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 FIN DE VIE EN 2019

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Féminin Messages : 19797

MessageSujet: Re: FIN DE VIE EN 2019   04.01.19 11:44

Fatiha Zeroual
La mort à nos trousses

"La vie est une maladie mortelle sexuellement transmissible" Woody Allen, cinéaste américain. A la naissance, notre seule certitude est qu’on va tous mourir un jour.

Population vieillissante et nombre de décès en hausse

La mort peut être un sujet tabou et difficile à évoquer sans éprouver une inquiétude et se poser de nombreuses questions : comment vais-je finir mes vieux jours? Aurai-je une maladie incurable? Comment bien "préparer" ma mort? Dans cette enquête, nous allons nous intéresser à la démographie de notre pays ainsi qu’à une question qui continue à faire débat dans le paysage politique: l’euthanasie. 

La population française vieillie. Selon les estimations de l’INSEE, la population française comptera 70 millions d’habitants en 2050 dont 25% aura plus de 60 ans. C’est le quart de la population. En vue d’une population vieillissante, le nombre de maisons de retraite est en hausse. Les personnes âgées ayant perdu toute autonomie se voient placées dans des centres médicalisés de leur plein-gré ou suite à la décision d’un tuteur. Cette décision représente un coût financier important (en moyenne 3.000€ par mois) mais chaque département français dispose d’une cellule d’aide au financement en fonction des ressources du demandeur. 

En France, le nombre de décès en 2016 était de 53.000 personnes d’après l’INSEE, il aurait atteint 60 000 en 2017. Les pompes funèbres sont ainsi très sollicitées. Quand vient le moment des funérailles elles sont généralement organisées en fonction des dernières volontés du défunt et de ses croyances religieuses. A l'inverse, lorsque le défunt n’a pas précisé son vœux, la décision revient à ses proches. 

L’euthanasie en France, doit-elle être autorisée?


Dans notre société comme dans de nombreuses sociétés industrialisées, l’espérance de vie a énormément augmenté principalement grâce à l’évolution des technologies médicales. Pour ce qui est des décisions médicales de fin de vie elles sont diverses par exemple: l'arrêt du traitement. Par ailleurs, il existe une pratique qui pose un problème fondamental de conscience: l'euthanasie. Une problématique qui oppose souvent deux personnes: celui qui désire sa mort et la personne en charge de décider.

Un peu d’histoire…


L’euthanasie vient du grec "eu-" qui signifie "bien" et "thanatos", mort. D’après l’étymologie du mot cela consiste à une bonne mort ou une mort dans de bonnes conditions. Jusqu’au XIXe elle connotait une mort heureuse cependant les recherches scientifiques pour réaliser ce type de pratique a été utilisé à des fins idéologiques comme l’élimination de civilisation sans que la notion de bonne mort soit retenue comme les avortements forcés ou encore des déportations de populations considérées comme "inférieures". Pendant la Seconde Guerre mondiale, certaines phases d’élimination avaient pour nom "euthanasie". Le terme a perdu son sens initial et est associé à un acte criminel de la première moitié du siècle et de façon très négative. 

C’est qu’à partir des années 70 et en parallèle à la lutte contre "l’acharnement thérapeutique" où l’on commence à retrouver l’emploi initial du mot: euthanasie. 

Quand les progrès médicaux ont permis une augmentation de l’espérance de vie, la société a commencé à débattre sur les limites à juxtaposer sur le maintien de la vie. Ce sujet sur la qualité de vie et du droit à la personne de déterminer quand est-ce que sa vie s’est trop dégradée pour y mettre fin. La définition actuelle du mot "euthanasie" est une pratique visant à provoquer la mort d’une personne atteinte d’une maladie incurable dont les souffrances qui lui sont infligées autant physique que moral sont intolérables. 

Un autre élément important qui avait fait décoller le débat politique autour de l’euthanasie reste l’abandon du paternalisme médical qui se traduit par un comportement où seul le médecin pouvait décider de ce qui était bon pour son patient qui ne pouvait donc pas décider de son propre sort. 

Il est important de distinguer deux formes d'euthanasie: l’euthanasie active qui consiste en l’acte volontaire d’abréger la vie d’un patient et l’euthanasie passive qui consiste à arrêter le traitement ou l’instrument maintenant le patient en vie. 
En France, il n’existe pas de texte direct incriminant l’euthanasie elle est principalement encadrée par deux lois: la loi de 2002 sur les choix du malade et la loi de 2005 dites la loi Leonetti. L’idée principale était de privilégier les soins palliatifs et d’encadrer l’euthanasie passive afin d’éviter tout acharnement thérapeutique. L’euthanasie active est considérée comme un assassinat et est punie de réclusion criminelle à perpétuité. 

Contrairement à la Suisse qui a autorisé le suicide assisté ou encore les Pays-Bas sous certaines conditions, le cas de la France reste un sujet délicat et le débat continue: doit-on autoriser l’euthanasie en France? Nous avons posé la question à des passants lors d’un micro-trottoir, voici leurs réponses: 

"En France il y a un réel problème avec la mort et les conditions de fin de vie. Les débats sur l’euthanasie en France sont compliqués et certains choisissent d’aller à l’étranger pour se faire euthanasier au lieu de végéter jusqu’à ce que la mort arrive" Nadia Bhn, 29 ans, pharmacienne. 

"L’euthanasie a été conçue dans le but de se débarrasser de ce qui peut être inutile, à l’image de ce système capitaliste qui veut détruire ce qui ne lui apporte rien. N’oublions pas également la surpopulation qui pousse à ce genre de raisonnement, on a déjà les guerres et les génocides, il nous reste plus qu’à nous débarrasser de nos vieux", Pascal Von Manstein, 32 ans, enseignant. 

"On le fait aux animaux car ils ne peuvent pas parler et surtout parce qu’ils sont considérés comme inférieurs. N’oublions pas que l’euthanasie était utilisée contre les humains considérée comme de "race inférieure". Pour moi l’euthanasie reste un crime et un suicide déguisé" Petra Jovonic, 24 ans, comédienne. 

"On devrait autoriser l’euthanasie uniquement lorsque la décision est prise par le patient en question. Pour ma part, je serai incapable de décider pour un proche même si le médecin me le recommande. Je trouve que c’est un acte atroce et inhumain" Margot Lachkar, 23 ans, étudiant en histoire de l’art. 

"J’ai un ami qui s’est suicidé car l’euthanasie était illégale en France. On devrait les laisser partir dignement je pense" Maxime Lemerle, 27 ans, infirmier. 

"Mon père a été gravement malade et je me souviens qu’un jour il m’a dit que s’il avait la force physique de se suicider il le ferait. Je pense qu’on devrait autoriser l’euthanasie mais que celle-ci soit encadrée avec un suivi psychologique" Paul Bertin, 37 ans, ingénieur. 
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE EN 2019   04.01.19 16:03

si j'avais eu des certitudes à ma naissance...

PIEZ DE NEZ

"La vie est une maladie mortelle sexuellement transmissible" Woody Allen, cinéaste américain. A la naissance, notre seule certitude est qu’on va tous mourir un jour.
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MessageSujet: FIN DE VIE EN 2019   10.01.19 18:57

"Budget, les soins palliatifs veulent maintenir la pression"

j'écris et je re-écris qu'il est judicieux que chacun de nous n'alimente plus financièrement tout ce qui concerne la recherche médicale, le para-médical et les soins palliatifs tout court ou de fin de vie car ils fonctionnent ensemble
il est nécessaire qu'ils comprennent d'une manière ou d'une autre, ils nous ont assez fait chier depuis des décennies.
Quand est-ce que ces petits merdeux auront la dignité de limiter leur acharnement palliatif obstinément déraisonnable ?
En avril 2005 les politiciens auraient pu ajouter une poursuite judiciaire en cas de non-application de la loi et le tout aurait été réglé.
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE EN 2019   24.01.19 12:54

Mourir, d'accord, MAIS PAS DE MORT LENTE.
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE EN 2019   25.01.19 12:01

Décryptages » Pourquoi les euthanasies clandestines sont plus nombreuses dans les pays qui l’ont légalisée que dans les autres
le 25 janvier 2019
©️ JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN / AFP
RÉTABLISSEMENT D’UNE VÉRITÉ
Pourquoi les euthanasies clandestines sont plus nombreuses dans les pays qui l’ont légalisée que dans les autres
Lundi 21 janvier, Jean-Luc Romero-Michel affirmait sur France 24 : « une sédation terminale, on vous endort, vous n’allez jamais vous réveiller : vous nous expliquerez la différence avec l’euthanasie ».
Avec Tanguy Chatel

Atlantico : Cette confusion entre « sédation terminale » et euthanasie modifie constamment les données du débat sur la légalisation du suicide assisté en France : le chiffre de 4000 euthanasies en France, en particulier, revient souvent à l’appui de la légalisation. En 2018, Caroline Fiat tweetait, le 24 janvier : « Il est temps d’encadrer les 4000 « euthanasies » clandestines », et le 28 février une tribune dans le Monde réunissait 156 députés dénonçant les 2000 à 4000 euthanasies en « catimini ». Cette erreur est-elle récurrente ? D’où vient-elle ?

Tanguy Chatel : Ces informations datent de 2010 et sont tirées d’une enquête de l’Institut National des Etudes Démographiques (INED) sur La fin de vie en France. Elles ont été interprétées par des gens qui ne les ont pas bien lues et les ont utilisées à mauvais escient. La société française d’accompagnement et de soins palliatifs (SFAP) a, en de nombreuses occasions, signalé à ces personnes que ces informations étaient fausses et leur a demandé de cesser de les utiliser. En dépit de ces avertissements, ces personnes ont sciemment choisi de continuerà les propager. En 2018, le débat étant devenu très vif lors des Etats Généraux de la bioéthique, la SFAP a décidé, dans un souci de vérité et d’objectivité, de montrer que ces chiffres sont tout simplement faux, ce qu’ont confirmé les auteurs de l’étude eux-mêmes.

En quoi ce chiffre est-il trompeur ?
L’enquête de l’INED n’a jamais établi qu’il y aurait 4000 euthanasies clandestines en France. C’est une extrapolation tendancieuse, effectuée par des gens manquant de sincérité et de compétence scientifique.

L’INED définit l’euthanasie comme « le fait pour un tiers de mettre fin à la vie d’une personne à sa demandepar l’administration d’une substance létale ». Elle établit, à partir de son enquête, que les euthanasies (forcément clandestines dans le contexte juridique français) correspondraient à 0,2% des décisions médicales de fin de vie (INED, Population et société, n°494, nov 2012, encadré 3, p3), soit environ 1000 décès par an. Elle établit que « les demandes et les pratiques restent rares ».

Le chiffre de 4000 euthanasies (0,8% des décès) qui circule correspond à l’ensemble des décisions médicales d’administration d’un produit létal ayant entrainé la mort d’un patient. Il inclutcelles (les trois quarts) qui sont effectués sans le consentement du patientetqui sont purement et simplement des homicides. C’est donc une utilisation abusive des chiffres de l’enquête.

Cela a été confirmé par le Comité Consultatif National d’Éthique en 2012 dans son avis n°121 (p47). Il écrit : « Il est nécessaire, sur un tel sujet, de séparer la rumeur des faits. Cette publication de l’INED montre que les euthanasies sont rares : elles représentent 0,2% des décès si on associe l’intention de donner la mort, la demande du patient et l’injection d’une substance létale par un soignant, soit environ 1 100 des 550 000 décès annuels en France. »

La SFAP est la société savante spécialisée sur les questions de fin de vie. Elle est constituée de professionnels de santé, de psychologues, de chercheurs, etc. et est reconnue d’utilité publique. Nous avons considéré qu’il était, face à des affirmations aussi graves et maintenues, de notre devoir de dénoncer ces contre-vérités et de rétablir la véracité des chiffres et des faits.

Quelle est la différence exacte entre « sédation terminale » et euthanasie ?
D’abord, ce terme de sédation terminale est impropre. Il est souvent utilisé à dessein pour créer la confusion entre sédation profonde et continue d’une part et euthanasie d’autre part.

La loi du 2 février 2016 a créé un droit à « la sédation profonde et continue maintenue jusqu’au décès ». Celle-ci consiste à plonger un patient dans un profond état d’inconscience afin de le préserver de souffrances trop fortes et ce jusqu’à la survenue de son décès, soit naturellement du fait des conséquences de la maladie, soit par une décision médicale d’arrêter des traitements qui le maintiennent en vie, justifiée par l’interdiction légale de l’obstination déraisonnable.

Dans son principe, la sédation profonde et continue n’est donc pas une euthanasie. De plus, les produits utilisés pour la sédation ne sont pas des produits létaux mais des sédatifs visant à anesthésier le patient. Par eux-mêmes, ils ne provoquent pas la mort. Dans certaines circonstances, s’ajoutant à un état de fragilité sérieux et préexistant du malade (en particulier en toute fin de vie), ils peuvent cependant contribuer à l’accélérer.

Il y a donc une assimilation non fondée entre les deux, parfois délibérée pour faire croire qu’il y aurait de très nombreuses euthanasies déguisées en France. En réalité, la loi étant très récente, on ne dispose pas encore d’un nombre suffisant d’enquêtes scientifiques sur ces pratiques pour pouvoir déjà les évaluer complètement.

Comment interpréter cette propagation de fausses informations ? S’agit-il d’une erreur ou de désinformation ?
Non, ce n’est pas une erreur, car on a eu l’occasion, à de très nombreuses reprises, de dire poliment et posément aux personnes qui les propageaient qu’ils faisaient une interprétation erronée de l’étude. Les auteurs de l’étude ont aussi publiquement dénoncé l’usage qui était fait de leur travail. Cet usage abusif et répété révèle qu’on n’est pas seulement en présence d’une erreur qui serait excusable mais en présence d’une construction délibérée servant des objectifs idéologiques et politiques. Ce chiffre, au même titre que d’autres informations erronées, est utilisé sciemment pour pousser à la légalisation de l’euthanasie en faisant croire qu’il y aurait en France plus d’euthanasies clandestines que dans d’autres pays où celle-ci a été légalisée. En réalité, c’est exactement l’inverse qui semble se passer.

Qu’en est-il dans les pays où l’euthanasie est légalisée ? Pourquoi l’euthanasie clandestine y reste importante ?
Il y a en fait tout un discours qui consiste à dire qu’à elle seule la légalisation de l’euthanasie est de nature à protéger des dérives : les chiffres dont on dispose désormais montrent l’inverse. Des travaux scientifiques montrent que le nombre d’euthanasie clandestines (rapporté à la population globale et au nombre de décès) serait proportionnellement plus important dans certains pays qui ont légalisé l’euthanasie : elles seraient entre 3 et 9 fois (selon le périmètre retenu) en Belgique qu’en France selon une étude scientifique belge publiée récemment. La légalisation de l’euthanasie ne protègerait donc pas des dérives. Elle pourrait même paradoxalement les favoriser.

Même quand il y a une légalisation, les dérives existent et persistent parce que d’une part la possibilité de l’euthanasie existe culturellement et que d’autre part les contraintes légales peuvent finalement être aisément contournées ou détournées. Il y a une idéologie en faveur d’une fin de vie administrée, d’une fin de vie sous contrôle, assez contemporaine qui veut passer sous silence ces informations.

Un article médical récent que nous relayons sur notre site démontre, faits à l’appui, que la Commission de contrôle en Belgique ne joue pas son rôle. En réalité, elle déclare elle-même n’être en état d’évaluer que les euthanasies qui sont déclarées et reconnaît qu’il y en a beaucoup qui ne le sont pas. De plus, les critères pour apprécier la légalité des euthanasies déclarées sont très peu précis. Et en seize ans d’existence de cette Commission, il n’y a eu qu’un seul cas qui a été déféré à la justice sur 15 000 euthanasies déclarées. Pour autant, la Commission de contrôle n’y trouve rien à y redire, ce qui a récemment provoqué la démission d’un de ses membres. Il faut sans doute souligner qu’elle est présidée et composée en grande partie de membres qui sont favorables à l’euthanasie, qui peuvent donc être juges et parties.

On a également des cas de dérives documentés en Suisse, aux Pays-Bas, aux Etats Unis et même au Canada (l’euthanasie y est légalisée depuis 2015) où des collectifs de médecins canadiens s’alarment déjà de la dégradation extrêmement rapide des pratiques et de l’éthique médicales. Tout ceci est argumenté et publié dans des revues scientifiques.Ce ne sont pas des propos de comptoir...

Globalement, on observe que les dérives s’opèrent le plus fréquemment par l’élargissement graduel des critères initiaux pourtant présentés à l’origine comme particulièrement stricts et protecteurs. Ainsi l’euthanasie a-t-elle été étendue aux mineurs en Belgique en 2014 (alors que dans les travaux initiaux de la loi l’excluaient formellement), et dans les faits (et sans doute bientôt en droit) elle est pratiquée sur des personnes démentes type Alzheimer. Ce qui signifie que l’euthanasie peut être pratiquée sans le consentement éclairé des personnes concernées alors que dans les textes initiaux assuraient que cela serait proscrit. On voit donc qu’il y a des glissements qui se font subrepticement avec le temps et que la loi une fois votée ne permet pas de garantir fermement et durablement les droits et la sécurité des patients.

L’important pourtant, c’est que les droits des personnes les plus vulnérables soient strictement respectés, et que le médecin ne puisse pas agir et décider selon son bon vouloir. C’est exactement ce que dénonçait l’enquête de l’INED et que confirment les observations faites dans les pays où l’euthanasie est légalisée : le nombre particulièrement élevé d’euthanasie sans consentement. C’est cela qui devrait aujourd’hui nous alerter.

La SFAP considère qu’il est de son devoir d’alerter et d’informer objectivement l’opinion publique afin de protéger en toutes circonstances les patients les plus vulnérables des dérives qui peuvent se cacher derrière les discours les plus libéraux et qui s’opèreraient in fine à leur détriment.
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE EN 2019   25.01.19 12:15

on serait en droit de se demander pourquoi la SFAP ( laïque ) est à côté de la Maison Médicale Jeanne Garnier ( catholique ) depuis des décennies... ... ...
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE EN 2019   26.01.19 10:18

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MessageSujet: Re: FIN DE VIE EN 2019   02.02.19 11:38

[size=38]Forum européen de bioéthique - Mettre fin à ses joursLa raison des raisons[/size]

« Puis-je mettre fin à mes jours ? ». Est-ce un droit, une liberté, une question de dignité… ? Pour en débattre, le Forum européen de bioéthique avait invité, jeudi à Strasbourg, Jean-Luc Roméro et deux philosophes.




Jean-Luc Roméro (à gauche), aux côtés du philosophe Eric Fourneret. PHOTO DNA - Christian LUTZ-SORG

« Je suis un militant de la liberté et du choix, pas de l’euthanasie. Je me bats pour l’accès universel aux soins palliatifs. Mais si l’on a mis beaucoup de moyens sur le début de la vie, sur la fin de vie, les moyens ne sont pas à la hauteur. Il y a deux poids, deux mesures », regrette Jean-Luc Roméro, président de l’association pour le Droit de mourir dans la dignité.
Un discours sur le sujet « C’est mon corps ! Puis-je mettre fin à mes jours ? » qui suscite la polémique. Avec ses questions de fond sur l’euthanasie et le suicide assisté, toujours interdits en France, sur la sédation profonde et continue, qui concerne les patients atteints d’une affection grave et incurable. Réglementée par la loi Claeys-Leonetti sur la fin de vie adoptée en 2016, la sédation permet de laisser la maladie évoluer jusqu’à la mort tout en soulageant la souffrance du malade. Mais cette sédation peut durer des semaines, note Jean-Luc Roméro : « Qui ose dire que l’on ne souffre pas ? Oui pour la sédation, mais pour les gens qui vont mourir dans les 24 heures ».

Depuis la première loi Leonetti de 2005, suivie des lois de 2010 et 2016, « la personne malade n’est pas au centre des discussions. La fin de vie est toujours un problème médical, même si c’est d’abord une question éthique, citoyenne », poursuit le président de Droit de mourir dans la dignité, qui souhaite « une loi qui donne tous les choix, car les soins palliatifs ne peuvent pas tout résoudre… Je dis : ma mort m’appartient. » Puis de soulever un paradoxe : « Quand vous savez que vous allez être aidé à mourir, souvent vous vous accrochez plus à la vie. Une loi rassurera, évitera des suicides préventifs et surtout violents, car on n’a pas le choix dans notre pays… Un pays qui pousse les gens à se suicider. »

« Mettre à l’épreuve cette volonté d’euthanasie »


Le droit de mourir est une chose, la raison en est une autre. L’euthanasie repose sur un choix détestable entre la douleur ou la mort, la dépendance ou la mort, remarque tout d’abord Eric Fourneret, philosophe à l’Université Grenoble-Alpes, avant d’expliquer que l’on « peut vouloir être euthanasié à son corps défendant en raison de représentations négatives ». Parce que l’on intériorise des représentations sociales. Puis d’interroger : « Si je ne suis pas souverain de ma volonté, comment être souverain de mon corps ? ».
Pour le philosophe, la volonté de mourir doit faire l’objet d’un examen qui ne peut pas se faire seul, car elle implique la société. « Il faut mettre à l’épreuve cette volonté d’euthanasie. Savoir si une volonté est libre demande un long travail, un dialogue avec soi-même en compagnie des autres. »
Pour Bernard Baertschi, philosophe à l’Université de Genève, la volonté de mourir est une décision qui est d’abord personnelle, privée, intime. C’est une question de liberté. « Qui suis-je pour dire que ces raisons ne sont pas de bonnes raisons ? », demande-t-il avant de prévenir : « Une loi sur l’euthanasie ne suffira pas à résoudre tous les cas. »
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE EN 2019   04.02.19 12:24

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MessageSujet: Re: FIN DE VIE EN 2019   06.02.19 10:57

«Une orientation pour sa fin de vie autre qu'un acte mortifère irréversible»
/ Photo Thomas Castaings.
/ Photo Thomas Castaings.
Publié le 06/02/2019 à 03:57 , mis à jour à 04:00
Vie locale, Hautes-Pyrénées
Couderc, cancérologue président de la Ligue contre le cancer en Hautes-Pyrénées.

Martine Couderc, gériatre et cofondatrice de SP2 et Bernard Couderc cancérologue, président du comité départemental cd65 et administrateur national de la Ligue contre le cancer, membres d'un collectif signataire nous communiquent :

«Le fondateur de l'université du Temps Libre UTL, également Président dans le département de l'Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité ADMD, propose à la population, à l'occasion de l'article qui lui est consacré dans l'édition de la NR et de la dépêche des Hautes-Pyrénées datée du 23 janvier 2019, une conférence sur la fin de vie d'un médecin généraliste belge qui se consacre à une patientèle demandant à être euthanasiée et venant de France pour partie. Il évoque des personnes et parcours émouvants relatant la souffrance humaine face à la fin de vie pour justifier de pratiques qui sous couvert de vouloir rendre à chacun sa liberté ultime donnerait l'illusion que l'euthanasie (acte de donner la mort par un produit administré par un professionnel) ou le suicide assisté (acte de procurer un produit mortel à une personne) serait la solution simple attendue par nos concitoyens.

Nous, médecins et soignants, proches et aidants, responsables d'associations dans les Hautes-Pyrénées, tous engagés auprès de personnes en fin de vie, voulons témoigner de la complexité et de la diversité de ces situations, ainsi que notre engagement – Ecouter, Soigner, Soulager, Accompagner- avec humanité, responsabilité, et respect des libertés de chacun.

Notre démarche relève de la nécessité d'une information claire et honnête de nos concitoyens. Nous dénonçons le prosélytisme du Président de l'ADMD ainsi que les informations tronquées qu'il fournit sur ce sujet grave et douloureux, laissant croire qu'il n'existe pas d'alternative à l'euthanasie et au suicide assisté pour les personnes en situation de détresse qui revendiquent légitimement une mort digne.

En France, l'euthanasie et le suicide assisté sont interdits. La loi Clays Leonetti permet aujourd'hui de donner plein droit à la personne en fin de vie afin que ses volontés soient respectées et que soient soulagées ses douleurs physiques et morales y compris dans les cas où les traitements habituels seraient insuffisants grâce à la mise en place d'une sédation profonde et continue même si elle peut «avoir comme effet d'abréger la vie». L'ensemble de ces traitements et soins, et cet accompagnement se nomment les Soins Palliatifs et sont inscrits dans la loi.

L'ADMD par son Président qualifie la loi de «stupide et injuste». Il oublie un peu vite que la loi se doit de protéger les plus fragiles. Fort heureusement, les médecins gardent la possibilité de juger de situation de demande inappropriée, cette même restriction existe dans la loi belge légalisant l'euthanasie. Nous regrettons l'élargissement récent de cette loi, applicable désormais aux enfants et aux personnes atteintes de dépression, ouvrant la voie à de possibles dérives.

Les signataires de cette réponse précisent que le département des Hautes Pyrénées est pourvu de ressources soignantes et bénévoles en soins palliatifs (Equipe Mobiles de Soins Palliatifs EMSP, lits identifiés dans les établissements de santé, Unité de Soins Palliatifs à la Polyclinique de l'Ormeau USP, Hospitalisation A Domicile HAD, à la disposition de l'ensemble des professionnels de santé dont beaucoup ont suivi une formation à la démarche palliative), que le réseau Arcade fondé en 2001 œuvre avec les équipes médicales de proximité (médecin traitant, infirmière, pharmacien…) afin que le souhait des personnes de mourir chez elles dignement et sans douleurs soit le plus possible respecté.

Nous ne pouvons que nous interroger sur la démarche d'une association (ADMD) dont l'attitude proactive fait question. Elle laisse croire que tout se passerait sans problème dans d'autres pays et encourage voire prend le risque de créer la démarche en faisant la publicité des conditions de l'offre. Par expérience, nous savons que chacun de nous peut vouloir une orientation pour sa fin de vie et souhaiter en définitive tout autre chose qu'un acte mortifère brutal et irréversible, le plus irréversible qui soit.»

Les signataires :

Astuguevieille Robert pharmacien, Aubret Nicole CH Bagnères, Ayela Philippe oncologue, Baron Laurent Président Arcade, Bellot Pierre ligue CD65, Bentayou Danielle ligue CD65, Bordes Serge CH Lannemezan, Boyé Jean Paul chirurgien, Brisset Gisèle Présidente SP2, Buesflug Olivia médecin USP, Burguière Bernard ligue CD65, Cadéac Josette ligue CD65, Cacelli Françoise SP2, Carrieu Françoise SP2, Castéra Yves aidant, Cazalé Paul généraliste, Couderc Bernard ligue CD65, Couderc Martine SP2, Darrieux Gilbert SP2, Derosa Melchior oncologue, Domec Lavigne Marcelle ligue CD65, Dubroca Nadine CH Lourdes, Esquerré Elisabeth généraliste Bagnères, Emmanuelidis Hermès généraliste Arcade, Fichet Virginie oncologue, Frances Pierre SP2, Héraud-Latugaye Marie Thérèse SP2, Jackimowski Nathalie Arcade, Laclaverie Maïté et Roland SP2, Lamarque Joséphine SP2, Leleux Michèle ligue CD65, Lemasson A. médecin USP, Mareite Nadine médecin HAD, Marcos Françoise SP2, Maton Olivier oncologue, Millet Jean François généraliste, Pastre Chantal ligue CD65, Pérè Saun Michelle médecin CH Lourdes, Pinçon Marie Josée ligue CD65, Pucheu Jean François médecin CH Lourdes, Pranal Philippe IDE Arcade SP2, Rouillier Colas Bénédicte médecin EMSP Lourdes, Saffon Marie Pierre médecin EMSP Lourdes, Siani Virginie médecin CH Tarbes, CD65, Stocker Eliane CH Tarbes, Thusseau Françoise ligue CD65, Tonon Annie ligue CD65, Uguen Thérèse médecin CH Tarbes.
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE EN 2019   06.02.19 17:47

Débat à Guingamp. « La loi sur la fin de vie est faite pour les médecins »
Jean-Luc Romero-Michel, président de l’Association pour le droit de mourir dans la dignité, participera à un débat sur la fin de vie, ce vendredi 8 février, à Guingamp.
Jean-Luc Romero-Michel, président de l’Association pour le droit de mourir dans la dignité, participera à un débat sur la fin de vie, ce vendredi 8 février, à Guingamp. | ARCHIVES OUEST-FRANCE
Propos recueillis par Fabrice BERNAY. Publié le 06/02/2019 à 16h57

Sur l’invitation du député Yannick Kerlogot, Jean-Luc Romero-Michel, président de l’Association pour le droit de mourir dans la dignité, vient débattre, à Guingamp (Côtes-d’Armor), de deux thèmes qui soulèvent les passions : la fin de vie et l’euthanasie. Pour lui, il faut changer la loi actuelle.

Jean-Luc Romero-Michel est président, depuis 2007, de l’Association pour le droit de mourir dans la dignité. Celle-ci milite pour le vote, en France, d’une loi autorisant l’euthanasie et le suicide assisté.

La loi Claeys-Leonetti de 2016 sur la fin de vie, en vigueur actuellement, permet-elle, selon vous, de mourir dans la dignité ?

Le problème est qu’il s’agit d’une troisième loi sur le sujet, en treize ans, avec les mêmes problèmes que les précédentes : les personnes mourantes n’ont toujours pas le dernier mot. C’est une loi faite par des médecins, pour les médecins, qui ne permet ni le suicide assisté, ni l’euthanasie.

Pour autant, elle permet la sédation profonde et continue, jusqu’au décès, qui évite les souffrances…

C’est une solution, mais seulement dans certains cas. Des gens mettent parfois trois semaines à mourir dans ces conditions et aucune étude ne permet de dire qu’ils ne souffrent pas. Il s’agit pour moi d’un acharnement thérapeutique, qui fait aussi souffrir les proches. En Belgique, aux Pays-Bas, au Luxembourg, on pratique une vision plus humaniste, qui autorise l’euthanasie.

La Société française d’accompagnement et de soins palliatifs vient pourtant d’alerter (le 24 janvier) sur « les dérives des systèmes étrangers », dont celui des Pays-Bas, « qui peuvent conduire notamment à l’euthanasie de personnes sans leur consentement ».

Cette Société cherche la polémique. Comme ailleurs, il existera toujours des personnes, peut-être huit à dix cas par an, où la loi n’est pas respectée… Que ce soit aux Pays-Bas ou en France. Mais les vraies dérives, c’est bien en France qu’elles ont lieu, à cause d’une loi floue. Aux Pays-Bas, au Luxembourg, aucun parti politique sérieux n’envisage de revenir sur la légalité de l’euthanasie. En Belgique, elle est autorisée depuis 2002.

La volonté, en fin de vie, peut être altérée. Comment être sûr qu’une personne prend la décision d’être euthanasiée « librement » ?

Si la volonté de la personne est altérée, alors elle ne peut bénéficier de l’euthanasie. Tout cela est contrôlé par les médecins, il y a des délais à respecter, des validations collégiales… Rien n’est imposé à personne, c’est simplement une liberté supplémentaire. Je ne comprends pas ceux qui la refusent.

Le sujet déchaîne les passions. Un débat apaisé sur ce thème est-il possible ?

Le débat est apaisé : un sondage Ifop pour La Croix (janvier 2018) a montré que 89 % des Français (et 72 % des catholiques pratiquants) sont favorables à une évolution de la loi sur la fin de vie. Cette question fait l’unanimité dans les sondages, depuis 30 ans. Sur le terrain, les débats se passent bien, hormis avec ceux qui ne veulent pas discuter. Les gens ont bien conscience qu’il existe des cas où les soins palliatifs ne sont pas la solution, comme la maladie de Charcot par exemple. Certains peuvent avoir envie de vivre, malgré la souffrance… quand d’autres ne la supportent plus.
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