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 La Grèce

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Féminin Messages : 18528

MessageSujet: La Grèce   27.09.11 20:34

Alors que la Grèce s'en va en ruines,l'Eglise orthodoxe est traditionellement riche et  privilégiée car elle ne paie aucune taxe
 
Bien sûr,comme toutes les Eglises,les oeuvres caritatives ont un prix..
 
Pourra-t'on tolérer cela pendant longtemps ???
 
Il va bien falloir que cela bouge...un jour ou l'autre...Tradition ou pas !
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Féminin Messages : 18528

MessageSujet: Re: La Grèce   16.05.12 13:48

La Grèce doit-elle quitter l'euro?

Sandra Moatti
Alternatives Economiques n° 307 - novembre 2011

Non, ce serait un désastre économique et politique.


Et si la Grèce quittait l'euro ? Jusqu'à présent, cette idée séduisait surtout, en Grèce, ceux que les exigences de Bruxelles exaspèrent et, en Europe du Nord, ceux qui ne veulent pas payer pour Athènes. Désormais, cette issue est également recommandée par des économistes aussi éminents que l'Américain Nouriel Roubini ou l'Allemand Hans-Werner Sinn. Selon eux, la Grèce doit quitter l'euro, car son problème n'est pas seulement un problème d'endettement excessif, mais aussi un problème de compétitivité insuffisante. Or, la restructuration de la dette grecque - jugée désormais incontournable - résoudra le premier problème, mais pas le second. Sans une dévaluation franche et massive de sa monnaie, la Grèce devrait faire baisser les prix et les salaires d'environ 30 % pour rétablir sa compétitivité. Un processus long, politiquement conflictuel (tous les prix et les revenus ne baissent pas au même rythme) et économiquement suicidaire pour un pays criblé de dettes.

Convaincant vu de loin, le scénario d'une sortie de l'euro devient cependant de plus en plus noir à mesure qu'on le considère en détail. Primo, il fait l'impasse sur les détails pratiques de l'opération. Changer de monnaie ne se fait pas du jour au lendemain : il faut d'abord le décider - et, dans une démocratie, c'est au Parlement de se prononcer sur une telle question -, puis le mettre en place. Il ne suffit pas pour cela de faire une loi pour convertir tous les contrats dans une nouvelle monnaie. Il faut aussi imprimer des billets, frapper des pièces et surtout reprogrammer les caisses des magasins, les guichets automatiques, les ordinateurs…

Autant dire que d'ici à ce que la nouvelle drachme voie le jour, tous les déposants un tant soit peu avertis auront le temps d'imaginer ce qui les attend : la conversion de leur pécule en une monnaie vouée à s'effondrer. Ils se précipiteront alors pour vider leur compte en banque et sortir leur argent du pays. Un phénomène qui a déjà d'ailleurs commencé… mais qui prendrait là une tout autre ampleur. D'autant qu'on n'imagine pas la Banque centrale européenne (BCE) continuer à soutenir les banques d'un pays qui s'apprête à quitter le navire. Bref : " le système bancaire grec serait détruit avant même que la Grèce quitte la zone euro ", conclut l'économiste Willem Buiter [1].

Qu'adviendrait-il alors des dettes de la Grèce ? Les contrats régis par la loi grecque seraient relibellés en " nouvelle drachme ", mais les autres resteraient en euros. Les nombreux agents endettés à l'international seraient étranglés par des dettes devenues de ce fait encore plus exorbitantes, notamment les banques, s'il en reste encore debout à ce stade.

Les entreprises s'en sortiraient-elles mieux, avec des exportations dopées ? Rien n'est moins sûr. Le fameux regain de compétitivité attendu de la dévaluation n'aurait qu'un impact limité sur une économie relativement fermée comme l'est celle de la Grèce. En revanche, le renchérissement des importations serait immédiat et massif. Dès lors, l'avantage compétitif créé par la dépréciation de la monnaie risquerait fort d'être rapidement effacé par l'inflation alors que le pays serait considérablement appauvri.

En outre, il ne faudrait plus compter sur la moindre source de financement extérieur, ni privée ni publique. C'est déjà un problème pour tous les agents qui en dépendent aujourd'hui, à commencer par l'Etat qui reste lourdement déficitaire, même en enlevant le service de la dette (*) ). Comment le gouvernement paierait-il alors les fonctionnaires ? Soit il baisserait encore un peu plus leurs salaires - peu vraisemblable vu ce qu'ont déjà subi les Grecs -, soit il utiliserait sa nouvelle autonomie monétaire pour faire fonctionner la planche à billets. Un jeu qui peut dégénérer en hyperinflation. Bref : système bancaire à terre, inflation forte voire débridée, appauvrissement généralisé… Des désordres économiques de cette ampleur font généralement le lit de la violence sociale et politique.

Pour les autres membres de la zone euro, la sortie de la Grèce déclencherait sans doute des effets de contagion massifs. D'abord, des pertes liées au défaut de l'Etat et des banques grecques, mais aussi vraisemblablement de nombreuses entreprises privées endettées en euros. Surtout, un tabou serait brisé : si cela peut arriver à la Grèce, cela peut arriver à d'autres… Une pensée qui pourrait inciter les détenteurs de comptes bancaires au Portugal, en Irlande, mais aussi en Espagne ou en Italie à retirer leurs billes de ces pays s'ils anticipent un risque, même mineur, de les voir sortir de l'euro à leur tour. Ce qui ferait fondre la valeur de leurs dépôts comme neige au soleil…

Conclusion : la Grèce sortie de la zone euro, ses maux risqueraient de se transférer rapidement à d'autres Etats membres. Et si on généralisait la cure par amputation des membres " malades ", cela reviendrait à un démantèlement de la zone euro. Le coût économique en serait incalculable et les conséquences politiques potentiellement considérables. Sur fond de dislocation du marché intérieur et de défauts tous azimuts, on voit mal comment le projet européen pourrait y survivre.

C'est bien parce que la solution de la sortie de la zone euro serait catastrophique que sa probabilité est faible. Mais elle n'est pas nulle. Un pays ne peut certes pas être expulsé de la monnaie unique, mais il peut être poussé à en sortir. Si la troïka (*), lassée de voir la Grèce manquer à ses engagements, décidait de couper ses financements et, surtout, si la BCE cessait de fournir de la liquidité aux banques grecques, alors Athènes n'aurait plus d'autre choix que d'abandonner l'euro. Le cas de figure n'est pas prévu par les traités. Cela signifie qu'aucune règle ne l'encadre : difficile donc de croire, comme Nouriel Roubini, à la possibilité d'un " divorce à l'amiable " qui minimiserait les dégâts.


* Service de la dette : somme à verser annuellement pour rembourser la dette, tenant compte des intérêts et du capital (le principal).
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Féminin Messages : 18528

MessageSujet: Re: La Grèce   16.05.12 13:50

L'effet boule de neige sera inévitable..pour les autres pays voisins
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