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 Marie de Hennezel

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MessageSujet: Marie de Hennezel   09.09.11 15:44

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MessageSujet: Re: Marie de Hennezel   04.10.11 18:42

Très bien.Seulement il faut respecter les personnes jusqu'à la fin.Quelque soit sa croyance ou sa non-croyance,on a parfaitement le droit(mais non le choix à l'heure actuelle et c'est un problème) de refuser l'accompagnement de fin de vie en unité de soins palliatifs.

On a tous vécu un ou plusieurs deuils forcément,donc on s'est fait sa propre idée de la mort..Chacun sait qu'un accident mortel peut arriver à l'improviste,au moment où on s'y attendra le moins.Qui n'a pas traversé la route au feu orange ?En fin de vie,la personne sent ses forces s'affaiblir,qu'on lui annonce la vérité ou pas,elle se doute bien que c'est le commencement de la fin.Elle a donc la possibilité de se préparer elle-même à la réalité de sa mort.Elle n'a pas besoin de bénévoles ou de psy pour faire face à sa mort.Pourquoi dit-on que l'arrêt cardio-respiratoire dans son lit dans son sommeil est la plus belle des morts?Qui ne s'est pas endormi le soir en pensant qu'il ne se réveillerait peut-être pas le lendemain?

Ceci est encore plus valable pour les personnes en situation de handicap physique.Bien sûr,on connaît le refrain"j'en ai marre de mon état,je voudrais crever".Bien que ce genre de réflexion ait une certaine véracité,l'inutilité de l'accompagnement de fin de vie se situe à un autre niveau.La personne n'a pas choisi sa dépendance,elle est emprisonnée malgré elle dans son corps au jour le jour.Alors qu'on lui laisse au moins une parcelle d'autonomie face à sa mort qu'elle est parfaitement capable d'affronter elle-même toute seule..quand ce sera l'heure...Qu'on ne fasse pas des personnes handicapées des assistés jusqu'à la fin..
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MessageSujet: Re: Marie de Hennezel   29.01.12 16:35

Marie de Hennezel : “Euthanasie : ne cédons pas à l’émotion”


Fabrice Madouas le mercredi, 31/08/2011


Membre du comité de pilotage de l’Observatoire national de la fin de vie et psychologue clinicienne, Marie de Hennezel a travaillé pendant dix ans dans la première unité de soins palliatifs créée en France, en 1987. Auteur de rapports officiels sur la fin de vie, elle a aussi écrit de nombreux livres, dont la Mort intime, préfacée par François Mitterrand. Elle répond à nos questions après la mise en examen d’un médecin urgentiste, à Bayonne, pour empoisonnement sur des personnes particulièrement vulnérables.

Le débat sur l’euthanasie a repris avec l’affaire de Bayonne. Qu’en pensez-vous ? Je suis très surprise que les partisans de l’euthanasie se soient saisis de cette affaire pour reprendre l’offensive. Sans préjuger des résultats de l’enquête, les victimes étaient des personnes âgées, accueillies aux urgences, et dont aucune n’avait apparemment demandé à mourir… Si nous autorisions de telles pratiques, le risque serait grand que des milliers de personnes âgées subissent le même sort. Cette sombre affaire prouve qu’il faut maintenir l’interdit. La loi ne doit reconnaître à personne le droit d’administrer la mort.

Les Français paraissent pourtant favorables à l’euthanasie, selon les sondages… Ces sondages sont commandés dans un contexte d’émotion qui ne favorise pas une réflexion sereine. Il y a tant de confusion sur les termes et sur les pratiques qu’il faut se garder d’en tirer des conclusions définitives.

Ceux qui se disent favorables à l’euthanasie se prononcent surtout contre l’acharnement thérapeutique, pour une “mort douce”, en clair pour une fin de vie apaisée et sans souffrance. C’est justement pour répondre à cette attente que le Parlement a voté, en 2005, la loi sur la fin de vie. Il suffit de l’appliquer. Les soignants – qu’on n’écoute pas assez – ne réclament pas le droit d’administrer la mort. Beaucoup me disent que la loi les satisfait. Malheureusement, bon nombre de Français continuent d’en ignorer les termes. Les résultats des sondages seraient très différents s’ils la connaissaient mieux.

Que prévoit-elle précisément ? Que le médecin doit s’abstenir de toute « obstination déraisonnable » : les soins, lorsqu’ils apparaissent inutiles ou disproportionnés, peuvent être sus pendus. La décision doit toujours être prise de façon collégiale, à la demande du patient ou en accord avec sa famille. L’arrêt de traitement ne signifie pas l’arrêt des soins : tout doit être fait pour soulager la douleur. La médecine palliative n’abandonne pas une personne qui souffre. On ignore souvent qu’elle a fait d’immenses progrès. En résumé, ce texte refuse l’acharnement thérapeutique tout en maintenant l’interdit de tuer.

Certaines pratiques de soulagement des douleurs réfractaires peuvent cependant entraîner la mort du patient… Cela peut arriver, mais l’intention n’est pas de donner la mort, elle est de soulager. C’est quand même très différent ! La question de l’intention est au cœur de ce débat éminemment éthique : quel sens donne-t-on à un acte ? Augmenter la dose d’analgésiques ou d’antalgiques pour soulager la souffrance est une chose. Injecter une substance létale en est une autre. Le curare, par exemple, entraîne une mort très douloureuse par paralysie du système respiratoire. Ce n’est pas admissible. Accorder aux soignants le droit de donner la mort serait d’autant plus dangereux qu’il est très difficile d’interpréter une demande d’euthanasie formulée par un malade en fin de vie.

C’est-à-dire ? Dans la plupart des cas, ces demandes expriment tout autre chose : un besoin d’être soulagé, d’être rassuré sur les circonstances dans lesquelles se déroulera la mort, un besoin d’entendre les mots justes, de recevoir les gestes de tendresse qui apaisent, bref le besoin de sentir que l’on ne sera pas abandonné.

Les médecins sont-ils formés à leur répondre ? Pas toujours, malheureusement. Répondre à ces malades exige du temps, un savoir-faire que tous ne possèdent pas. Il faut aider les soignants à s’approprier les principes de la démarche palliative. Le Comité national de suivi du développement des soins palliatifs et de l’accompagnement, que préside le professeur Régis Aubry, y travaille activement. Beaucoup a été fait, beaucoup reste à faire. Le programme de développement des soins palliatifs, lancé par l’État en 2008, est en cours d’exécution. Ce programme « porte en lui les germes d’une dynamique de long terme dans le champ de la fin de vie : la structuration d’une filière universitaire, la diffusion de nouveaux repères professionnels dans les établissements médico-sociaux, la mise en place d’équipes régionales de soins palliatifs pédiatriques, etc. », écrit le professeur Aubry dans un rapport remis au chef de l’État avant l’été. Une loi autorisant l’euthanasie risquerait de ruiner des années d’efforts entrepris au bénéfice des patients.

Ses partisans revendiquent le droit de mourir “dans la dignité”. Que pensez-vous de cet argument ? La dignité d’un être humain n’est pas fonction de son degré d’autonomie. Ce n’est pas parce qu’on est physiquement dégradé qu’on perd en humanité. Entretenir une telle confusion me paraît dangereux : on pourrait en conclure que des personnes handicapées, parce qu’elles sont moins autonomes, seraient moins dignes de considération que les personnes valides… Il faut rappeler constamment que la dignité est intrinsèque à l’être humain, quel que soit son état de santé. L’idée d’accompagnement est d’ailleurs fondée sur cet impératif éthique. La dignité ne consiste pas à donner la mort, mais à humaniser la fin de vie.

Vous écrivez dans le rapport que vous avez publié en 2003 qu’il ne faut pas déposséder la mort « des rites (les mots, les gestes) qui donnent du sens à ce moment fort de la vie »On le dit peu, mais la fin de vie est souvent un temps fort de la vie. C’est le temps des derniers échanges, des derniers gestes, des dernières paroles. Laissons aux personnes en fin de vie le temps de se séparer de ceux qu’elles aiment, de leur transmettre leur expérience de la vie. Ne leur volons pas ces moments intimes, ne nous approprions pas leur mort.

Certains auteurs (André Comte-Sponville, Jacques Attali…) avancent aussi des arguments économiques en faveur de la légalisation de l’euthanasie. Ne soyons pas naïfs : le risque de dérive est d’autant plus grand que le contexte économique est difficile. Certains soulignent que c’est pendant les six derniers mois de sa vie qu’un assuré coûte le plus cher à la Sécurité sociale. Que deviendraient les personnes âgées qui n’ont pas les moyens de financer leur dépendance et leur finde vie ? J’ai été frappée que le Sénat examine en janvier une proposition de loi sur “l’assistance médicalisée pour mourir” – heureusement rejetée – au moment même où débutaient les premières consultations sur le financement de la dépendance…

Dernier argument des partisans de l’euthanasie : la liberté. Ils veulent pouvoir choisir le moment et la manière. La liberté de se donner la mort existe, mais on ne peut exiger d’autrui qu’il l’administre. C’est un acte si grave que les traces psychologiques en sont indélébiles.

Propos recueillis par Fabrice Madouas
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MessageSujet: Re: Marie de Hennezel   16.02.12 12:48



La loi Léonetti sur la fin de vie reste mal appliquée, et les Français en souffrent
Point de vue | LEMONDE.FR | 15.02.12 | 09h26 • Mis à jour le 15.02.12 | 10h44

par Marie de Hennezel, psychologue et écrivain



Un film bouleversant vient d'être diffusé sur France 2, à une heure assez tardive. Le reportage d'Anne Georget s'attache à raconter l'histoire d'un homme atteint d'un locked-in syndrom, à la suite d'un accident vasculaire cérébral massif qui l'a laissé presqu'entièrement paralysé, mais totalement conscient de son état. On se souvient de Jean Dominique Bauby atteint du même mal, dictant "le scaphandre et le papillon", et semble-t-il désireux de vivre. Michel, lui, n'a plus envie de vivre. Il l'exprime. Il demande l'application de la loi Léonetti qui reconnaît le droit de refuser un traitement qui prolonge artificiellement la vie, et oblige les équipes médicales à respecter ce droit. L'équipe qui prend soin de Michel refuse d'appliquer la loi, arguant du fait qu'un tel "retrait des soins" est contraire à leur éthique et à leur culture soignante. La situation va durer trois ans, avec les souffrances qu'on imagine pour le patient et sa famille, jusqu'à ce qu'une Unité de soins palliatifs accepte d'accueillir Michel, et d'accéder à sa décision d'en finir, en appliquant la loi : retrait des traitements le maintenant en vie, et administration d'antalgiques pour l'empêcher de souffrir.
Invitée à une projection privée de ce film et au débat qui a suivi, j'ai mesuré le peu de progrès que nous avions faits, depuis sept ans, pour accompagner cette loi qui remet tant en question la culture médicale et soignante. Comme l'ensemble de la salle, je me suis offusquée du refus d'une équipe d'appliquer la loi, et de la qualifier de "sale boulot". J'ai été touchée par la sensibilité et l'humanité avec laquelle Véronique Fournier, directrice du Centre d'éthique clinique de l'hôpital Cochin, questionne le métier de médecin et essaie, mais en vain, de faire comprendre à ceux qui s'occupent de Michel que la fonction du médecin n'est pas seulement de maintenir en vie, mais de soulager son patient. Cependant, j'ai été choquée, je le dis, par la manière dont certains, au cours de ce débat, ont insulté une loi qui, il ne faut pas l'oublier, est une des rares lois votée à l'unanimité. On ne peut laisser dire que la loi Léonetti est "merdique", "régressive" ou "inapplicable". Quand Bernard Kouchner affirme sur un ton péremptoire : "Cette loi permet seulement de mourir de faim ou de soif", il dit une contre vérité. Cela laisse entendre que les gens dont on arrête l'hydratation ou l'alimentation par voie parentérale sont laissés à leur sensation douloureuse de faim ou de soif, sans soulagement. Ce serait très cruel. Et ce n'est pas ainsi que cela se passe. Il y a une forme de malhonnêteté à présenter la réalité de cette manière, sachant combien le grand public peut être sensible à cette image de la privation de nourriture. Lorsque je travaillais en soins palliatifs, j'ai vu des centaines de personnes qui n'étaient plus nourries ni hydratées par perfusion s'éteindre doucement et sans souffrances. Qu'on arrête donc de mentir aux Français !

Au lieu de dénigrer la loi Léonetti, pourquoi ne pas tout faire pour changer la culture des soignants, comme cela est suggéré dans ce reportage ? Pourquoi ne pas mettre tous nos efforts dans une pédagogie de cette loi méconnue du public et des soignants ? Lorsque j'ai fait un tour de France des régions, de 2005 à 2007, j'ai animé un grand nombre de forums dans les hôpitaux de France, et je me suis rendue compte des difficultés rencontrées par les soignants pour comprendre et appliquer la loi qui encadre la fin de vie. Dans mon rapport La France palliative, j'ai préconisé la tenue régulière et obligatoire de tels forums dans tous les établissements de santé. On m'a répondu qu'une telle mesure – pourtant très peu onéreuse – n'était pas possible ! On ne pouvait "imposer" aux établissements une telle révolution culturelle : apprendre à mieux respecter les droits des patients en fin de vie.

Voilà où nous en sommes ! Je viens de donner ma démission de membre du Comité de pilotage de l'Observatoire national de la fin de vie. Celui-ci a été mis en place, il y a deux ans, pour "observer" les conditions dans lesquelles on meurt en France. Le rapport qui sera remis dans quelques jours au gouvernement n'apporte rien de très nouveau que nous ne sachions déjà. La loi Léonetti reste mal appliquée, et les Français en souffrent. En désaccord avec la mission de l'Observatoire, qui s'est contenté de pondre un rapport de plus, sans prendre la mesure de l'urgence de la situation et de la priorité qu'il y avait à mettre en place des actions concrètes pour une meilleure compréhension et application de la loi, je refuse de continuer à cautionner une telle utilisation dispendieuse de l'argent du contribuable.

A l'heure où les candidats à l'élection présidentielle devront se positionner vis-à-vis du souhait de certains de légiférer sur l'euthanasie, je voudrais dire ceci : commencez par faire appliquer la loi qui existe ! Ensuite engagez une réflexion citoyenne autour des rares situations qui ne peuvent être résolues dans ce cadre. Nous sommes nombreux de tous bords à souhaiter que ces souffrances extrêmes puissent être soulagées au risque de transgresser la loi. Mais nous sommes conscients aussi de notre responsabilité vis-à-vis des plus vulnérables, ceux dont on décidera peut-être un jour que leur vie ne vaut pas la peine d'être vécue. Le code pénal, qui interdit au médecin de donner délibérément la mort, les protège. Une solution doit pouvoir être trouvée sans toucher à cet interdit de tuer qui structure notre société.
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MessageSujet: Re: Marie de Hennezel   16.02.12 12:58

PAT a écrit:
Très bien.Seulement il faut respecter les personnes jusqu'à la fin.Quelque soit sa croyance ou sa non-croyance,on a parfaitement le droit(mais non le choix à l'heure actuelle et c'est un problème) de refuser l'accompagnement de fin de vie en unité de soins palliatifs.

On a tous vécu un ou plusieurs deuils forcément,donc on s'est fait sa propre idée de la mort..Chacun sait qu'un accident mortel peut arriver à l'improviste,au moment où on s'y attendra le moins.Qui n'a pas traversé la route au feu orange ?En fin de vie,la personne sent ses forces s'affaiblir,qu'on lui annonce la vérité ou pas,elle se doute bien que c'est le commencement de la fin.Elle a donc la possibilité de se préparer elle-même à la réalité de sa mort.Elle n'a pas besoin de bénévoles ou de psy pour faire face à sa mort.Pourquoi dit-on que l'arrêt cardio-respiratoire dans son lit dans son sommeil est la plus belle des morts?Qui ne s'est pas endormi le soir en pensant qu'il ne se réveillerait peut-être pas le lendemain?

Ceci est encore plus valable pour les personnes en situation de handicap physique.Bien sûr,on connaît le refrain"j'en ai marre de mon état,je voudrais crever".Bien que ce genre de réflexion ait une certaine véracité,l'inutilité de l'accompagnement de fin de vie se situe à un autre niveau.La personne n'a pas choisi sa dépendance,elle est emprisonnée malgré elle dans son corps au jour le jour.Alors qu'on lui laisse au moins une parcelle d'autonomie face à sa mort qu'elle est parfaitement capable d'affronter elle-même toute seule..quand ce sera l'heure...Qu'on ne fasse pas des personnes handicapées des assistés jusqu'à la fin..

Eh bien,si je veux être logique avec moi-même,je dois refuser aussi l'assistance médicalisée pour mourir...! ! ! ! !...pour ne pas être encore une assistée jusqu'à la fin ! ! !...hihihi...
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MessageSujet: Re: Marie de Hennezel   25.06.12 15:22

"Le sommeil artificiel, une réponse à la souffrance extrême"


"Impact médecin hebdo" n°487, 7 mars 2000.


Marie de Hennezel est psychologue et psychothérapeute en soins palliatifs.


"Pionnière dans le développement des soins palliatifs, vous écrivez dans votre livre "Nous ne nous sommes pas dit au revoir" (*) que l’euthanasie n’est pas la réponse à la souffrance extrême. Quelle alternative proposez-vous ?


Lorsque la souffrance est trop grande, on peut apporter aux mourants ce que l’on appelle un sommeil induit, une sédation. Comme dans le coma artificiel, la conscience disparaît, mais l’inconscient est toujours là. Aussi, tout ce qui se vit pendant cette période entre le mourant et ses proches est très important.
D’importants progrès ont été réalisés dans la sédation ces dernières années. Par des doses appropriées de sédatifs, le sommeil du malade est entretenu pendant 24 ou 48 heures. Un telle cure de sommeil permet au malade de se détendre, de lâcher prise."

(*) Robert Laffont.
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MessageSujet: Re: Marie de Hennezel   25.06.12 15:31

Si,l'euthanasie est LA solution quand le patient la demande au nom du refus libre et éclairé du sommeil artificiel.

Lachez prise,vous aussi,"les soignants en soins palliatifs"... ... ...
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MessageSujet: La foi de Marie de Hennezel   26.02.13 18:40

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MessageSujet: Re: Marie de Hennezel   20.10.13 10:38

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MessageSujet: Re: Marie de Hennezel   20.10.13 10:48

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MessageSujet: Re: Marie de Hennezel   20.10.13 10:58

Et pourquoi serions-nous obligés de vieillir ( heureux ou malheureux ) ?
Pour me faire l'avocate du diable , QUI ,un jour,a souhaité de devenir HANDICAPE à vie à la suite d'un accident ?
Certes , on peut préférer une vie d'handicapé à la mort
Il faut laisser le libre choix
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MessageSujet: Re: Marie de Hennezel   20.10.13 11:29

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MessageSujet: Re: Marie de Hennezel   20.10.13 16:04

Femmes d'exception

Marie de Hennezel : "Côtoyer la mort au quotidien m'a rendue plus vivante"


le Dimanche 20 Octobre 2013 à 10:15



Marie de Hennezel, psychologue et écrivain, est spécialiste de la fin de vie. Elle a écrit une douzaine d'ouvrages sur la mort et la vieillesse, le dernier en date : "Nous voulons tous mourir dans la dignité", chez Robert Laffont. Opposée à l'euthanasie, elle souhaite aujourd'hui plus de pédagogie auprès des personnels de santé sans changer la loi Leonetti.

Marie de Hennezel, spécialiste de l'accompagnement de fin de vie © toslog.com

Psychologue, écrivain, Marie de Hennezel est l'une des spécialistes françaises de la fin de vie. Une douzaine d'ouvrages sur la mort et la vieillesse, dont le dernier en date : Nous voulons tous mourir dans la dignité, aux éditions Robert Laffont.

Elle défend la loi Leonetti, une loi suffisante, selon elle, mais qui n'est pas correctement appliquée par les soignants. Opposée à l'euthanasie, elle plaide, non pas pour une nouvelle loi comme le souhaite François Hollande, mais pour un effort de pédagogie vis à vis des médecins et des infirmières.

C'est François Mitterrand qui oriente la carrière de Marie de Hennezel vers l'accompagnement des mourants. En 1984, le président est déjà malade, le grand public ne le sait pas, mais elle est dans la confidence. Il lui propose le poste de psychologue au sein de la première unité de soins palliatifs en France. Elle va y rester 10 ans, et raconte son expérience dans un premier livre La mort intime, publié en 95 et préfacé par François Mitterrand. " Cet homme a changé mon destin en créant ce poste de psychologue et en préfaçant mon livre."


Marie de Hennezel a côtoyé la mort tout au long de sa vie et de sa carrière. Enfant déjà, née au sortir de la Seconde Guerre mondiale, sa grand-mère l'emmène au cimetière tous les jours pendant ses vacances. A la naissance de son deuxième enfant, elle renonce à une carrière d'enseignante d'anglais, suit une psychanalyse et reprend des études de psychologie. Elle interviendra auprès de schizophrènes, de femmes "avortantes", de malades du sida. "Côtoyer la mort, c'est une véritable initiation à la vie, au plaisir, ça m'a rendue plus vivante". Puis son père se suicide, sans qu'elle puisse lui dire adieu.

Elle sait donc combien les derniers instants de la vie sont riches et précieux. Passé le cap de la soixantaine, elle plonge dans la dépression et s'interroge sur la vieillesse. Elle en écrit un livre en 2010 : Une vie pour se mettre au monde. Et aujourd'hui, elle intervient auprès de seniors pour défendre le droit à la lenteur.
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MessageSujet: Re: Marie de Hennezel   20.10.13 16:08

Quant à moi,penser à la légalisation de mon suicide assisté,savoir que je ne serai pas "cloîtrée" dans une unité de soins palliatifs,çà me fait VIVRE !
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MessageSujet: Marie de Hennezel   20.10.13 16:34

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MessageSujet: Marie de Hennezel   20.10.13 16:39

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MessageSujet: Marie de Hennezel   20.10.13 16:45

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MessageSujet: Marie de Hennezel   20.10.13 17:00

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MessageSujet: Marie de Hennezel   20.10.13 17:09

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MessageSujet: Marie de Hennezel   20.10.13 17:23

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MessageSujet: Re: Marie de Hennezel   20.10.13 17:26

clin1 Un maître qui lâche prise ? ? ?

 
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MessageSujet: Re: Marie de Hennezel   27.11.13 14:40

Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo
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MessageSujet: Re: Marie de Hennezel   07.12.13 15:18


Marie de Hennezel et la fin de vie : Apologie de la transgression et ses contradictions


La démarche de Marie de Hennezel qui érige la transgression en consignes éthiques pour encadrer les problèmes de fin de vie nous paraît surprenante. L e fait de dire tout et son contraire sur la sédation constitue un élément qui vient accroître une impression permanente de destabilisation. Chacun sera juge d’évaluer, à la lecture de ces quelques déclarations la pertinence des propos évoqués.

Madame de Hennezel avait avoué dans un article du monde du 22 mars 2008 avoir pratiqué le « laisser mourir » avant même la promulgation de la loi Léonetti. Je cite : « Mais nous ne pouvions pas pour autant donner délibérément la mort à nos patients. Pas seulement parce que ce n'était pas légal. Parce que notre mission était d'être le plus créatif possible pour trouver des solutions aux situations les pires. Nous pratiquions alors le "laisser mourir" bien avant qu'il ne soit institué par la loi Leonetti. Nous endormions la personne, grâce à une sédation contrôlée, et nous encouragions les proches à l'accompagner dans une veille pleine de douceur »

N’étant pas à une contradiction près, elle déclare dans son audition à l’Assemblée Nationale du 28 mai 2008 : « Dans la plupart des fins de vie en soins palliatifs, on ne donne pas de sédation ».

Elle mentionne dans son rapport sur la France palliative de 2008 que : « L’équipe médicale peut être alors confrontée à un dilemme éthique, et finalement estimer que la solution la plus humaine consiste à transgresser la loi et à donner une aide active à mourir »… « Le recours aux arrêts de vie ne peut pas être justifié stricto sensu, ni admis comme une pratique tout simplement normale. Pourtant, sous certaines conditions, il peut être non seulement justifié, mais déclaré éthique, à condition que son caractère transgressif soit maintenu. Le caractère éthique de l'acte tient à la manière de la faire et de le vivre. Maintenir le questionnement, assumer l'ambivalence, la complexité, le paradoxe de la situation sont des garde-fous contre la tentation de simplifier et de résoudre le problème une fois pour toutes ».

La complexification est ainsi ouvertement revendiquée. S’étonne-t-on alors des drames générés par le flou et l’ambivalence de tels propos ! Chaque médecin agit dans son coin, jugeant ou non de l’opportunité d’une sédation, et de son intensité.

Extrait de déclaration de Marie de Hennezel suite à la publication de son dernier livre : « Avec la sédation, les personnes ne meurent pas dans la seconde mais dans les 48 heures qui suivent, car elles ne sont plus alimentées ou hydratées ». Dans les mêmes circonstances, notre fils est mort en 6 jours cauchemardesques, M. Koffel en 11 jours, le père d’Aurélie Custumer en 21 jours. Le livre de Philippe Bataille relate quelques cas édifiants d’agonies interminables ( http://parents-herve-pierra-fin-de-vie-loi-leonetti-euthanasie.over-blog.com/article-livre-de-philippe-bataille-a-la-vie-a-la-mort-113026058.html).

Chacun a par ailleurs en mémoire des images de victimes sorties vivantes des décombres lors de terribles tremblements de terre après 10 ou 12 jours sans être alimentées et hydratées.

Ainsi, le positionnement de Marie de Hennezel, engendre et engendrera encore bien des drames et des larmes
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MessageSujet: Re: Marie de Hennezel   07.12.13 15:29

Pourquoi dit-on que les morts subites de l'adulte,par arrêt cardio-respiratoire,sont les plus belles des morts ? ? ?
Pas d'agonie...
Même pas la possibilité de "jouir" de l'idée de l'arrivée de la mort
Il faut se suicider pour jouir de l'arrivée de la mort...

 BRR 
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MessageSujet: Re: Marie de Hennezel   07.12.13 15:33

Mourir,se voir et s'entendre mourant,sans souffrir.

ça peut sembler absurde,mais c'est un de mes rêves !
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MessageSujet: Re: Marie de Hennezel   07.12.13 15:51

CITATION=
"Chacun a par ailleurs en mémoire des images de victimes sorties vivantes des décombres lors de terribles tremblements de terre après 10 ou 12 jours sans être alimentées et hydratées.".


Remarque judicieuse,toutefois il faut préciser qu'il s'agit d'accidentés bien-portants qui ont réussi à survivre.En fin de vie,on n'a pas faim,on n'a pas soif(exemple concret=la déshydratation naturelle des personnes âgées,due à la perte de la sensation de soif)

Autre problème=aux urgences ou en soins palliatifs,ils réhydratent machinalement,bêtement,ils sont conditionnés pour çà.Pendant la canicule de l'été 2003,si on avait respecté la loi Léonetti,le nombre de décès aurait augmenté de façon significative.
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MessageSujet: Re: Marie de Hennezel   07.12.13 16:06

Ce que je viens d'écrire risque de faire bondir des lecteurs.Tout dépend comment on interprète l'alimentation et l'hydratation,comme un traitement ou comme un soin...
Mais j'estime que les patients doivent avoir le droit de refuser les soins les plus élémentaires,si tel est leur désir
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MessageSujet: Re: Marie de Hennezel   07.12.13 16:15

Par exemple,moi.Je n'ai pas soif et donc je me déshydrate(avec des signes bien concrets).Si j'atterris dans un service hospitalier,on ne me demandera pas mon avis,je serai obligatoirement sous perfusion...Bêtise professionnelle médicale...Ils agissent comme des robots et les patients sont des pions...

Parce que c'est vraiment débile de m'hydrater pour me déshydrater ensuite selon la loi Léonetti
Il faudrait être davantage cohérent Messieurs Mesdames les docteurs ! ! ! ! !
D'où ma fuite des établissements hospitaliers...
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MessageSujet: Re: Marie de Hennezel   13.03.14 10:15

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MessageSujet: Re: Marie de Hennezel   13.03.14 10:21

La bonne réponse =
laisser le libre choix au patient.
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MessageSujet: Marie de Hennezel   08.04.14 0:23

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MessageSujet: Re: Marie de Hennezel   08.04.14 0:59

Marie de Hennezel : "On a plus peur de vieillir que de mourir"


le Lundi 7 Avril 2014 à 09:40

Psychologue, écrivain, Marie de Hennezel est l'une des spécialistes françaises de la fin de vie. Elle a écrit une douzaine d'ouvrages sur la mort et la vieillesse. Le dernier en date s'intitule "Nous voulons tous mourir dans la dignité" (Editions Robert Laffont)

Pour Marie de Hennezel, "on a plus peur de vieillir que de mourir" © FranceInfo

Elle défend la loi Leonetti, une loi suffisante, selon elle, mais qui n'est pas correctement appliquée par les soignants. Opposée à l'euthanasie, elle plaide, non pas pour une nouvelle loi comme le souhaite François Hollande, mais pour un effort de pédagogie vis à vis des médecins et des infirmières.

Marie de Hennezel a côtoyé la mort tout au long de sa vie et de sa carrière. Enfant déjà, née au sortir de la Seconde Guerre mondiale, sa grand-mère l'emmène au cimetière tous les jours pendant ses vacances. A la naissance de son deuxième enfant, elle renonce à une carrière d'enseignante d'anglais, suit une psychanalyse et reprend des études de psychologie. Elle interviendra auprès de schizophrènes, de femmes "avortantes", de malades du sida. "Côtoyer la mort, c'est une véritable initiation à la vie, au plaisir, ça m'a rendue plus vivante". Puis son père se suicide, sans qu'elle puisse lui dire adieu.

Elle sait donc combien les derniers instants de la vie sont riches et précieux. Passé le cap de la soixantaine, elle plonge dans la dépression et s'interroge sur la vieillesse. Elle en écrit un livre en 2010 : Une vie pour se mettre au monde. Et aujourd'hui, elle intervient auprès de seniors pour défendre le droit à la lenteur.

"Une vie pour se mettre au monde", de Marie de Hennezel © Le Livre de poche

Le veillissement est angoissant car le spectre de la perte d'autonomie plane :"Aujourd'hui on a plus peur de veillir que de mourir". Les nouvelles générations n'ont pas envie de peser sur les plus jeunes. C'est peut-être selon Marie de Hennezel, parce que la nouvelle génération a déjà l'impression d'être une génération sacrifiée, après l'opulence des années 1970.

Il est particulièrement difficile de bien vieillir dans une société très jeuniste. Mais cela existe, et il y a des clés : "prendre soin de soi et de son corps, lutter contre la mauvaise image de la vieillesse, assumer le fait que l'on veillit, et ne pas mettre de côté la question de la mort". Se penser comme mortel permet de mieux appréhender ce qu'il nous reste à vivre. La génération des baby-boomers est plus heureuse : "C'est une génération qui réfléchit, qui ne subit pas ce qui lui arrive". "Elle se donne les moyens d'être le plus dynamique possible, et puis il y a toute une vie affective et sexuelle possible. C'est pour cela qu'il faut changer notre regard sur le vieillissement".
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MessageSujet: Re: Marie de Hennezel   16.04.14 15:29

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MessageSujet: Marie de Hennezel   16.04.14 15:53

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MessageSujet: Re: Marie de Hennezel   07.05.14 10:26

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MessageSujet: Re: Marie de Hennezel   07.05.14 10:49

Le sosie de Christine Boutin laïc !  
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MessageSujet: Re: Marie de Hennezel   03.07.14 10:58

L’anorexie finale, une mort en douceur pour les personnes âgées
Marie de HENNEZEL Psychologue, psychothérapeute 29 juin 2014 à 18:06





TRIBUNE
On parle beaucoup, ces jours-ci, de l’arrêt de l’alimentation et de l’hydratation artificielle. Cette façon de mourir est mal perçue par le monde des bien-portants, jeunes, autonomes. On la juge archaïque et cruelle. Mourir de faim ou de soif ! On préfère l’idée d’une mort rapide, voire immédiate, par injection d’un poison à la lente agonie supposée douloureuse qu’entraîne le fait d’arrêter d’être alimenté et hydraté. La charge symbolique est forte.
Sur le même sujet

  • Tribune
    De Vincent Humbert à Lambert, revenir au sens de la vie
    Par Pierre Le Coz


Je voudrais apporter ici une réflexion un peu différente sur cette manière de mourir chez les personnes âgées, qui contrairement à ce que l’on imagine, n’est pas douloureuse, car, quand on n’a plus faim et que l’on est très affaibli, on ne souffre pas de ne plus s’alimenter.
J’anime, régulièrement, des ateliers sur le sens de l’âge dans des résidences services pour personnes âgées autonomes. Dans le cadre de ces rencontres, nous abordons la question de la mort et des conditions du mourir. C’est un sujet totalement tabou, dont les résidents n’osent presque jamais parler. Lorsqu’on leur pose la question des directives anticipées, à leur entrée dans la résidence, ils ressentent cette question avec une rare violence. Mais, dans le cadre de mes ateliers, après avoir établi un climat de confiance, chacun exprime ses peurs, ses souhaits, l’idée qu’il se fait d’une fin digne, et les échanges vont bon train.
Quand je pose la question : «Qu’est-ce que c’est pour vous mourir dans la dignité ?» la réponse est unanime. «Mourir chez soi, dans son lit, surtout pas à l’hôpital, sans souffrir, sans acharnement thérapeutique, entouré d’affection et de présence. Pouvoir glisser lentement dans la mort, dans un environnement protégé, sans être forcé à s’alimenter si l’on n’a plus faim.» Quand je rappelle que notre cadre législatif permet, aujourd’hui, de mourir ainsi, mais qu’il faut savoir anticiper, écrire ses souhaits, prendre contact suffisamment tôt avec une équipe mobile de soins palliatifs - ce qui ne fait pas mourir pour autant - alors mes interlocuteurs se demandent pourquoi réclamer une loi qui légalise l’euthanasie ou le suicide assisté. Ces deux «solutions de fin de vie» leur font peur. Plus les personnes âgées se fragilisent, plus elles ont besoin de confiance dans leurs rapports à autrui, plus elles craignent d’être, tôt ou tard, perçues comme un fardeau. La loi actuelle - qui maintient l’interdit de donner délibérément la mort - est une loi qui les protège, du moins l’espèrent-ils. Je sais déjà, ayant reçu quelques réactions à l’acquittement du docteur Bonnemaison, qu’une forme d’inquiétude se lève. Que fera-t-on d’eux, s’il leur arrive d’être transférés de nuit à l’hôpital ? Ils savent que 20% des personnes âgées, en maison de retraite Ehpad, atterrissent ainsi aux urgences, et meurent alors souvent sur un brancard dans une forme d’anonymat et de solitude. Cette mort-là, ils n’en veulent pas. Ils ne veulent pas non plus courir le risque qu’on abrège leur vie à leur insu. Je sens, dans leurs propos, une angoisse. Comment interprétera-t-on leurs plaintes ? Et s’ils expriment une lassitude de vivre, ne viendra-t-on pas «leur faire la piqûre» ? Comment mourir alors ? L’idée même de l’injection létale ou de la petite pilule qui pourrait être un jour déposée sur leur table de nuit les perturbe. Les mots qui reviennent tournent tous autour de la douceur. «On voudrait partir doucement, avoir le temps de dire au revoir, se sentir prêt.» Pas de précipitation, pas d’acte radical.
Alors, on évoque ces manières de mourir à l’ancienne… l’aïeul qui a cessé de s’alimenter et progressivement de boire, qui s’est affaibli, puis s’est enfoncé lentement, doucement, dans la mort. On évoque l’accompagnement autour du lit de l’agonisant, les visites des petits-enfants, les petits mots tendres murmurés à l’oreille, les toilettes faites avec tact, la radio en sourdine avec les chansons qu’il aimait, les prières silencieuses ou à haute voix dans les familles croyantes. Et on se dit que c’est tout de même pas mal de mourir comme cela. Souffrait-il ? Non, apparemment. Le médecin passait de temps en temps vérifier, et puis l’aïeul rendait son souffle, comme une petite bougie.
Beaucoup de personnes âgées rêvent de mourir ainsi, d’anorexie finale. Dans un livre récent (1), j’ai raconté comment ma propre belle-mère s’était éteinte de cette façon, sans souffrir. Comme elle avait accepté de boire au début, cela a mis deux mois. Cela peut paraître long, mais cela lui a donné le temps de dire au revoir à ses proches. Comme c’était sa décision, et que nous l’avons respectée, elle était sereine. Sa fin a été douce et de ce fait bien vécue par un entourage qui a eu le temps de se préparer à cette mort acceptée.
Pourquoi, alors, appelle-t-on le Samu dès qu’une personne âgée cesse de s’alimenter et demande à ce qu’on la laisse mourir tranquillement ? La charge symbolique de la nourriture est-elle si lourde ? Je me souviens de l’époque où le personnel soignant ne supportait pas le refus de s’alimenter des grands vieillards. On leur posait une sonde gastrique, et s’ils essayaient de l’arracher, on leur attachait les mains. On les forçait à vivre. Aujourd’hui, de tels comportements sont illégaux. Mais la culture soignante n’a pas beaucoup évolué. Accompagner quelqu’un qui cesse de s’alimenter semble venir en contradiction avec l’éthique soignante. Quand on cesse d’alimenter, il y a cette impression de stopper le soin, et l’idée qu’il y a forcement une dépression, donc une pathologie, derrière ce glissement. On mesure alors l’urgence d’une pédagogie. Faire la différence entre un syndrome de glissement dépressif et la position de la personne qui demande sereinement à ce qu’on ne la force pas à s’alimenter n’est pas facile. Il faut connaître la personne, parler avec elle de son désir de mourir. Cliniquement, me disait le gériatre François Blanchard, cela n’a pas la même tonalité. Chez les dépressifs, il y a une tristesse affreuse, un désespoir, une souffrance morale, chez les autres, le sentiment tranquille d’avoir fait son temps. On est au bout du rouleau, la lampe n’a plus d’huile. Il est temps de partir et de se laisser aller paisiblement.
(1) «Nous voulons tous mourir dans la dignité», Robert Laffont, 2013.
Marie de HENNEZEL Psychologue, psychothérapeute
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MessageSujet: Re: Marie de Hennezel   07.07.14 17:58


Fin de vie: une nouvelle loi en 2014?

Par Recueilli par C. de Galzain et M.-L. Durand-Uberti le 19 juin 2014


Fin de vie: une nouvelle loi en 2014?


L'avis du conseil d'Etat concernant Vincent Lambert relance le débat sur une prochaine loi sur la fin de vie. Ce qu'en pense Marie de Hennezel, psychologue spécialiste de l’accompagnement en fin de vie.



Notre Temps: Quelles sont les raisons qui pourraient motiver une nouvelle loi sur la fin de vie ?

La loi actuelle, dite loi Leonetti, est très bonne et présente un cadre large pour que le médecin n’abandonne pas son patient en fin de vie. Mais elle n’a pas été accompagnée et n’a pas bénéficié de la pédagogie nécessaire à sa compréhension. Elle est donc mal appliquée. Les médecins ne semblent pas en avoir compris l’esprit. Certaines fins de vie restent douloureuses, et le grand public réclame de meilleures conditions pour traverser cette étape. Les gens veulent que l’on écoute leur détresse et pensent que seule une loi sur l’euthanasie ou le suicide assisté permettrait d’avancer.

Vous n’êtes pas d’accord ?

Non. Je pense qu’il faudrait d’abord appliquer la loi que nous avons, quitte à l’améliorer. Notamment en clarifiant la possibilité d’endormir un patient, ce qu’on appelle la sédation terminale, et en rendant les "directives anticipées" plus contraignantes. Cette avancée-là suffirait.

Et si le malade est inconscient ?

La loi Leonetti prévoit la désignation d’une personne de confiance. Mais seulement 2% des Français l’ont fait. Si Vincent Lambert avait désigné la sienne, il n’y aurait pas eu cette affaire.

Rédiger des directives anticipées peut s’avérer difficile pour une personne en bonne santé, voire même malade ?

Oui, c’est une démarche responsable. Il faut se mettre en face de la possibilité de sa fin de vie, l’imaginer, en parler avec quelqu’un d’autre. Beaucoup de personnes n’ont pas envie de penser à leur mort.

Aider à mourir, soulager au risque de provoquer la mort… Des subtilités de langage pour exprimer la même chose ?

Non! Qui donne la mort en paie le prix ! Croyez-moi, je connais des médecins qui ont pratiqué l’euthanasie et sont toujours hantés par cet acte. Je comprends le personnel médical dont la grande majorité s’oppose à l’euthanasie. Pourquoi porterait-il ce terrible fardeau ?

Quelles seraient vos propositions ?

L’interdit de tuer reste fondamental et je ne suis pas favorable à l’euthanasie. En revanche, je soutiens une dépénalisation du médecin qui établit une prescription pour un suicide assisté, dans le cas d’une maladie incurable et dans un encadrement strict.

Craignez-vous des abus ?

Beaucoup de résidents de maison de retraite n’ont plus envie de vivre parce que leur intimité, leur rythme de vie ne sont pas respectés. La réponse à leur peine à vivre ne peut être de leur donner la mort. Il faut une vraie politique de la fin de vie des âgés. D’autres, bien que dépendants, se sont adaptés à leur nouvelle existence et n’ont pas du tout envie de mourir. Ceux-ci craignent l’effet pervers d’une loi qui permettrait aux médecins de leur donner la mort. Comment interprétera-t-on leurs plaintes? Ne sera-t-on pas tenté de leur proposer l’euthanasie au lieu de chercher à soulager leurs douleurs ou leur mal-être? Ils craignent aussi des dérives, notamment pour des raisons financières.
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MessageSujet: Re: Marie de Hennezel   08.08.14 18:09

Marie de Hennezel

Psychologue et psychothérapeute


Marie de Hennezel est psychologue depuis 1975 et psychothérapeute.

Elle est diplômée d'un DESS de Psychologie Clinique et d'un DEA de Psychanalyse à Paris VII. Pour compléter cette formation universitaire, elle a suivit d'autres formations plus personnelles auprès d'experts tels que Elie Humbert (ancien président de la Société Française de Psychologie Analytique), de l'américain Richard Moss, de Frans Veldman, fondateur du CIRDH, Centre International de Recherche et de Développement de l'Haptonomie.

Elle a travaillé pendant dix ans dans la première unité de soins palliatifs de France, créée en 1987 à l'Hôpital international de la Cité Universitaire de Paris
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MessageSujet: Re: Marie de Hennezel   08.08.14 18:25

François MitterrandMarie de Hennezel : C'est long de mourir, disait-ilClaire Legros
Créé le 11/01/1996 / modifié le 10/05/2011 à 14h22


Psychologue-psychanalyste dans le service de soins palliatifs de l'hôpital de la Cité universitaire, en 1984, elle a rencontré François Mitterrand, par hasard, à l'Elysée, où un membre de sa famille était chef du protocole. De cette rencontre est née l'une de ces amitiés rares où les silences disent plus que les mots.

Vous avez vu François Mitterrand peu de temps avant sa mort.
Nos rencontres étaient assez irrégulières, mais la dernière semaine avant son départ en Egypte, je suis allée le voir presque tous les jours, à sa demande. J'ai eu l'intuition que c'était sans doute la dernière fois que je le voyais. Il m'a gardée longtemps près de lui, beaucoup plus longtemps que d'habitude. Il m'a dit qu'il se sentait mourir. "Je sens la vie qui se retire, a-t-il dit. C'est long de mourir." Il s'était fixé comme échéance de vivre les rendez-vous traditionnels de fin d'année, son voyage en Egypte et le 1er janvier à Latche. Ces rendez-vous comptaient beaucoup pour lui et pour son entourage. J'ai bien senti qu'il avait cessé de lutter. Il avait renoncé à la vie, et, d'une certaine façon, il gardait l'envie de vivre encore un peu. L'approche de la mort est toujours complexe et ambivalente. Il me disait: "Mes forces m'abandonnent." Il était témoin de cet affaiblissement qu'il ne voulait pas. Mais il l'acceptait. Il s'est laissé aller, en confiance. C'était son choix. Je crois qu'à partir du moment où on se laisse aller la mort ne tarde pas et, en général, elle est assez sereine. C'était un homme de pouvoir, incontestablement, et tant qu'il pouvait avoir une prise sur les choses, il gardait le contrôle. Mais il savait sentir le moment où les choses ne dépendaient plus de lui. Il avait cette force et cette lucidité.

Etait-il croyant?
Il se disait agnostique. Quand on lui demandait s'il était croyant, il répondait: "Croyant en quoi?" C'était un croyant en la vie, ça oui. Je suis convaincue qu'il pensait que la vie ne s'arrête pas avec la mort. Il disait qu'il y a dans la mort une naissance à un ailleurs et il était confiant dans cet ailleurs. Il était triste de quitter la vie et les gens qu'il aimait, mais je n'ai jamais perçu d'angoisse métaphysique chez lui. Je lui disais qu'il aurait un comité d'accueil, là-bas, et cela le réjouissait. Il était très fidèle à ses proches disparus, à commencer par sa mère, qu'il aimait beaucoup.

De quoi parliez-vous?
On ne parlait pas beaucoup. Il y avait beaucoup de silences. Lors de nos dernières rencontres, je m'asseyais sur le lit, le plus près possible, comme je le fais avec mes malades pour qu'ils sentent que la vie revient un peu. Le simple fait de se rapprocher de quelqu'un qui va mourir, de le toucher, c'est déjà l'accompagner. Rester là, en silence, avec quelques paroles de temps en temps. Laisser venir ce qui vient... Sa chienne Baltique était très présente et lui arrachait des sourires.
Il parlait de la mort, il n'en avait pas peur. Il évoquait souvent cette époque où l'on vivait avec la mort, où les cimetières étaient au milieu des villes. Il regrettait que l'on s'en soit éloigné. Il avait lu Le livre tibétain de la vie et de la mort, de Sogyal Rimpoche. Il était fasciné par sa sérenité devant la mort. Nous blaguions beaucoup sur le fait que les Tibétains parlent de la mort en riant, sur l'éclat de rire qu'ils ont, souvent, devant l'inquiétude de l'Occident, qui vit dans l'attachement, qui n'accepte pas que tout passe. L'un de ses souhaits les plus profonds était de rester lui-même serein au moment de mourir.

Vous parliez beaucoup de spiritualité?
Il avait sur sa table de nuit le Récit d'un pèlerin russe, où l'on parle de la prière du coeur. J'ai toujours perçu chez lui un grand respect des mystiques. Nous parlions beaucoup de la petite sainte Thérèse de Lisieux. La langue de bois religieuse l'agaçait, et il ne s'en cachait pas du tout. Mais il respectait beaucoup ceux dont la foi rayonne parce qu'elle est profondément vécue. Il était aussi très respectueux de la prière d'autrui. Il savait que je priais pour lui, que je le "mettais dans ma prière", et il m'en a toujours remerciée. Cela comptait pour lui.

Quel souvenir garderez-vous de lui?
En face de ma maison, dans un champ, il y a une pierre levée près de laquelle je vais souvent prier. François Mitterrand s'intéressait beaucoup à la civilisation celte. Un jour qu'il était venu chez moi, nous nous sommes assis près de cette pierre, et nous avons passé là un moment de silence, avec juste le bruit des cigales autour. C'était un moment fort. Lors de notre avant-dernier entretien, à Paris, chez lui, il m'a demandé de poser à côté une petite pierre en souvenir de lui.

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MessageSujet: Re: Marie de Hennezel   08.08.14 18:36

Archives L'Express

Marie de Hennezel nous écrit

Par Hennezel Marie de, publié le 08/02/1996

L'article que vous avez publié à mon propos est malveillant et porte atteinte au travail que j'effectue depuis des années. Il appelle donc une sérieuse mise au point à l'égard de vos lecteurs. Tout d'abord, il me semble que les accusations graves qu'il contient auraient pu être évitées si votre collaboratrice m'avait rencontrée et si elle avait lu les différentes interviews que j'ai données. Ma rencontre avec François Mitterrand est présentée dans cet article comme un mystère qu'on prétend éclaircir: j'aurais été une tête de pont d'une secte auprès de l'ancien président. Les choses sont bien plus simples. J'ai rencontré François Mitterrand en 1984, lors d'une réception officielle à l'Elysée, à l'occasion de la remise de la Légion d'honneur à mon frère, comme je l'ai indiqué récemment à plusieurs reprises. Il s'est ensuivi une relation d'amitié, épisodique mais fidèle. Mon expérience de témoin de la souffrance humaine et de la force intérieure qui permet de la porter et de la dépasser intéressait le président. D'autre part, ce qui m'a attirée, un temps, vers les groupes de prière d'IVI, c'était cette dimension de solidarité de la prière: donner un peu de son temps et de sa pensée pour ceux qui souffrent. Je les ai quittés en 1987 après en avoir perçu l'intérêt et les limites. Je n'ai jamais caché mon désaccord avec toute doctrine paramédicale qui prétendrait guérir le cancer, ni mon profond désintérêt pour le fatras ésotérique. Je m'intéresse par contre à toute approche respectueuse et apaisante du corps. C'est pourquoi je ne me reconnais absolument pas, ni d'ailleurs tous ceux qui me connaissent, dans la description ridicule rapportée par votre collaboratrice, qui en aucun cas ne correspond à mon approche des malades. En outre, je n'ai jamais "prodigué avec une collègue des soins très spéciaux" à l'ancien président. D'ailleurs, ce serait faire injure à la liberté d'esprit et au sens critique de François Mitterrand que de croire un instant qu'il se serait laissé entraîner à des pratiques décrites dans cet article, qui le fait passer pour un arriéré mental perdu au fond d'une salle de café morvandiau, entre sorcières et exorcistes! On cherche à faire croire au lecteur qu'il y aurait eu au palais de l'Elysée une représentante missionnée d'un monde trouble, sous les traits d'un ange "au sourire extatique"! Je n'ai pas davantage été la tête de pont d'une OPA mystérieuse sur les hôpitaux, et personne ne s'est engouffré dans mon sillage, ni à l'Elysée ni à l'hôpital. Les lieux spirituels que je fréquente (l'église Saint-Gervais, Taizé) font-ils partie du "cercle des sectes"? Je ne sens ni le soufre ni l'encens. Je suis tout simplement un être humain, confronté à la souffrance des autres, qui cherche à préserver et parfois à restituer aux personnes dont le corps est altéré par la maladie un sentiment de dignité et si possible de bien-être.
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MessageSujet: Re: Marie de Hennezel   08.08.14 18:48

Fondée en 1983, l’association Invitation à la Vie (IVI) a pour mission d’accueillir, d’écouter et d’harmoniser les personnes qui le souhaitent dans ses centres, en France et à travers le monde.

Ces centres sont ouverts à tous ceux qui le désirent : personnes de tous âges, de toutes cultures et de toutes confessions religieuses. Si elles en font la demande, les personnes qui ont été accueillies peuvent ensuite approfondir la démarche de transformation individuelle proposée par Invitation à la Vie. Pour trouver un meilleur équilibre de vie, IVI offre la possibilité à chacun de recentrer son existence sur une valeur universelle christique : l’amour.
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MessageSujet: Re: Marie de Hennezel   08.08.14 19:01

Archives L'Express

Ceux qui "harmonisent" la mort

Par Kouchner Annie, publié le 25/01/1996

Marie de Hennezel aurait prodigué des soins à l'ancien président de la République: imposition des mains et lumière divine, selon un rituel mis au point dans la secte IVI.

Elle est inévitable. Aucun débat sur la mort ou le cancer ne saurait se passer de ses lumières. Un sourire extatique aux lèvres, Marie de Hennezel vient y dire combien le souffle de vie qui reste aux mourants est un bien précieux. Et comment de côtoyer la mort la fait vivre. François Mitterrand l'a révélée, à l'automne dernier, en lui faisant le plus beau des cadeaux: un texte sublime. Le livre La Mort intime (Robert Laffont), où les bons sentiments l'emportent de beaucoup sur la psychologie, doit une grande partie de son succès à cette présidentielle préface. Marie de Hennezel exerce la fonction de psychologue au centre de soins palliatifs de l'hôpital universitaire de Paris. Sa rencontre avec l'ancien président demeurait un mystère. Elle-même la situe en 1992, date à laquelle il l'aurait fait appeler à son chevet. Comment, à elle, l'obscure, "ne fréquentant pas les cercles politiques ni ceux des intimes", put-il faire tant d'honneur? s'étonne-t-elle. Pieuse omission: Marie de Hennezel appartient en fait à un cercle plus secret: celui des sectes.

Adepte de la première heure d'IVI, Invitation à la vie, secte pseudo-chrétienne qui figure au catalogue récent établi par les renseignements généraux, Marie de Hennezel a, en compagnie de l'une de ses collègues, prodigué des soins très spéciaux au président. Elle l'a "harmonisé", selon un rituel mis au point par la "gourelle" Yvonne Trubert. La technique consiste en une sorte d'imposition des mains, sur le visage d'abord. Un exemple: si, en cassant le pouce, vous allez des narines aux oreilles et des yeux vers les tempes, vos cellules renaîtront; en faisant de grands cercles sur les joues (avec le majeur), vous baignerez dans la lumière divine, explique le manuel d'initiation, à usage interne, de la secte. Autre temps fort: l'ouverture des chakras. Il en existe neuf, appelés aussi plexus, du circulatoire à celui des jambes, en passant par l'urinaire. Une main sur le front, l'autre de trois doigts balayant, dans l'ordre, les chakras 3, 1, 2, 5, 4, on "chasse la maladie". A condition de réciter aussi des prières: "Va-t-en Satan, rentre aux enfers" et "Que le souffle divin te guérisse et te purifie à tout jamais."

Marie de Hennezel a rencontré François Mitterrand (par l'entremise, dit-on, de Georgina Dufoix, autre célèbre adepte d'IVI), bien avant 1992. En 1987, c'est lui qui l'imposa à l'hôpital universitaire. L'une des missions médicales d'IVI consiste, notamment, à "harmoniser" dans les hôpitaux. L'OPA a failli réussir. Mais les fondateurs de l'Association des soins palliatifs se sont émus des pratiques de l'ange de la mort et l'ont rappelée à plus de déontologie. Elle s'y conforma, en effet. Dans son sillage était entrée une flopée de dames volontaires à la conduite des plus étranges. Elles ont été sommées d'aller prier ailleurs. Autre preuve d'une relation précoce et étroite avec le président: Marie de Hennezel participa à côté de lui, en février 1989, à un voyage officiel en Inde.

On ne peut reprocher aux personnes gravement malades de tenter tous les traitements, même les plus farfelus, pour recouvrer la santé. Mais la nouvelle de l' "harmonisation" du président, répandue chez les adeptes comme la bonne parole, les a confortés dans leurs croyances. Une soumission aveugle à la doctrine d'Yvonne Trubert, pour qui n'existe pas de maladie incurable et qui contraint les malades à abandonner les traitements jugés classiques.

C'est l'abbé Jacques Trouslard, de l'évêché de Soissons, grand détrousseur de sectes, qui a débusqué IVI. L'abbé est entré en antisecte il y a quatorze ans. Il ignorait tout de ce monde et croyait à des mouvements religieux. "Au nom de la liberté, je disais: laissez-les vivre!" commente-t-il, provocateur. Une première incursion dans le groupe Saint-Erme, où de bons enfants pétris de religion, se mettaient, sous la pression du gourou, à insulter leurs parents, a décidé de sa nouvelle vocation. Il avait donc perdu sa naïveté quand il connut IVI, en 1984. C'était à l'occasion d'une conférence donnée par Yvonne Trubert à la faculté d'Assas. "Je me suis étonné de voir avec quelle attention religieuse le parterre de bourgeois écoutait les inepties de l'oratrice, un méli-mélo d'hindouisme et de catholicisme dans lequel Dieu est énergie." L'abbé tisse sa toile, visite 750 familles et découvre ce qu'il appelle sa "liste des morts". Car les adeptes ne se contentent pas de prier. La maison médicale, à Boulogne, est l'un des plus beaux temples de la secte: les nodules cancéreux s'y volatilisent sous les doigts lors des "harmonisations". Les séminaires du gourou, à Cros, près d'Alès, sont très courus. La bonne Yvonne, remmailleuse dans sa jeunesse, âme simple mais finaude, aurait hérité, dans sa Bretagne natale, d'un don de guérison. Elle le partage: de nombreux médecins et psychologues suivent ses préceptes. Elle a monté un petit empire: quelque 7 000 adhérents, en Europe, aux Etats-Unis, au Canada, en Afrique. Son entreprise de pèlerinages, via le tour-opérateur Itinéraires, périclitant, elle recentre ses activités sur les congrès médicaux qu'elle organise à Marbella.

Marie de Hennezel affirme qu'elle a quitté IVI en 1988. Elle se contente à présent de brûler de l'encens ou de chanter des Ave Maria au chevet de ses patients. Elle a aussi créé son propre groupe de prière. Et "ressource" les sidéens lors de week-ends où "l'on danse et l'on prie... pour se relier à la source de la vie, et dans la communion des autres."
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MessageSujet: Re: Marie de Hennezel   08.08.14 19:08

Religion et psychologie ne sont pas incompatibles, la preuve !

   

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MessageSujet: Re: Marie de Hennezel   08.08.14 19:13

Je comprends mieux pourquoi je n'aime pas le contact physique, tactile !
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MessageSujet: Re: Marie de Hennezel   08.08.14 19:37

Désolée, mais en fin de vie, ce genre de connerie frise le ridicule et l'indignité

Les croyants pleins de bon sens sont appelés à passer rapidement sur l'autre rive.
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MessageSujet: Re: Marie de Hennezel   09.08.14 12:04

J'ai envie de déconner !
J'ai reçu un message du Ciel   m'ordonnant de faire ce site   afin de rétablir un équilibre idéologique qui a été perverti en France à propos de la fin de vie...
Evidemment, c'est une blague...(si cela ne l'était pas,le St-Esprit n'est pas du tout informaticien ! ).

Mon vrai message à moi =
En fin de vie, Ni acharnement thérapeutique, NI acharnement euthanasique et NI acharnement palliiatif...
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MessageSujet: Re: Marie de Hennezel   09.08.14 17:14


Invitation à la Vie


Est-ce une secte ?

(Source : BULLES du 1er trimestre 1987)



Pour répondre aux nombreuses demandes qui nous sont parvenues concernant le Mouvement " IVI " (Invitation à la Vie), nous publions de larges extraits de la conférence donnée par le Père J. Trouslard, à Versailles, le 8 janvier 1987. Tout en rappelant le caractère a-confessionnel de notre association et de notre bulletin, il nous a semblé intéressant de donner à nos lecteurs connaissance de ce document.
Qu'est-ce que le groupe IVI, le mouvement " Invitation à la vie " ? Un groupe catholique ? Un groupe oecuménique ? Un groupe charismatique ? Un groupe humanitaire et social ? Un groupe thérapeutique ? Une secte ? C'est finalement, devant le flou et les contradictions de la doctrine et des pratiques d'IVI, la question que posent aux associations de défense des familles et des individus contre les manipulations mentales (l'ADFI et le Centre Roger Ikor, CCMM), mais aussi aux Églises catholique, protestantes ou orthodoxes, de très nombreuses familles, et également de nombreux adhérents du Mouvement IVI.
◾ Photographie du groupe IVI
◾ Son But
◾ Sa Doctrine
◾ Son organisation
◾ Son implantation
◾ Ses activités
◾ Ses finances
◾ Radiographie d'IVI
◾ Échographie du groupe IVI
◾ La séduction - destruction - reconstruction
◾ L'escroquerie intellectuelle
◾ Sur le plan religieux
◾ Sur le plan médical




Photographie du groupe IVI
Fondé en 1983 par Madame Yvonne Trubert, le Mouvement " Invitation à la Vie " est une association régie par la Loi de 1901, dont les statuts ont été déposés à la Préfecture de Police de Paris, le 16 mars 1983, et dont le siège social est fixé, depuis le 8 juillet 1983, à Boulogne (92100), 29, rue des Peupliers.

l. Son But
L'article 3 des Statuts définit ainsi l'objet de l'Association : " Dans un but humanitaire et d'intérêt général, elle s'efforcera d'oeuvrer pour le développement spirituel et harmonieux de l'être humain, ainsi que d'enseigner tous moyens et toutes méthodes destinés à favoriser l'épanouissement de l'être, l'accomplissement bénéfique de la Vie et sa plénitude, dans le strict respect des libertés... ".

2. Sa Doctrine
Le groupe IVI est articulé autour de trois axes principaux : un axe religieux, un axe humanitaire et social, un axe médical. Prier - Aimer - Guérir : telle est la mission divine dont IVI se sent investi : instaurer une religion nouvelle, un monde nouveau, une médecine nouvelle. ◾ Un axe religieux : Dépositaire d'une véritable mission religieuse, à laquelle elle convie les membres d'IVI, qui sont " les messagers de la Nouvelle Alliance désignée par le doigt de Dieu ", Yvonne Trubert dispense son enseignement religieux au cours de conférences, de pèlerinages, de séminaires, dans le bulletin mensuel " IVI ", et dans des entretiens particuliers.

Cet enseignement religieux, précise IVI, " donne une place importante à la prière chrétienne, qui est le moment où l'humain existe au sens le plus véritable du terme, où le corps et l'âme ne font qu'un et vibrent ensemble dans la même harmonie ", d'où la création des groupes de prière.

La finalité de cet enseignement, qui se réfère au commandement : " aimez-vous les uns les autres " est " d'inviter les gens à la Vie, au bonheur de vivre et de donner, à la joie d'aimer, de comprendre et vivre le pardon, sans juger, à goûter les vertus de la tolérance, à retrouver le sens de l'humilité, à vivre dans la paix et la confiance en l'amour du Père, source de tout amour ".

IVI aime à se définir ainsi : " une association laïque qui s'adresse, loin des Églises, à des êtres que la vie moderne avait éloignés d'elles " et fait volontiers remarquer que " la majorité de ses membres qui avaient perdu la foi ou ne l'avaient jamais eue, retrouvent, tous, le sens de la vie chrétienne dans tous ses aspects religieux ".

◾ Un axe humanitaire et social : IVI se veut attentif à toutes les souffrances matérielles, physiques, psychiques, morales et spirituelles des personnes et de la société (logement, chômage, difficultés relationnelles, familiales, conjugales, professionnelles, solitudes, angoisses, stress...). Les membres d'IVI se savent porteurs d'un message de paix, de confiance et d'amour. Par leurs visites dans les hôpitaux, les prisons, dans leur quartier, par les soins donnés dans les centres IVI ou à domicile, ils veulent apporter assistance et soutien moral aux victimes de la vie et de la société.
◾ Un axe médical : Comme leur fondatrice, les membres initiés d'IVI, sont non seulement aptes à soulager toute souffrance morale, ils sont aussi et surtout capables de soigner et guérir toutes les maladies, car pour IVI. " il n'y a pas de maladies inguérissables ".


C'est au cours du Séminaire Initiatique de Cros (près d'Alès, dans le Gard) qu'Yvonne Trubert transmet son enseignement médical. Dans un premier temps, on étudie l'anatomie de l'homme : son anatomie physique, énergétique et spirituelle, selon la théorie des trois corps et des chakras (les chakras étant " les noeuds d'énergie spirituelle qui commandent la vie des corps physique et psychique "). Suit l'étude des principales maladies, de leurs causes, de leurs symptômes, envisagée en fonction de la notion particulièrement chère à IVI, d'harmonie d'énergie. Pour IVI, il n'y a de maladies que de l'âme, provoquant une dysharmonie, un dysfonctionnement des trois corps et le blocage de tel chakra. Restent alors à présenter les remèdes indispensables pour le traitement de ces maladies : d'abord la prière et la thérapeutique-amour de l'harmonisation (méthode propre à IVI, qui consiste à rétablir l'harmonie et rouvrir les chakras). Puis on ajoute des remèdes empruntés à la pharmacopée des médecines " douces " ou chinoises (homéopathie, ostéopathie, étiopathie, phytothérapie, acupuncture, etc...).Cet enseignement médical est consigné, quelque peu revu et corrigé, dans un livre intitulé " Homme nouveau - Nouvelle médecine ", document " à usage interne ", qui ne peut être diffusé qu'aux membres d'IVI, ayant effectué leur séminaire.


3. Son organisation
Le Mouvement est organisé de la manière suivante : ◾ Le groupe : chaque membre IVI appartient à un groupe de base, un groupe de prière qui rassemble une vingtaine de personnes environ, on se réunit chaque semaine, chez un membre du groupe, à tour de rôle, pour prier (chapelet, audition d'une cassette d'Yvonne Trubert, échange, repas fraternel).

Chaque groupe est animé par des responsables de base, et supervisé par des coordinateurs itinérants, rattachés à la direction centrale. Il choisit un nom de couleur, (Alizé d'azur, ambre doré, blanc émeraude, bleu de Perse, cristal bleu, diamant rose, mauve jaune, pierre d'azur, etc...).
◾ La Maison : une maison est composée de 12 groupes, dont quatre en formation, quatre en mutation, quatre en province. Elle est animée par quatre animateurs de base, rattachés aux quatre groupes en formation, par sept animateurs itinérants, et par le responsable de maison.
◾ La Triade : lorsqu'un groupe a achevé son initiation, il sort de la maison et constitue une triade avec trois ou quatre autres groupes. La triade est rattachée à un " centre ".
L'initiation s'effectue en deux cycles, sur une période de 18 mois : ◾ Le cycle de formation qui dure 9 mois et comprend 6 mois de formation dans le groupe de base, la participation au séminaire initiatique de Cros, suivi de trois mois de formation, toujours dans le groupe de base.
◾ Le cycle de maturation, qui dure lui aussi 9 mois et est assuré par les animateurs itinérants et le responsable de maison.

4. Son implantation
Le Mouvement IVI rassemble actuellement [en 1987] environ 2.500 adhérents.
En France, IVI existe dans une soixantaine de départements. Il est également implanté en Europe (Allemagne, Italie, Espagne, Belgique, Suisse, Angleterre, Grèce, Hollande) ; en Amérique Latine (Brésil : Rio-Brasilia, Baïa, Sao-Paulo + Colombie : Bogota, Equali, Cartagène + Mexique : Mexico, Tula, Puebla, Léon, Palenque, Cuarnavaca) ; aux États-Unis (Texas, New-York, Washington) ; en Algérie ; en Afrique du Sud ; en Australie ; en Océanie (Nouvelle Zélande) ; en Asie (Thaïlande) ; dans les DOM (La Réunion ; la Guadeloupe).


5. Ses activités
Les activités auxquelles sont conviés les membres d'IVI sont fort nombreuses : la réunion hebdomadaire du groupe de prière, la participation aux conférences d'Y. Trubert, aux pèlerinages. (En 1984 : Chartres, Lisieux, St Jacques de Compostelle, Mont St Michel, Cros, Carnac, Rome, Grèce - En 1985 : Reims, la Terre Sainte, le Mexique, Cros, l'Égypte - En 1986 : Pontmain, Lourdes, la Turquie, l'Écosse, Vézelay, Cros...).
Sans oublier les fêtes annuelles (Noël, Assemblées générales), les visites aux hôpitaux, aux prisons, l'étude du bulletin et des cassettes...

Fonctionnent aussi des groupes médicaux (réunions mensuelles), des groupes d'enfants, d'adolescents et de jeunes, de futures mamans...


6. Ses finances
Les ressources de l'association proviennent des subventions versées par certains membres d'IVI, des cotisations annuelles (100 F), des versements mensuels, des honoraires versés pour les soins et entretiens, des bénéfices des voyages-pèlerinages, des conférences avec entrée payante (Assas : 50 ou 25 F), de l'édition du bulletin (200 F) et des cassettes.
Une agence de voyage a été créée spécialement par et pour IVI : Itinéraires.




Radiographie d'IVI
Cette photographie d'IVI, son objectif religieux, humanitaire et social, médical, apparaissent tout à son honneur. Toutefois de nombreux chrétiens ou catholiques, et même des non croyants nous ont interrogé pour savoir si la doctrine religieuse enseignée à IVI était compatible avec la foi chrétienne. Des théologiens se sont livrés à une étude sérieuse des documents de ce groupe, à une véritable radiographie : hélas, leur diagnostic est fort sévère. Ils ont relevé de graves déviations de la foi dans ce mouvement. En effet pour séduisante qu'elle soit, la doctrine d'IVI est une véritable " gnose " en opposition radicale avec la foi chrétienne. Syncrétisme, confusionnisme, ésotérisme caractérisent cet enseignement religieux, qui est un curieux amalgame de théories empruntées au christianisme, à l'hindouisme, à la bio-énergie.
Voici quelques-unes de ces principales déviations :
◾ Le mystère de Dieu : Le Dieu présenté à IVI a une dimension cosmique, vaguement panthéiste, tout-à-fait éloignée de la Tradition chrétienne : " L'énergie est partout... elle nous fait vivre. On peut l'appeler subconscient, esprit, Dieu, âme, lumière, amour. Tous ces mots veulent dire la même chose ".

Le mystère de la Trinité est assimilé aux triades des anciennes civilisations composées du père, du fils et de la mère, et le Christ a laissé planer un grand silence sur ce mystère.

◾ L'Écriture Sainte : les textes de l'Écriture Sainte sont abondamment cités mais en les déformant, en les manipulant de façon malhonnête pour appuyer les thèses d'IVI.

◾ La Réincarnation est l'un des dogmes principaux. Les membres d'IVI, qui seront 5.000, sont la Réincarnation des 5.000 hommes qui suivaient le Christ à la multiplication des pains. 12 responsables d'IVI sont la Réincarnation des 12 apôtres qui n'avaient pas parfaitement accompli la mission que le Christ leur avait confiée. Yvonne Trubert n'est-elle pas la Réincarnation du Christ ? Elle est considérée et vénérée comme telle.

◾ Les Religions sont vivement critiquées, car " depuis des siècles (depuis le Concile de Nicée) elles détruisent l'humanité ". Yvonne Trubert s'en prend volontiers à l'Église Catholique, ne ménageant pas ses flèches contre, les évêques et les prêtres. Par contre elle affiche une grande admiration pour le Pape qui a compris la Mission d'Yvonne : " instaurer la religion nouvelle, unique et universelle ".

◾ La Prière occupe une grande place à IVI, mais sans référence à l'Écriture ni à l'Eucharistie. Elle est surtout " une vibration cosmique ". " une concentration d'énergie ", envisagée sous sa valeur thérapeutique, personnelle, cosmique ou sociale. IVI apprend à prier (" Savoir prier ", brochure éditée par IVI) mais la prière semble être confondue avec une technique ou une méthode de prière et en être le résultat.
◾ Les Sacrements n'ont aucune place dans l'enseignement de Mme Trubert, parfois même ils sont ouvertement critiqués comme le sacrement de Réconciliation ou niés tout simplement : " Le Christ n'a jamais fait de sacrements ". Et pourtant, lorsque le Mouvement se déplace en pèlerinage et visite un sanctuaire où est célébrée la Messe, que l'on soit musulman, protestant, juif ou athée, on communie derrière Yvonne.

Par contre, Y. Trubert reproduit les symboles des sacrements : elle baptise dans le Jourdain, célèbre le symbole de la Cène. A Cros, au cours du séminaire initiatique, les adeptes sont " purifiés " et reçoivent le Saint-Esprit qui les envoie en mission guérir toute maladie et chasser les démons (" Harmonisations ").

◾ Les Exorcismes : les démons sont partout et en tous, de grands troubles sont annoncés par Yvonne Trubert selon sa vision apocalyptique et satanique du monde. Mais les membres d'IVI ont reçu le pouvoir de chasser les démons. Ils exorcisent tout et partout ; les personnes, les choses, les lieux, et s'exorcisent mutuellement. La pratique des exorcismes fait partie intégrante de la mission IVI. On comprend, dès lors, que des évêques catholiques, orthodoxes, ou des pasteurs aient cru bon de mettre en garde les chrétiens, mais aussi les personnes qui cherchent la vérité, contre les thèses réductrices et destructrices de la foi enseignées par IVI.




Échographie du groupe IVI
Il nous reste à procéder à une troisième investigation. Car si la photographie d'IVI semblait ne pas devoir laisser soupçonner l'existence d'une secte, une échographie révèle d'indéniables adhérences ou tendances sectaires, En effet, des universitaires (spécialistes des sciences humaines, philosophes, psychologues, médecins, théologiens) ont procédé à une analyse sérieuse de ce mouvement, Leurs conclusions sont absolument convergentes : ils y ont retrouvé les principales caractéristiques de la manipulation mentale pratiquée dans les sectes, soit qu'il s'agisse de la manipulation consciente utilisée par de bons calculateurs, soit qu'il s'agisse de la manipulation exaltée, voire inconsciente des illuminés et des paranoïaques.




La séduction - destruction - reconstruction
La première de ces caractéristiques est la séduction. Fondatrice d'un mouvement qui va renouveler le monde, la médecine et la religion, Yvonne Trubert est le " leader " non seulement " craint et aimé ", mais " admiré " et " adoré " : ses adeptes lui vouent un véritable culte. N'est-elle pas la réincarnation de la Vierge, ou mieux du Christ ?
L'évolution du bulletin mensuel d'IVI est, à cet égard, symptomatique. Les 10 premiers numéros ressemblaient, à s'y méprendre à une revue de piété, digne de Saint-Sulpice, dans les années 1930, avec ses illustrations, ses citations, ses hagiographies, ses angélographies. A partir du numéro 12, le ton change. Yvonne Trubert y occupe la place centrale : c'est " Yvonne Trubert en Amérique Latine ", " Yvonne Trubert en Terre Sainte ", en Égypte, en Turquie. C'est Yvonne, ses voyages, ses conférences, ses photos, ses miracles.

Yvonne : " un être de lumière aux cheveux d'or, tout de blanc vêtu, passait de car en car (18, page 6), tel un amiral, en sa tenue de lumière " (8, page 8), " belle figure de proue aux cheveux d'écume " (9, page 20), " la douce et blonde Yvonne " (9, page 20)... " Sur les traces d'Yvonne " (14, page 4), " 250 IVI en marche sur les pas du Christ, derrière ceux d'Yvonne " (18, page 6), " notre mère à tous " (20). " Merci Yvonne. Merci Dieu " (12).

Yvonne " séduit " par sa personne, son amour débordant et démonstratif. Elle séduit surtout en raison de la mission divine dont elle est investie : " Mon oeuvre est une oeuvre divine. Rien ne m'empêchera de l'accomplir ".

Elle séduit son auditoire ; elle sait manipuler une foule : utiliser un style théâtral, passer du ton feutré de la confidence à la violence verbale, choisir des mots vagues et confus qui ont une charge affective : amour, énergie, confiance, harmonie, tenir des propos ésotériques qu'elle déclare scientifiques, proférer des menaces apocalyptiques, annoncer des catastrophes, bref susciter l'impression qu'elle est soulevée par un élan irrésistible, une inspiration qui la dépasse et qui apporte au monde une révélation unique.

La seconde caractéristique, ou le deuxième temps du processus de manipulation : c'est la destruction. Après la séduction : l'agression. Yvonne Trubert, dans ses conférences ou ses entretiens, suscite chez ses auditeurs ou chez son interlocuteur un sentiment de culpabilité, mettant en cause tout son passé, son " ego ", son mental, dont il va falloir se dessaisir. En langage IVI c'est le " lâcher-prise ".

Sont mises en cause également toutes les catégories sociales, la société tout entière :
◾ les scientifiques qui n'y connaissent rien ;
◾ les médecins qui n'ont jamais su ni soigner ni guérir leurs malades ;
◾ les parents qui n'ont jamais aimé leurs enfants ;
◾ les psychologues, bien sûr, " qui ignorent ce qu'est le subconscient " ;
◾ les théologiens qui " ne transmettent que des idées négatives avec leur théologie (arme aussi dangereuse que la bombe atomique) qui depuis des siècles détruit l'humanité " ;
◾ les prêtres, les évêques qui ne savent pas prier.
Cette destruction rend alors l'adepte entièrement disponible aux sentiments qu'Yvonne Trubert va lui suggérer, aux idées nouvelles, à la doctrine qu'Yvonne Trubert va lui inoculer, en lui laissant croire, en lui faisant croire, qu'il en découvre par lui-même la réalité, la nouveauté, et le bienfait. C'est la phase de reconstruction.
Cette séduction-destruction-reconstruction que pratique la fondatrice d'IVI est renforcée par la séduction que le groupe exerce sur l'adepte : IVI c'est l'Amour, IVI c'est la Famille. Il suffit d'assister à une conférence d'Yvonne Trubert, de participer à une Fête du Mouvement ou de lire le bulletin mensuel pour comprendre que dans un tel courant affectif collectif, l'esprit critique et le libre arbitre s'émoussent et s'évanouissent.

Les adeptes deviennent des inconditionnels d'Yvonne et d'IVI : ils sont désormais prêts à croire, à dire, à faire n'importe quoi. Yvonne ne peut ni se tromper, ni nous tromper.

Ils s'investissent de plus en plus dans les activités multiples et accaparantes du mouvement, au risque, parfois, de délaisser, peu ou prou leur vie familiale ou relationnelle, en particulier quand le conjoint n'adhère pas à IVI. Il se peut que l'on trouve là, une des causes, entre autres, de certaines séparations, ou de certains divorces. La théorie de la réincarnation, de la dette Karmique, permettra d'expliquer cette situation : il s'agissait de rencontres Karmiques. Et pourquoi ne trouverait-on pas à IVI l'âme-soeur ?




L'escroquerie intellectuelle
Enfin, il convient de dénoncer l'escroquerie intellectuelle que véhicule l'enseignement religieux et médical d'Yvonne Trubert.
Qu'on nous comprenne bien. Il ne s'agit, en aucune manière, de nous immiscer ici dans le domaine libre des croyances, des idéologies ou des pratiques, de ne pas respecter le droit fondamental pour chaque personne de croire ou de ne pas croire, le droit de participer à une association. Si les membres d'IVI veulent croire que " Dieu et l'énergie cosmique c'est la même chose ", qu'ils sont la Réincarnation des 5.000 disciples qui vivaient il y a 2.000 ans avec le Christ, que les 12 principaux responsables d'IVI sont la réincarnation des 12 apôtres, et qu'Yvonne Trubert est la Réincarnation du Christ ou du Paraclet : ils sont libres. Il n'y a rien en cela de répréhensible au regard de la loi.

Par contre ce qui est inadmissible, c'est la duperie, l'escroquerie intellectuelle pratiquée par Yvonne Trubert sur le plan religieux et médical.


Sur le plan religieux
Yvonne Trubert trompe son monde : ◾ quand elle fait ou laisse croire qu'elle est en plein accord avec l'Église Catholique alors que son enseignement religieux est en contradiction formelle avec la Foi des Catholiques, n'a reçu aucune approbation de l'Église Catholique ;
◾ quand elle organise des pèlerinages dans des sanctuaires catholiques, participant avec IVI aux offices religieux, quand elle organise des réunions mensuelles de prières dans les grandes églises parisiennes (cf. bulletin IVI n° 17), quand elle fait croire que la prière d'IVI est la vraie prière chrétienne ;
◾ quand elle prétend avoir été reçue en audience privée par le Pape, avoir discuté avec lui, avoir été encouragée par lui à continuer son oeuvre, ou quand elle affirme avoir eu un rendez-vous avec le Cardinal Lustiger en juin 1986 ;
◾ quand elle soutient qu'elle n'a jamais enseigné la Réincarnation, alors qu'elle développe ce thème dans toutes ses conférences, comme on peut le constater, en particulier dans la conférence de Genève, le 15 mars 1985, où elle affirme que tous les catholiques croient à la Réincarnation, " qu'ils prennent des chemins détournés pour en parler, et que dans les évangiles, il ne faut pas être têtu, c'est marqué " ;
◾ quand elle déforme, tronque, truque, manipule les textes de l'Écriture Sainte pour mieux justifier ses théories et sa doctrine ;
◾ etc...

Sur le plan médical
De même sur le plan médical, des médecins dénoncent " le manque de sérieux dans l'exposé, l'absence de logique et le caractère mensonger des affirmations proposées par Yvonne Trubert dans l'enseignement médical qu'elle dispense au Séminaire de Cros. Il s'agit là " d'une tromperie dangereuse et répréhensible ".
La responsabilité encourue par IVI, en ce domaine, est en effet considérable. D'une part le soupçon qu'elle favorise en permanence contre la médecine allopathique peut avoir de graves conséquences, ne serait-ce que celle de refuser l'intervention d'un médecin généraliste en cas de danger grave.

Mais d'autre part, comment peut-on admettre, que des adeptes d'IVI, sans aucune formation ni compétence médicales et qui ont assisté, pendant un week-end aux conférences pseudo-scientifiques d'Yvonne Trubert- se permettent de soigner des malades en pratiquant les " Harmonisations ". Le Conseil de l'Ordre des Médecins pourrait intervenir pour condamner cette pratique illégale de la médecine.

On ne peut encore que protester devant les promesses de guérison et les échecs de thérapie IVI.
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MessageSujet: Re: Marie de Hennezel   09.08.14 17:20

il a plu
donc j'ai très mal au dos
donc je suis de mauvaise humeur
donc toutes ces salades me fatiguent

Quoi faire ?
Aller à l'église et allumer un cierge ?
ou bien prendre un mélange de médocs qui me fera dormir au lit pour oublier ce mal au dos?
ou bien me jeter par la fenêtre  et tout sera résolu en ce qui me concerne ?
Je ne sais pas du tout.
Je sais que s'il y a des liens entre souffrance physique et souffrance psychique,c'est absurde de les comparer.Elles ne se situent pas au même niveau.
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MessageSujet: Re: Marie de Hennezel   09.08.14 19:58

Curieux, la douleur dans l'épaule droite est partie pour aller dans la jambe droite
Ce n'est pas la même douleur, au niveau du ressenti.
Les douleurs physiques qui se balladent dans mon corps, je connais !
Il faut souffrir physiquement pour ne pas oublier son corps.
A-t-on conscience qu'on a un dos,un nez,deux oreilles,une langue etc ?
Non, on s'en sert mécaniquement
D'ailleurs,on dit bien "j'ai un corps","j'ai faim",j'ai sommeil
comme si on possédait et on maîtrisait tout çà
ah quand même, je SUIS malade
ouais,si je suis malade,en principe je ne maîtrise plus rien
alors le personnel soignant s'occupe de tout ???
Mais on dit aussi "j'ai telle maladie"
Problème de mots
ah voilà que la douleur dans l'épaule revient
j'ai fait du yoga et de la relaxation
j'en connais les limites
on ne m'a quand même pas ouvert...le 3e œil (je ne sais pas ce que c'est,je pense que c'est comme pour le reste,il faut y croire )
Quant à la salade Jésus-Christ,l'inconscient et le corps,tout le problème consiste à savoir de quelle manière elle est préparée...
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