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 Père Michel QUOIST

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Féminin Messages : 19797

MessageSujet: Père Michel QUOIST   21.08.11 10:16


Si la note disait:
Ce n'est pas une note qui fait une musique...
il n'y aurait pas de symphonie.

Si le mot disait:
Ce n'est pas un mot qui peut faire une page...
il n'y aurait pas de livre.

Si la pierre disait:
Ce n'est pas une pierre qui peut monter un mur...
il n'y aurait pas de maison.

Si la goutte d'eau disait:
Ce n'est pas une goutte d'eau qui peut faire une rivière...
il n'y aurait pas d'océan.

Si le grain de blé disait:
Ce n'est pas un grain de blé qui commence un champs...
il n'y aurait pas de moisson.

Si l'homme disait:
Ce n'est pas un geste d'amour qui peut sauver l'humanité...
il n'y aurais pas de bonheur.

Comme la symphonie a besoin de chaque note,
Comme le livre a besoin de chaque mot,
Comme la maison a besoin de chaque pierre,
Comme l'océan a besoin de chaque goutte d'eau,
Comme la moisson a besoin de chaque grain de blé,
L'humanité toute entière a besoin de toi,
Là où tu es, là comme tu es,
Avec ta joie, ton espérance, ta souffrance, ta misère,
L'humanité toute entière a besoin de toi
car tu es unique et irremplacable.

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Féminin Messages : 19797

MessageSujet: Re: Père Michel QUOIST   21.08.11 10:24


Seigneur, pourquoi m'avez-vous dit
d'aimer tous mes frères les hommes ?
J'ai essayé, mais vers vous je reviens effrayé..

Seigneur, j'étais si tranquille chez moi,
je m'étais organisé, je m'étais installé.
Seul, j'étais d'accord avec moi-même,
à l'abri du vent, de la pluie, de la boue...
Je serai resté pur, enfermé dans ma tour.

Mais vous m'avez forcé à entr'ouvrir la porte.
Comme une rafale de pluie en pleine face,
le cri des hommes m'a réveillé.
Comme une bourrasque, une amitié m'a ébranlé.
Et j'ai laissé une porte entr'ouverte...

Les premiers sont entrés chez moi, Seigneur;
il y avait tout de même un peu de place en mon coeur.
Jusque-là, c'était raisonnable.
Mais les suivants, Seigneur, les autres hommes,
je ne les avais pas vus derrière les autres.
Ils étaient nomhreux,ils étaient misérables;
ils m'ont envahi sans crier gare,
il a fallu faire de la place chez moi.

Plus ils poussent la porte et plus la porte s'ouvre.
Ah ! Seigneur, je suis perdu, je ne suis plus à moi.
Il n'y a plus de place pour moi chez moi.

''Ne crains rien, dit Dieu, tu as tout gagné.
Car tandis que ces hommes entraient chez toi,
Moi, ton Père, moi,ton Dieu,
je me suis glissé parmi eux.''
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MessageSujet: Re: Père Michel QUOIST   21.08.11 12:00

Comme si les morts existaient !
Il n'y a pas de morts, Seigneur,
Il n'y a que des vivants, sur notre terre, et au-delà.
La mort existe, Seigneur.
Mais elle n'est qu'un moment,
Un instant, une seconde, un pas,
Le pas du provisoire au définitif,
Le pas du temporel à l'éternel.
Ainsi meurt l'enfant quand naît l'adolescent,
la chenille quand s'envole le papillon,
le grain quand s'annonce l'épi.
[...]

Seigneur, ils sont près de moi mes morts,
Je les sais qui vivent dans l'ombre ;
Je ne les touche plus de mes yeux, car ils ont un moment abandonné leur enveloppe charnelle comme on laisse un vêtement usé ou démodé.
Leur âme privée de leur déguisement, désormais, ne me fait plus signe.

Mais en Vous, Seigneur, je les entends qui m'appellent,
Je les vois qui m'invitent,
Je les écoute qui me conseillent,
Car ils me sont davantage présents.
Jadis, nos chairs se touchaient, mais non pas nos âmes.
Maintenant, je les rencontre, lorsque je Te rencontre,
Je les reçois en moi, lorsque je Te reçois,
Je les porte lorsque je Te porte,
Je les aime lorsque je T'aime.
O mes morts, vivants éternels qui vivez en moi,
Aidez-moi à bien apprendre, en cette courte vie, à vivre éternellement.

Seigneur, je Vous aime et je veux Vous aimer davantage,
C'est Vous qui éternisez les amours et je veux éternellement aimer.

P. Michel Quoist, Prières, Editions ouvrières, 1954.
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Féminin Messages : 19797

MessageSujet: Re: Père Michel QUOIST   21.08.11 12:33





" Un sourire ne coûte rien et produit beaucoup .
Il enrichit ceux qui le reçoivent
Sans appauvrir ceux qui le donnent .
Il ne dure qu'un instant
Mais son souvenir est parfois éternel .
Personne n'est assez riche pour s'en passer
Personne n'est assez pauvre pour ne pas le mériter .
Il ne peut ni s'acheter , ni se prêter , ni se voler
Car c'est une chose qui n'a de valeur
Qu'à partir du moment où il se donne .
Et si vous rencontrez une personne
Qui ne sait plus avoir le sourire
Soyez généreux , donnez lui le vôtre
Car nul n'a autant besoin d'un sourire
Que celui qui ne peut en donner aux autres . "

( Michel Quoist )
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MessageSujet: Re: Père Michel QUOIST   21.08.11 23:14

Ma plus belle invention,c'est ma Mère,dit Dieu
Il me manquait une Maman et je l'ai faite.
J'ai fait Ma Mère avant qu’elle ne me fasse.
C’était plus sûr.
Maintenant, je suis vraiment un Homme comme tous les hommes.
Je n'ai plus rien à leur envier, puisque j'ai une Maman.
Une vraie. Elle me manquait.


Ma Mère s'appelle Marie, dit Dieu.
Son âme est absolument pure et pleine de grâce.
Son corps vierge est envahi d'une lumière
telle que sur la terre,
je ne me suis jamais

fatigué de la regarder, de l'écouter, de l'admirer.
Elle est belle Ma Mère,
tellement qu'en laissant les splendeurs du Ciel,

je ne me suis pas trouvé perdu près d'elle.
Pourtant, je sais bien - dit Dieu -,
ce qu’est d’être porté par les anges ;

eh bien, cela ne vaut pas les bras d'une Maman,
croyez-moi.

Marie, Ma Mère est morte - dit Dieu.
Après que je suis remonté au Ciel,
elle me manquait, je la manquais.

Elle m'a rejoint, avec son âme, avec son corps, directement.
Je ne pouvais pas faire autrement,
C’était nécessaire. C’était plus avantageux.
Les doigts qui ont touché Dieu
ne pouvaient pas s'immobiliser.

Les yeux qui ont contemplé Dieu
ne pouvaient pas rester fermés.

Les lèvres qui ont baisé Dieu
ne pouvaient pas se raidir.

Ce corps très pur qui avait donné un corps à Dieu
ne pouvait pas pourrir mélangé à la terre…
Je n'ai pas pu, ce n'était pas possible,
cela m'aurait trop coûté.
J'ai beau être Dieu, je suis son Fils,
et elle me commande.

Et ensuite — dit Dieu -,
je l'ai fait aussi pour les hommes mes frères.

Pour qu'ils aient une Maman au Ciel.
Une vraie, l’un d'eux, corps et âme. La mienne.
C’est chose faite. Elle est avec Moi,
depuis l'instant de sa mort.

Son Assomption, comme disent les hommes.
La Mère
Corps et âme, l'un auprès
de l'autre, pour l'éternité.
Si les hommes pressentaient la beauté de ce mystère !
Ils l'ont finalement reconnu officiellement.
Mon représentant sur la terre, le Pape,
l'a proclamé solennellement.

Cela fait plaisir — dit Dieu — de voir appréciés ses dons.
Depuis très longtemps, le peuple chrétien avait pressenti
ce grand mystère de Mon amour filial et fraternel…
Et maintenant je l'utilise encore plus — dit Dieu !
Au Ciel, ils ont une Maman qui les suit avec les yeux
avec ses yeux de chair.
Au Ciel, ils ont une Maman qui les aime
avec tout son coeur,

avec son coeur de chair.
Et cette Maman est la mienne, qui me regarde avec
les mêmes yeux,qui m'aime avec le même coeur.
Si les hommes étaient rusés, ils en profiteraient,
ils devraient bien suspecter que
Je ne peux pas lui refuser rien.

Que voulez-vous, c’est Ma Mère. Je l'ai voulu.
Je ne m'en repens pas.
L'Un face à l'Autre, le corps et l'Âme,
Mère et Fils.
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MessageSujet: Re: Père Michel QUOIST   21.08.11 23:39

J'aime les enfants, dit Dieu


Michel Quoist

J'aime les enfants, dit Dieu. Je veux qu'on leur ressemble.
Je n'aime pas les vieux, dit Dieu,
à moins qu'ils soient encore des enfants.
Aussi, je ne veux que des enfants dans mon Royaume,
c'est décrété depuis toujours.
Il n'y a plus à revenir, c'est décidé,
Il n'y a pas de place pour les autres.
J'aime les petits enfants, dit Dieu,
parce que mon image en eux n'est pas encore ternie.
Ils n'ont pas saboté ma ressemblance,
ils sont neufs, purs, sans rature, sans bavure.
Aussi quand doucement je me penche vers eux,
je me retrouve en eux.
J'aime les enfants parce qu'ils sont encore en train de grandir,
parce qu'ils sont encore en train de s'élever.
Ils sont en route, sur la route.
Mais les grandes personnes, dit Dieu,
il n'y a plus rien à en tirer.
Elles ne grandiront plus, elles ne s'élèveront plus.
Elles sont arrêtées.
C'est désastreux, dit Dieu, les grandes personnes,
elles se croient arrivées.
J'aime les grands enfants, dit Dieu,
parce qu'ils sont encore en train de lutter,
parce qu'ils font encore des erreurs.
Non pas parce qu'ils les font, dit Dieu, vous me comprenez,
mais parce qu'ils savent qu'ils les font, et qu'ils le disent,
et qu'ils tâchent de ne plus les faire.
Mais les grandes personnes, dit Dieu, je ne les aime pas,
elles n'ont jamais fait de mal à personne,
elles n'ont rien à se faire pardonner.
C'est navrant, dit Dieu.
C'est navrant parce que ce n'est pas vrai.
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Père Michel QUOIST
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