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 Ramon Sampedro

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MessageSujet: Ramon Sampedro   02.10.11 20:13

Ramon Sampedro
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Ramón SampedroRamón Sampedro, né le 5 janvier 1943 dans la commune de Porto do Son en Galice (Espagne) et mort le 12 janvier 1998 à Boiro, est un marin, écrivain et militant de l'euthanasie.

A 19 ans, Ramón Sampedro s'est enrôlé dans la marine marchande avec l'intention de connaître le monde.

Ramón Sampedro, devenu tétraplégique à la suite d'un accident, et qui s'est battu durant vingt-neuf ans pour le droit à l'euthanasie. Au terme d'une longue bataille juridique qui ne lui permit pas d'avoir gain de cause, Ramón Sampedro décida de mettre lui-même un terme à ses souffrances. Le 12 janvier 1998, grâce à l'aide de onze amis, il se donne la mort. Aucun de ses "complices" ne fut accusé, car Sampedro brouilla habilement les pistes, chacun ayant une mission secrète ne l'impliquant pas de façon certaine dans la mort de leur ami : l'un avait les clefs de son domicile, l'autre acheta le cyanure, le suivant plaça le verre sur la table de nuit, le quatrième plongea la paille et ainsi de suite jusqu'au dernier qui filma Ramón, sourire aux lèvres, quelques secondes avant sa mort.

Ramón est mort dans sa maison de Boiro le 12 janvier 1998 par empoisonnement de cyanure de potassium, aidé par son amie Ramona Maneiro. Celle-ci a été arrêtée quelques jours après, mais elle n'a pas été jugée par manque des preuves. Sept ans après, dès que le délit eut été prescrit, Ramona a admis dans une émission de télévision avoir facilité à Ramón l'accès au poison qui lui a causé la mort et avoir enregistré la vidéo où celui-ci a prononcé ses derniers mots.

Il a écrit deux livres. Cartas desde el infierno (littéralement de l'espagnol Lettres de l'enfer) publié en 1996, regroupe ses écrits jusqu'à cette date. Le recueil de poèmes Cando eu caia (littéralement du galicien Quand je tombais) a été publié après sa mort en 1998.

La vie de Ramón Sampedro a été portée au cinéma en 2004 par le film Mar adentro, d'Alejandro Amenábar, et précédemment, en 1999, par un long métrage galicien, Condenado a vivir (Condamné à vivre)
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MessageSujet: Re: Ramon Sampedro   22.03.13 11:23


Espagne: un «suicide assisté» relance le débat sur l'euthanasie. Sampedro, tétraplégique, s'est empoisonné au cyanure.

22 janvier 1998 à 16:44

Libération

Par ARMENGAUD Jean-Hébert

Madrid, de notre correspondant.

Dix jours après le crime, la police espagnole recherche toujours la personne qui a «suicidé» Ramon Sampedro. Ce tétraplégique galicien de 55 ans se battait depuis des années pour sa propre euthanasie. Il était remonté jusqu'à la Cour européenne des droits de l'homme. Sans succès. Fatigué de «tant de bureaucratie», il avait annoncé son intention d'en finir, aidé «d'un ami proche». Il est mort empoisonné au cyanure, brouillant les pistes sur «l'ami proche», pour lui éviter une peine qui peut atteindre trois ans de prison.

Ce suicide assisté a réveillé en Espagne le débat sur la dépénalisation de l'euthanasie, débat ouvert par ce même Ramon Sampedro, en 1993, quand il avait commencé son long parcours devant les tribunaux. Le Tribunal constitutionnel avait rejeté un nouveau recours, il y a six mois, et le tétraplégique préparait, depuis, sa sortie de scène: «La tyrannie des lois est indigne: le code pénal n'interdit pas le suicide, mais interdit l'aide au suicide.» Il avait déménagé, quitté sa famille et s'était installé dans une ville proche de son village natal. Plusieurs personnes, surtout des amies, l'entouraient. Une dizaine d'entre elles possédaient les clés de son appartement, ce qui complique la tâche de la police à l'heure d'identifier celle qui a pu l'aider dans son suicide.

Ramon Sampedro avait coutume de dire qu'il était un cerveau accroché à un corps mort. Depuis son accident, à l'âge de 26 ans, depuis cette sale chute sur des rochers lors d'un plongeon en mer, à l'heure de la marée descendante, ce marin désormais cloué au lit voyait le monde depuis sa fenêtre. Il ne voulait même pas d'un fauteuil électrique. «N'être qu'une tête pensante ne suffit pas pour vivre, disait-il sur son cas, l'homme a besoin d'un équilibre entre le corps et la pensée. Je suis comme un naufragé ancré au milieu de l'océan qui sait qu'il ne touchera plus jamais terre. C'est pour ça que je préfère en finir.»

Le discours hétérodoxe d'un Ramon Sampedro dérangeait. Il désarmait surtout la toujours puissante Eglise, qui dépêchait sur le front «euthanasie» un prêtre tétraplégique, Luis de Moya, docteur en droit canon de l'université de Navarre: «Supprimer la vie n'est pas la solution à la douleur humaine.» Sauf que Ramon Sampedro parlait moins de douleur que d'un tranquille désir de mourir. Il cherchait «un port plus accueillant». Sourire aux lèvres, il était parvenu à dédramatiser la mort: «La mort est un rêve, elle corrige un chaos, elle rééquilibre la vie. La peur de la mort est une stupidité avec laquelle on nous tourmente dès notre plus jeune âge.»

Dès le début de son combat devant les tribunaux, Ramon Sampedro avait reçu l'aide de l'association Droit à mourir dignement (DMD), la seule en Espagne à défendre la dépénalisation de l'euthanasie. Propulsée par l'extrême médiatisation d'un cas si particulier, DMD estime aujourd'hui que Ramon Sampedro «a beaucoup aidé à éliminer les tabous» qui existent en matière d'euthanasie. Selon un sondage, 66% des Espagnols approuvent le recours à cette méthode ­ si un malade en proie aux pires souffrances la réclame. DMD estime que l'on nage «en pleine hypocrisie» puisque déjà l'euthanasie passive serait pratiquée dans les hôpitaux.

Seuls les communistes d'Izquierda Unida défendent ouvertement le «droit individuel à mourir». Le Parti socialiste estime du bout des lèvres que «le débat est ouvert», tout comme le Parti populaire au pouvoir, qui avertit aussitôt qu'«une attitude permissive peut générer des abus». «L'euthanasie n'est pas une formule pour éliminer des personnes contre leur volonté, répondait avant sa mort Ramon Sampedro, de toute façon, si un fou se met en tête de supprimer des malades du sida ou des chômeurs, il le fera avec ou sans loi.» Etrangère au débat, la police espagnole cherche le «meurtrier», dont l'éventuel procès risque d'être agité.
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MessageSujet: Re: Ramon Sampedro   22.03.13 11:49

L'Express


La dernière volonté de Ramon

Par par Cécile Caraval et , publié le 21/11/1996

Parce que sa vie n'en est plus une, Ramon Sampedro, tétraplégique, a saisi la justice de son pays. Il veut qu'on l'aide à mourir, en toute légalité


Ramon Sampedro est vif d'esprit dans un corps défunt. Son obsession: qu'une âme compatissante l'aide à en finir. Depuis vingt-huit ans, ce quinquagénaire originaire de Galice regarde tourner le monde cloué dans son lit par une tétraplégie, rançon d'une mauvaise chute sur des rochers lors d'un plongeon en mer. Seule sa tête bouge encore. Pour échapper à la folie, Ramon fait régler tous les jours son réveil de bonne heure, afin de lire et d'écrire. Il vient de publier Lettres depuis l'enfer. Seules autres distractions, les visites de ses amis et les soins de sa belle-s?ur, qui le change de position toutes les trois heures.

"Je suis un mort chronique", confesse-t-il, amer. Cette vie qui n'en est pas une, Ramon souhaite tant pouvoir l'abréger qu'il a saisi la justice de son pays. C'était il y a trois ans, à Barcelone, et la première fois que l'Espagne avait à statuer sur le droit à l'euthanasie. De refus en refus, c'est désormais à l'audience provinciale de La Corogne, en Galice, de se prononcer sur la supplique de ce singulier plaignant. "Ici, l'euthanasie n'est pas reconnue. La loi considère l'aide au suicide comme un délit, ce qui rend le cas de mon client particulièrement difficile, commente Jorge Arroyo. Toutefois, la Constitution, qui prévaut sur le Code pénal, dit aussi que la dignité humaine est un principe fondamental!"

Sans doute Ramon pourrait-il trouver quelqu'un qui l'aide clandestinement à mettre fin à son calvaire. Cependant, l'homme, à qui les médecins prédisent une longue survie, refuse de quitter la scène par les coulisses. "Le magistrat est là pour interpréter la loi. La vie est un droit, mais ce n'est pas une obligation", revendique le paralytique, ulcéré par "l'immoralité des juges qui sanctionnent la tentative de suicide, mais pas le suicide en lui-même".

Reste un "espoir" pour Ramon. Le nouveau Code pénal, entré en vigueur en mai dernier, prévoit une diminution des peines pour qui pratique l'euthanasie. Si le tiers est l'agent direct du décès et s'il n'a pas d'antécédents pénaux, la peine n'est que de six mois à un an de prison. Or les nouvelles dispositions excluent l'incarcération en cas de peine inférieure à l'année. "Nul ne sait encore vraiment à quoi s'en tenir, relève Jorge Arroyo. Mais si la norme s'applique, alors de nombreuses personnes, et pas seulement Ramon, verront enfin le bout du tunnel."

Dans son combat, Ramon Sampedro a reçu le soutien de l'Association pour le droit de mourir dignement (DDM), la seule du pays à militer dans ce domaine depuis 1984. "Il faut changer la législation, souligne l'un des responsables, Aurora Bau. Tout cela n'est qu'hypocrisie. L'euthanasie passive est régulièrement pratiquée." D'après la dernière enquête du Centre d'investigation sociologique (datant de 1993), 66% des Espagnols approuvent le recours à cette méthode si un malade en proie aux pires souffrances la réclame. Mais les objections de la puissante Eglise catholique pèsent lourdement sur le débat. A tous ceux qui veulent le raisonner ou lui faire la morale, Ramon, qui est athée, répond par cette seule question dans les dernières lignes de ses Lettres depuis l'enfer: "Quel sens a la douleur si elle va à l'encontre de la volonté humaine?"
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