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 SPA Société Protectrice des Animaux?

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MessageSujet: SPA Société Protectrice des Animaux?   SPA Société Protectrice des Animaux? Icon_minitime14.12.18 15:54

La SPA, un monde sans pitié
Par par Boris Thiolay et ,
publié le 29/08/2002 à 00:00

Les accusations pleuvent: abus de confiance, détournement de legs, opacité des comptes, trucage d'élections, népotisme, euthanasie et trafic d'animaux... La vénérable société, créée en 1845, aurait-elle parfois servi à mettre ses administrateurs à l'abri du besoin"
Aux grands hommes la Société protectrice des animaux (SPA) peut être très reconnaissante. Mais Victor Hugo - comme Gustave Flaubert, Jules Verne ou Guy de Maupassant - mettrait-il encore aujourd'hui son engagement et son talent au service des héritiers de cette institution vénérable, principale association française de protection animale? Peu vraisemblable. L'écrivain qui, malgré les quolibets de nombreux députés, obtint le 2 juillet 1850 l'adoption par l'Assemblée nationale de la première loi garantissant «la protection des animaux domestiques contre les mauvais traitements» maudirait probablement les petits Lucrèce Borgia et Thénardier qui ont dévoyé la mission initiale de la SPA: «Sauver, protéger, aimer». Nombre d'amis des animaux ne lui prêtent plus que cette autre devise, sinistre: «Souffrir, périr, agoniser», comme disent les associations qui, aujourd'hui, la mettent en cause. Entre eux, les détracteurs de la SPA la surnomment aussi: «Sans pitié en affaires», allusion à sa voracité financière. Dans un prérapport couvrant la période 1993-1998, la Cour des comptes épingle sévèrement la Société protectrice des animaux: pouvoir discrétionnaire du conseil d'administration, violation des statuts, absence de comptabilité prévisionnelle, dépenses somptuaires, surfacturation injustifiée de prestations de services. Depuis mars dernier, six dirigeants de la SPA ont été mis en examen, dont son président, le 16 juillet. Présidente de novembre 1987 à octobre 2000, Jacqueline Faucher est soupçonnée d'«abus de confiance». Serge Belais, son actuel successeur, mais administrateur au siège depuis 1992, également. De même Didier Lapostre, directeur technique jusqu'en février dernier.

Un camion-benne de la société Saria, équarrisseur et fabricant de farines animales, quitte le refuge SPA de Gennevilliers, le 20 août.
L'affaire judiciaire a démarré sur une plainte déposée en mars 2000 par Maryse Bousquet, présidente jusqu'en 1997 de la délégation SPA de Toulouse, aujourd'hui à la tête d'un collectif de 100 bénévoles qui ont décidé de demander des comptes aux dirigeants de l'association. Entrée en dissidence, destituée pour avoir posé des questions gênantes, cette dermatologue amoureuse des animaux accuse les dirigeants du siège d'avoir mis en place «un véritable mécanisme de détournement des legs affectés aux filiales [régionales], au mépris de la volonté des donateurs». Ce que résume sans ambages Gabrielle Zammarchi, autre adhérente qui se dit «éc?urée par le système». Elle martèle: «Les animaux servent d'appât à la SPA pour recevoir des dons. Avec tout l'argent détourné depuis des années, ses refuges devraient être des cinq-étoiles. Il ne devrait plus y avoir un seul animal malheureux en France!» On en est loin. Car, outre les malversations financières observées par la Cour des comptes, de gros soupçons planent sur le rôle joué pendant des années par des dirigeants de l'association dans la disparition, l'euthanasie et le trafic d'animaux.

Amadouer le donateur
La Société protectrice des animaux, exploitant sauvagement les compagnons à quatre pattes qu'elle est censée recueillir, soigner et proposer à l'adoption? Impensable! En France, où vivent plus de 8 millions de chiens et près de 9 millions de chats - 1 ménage sur 2 possède un animal de compagnie - la SPA est un monument. Fondée en 1845, reconnue d'utilité publique dès 1860 - ce qui lui permet d'être exonérée d'impôts sur les legs et dons à son profit - cette association est connue de tous. Qui n'a jamais songé à adopter l'un de ces pauvres chiens abandonnés sur la route des vacances? Combien de «mamies à chats» sans héritier ont fait de la SPA leur légataire universel? Peu de gens savent qu'il existe deux SPA en France. Celle de Paris - aujourd'hui en cause - revendique 60 délégations régionales, 40 000  adhérents et affirme recueillir 60 000 animaux chaque année. La confédération des SPA, basée à Lyon, regroupe 250 associations locales de protection des animaux. Les deux structures n'ont rien à voir entre elles, mais la SPA de Paris se garde bien d'insister sur le distinguo. Gérée par un conseil d'administration de 24 membres, rémunérant grassement des centaines de salariés, cette dernière est passée maîtresse dans l'art de l'appel à la générosité publique. Rien que de très normal pour une association qui indique aujourd'hui vivre à 80% de dons et de legs. Quitte à rétribuer plus de 1 million de francs une agence de communication pour pondre une campagne stratégique de «développement de la collecte de fonds», réalisée en novembre 1995. Dans son devis, l'agence explique à la SPA que, pour solliciter le plus efficacement possible un «potentiel de plus de 500 000 donateurs», il convient de cibler des publics prioritaires: jeunes urbains, hauts revenus, catholiques pratiquants, mais aussi donateurs d'associations, d'aide à l'enfance ou de lutte contre le sida. Astuce, pour amadouer le donateur: «Il est recommandé d'utiliser [?] du papier recyclé. Le message doit faire ?pauvre?.»

Pauvre, la SPA? L'Express a pu se procurer deux notes confidentielles adressées en août et septembre 1997 par André-Louis Doumens - alors trésorier national, aujourd'hui décédé - à la présidente, aux administrateurs et aux directeurs. On y apprend que le «portefeuille legs» de l'association s'élève à 174 millions de francs. Pour combler un découvert bancaire de l'ordre de 9 à 10 millions de francs au siège parisien, Doumens suggère de vendre immédiatement deux legs. Mais ça ne suffira pas. Pas question de puiser davantage dans le magot. Le trésorier évoque plutôt la possibilité de récupérer «tout ou partie des réserves financières des délégations au bénéfice du siège avec versement d'intérêts significatifs et supérieurs aux taux du marché». Il reconnaît: «Il existe des situations [financières] plus dramatiques.» Bel euphémisme: le patrimoine immobilier de la SPA est colossal. Rien qu'à Paris, de 1956 à juin 2001, elle a hérité, au bas mot, de plus d'une centaine de biens dans Paris, allant du petit appartement à plusieurs immeubles contigus. Certaines adresses font rêver: avenue Foch, avenue Montaigne ou avenue Gabriel, à deux pas de l'Elysée. Difficile d'évaluer les legs sur le plan national. Pour le seul arrondissement fiscal de Rambouillet (Yvelines), par exemple, on recense, pendant cette période, une quinzaine de legs, allant de 13 000 francs à 2,5 millions. La SPA entretient l'opacité sur la gestion de ces dons, si l'on en croit le prérapport de la Cour des comptes, qui relève plusieurs anomalies: «Le suivi comptable de ces legs n'est plus assuré depuis 1997»; «Peu de ventes immobilières et des ventes parfois effectuées à 60% des valeurs estimées»; «Le service des legs [...] reste seul à gérer les legs sans rendre compte de son activité, qu'il s'agisse du respect des volontés du testateur, des relations avec les délégations [?]».

Un exemple parmi les plus édifiants: le legs Canourgues, dans le Var, l'un des fiefs de Jacqueline Faucher, présidente de la SPA de 1987 à 2000. Décédé en 1991, Henri Canourgues fait de la SPA son légataire universel - legs qui ne deviendra effectif qu'après le décès de sa compagne, en 1995. Un joli cadeau pour les animaux, qui se décompose ainsi: une propriété à Ollioules (Var), estimée à 1,5 million de francs; du mobilier pour 105 000 francs, ainsi que des avoirs bancaires pour une valeur de 650 000 francs. Henri Canourgues souhaitait que ce don serve à financer un refuge pour animaux. L'exécuteur testamentaire, Francis Martina-Fieschi, est alors adjoint au maire d'Ollioules et trésorier de la délégation SPA du Var depuis 1988. Rapidement, des objets et du mobilier sont revendus, contre le souhait testamentaire d'Henri Canourgues. Et à des prix défiant toute concurrence. A qui? A Jacqueline Faucher, à sa fille, à sa mère et... à Francis Martina-Fieschi. Plus curieux encore, une somme de 254 000 francs, provenant de la succession Canourgues, avait été versée sur un compte bancaire inconnu du siège parisien de la SPA, inconnu aussi de la délégation du Var. Le compte était domicilié à l'adresse personnelle de Martina-Fieschi. Quant à la propriété, Jacqueline Faucher s'en est fait remettre l'unique jeu de clefs en juillet 1996. Aucun refuge n'y a vu le jour. Dans Animaux Magazine, au printemps 1996, Jacqueline Faucher n'hésitait pas à clamer: «Ce qui me bouleverse, c'est la mentalité de ceux qui font du fric avec la vie, avec la souffrance des animaux. Ça, c'est intolérable.» Lorsqu'il découvre le problème, dit-il, fin 2000, Serge Belais, nouveau président de la SPA, décide de porter plainte. Contre X. Pas contre sa présidente.

Vingt ans d'anomalies
Cas isolé, l'affaire du legs Canourgues? «Absolument pas, réplique Maryse Bousquet. Il s'agit d'un système organisé, connu de beaucoup. Il était très rare que le siège prévienne une délégation qu'un legs lui était destiné. D'ailleurs, que sont devenus les legs Debat (35 millions de francs), Nivault (9,4 millions), Cats (4,8 millions) et tant d'autres?» Elle accuse: «A la SPA, tout est fait pour dégoûter et écarter les bénévoles qui posent des questions et se scandalisent. Nous avons des caisses de témoignages de bénévoles à qui l'on a soudain interdit l'accès aux refuges. On destitue les présidents de délégation qui s'indignent. A la place, les administrateurs préfèrent avoir des salariés surpayés et totalement aux ordres.»

Depuis vingt ans, au moins, des membres éminents de la SPA alertent régulièrement la présidence et les administrateurs sur les «anomalies» qu'ils constatent. En avril 1984, Mme Moré, dans un courrier adressé à la présidente de l'époque, Jacqueline Thome Patenôtre (ancienne sous- secrétaire d'Etat), affirme que des «infractions évidentes au règlement intérieur» ont totalement «falsifié les élections». Elle signale également que la «commission de protection [animale], qui devrait être l'une des plus importantes [?] ne se réunit pratiquement jamais» ? Un autre administrateur, en 1991, proteste: «La ligne budgétaire honoraires d'avocats a presque triplé depuis 1990. Elle dépasserait 600 000 francs [?]. Les avocats servent à Faucher [la présidente] à régler ses comptes personnels avec ses adversaires.» Ces courriers n'ont pas servi à grand-chose. Le 29 juin dernier, à Paris, lors de la très houleuse assemblée générale de l'association, Jacqueline Faucher a fait office d'assesseur au scrutin. «A de très nombreuses reprises, les deux derniers présidents ont été informés de dérives, de malversations, commises notamment par des administrateurs et des présidents de délégation, déplore encore Maryse Bousquet. Résultat: ce sont les plaignants qui ont été destitués, calomniés, menacés.»

Le 20 juillet dernier, à son tour, Jean-Pierre Dubaux, ancien administrateur chargé des finances et écarté par la nouvelle direction, écrit au président de la cinquième chambre de la Cour des comptes. Dans une lettre de trois pages - jamais rendue publique jusqu'ici - il dénonce les pratiques qui perdurent: cooptation comme administrateurs de «fidèles» non élus par les adhérents, et un bizarre «contrat de silence» imposé aux collaborateurs de la hiérarchie. A ce sujet, Dubaux met en cause le nouveau président de la SPA: «Le Dr Belais, avec force, a tenté à plusieurs reprises de me faire signer cette pièce pour m'exclure du CA. [?] La direction ne se cachait d'ailleurs pas d'avoir constitué sur chaque administrateur un dossier dont les informations permettaient de faire pression sur un membre égaré pour le faire rentrer dans le système», écrit Jean-Pierre Dubaux. Il critique également les moyens financiers employés pour amadouer les nouveaux administrateurs: X., «nommé en 2001, a bénéficié d'une somme de 300 000 francs pour construire une chatterie sans même que le dossier soit soumis à la commission financière». La plus grande crainte de la SPA? Voir un administrateur judiciaire nommé à sa tête et, pis encore, perdre sa déclaration d'utilité publique, synonyme d'exonérations fiscales. Face à la progression de l'enquête des policiers du pôle financier, le système familial tourne à la guerre des clans. La SPA, bien loin de l'arche de Noé, ressemble de plus en plus au Radeau de la Méduse.  

Sévices et actes de cruauté
Et les animaux, dans tout ça? Non seulement ils ne sont pas le sujet de préoccupation principale des cadres de la SPA, mais beaucoup disparaissent. Littéralement. Notamment dans certains refuges! Celui de Cazères (Haute-Garonne), par exemple. Son responsable depuis 1990, Victor Rodriguez, a été condamné, en juin 2000, à six mois de prison avec sursis, à une amende et à deux ans de mise à l'épreuve, pour sévices et actes de cruauté envers les animaux. Ancien représentant en charcuterie, Victor Rodriguez euthanasiait en masse, et dans des conditions épouvantables, les chiens à son domicile. C'est d'ailleurs chez lui qu'il se faisait apporter directement les bêtes retrouvées sur la voie publique. Aux propriétaires qui venaient réclamer leur chien Rodriguez répliquait impertubablement que l'animal s'était hélas échappé. L'homme sera condamné pour sévices, mais, en réalité, lors de son procès, le président du tribunal de Saint-Gaudens conclura ainsi: «C'est un trafic organisé d'animaux. Je n'en ai pas la preuve, mais vous avez trafiqué des animaux, vraisemblablement avec des laboratoires.» Au sein du refuge, Victor Rodriguez laissait les chiens mâles côtoyer des femelles en chaleur. D'où des naissances en nombre, pratique en totale contradiction avec la politique affichée par la SPA, gestionnaire de refuges «surchargés», prônant la stérilisation. Fin 2000, la SPA condamne dans sa revue ce «tortionnaire». En oubliant de préciser qu'il s'agit de l'un de ses cadres. Et que sa présidente avait été alertée par courrier, dès 1993, sur ses actes de barbarie. Le refuge a été fermé en septembre 1999. Victor Rodriguez s'est reconverti: il est radiesthésiste, à l'occasion. Contre rémunération, il a promis aux propriétaires éplorés de retrouver leur animal disparu!

Le calvaire des animaux ne s'est pas arrêté à Cazères. Au Garric, près d'Albi (Tarn), des responsables de la SPA ont aussi transformé leur refuge en mouroir. Les candidats à l'adoption (800 francs pour une femelle, 500 francs pour un mâle, tarifs de la SPA) se voyaient cantonnés à l'entrée. On leur apportait un animal à la fois. S'ils insistaient pour avoir le choix, on les chassait sans ménagement. Le prérapport de la Cour des comptes a relevé «l'état de saleté et d'insalubrité [?] du refuge, l'absence totale de procédures et de registres statistiques et comptables»: «Il n'existe pas de liste des membres du bureau à jour et les employés [?] ont été ou sont les membres de la famille de Mme Raffanel [sa présidente], fille, belle-fille, fils.» Le refuge a enregistré en six ans une baisse du nombre d'animaux abandonnés, une baisse des adoptions (- 40%), tandis que la fourrière connaît une augmentation des entrées (+ 20%) et une baisse du nombre de retours aux propriétaires (- 7%). Qui plus est, «1 chien sur 2 et 2 chats sur 3 meurent sur place».

Le 14 août dernier, le refuge du Garric s'entrouvre au visiteur. Un bâtiment en préfabriqué sert de bureau. Une jeune femme accueille le candidat à l'adoption. L'odeur d'urine et d'excréments prend à la gorge. Parqués par dix dans des corridors plombés par le soleil, les chiens s'entre-dévorent. La jeune femme hurle, frappe sur la grille. Sa collègue, armée d'un balai, fait refluer les chiens dans la niche. Les coups pleuvent. Scandalisée, une famille en visite décampe. Devant l'air indécis d'un visiteur, la jeune femme se décide à proposer d'autres animaux. Qu'elle va chercher dans un enclos voisin, d'où s'échappent des hurlements. Là, le visiteur n'entrera pas. Officiellement, Josiane Raffanel ne dirige plus le refuge. Pourtant, le 19 août, au téléphone, un employé assure qu'elle sera joignable le lendemain à partir de 10 heures... Josiane Raffanel et sa famille semblent avoir leurs habitudes dans un magasin d'animaux de la périphérie de Toulouse. Une enseigne où, assure-t-on, on n'achète que des chiots provenant d'éleveurs ou de particuliers.

Josiane Raffanel est une grande amie de Jacqueline Faucher: le rapport de la Cour des comptes conclut même qu'«aucune mission de contrôle n'a été effectuée [au Garric] depuis plusieurs années. Ceci s'explique par le fait que la présidente, Mme Faucher, effectuait régulièrement des visites à Albi». Présidente de la SPA du Tarn depuis de nombreuses années, Josiane Raffanel a été condamnée à plusieurs reprises: faux en écritures, problèmes de tatouage d'animaux, infraction à la tenue du chenil de la SPA. Mais, en dépit de quatre arrêtés préfectoraux entre 1986 et 1997, le chenil-fourrière du Garric, d'une capacité totale de 250»chiens et 55 chats, a pu continuer d'accueillir, chaque année, jusqu'à 1 000 chiens et 350 chats. Au milieu de la décennie 1980, Josiane Raffanel dirigeait également le chenil municipal d'Albi. Un employé de l'époque se souvient: «Tous les chiens jolis, vendables, étaient transférés au Garric. Le mercredi soir, ils nous envoyaient les vieux chiens, malades.»

Pourquoi un tel ballet organisé? Henri Barbe, président de l'Association nationale contre le trafic des animaux de compagnie (Antac), auteur du livre Trafiquants de chiens (Albin Michel), pense avoir la réponse: «Nous nous sommes portés partie civile contre la SPA parce que nous estimons que certains de ses refuges, ne tenant aucun registre d'entrées et de sorties et incapables de préciser la destination des chiens, servent de dépôts clandestins d'animaux revendus à des laboratoires...» Dans son métier, Josiane Raffanel s'entoure de personnes de confiance. Comme Andreano*, par exemple. Ce délégué enquêteur SPA du Tarn travaille sous un nom «d'artiste». Naguère, son vrai patronyme fut étalé dans la presse quand il fut condamné pour tentative d'assassinat* et proxénétisme. Les spécialités actuelles d'Andreano? Des associations concurrentes racontent qu'il s'infiltrait chez elles, faisait circuler des rumeurs calomnieuses. Les dissidents de la SPA se plaignent de ses tentatives d'intimidation: ainsi, Gabrielle Zammarchi, l'une des membres du collectif de bénévoles, a déposé plainte contre lui pour harcèlement téléphonique. Du coup, comme Rodriguez, Andreano cherche à se reconvertir: à ses heures, lui aussi est... radiesthésiste.

Mémoire défaillante
Face à l'avalanche d'accusations qui fondent sur la SPA, Serge Belais, président depuis octobre 2000, reconnaît que «tout n'est pas parfait». Mais sa mise en examen pour «abus de confiance», il ne la comprend pas. «J'ai toujours été clean, je n'ai pas triché, explique ce vétérinaire de 47 ans, propriétaire d'une clinique à Paris. D'ailleurs, je ne suis pas sous contrôle judiciaire.» Comment pouvait-il ignorer les malversations de ses homologues alors qu'il était administrateur depuis 1992? «Je faisais confiance aux autres administrateurs et je me concentrais sur ma mission, la protection animale.» Ce chevalier blanc, prônant la «transparence totale», oscille entre mémoire défaillante et naïveté. Ainsi, il n'a «jamais entendu parler» des démêlés judiciaires de l'un des 24 administrateurs de la SPA - jusqu'en 2001 - Jean-Pierre Kucheïda, député (PS) de Liévin (Pas-de-Calais), très proche de Jacqueline Faucher. Les essais cliniques d'efficacité et d'innocuité pratiqués sur des chiens du refuge de Gennevilliers (Hauts-de-Seine) entre décembre 1995 et mai 1996, alors que la SPA s'est toujours officiellement opposée à l'expérimentation animale? «Ce n'était pas de l'expérimentation, mais une comparaison avec un autre antibiotique existant», prétend Serge Belais. Et il défend sa gestion: «Sur 100 euros donnés à la SPA, 78 vont directement à la protection animale.»

«On ne peut avoir été administrateur pendant huit ans et affirmer qu'on ne savait rien», estime Me Roland d'Ornano, qui défend le collectif des bénévoles - en 1994, cet avocat avait mis au jour l'escroquerie montée par Jacques Crozemarie, président de l'Association pour la recherche sur le cancer (ARC). «M. Belais, en tant qu'administrateur, avait un mandat qui impliquait une responsabilité collective et pas seulement individuelle, plaide-t-il. Comme d'autres, il a couvert des agissements dont il aurait dû savoir qu'ils étaient délictueux.» Depuis la mi-juillet, Serge Belais est saisi par courrier des cas d'euthanasie «impulsive» d'animaux et de brimades sur les bénévoles pratiqués par le responsable du refuge SPA de Brugheas (Allier). En attendant qu'il intervienne, la dérive éthique de la SPA se poursuit, selon le collectif de bénévoles. «De la naissance à la mort, les animaux de la SPA sont victimes de trafic», résume Gabrielle Zammarchi. Notamment par le biais de certaines fourrières pour animaux errants. La SPA, qui en accueille dans ses refuges depuis 1960, se déchaînait naguère contre les sociétés de capture d'animaux, ces «prestataires de mort». Une belle indignation, balayée depuis. En rachetant Chenil Service (gestion des fourrières), et en prenant les rênes de la Sacpa (Service pour l'assistance et le contrôle du peuplement animal), la SPA a mis la main sur un marché juteux. La loi du 6 janvier 1999 contraint les communes à disposer d'une fourrière pour ramasser les animaux dangereux ou errants. La majorité des communes, surtout les plus petites, préfèrent passer une convention avec une société spécialisée. Moyennant une indemnité municipale annuelle de 3 à 20 francs par habitant, la fourrière s'engage à garder un animal identifié huit jours, comme l'exige la loi, pour laisser le temps à son propriétaire de le réclamer. Au-delà, l'animal est euthanasié. On comprend mieux pourquoi le refuge-fourrière du Garric n'a de cesse de passer des conventions avec des communes, parfois d'autres départements: 143 actuellement! La SPA du Garric est même parvenue, depuis l'année 2000, à faire signer à des communes des conventions illégales qui lui permettent de «procéder à l'euthanasie des animaux non repris dans un délai [?] de trois jours»! Autant accélérer le turnover.

Dans le chien, tout est bon
Cette combine morbide s'est répandue dans plusieurs refuges-fourrières de la SPA. Y compris à Gennevilliers, le refuge vitrine de la SPA, réputé «le plus grand d'Europe». C'est peut-être ce qui explique que, deux fois par semaine, un camion-benne vienne charger, selon des témoins, plusieurs centaines de kilos d'animaux morts, sortis des congélateurs du «refuge». Le camion, discret, appartient à la Saria, la principale société d'équarrissage et de fabrication de farines animales en France. «Il n'est pas choquant que la SPA, pour ne pas heurter la sensibilité des gens, ait un souci de discrétion sur la mortalité des animaux», estime Patrick C?lenbier, directeur commercial de la Saria. Cette société a été épinglée à plusieurs reprises, pour avoir mêlé à ses farines des restes d'animaux impropres à la consommation, des boues provenant de résidus de stations d'épuration... Où vont les chiens morts convoyés par la Saria?

On l'a compris: comme dans le cochon, dans le chien, tout est bon. La fourrure, dont on fait des manteaux. Le cuir, pour les chaussures. La graisse, pour les gélatines. Même les cendres. Dès les années 1990, les dirigeants de la SPA du Var - imités depuis par nombre de vétérinaires indélicats - sont accusés par des particuliers de pratiquer l'arnaque à l'incinération. Le principe est simple: après avoir euthanasié dans son cabinet un animal en fin de vie, le vétérinaire propose au propriétaire une incinération, moyennant une somme de 120 à 150 francs. L'animal n'est en fait jamais incinéré, ce qui n'est d'ailleurs pas la mission de la SPA: il finit chez des équarrisseurs amis. Des clients se sont vu retourner des cendres dont la composition ne peut en aucun cas provenir de leur animal défunt.

Comment une telle machinerie a-t-elle pu prospérer depuis deux décennies? En se conciliant de solides amitiés. Dans le Var, Jacqueline Faucher était une proche de Maurice Arreckx, ce sénateur UDF, longtemps maire de Toulon, décédé en 2001, deux fois condamné pour «recel d'abus de confiance», qui s'était un jour autodésigné comme le «parrain politique du Var». Outre ses liens avec le député PS Jean-Pierre Kucheïda, Jacqueline Faucher a également figuré en troisième position sur la liste d'Union des écologistes, derrière Yves Cochet aux élections européennes de 1994. Tout comme Paul Renaud, tête de liste Génération Ecologie aux élections régionales de 1998 en Bretagne et candidat aux législatives de 1997 à Redon (Ille-et-Vilaine): cet homme, qui est aujourd'hui responsable technique et responsable de la protection animale au siège parisien de la SPA, avait quitté la délégation de Saint-Malo (Ille-et-Vilaine) en laissant un trou budgétaire de 300 000 francs, avant de s'autoproclamer président de celle de Vannes (Morbihan). Du côté de la majorité présidentielle, la liste est également longue des élus locaux et régionaux à avoir «soutenu» les activités de la SPA. Pour l'amour des animaux, certainement.
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Faut-il suspendre les dons à la SPA ?

Par C. P. Publié le 03/10/2009 à 00:00


La protection des animaux mobilise les Français. En 2007, la SPA a recueilli 24 millions d'euros de dons et legs. Mais les donateurs peuvent être inquiets de la manière dont leur argent est utilisé. L...

La protection des animaux mobilise les Français. En 2007, la SPA a recueilli 24 millions d'euros de dons et legs. Mais les donateurs peuvent être inquiets de la manière dont leur argent est utilisé. La Cour des comptes vient d'épingler l'association, parlant « de gestion à vue sans pilotage ni contrôle » et estimant que la SPA « trahit la confiance des donateurs ». Un administrateur judiciaire a été nommé. « Je crois que, pour le respect de ses donateurs, le conseil d'administration de la SPA devrait envisager de suspendre momentanément la collecte auprès du public tant qu'il n'a pas mis en place les réformes demandées, lui-même ou par l'intervention d'un administrateur judiciaire » estime Michel Soublin, président du comité de la charte qui donne des agréments aux associations faisant appel à la générosité du public (mais auprès de qui la SPA n'est pas agréée).
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Finistère. Polémique à la SPA autour d'une adoption refusée
Modifié le 23/11/2016 à 12:16 | Publié le 23/11/2016 à 04:23

Les bénévoles sont choqués du procès qui est fait à la SPA de Cornouaille. Les bénévoles sont choqués du procès qui est fait à la SPA de Cornouaille. | Catherine Gentric
 
Ouest-France

Les réseaux sociaux s’enflamment depuis le week-end autour de Vally, un vieux chien de 14 ans recueilli par le refuge. Son adoption a été refusée à des Nantais. L’affaire fait grand bruit sur le net.

L’histoire

Vally ne s’attendait surtout pas à être au cœur d’une polémique qui défraye depuis quelques jours la chronique animalière du net. Et pour cause. Il y a six ans, Vally était recueilli à Concarneau par le refuge privé, SPA Cornouaille. La vie de ce petit ratier aujourd’hui âgé de 14 ans n’avait pas été facile. Il avait même fait un plongeon horrible dans une fosse à purin. Depuis 6 ans donc, il trottait en liberté dans les allées de la SPA installée depuis 2014 sur un terrain de 9 000 m2 du côté de Coat-Conq. Traumatisé et peureux. Sur les réseaux sociaux estampillés SPA de Cornouaille, sa petite tête invitait à l’adoption. Sans résultat. Et puis, vendredi, c’est comme si soudainement, tous les projecteurs s’étaient braqués sur lui.

Ce 18 novembre, alors que le vent et la grêle fouettent les abris du Refuge, Véronique et Pierre-Marie Block Gil, un couple de Nantais, se présentent à l’accueil. Ils ont été touchés par l’histoire de Vally. Ils veulent l’adopter. Véronique Block Gil avance son expérience professionnelle. Elle est gérante d’une société d’Éducation comportementalisme canin, « spécialisée, dit-elle, dans les animaux traumatisés ».

Intervention de la police
Mais au bout de leurs 500 km de voyage, ils se heurtent à un refus catégorique de la part de la directrice de la SPA de Cornouaille, Jacqueline Sabatier. C’est non. Vally ne partira pas à Nantes. Hors de question pour la directrice « de laisser partir Vally si loin sans pouvoir contrôler s’il est bien placé, et s’il ne souffre pas. Nous avons un protocole ici. Et nous essayons de faire adopter les animaux dans la région. »
Las, les choses s’enveniment. Les Nantais tiennent tête, argumentent, insistent. Peut-être trop. Jacqueline Sabatier fait intervenir la police. Les Nantais doivent repartir mais ne s’avouent pas vaincus pour autant. Dès le lendemain, le 19 novembre, une pétition est mise en ligne. Vally, chien trauma de 14 ans, on me refuse une bonne famille expérimentée !, avait mardi recueilli quelque 4 390 signatures.

« Discrimination »
Véronique et Pierre-Marie Block Gil vont plus loin : « Nous ne comprenons pas. J’ai l’expérience qu’il faut pour accueillir Vally en douceur et le remettre en confiance. Pourquoi nous interdire l’adoption alors qu’il vit dehors comme un chien errant ? C’était pour lui une opportunité de fin de vie. Nous avons posté lundi un courrier au procureur de la République de Quimper. Nous portons plainte pour discrimination. »
Sur le net, le réseau s’enflamme. Les critiques déferlent. Acides. Et parfois plus. Accusatrices. Injurieuses. Et ça enfle. Certains vont même jusqu’à écrire que le Refuge traite mal les animaux et les euthanasient…

Refuge trois étoiles
A la SPA de Cornouaille, mardi, les bénévoles qui ne comptent par leurs heures étaient un peu sous le choc, voire « écœurés ». « Ici c’est un Refuge trois étoiles. Nous prenons tous les animaux sans faire de différence. Ils sont bien traités et jamais nous n’en avons euthanasiés, s’insurge un bénévole. Ce type de polémique déplacée ne sert pas la cause de la protection animale. »
Jacqueline Sabatier, quant à elle, se réserve le droit de porter plainte pour diffamation. « C’est la SPA de Cornouaille qui décide ou non de l’adoption. Et nous ne sommes pas tenus de nous justifier. Mais je tiens à rappeler que cet été, nous avons juste sauvé cinquante chiens abandonnés de l’euthanasie… »

Pour l’histoire, Vally a été adopté ce week-end. Dans la région
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Nouvelle crise à la Société protectrice des animaux
Licenciement du directeur général, démission du numéro deux : l’association tangue à nouveau.

Par Denis Cosnard  Publié le 07 mars 2018 à 11h16 - Mis à jour le 07 mars 2018 à 11h16

Une réunion de crise devait se tenir mercredi 7 mars dans l’après-midi, au siège de la Société protectrice des animaux (SPA). Natacha Harry, la présidente, a convoqué son conseil d’administration pour tenter d’éteindre l’incendie qui commence à se propager. Depuis un mois, la plus ancienne association française de défense de la cause animale est sous tension. Alors qu’elle vient d’être condamnée en justice pour avoir licencié abusivement son directeur général en 2016, l’association est en passe d’écarter également celui qui lui a succédé. Un deuxième licenciement qui passe mal. Plusieurs administrateurs s’y sont déclarés hostiles, et l’un d’eux, le secrétaire général, a claqué la porte le 27 février.

« La maison ne fonctionne plus d’une façon normale, sa présidente devient omnipotente, et je ne veux pas cautionner ce qui se passe », explique au Monde l’avocat Eric Gaftarnik, qui a démissionné du conseil et de sa fonction bénévole de secrétaire général, c’est-à-dire de numéro deux. Mise en cause, Natacha Harry entend vérifier mercredi que la majorité du conseil la soutient toujours. Elle a parallèlement déposé une plainte pour dénonciation calomnieuse visant son directeur général, et engagé une procédure pour découvrir l’auteur de messages anonymes malveillants.

« Le climat ne peut-être qualifié de serein »
Ce n’est pas la première fois que la SPA traverse une zone de turbulences. Dans les années 2000, la Cour des comptes avait contrôlé à plusieurs reprises cette grosse association de 650 salariés et 4 000 bénévoles, et constaté l’« extrême désordre » du service chargé de récupérer les legs, le nerf de la guerre – ils représentent plus de la moitié des recettes. Très mal gérée, en déficit, l’association avait dû être confiée durant trois ans à une administratrice judiciaire. Celle-ci s’était payée sur la bête, en percevant selon la Cour des comptes une rémunération « disproportionnée par rapport aux résultats obtenus ».

En 2013, une journaliste toujours chic et souriante, Natacha Harry, a été choisie pour sortir la SPA de l’ornière. Elle a en partie réussi. Le service des legs a été réorganisé. La communication, moins axée sur la misère animale, a permis d’attirer un nouveau public. Les comptes sont, un temps, sortis du rouge. Pour autant, « le climat entourant le fonctionnement de l’association depuis 2011 ne peut être qualifié de serein », note la Cour des comptes dans son dernier rapport, publié en mars 2017, en soulignant « les relations complexes entre les salariés et les bénévoles », « la forte rotation » du personnel, et « l’instabilité de la direction du siège ».

Sur ce terrain, Natacha Harry a échoué. Le directeur général en poste à son arrivée est parti juste après son élection. Le suivant, Jean-Benoît Sangnier, a été licencié pour faute grave en juillet 2016, trente mois après son embauche. Problème, la faute en question n’était guère précise, au-delà d’une remarque sexiste, d’un comportement « déloyal », et d’un manque de stratégie. Le 8 février 2017, devant les prud’hommes, Jean-Benoît Sangnier s’est battu avec succès. Les juges ont estimé qu’il avait été licencié « sans cause réelle et sérieuse », et condamné la SPA à payer 142 000 euros. Celle-ci envisage de faire appel.

Au passage, l’audience a permis de connaître enfin le salaire du directeur général, que la présidence refusait de communiquer : 12 083 euros brut par mois. Un montant très élevé pour une association qui vit de dons et legs.

« Graves dysfonctionnements »
Ce licenciement n’a pas calmé le jeu longtemps. Joël Pain, le successeur de M. Sangnier, arrivé en octobre 2016, s’apprête lui aussi à se faire licencier pour faute grave. Il lui est notamment reproché « des propos parfaitement inacceptables et sexistes qu’il a pu tenir dans l’exercice de ses fonctions », indique l’avocat de la SPA.

Mis à pied à titre conservatoire, Joël Pain a réagi en envoyant aux membres du conseil d’administration, le 19 février, une lettre destinée à leur expliquer son conflit avec Natacha Harry et les « alerter » sur de « graves dysfonctionnements » ainsi que de possibles « faits délictueux ». Il y accuse la présidente de la SPA d’avoir dépensé sans compter en matière de communication, notamment en versant 450 000 euros depuis décembre 2013 à l’agence Image 7 pour des prestations qu’il estime soit fictives, soit destinées à valoriser l’image de la seule Natacha Harry. « Un culte de la personnalité inapproprié et sans rapport avec la cause défendue. » Le directeur général souligne aussi combien l’association, retombée dans le rouge en 2016, reste fragile. Sa conclusion : « Ecarter Mme Harry sans délai semble indispensable… »

Dans l’immédiat, la présidente de la SPA est déterminée à rester. Mais plusieurs membres du conseil sont atterrés par ce troisième licenciement d’un directeur général en quatre ans. « Au-delà des fuites dans la presse – entraînant une image négative de l’association –, il s’avérera à nouveau très coûteux, au détriment des animaux », s’alarment certains. « C’est le signe évident d’un dysfonctionnement sur lequel il convient de s’interroger », ajoute l’ex-secrétaire général Eric Gaftarnik, qui craint que, plutôt que de recruter un nouveau directeur général, Natacha Harry ne se transforme en PDG de fait. Confondre le rôle des élus bénévoles et celui des dirigeants opérationnels salariés, un classique dans les associations.
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MessageSujet: Re: SPA Société Protectrice des Animaux?   SPA Société Protectrice des Animaux? Icon_minitime08.06.19 16:41

A la SPA de Montpellier, on vit très mal les accusations de Rémi Gaillard
ANIMAUX Le Montpelliérain au 1,6 milliard de vues sur Youtube assure être en train de rassembler des preuves sur des dysfonctionnements au sein du refuge…

Nicolas Bonzom Twitter
Publié le 23/01/17 à 19h23 — Mis à jour le 24/01/17 à 09h54

Rémi Gaillard, dimanche, dans sa cage.
Rémi Gaillard, dimanche, dans sa cage. — J. Diesnis / Maxele Presse
Entre Rémi Gaillard et la SPA de Montpellier, située à Villeneuve-lès-Maguelone (Hérault), la hache de guerre est (très) loin d’être enterrée… Sur les réseaux sociaux, le Montpelliérain au 1,6 milliard de vues sur Youtube pointe du doigt, depuis de nombreuses semaines, certains dysfonctionnements au sein de la structure.

« Après enquête sur les euthanasies, je me demande si la mère Michel n’habitait pas à côté de la SPA de Montpellier », écrit-il le 17 janvier sur son compte Twitter, ou « Je ne dis pas que la SPA de Montpellier maltraite les animaux, je dis juste que je n’aimerais pas me réincarner en chien, et finir dans ce refuge », dimanche. Des accusations qui font suite à d’autres, publiées le 5 janvier, sur le plan administratif cette fois-ci.

Rémi Gaillard
✔
@nqtv
Je dis pas que la SPA de Montpellier maltraite les animaux, je dis juste que j'aimerais pas me réincarner en chien et finir dans ce refuge https://twitter.com/DollarsWilliam/status/823225811641757696
William Dollars
@DollarsWilliam
@nqtv Superbe geste :) Bravo 👏
Voir l'image sur Twitter
334
20:09 - 22 janv. 2017
113 personnes parlent à ce sujet
Rémi Gaillard
✔
@nqtv
Après enquête sur les euthanasies, je me demande si la Mère Michel n'habitait pas à côté de la SPA de Montpellier.
278
19:19 - 17 janv. 2017
69 personnes parlent à ce sujet
« Victimes d’une injustice »
Tout avait pourtant bien commencé entre le refuge Noé et le Montpelliérain : en novembre, l’humoriste s’enfermait pendant quatre jours dans une cage, et parvenait à réunir plus de 200.000 euros et à faire adopter des dizaines d’animaux. Depuis, une guerre froide s’est instaurée entre les deux parties, avec en fond, un désaccord profond sur les projets d’aménagement qui vont naître de l’argent collecté lors du défi.

A Villeneuve-lès-Maguelone, la vingtaine de salariés, bénévoles et membres du conseil d’administration que 20 Minutes a rencontré ce lundi n’en peuvent plus. Réunis dans la salle de repos du refuge, ils se disent « victimes d’une injustice », « impuissants » face aux millions de fans de Rémi Gaillard, et rejettent ses accusations.

« On fait tout notre possible »
« On vit cette histoire très mal, confie Catherine, qui travaille ici depuis quatre ans et qui s’occupe notamment des soins. Ce qui se dit sur les réseaux sociaux ne correspond absolument pas à la réalité de ce qu’il se passe dans le refuge… On fait tout notre possible, à tous les niveaux, pour soigner les animaux… On en récupère dans des états monstrueux, on les soigne, pendant des mois, avant de les proposer à l’adoption… Ce refuge, il correspond en tout point à l’amour que l’on porte aux animaux. »

>> A lire aussi : Entre la SPA de Montpellier et Rémi Gaillard, c’est la guerre froide

Des cas de maltraitance ? Jamais, répond l’équipe du refuge. « Les box sont nettoyés, désinfectés, plusieurs fois par jour, note Yazid, salarié depuis cinq ans. On nous porte des chiens accidentés, on s’en occupe, on les sort, on les amène en balnéothérapie… »

Des euthanasies, oui, mais « justifiées »
Quant aux euthanasies, il n’y a sûrement pas de quoi pointer du doigt le refuge, assure une bénévole : « Les euthanasies, il y en a, mais elles sont évidemment justifiées. Certains animaux nous arrivent dans un état très très grave, on ne peut rien faire. Mais il n’y en a pas plus ici qu’ailleurs, il y en a même beaucoup moins. »

Un chat, installé provisoirement dans un box habituellement dédié aux chiens, à la SPA de Montpellier.
Un chat, installé provisoirement dans un box habituellement dédié aux chiens, à la SPA de Montpellier. - N. Bonzom / Maxele Presse
« Les euthanasies ne se font pas au petit bonheur la chance, ni pour gérer la population surabondante du refuge, reprend Guy Deldem, président du syndicat des vétérinaires de l’Hérault, qui intervient à la SPA de Montpellier. Une euthanasie n’est faite que si trois vétérinaires ont donné un avis favorable. Ce sont bien souvent des cas de maladies incurables ou des animaux irrécupérables sur le plan sanitaire ou comportemental. »

Rémi Gaillard rassemble « des preuves »
« Le personnel se sent critiqué et menacé, et ça, je ne peux pas l’accepter, note Annie Bézénech, la directrice du refuge. Jeter l’opprobre sur une structure comme la nôtre, qui fait un travail de qualité, c’est ignoble. » Et les salariés, bénévoles et membres du conseil d’administration de renvoyer à un audit, commandé récemment par la métropole, qui n’a rien vu à redire au fonctionnement de la SPA de Montpellier…

>> A lire aussi : VIDEO. Après la SPA, Rémi Gaillard s'affiche dans une campagne anti-fourrure

De son côté, Rémi Gaillard persiste et assure poursuivre ses investigations. Joint ce lundi par 20 Minutes, le Montpelliérain confie être en train de rassembler « des dizaines et des dizaines » de preuves pour démontrer qu’il y a bien de graves problèmes de dysfonctionnements dans le refuge de Villeneuve-lès-Maguelone.

« Quand je suis sorti de là, j’ai été choqué »
« Quand je suis arrivé, on m’a dit que c’était l’un des meilleurs [refuges] de France… En fait, ce n’est pas la réalité, souligne-t-il. Quand je suis sorti de là, j’ai été choqué, après enquête, de certains fonctionnements à la SPA de Montpellier. J’ai eu des dizaines et des dizaines, peut-être déjà cent témoignages au sujet de la SPA, notamment d’anciens bénévoles et salariés. Je suis en train de réunir tout ça. […] Je suis une sorte de mégaphone pour tous ceux qui ont rencontré des problèmes… »

« Les euthanasies, j’ai des preuves, reprend Rémi Gaillard. Un chat sur cinq qui rentre à la SPA de Montpellier est euthanasié. » Un chiffre qui correspond à peu près au total de l’euthanasie chez les chats, note Vincent Cerclet, président du refuge : « 4 % des chats sont euthanasiés dans les cliniques, ce sont des chats errants accidentés, polytraumatisés, euthanasiés pour des raisons éthiques, avant leur transfert à la SPA » auxquels s’ajoutent les « 16 % des chats entrant à la SPA qui sont euthanasiés : 63 % pour des infections virales incurables, 25 % pour des raisons éthiques : polytraumatisés, cancer, pathologies non curables, comme des insuffisances rénales avancées. »

Chez les chiens, en revanche, le taux d’euthanasie global n’était que 2,51 % en 2016. « C’est un taux beaucoup plus élevé que chez les chiens, mais qui tient au fait que nous récupérons et soignons, parfois sans succès, tous les chats : malades, accidentés, et ce, contrairement à certaines associations, qui ne gèrent pratiquement aucun chat malade ou accidenté, et en particulier des chats « de rue » qui paient un lourd tribut aux maladies infectieuses non curables et aux accidents de la voie publique… »

Pour Vincent Cerclet, « diminuer ce taux, en laissant les chats mourir dans la rue, et souvent dans des conditions terribles, ce n’est pas le choix de la SPA de Montpellier, qui assume ces euthanasies éthiques destinées à abréger les souffrances de ces pathologies incurables. »

« J’ai la conscience hyper tranquille »
Du côté de certains membres du conseil d’administration, on affirme que le dépôt d’une plainte contre Rémi Gaillard a été évoqué. Mais qu’elle n’est pas, pour l’instant, à l’ordre du jour. « Je ne cherche pas à ce qu’ils m’attaquent… Mais s’ils m’attaquent, ils ont des c… Parce que j’ai du lourd. J’ai la conscience hyper tranquille », souligne Rémi Gaillard.

L’équipe du refuge et Rémi Gaillard sont au moins d’accord sur un point. S’il y a bien des victimes à ne pas oublier, ce sont les animaux. A la SPA, on affirme que toute cette polémique a donné un coup de frein aux adoptions ces dernières semaines…
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MessageSujet: Re: SPA Société Protectrice des Animaux?   SPA Société Protectrice des Animaux? Icon_minitime08.06.19 17:05

La SPA de Pau suspectée d’euthanasies « massives » d’animaux
L’association Animal Cross accuse la SPA d’avoir tué 1 700 de chiens et chats entre 2010 et 2013. Une audience s’est tenue, mercredi, devant la chambre de discipline de l’ordre national des vétérinaires.

Par Audrey Garric  Publié le 10 mai 2017 à 15h41 - Mis à jour le 10 mai 2017 à 16h08

En février 2014, l’association Animal Cross pénètre dans les locaux de la SPA de Pau juste après l’exécution de 11 animaux.
En février 2014, l’association Animal Cross pénètre dans les locaux de la SPA de Pau juste après l’exécution de 11 animaux. Animal Cross
Que s’est-il passé à la Société protectrice des animaux de Pau (Pyrénées-Atlantiques) entre 2010 et 2014 ? Les soigneurs ont-ils procédé à des euthanasies « massives » de chiens et de chats et à des actes de maltraitance, comme les en accuse une association, Animal Cross, qui dénonce un « scandale » ?

L’affaire est prise suffisamment au sérieux pour que la vétérinaire qui intervenait à l’époque dans l’établissement béarnais soit entendue par la chambre régionale de discipline de l’ordre national des vétérinaires. L’audience s’est tenue mercredi 10 mai à Bordeaux, à la suite d’une plainte d’Animal Cross. La décision a été mise en délibéré au 17 mai. L’association s’est par ailleurs constituée partie civile auprès du tribunal de grande instance de Pau.

« Entre 2010 et 2013, plus de 1 700 animaux adultes ont été tués à la SPA de Pau, avance Benoît Thomé, le président d’Animal Cross. En 2012 et 2013, années pour lesquelles nous avons le plus de détails, la moitié d’entre eux l’ont été avant le délai légal de dix jours. Alors que la SPA, qui faisait à la fois fourrière et refuge, devait être une nouvelle chance pour les animaux, elle était devenue l’antichambre de la mort pour nombre d’entre eux. »

Des cadavres dans le congélateur
L’association, qui dit avoir été « alertée de longue date par des salariés et des témoins », avait fait intervenir un huissier et trois gendarmes, en mars 2014, pour saisir des documents et prendre des photos des lieux. Treize cadavres de chats et deux de chiens avaient aussi été récupérés dans des sacs entreposés dans un congélateur.

Des membres d’Animal Cross avaient alors déposé plainte une première fois devant le tribunal. Leur démarche s’était traduite, en juin 2016, par un simple rappel à la loi à l’égard de l’un des soigneurs. Mais pour Benoît Thomé, l’« enquête de gendarmerie a été bâclée », de même que les deux inspections de la direction départementale de la protection des populations, en 2012 et 2013, qui avaient déclaré l’installation « conforme » mais sans « regarder le nombre d’abattages », explique le militant.

Cette fois, l’association révèle de nouvelles pièces. Deux registres constituent des éléments clés : les nombres des entrées et des sorties de fourrière des animaux détenus par la SPA et celui des bêtes euthanasiées en 2013. Cette année-là, 410 animaux ont été tués, dont 152 chiens et 258 chats, soit près d’un tiers des 1 352 admis, selon les calculs d’Animal Cross.

Délai légal
Surtout, en croisant les documents, l’association a pu déterminer au bout de combien de temps les animaux étaient euthanasiés. Résultat : en 2013, 56 % des chiens et des chats éliminés (soit 229 individus) l’ont été avant huit jours ouvrés (dix jours au total), estime-t-elle. La situation était la même en 2012, d’après l’analyse de cahiers manuscrits tenus par des vétérinaires, qui corroborent les registres.

Or, le code rural établit que les chiens et les chats accueillis dans la fourrière, identifiés ou non, doivent être « gardés dans un délai franc de huit jours ouvrés ». « Si, à l’issue de ce délai, l’animal n’a pas été réclamé par son propriétaire, il est considéré comme abandonné, et si le vétérinaire en constate la nécessité, il procède à son euthanasie », ajoute l’article.

Or cette nécessité n’était pas prouvée, argue Animal Cross, en rappelant que le chenil avait encore beaucoup de places disponibles. L’association a également noté que 91 % des morts avaient lieu le jeudi, le jour où intervenait la vétérinaire et où passaient les services d’équarrissage.

« Trop d’animaux à gérer »
« J’ai pu constater à plusieurs reprises que lorsque je déposais un animal les jours où le vétérinaire était présent, le délai légal de huit jours n’était pas respecté, l’animal était euthanasié à son arrivée », affirme une salariée de la fourrière, dans son attestation devant la justice, en 2014. « Il est arrivé que des propriétaires réclament leurs animaux mais ils avaient déjà été euthanasiés car le délai légal n’avait pas été respecté », abonde un ancien employé.

L’avocate d’Animal Cross, Hélène Thouy, qui estime que la vétérinaire a commis une infraction, demande une suspension d’exercice, ou au minimum un blâme. « Nous étions obligés de pratiquer des euthanasies vu le nombre d’animaux qui étaient recueillis par la fourrière », reconnaît celle-ci dans son procès-verbal d’audition par les gendarmes, en novembre 2014.

« Il y avait trop d’animaux à gérer car la SPA travaillait avec 80 % des communes du Béarn. Lorsqu’il y a eu des euthanasies, elles ont été justifiées par l’état sanitaire dégradé des animaux », explique aujourd’hui l’avocat de la vétérinaire, Julien Soulié. En revanche, assure-t-il, sa cliente a toujours respecté le délai légal de dix jours. « Aucune mention n’indique qu’il s’agit d’un registre d’euthanasies », poursuit-il, et « aucune des attestations de témoins ne vise des faits de 2013 ou relatifs à [son] action personnelle ».

« Asphyxiés à l’éther »
Une autre question divise l’accusation et la défense : les soignants de l’époque ont-ils utilisé de l’éther pour asphyxier les chiens et les chats, un procédé interdit ? Plusieurs personnes interrogées par les gendarmes, transporteurs ou soigneurs, témoignent en ce sens : « Le jour où il n’y a pas de vétérinaire sur place, les animaux sont mis dans un sac-poubelle en vue d’être asphyxiés à l’éther. » L’huissier lui-même, lors de sa visite, note une « forte odeur » du produit chimique.

Des chiots congelés, à la suite de l’intervention de l’huissier de justice.
Des chiots congelés, à la suite de l’intervention de l’huissier de justice. Animal Cross
La vétérinaire avait pour « seule information » le fait qu’un soigneur « allait chercher de l’éther en pharmacie »  : « n’exerçant que depuis quelques mois et ne venant que tous les quinze jours à la SPA, elle n’avait pas pour mission, en plus de son travail, de mener une enquête sur l’utilisation réelle de ce produit », rétorque Me Soulié.

Ces faits ont pris fin en mai 2014, quand un nouveau conseil d’administration a été élu à la SPA de Pau. Les anciens soigneurs sont alors licenciés ou partent à la retraite. Un an plus tard, en septembre 2015, la nouvelle présidente de la SPA, Annick Botuha, et le maire de Pau, François Bayrou (Modem), décident de fermer le refuge du fait de l’insalubrité de l’établissement.

« Le refuge devrait être reconstruit ailleurs dans les mois qui viennent », assurent les élus de l’agglomération. En attendant, les animaux recueillis par une autre entreprise sont envoyés dans une fourrière à Monein, à 20 km de Pau.

« Animaux vendus comme des sacs à main »
La SPA de Pau fait partie de la Confédération nationale des SPA de France (CNSPA), dont le siège est à Lyon, une association différente de la SPA historique de Paris. La CNSPA rassemble 260 antennes indépendantes, recueillant au total 180 000 animaux par an. La structure rappelle que sa charte n’autorise les euthanasies qu’en cas « de maladies ou de blessures incurables ». Mais elle ne peut donner de chiffres sur l’ampleur de ce phénomène.

« Ces abattages massifs sont rares, même si on en retrouve d’autres », affirme Benoît Thomé, qui cite le chenil fourrière du Lot-et-Garonne qui avait tué 529 animaux en 2013, ou la SPA de l’Indre qui en avait euthanasié 1 007 la même année. « Tous les refuges devraient communiquer sur ces chiffres, ajoute M. Thomé, afin que les gens prennent conscience du problème et adoptent des animaux plutôt que d’en acheter. »

De même, la CNSPA a lancé une campagne pour sensibiliser le public à la stérilisation des chats. « Arrêtons de tirer sur l’ambulance, dénonce son président, le vétérinaire Michel Bernardin. Doit-on critiquer les refuges, qui procèdent parfois à des euthanasies lorsqu’ils ne peuvent pas faire autrement, ou bien les animaleries, qui vendent des animaux comme des sacs à main, et les gens, qui les achètent sans réfléchir ? »
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MessageSujet: Re: SPA Société Protectrice des Animaux?   SPA Société Protectrice des Animaux? Icon_minitime08.06.19 17:32

Haute-Marne : le refuge SPA de Valdelancourt menacé de fermeture
© France 3 Champagne-Ardenne / S. Janeczko
© France 3 Champagne-Ardenne / S. Janeczko

Alors que se tiennent partout en France les journées portes ouvertes de la SPA, le refuge de Valdelancourt en Haute-Marne craint pour sa survie. Les bénévoles qui y donnent de leur temps se sont donc mobilisés ce samedi contre l'éventuelle fermeture du site, pas encore annoncée officiellement.

Par Céline Lang
Publié le 07/10/2017 à 17:17 Mis à jour le 08/10/2017 à 10:45

La pétition sur change.org a déja récolté 5 985 signatures. Elle a été lancée par une bénévole du refuge SPA de Valdelancourt en Haute-Marne, menacé de fermeture au 31 décembre 2017.

Catherine Stark, qui y promène les chiens une à deux fois par semaine, s'interroge : "qu'adviendra-t-il des animaux abandonnés ou égarés sans refuge, ni fourrière ?"

La bénévole comprend d'autant moins bien la situation que selon elle, les chiens disposent de deux parcs avec point d'eau et d'une chatterie (avec radio et chauffée) qui est dotée d'un enclos qui communique avec l'extérieur. Par ailleurs, le refuge dit enregistrer 200 adoptions par an.

De son côté, le conseil d'administration de la SPA à Paris n'a pas encore officialisé cette fermeture. Mais les rumeurs ne cessent d'enfler depuis plusieurs jours, les arguments pour la fermeture du site parlent de locaux vétustes et d'une faible activité du site.

Des locaux qui ont d'ailleurs fait l'objet de discussions, depuis plusieurs années déjà, entre la SPA et l'agglomération de Chaumont en vue de la rénovation ou du déménagement du refuge. La Société avait même parlé d'un budget de rénovation de 2,2 millions d'euros. Les élus locaux sont eux convaincus d'avoir trouvé, à 150 m de l'actuel refuge, le terrain idéal pour rebâtir un site flambant neuf. Mais jamais la fermeture de la structure n'avait été encore envisagée.
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Les représentants de la SPA ont promis de se rendre dans les prochains jours en Haute-Marne pour évoquer le dossier. En attendant, ce samedi, les bénévoles et usagers de la société protectrice des animaux se sont mobilisés contre cette fermeture alors qu'au niveau national, l'association est en pleine campagne de journées portes ouvertes des refuges.
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MessageSujet: Re: SPA Société Protectrice des Animaux?   SPA Société Protectrice des Animaux? Icon_minitime08.06.19 17:40

La directrice de la SPA d’où vient Nemo, le chien du couple Macron, bientôt licenciée ?
ELLE A PASSÉ UN ENTRETIEN DISCIPLINAIRE
Marine MadelmondMarine Madelmond | mardi 22 mai 2018 à 14:45 | Mise à jour le mardi 22 mai 2018 à 14:45

La directrice de la SPA d’où vient Nemo, le chien du couple Macron, bientôt licenciée ?
VOIR LE DIAPORAMA
Coup de tonnerre à la SPA d'Hermeray dans les Yvelines. La directrice du refuge, qui avait trouvé Nemo pour le couple Macron, pourrait bien être licenciée en raison de possibles euthanasies dissimulées.
Le magazine Le Point révèle l'information ce mardi 22 mai : Céline Ravenet, la directrice du refuge d'Hermeray dans les Yvelines pourrait bien être licenciée prochainement. Elle aurait été convoquée aujourd'hui pour un entretien disciplinaire en raison de possibles euthanasies dissimulées d'une dizaine de chiens dangereux : « La directrice d'Hermeray n'aurait pas respecté la stricte procédure, très compliquée à mettre en œuvre, et qui prévoit notamment des analyses comportementales par un vétérinaire à plusieurs semaines d'intervalle », indique Le Point.

Si la direction de la SPA n'a pour le moment fait aucun commentaire, les autres bénévoles du refuge ont quant à eux apporté leur soutien à Céline Ravenet : « Elle connaît ses animaux et est très appréciée, a confié au Point Alain Lambert, le rédacteur en chef du Journal de la production animale. Virer quelqu'un comme elle, ce serait juste de la folie. » L'homme a d'ailleurs lancé une pétition à l'attention de Natacha Harry, Présidente de la Société Protectrice des Animaux. Près de 10 000 signatures ont d'ores et déjà été comptabilisées en soutien à la dresseuse. Céline Ravenet est connue pour avoir dressé Nemo, le griffon croisé labrador d'Emmanuel et Brigitte Macron. C'est Claude Chirac, la fille de l'ancien président de la République qui avait conseillé l'actuel chef de l'Etat de faire appel à ses services.
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MessageSujet: Re: SPA Société Protectrice des Animaux?   SPA Société Protectrice des Animaux? Icon_minitime08.06.19 18:03

Dordogne : il porte plainte contre la SPA de Bergerac, qu'il accuse d'avoir fait adopter son chien disparu
Jeudi 22 août 2019 à 19:35 - Par Clémence Gourdon Negrini, France Bleu Périgord, France Bleu
Pascal Salasc en est sûr : le border collie qui a été adopté à la SPA de Bergerac est bien son chien, Gribouille, disparu quelques semaines auparavant. Il aimerait le prouver mais assure que le refuge ne lui en laisse pas l'occasion. C'est le tribunal de Bergerac qui tranchera le 8 octobre prochain.

Pascal Salasc est certain d'avoir reconnu son chien Gribouille dans une annonce d'adoption sur internet
Pascal Salasc est certain d'avoir reconnu son chien Gribouille dans une annonce d'adoption sur internet - Pascal Salasc
Bergerac, France
Le tribunal de Bergerac devra trancher le 8 octobre prochain : Pascal Salasc peut-il tenter de prouver que c'est bien son chien, Gribouille, qui a été adopté par une autre famille après avoir disparu ? Cette adoption a-t-elle été réalisée légalement ? A cette deuxième question, l'homme est persuadé que la réponse est non. Il a déposé plainte contre la SPA de Bergerac.

Depuis plus de deux mois, Pascal Salasc, qui habite Villefranche-de-Lonchat, met tout en œuvre pour récupérer celui qu'il considère être son chien : Gribouille. Le border collie âgé de 5 ans a fugué du jardin au début du mois de juin. Au même moment, un chien de la même race est emmené à la fourrière de la SPA de Bergerac. En voyant une annonce sur internet quelques semaines plus tard, Pascal en est persuadé : c'est bien son Gribouille qui est proposé à l'adoption dans le refuge.

Mésaventure puis cauchemar
Quand il se présente à la SPA de Bergerac, Pascal Salasc apprend que le chien qu'il croit avoir reconnu a été adopté il y a une dizaine de jours. Aucune puce d'identification n'a été détectée sur ce border collie. Il a donc été baptisé "Bandy" et a pu partir, "après respect des délais réglementaires" avec sa nouvelle famille, lui précise-t-on. L'homme insiste et montre des photos de Gribouille. Mais rien n'y fait, le refuge maintien qu'il ne peut pas revenir sur l'adoption. Plus de deux mois après cette mésaventure qui s'est transformée en cauchemar, Pascal Salasc se démène pour qu'on lui permette de prouver que "Bandy" est bien son chien, Gribouille. Il se dit prêt à faire pratiquer des tests ADN sur les poils qu'il a récupéré sur la brosse de son chien. Ou à faire faire une radio au chien pour trouver la puce d'identification qui peut parfois se désactiver.

Adoption illégale ?
Au travers de sa plainte, Pascal espère aussi prouver que l'adoption de ce chien n'a pas été réalisée dans les règles. Selon lui, la SPA de Bergerac n'a pas respecté les délais de fourrière, inscrits au code rural. C'est à dire la période pendant laquelle l'animal n'est pas adoptable, qui permet aux maîtres de retrouver leurs animaux. Cette période st de 8 jours ouvrés et complets, pendant lesquels ne comptent ni les dimanches, ni les jours fériés. Ne comptent pas non plus les premiers et derniers jours de fourrière. Pour Pascal, avec une mise en fourrière le 5 juin et une adoption le 15, le compte n'y est pas. Ce que réfute la présidente du refuge de Bergerac. L'homme est d'autant plus en colère qu'il affirme que le refuge a fait castrer l'animal avant son adoption, ce qui est également interdit.

Aujourd'hui, Pascal Salasc réclame le droit de rencontrer ce chien pour prouver qu'il s'agit bien du sien. Il se dit même prêt à faire pratiquer des tests ADN à partir des poils qu'il a récupéré sur la brosse de Gribouille. En attendant l'audience, il a organisé une manifestation devant la SPA de Bergerac le 7 septembre prochain et mis en ligne une pétition sur le site change.org
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