défaut d’hydrolyse, d’une augmentation de la durée d’action de certains curares (mivacurium, suxaméthonium) et conduire ainsi à un état de curarisation anormalement prolongé. La curarisation prolongée est causée par une accumulation du curares et de ses métabolites actifs. Ceci peut être le cas des curares stéroïdiens chez les insuffisants hépatiques et rénaux.

Ainsi, la très grande diversité des facteurs de variabilité rend compte de la difficulté à prévoir de manière certaine chez un sujet donné la réponse aux curares, ce qui impose une grande prudence dans leur utilisation ainsi qu’une surveillance adaptée.





SITUATIONS À RISQUE OU DÉCONSEILLÉES
Quel que soit le curare, l’utilisation en est contre-indiquée en cas d’antécédent d’hypersensibilité à l’un des constituants.

De même, une pathologie de la jonction neuromusculaire contre-indique théoriquement l’utilisation de ces médicaments.

Il existe par ailleurs des contre-indications plus spécifiques.

En effet, le suxaméthonium est contre-indiqué en cas d’antécédent personnel ou familial d’hyperthermie maligne.

De même, le suxaméthonium ne peut être utilisé chez les patients présentant une maladie neuromusculaire, en particulier en cas de myopathie ou de maladie de Steinert.

Son utilisation est aussi contre-indiquée chez les patients présentant une hyperkaliémie ou une situation à risque de fuite potassique (brûlures étendues, traumatisme musculaire grave, paraplégie ou hémiplégie récente,  tétanos, immobilisation prolongée, neuropathie de réanimation). L

’existence d’un déficit congénital ou acquis en pseudo-cholinestérase est une contre-indication à l’utilisation du suxaméthonium et du mivacurium. Ce dernier est par ailleurs contre-indiqué chez les nouveau-nés de moins de 2 mois.

La grossesse et l’allaitement constituent des contre-indications relatives à l’utilisation des curares, en particulier de l’atracrium et du rocuronium.

Enfin, le pancuronium doit être contre-indiqué ou utilisé avec une grande prudence chez les patients porteurs de pathologies cardiaques ou valvulaires.

PRÉCAUTIONS D’EMPLOI
Outre l’existence d’un risque d’hypersensibilité (atopie, asthme), la possibilité d’interactions médicamenteuses ou encore la présence d’une altération des fonctions hépatiques ou rénales, il existe quelques précautions d’emploi d’ordre pratique.

En premier lieu, les curares ne peuvent être utilisés que sous la responsabilité d’un anesthésiste ou d’un médecin qualifié pour leur utilisation. Du matériel d’intubation trachéale, de ventilation et d’oxygénation artérielle doit être disponible.

D’autre part, certains curares pouvant être dégradé par une réaction chimique dépendant des caractéristiques du milieu (atracurium, cisatracurium par exemple), certains solvants doivent être évités, en particulier les solvants alcalins comme le ringer lactate ou le mélange dans la perfusion avec du thiopental sodique, du kétorolac, du trométamol ou encore l’émulsion injectable de propofol.

En revanche, les solutés glucosés ou de chlorure de sodium peuvent être utilisés sans problèmes particuliers.

Pour le rocuronium, il convient d’éviter par ailleurs le mélange avec l’amoxicilline, l’amphothéricine, l’azathioprine, la céfalozine, la cloxacilline, la dexaméthasone, le diazépam, l’énoxamone, l’érythromycine, la famotidine, le furosémide, l’hydrocortisone, l’insuline, l’intralipide, le méthohexital, la prednisolone, le triméthoprime et la vancomycine.

De manière générale, lorsque d’autres substances sont administrées dans la même tubulure que le curare, il convient de procéder à un rinçage soigneux avec un volume adéquat de solution intraveineuse adaptée, par exemple du chlorure de sodium.

EFFETS INDÉSIRABLES
Les effets indésirables des curares résultent pour partie de la modulation des récepteurs cholinergiques nicotiniques et muscariniques ainsi que de propriétés ganglioplégiques (tableau 3).

Ainsi, par exemple, la tachycardie observée au décours de l’administration du pancuronium résulte de l’antagonisme des récepteurs muscariniques cardiaques.

A l’inverse, le suxaméthonium, curare dépolarisant, possède une activité agoniste muscarinique qui explique les bradycardies et les troubles du rythmes parfois observés lors de l’injection de ce médicament.

Il faut cependant tenir compte, dans la survenue de ces effets, de l’existence de facteurs favorisants, en particulier l’existence d’une hypoxie, d’une hypercapnie, la prise préalable de digitaliques, d’aminophylline ou encore l’utilisation conjointe d’halothane.

Une prémédication par atropine permet le plus souvent de limiter la survenue de tels effets. Parmi les effets indésirables qui posent parfois d’importants problèmes, il convient de rappeler que la plupart des curares induisent la libération d’histamine par les mastocytes, favorisant ainsi des réactions histaminoïdes cutanées ou systémiques pouvant parfois conduire à un véritable choc anaphylactique.

Il arrive aussi parfois que l’administration de curare, en particulier de mivacurium ou de suxaméthonium soit compliqué d’un tableau clinique de curarisation prolongé (déficit moteur et ventilatoire persistant plusieurs heures).

Ces tableaux résultent d’un déficit en pseudo-cholinestérase parfois prévisible car secondaire à un état physiologique particulier (grossesse, nouveau-né) ou à un état pathologique (cancer évolutif, collagénose, infection).

Parfois, en revanche, un tel événement s’avère totalement imprévisible car consécutif à un déficit qualitatif des pseudo-cholinestérases en rapport avec une anomalie génétique. De même, une complication grave mais rare du suxaméthonium, l’hyperthermie maligne, résulte elle aussi d’une anomalie génétique et s’avère, en dehors d’un contexte familial, difficilement prévisible.

Tableau 3 : Principaux effets indésirables des curares

Nature de l’effet

Médicament

Facteurs favorisants / commentaires particuliers

Traitement

Choc anaphylactique allergique

Tous les curares

Allergie croisée possible avec les autres curares

Traitement symptomatique

Réactions histaminoïdes cutanées ou systémiques

Tous les curares

Sévérité variable (éruption cutanée à choc)

Traitement symptomatique

Hyperthermie maligne

Suxaméthonium

Anomalie du gène codant pour le récepteur ryanodine musculaire (affection autosomique dominante)

Réanimation et dantroléne




Traitement symptomatique

Bradycardie/tachycardie, troubles du rythme cardiaque, hypertension, œdème pulmonaire…

Suxaméthonium

Pancuronium

Hypoxie, hypercapnie, acidose, niveau des catécholamines endogènes et exogènes, kaliémie, digitalisation, type d’acte chirurgical (niveau de stimulation du système végétatif)

Prévention par atropine

Traitement symptomatique

Curarisation résiduelle

Acidose, hypothermie, agents halogénés, insufficence rénale
Décurarisation pharmacologique : néostigmine et sugammadex (pour curares stéroïdiens)

Spasme des masséters et bronchospasme

Suxaméthonium

L’intensité observée des fasciculations musculaires est prédictive du spasme des masséters

Traitement symptomatique

Augmentation de la pression intra-oculaire, intra-crânienne et gastrique

Suxaméthonium


Traitement symptomatique

Diminution de la pression intra-oculaire

Pancuronium

Effet parfois mis à profit en chirurgie oculaire


Convulsions

Atracurium

Traumatisme crânien, œdème cérébral, encéphalite virale, encéphalopathie hypoxique, urémie

Traitement symptomatique

Faiblesse musculaire / myopathies

Atracurium

Cisatracurium

Contexte de réanimation , de soins intensifs et/ou de corticothérapie

Traitement symptomatique

SURVEILLANCE DES EFFETS
L’administration d’un curare contribue finalement à créer un état pathologique.

En raison de la difficulté à prédire la réponse du patient au traitement, il apparaît important d’évaluer avec précision et de manière continue la curarisation et ce tant au moment de l’utilisation du produit qu’au décours. De ce fait, en plus de la surveillance clinique, il est proposé un monitorage du bloc neuromusculaire par le recours à de petits stimulateurs neuromusculaires (par exemple, stimulation sur le trajet du nerf cubital et recueil en hypothénar).

A partir d’un stimulus unique de 0,2 à 0,5 ms, on peut définir une intensité de stimulation supra-maximale, c’est à dire un niveau d’intensité supérieur à celui qui donne la réponse musculaire maximale (Twich maximal).

Chez le patient conscient, on peut alors appliquer un train de 4 stimulations qui permettra d’évaluer la réponse au curare (rapport T4/T1 en particulier).

On peut aussi appliquer une stimulation tétanique (stimulation à 50 Hz) qui a l’inconvénient d‘être douloureuse. Une telle méthode permet de gérer au mieux la période de curarisation, en particulier lorsque celle-ci se prolonge anormalement.

Les dosages de curare n’ont en revanche aucun intérêt en pratique clinique.
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MessageSujet: Re: L'animal, l'être humain et la fin de vie   L'animal, l'être humain et la fin de vie Icon_minitime21.07.19 12:30

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MessageSujet: le D.L.P.   L'animal, l'être humain et la fin de vie Icon_minitime24.07.19 21:06

le DLP
Dolosal Largactil Phénergan

Dolosal: Mécanisme d'action
La péthidine est un morphinomimétique agoniste pur, analgésique central de type morphinique. Elle s'oppose à la neurotransmission des messages nociceptifs et modifie la réaction psychique du malade à la douleur. L'action analgésique de la péthidine, est 5 à 10 fois plus faible que celle de la morphine (60 à 80 mg correspondent à 10 mg de morphine). Elle a un effet dépresseur sur la respiration, antagonisé par l'administration de naloxone.
La norpéthidine, principal métabolite actif de la péthidine, est 2 fois moins analgésique et est convulsivante.
Cas d'usage
La péthidine est utilisée dans la prise en charge de douleurs intenses.

Largactil neuroleptique
Phénergan anti-histaminique
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MessageSujet: Re: L'animal, l'être humain et la fin de vie   L'animal, l'être humain et la fin de vie Icon_minitime29.07.19 21:13

je ne suis pas médecin ni infirmière mais j'ai une remarque à faire. Pourquoi on est passé du DLP à l'association hypnovel + morphine, pourquoi on ne nous explique rien, et si c'est à cause des pharmacies et des labos, eh bien je les emmerde ! si le décès est plus rapide avec le DLP qu'avec hypnovel + morphine, les toubibs devraient pouvoir proposer ces options aux patients capables de choisir.. puisque nous sommes ds une France républicaine laïque... Après tout, si je veux ce soir faire une T.S. ou me suicider, ce n'est pas le choix qui me manque ! ( je rappelle que Jean Léonetti a dit et redit que le suicide est une liberté sur le plan philosophique, juste le suicide.. réussi, je pense ! ).
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MessageSujet: Re: L'animal, l'être humain et la fin de vie   L'animal, l'être humain et la fin de vie Icon_minitime27.08.19 14:29

"Que l'on soit plutôt chien ou plutôt chat, le fait d'en posséder un est associé à une meilleure santé cardiovasculaire. Alors, nos petits (ou gros) animaux de compagnies ont-ils un pouvoir magique sur notre système cardiovasculaire ? Sinon, de quoi s'agit-il ? "

Mon commentaire:
Pour ceux et celles qui sont emprisonnés dans la dépendance, l'animal en dépendant d'eux les aide à relativiser leur état de dépendance sans source de conflits supplémentaires.
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MessageSujet: Re: L'animal, l'être humain et la fin de vie   L'animal, l'être humain et la fin de vie Icon_minitime08.09.19 16:08

je me freine pour ne pas poster des vidéos sur l'euthanasie des chiens et des chats...
il y a différentes méthodes d'euthanasie...
je me freine pour ne pas poster certains commentaires ( du style: l'animal n'a pas d'âme alors faisons-le hurler pour aller plus vite, ce n'est pas un copié-collé ) associés à la couleur de peau de ceux et celles qui postent ce genre de truc ??? ben oui, on se pose la question forçément.
car au contraire il y a heureusement des vidéos d'euthanasie de chiens et de chats très très belles..
respectons-les et merci à eux et à elles d'avoir mis cela sur internet.
Tout ceci, c'est bien personnel. Je suis capable de regarder certaines vidéos tandis que d'autres ne pourraient en regarder aucune. Cela dépend de notre sensibilité, de notre vécu et de nos idées.
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MessageSujet: Re: L'animal, l'être humain et la fin de vie   L'animal, l'être humain et la fin de vie Icon_minitime08.09.19 16:29

je me freine...qui pourrait me causer des ennuis ? j'ai choisi la solitude ici car j'ai bcp trop de pbs et j'estime avoir le droit à un minimum de tranquillité vital pour ma santé.
j'ai une peur dingue des liens qu'on ne peut plus défaire ensuite.
Je suis un cas. Je le sais. Je ne suis pas unique, mais presque !
Vous, vous êtes " tout le monde " ! je ne fais pas partie de vous...
bon, j'exagère quand même ! c'est grâce à vous que je suis ici
alors vous me faîtes vivre !
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MessageSujet: Re: L'animal, l'être humain et la fin de vie   L'animal, l'être humain et la fin de vie Icon_minitime08.09.19 16:55

Le chat caressé n'est pas le poulet mangé qui n'est pas l'araignée écrasée.
Même dans l'au-delà.
C'est comme pour le paradis et l'enfer
Les mots ne changent pas, sauf leur signification.
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MessageSujet: Re: L'animal, l'être humain et la fin de vie   L'animal, l'être humain et la fin de vie Icon_minitime12.09.19 16:36

L'euthanasie sur les animaux a chuté aux États-Unis
Repéré par Clément Lasserre — 9 septembre 2019 à 11h15

Grâce à un activisme important et à un changement de mœurs, la mort provoquée n'est plus la norme.
En 1971, 110.000 animaux ont été euthanasiés dans la seule ville de Los Angeles. | Sasha Sashina via Unsplash
En 1971, 110.000 animaux ont été euthanasiés dans la seule ville de Los Angeles. | Sasha Sashina via Unsplash


Jusqu'en 2008 aux États-Unis, un animal qui entrait dans un refuge courait un grand risque d'être euthanasié. Ces lieux d'accueil avaient pour habitude d'utiliser des méthodes radicales pour contrer la prolifération grandissante des chiens errants au cours du XXe siècle par peur de la rage.

Dans les années 1970, Humane Society estimait que 25% des chiens américains erraient dans la rue et que 13,5 millions étaient mis à mort chaque année. Aujourd'hui, le taux a drastiquement diminué pour atteindre 2 millions en 2018. Ce taux a chuté de plus de 75%, à la suite de plusieurs mesures. Pour établir ce constat, le New York Times a récupéré les données de refuges dans les vingt plus grandes villes du pays de 2012 à 2018.

Selon les spécialistes, jusqu'en 2010 la baisse du nombre d'euthanasies correspondait à celle du nombre d'admissions dans les refuges, ce que l'on peut mettre au crédit de la démocratisation de la stérilisation des animaux et du militantisme des activistes du mouvement anti-euthanasie.

Adoptions en hausse
Durant la période de temps analysée, le New York Times a remarqué que les chiffres des adoptions étaient également en hausse. «Recueillir un animal est devenu un gage d'honneur», observe Matt Bershadker, président de la Société américaine pour la prévention de la cruauté envers les animaux (ASPCA). «Les gens se déplacent fièrement dans les parcs à chiens ou dans leur quartier en parlant de l'animal qu'ils ont recueilli d'un refuge.»

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L'une des difficultés rencontrées par les lieux d'accueil municipaux est leur obligation d'accepter tous les animaux, peu importe leur santé ou leur comportement. «Nous sommes tous d'accord pour dire qu'une seule euthanasie est déjà de trop», commente Inga Fricke, directrice des initiatives pour Humane Society. «Les refuges ne devraient pas être condamnés pour le taux d'animaux qu'il tuent s'ils font vraiment ce qu'ils peuvent.»

Le défi consiste désormais à trouver le juste milieu entre l'euthanasie des animaux malades ou dangereux et la contrôle de la surpopulation et de la propagation de maladies.
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