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 FIN DE VIE EN 2019

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MessageSujet: Re: FIN DE VIE EN 2019   FIN DE VIE EN 2019 Icon_minitime04.01.19 11:44

Fatiha Zeroual
La mort à nos trousses

"La vie est une maladie mortelle sexuellement transmissible" Woody Allen, cinéaste américain. A la naissance, notre seule certitude est qu’on va tous mourir un jour.

Population vieillissante et nombre de décès en hausse

La mort peut être un sujet tabou et difficile à évoquer sans éprouver une inquiétude et se poser de nombreuses questions : comment vais-je finir mes vieux jours? Aurai-je une maladie incurable? Comment bien "préparer" ma mort? Dans cette enquête, nous allons nous intéresser à la démographie de notre pays ainsi qu’à une question qui continue à faire débat dans le paysage politique: l’euthanasie. 

La population française vieillie. Selon les estimations de l’INSEE, la population française comptera 70 millions d’habitants en 2050 dont 25% aura plus de 60 ans. C’est le quart de la population. En vue d’une population vieillissante, le nombre de maisons de retraite est en hausse. Les personnes âgées ayant perdu toute autonomie se voient placées dans des centres médicalisés de leur plein-gré ou suite à la décision d’un tuteur. Cette décision représente un coût financier important (en moyenne 3.000€ par mois) mais chaque département français dispose d’une cellule d’aide au financement en fonction des ressources du demandeur. 

En France, le nombre de décès en 2016 était de 53.000 personnes d’après l’INSEE, il aurait atteint 60 000 en 2017. Les pompes funèbres sont ainsi très sollicitées. Quand vient le moment des funérailles elles sont généralement organisées en fonction des dernières volontés du défunt et de ses croyances religieuses. A l'inverse, lorsque le défunt n’a pas précisé son vœux, la décision revient à ses proches. 

L’euthanasie en France, doit-elle être autorisée?


Dans notre société comme dans de nombreuses sociétés industrialisées, l’espérance de vie a énormément augmenté principalement grâce à l’évolution des technologies médicales. Pour ce qui est des décisions médicales de fin de vie elles sont diverses par exemple: l'arrêt du traitement. Par ailleurs, il existe une pratique qui pose un problème fondamental de conscience: l'euthanasie. Une problématique qui oppose souvent deux personnes: celui qui désire sa mort et la personne en charge de décider.

Un peu d’histoire…


L’euthanasie vient du grec "eu-" qui signifie "bien" et "thanatos", mort. D’après l’étymologie du mot cela consiste à une bonne mort ou une mort dans de bonnes conditions. Jusqu’au XIXe elle connotait une mort heureuse cependant les recherches scientifiques pour réaliser ce type de pratique a été utilisé à des fins idéologiques comme l’élimination de civilisation sans que la notion de bonne mort soit retenue comme les avortements forcés ou encore des déportations de populations considérées comme "inférieures". Pendant la Seconde Guerre mondiale, certaines phases d’élimination avaient pour nom "euthanasie". Le terme a perdu son sens initial et est associé à un acte criminel de la première moitié du siècle et de façon très négative. 

C’est qu’à partir des années 70 et en parallèle à la lutte contre "l’acharnement thérapeutique" où l’on commence à retrouver l’emploi initial du mot: euthanasie. 

Quand les progrès médicaux ont permis une augmentation de l’espérance de vie, la société a commencé à débattre sur les limites à juxtaposer sur le maintien de la vie. Ce sujet sur la qualité de vie et du droit à la personne de déterminer quand est-ce que sa vie s’est trop dégradée pour y mettre fin. La définition actuelle du mot "euthanasie" est une pratique visant à provoquer la mort d’une personne atteinte d’une maladie incurable dont les souffrances qui lui sont infligées autant physique que moral sont intolérables. 

Un autre élément important qui avait fait décoller le débat politique autour de l’euthanasie reste l’abandon du paternalisme médical qui se traduit par un comportement où seul le médecin pouvait décider de ce qui était bon pour son patient qui ne pouvait donc pas décider de son propre sort. 

Il est important de distinguer deux formes d'euthanasie: l’euthanasie active qui consiste en l’acte volontaire d’abréger la vie d’un patient et l’euthanasie passive qui consiste à arrêter le traitement ou l’instrument maintenant le patient en vie. 
En France, il n’existe pas de texte direct incriminant l’euthanasie elle est principalement encadrée par deux lois: la loi de 2002 sur les choix du malade et la loi de 2005 dites la loi Leonetti. L’idée principale était de privilégier les soins palliatifs et d’encadrer l’euthanasie passive afin d’éviter tout acharnement thérapeutique. L’euthanasie active est considérée comme un assassinat et est punie de réclusion criminelle à perpétuité. 

Contrairement à la Suisse qui a autorisé le suicide assisté ou encore les Pays-Bas sous certaines conditions, le cas de la France reste un sujet délicat et le débat continue: doit-on autoriser l’euthanasie en France? Nous avons posé la question à des passants lors d’un micro-trottoir, voici leurs réponses: 

"En France il y a un réel problème avec la mort et les conditions de fin de vie. Les débats sur l’euthanasie en France sont compliqués et certains choisissent d’aller à l’étranger pour se faire euthanasier au lieu de végéter jusqu’à ce que la mort arrive" Nadia Bhn, 29 ans, pharmacienne. 

"L’euthanasie a été conçue dans le but de se débarrasser de ce qui peut être inutile, à l’image de ce système capitaliste qui veut détruire ce qui ne lui apporte rien. N’oublions pas également la surpopulation qui pousse à ce genre de raisonnement, on a déjà les guerres et les génocides, il nous reste plus qu’à nous débarrasser de nos vieux", Pascal Von Manstein, 32 ans, enseignant. 

"On le fait aux animaux car ils ne peuvent pas parler et surtout parce qu’ils sont considérés comme inférieurs. N’oublions pas que l’euthanasie était utilisée contre les humains considérée comme de "race inférieure". Pour moi l’euthanasie reste un crime et un suicide déguisé" Petra Jovonic, 24 ans, comédienne. 

"On devrait autoriser l’euthanasie uniquement lorsque la décision est prise par le patient en question. Pour ma part, je serai incapable de décider pour un proche même si le médecin me le recommande. Je trouve que c’est un acte atroce et inhumain" Margot Lachkar, 23 ans, étudiant en histoire de l’art. 

"J’ai un ami qui s’est suicidé car l’euthanasie était illégale en France. On devrait les laisser partir dignement je pense" Maxime Lemerle, 27 ans, infirmier. 

"Mon père a été gravement malade et je me souviens qu’un jour il m’a dit que s’il avait la force physique de se suicider il le ferait. Je pense qu’on devrait autoriser l’euthanasie mais que celle-ci soit encadrée avec un suivi psychologique" Paul Bertin, 37 ans, ingénieur. 
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE EN 2019   FIN DE VIE EN 2019 Icon_minitime04.01.19 16:03

si j'avais eu des certitudes à ma naissance...

PIEZ DE NEZ

"La vie est une maladie mortelle sexuellement transmissible" Woody Allen, cinéaste américain. A la naissance, notre seule certitude est qu’on va tous mourir un jour.
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MessageSujet: FIN DE VIE EN 2019   FIN DE VIE EN 2019 Icon_minitime10.01.19 18:57

"Budget, les soins palliatifs veulent maintenir la pression"

j'écris et je re-écris qu'il est judicieux que chacun de nous n'alimente plus financièrement tout ce qui concerne la recherche médicale, le para-médical et les soins palliatifs tout court ou de fin de vie car ils fonctionnent ensemble
il est nécessaire qu'ils comprennent d'une manière ou d'une autre, ils nous ont assez fait chier depuis des décennies.
Quand est-ce que ces petits merdeux auront la dignité de limiter leur acharnement palliatif obstinément déraisonnable ?
En avril 2005 les politiciens auraient pu ajouter une poursuite judiciaire en cas de non-application de la loi et le tout aurait été réglé.
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE EN 2019   FIN DE VIE EN 2019 Icon_minitime24.01.19 12:54

Mourir, d'accord, MAIS PAS DE MORT LENTE.
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE EN 2019   FIN DE VIE EN 2019 Icon_minitime25.01.19 12:01

Décryptages » Pourquoi les euthanasies clandestines sont plus nombreuses dans les pays qui l’ont légalisée que dans les autres
le 25 janvier 2019
©️ JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN / AFP
RÉTABLISSEMENT D’UNE VÉRITÉ
Pourquoi les euthanasies clandestines sont plus nombreuses dans les pays qui l’ont légalisée que dans les autres
Lundi 21 janvier, Jean-Luc Romero-Michel affirmait sur France 24 : « une sédation terminale, on vous endort, vous n’allez jamais vous réveiller : vous nous expliquerez la différence avec l’euthanasie ».
Avec Tanguy Chatel

Atlantico : Cette confusion entre « sédation terminale » et euthanasie modifie constamment les données du débat sur la légalisation du suicide assisté en France : le chiffre de 4000 euthanasies en France, en particulier, revient souvent à l’appui de la légalisation. En 2018, Caroline Fiat tweetait, le 24 janvier : « Il est temps d’encadrer les 4000 « euthanasies » clandestines », et le 28 février une tribune dans le Monde réunissait 156 députés dénonçant les 2000 à 4000 euthanasies en « catimini ». Cette erreur est-elle récurrente ? D’où vient-elle ?

Tanguy Chatel : Ces informations datent de 2010 et sont tirées d’une enquête de l’Institut National des Etudes Démographiques (INED) sur La fin de vie en France. Elles ont été interprétées par des gens qui ne les ont pas bien lues et les ont utilisées à mauvais escient. La société française d’accompagnement et de soins palliatifs (SFAP) a, en de nombreuses occasions, signalé à ces personnes que ces informations étaient fausses et leur a demandé de cesser de les utiliser. En dépit de ces avertissements, ces personnes ont sciemment choisi de continuerà les propager. En 2018, le débat étant devenu très vif lors des Etats Généraux de la bioéthique, la SFAP a décidé, dans un souci de vérité et d’objectivité, de montrer que ces chiffres sont tout simplement faux, ce qu’ont confirmé les auteurs de l’étude eux-mêmes.

En quoi ce chiffre est-il trompeur ?
L’enquête de l’INED n’a jamais établi qu’il y aurait 4000 euthanasies clandestines en France. C’est une extrapolation tendancieuse, effectuée par des gens manquant de sincérité et de compétence scientifique.

L’INED définit l’euthanasie comme « le fait pour un tiers de mettre fin à la vie d’une personne à sa demandepar l’administration d’une substance létale ». Elle établit, à partir de son enquête, que les euthanasies (forcément clandestines dans le contexte juridique français) correspondraient à 0,2% des décisions médicales de fin de vie (INED, Population et société, n°494, nov 2012, encadré 3, p3), soit environ 1000 décès par an. Elle établit que « les demandes et les pratiques restent rares ».

Le chiffre de 4000 euthanasies (0,8% des décès) qui circule correspond à l’ensemble des décisions médicales d’administration d’un produit létal ayant entrainé la mort d’un patient. Il inclutcelles (les trois quarts) qui sont effectués sans le consentement du patientetqui sont purement et simplement des homicides. C’est donc une utilisation abusive des chiffres de l’enquête.

Cela a été confirmé par le Comité Consultatif National d’Éthique en 2012 dans son avis n°121 (p47). Il écrit : « Il est nécessaire, sur un tel sujet, de séparer la rumeur des faits. Cette publication de l’INED montre que les euthanasies sont rares : elles représentent 0,2% des décès si on associe l’intention de donner la mort, la demande du patient et l’injection d’une substance létale par un soignant, soit environ 1 100 des 550 000 décès annuels en France. »

La SFAP est la société savante spécialisée sur les questions de fin de vie. Elle est constituée de professionnels de santé, de psychologues, de chercheurs, etc. et est reconnue d’utilité publique. Nous avons considéré qu’il était, face à des affirmations aussi graves et maintenues, de notre devoir de dénoncer ces contre-vérités et de rétablir la véracité des chiffres et des faits.

Quelle est la différence exacte entre « sédation terminale » et euthanasie ?
D’abord, ce terme de sédation terminale est impropre. Il est souvent utilisé à dessein pour créer la confusion entre sédation profonde et continue d’une part et euthanasie d’autre part.

La loi du 2 février 2016 a créé un droit à « la sédation profonde et continue maintenue jusqu’au décès ». Celle-ci consiste à plonger un patient dans un profond état d’inconscience afin de le préserver de souffrances trop fortes et ce jusqu’à la survenue de son décès, soit naturellement du fait des conséquences de la maladie, soit par une décision médicale d’arrêter des traitements qui le maintiennent en vie, justifiée par l’interdiction légale de l’obstination déraisonnable.

Dans son principe, la sédation profonde et continue n’est donc pas une euthanasie. De plus, les produits utilisés pour la sédation ne sont pas des produits létaux mais des sédatifs visant à anesthésier le patient. Par eux-mêmes, ils ne provoquent pas la mort. Dans certaines circonstances, s’ajoutant à un état de fragilité sérieux et préexistant du malade (en particulier en toute fin de vie), ils peuvent cependant contribuer à l’accélérer.

Il y a donc une assimilation non fondée entre les deux, parfois délibérée pour faire croire qu’il y aurait de très nombreuses euthanasies déguisées en France. En réalité, la loi étant très récente, on ne dispose pas encore d’un nombre suffisant d’enquêtes scientifiques sur ces pratiques pour pouvoir déjà les évaluer complètement.

Comment interpréter cette propagation de fausses informations ? S’agit-il d’une erreur ou de désinformation ?
Non, ce n’est pas une erreur, car on a eu l’occasion, à de très nombreuses reprises, de dire poliment et posément aux personnes qui les propageaient qu’ils faisaient une interprétation erronée de l’étude. Les auteurs de l’étude ont aussi publiquement dénoncé l’usage qui était fait de leur travail. Cet usage abusif et répété révèle qu’on n’est pas seulement en présence d’une erreur qui serait excusable mais en présence d’une construction délibérée servant des objectifs idéologiques et politiques. Ce chiffre, au même titre que d’autres informations erronées, est utilisé sciemment pour pousser à la légalisation de l’euthanasie en faisant croire qu’il y aurait en France plus d’euthanasies clandestines que dans d’autres pays où celle-ci a été légalisée. En réalité, c’est exactement l’inverse qui semble se passer.

Qu’en est-il dans les pays où l’euthanasie est légalisée ? Pourquoi l’euthanasie clandestine y reste importante ?
Il y a en fait tout un discours qui consiste à dire qu’à elle seule la légalisation de l’euthanasie est de nature à protéger des dérives : les chiffres dont on dispose désormais montrent l’inverse. Des travaux scientifiques montrent que le nombre d’euthanasie clandestines (rapporté à la population globale et au nombre de décès) serait proportionnellement plus important dans certains pays qui ont légalisé l’euthanasie : elles seraient entre 3 et 9 fois (selon le périmètre retenu) en Belgique qu’en France selon une étude scientifique belge publiée récemment. La légalisation de l’euthanasie ne protègerait donc pas des dérives. Elle pourrait même paradoxalement les favoriser.

Même quand il y a une légalisation, les dérives existent et persistent parce que d’une part la possibilité de l’euthanasie existe culturellement et que d’autre part les contraintes légales peuvent finalement être aisément contournées ou détournées. Il y a une idéologie en faveur d’une fin de vie administrée, d’une fin de vie sous contrôle, assez contemporaine qui veut passer sous silence ces informations.

Un article médical récent que nous relayons sur notre site démontre, faits à l’appui, que la Commission de contrôle en Belgique ne joue pas son rôle. En réalité, elle déclare elle-même n’être en état d’évaluer que les euthanasies qui sont déclarées et reconnaît qu’il y en a beaucoup qui ne le sont pas. De plus, les critères pour apprécier la légalité des euthanasies déclarées sont très peu précis. Et en seize ans d’existence de cette Commission, il n’y a eu qu’un seul cas qui a été déféré à la justice sur 15 000 euthanasies déclarées. Pour autant, la Commission de contrôle n’y trouve rien à y redire, ce qui a récemment provoqué la démission d’un de ses membres. Il faut sans doute souligner qu’elle est présidée et composée en grande partie de membres qui sont favorables à l’euthanasie, qui peuvent donc être juges et parties.

On a également des cas de dérives documentés en Suisse, aux Pays-Bas, aux Etats Unis et même au Canada (l’euthanasie y est légalisée depuis 2015) où des collectifs de médecins canadiens s’alarment déjà de la dégradation extrêmement rapide des pratiques et de l’éthique médicales. Tout ceci est argumenté et publié dans des revues scientifiques.Ce ne sont pas des propos de comptoir...

Globalement, on observe que les dérives s’opèrent le plus fréquemment par l’élargissement graduel des critères initiaux pourtant présentés à l’origine comme particulièrement stricts et protecteurs. Ainsi l’euthanasie a-t-elle été étendue aux mineurs en Belgique en 2014 (alors que dans les travaux initiaux de la loi l’excluaient formellement), et dans les faits (et sans doute bientôt en droit) elle est pratiquée sur des personnes démentes type Alzheimer. Ce qui signifie que l’euthanasie peut être pratiquée sans le consentement éclairé des personnes concernées alors que dans les textes initiaux assuraient que cela serait proscrit. On voit donc qu’il y a des glissements qui se font subrepticement avec le temps et que la loi une fois votée ne permet pas de garantir fermement et durablement les droits et la sécurité des patients.

L’important pourtant, c’est que les droits des personnes les plus vulnérables soient strictement respectés, et que le médecin ne puisse pas agir et décider selon son bon vouloir. C’est exactement ce que dénonçait l’enquête de l’INED et que confirment les observations faites dans les pays où l’euthanasie est légalisée : le nombre particulièrement élevé d’euthanasie sans consentement. C’est cela qui devrait aujourd’hui nous alerter.

La SFAP considère qu’il est de son devoir d’alerter et d’informer objectivement l’opinion publique afin de protéger en toutes circonstances les patients les plus vulnérables des dérives qui peuvent se cacher derrière les discours les plus libéraux et qui s’opèreraient in fine à leur détriment.
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE EN 2019   FIN DE VIE EN 2019 Icon_minitime25.01.19 12:15

on serait en droit de se demander pourquoi la SFAP ( laïque ) est à côté de la Maison Médicale Jeanne Garnier ( catholique ) depuis des décennies... ... ...
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE EN 2019   FIN DE VIE EN 2019 Icon_minitime26.01.19 10:18

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MessageSujet: Re: FIN DE VIE EN 2019   FIN DE VIE EN 2019 Icon_minitime02.02.19 11:38

[size=38]Forum européen de bioéthique - Mettre fin à ses joursLa raison des raisons[/size]

« Puis-je mettre fin à mes jours ? ». Est-ce un droit, une liberté, une question de dignité… ? Pour en débattre, le Forum européen de bioéthique avait invité, jeudi à Strasbourg, Jean-Luc Roméro et deux philosophes.




Jean-Luc Roméro (à gauche), aux côtés du philosophe Eric Fourneret. PHOTO DNA - Christian LUTZ-SORG

« Je suis un militant de la liberté et du choix, pas de l’euthanasie. Je me bats pour l’accès universel aux soins palliatifs. Mais si l’on a mis beaucoup de moyens sur le début de la vie, sur la fin de vie, les moyens ne sont pas à la hauteur. Il y a deux poids, deux mesures », regrette Jean-Luc Roméro, président de l’association pour le Droit de mourir dans la dignité.
Un discours sur le sujet « C’est mon corps ! Puis-je mettre fin à mes jours ? » qui suscite la polémique. Avec ses questions de fond sur l’euthanasie et le suicide assisté, toujours interdits en France, sur la sédation profonde et continue, qui concerne les patients atteints d’une affection grave et incurable. Réglementée par la loi Claeys-Leonetti sur la fin de vie adoptée en 2016, la sédation permet de laisser la maladie évoluer jusqu’à la mort tout en soulageant la souffrance du malade. Mais cette sédation peut durer des semaines, note Jean-Luc Roméro : « Qui ose dire que l’on ne souffre pas ? Oui pour la sédation, mais pour les gens qui vont mourir dans les 24 heures ».

Depuis la première loi Leonetti de 2005, suivie des lois de 2010 et 2016, « la personne malade n’est pas au centre des discussions. La fin de vie est toujours un problème médical, même si c’est d’abord une question éthique, citoyenne », poursuit le président de Droit de mourir dans la dignité, qui souhaite « une loi qui donne tous les choix, car les soins palliatifs ne peuvent pas tout résoudre… Je dis : ma mort m’appartient. » Puis de soulever un paradoxe : « Quand vous savez que vous allez être aidé à mourir, souvent vous vous accrochez plus à la vie. Une loi rassurera, évitera des suicides préventifs et surtout violents, car on n’a pas le choix dans notre pays… Un pays qui pousse les gens à se suicider. »

« Mettre à l’épreuve cette volonté d’euthanasie »


Le droit de mourir est une chose, la raison en est une autre. L’euthanasie repose sur un choix détestable entre la douleur ou la mort, la dépendance ou la mort, remarque tout d’abord Eric Fourneret, philosophe à l’Université Grenoble-Alpes, avant d’expliquer que l’on « peut vouloir être euthanasié à son corps défendant en raison de représentations négatives ». Parce que l’on intériorise des représentations sociales. Puis d’interroger : « Si je ne suis pas souverain de ma volonté, comment être souverain de mon corps ? ».
Pour le philosophe, la volonté de mourir doit faire l’objet d’un examen qui ne peut pas se faire seul, car elle implique la société. « Il faut mettre à l’épreuve cette volonté d’euthanasie. Savoir si une volonté est libre demande un long travail, un dialogue avec soi-même en compagnie des autres. »
Pour Bernard Baertschi, philosophe à l’Université de Genève, la volonté de mourir est une décision qui est d’abord personnelle, privée, intime. C’est une question de liberté. « Qui suis-je pour dire que ces raisons ne sont pas de bonnes raisons ? », demande-t-il avant de prévenir : « Une loi sur l’euthanasie ne suffira pas à résoudre tous les cas. »
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE EN 2019   FIN DE VIE EN 2019 Icon_minitime04.02.19 12:24

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MessageSujet: Re: FIN DE VIE EN 2019   FIN DE VIE EN 2019 Icon_minitime06.02.19 10:57

«Une orientation pour sa fin de vie autre qu'un acte mortifère irréversible»
/ Photo Thomas Castaings.
/ Photo Thomas Castaings.
Publié le 06/02/2019 à 03:57 , mis à jour à 04:00
Vie locale, Hautes-Pyrénées
Couderc, cancérologue président de la Ligue contre le cancer en Hautes-Pyrénées.

Martine Couderc, gériatre et cofondatrice de SP2 et Bernard Couderc cancérologue, président du comité départemental cd65 et administrateur national de la Ligue contre le cancer, membres d'un collectif signataire nous communiquent :

«Le fondateur de l'université du Temps Libre UTL, également Président dans le département de l'Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité ADMD, propose à la population, à l'occasion de l'article qui lui est consacré dans l'édition de la NR et de la dépêche des Hautes-Pyrénées datée du 23 janvier 2019, une conférence sur la fin de vie d'un médecin généraliste belge qui se consacre à une patientèle demandant à être euthanasiée et venant de France pour partie. Il évoque des personnes et parcours émouvants relatant la souffrance humaine face à la fin de vie pour justifier de pratiques qui sous couvert de vouloir rendre à chacun sa liberté ultime donnerait l'illusion que l'euthanasie (acte de donner la mort par un produit administré par un professionnel) ou le suicide assisté (acte de procurer un produit mortel à une personne) serait la solution simple attendue par nos concitoyens.

Nous, médecins et soignants, proches et aidants, responsables d'associations dans les Hautes-Pyrénées, tous engagés auprès de personnes en fin de vie, voulons témoigner de la complexité et de la diversité de ces situations, ainsi que notre engagement – Ecouter, Soigner, Soulager, Accompagner- avec humanité, responsabilité, et respect des libertés de chacun.

Notre démarche relève de la nécessité d'une information claire et honnête de nos concitoyens. Nous dénonçons le prosélytisme du Président de l'ADMD ainsi que les informations tronquées qu'il fournit sur ce sujet grave et douloureux, laissant croire qu'il n'existe pas d'alternative à l'euthanasie et au suicide assisté pour les personnes en situation de détresse qui revendiquent légitimement une mort digne.

En France, l'euthanasie et le suicide assisté sont interdits. La loi Clays Leonetti permet aujourd'hui de donner plein droit à la personne en fin de vie afin que ses volontés soient respectées et que soient soulagées ses douleurs physiques et morales y compris dans les cas où les traitements habituels seraient insuffisants grâce à la mise en place d'une sédation profonde et continue même si elle peut «avoir comme effet d'abréger la vie». L'ensemble de ces traitements et soins, et cet accompagnement se nomment les Soins Palliatifs et sont inscrits dans la loi.

L'ADMD par son Président qualifie la loi de «stupide et injuste». Il oublie un peu vite que la loi se doit de protéger les plus fragiles. Fort heureusement, les médecins gardent la possibilité de juger de situation de demande inappropriée, cette même restriction existe dans la loi belge légalisant l'euthanasie. Nous regrettons l'élargissement récent de cette loi, applicable désormais aux enfants et aux personnes atteintes de dépression, ouvrant la voie à de possibles dérives.

Les signataires de cette réponse précisent que le département des Hautes Pyrénées est pourvu de ressources soignantes et bénévoles en soins palliatifs (Equipe Mobiles de Soins Palliatifs EMSP, lits identifiés dans les établissements de santé, Unité de Soins Palliatifs à la Polyclinique de l'Ormeau USP, Hospitalisation A Domicile HAD, à la disposition de l'ensemble des professionnels de santé dont beaucoup ont suivi une formation à la démarche palliative), que le réseau Arcade fondé en 2001 œuvre avec les équipes médicales de proximité (médecin traitant, infirmière, pharmacien…) afin que le souhait des personnes de mourir chez elles dignement et sans douleurs soit le plus possible respecté.

Nous ne pouvons que nous interroger sur la démarche d'une association (ADMD) dont l'attitude proactive fait question. Elle laisse croire que tout se passerait sans problème dans d'autres pays et encourage voire prend le risque de créer la démarche en faisant la publicité des conditions de l'offre. Par expérience, nous savons que chacun de nous peut vouloir une orientation pour sa fin de vie et souhaiter en définitive tout autre chose qu'un acte mortifère brutal et irréversible, le plus irréversible qui soit.»

Les signataires :

Astuguevieille Robert pharmacien, Aubret Nicole CH Bagnères, Ayela Philippe oncologue, Baron Laurent Président Arcade, Bellot Pierre ligue CD65, Bentayou Danielle ligue CD65, Bordes Serge CH Lannemezan, Boyé Jean Paul chirurgien, Brisset Gisèle Présidente SP2, Buesflug Olivia médecin USP, Burguière Bernard ligue CD65, Cadéac Josette ligue CD65, Cacelli Françoise SP2, Carrieu Françoise SP2, Castéra Yves aidant, Cazalé Paul généraliste, Couderc Bernard ligue CD65, Couderc Martine SP2, Darrieux Gilbert SP2, Derosa Melchior oncologue, Domec Lavigne Marcelle ligue CD65, Dubroca Nadine CH Lourdes, Esquerré Elisabeth généraliste Bagnères, Emmanuelidis Hermès généraliste Arcade, Fichet Virginie oncologue, Frances Pierre SP2, Héraud-Latugaye Marie Thérèse SP2, Jackimowski Nathalie Arcade, Laclaverie Maïté et Roland SP2, Lamarque Joséphine SP2, Leleux Michèle ligue CD65, Lemasson A. médecin USP, Mareite Nadine médecin HAD, Marcos Françoise SP2, Maton Olivier oncologue, Millet Jean François généraliste, Pastre Chantal ligue CD65, Pérè Saun Michelle médecin CH Lourdes, Pinçon Marie Josée ligue CD65, Pucheu Jean François médecin CH Lourdes, Pranal Philippe IDE Arcade SP2, Rouillier Colas Bénédicte médecin EMSP Lourdes, Saffon Marie Pierre médecin EMSP Lourdes, Siani Virginie médecin CH Tarbes, CD65, Stocker Eliane CH Tarbes, Thusseau Françoise ligue CD65, Tonon Annie ligue CD65, Uguen Thérèse médecin CH Tarbes.
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE EN 2019   FIN DE VIE EN 2019 Icon_minitime06.02.19 17:47

Débat à Guingamp. « La loi sur la fin de vie est faite pour les médecins »
Jean-Luc Romero-Michel, président de l’Association pour le droit de mourir dans la dignité, participera à un débat sur la fin de vie, ce vendredi 8 février, à Guingamp.
Jean-Luc Romero-Michel, président de l’Association pour le droit de mourir dans la dignité, participera à un débat sur la fin de vie, ce vendredi 8 février, à Guingamp. | ARCHIVES OUEST-FRANCE
Propos recueillis par Fabrice BERNAY. Publié le 06/02/2019 à 16h57

Sur l’invitation du député Yannick Kerlogot, Jean-Luc Romero-Michel, président de l’Association pour le droit de mourir dans la dignité, vient débattre, à Guingamp (Côtes-d’Armor), de deux thèmes qui soulèvent les passions : la fin de vie et l’euthanasie. Pour lui, il faut changer la loi actuelle.

Jean-Luc Romero-Michel est président, depuis 2007, de l’Association pour le droit de mourir dans la dignité. Celle-ci milite pour le vote, en France, d’une loi autorisant l’euthanasie et le suicide assisté.

La loi Claeys-Leonetti de 2016 sur la fin de vie, en vigueur actuellement, permet-elle, selon vous, de mourir dans la dignité ?

Le problème est qu’il s’agit d’une troisième loi sur le sujet, en treize ans, avec les mêmes problèmes que les précédentes : les personnes mourantes n’ont toujours pas le dernier mot. C’est une loi faite par des médecins, pour les médecins, qui ne permet ni le suicide assisté, ni l’euthanasie.

Pour autant, elle permet la sédation profonde et continue, jusqu’au décès, qui évite les souffrances…

C’est une solution, mais seulement dans certains cas. Des gens mettent parfois trois semaines à mourir dans ces conditions et aucune étude ne permet de dire qu’ils ne souffrent pas. Il s’agit pour moi d’un acharnement thérapeutique, qui fait aussi souffrir les proches. En Belgique, aux Pays-Bas, au Luxembourg, on pratique une vision plus humaniste, qui autorise l’euthanasie.

La Société française d’accompagnement et de soins palliatifs vient pourtant d’alerter (le 24 janvier) sur « les dérives des systèmes étrangers », dont celui des Pays-Bas, « qui peuvent conduire notamment à l’euthanasie de personnes sans leur consentement ».

Cette Société cherche la polémique. Comme ailleurs, il existera toujours des personnes, peut-être huit à dix cas par an, où la loi n’est pas respectée… Que ce soit aux Pays-Bas ou en France. Mais les vraies dérives, c’est bien en France qu’elles ont lieu, à cause d’une loi floue. Aux Pays-Bas, au Luxembourg, aucun parti politique sérieux n’envisage de revenir sur la légalité de l’euthanasie. En Belgique, elle est autorisée depuis 2002.

La volonté, en fin de vie, peut être altérée. Comment être sûr qu’une personne prend la décision d’être euthanasiée « librement » ?

Si la volonté de la personne est altérée, alors elle ne peut bénéficier de l’euthanasie. Tout cela est contrôlé par les médecins, il y a des délais à respecter, des validations collégiales… Rien n’est imposé à personne, c’est simplement une liberté supplémentaire. Je ne comprends pas ceux qui la refusent.

Le sujet déchaîne les passions. Un débat apaisé sur ce thème est-il possible ?

Le débat est apaisé : un sondage Ifop pour La Croix (janvier 2018) a montré que 89 % des Français (et 72 % des catholiques pratiquants) sont favorables à une évolution de la loi sur la fin de vie. Cette question fait l’unanimité dans les sondages, depuis 30 ans. Sur le terrain, les débats se passent bien, hormis avec ceux qui ne veulent pas discuter. Les gens ont bien conscience qu’il existe des cas où les soins palliatifs ne sont pas la solution, comme la maladie de Charcot par exemple. Certains peuvent avoir envie de vivre, malgré la souffrance… quand d’autres ne la supportent plus.
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE EN 2019   FIN DE VIE EN 2019 Icon_minitime16.02.19 21:02

Pourquoi vivre ?
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE EN 2019   FIN DE VIE EN 2019 Icon_minitime25.02.19 9:16

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MessageSujet: Re: FIN DE VIE EN 2019   FIN DE VIE EN 2019 Icon_minitime25.02.19 9:29

Moi personnellement je suggère de ne plus rien faire, il y a des silences d'une dignité noble et méprisante !
ne plus jamais voter, ne plus rien donner
quant au grand débat, inscrivez-vous sur internet pour supprimer votre compte ensuite... ...la trace de votre passage furtif sera gardée de toute façon....
moi je fais la gueule, je suis super douée pour cela
Ils se foutent de vous ! Sarkozy a programmé Hollande qui a programmé Macron qui programmera...
Rien de nouveau sous le soleil.
Amen
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE EN 2019   FIN DE VIE EN 2019 Icon_minitime27.02.19 18:44

27 Fév, 2019

[CP] Alliance VITA dénonce l’instrumentalisation du Grand débat national par l’ADMD, lobby revendiquant la légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté
Catégorie(s): Communiqués de presse, Fil d'actus, Suicide et euthanasie

Alors que notre pays traverse une crise sociale inédite, l’ADMD fait campagne, organisant des réunions publiques labellisées « Grand Débat National », pour promouvoir la légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté, relayée largement par certains médias, sans débat. Alliance VITA dénonce cette récupération idéologique de la fracture sociogéographique.

Pour Tugdual Derville, délégué général d’Alliance VITA et auteur de « La bataille de l’euthanasie » (Editions Salvator) :
« La crise des Gilets jaunes ne peut se traduire par une forme de mise à l’écart des personnes devenues vulnérables, alors que c’est de soutien et de protection dont elles ont besoin. La tentative de récupération de la crise sociale par les promoteurs de l’euthanasie nous préoccupe car nous connaissons le risque qu’une impuissance gouvernementale en matière sociale se traduise en une fuite en avant dans le domaine sociétal, avec, comme observé en Belgique, une grave dénaturation des soins palliatifs. Dans les rares pays où l’euthanasie a été légalisée, des personnes malades ou dépendantes sont soumises à des pressions croissantes avec le sentiment d’être un poids pour la société.

Le danger en période de crise serait donc pour la France de légaliser l’euthanasie pour éviter d’investir dans le développement des soins palliatifs et le renforcement de notre système de santé auprès des personnes dépendantes et fragiles.

Nous encourageons quant à nous les citoyens à intervenir paisiblement pour que d’une part tous les français qui en ont besoin aient accès au service public de soins palliatifs de qualité et, d’autre part, que l’accompagnement des personnes âgées dépendantes soit une véritable priorité pour notre pays. »
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE EN 2019   FIN DE VIE EN 2019 Icon_minitime27.02.19 18:47

Qui instrumentalise qui ?

Qui instrumentalise quoi ?


ANGRY2 ANGRY BABY cloche2
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE EN 2019   FIN DE VIE EN 2019 Icon_minitime06.03.19 16:33

Il paraît que l'IGAS établirait un rapport ( ou je ne sais quoi d'autre ) au printemps 2019.
Je n'en ai rien à foutre
Je demande qu'on répare ce que François Fillon a démoli en janvier 2011 :
http://www.handichrist.net/t1175-janvier-2011-fin-de-vie-echec-d-une-loi
tout le reste n'est que de la merde et du vomi .
NE VOTEZ PLUS pour tous ces connards qui se croient dignes et nobles.
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE EN 2019   FIN DE VIE EN 2019 Icon_minitime12.03.19 9:42

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MessageSujet: Re: FIN DE VIE EN 2019   FIN DE VIE EN 2019 Icon_minitime12.03.19 9:55

Admin a écrit:
Pourquoi vivre ?

pourquoi mourir ?
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE EN 2019   FIN DE VIE EN 2019 Icon_minitime12.03.19 10:05

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MessageSujet: Re: FIN DE VIE EN 2019   FIN DE VIE EN 2019 Icon_minitime12.03.19 10:14

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MessageSujet: Re: FIN DE VIE EN 2019   FIN DE VIE EN 2019 Icon_minitime12.03.19 14:41

STOP assez çà suffit

Garder la loi Léonetti-Claeys et légaliser le Suicide Assisté pour " quelques cas " ( comme on peut lire ici ou là sur internet ) ne me semble pas bon

On ne veut pas vexer les uns et les autres ? rien à foutre ! on voit bien le résultat des quatre lois Léonetti ( 2005, 2008, 2010, 2016 ).

On devrait légaliser l'euthanasie et le S.A. pour tous et pour toutes et garder la dernière loi Léonetti pour quelques cas..... ! ! ! ...
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE EN 2019   FIN DE VIE EN 2019 Icon_minitime12.03.19 16:25

pourquoi le Défenseur des Droits ne s'occupe pas de Jean Léonetti ?
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE EN 2019   FIN DE VIE EN 2019 Icon_minitime13.03.19 15:37

STOP STOP STOP

"Recherche

La plateforme sur la fin de vie veut dresser un panorama de la recherche française

13/03/19 - 10h05
 


Afin de participer à la structuration d'un réseau français, la plateforme nationale pour la recherche sur la fin de vie lance une enquête de recensement des chercheurs dans ce domaine. "Le champ de la recherche sur la fin de vie concerne un vaste éventail de disciplines des sciences médicales et paramédicales, des sciences humaines et sociales, des lettres et des arts, des sciences de l'ingénieur, des sciences politiques, etc. et un large spectre de méthodes de recherche", est-il rappelé dans…
STOP STOP STOP
il y a eu l'Observatoire National de la Fin de Vie etc etc
Qu'as-tu fait de ton frère ?
Acharnement obstinément palliatif patati patata
Quand est-ce que Jean Léonetti et ses " adeptes" vont crever ? pour qu'on puisse respirer !
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE EN 2019   FIN DE VIE EN 2019 Icon_minitime13.03.19 17:27


[size=59]«Il faut autoriser le suicide assisté et l’euthanasie»
— [size=16]1 mars 2018 à 20:06
[/size]
[/size]


[size=31]Le Manifeste pour une loi autorisant l’aide active à mourir en France revient sur l’impuissance du corps médical et les promesses électorales non tenues.[/size]



  •  «Il faut autoriser le suicide assisté et l’euthanasie»


Nous avons presque tous été témoins, directs ou indirects, de situations de fin de vie accompagnées de conditions trop souvent insupportables, voire de souffrances qui n’ont pas été suffisamment soulagées, malgré les moyens dont dispose le corps médical. Nous avons tous ressenti ce jour-là des sentiments d’impuissance, de colère et d’incompréhension devant les limites des médecins, lesquels, dans le meilleur des cas, ne pouvaient proposer que ce qu’autorise la loi actuelle, soit une sédation profonde et continue et l’arrêt de l’alimentation et de l’hydratation, jusqu’à ce que la mort survienne.

Nous sommes nombreux à avoir rencontré et peut-être accompagné des personnes qui ont fait le douloureux choix d’aller finir leur vie comme elles le souhaitaient, en Belgique ou en Suisse.
Nous savons tous les difficultés psychologiques et physiques que cette décision d’exil a entraînées pour ces personnes et pour leur famille. Il n’est pas inutile de rappeler ici que beaucoup de Français ont été déçus par François Hollande, qui n’a pas respecté son engagement présidentiel, pris dans le cadre de la proposition 21, de faire voter une loi pour que «toute personne majeure en phase avancée ou terminale d’une maladie incurable, provoquant une souffrance physique ou psychique insupportable, et qui ne peut être apaisée, puisse demander, dans des conditions précises et strictes, à bénéficier d’une assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité». Comment la République peut-elle à ce point bafouer ses valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité ?
Nous voulons croire que notre actuel président de la République et les législateurs feront preuve de volonté et de courage, et profiteront de la révision des lois de bioéthique pour voter une loi qui répondra à la demande d’une majorité importante de Français.
À LIRE AUSSI :[size=15]Fin de vie : les partisans d’une autre loi se manifestent en masse

Deux pétitions citoyennes, apolitiques et sans l’aide d’associations, mises en ligne, l’une par Nathalie Gueirard Debernardi en 2014 et la seconde, par Marie Godard, le 2 août 2017, ont recueilli à ce jour 260 000 signatures, ce qui a décidé le Conseil économique social et environnemental à se saisir du dossier de la fin de vie, un autre signe de l’importance qu’a pris ce sujet dans l’esprit des Français.
Nous croyons que l’intention exprimée par la ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn, de continuer d’améliorer l’accessibilité aux soins palliatifs partout en France, est toujours louable et doit être encouragée.
Nous estimons cependant que les soins palliatifs et l’accès à la sédation profonde et continue, encore très peu connus des soignants et des patients au dernier stade de la maladie, ne prennent pas totalement en compte de nombreux cas de personnes atteintes de maladies graves et terminales qui ne peuvent plus être entièrement soulagées de cette manière ou qui ne veulent pas prolonger leurs souffrances physiques ou psychiques au-delà d’une certaine limite et, notamment, les personnes atteintes de maladies neurodégénératives. L’un des éléments clés de la loi actuelle est le respect de la volonté de la personne lorsque celle-ci est en mesure de l’exprimer, ou grâce à ses directives anticipées, si ce n’est plus le cas.
Nous pensons que cette mesure phare de la loi Claeys-Leonetti doit progresser pour permettre à chacun de choisir le moment et la manière de sa mort. La sédation profonde et continue est une avancée qui, aujourd’hui, n’est pas totalement satisfaisante. Il faut avec des critères stricts autoriser le suicide assisté et l’euthanasie, avec l’assistance de membres du corps médical et sous réserve que ceux-ci acceptent de pratiquer cet acte… De nombreux témoignages de malades démontrent que le fait d’avoir la liberté de demander et d’obtenir cette aide si leurs souffrances deviennent insupportables les apaisent et, sans forcément qu’ils choisissent d’y recourir, rend ainsi plus sereine la traversée de la fin de vie.
Nous demandons au président de la République et aux parlementaires de prendre en compte ce qui précède et de mettre tout en œuvre pour que soit maintenant votée une loi qui permette à chaque Français de choisir le moment et la manière de sa mort, lorsqu’il juge que la maladie ou un accident lui a totalement retiré toute qualité de vie.
Parmi les signataires :
Olivier Adam (écrivain), Isabelle Alexis (scénariste, écrivain et actrice), Gilles Antonowicz (Avocat et historien), Pierrette Aufiere (avocate), Hugues Aufray (auteur, compositeur, interprète), Annie Babu (infirmière), Philippe Bataille (sociologue), Anne Barth (réalisatrice), Etienne-Emile Baulieu (médecin), Guy Bedos (humoriste), Florence Ben Sadoun (journaliste), Jacqueline Bergel-Hatchuel (avocate), Louis Bériot (journaliste, écrivain scénariste et producteur), Jacques Birgé (médecin), Francis Carrier (président de Grey Pride), Martine Cerf (secrétaire générale de l’association Egale), Benoit Chalmin (cancérologue et radiothérapeute), Olivier Chambon (psychothérapeute), Jacques Chareyre (avocat), Noëlle Châtelet (universitaire et écrivaine), Marie-Christine Clément (pédopsychiatre), François de Closets (journaliste et écrivain), Sonia Cohen-Lang (avocate), André Comte-Sponville (philosophe), Simone Cordoliani (peintre), Maryvonne David-Jougneau (docteure en sociologie), Geneviève Delaisi de Parseval (psychanalyste), Mylène Demongeot (actrice), Danièle Enoch-Maillard (avocate), Olivier Falorni (député), Hélène Faure Aufray (danseuse), Olivier Fillieule (écrivaine), Maria Franchini (écrivaine, traductrice), François Galichet (docteur en philosophie), Danièle Ganancia (magistrate à la retraite), Thélème Gédéon (retraité), Martine Gercault (psychanalyste), Michel Germain (professeur émérite des universités), Claude Georges Grimonprez (comédien), Anne Giuntini (grand reporter), Marie Godard (écrivaine), Martine Gross (ingénieure), Nathalie Gueirard Debernardi (à l'initiative de la pétition «Pour une loi sur le suicide assisté en France»), Karin Huet (écrivaine), Nancy Huston (écrivaine), Sam Karmann (acteur, réalisateur), Eliane Katz (médecin), Catherine Kersual (avocate), Patrick Kessel (journaliste, essayiste), Pascal Landa, Jacqueline Laurent (généticienne), Bernard Lebeau (pneumologue et cancérologue), Marie-Jo Lécuyer (Zazo de la Télindière) (aide-soignante en Ehpad), Dominique Lefeuvre (écrivain), Françoise Levaillant (directrice de recherche honoraire au CNRS), Caroline Loeb (artiste), Philippe Maddaleno (médecin), Noël Mamère (homme politique), Véronique Massonneau (ex-députée), Bruno Masure (journaliste), Jean-Claude Mauléon (peintre),  Ariane Mnouchkine (metteure en scène), Edouard Moradpour (écrivain, membre de l’ADMD), Jocelin Morisson (journaliste scientifique, écrivain) Claire Nihoul-Fékété (chirurgienne), Mathieu Nocent (ancien porte-parole de l’inter-LGBT), Isabelle Oger (artiste plasticienne), Yann Olivier (médecin), Yves Paccalet (écrivain, philosophe), PIEM (dessinateur), Emmanuel Pierrat (avocat), Claudette Pierret (déléguée adjointe ADMD), Paule Plouvier (écrivaine), Arlette Portenseigne (psychothérapeute et psychanalyste), Colette Prochasson (écrivain), Christian Rauth (acteur et scénariste), Eric Rémès (écrivain, journaliste), Martine Risch (médecin), Michel Rostain (écrivain), Johanne Saison (professeure de droit public), Jean-Pierre Sakoun (président du Comité Laïcité République), Jacqueline Salenson (militante), Damien Seguin (skipper, triple médaillé paralympique), Bernard Senet (médecin), François de Singly (sociologue), Franck Spengler (directeur éditorial des éditions Blanche), Alfred Spira (épidémiologiste), Antoine Spire (vice-président  de la Licra) Anthony Stavrianakis (anthropologue), Sophie Taïeb (radiologue), Georges Tarer (ex-membre du comité de parrainage de l’ADMD), Martine-Joséphine Thomas (artiste), Marie-Claude Treilhou (cinéaste), George Vigarello (historien), Brigitte Weber (sage-femme), Marthe Villalonga (actrice), Martin Winckler (médecin), Robert Wohlfart (médecin), Jeanine Yon-Kahn (directrice de recherche honoraire au CNRS).[/size]
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE EN 2019   FIN DE VIE EN 2019 Icon_minitime13.03.19 17:46

QUI portera plainte CONTRE François Hollande et Jean Léonetti ???
Qui aurait dû porter plainte ???
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE EN 2019   FIN DE VIE EN 2019 Icon_minitime20.03.19 12:18

Fin de vie. « Il faut arrêter l’hypocrisie cultivée »
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE EN 2019   FIN DE VIE EN 2019 Icon_minitime26.03.19 10:19

Conférence-débat à Baud. Fin de vie : la députée du Morbihan dit oui à l’euthanasie et stop à l’hypocrisie
À l'initiative de la députée du Morbihan Nicole Le Peih, une conférence-débat sur le thème « Choisir sa fin de vie » aura lieu le 28 mars à Baud.
Publié le 26 Mar 19 à 8:54

Le jeudi 28 mars au cinéma le Celtic à Baud aura lieu une conférence-débat sur le thème : « Choisir sa fin de vie« .

Animée par le président de l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité (ADMD), Jean-Luc Romero-Michel et le Professeur Jean-Louis Touraine, député du Rhône et rapporteur de la Mission d’Information sur la révision de la Loi sur la Bioéthique à l’Assemblée Nationale, cette conférence est impulsée par la Députée du Morbihan, Nicole Le Peih, membre du groupe d’étude sur la fin de vie à l’Assemblée Nationale, qui fait partie des 150 parlementaires à avoir signé la proposition de loi du professeur Touraine qui légalise le droit à l’euthanasie ou encore au suicide assisté.

Parce que pour la Députée considère que :

Il y a urgence à légiférer sur l’euthanasie, comme il est essentiel de mettre fin à l’hypocrisie que nous connaissons actuellement. Nous devons changer la loi et permettre à tout à chacun de choisir sa fin de vie, en son âme et conscience ».

La liberté de choisir
« Le débat sur la fin de vie est difficile car il comporte un aspect émotionnel fort. Et pourtant, dans un récent sondage*, 89 % des Français considèrent important de légaliser l’euthanasie et/ou le suicide assisté », indique encore Nicole Le Peih.

Parce que la loi reste un obstacle majeur à la liberté de chacun de choisir sa mort.

Pour Renée Jeanjean qui préside l’ADMD dans le Morbihan, il n’y a pas trente-six solutions.

Nous voulons une nouvelle loi, une loi d’ultime liberté qui doit permettre à chacun de décider de sa fin de vie. C’est aussi simple que cela ».

Et de poursuivre : « On meurt mal en France. Pour pouvoir respecter le choix du malade, il faut changer la loi française en s’inspirant de ce qui se fait en Belgique, au Luxembourg ou encore au Pays-Bas. Même les pays les plus réfractaires comme l’Espagne se disent prêts à franchir le pas ».

« On meurt mal en France »
À l’heure actuelle, deux lois encadrent la fin de vie : les lois Léonetti et Claeys-Léonetti. « Et la seule chose qu’elles permettent, c’est la sédation terminale : on vous endort et on arrête de vous alimenter, à condition qu’un collège de médecins donne son accord », pour Renée Jeanjean.

Voir l'image sur Twitter
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Section MGEN 56
@56Mgen
Mme Le Peih, députée conclut le débat sur la fin de vie à Pontivy. « 89% des Français sont pour légaliser l’euthanasie ou le suicide assisté. Nous devons mettre fin à l’hypocrisie et mettre en place un droit au choix. Il y va de la dignité humaine » @admd @groupe_mgen

8
19:05 - 8 mars 2019 · Pontivy, France
Voir les autres Tweets de Section MGEN 56
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La proposition de loi du Professeur Touraine, elle, élargit les possibilités. L’offre de soins palliatifs en fait toujours partie mais pour la députée, « aujourd’hui, elle ne satisfait pas à la multiplicité des situations individuelles et des souffrances des personnes en fin de vie ». Il faut aller au-delà et permettre d’autres solutions comme l’euthanasie ou le suicide assisté.

Sujet tabou
Mais face à une communauté médicale qui reste très rigide sur la question de l’euthanasie, les familles par le biais de l’ADMD ont donc bien du mal à se faire entendre.

Le sujet reste tabou. La mort n’est pas quelque chose que l’on aborde facilement. Alors les familles subissent bien souvent les situations lorsqu’elles doivent y faire face ».

Et pourtant des avancées existent comme ce que l’on appelle les directives anticipées. « Un document qui, comme un testament, vous permet de coucher sur du papier vos volontés en matière de fin de vie ». Mais qui, trop souvent, se heurte au final à une loi derrière laquelle la communauté médicale préfère s’appuyer en terme de responsabilité.
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE EN 2019   FIN DE VIE EN 2019 Icon_minitime27.03.19 8:36

Point de vue de Breizh Europa sur l’aide à la fin de vie
Papier de Breizh Europa (porte parole Ollivro Caroline) publié le 27/03/19 7:29

logo Breizh Europa
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L’aide à la fin de vie est un sujet extrêmement clivant dans la société française, mais également dans nombreuses autres sociétés démocratiques. Ne serait-ce que dans les termes employés pour évoquer cette problématique, puisqu’il faut sans cesse user de périphrase afin de ne pas heurter.

Cette question de l’aide à mourir, une manière plus crue mais plus réaliste de présenter la question, ramène en effet à des questions philosophiques autant qu’éthiques. Mais surtout elle nous rappelle, chacun d’entre nous, aux peurs les plus intimes qui nous ont accompagné toute notre vie. Un face-à-face avec la fin de vie, ou fin d’un cycle pour certains, qui ne peut être réglé paradoxalement seul, puisque les problèmes liés à ce passage impliquent de nombreux acteurs extérieurs dans un dilemme pourtant on ne peut plus intime. Ainsi, à l’échelle de la société, et d’un point de vue pratique et légal à l’échelle d’un pays, la question ne peut être réglée sans une participation du corps médical, des instances légiférantes, mais aussi, même si c’est en filigrane, des autorités spirituelles et religieuses.

On notera que cette question du droit à mourir dans la dignité, car c’est bien de cela qu’il s’agit au final, n’a commencé à se poser de manière récurrente que depuis les années 1970. C’est pourquoi l’humanité d’une manière générale est si peu préparée face à ce questionnement. Le choix de maintenir en vie ne s’offrait en effet pas avant que n’existe tous les équipements que l’on trouve principalement dans les unités de soins intensifs : respirateurs artificiels, appareils de dialyse, sans parler des défibrillateurs et d’une manière générale de toutes les avancées récentes de la médecine, qui font que le passage de vie à trépas n’est absolument plus défini par les mêmes limites intangibles que l’on connaissait jusqu’à il y a encore une quarantaine d’année. La limite entre vie et mort étant devenue beaucoup moins abrupte avec l’arrivée de tous ces progrès.

D’où un retard à rattraper pour nos sociétés qui pose énormément de problèmes. Et particulièrement en France où le poids de l’église ou de toute autre instance religieuse, dans un pays prétendument laïque, est bien plus prompt à clore le débat que dans des pays d’éducation protestante par exemple.

Le retard pris par la France est également lié au fait que cette aide à la fin de vie ne peut se faire sans le concours de substances, telles des opiacés entre autres, et que là aussi, l’extrême conservatisme français s’en est trouvé incommodé. La question s’est de fait posée également de savoir si les traitements contre la douleur permettaient éventuellement de prolonger la vie, ou s’ils contribuaient à l’abréger. Là encore, plutôt que de débattre sans cesse, n’est-il pas temps que le désir du patient soit réellement pris en compte ?

Devant les avancées dans le domaine, conquises dans les pays voisins, mais surtout grâce à une démarche focalisée sur la souffrance des patients en fin de vie, une approche beaucoup moins clivante, des avancées décisives ont été validées dans certaines, et en Belgique en particulier. Un pays où l’euthanasie est légalisée sous certaines conditions, une loi que le médecin belge Yves de Locht ramène à l’idée de «donner le dernier soin». Ce médecin belge, qui pratique l’euthanasie outre-quiévrain, ajoute même, dans un ouvrage poignant intitulé «Docteur, rendez-moi la liberté», que «bien mourir, c’est encore un peu bien vivre».

Cette approche libérée de la mort implique que le médecin soit capable de se mettre vraiment à la place du malade, et de faire abstraction de ses propres appréhensions et de toute clause de conscience. Ce qui revient, comme le dit encore le Docteur de Locht, à : donner la possibilité à chacun d’imprimer une signification personnelle à sa fin de vie.

En France, il a été pour l’instant impossible d’aborder le débat sous cet angle responsabilisant pour le patient, et au final fondamentalement humaniste, et le rapprochement récent du président Macron avec les autorités ecclésiastiques ne devrait pas permettre d’accélérer l’évolution de la situation.

Un état des lieux que le député français Olivier Falorni analyse comme reflétant à la fois « la suffisance et l’insuffisance » de la France dans le domaine.

Cependant, dans l’Hexagone, personne ne pouvait durablement s’opposer à limier la douleur et la souffrance d’un mourant : les législateurs français ont fini par faire évoluer le cadre législatif sur la question. D’abord en 1986 avec la circulaire Laroque, puis surtout en 1999, quand sous l’impulsion des recommandations du Conseil de l’Europe, la France s’est dotée d’une loi ouvrant accès à de soins palliatifs pour toute personne le nécessitant. De novelles avancées ont ensuite été déterminantes dans l’Hexagone, avec les lois Leonetti de 2005, et Leonetti-Claeys de 2016. Mais tout cela reste en deçà, en termes de responsabilisation du patient, de ce qui est pratiqué dans d’autres pays européens, ou certains états constitutifs des USA.

À chaque fois, il a fallu à Paris de longs débats, et surtout éviter le mot qui fâche, à savoir le terme euthanasie. La loi de 2005 a cependant permis des avancées, trouvant un équilibre entre le laisser mourir, et le faire mourir, qui reste proscrit. Ainsi la notion d’obstination déraisonnable dans les traitements est mentionnée, et condamnée par cette loi. Mais surtout la loi donne aux médecins le droit de juger de ce qui devient déraisonnable ou pas, et ils se trouvent ainsi protégés juridiquement, lors de la prise de ces décision extrêmement lourdes de conséquences, et relevant de l’intime conviction. Cette loi introduit également une avancée très importante à savoir le concept « des directives anticipées » (à condition qu’elles aient été formulées moins de 3 ans avant la perte de conscience), qui permettent au patient de guider la conduite à tenir de la part des équipes médicales lorsque lui-même ne sera plus en état de s’exprimer.

Après les promesses de François Hollande lors de sa campagne présidentielle de faire évoluer les choses pour amener la France dans les standards européens, la révision de la loi Leonetti est engagée en 2015. Mais le débat est houleux et le Sénat détricote le travail des députés, qui rejetteront les amendements des sénateurs. Ce qui montre bien que le sujet reste extrêmement sensible dans le pays.

La nouvelle loi (Leonetti Clayes) est cependant votée et promulguée, en deuxième lecture, début 2016 et elle rend les directives anticipées contraignantes (elles ne l’étaient pas jusque-là, l’avis du médecin restant auparavant prioritaire sur celui du patient) et ouvre le droit à une sédation « terminale » sur demande.

La loi ne faisant en cela que valider une pratique déjà courante depuis des années, à savoir que de nombreux services hospitaliers accélérent la fin de vie des malades en souffrance à l’aide de différentes substances. Et en se passant de l’avis des malades souvent, patients qui en général ne peuvent plus s’exprimer du fait de leur état. Il est donc plus que temps de dire les choses clairement, et de regarder les problèmes en face.

Ce sujet extrêmement sensible pour la société française montre également l’énorme décalage qui règne ici entre l’esprit et la lettre dans de nombreux domaines. Souvent parce que les personnes en charge n’arrivent à nommer correctement les choses. Sans préjuger de ce que voudrait la société bretonne plus tard, et en imaginant qu’un referendum local sur le sujet pourrait faire sens, après des débats ouverts, il faut savoir que l’euthanasie active est légale en Belgique, aux Pays-Bas, au Luxembourg et en Colombie. Et que le suicide assisté est lui légal en Suisse et dans cinq états américains. Aucun de ces régimes n’est un régime totalitaire, il faut donc que toutes ces questions soient posées, sans jamais oublier que c’est la volonté du patient qui doit primer, et que chaque cas est un cas particulier. Mais on comprend que partout, cette question du rapport à la mort assistée, en dit beaucoup sur la capacité d’écoute et d’empathie d’une société.

Nous pensons à Breizh Europa que ce sujet éminemment clivant et fondamental à la fois, doit pour les Bretonnes et les Bretons être débattu à l’échelle de la Bretagne, tant il est lié aux aspirations intimes d’un peuple, quand ce débat fait référence à un rapport à la mort qui n’est absolument pas le même dans nos vieux pays celtiques que dans d’autres régions du monde. On remarquera également que la rapport à la mort est très différent entre le monde asiatique (Japon, Inde ou pays bouddhistes) et la plupart des pays à religion monothéiste.

La Bretagne est par ailleurs une des seules régions d’Europe où la mort a été personnifiée, l’Ankou, dans de nombreux contes et légendes, et ainsi personnifiée, voire apprivoisée d’une certaine manière. C’est un sujet de société qui nous appartient donc pleinement, et nous voulons à Breizh Europa que ce débat s’installe ici sans détour, et souhaitons que la Bretagne rejoigne les pays qui donnent la plus grande liberté à chacun dans ce choix à la fois fondamental et éminemment intime. En rappelant que ce débat doit essentiellement ramener au droit à mourir dans la dignité, d’une manière qui évite autant que possible la souffrance du patient, physique et morale.

Rappelons sur ce point que de nombreux patients français atteints de la maladie de Charcot par exemple, doivent aujourd’hui entreprendre des voyages très douloureux et compliqués vers la Belgique ou la Suisse pour faire entendre leur souffrance et entrevoir une délivrance. Ce n’est tout simplement plus admissible.

Loïc Denis, docteur en droit H.D.R., membre du Conseil de Breizh Europa

Frank Darcel, président de Breizh Europa
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE EN 2019   FIN DE VIE EN 2019 Icon_minitime01.04.19 17:08

Je ne crois plus ni les uns ni les autres avec un très mince espoir quand même, la réparation, la réactualisation et la légalisation de ceci:
http://www.handichrist.net/t1175-janvier-2011-fin-de-vie-echec-d-une-loi
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE EN 2019   FIN DE VIE EN 2019 Icon_minitime12.04.19 9:36

Soins palliatifs : des services trop méconnus qui ne sont pas réservés qu’à la fin de vie
Le 11 avril 2019 à 15h29


Il faut savoir prendre ses responsabilités...
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE EN 2019   FIN DE VIE EN 2019 Icon_minitime17.04.19 15:03

Montpellier : entre bénévoles et personnes en fin de vie, les échanges sont précieux


  • Alice (à g.) reçoit régulièrement la visite de Gisèle (à dr.).G. R.



[size=11]Publié le 15/04/2019 à 16:21 / Modifié le 15/04/2019 à 16:20[/size]

Les échanges entre bénévoles et personnes en fin de vie sont parfois d’une richesse insoupçonnable. Témoignages.

Entre Alice et Gisèle, une belle complicité


"Chaque fois que vous venez, c’est un bol d’air !" Alice, 83 ans, a les yeux qui brillent quand elle évoque Gisèle Causse, qui lui rend régulièrement visite à la maison de retraite de Teyran. "On discute de tout, c’est toujours chaleureux", confie cette retraitée venue de la région lyonnaise.



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Autre rayon de soleil, son frère âgé de 75 ans qui habite à deux pas. "Il vient parfois me chercher et on passe la soirée ensemble. Quand il était petit, c’est moi qui prenais soin de lui. Aujourd’hui, c’est son tour !" Pour Alice, la famille tient une grande place. "J’ai veillé sur ma mère qui est restée sept ans alitée à la maison, explique-t-elle. C’est normal de prendre soin de mes parents qui m’ont élevée." 


Aujourd’hui, ce petit bout de femme se remet d’une crise d’appendicite. "C’est pour les jeunes, ça", ont plaisanté les aides-soignantes. Alice, qui n’a pas la télé et écoute des émissions culturelles à la radio, aime aussi raconter "des blagues au téléphone". Une bonne humeur qui l’aide à rester jeune !

La vie en Ehpad


"Beaucoup de personnes âgées n’ont pas choisi d’être en Ehpad, explique Gisèle Causse, vice-présidente de l’ASP-MH. Mais elles ne veulent pas être une charge pour leur famille. J’en connais même deux qui ne veulent plus y retourner pour les fêtes, car elles se retrouvent à l’écart." 
"La vie en établissement représente une perte de liberté, une soumission à des horaires, à une alimentation. Ils y sont souvent infantilisés par les médicaments donnés à même la main. Le personnel, souvent débordé, doit aller à l’essentiel. Mais ils acceptent peu à peu le fait que ce soit leur dernière demeure." 
Dans ce contexte, chaque rencontre, qui dure une heure, est précieuse. "La confiance s’installe au fil du temps. “Est-ce que je pourrais vous faire la bise en arrivant et en partant ?”, m’a demandé un résidant. Cela traduisait le besoin d’être entouré d’affection, le besoin d’exister." 

"Ne m’abandonnez pas"


Un autre, âgé de 94 ans, a envoyé un mail à Gisèle : "Il faut continuer un peu, j’en ai besoin." Quant à Sophie, accompagnée en 2012, son vœu tenait en quelques mots : "Ne m’abandonnez pas." Ces rencontres, ce sont "des discours décousus et souvent incohérents", mais aussi "des rires, des balades, des tranches de vie, des regards malicieux", témoigne Cathy, qui intervient à l’Ehpad Les Aubes à Montpellier au nom de l’ASPMH.
Et quand on lui demande pourquoi elle accompagne, elle répond en citant une personne âgée : "Vous arrivez avec le sourire du bonheur et vous me laissez la joie au cœur." "On les aide à donner un sens à leur vie, poursuit Gisèle Causse. Quand ils parlent, ils retrouvent leur dignité.
Un jour, je suis venue voir une femme de 102 ans que je suis. Son fils était présent, exceptionnellement. Il ne reconnaissait pas sa mère qui était radieuse, alors qu’il l’avait toujours vue comme quelqu’un de très autoritaire. Ces personnes nous disent des choses qu’elles ne diraient pas à leur famille. Elles se comportent différemment aussi."

Des proches souvent démunis


Comme témoigne une autre Gisèle qui intervient à l’unité d’accompagnement en soins palliatifs de l’hôpital Saint-Éloi, il faut aussi savoir accueillir la parole des proches souvent démunis : "Je sais qu’il va partir, et parfois je l’espère, que ça ne dure pas trop, et en même temps, je ne veux pas !" 
Les bénévoles font enfin le relais avec les soignants. "L’un d’entre eux, âgé de 90 ans, m’a confié qu’il souhaitait bénéficier d’un traitement médical moins agressif physiquement, témoigne Gisèle Causse. J’ai instauré un dialogue avec le personnel médical. Et le patient a pu bénéficier d’un nouveau traitement."

"On rentre dans l’intimité des gens"



Régine Rolland, en charge de la communication de l’ASP-MH, intervient à domicile, toujours en binôme. "C’est très particulier car on rentre vraiment dans l’intimité des gens, explique-t-elle. Dans ces situations, il ne faut pas être trop intrusif. D’autant qu’il y a déjà tous les soignants qui passent. Les personnes qui vivent à domicile sont dans une extrême fragilité, elles sont en toute fin de vie. La famille est très reconnaissante (de notre venue) car ça leur donne une respiration. On est un peu des médiateurs entre les patients et leur famille. On est une fenêtre ouverte sur autre chose, on apporte une écoute qu’ils n’ont plus vraiment. Leur famille connaît leur histoire par cœur, elle est plus dans le faire que dans l’écoute. Du coup, la faire parler d’elle, c’est lui redonner sa place en tant qu’être humain. On est très attendu, l’accompagnement est riche."
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE EN 2019   FIN DE VIE EN 2019 Icon_minitime17.04.19 15:16

C'est de la connerie !

je me mets à poil devant les toubibs, je subis les effets secondaires de leurs medocs, google, microsoft et forumactif m'espionnent et m'imposent un carcan, les politiciens se foutent de mon bulletin électoral etc etc 
alors laissez-moi au moins vivre ma fin de vie comme je l'entends, avoir le droit au choix sur la manière et le moment de mon mourir
foutez-moi la paix, la paix, la paix....
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE EN 2019   FIN DE VIE EN 2019 Icon_minitime17.04.19 17:28

STOP dons STOP
à ceux et à celles qui pratiquent " l'acharnement obstinément déraisonnable palliatif "
il ne s'agit pas de souffrir ou de ne pas souffrir, il s'agit d'être pour ou contre une énième loi Léonetti, d'avoir le droit au choix à propos de la manière et du moment de notre mourir en fin de vie...
Faire ce genre de campagne en pleine crise des Gilets Jaunes est honteux

[COMMUNIQUE DE PRESSE] LA CAMPAGNE D'APPEL À DONS SE POURSUIT !

Mercredi 17 avril 2019 13:59


FIN DE VIE EN 2019 9889d93ea5a6f37754072a166632461f609b2bf2
La 1re campagne nationale d’affichage d’appel à dons pour les soins palliatifs se poursuit du 17 au 24 avril 2019 ! 10 euros pour redonner le sourire à quelqu’un qui souffre, #cestpaslamort 


Le Fonds pour les soins palliatifs, incubateur de projets au service des acteurs de soins palliatifs et des personnes malades, lance sa première campagne d’affichage d’appel à dons. Celle-ci a pour but de mobiliser chaque citoyen sur le rôle qu’il peut jouer pour améliorer la qualité de vie des personnes gravement malades et de leurs proches.
Grâce au soutien généreux de JCDECAUX qui offre 2000 faces au Fonds pour les soins palliatifs, cette campagne d’affichage est visible en France depuis le 10 avril et jusqu'en décembre 2019 (...)
 
Voir la page de la campagne
Voir le communiqué de presse

Fonds pour les soins palliatifs






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MessageSujet: Re: FIN DE VIE EN 2019   FIN DE VIE EN 2019 Icon_minitimeAujourd'hui à 9:32

FIN DE VIE, SÉDATION ET SOINS PALLIATIFS
Gènéthique vous informe
25 avril 2019 Fin de vie

La loi Claeys-Leonetti a instauré la possibilité, en fin de vie, de recourir à une sédation profonde et continue jusqu’au décès, assortie de l’arrêt de l’hydratation et de l’alimentation. Dans sa thèse de doctorat en médecine, le Dr Jérôme Sainton a passé en revue la littérature scientifique et médicale sur la façon dont la sédation peut s’inscrire dans les enjeux relationnels de la fin de vie[1]. Il en ressort qu’il existe deux pratiques différentes de la sédation. La sédation palliative s’inscrit dans une dynamique relationnelle ; elle est réversible et proportionnée aux symptômes. La sédation terminale constitue davantage une procédure de déconnexion qu’un moyen, par ailleurs disproportionné, de soulager des symptômes. Jérôme Sainton répond aux questions de Gènéthique.

Gènéthique : Comment s’inscrit la sédation dans les soins palliatifs ?

Jérôme Sainton : Auparavant, il faut rappeler que les soins palliatifs sont indissociables de ce que l’on nomme l’accompagnement. La fin de vie est un moment de la vie où sont mises en jeu toutes les dimensions de la personne, notamment sa dimension relationnelle. Michel de M’Uzan parle du mourant qui « s’engage, en vertu [d’]une sorte de savoir de l’espèce, dans une ultime expérience relationnelle »[2].

La sédation, qui consiste à diminuer la vigilance du patient, pourrait alors sembler paradoxale. En fait, la sédation palliative s’inscrit bien dans cette dynamique relationnelle. Face à des symptômes réfractaires aux traitements plus conventionnels, elle atténue la vigilance du patient de telle sorte que sa situation redevienne tolérable… et l’accompagnement possible justement. La sédation s’insère dans une dynamique qu’elle cherche à soutenir et non à évincer : tel est son but. Et, si le moyen n’est pas conventionnel, les principes mis en œuvre le sont assurément, à commencer par celui de proportionnalité des soins : la vigilance du patient ne sera diminuée qu’autant et pas plus que nécessaire pour le soulager.

Ce critère de proportionnalité autorise alors le recours à une sédation profonde, voire continue : il s’agira des situations, rares sinon exceptionnelles, où la conscience du patient est tout entière envahie par la souffrance. Si vous voulez, la sédation palliative est un continuum dont la sédation profonde constitue la limite. Mais, même dans sa déclinaison profonde, la sédation reste, au moins potentiellement, réversible. Et elle ne dispense pas des soins et des autres traitements proportionnés aux besoins du patient, ni du maintien d’une forme appropriée de la relation. Le soulagement des symptômes, et lui seul, finalise la sédation, et guide sa profondeur. On ne cherche pas à « déconnecter » le patient, moins encore à précipiter le décès. La pratique s’inscrit toujours dans le cadre de l’alliance thérapeutique, qui est une relation basée sur la confiance, et non sur un « droit à ».

C’est en soignant et en accompagnant de la sorte les patients que l’on vérifie régulièrement l’importance de la relation en fin de vie. Là où des patients, et les proches avec eux, pensent ne trouver d’issue que dans la mort ou l’inconscience, la démarche palliative leur permet au contraire de rester en relation, dans un dernier cœur à cœur. Il n’est pas rare, alors, que les mêmes proches nous confient ensuite l’importance inattendue de ces dernières heures, parfois décrites comme les plus intenses d’une vie commune[3].

G : Qu’est-ce qui change avec la loi Leonetti-Claeys ?

JS : Jusqu’au dispositif de sédation prévu par la loi du 2 février 2016, le dispositif Leonetti-Claeys (DLC), il n’était pas besoin, en France, de préciser qu’une sédation était palliative. Une sédation, en soins palliatifs, était toujours palliative, par principe et par définition. Depuis la loi du 2 février 2016, il est devenu nécessaire de distinguer entre la sédation palliative et la sédation terminale, ainsi qu’on le faisait déjà dans d’autres pays. Car le DLC est un type de sédation terminale[4],[5].

La sédation terminale est une procédure qui combine une technique de réanimation (d’arrêt de traitements sous sédation) avec le cadre conceptuel de l’euthanasie. La sédation s’inscrit dans une perspective non plus relationnelle, mais technicienne. Elle est d’emblée et nécessairement profonde et continue jusqu’au décès, recherchant non pas tant le soulagement des symptômes que l’inconscience en elle-même, pour obtenir une efficacité supposée maximale, immédiate et définitive. Elle peut aussi rechercher, quoique non pas nécessairement, la précipitation du décès. La proportionnalité des soins, bien entendu, n’est plus respectée. On a affaire ici à une rupture relationnelle, ou encore — nombreux la décrivent ainsi — à une mort relationnelle. À la parole et à l’accompagnement se substituent le silence et une simple procédure de déconnexion, en anticipation de la mort. La sédation est un compte-à-rebours, et le décès, ici, finalise la sédation. Dit encore autrement, l’euthanasie est l’asymptote d’une telle sédation.

Une telle pratique est généralement défendue au nom d’une anthropologie individualiste, où l’autonomie est entendue comme le pouvoir de « maîtriser » sa fin de vie, et où l’alliance thérapeutique laisse place à une structuration juridique de la relation soignante, réduite au « droit à ». Évidemment, sauf à redéfinir la réalité selon un modèle utilitariste, ce n’est plus d’alliance dont il s’agit ici, mais de solitude et d’objectivation des personnes : du patient, dépersonnalisé, ou des soignants, instrumentalisés, le DLC pouvant être imposé par le patient aux soignants.

Ainsi voit-on s’opérer la subversion des soins palliatifs : on revient ici au silence et au cocktail lytique, feu le DLP (Dolosal–Largactil–Phénergan), que l’on donnait pour « aider » les mourants à partir… seuls. Au contraire de ce qui se passe dans l’histoire rapportée plus haut, avec l’insertion du DLC, les dernières heures de certaines vies deviennent les plus pâles, des heures pâles comme la mort. Le décalage est inévitable.

G : Comment, d’après-vous, en est-on arrivé à ce décalage ?

JS : On sait que la loi du 2 février 2016 n’a pas été élaborée pour servir les soins palliatifs, mais pour offrir un compromis politique vis à vis de l’euthanasie : cette loi constituerait le dernier rempart pour les uns, la première étape pour les autres. On arrive à un assemblage politique de juridique et de médical. Mais la vie est la vie. Elle n’est ni juridique ni médicale.

Si l’on veut prendre un peu de hauteur, je dirais qu’il y a une erreur de méthode. On pourrait résumer les enjeux des soins palliatifs en ce qu’ils abordent aussi bien des problèmes que des questions. Les problèmes, ce peut être la douleur intolérable, le vomissement incoercible, la difficulté (angoissante) à respirer, et d’autres choses encore. Les questions, ce sont celles de la souffrance, de la peur de la mort, de la personne avec laquelle on n’a pu se réconcilier, et d’autres choses encore. Or, et le philosophe Bertrand Vergely l’a très bien expliqué : un problème n’est pas une question, et l’on ne résout pas une question comme on résout un problème. Un problème attend une solution : on est dans un registre physique et technique. Une question attend une réponse : on est dans un registre métaphysique et existentiel[6]. Notez que, si la question attend une réponse, cela nécessite une relation réelle, humaine, qui est une relation de confiance. Bien entendu, les problèmes et les questions sont souvent plus ou moins imbriqués. C’est précisément tout l’art et l’expérience des soins palliatifs que de savoir les démêler.

Or, aujourd’hui, toute question se voit ramenée à un problème, problème à solutionner par la technique. Avec, en lien, la structuration juridique de la relation. Le DLC, aussi bien que l’invitation à rédiger nos directives anticipées, c’est cela, ni plus, ni moins. Ces dispositifs ne sont pas là « pour éviter toute souffrance ». Ils sont là pour mettre à distance la question de la souffrance. Tout comme « la peur de mal mourir » n’est que le déni de la peur de la mort : on se focalise sur le comment, sur la maîtrise des modalités du mourir, pour mieux évacuer le pourquoi de la mort. Et l’on renchérit de tentatives désespérées de maîtrise pour tenter de se convaincre que c’est nous qui décidons, qui contrôlons. Alors que nous sommes mortels, et que la mort - événement de dé-maîtrise par excellence - nous rappelle qu’en fin de compte, nous ne maîtrisons rien.

La question de l’euthanasie n’est que la partie émergée de l’iceberg. L’euthanasie ne fait que révéler une dynamique d’ensemble : celle de la réification de l’homme[7]. On n’est plus dans la vie. On est dans l’artificialisation de la vie.

G : Comment, alors, les soins palliatifs pourront-ils se positionner ?

JS : On résume souvent les soins palliatifs en disant que, dans leur cadre, on essaie de respecter la vie - c’est le refus de l’euthanasie - et d’accepter la mort - c’est le refus de l’acharnement thérapeutique. C’est assez classique, et même juste, de situer les soins palliatifs ainsi, en regard de ces deux pôles. D’un côté, la tentation de l’euthanasie, c’est-à-dire de mettre fin à la vie d’un malade pour supprimer sa souffrance, cet acte étant susceptible d’être une action ou une omission. De l’autre, la tentation de l’acharnement, ou d’obstination déraisonnable, c’est-à-dire de mettre en œuvre des moyens disproportionnés pour refuser la mort, coûte que coûte. L’un et l’autre sont deux artifices : des solutions techniques à des questions d’ordre existentiel, soit l’erreur de méthode dont nous avons parlé. Le dispositif de l’euthanasie entend conjurer la peur de la souffrance, « plutôt mourir que souffrir » ; le dispositif de l’acharnement entend conjurer la peur de la mort, « plutôt souffrir, même en vain, que mourir ».

Alors, ces deux peurs sont légitimes. Car la mort et la souffrance sont toutes deux des maux, et tous, au plus profond de nous-mêmes, nous sommes attirés par le bien et non par le mal. Ces deux peurs sont donc légitimes, mais elles sont mauvaises conseillères, et ne doivent pas nous retenir captifs[8]. Bien sûr, nous sommes renvoyés à notre condition humaine, et les soignants des soins palliatifs n’ont pas le pouvoir de nous affranchir de cette double angoisse. Mais, prenant en compte toutes les dimensions de la personne, ils cheminent aux côtés des patients, prodiguant des soins adaptés à leur état, tout en sachant les accompagner face à la souffrance.

Maintenant, il faut signaler qu’à notre époque ces deux peurs sont nettement asymétriques. La peur de la souffrance est celle qui, aujourd’hui, nous domine et nous terrorise de plus en plus, d’où la pression incomparable en faveur de l’euthanasie (je ne connais personne qui milite en faveur de l’acharnement thérapeutique …). Les soins palliatifs eux-mêmes sont de plus en plus compris, comme dans la loi Leonetti-Claeys, sous l’aspect d’un « droit à ne pas souffrir » ; c’est-à-dire qu’ils sont entrevus à travers les lunettes de l’euthanasie. Il semblerait que la souffrance, et non la mort, soit devenue le dernier ennemi[9]. Or, c’est là un contresens anthropologique très grave. Car la souffrance n’est pas un mal plus grand que la mort. C’est le contraire. La souffrance fait partie de la vie, elle peut être amendée et, parfois, recevoir un sens et être transformée[10].

Au final, les soins palliatifs pourront continuer à exister dans la mesure où ils resteront ce qu’ils sont. Ce qui pouvait se faire hier grâce à la loi. Ce qui peut peut-être encore se faire aujourd’hui malgré la loi. Ce qui risque, un jour ou l’autre, de devoir se faire contre la loi.


[1]Sainton J. Sédation en fin de vie : enjeux relationnels [Thèse d’exercice]. Université de Reims Champagne-Ardenne. Faculté de médecine; 2018. Disponible sur: https://hal.archives-ouvertes.fr/tel-01724700.

[2]de M’Uzan M. Le travail du trépas. In: de M’Uzan M, éditeur. De l’art à la mort : itinéraire psychanalytique. Paris: Gallimard; 1977. p. 182‑99.

[3] Pourchet S, Poisson D, La sédation en fin de vie, Laennec, 2010- 58(2), p. 34‑47.

[4] J.Sainton, M.Derzelle, Sédation palliative et sédation terminale, Médecine Palliat, 30 janv 2019, 18(1), p. 33‑40.

[5] J.Sainton, Le dispositif Leonetti-Claeys : sédation palliative ou terminale ? Médecine Palliat, 23 févr 2019, 18(1), p.41‑8.

[6] B. Vergely, La mort interdite, Paris, Jean-Claude Lattès, 2001, p. 304.

[7] A-L Boch, Médecine technique, médecine tragique : le tragique, sens et destin de la médecine moderne, Paris, Seli Arlsan, 2009, p. 254.

[8] On m’a fait remarquer, récemment, la dimension biblique de tout cela. Mon interlocuteur me renvoyait à la captivité du peuple hébreu au pays d’Égypte, dans leur langue Mitsraïm, « le pays de la double angoisse » : elle serait celle de vivre, donc de souffrir, et celle de mourir. Cf. J.Ellul, Vivre et penser la liberté, Genève, Labor et Fides, 2019, p. 480.

[9] D.Farrow, Reckoning with the last enemy, Theor Med Bioeth, juin 2018, 39(3), p. 181‑95.

[10] P.Pozzo Di Borgo, Le Second Souffle, Paris, Le Livre de Poche, 2012, p. 264.
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