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 Patrick Verspieren et la fin de vie

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Féminin Messages : 18766

MessageSujet: Patrick V.   19.08.11 12:57

Euthanasie : « On ne bâtit pas une morale sur des cas singuliers »Par Henrik Lindell

Patrick Verspieren, jésuite, responsable du département d’éthique biomédicale du Centre Sèvres à Paris, expose ses critiques de l’euthanasie. Entretien.

TC : Pourquoi faudrait-il s’opposer à l’euthanasie ?

Patrick Verspieren : Cette question est étrange. Je préfère l’inverser : qu’est-ce qui pourrait nous amener à légaliser l’euthanasie ? Ce débat porte sur un acte de mort. Or, l’interdit de l’homicide volontaire est fondamental dans toute société humaine. La question pertinente serait donc celle-ci : y a-t-il vraiment des raisons importantes pour toucher à cet interdit ?

Pour moi, la réponse est non. Mais le fait de le recommander publiquement montre que nous sommes dans une société qui n’a plus guère de repères. Un des symptômes en est la croissance des dépendances chez beaucoup d’adolescents. Chacun est invité à choisir sa propre voie personnelle. Cela suscite beaucoup d’angoisse, et les chemins empruntés ne sont pas toujours très humanisants.

L’Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD), qui milite pour l’euthanasie, revendique 50 000 adhérents, dont des parlementaires. Comment comprenez-vous une telle popularité ?

Pour comprendre la demande de légalisation de l’euthanasie, il faut prendre en compte des peurs, une certaine conception de la liberté et un détournement de sens du terme de dignité. La mort fait peur, plus qu’auparavant, comme la souffrance, mais aussi la médecine. On attend beaucoup d’elle, mais on craint que ses techniques soient appliquées sur soi de façon disproportionnée. Les lois récentes, comme la loi Leonetti, ont pour objectif de donner des garanties en ce domaine et de rassurer, mais elles restent trop peu connues.

Nous sommes dans une société de plus en plus individualiste, qui réclame de plus en plus de libertés. Pour quelqu’un qui commence à être un peu âgé, un peu malade, une liberté de mourir au moment choisi paraît rassurante. L’existence d’une telle « porte de sortie » pour le cas où la vie commencerait à devenir difficile serait un gage de sécurité, pensent beaucoup, qui oublient que l’on peut aussi « être poussé vers la sortie ». Le concept de dignité a été tordu et faussé.

Ce concept dit la grandeur de l’homme, quelle que soit sa situation, parce qu’il est homme. Au contraire, l’ADMD emploie ce mot pour faire croire qu’il y a des gens qui ont perdu leur dignité et ne seraient plus vraiment humains. Cette distorsion du langage renforce les images d’horreur et jette le discrédit sur des personnes spécialement vulnérables, qui ont d’autant plus besoin de marques de respect.

Êtes-vous satisfait de la législation actuelle, dont la loi Leonetti ?

Je dis souvent que je la trouve bonne à 95 %. J’approuve la plupart des dispositions. Mais certaines d’entre elles ne devraient pas être dans un texte de loi. Elles relèvent plutôt de directives données aux médecins ou du code de déontologie médicale, car y sont employés des termes qui ne sont compréhensibles que dans un contexte médical.

Prenons cette formule : « Si le médecin constate qu’il ne peut soulager la souffrance d’une personne en phase avancée… qu’en lui appliquant un traitement qui peut avoir pour effet secondaire d’abréger sa vie, il doit informer… » Les médecins voient très bien de quoi il s’agit. Un « effet secondaire » d’un traitement est une conséquence non recherchée, qu’il s’agit de limiter autant que possible. Mais ce terme n’est pas défini dans le droit français. Il pourrait donc être interprété de manières bien différentes.

Que redoutez-vous précisément ? Que l’on utilise des antalgiques dans le but de provoquer la mort ?

Il faut en effet manier avec beaucoup de précaution certains médicaments. Je pense notamment à la sédation, qui consiste à diminuer la conscience ou même à plonger un malade dans un coma artificiel pour lui éviter de souffrir. Employés sciemment à trop fortes doses, les médicaments « sédatifs » provoquent délibérément la mort. Les médecins sont les seuls à pouvoir doser avec précision les bonnes quantités. Le fait d’évoquer ces problèmes-là dans une loi me semble déplacé, même si je suis tout à fait d’accord avec le contenu.

Dans certains pays européens, l’euthanasie est autorisée. Cela correspond-il à une tendance européenne générale ?

Non. L’Allemagne, jusqu’à présent, est restée très prudente, frileuse même peut-être, sur cette question. Tout récemment, le droit de refuser des traitements en cas de maladie grave y a été clairement affirmé. Pendant longtemps la question de l’euthanasie y est restée tabou, au souvenir des atrocités commises par le régime nazi.

Peu de pays ont une législation qui fasse place à ce qui est parfois appelé « l’aide à mourir », c’est-à-dire en fait l’euthanasie ou l’assistance au suicide. En Europe, il s’agit des Pays-Bas, de la Belgique et du Luxembourg.

La France pourrait-elle s’inspirer de ces pays ?

Plusieurs propositions de loi ont été déposées au Sénat et sont inspirées de plus ou moins près par la législation des Pays-Bas. Celle qui a été déposée le 13 octobre par un groupe de sénateurs mené par M. Fischer et Autain et Mme David, ne risque pas d’être votée en l’état ; elle inciterait vraiment trop à la mort !

L’article 2 stipule : « Toute per­­sonne capable, en phase avancée ou terminale d’une affection reconnue grave et incurable quelle qu’en soit la cause ou placée dans un état de dépendance qu’elle estime incompatible avec sa dignité, peut demander à bénéficier d’une euthanasie volontaire. ».

Imaginons une personne dépendante placée en maison de retraite et peu entourée, ce qui est hélas fréquent. Elle est en danger de douter d’elle-même et de sa dignité, de son droit au respect, de perdre l’estime d’elle-même. Si la proposition de loi était acceptée, cette personne pourrait demander à être euthanasiée, et le corps médical serait tenu à donner suite. À la perte d’estime de soi, la société répondrait par une mort provoquée sur demande. J’estime que ce serait la marque d’une société suicidaire.

N’y a-t-il vraiment pas des cas où vous pourriez comprendre la démarche de certains qui réclament l’aide à mourir ?

Pouvez-vous me donner un exemple d’une loi telle qu’il n’y ait aucun cas qui pose problème ? Qu’il y ait des cas extrêmes et des personnes qui, en conscience, transgressent cette loi, on ne peut l’exclure pour aucune loi. Cela ne délégitime pas la loi. Un bon moraliste disait : on ne bâtit pas une morale sur des cas singuliers. Cela vaut aussi pour la loi.

Bien sûr, la loi peut être perçue comme injuste face à des cas extrêmes. Mais celui qui transgresse, même pour de bons motifs à son point de vue, doit accepter de rendre des comptes. Certains voudraient qu’on fasse droit à toute demande et que personne n’ait de compte à rendre à personne. Je ne suis pas d’accord.

La loi est générale, et c’est au juge de prendre en compte toute la singularité de la situation. J’ai reçu les confidences d’un certain nombre de soignants qui avaient pratiqué l’eu­tha­nasie. Chaque fois, je me suis dit : « Il y aurait eu tellement mieux à faire ! »

Beaucoup de croyants s’engagent dans le développement des soins palliatifs. Pourquoi ?

Il faudrait leur demander ! Mais je peux dire que parmi ceux qui ont pris l’initiative de mettre en œuvre les soins palliatifs, nombreux étaient les chrétiens et les juifs. On oublie souvent que le soin des malades était une des principales « œuvres de miséricorde » du christianisme naissant qui prenait au sérieux la parabole du Jugement dernier (Matthieu 25, 31-46), et que le soin et l’accueil des « pauvres malades » a été une institution chrétienne qui est à l’origine de nos hôpitaux actuels.

Quant à la présence de beaucoup de croyants dans les unités de soins palliatifs aujourd’hui, sans être sociologue on peut dire que le souci de la personne souffrante est une exigence du judaïsme, du christianisme et d’autres religions. Dans notre société, beaucoup fuient la mort. Ceux qui croient à la résurrection en ont peut-être moins peur.

En tout cas, ceux qui travaillent dans les soins palliatifs acceptent de lui être confrontés. Le plus important est de savoir reconnaître l’humanité du malade et de lui envoyer un message positif.

Si on se dit que la personne malade est une personne comme moi, autant que moi, on est beaucoup moins tenté de lui faire une injection mortelle. Inversement, ceux qui parlent de perte de dignité envoient un message négatif. Ils poussent ainsi vers la mort. Ils excluent de l’humanité les personnes très atteintes. Tel est à mon jugement le cœur du débat sur l’euthanasie.
Par Henrik Lindell

À lire : La tentation de l‘euthanasie – Repères éthiques et expériences soignantes, Patrick Verspieren, Marie-Sylvie Richard, Jacques Ricot, desclée de Brouwer, 293 p., 22 €
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MessageSujet: Patrick Verspieren et la fin de vie   17.11.11 19:33

euthanasie...« On ne bâtit pas une morale sur des cas singuliers »


l

« On ne bâtit pas une morale sur des cas singuliers »: Cette phrase, le père Patrick Verspieren, jésuite, l’a faite sienne et nous explique pourquoi il est contre l’euthanasie au cours d’un entretien recueilli par Henrik Lindell.

Il dit bien que l’euthanasie est « un acte de mort » et qu’il est invraisemblable que l’on puisse penser, par ce fait, à légaliser l’euthanasie.

La société de plus en plus individualiste demande toujours plus de libertés et n’accepte ni la souffrance, ni la mort comme ultime étape de la vie. « Dans notre société, beaucoup fuient la mort. Ceux qui croient à la résurrection en ont peut-être moins peur. »

Il rappelle que l’euthanasie n’est pas légalisée dans de nombreux pays européens comme on a tendance à nous le faire croire et que « l’on ne pas bâtit une morale sur des cas singuliers » ce n’est pas parce que certains transgressent la loi qu’il faut l’abolir !

Enfin il mentionne le bienfait des soins palliatifs dont l’Eglise est à l’origine ; c’est elle qui a créé les hôpitaux et a institué les œuvres de miséricordes.
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MessageSujet: Re: Patrick Verspieren et la fin de vie   17.11.11 19:59

Bon,c'est un morceau d'article..je n'ai pas réussi à l'avoir en entier(c'est payant).Je ne suis pas d'accord.On dit bien que "l'exception fait la règle".

Si l'euthanasie est un acte de mort(je le cite),que doit-on dire de l'acharnement thérapeutique... ..de la survie artificielle...

C'est bien connu,l'Eglise et le corps médical ont marché longtemps main dans la main..trop d'attachement au conservatisme,à la tradition,au pouvoir...à l'hypocrisie quelquefois..même souvent..

Il n'y a plus de loi en fin de vie,puisque c'est justement la fin

Quand on est sur le point de mourir,on meurt,un point c'est tout.

Désolée,on a parfaitement le droit de croire en Dieu et de refuser les unités de soins palliatifs dont l'Eglise est à l'origine pour x y z raisons..et de refuser l'acharnement thérapeutique..il ne reste qu'une solution..

Même si c'est la fin,on doit respecter le patient..avant tout..
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MessageSujet: Re: Patrick Verspieren et la fin de vie   17.11.11 20:19

Il me semble qu'il avait rédigé tout un truc sur l'exception d'euthanasie pourtant..j'en suis même certaine...

Sa position se serait radicalisée?(alors qu'il est jésuite donc pas bête)

????????

Encore une fois,même si je me répète,la définition du meutre,c'est ôter la vie à quelqu'un et contre son gré.On ne peut pas tuer quelqu'un qui est en fin de vie puisque de toute façon il va mourir,il est en train de mourir.On ne peut ni le tuer,ni l'empêcher de mourir...Il faudrait arrêter de dire des conneries à propos de la fin de vie.

Euthanasie,acharnement thérapeutique,deux expressions inséparables..! ! !..
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MessageSujet: Re: Patrick Verspieren et la fin de vie   11.10.13 14:41


Le père jésuite Patrick Verspieren réfléchit depuis 1983 sur les soins palliatifs. «La fin de vie reste trop médicalisée».

FAVEREAU Eric 6 avril 1998 à 00:23

Le père Patrick Verspieren dirige le département de bioéthique

médicale du centre Sèvres des jésuites à Paris. En janvier 1984, il avait fait sensation avec un article publié dans la revue Etudes, où il dénonçait l'usage euthanasique de cocktails lytiques, mélanges de trois produits qui étaient prescrits systématiquement, dans bon nombre d'hôpitaux, dans le dessein de hâter la mort. Depuis, la situation a profondément changé. Alors que cette pratique a peu à peu régressé, les soins palliatifs ont commencé à se développer. Mieux, le corps médical est sorti de son silence. Et, récemment (le 12 mars), Libération publiait plusieurs enquêtes sur l'«euthanasie passive», montrant qu'un patient sur deux, dans les services de réanimation, décédait à la suite d'une décision d'arrêt des soins. A l'occasion du Congrès sur les soins palliatifs, Patrick Verspieren fait le point sur la situation.

L'usage des cocktails lytiques a-t-il complètement disparu?

D'abord, un rappel: historiquement, le cocktail lytique servait essentiellement à limiter la douleur. Mais, paradoxalement, les médecins qui développaient ces cocktails refusaient la morphine, pourtant beaucoup plus simple d'emploi. Or, peu à peu, il y a eu une dérive euthanasique. On s'est mis à employer ces mélanges, non plus pour soulager la douleur mais bien dans l'intention de hâter la mort.

D'où votre article, alors, dans la revue «Etudes»?

Oui, en 1983, cela sautait aux yeux. Cette pratique devenait systématique, cachée, opaque. Et c'est vrai que le fait d'en parler a changé profondément la donne. Mais, depuis peu, très clairement, on voit réapparaître l'emploi de médicaments sédatifs à des fins euthanasiques. C'est vrai que cela renvoie à des situations d'extrême souffrance et d'angoisse chez certains patients, en particulier chez des malades en grande insuffisance respiratoire. Ils vivent une sensation atroce d'asphyxie. Les médecins prennent souvent l'image d'un poisson hors de son bocal, tant c'est lourd à supporter. Et là, ils emploient des médicaments sédatifs, en particulier certaines benzodiazépines, qui vont provoquer un sommeil induit. Mais c'est bien le moins" Certes, et nous le recommandons dans les unités de soins palliatifs, mais uniquement dans les cas extrêmes et aux doses juste nécessaires pour soulager. Car, autour de ces prescriptions, il y a deux questions: quand et sous quelle dose prescrire? Ces médicaments peuvent agir très vite, ils ont une durée de vie brève. Toute la question est de savoir ce que l'on cherche à provoquer. Certes, il faut que la personne perde conscience, avec une baisse de la vigilance, et que, si elle ne réagit plus, elle puisse néanmoins rester sensible à la présence d'autrui. Or, dans certains services hospitaliers, on emploie des doses beaucoup trop fortes, cinq à dix fois plus élevées que la normale. Le but, à l'évidence, est de hâter la mort et non pas de soulager.

Ces pratiques sont-elles répandues?

C'est difficile à dire. Mais ce qui est sûr, c'est que, par rapport aux années du cocktail lytique, aujourd'hui les infirmières se défendent. Dans les cas litigieux, elles exigent des prescriptions écrites. Cela limite d'autant l'expansion. L'arrêt de traitement, dans la réanimation infantile ou néonatale, correspond souvent à la mort immédiate. En France, cette décision est prise exclusivement par les médecins. Qu'en pensez-vous?

Que dans ce genre de moments extrêmes, les médecins ne rejettent pas la totalité de la responsabilité de la mort provoquée sur les parents, cela correspond à notre culture. Et les médecins ont raison, à mon sens, de prêter attention au sentiment de culpabilité qui pourrait alors ronger les parents. Il n'empêche que le fait de s'arroger toute la responsabilité dans la décision pose un problème. Il faut laisser aux parents la possibilité de s'exprimer. Même si j'estime que, en dernier ressort, c'est aux médecins d'assumer la responsabilité. Les pratiques actuelles d'euthanasie néonatale sont totalement illégales et profondément contestables. Même si l'on se retrouve dans des situations humaines et médicales très complexes, le médecin n'a pas à avoir le droit de vie ou de mort sur un nouveau-né de quelques jours. Il n'a pas à faire de gestes actifs d'euthanasie. Vous avez l'habitude de dire que l'essentiel est ailleurs et, en particulier, dans la situation de sous-développement des soins palliatifs. Oui, car en France la fin de vie reste par trop médicalisée. Comme l'a montré l'enquête que vous avez publiée sur l'hôpital de la Pitié (Libération du 12 mars), seulement 13% des patients en stade terminal sont en arrêt de traitements lourds, ce qui veut dire que les quatre cinquièmes subissent des traitements trop lourds, en tout cas non adaptés. La création d'unités fixes ou mobiles de soins palliatifs dans les hôpitaux n'a-t-elle pas changé radicalement les états d'esprit?

Non. Cela dit, le phénomène est récent, les soins palliatifs n'ont vraiment commencé en France qu'en 1987. Dans les premières années, leur arrivée a été très conflictuelle. On est loin de la vitesse de croisière.

Quelles sont les autres changements de ces dernières années?

La question nouvelle ­ et qui se pose de plus en plus ­ est celle du consentement. En particulier avec le sida, les médecins ont été confrontés à des refus de traitement chez des patients en fin de vie. Ils ont dû s'incliner. Je pense que ces refus de traitement vont augmenter en France. Les médecins le découvrent, c'est une brèche dans leur toute-puissance et ils y sont mal préparés. Car certains patients, qui refusent les soins, ont des raisons tout à fait légitimes. De plus, l'esprit de la loi est très clair: traiter quelqu'un sans son consentement est illégal. Si le patient était en situation de consentir et qu'on ne l'a pas sollicité, le médecin peut être condamné.
FAVEREAU Eric
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MessageSujet: Re: Patrick Verspieren et la fin de vie   11.10.13 14:49

Il n'y a que des cas singuliers en fin de vie
chaque situation de fin de vie est particulière
chaque parcours au long de la vie étant différent
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MessageSujet: Re: Patrick Verspieren et la fin de vie   11.10.13 15:01

Quand on a souffert dans la vie,la mort peut ne pas faire peur
Quand on a traîné avec soi un handicap moteur ou physique,la mort étant une séparation avec son corps,elle peut être interprétée comme une délivrance finale
Quand on a passé sa vie à ne rien foutre parce qu'on est handicapé,on a eu tout le loisir de réfléchir à la mort et donc on peut se passer de l'accompagnement palliatif en fin de vie
Mourir,c'est prendre le train vers l'au-delà
En général,on est pressé quand on doit prendre le train ! ! !...
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MessageSujet: Re: Patrick Verspieren et la fin de vie   11.10.13 15:37

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MessageSujet: Re: Patrick Verspieren et la fin de vie   11.10.13 15:39

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MessageSujet: Re: Patrick Verspieren et la fin de vie   11.10.13 15:54


Bioéthique  
TC n° 3507 24 septembre 2012

Patrick Verspieren : « Le libéralisme existe aussi en bioéthique »
Par Agnès Noël
Patrick Verspieren : « Le libéralisme existe aussi en bioéthique » Copyright : Christian Adnin
ENTRETIEN -  En parallèle de l’évolution des techniques, la réflexion en éthique médicale a beaucoup changé ces dernières années. Pour le P. Patrick Verspieren, qui travaille depuis les années 1970 sur ces questions, les lignes de force du débat bioéthique ne peuvent cependant se comprendre indépendamment d’un contexte culturel général où le libéralisme s’est peu à peu imposé.

TC : Vous travaillez depuis plus de trente ans sur les questions de fin de vie. Quand et pourquoi vous êtes-vous intéressé à ces questions ?

Patrick Verspieren : Tout a commencé par une lettre reçue en 1972 au Centre Laennec (1). Elle était envoyée par une famille qui se plaignait d’un excès de traitements sur leur mère, morte dans ce qu’on appellerait aujourd’hui l’acharnement thérapeutique. J’ai fait circuler cette lettre parmi les étudiants en médecine, et j’ai vu qu’elle posait une vraie question. Nous avons alors organisé une série de conférences-débats sur l’arrêt de la réanimation. Je me suis aperçu que ce sujet n’intéressait pas seulement les étudiants mais aussi les réanimateurs eux-mêmes.

Au­jourd’hui, cette question est devenue courante, mais à l’époque on préconisait le maintien des traitements aussi longtemps que possible. Nous avons contesté cela. En 1974, avec des étudiants en médecine et de jeunes médecins, nous avons découvert les écrits d’Elisabeth Kübler-Ross (2), puis les moyens efficaces, tels que l’usage de la morphine, mis au point en Angleterre pour soulager les douleurs des patients en fin de vie. Il était inacceptable de laisser souffrir des gens alors qu’il était devenu possible de les soulager.

Les médecins français à qui on disait cela étaient incrédules, et continuaient à répéter les dogmes médicaux affirmant qu’un tel emploi de la morphine créait des toxicomanies et conduisait rapidement à la mort des malades. Nous ne pouvions accepter de telles affirmations alors qu’était en jeu la souffrance de milliers de personnes !

Les choses semblent avoir bien évolué depuis ce temps. La loi Leonetti de 2005, qui prend en compte la question de la fin de vie et l’acharnement thérapeutique, vous paraît-elle satisfaisante ?

Cette loi a réussi à apaiser les esprits à un moment de très forte émotion collective et de campagne d’opinion orchestrée en faveur d’une légalisation de l’eutha­na­sie. Les mé­dias télévisés avaient don­né une grande place à l’affaire Vincent Humbert, et joué sur l’émo­tion du public en ne donnant qu’une information tronquée. M. Leonetti a réagi avec beaucoup d’intelligence. Il a su prendre son temps sans le perdre. Il a beaucoup auditionné, mais n’a pas en­terré la question. Dans l’ensemble les grandes lignes de la loi Leonetti sont tout à fait acceptables et pertinentes.
Si vous aviez des suggestions sur la question de la fin de vie, quelles seraient-elles ?

Sans se limiter aux soins palliatifs – qu’il est urgent de développer davantage – il y a encore énormément à faire pour adapter les soins aux situations de fin de vie, instaurer une véritable écoute, une attention à la douleur et aux souffrances des malades. Tous les rapports disent qu’il y a encore trop peu de soignants formés. Les médecins restent très pris par la lutte contre la maladie et ont du mal à accepter qu’à un moment elle n’ait plus grand sens. Il faudrait reconnaître que la médecine a ses limites, que les soins dits actifs ne sont pas toujours bénéfiques, et que la médecine a aussi à soigner des personnes sans chercher à les guérir quand c’est devenu impossible.

Il s’agit d’un changement d’optique très profond, qui est réalisé à certains endroits mais qui est encore à obtenir dans l’opinion publique française et le corps médical. On dit : les docteurs ne connaissent pas la loi Leonetti. Elle peut être expliquée en quinze mnutes, mais l’important est d’en accepter l’esprit. L’orientation de la médecine est de plus en plus tech­nique. On recrute les chefs de servi­ce sur des critères de re­cher­che. Mais on n’a pas besoin seulement de chercheurs, on a besoin de médecins ! On oublie le côté humain de la médecine. Il y aussi la question du rapport à la mort.
Pour beaucoup de soignants, la mort d’un malade est encore synonyme d’échec. Or, quoi qu’ils fassent, le patient finira bien par mourir ! Il s’agit de lutter contre la maladie tant que cette lutte a un sens, pas au-delà. Pourquoi vouloir changer encore la loi ? Il faudrait d’abord mettre en œuvre ce qui y est déjà inscrit. La moitié des patients ayant besoin de soins palliatifs ne les reçoivent pas, faute de structures adéquates et de professionnels de la santé formés et disposant du temps nécessaire.

La recherche sur les cellules-souches embryonnaires va être autorisée. N’est-ce pas une déception pour vous ?

Dans un premier temps, cela ne changera pas grand-chose. Mais la portée symbolique de cette évolution est réelle car cela fait apparaître la recherche sur l’embryon humain comme ne posant pas tellement de problèmes, tandis que l’autre manière de rédiger la loi ( un interdit de principe avec dérogations, ndlr ) signifiait que la recherche sur l’embryon posait question. Ce changement a du sens et l’on peut en redouter les conséquences.
Les enjeux économiques ont-ils pu peser sur cette décision ? Des conflits d’intérêt avaient été évoqués lors de la révision de la loi de bioéthique en 2011.

La question du business joue certainement beaucoup pour la mise au point des médicaments. Mais il ne faut pas tout mettre sur le compte de l’argent. Je pense qu’il y a en France un corps de chercheurs passionnés par la recherche et l’innovation. Pour eux, la recherche scientifique a une valeur en soi, elle est recherche du vrai, de la vérité en soi. Vouloir y mettre des limites aurait donc pour eux quelque chose de quasi-sacrilège. Cela suscite des réactions qui sont de véritables cris du cœur : « Si vous n’autorisez pas ceci ou cela, la France va être en retard dans la course à la découverte ! Mon équipe va être en retard ! »
Plus globalement, êtes-vous optimiste sur l’évolution de la bioéthique en France ?

Les prises de positions sont jusqu’à présent assez permissives. Le tout est de savoir si cela va renforcer la pente individualiste qu’on constate dans ce domaine, c’est-à-dire l’oubli de la dimension sociale et collective des questionnements bioéthiques. Le paradoxe est que la majorité politi­que actuelle censée avoir des préoccupations sociales a l’air de favoriser des prises de position individualistes et libérales dans ce domaine. Il y a là une contradiction de fait.
Dans Le complexe d’Orphée (3), le philosophe Jean-Claude Michea revient sur ces questions. Il estime que la gauche vit désormais dans une espèce de religion du progrès. Remettre en question les avancées scientifiques et techniques, même objectivement nuisibles, serait devenu culturellement impossible pour elle.

Ceci pourrait-il expliquer l’attitude de François Hollande sur les cellules-souches embryonnaires par exemple ?

Cela vaut certainement pour certains membres de la majorité actuelle, qui se sont clairement exprimés dans ce sens. Mais l’euthanasie ne repose quant à elle sur aucun progrès technique. Le progrès technique, c’est plutôt l’invention et l’emploi de médicaments anti-douleur.

La bioéthique américaine, imprégnée de principes individualistes et libéraux, semble très influente. Quelles conséquences cela a-t-il eu sur les normes de bioéthique actuelles ?

Le corps des chercheurs a indiscutablement été très marqué par une école de bioéthique individualiste et libérale. L’opinion publique française n’a sans doute pas été marquée directement par cela, mais par un courant culturel individualiste et libéral plus diffus. Actuellement, chacun revendique ses droits, disant : « Je désire, donc j’ai droit à telle ou telle chose. Au nom de quoi me l’interdire ? » Si, par exemple, quelqu’un « désire » avoir un enfant, pourquoi n’y aurait-il pas droit ? Cette pente individualiste se répand en France, il n’y a aucun doute à ce sujet.

Le libéralisme présent dans l’économie le serait donc aussi dans l’éthique ?

Oui. Mais les partis politiques plus libéraux sur le plan économique le sont moins sur le plan éthique. Inversement, ceux qui mettent en avant leurs préoccupations sociales sur le plan économique sont plus libéraux sur le plan éthique. C’est surprenant. Et assurément re­grettable.

Vous donnez des cours sur l’école de bioéthique européenne. Quelle est sa différence par rapport à l’école américaine ?


L’éthique médicale européenne est fondée sur la notion de « pacte de soin », selon le terme du philosophe Paul Ricœur, c’est-à-dire sur un engagement mutuel entre le médecin et le malade. Elle ne part pas des quatre principes théoriques de l’école de bioéthique américaine (autonomie, bienfaisance, non-malfaisance et justice, ndlr), mais d’une réflexion sur le vécu de la maladie comme épreuve, et sur la place de la médecine comme institution.

Dans la ligne de la tradition européenne, comptant surtout des auteurs allemands et français, on essaie de réfléchir sur l’expérience humaine de la maladie et du soin, sur le besoin du malade de pouvoir prendre appui sur le personnage un peu mythique qu’est le médecin. Aujourd’hui, nous redécouvrons cette tradition. Les dernières publications de philosophie du soin insistent sur la vulnérabilité du malade. Quant à savoir si elles trouvent un écho dans les débats médiatiques actuels, c’est une autre histoire.

Justement, on a l’impression que deux camps irréconciliables se font face dans les débats de bioéthique : d’un côté des « progressistes » à tout crin et, de l’autre, l’Église catholique, laquelle, par contraste, apparaît mécaniquement « conservatrice ». Pourquoi n’entend-on pas certains philosophes qui pourraient avoir une opinion un peu différente ?


Il y a eu un certain nombre de publications sur l’assistance médicale à la procréation, mais cela n’a pas forcément été répercuté dans les médias. Le magasin des en­fants, est paru sous la responsabilité de Jacques Testart (1994). La philosophe Sylviane Agacinski, qui est respectée par beaucoup de membres de la majorité politique actuelle, s’est opposée de façon très forte à la légalisation de la gestation pour autrui dans son livre Corps en miettes (2009).

On ne l’a pas accusée d’être « pro-vie », ou catholique ! Je pense aussi à Myriam Szejer et à Jean-Pierre Winter qui se sont exprimés sur le sujet, à Jean-François Mattei, au collectif « Sauver la médecine prénatale » lors du débat sur la loi relative à la bioéthique, au collectif Plus  digne la vie (4).

Le problème est qu’ils ne sont pas suffisamment relayés. Il y a un problème d’information en France. Les idées simples, qui semblent aller « dans le sens du progrès » sont relayées, ainsi que ce qui bouleverserait la législation, ou soulèverait beaucoup d’émotion. Mais ce qui n’a pas l’attrait de la nouveauté, il ne semble pas opportun d’en parler ! Ou bien, certaines positions qui ne vont pas dans le sens du « politiquement correct » sont facilement cataloguées de « religieuses » ou de « catholiques », dans le but de les discréditer. Il y a derrière cela beaucoup d’idées préconçues. Heureusement demeurent en France quelques médias qui ont su préserver leur liberté par rapport au conformisme ambiant.
(1) Lieu de formation jésuite qui accueille à Paris des étudiants en médecine (www.centrelaennec.fr). Le P. Verspieren a été aumônier puis directeur du Centre.

(2) Psychiatre, Elisabeth Kübler-Ross (1926-2004) a écrit Les derniers instants de la vie (1969), et est considérée comme la pionnière de l’accompagnement des malades.
(3) Le complexe d’Orphée : la Gauche, les gens ordinaires et la religion du progrès, Climats, 2011.

(4) Myriam Szejer est pédopsychiatre et psychanalyste. Jean-Pierre Winter est psychanalyste. Ils ont tous les deux pris position contre la gestation pour autrui (GPA). Jean-François Mattei, ex-ministre de la Santé, s’est interrogé sur les risques d’eugénisme introduits par le dépistage systématique de la trisomie 21. Le collectif Plus digne la vie, composé entre autres de praticiens hospitaliers, milite contre l’euthanasie. Le collectif Sauver la médecine prénatale, composé de médecins obstétriciens, s’est inquiété du risque d’eugénisme entraîné par le dépistage prénatal.

Le P. Patrick Verspieren (s. j.) a été responsable durant plus de 25 ans du département d’éthique biomédicale du Centre Sèvres (Paris). Cet ancien membre du Comité consultatif national d’éthique de 1988 à 1990, est rédacteur à la revue Études. Il enseigne aujourd’hui l’éthique du soin.
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MessageSujet: Re: Patrick Verspieren et la fin de vie   11.10.13 16:02

Jésuite. Aumônier puis directeur du Centre Laennec et de la revue Laennec de 1967 à 1982. Rédacteur à la revue Études depuis 1983.

Au Centre Sèvres : Enseignant d’éthique biomédicale depuis 1980. Responsable du Département d’éthique biomédicale d’octobre 1985 au 1er septembre 2011.
Maître-assistant émérite en philosophie morale.

Membre du Groupe de Réflexion sur l’Éthique Biomédicale à Bicêtre de 1982 à 1988, du Comité Consultatif National d’Éthique de 1988 à 1990, du Comité d’éthique de l’Établissement français des Greffes de 1997 à 2002, du Conseil National du Sida de1999 à 2007, du Groupe de réflexion bioéthique du Secrétariat de la COMECE (Commission des épiscopats de la Communauté Européenne) depuis 1998.

Centres d’intérêt et de recherche

Je me suis spécialement intéressé, dès 1974, aux questions éthiques posées en fin de vie et à la révolution apportée par les soins palliatifs inaugurés au St Christopher’s Hospice. J’ai ensuite été amené à aborder les questions relatives au prélèvement d’organes, à l’état végétatif chronique, à l’assistance médicale à la procréation, à la génétique, à la pandémie de sida. Actuellement, je m’intéresse spécialement à l’éthique du soin.



Bibliographie
•Face à celui qui meurt, Desclée de Brouwer, 1984, 9° édition 1999.
•Biologie, Médecine et éthique (textes du Magistère catholique réunis et présentés, 1949-1987), Le Centurion, 1987.
•États végétatifs chroniques, Rennes, Éditions de l’École nationale de la Santé publique, 1991.
•La tentation de l’euthanasie, Desclée de Brouwer, 2004.
•Bioéthique. Du début à la fin de vie, Hors-Série, Études, 2009.
•« Bioéthique et “principe d’autonomie”», dans : P.VERSPIEREN, M. S. RICHARD, Grandeur et leurres de l’autonomie. Pour une prise en compte de la vulnérabilité, Médiasèvres n° 156, 2010, p. 67-82.
•« Confusions et débats autour de la “mort encéphalique” », Laennec, 2010, n° 4, p. 8-20.
•« Situations extrêmes et décision médicale », dans : E. HIRSCH (dir.), Traité de bioéthique, tome III, Handicaps, vulnérabilités, situations extrêmes, Toulouse, Érès, 2010, p. 424-436.
•« Le consentement à l’acte médical. Un principe simple d’application délicate », Laennec, 2011, n° 4, p. 56-62.
•Violence de la maladie, violence dans le soin, sous la direction de Patrick Verspieren et de Marie-Sylvie Richard, Médiasèvres n° 162, novembre 2011.
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MessageSujet: Re: Patrick Verspieren et la fin de vie   11.10.13 16:08

< « On a cru au pouvoir de la médecine comme on peut croire en Dieu » Un homicide décidé à plusieurs reste un homicide > .


Vers un retour des “cocktails lytiques” ?


posté par Centre Sèvres bioéthique le 5 février 2013


Vers un retour des “cocktails lytiques” ?

Après avoir dressé un tableau assez sombre de la façon dont on prend soin, en France, des malades en fin de vie, le rapport Sicard remis le 18 décembre au Président de la République recommande bien des changements : mieux former l’ensemble du corps médical, intégrer davantage les soins palliatifs dans notre système de santé… Mais le rapport n’en reste pas là. Il évoque une législation qui ferait place à l’assistance apportée à un malade qui voudrait se donner la mort, et donne des conseils au « législateur », pour le cas où celui-ci prendrait « la responsabilité de légiférer sur l’assistance au suicide ».

La sédation en fin de vie

Cette proposition mérite évidemment un examen approfondi, mais a au moins le mérite d’une certaine clarté. Il n’en va pas de même pour une autre proposition marquée, elle, du sceau de la plus grande ambiguïté. Elle concerne ce que les médecins appellent la sédation en fin de vie. Comme il n’est pas toujours possible, en fin d’évolution de maladie, de porter remède directement à certaines souffrances, des médecins emploient depuis une vingtaine d’années des médicaments « sédatifs » qui provoquent une somnolence ou même une perte de conscience, de manière à ce que le patient ne perçoive pas ce qui, autrement, serait source de grandes souffrances. Selon les recommandations officielles « de bonne pratique », il importe de veiller à employer la plus petite dose efficace de ces médicaments. Parfois, peut-être, une telle sédation abrège-t-elle la vie. Ce n’est pas sûr. En tout cas, selon la réflexion éthique la plus traditionnelle, cette pratique est pleinement acceptable, dans la mesure où les soignants cherchent uniquement à épargner au malade des souffrances très éprouvantes, et non pas à hâter la mort. Seul l’effet positif, l’apaisement des souffrances, est alors recherché, et non pas l’effet éventuel d’abrègement de la vie. Le principe éthique du double effet est alors pleinement respecté.

Le rapport Sicard rend compte avec justesse de cette pratique, et la distingue nettement de « l’administration de doses massives d’un sédatif ». Il s’agirait alors, est-il écrit, « d’une pratique euthanasique lente ». Celle-ci ressemblerait de près à ce qui a été assez largement pratiqué dans les années 1980, la perfusion de cocktails lytiques qui, destinés primitivement à apaiser des souffrances, furent ensuite employés pour accélérer la “lyse” de la personne, c’est-à-dire sa mort. Une fois largement connue, cette pratique avait soulevé de multiples protestations.

Vers l’acceptation de « sédations terminales » ?

Or, tout en réprouvant l’euthanasie, le rapport en vient, dans ses propositions finales, à recommander que « dans les phases ultimes de l’accompagnement en fin de vie » soit prise « la décision d’un geste létal » (c’est-à-dire mortel), sous forme d’une « sédation profonde » et de l’emploi de doses suffisamment importantes pour que la vie soit notablement abrégée. A ce propos, le rapport emploie en quelques passages l’expression, qui sonne étrangement aux oreilles, de « sédation terminale ».

« Lorsque la personne en situation de fin de vie, ou en fonction de ses directives anticipées figurant dans le dossier médical, demande expressément à interrompre tout traitement susceptible de prolonger sa vie, voire toute alimentation et hydratation, il serait cruel de la “laisser mourir” ou de la “laisser vivre”, sans lui apporter la possibilité d’un geste accompli par un médecin, accélérant la survenue de la mort. » « Grave décision », qui « peut correspondre, aux yeux de la commission, aux circonstances réelles d’une sédation profonde telle qu’elle est inscrite dans la loi Leonetti. »

« Geste létal » ; « sédation profonde telle qu’elle est inscrite dans la loi Leonetti » ! Cela introduit dans le rapport une totale confusion. Le rapport réprouve tout acte d’euthanasie, tout en recommandant dans certaines circonstances « un geste létal » abusivement déclaré conforme à la législation actuelle ! N’auraient-ils pas raison, alors, ceux qui estiment « que les sédations et arrêts de traitement constituent des euthanasies hypocrites et qu’il n’y a pas de différence de nature entre ces différents actes »? Est-il d’ailleurs « cruel de laisser vivre » les jours qui lui restent à une personne qu’on ne soumet plus à des traitements à visée curative et pour laquelle on se soucie d’employer tous les moyens adéquats pour lui épargner des souffrances ? Pourquoi accélérer sa mort, sinon parce qu’on supporte mal aujourd’hui la vie de quelqu’un pour lequel la médecine est devenue impuissante et dont la mort est annoncée ? De quel droit agir ainsi ? Ne tomberait t-on pas alors dans « l’esquive de la mort », si justement déplorée dans le rapport Sicard ?

Patrick VERSPIEREN sj
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MessageSujet: Re: Patrick Verspieren et la fin de vie   11.10.13 16:18

14 octobre 2008 Agora 21

Patrick Verspieren

Nous avons échangé brièvement entre intervenants, et je me suis aperçu que le débat va sans doute se centrer principalement sur le thème de l’euthanasie. Il me paraît donc juste, pour ne pas passer à côté de la question la plus importante et la plus large, de commencer par dire quelques mots à propos de l’interrogation qui est sans doute celle de chacun de nous devant un malade en fin de vie : comment l’aider à vivre cette phase de sa vie ? Comment l’aider à vivre ses derniers jours ? Il y a d’ailleurs désormais de plus en plus de personnes, des médecins, des infirmières, des psychologues et beaucoup de bénévoles qui se posent cette question et essayent d’y répondre, activement, dans leur pratique.

On parle beaucoup de dignité. Ce terme recèle un paradoxe. Au départ dans la Rome antique, dignitas est indissociable d’apparence, d’image donnée de soi. Il n’y avait dignité que des « dignitaires », et pour faire reconnaître leur grandeur, les sénateurs, les consuls, puis l’empereur devaient s’entourer d’un décorum destiné à inspirer le respect. Le mot de dignité désignait alors la grandeur de celui qui était placé au dessus des autres. Il avait droit au respect, à des honneurs, en contre-partie il devait faire étalage de sa grandeur, de sa richesse, se conduire d’une manière conforme à son rang, « comme il convient ». En latin cela s’appelle « décence », terme qui a la même racine que « dignité ». Progressivement, la notion de dignité a été étendue au-delà du petit cercle des grands dignitaires de l’Etat, puis à tous les citoyens romains. C’était donc la dignité des citoyens romains. Les autres hommes n’avaient pas droit au même respect. Le mérite des stoïciens a été d’étendre cette dignité à tous les humains. On n’a plus parlé seulement de la dignité du citoyen, mais de dignité humaine et ce langage a été repris et diffusé par le christianisme. Cela a représenté un progrès considérable que d’affirmer la grandeur et le droit au respect de tout humain, quelle que soit sa situation sociale.

L’histoire nous force à voir que cette reconnaissance n’a empêché ni l’esclavage, ni bien des guerres, ni l’abomination nazie. Mais, au moins, à l’issue de tout cela, considérant tous ces actes de barbarie, il y a eu ce sursaut de l’humanité représenté par la reconnaissance solennelle en 1948 par l’Assemblée des Nations des Droits de l’Homme et de « la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine », « sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion … ou de toute autre situation ». Affirmation donc de la dignité de tout humain, au-delà de toute différence de santé ou de maladie, de pleine possession de ses moyens ou de handicap.

Par conséquent, parler de « perte de dignité » pour des raisons de handicap, de perte de moyens, d’altération du corps, du visage notamment, de perte des capacités mentales, c’est un retour en arrière, une régression morale, c’est réduire la personne à son apparence, c’est même dans certains cas nier qu’il y ait encore personne humaine. C’est la pire des discriminations, des stigmatisations, et c’est précisément ce que voulait éviter la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.

Parler de « perte de dignité », ce serait faire des bien portants et des malades qui ont encore une belle apparence, les dignitaires d’une société qui auraient droit à être respectés. Seraient par contre « déchus », marqués de « déchéance », ceux qui seraient trop marqués par la maladie, ou les pertes de capacité mentales.

Cela n’empêche pas qu’il existe en fin de vie des situations éprouvantes, parfois très éprouvantes. La personne n’est pas indigne mais en situation de souffrance physique et morale, peut-être de doute sur le sens de sa vie, de perte d’estime de soi, du sens de sa valeur et donc du sentiment de sa propre dignité au point de désespérer de soi, de la vie, des autres et de chercher à mourir, de demander la mort.

Qu’elle est alors la responsabilité de l’entourage, des soignants, du médecin, de la société ?
Il faut l’avouer, il y a des personnes qui nous dérangent. Quand quelqu’un est défiguré, nous ne savons pas où porter le regard. Echanger avec quelqu’un qui a été opéré du larynx est difficile, parfois très difficile. On met alors ces personnes dans un état d’exaspération si on ne les comprend pas. Le malade peut sentir notre gêne, et cela peut renforcer sa souffrance et son désir de mort. Se maîtriser face à ces problèmes n’est pas facile. C’est là que les professionnels de la santé ont un rôle important à jouer et, dans leur ensemble, ils y parviennent. C’est leur mission, leur responsabilité. Et c’est une des grandeurs de notre civilisation que d’avoir développé ce sens de la responsabilité de l’accueil des personnes éprouvées et du soulagement des souffrances.

Le soulagement de la souffrance physique, de la douleur, exige une formation au maniement des antalgiques. En France, il a fallu se battre pour que les médecins dépassent de vieux préjugés. Pour ma part, j’ai milité depuis1975, donc depuis plus de 30 ans, pour l’emploi raisonné mais sans réticence d’antalgiques tels que la morphine. En Angleterre, c’était pratiqué depuis 1967. Mais dès 1983/84 beaucoup de soignants français étaient convaincus du bien fondé des soins palliatifs et de l’accompagnement, et commençaient à les mettre en œuvre, de manière à soulager les malades de leurs douleurs physiques et les aider à traverser leurs souffrances morales.

En ce qui concerne les traitements médicaux à visée curative ou de maintien de la vie, la responsabilité des soignants et de l’entourage est à concilier avec la liberté du malade. Les soignants ne peuvent agir sans le consentement du malade qui est libre de refuser les traitements proposés. Cependant le médecin n’a pas le droit de se désintéresser du devenir du patient. Il doit tout mettre en œuvre pendant un certain temps pour aider le malade à accepter les traitements qu’il juge indispensables. Mais finalement le malade doit avoir le dernier mot. C’est inscrit clairement dans la loi française.

Affirmation de la dignité du malade, quel que soit son état, respect de sa liberté, responsabilité des soignants, du médecin d’abord. Tels sont les maîtres-mots de la loi française et de la déontologie médicale. Cela représente un équilibre cohérent mais complexe, humain et donc fragile. Fragile, parce que le respect du malade demande parfois beaucoup de générosité et de maîtrise de soi, et que sa liberté n’est pas celle d’un individu qui existerait tout seul, libre de toute influence, sans lien, sans besoin d’autrui.

Autre cause de fragilité : notre société est marquée par un certain état, une certaine faiblesse des médias, spécialement des grandes chaînes de télévision qui cultivent beaucoup plus l’émotion immédiate que la pondération et la réflexion. Je me suis pour ma part senti en devoir, à propos de la médiatisation du cas de Chantal SEBIRE, d’écrire un article intitulé « La dictature de l’émotion ».

Voici l’avis d’un spécialiste de la télévision, Jean BELOT, qui écrit dans son article « Une information à l’estomac » (Etudes, octobre 2008) : « Avec ce genre de pratique privilégiant le sensationnel sur toute forme de considération morale, sociale ou politique, l’information télévisée s’est égarée. Rappelons nous comment déjà, en janvier 2002 à Orléans, l’agression d’un vieillard par des voyous avait été exploitée à tort et à travers par la télévision, au point d’altérer l’esprit de la campagne pour l’élection présidentielle. ( … ) Il s’agit désormais de cultiver « l’événementiel », autrement dit, la plupart du temps, de bannir l’enquête pour s’en tenir à la description d’un fait ». Faute d’enquêtes complémentaires, et donc de recoupement des informations, ce qui est diffusé peut être tronqué au point d’être biaisé. C’est sans doute moins vrai pour la presse écrite.

Il est cependant de la plus haute importance de sortir de l’immédiateté, d’une conception trop émotive de la compassion, pour réfléchir sereinement où se trouve réellement le véritable respect de la dignité de la personne en fin de vie. Un des grands mérites des deux missions parlementaires animées par Monsieur LEONETTI a été précisément de se donner du temps pour sortir de cette immédiateté et de l’émotivité, et pour examiner la portée sociale des différents choix législatifs à opérer. Le législateur doit en effet avoir le souci de l’ensemble de la communauté humaine qu’il représente.
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MessageSujet: Re: Patrick Verspieren et la fin de vie   11.10.13 16:39

P. Patrick Verspieren, directeur du département d'éthique biomédiale au Centre Sèvres:

"Un texte qui redouble l'hypocrisie"

Du texte publié par le Comité consultatif national d'éthique, les médias ont surtout retenu l'une de ses suggestions, l'éventualité de prévoir par la loi une sorte d'exception d'euthanasie, cet acte devant "continuer à être soumis à l'autorité judiciaire". La question de l'euthanasie s'est ainsi trouvée au centre des préoccupations et des discussions. Il est probable qu'un projet de loi sera déposé, allant dans le sens de l'avis du Comité. Il est donc temps d'y réfléchir. L'article du père Verspieren, jésuite, directeur du département d'éthique biomédicale du Centre Sèvres, paru dans la revue Etudes de mai 2000 est éclairant.

D'abord, dit le théologien moraliste, il s'agit d'une proposition d'ordre juridique. Le terme "exception d'euthanasie" explique-t-il, "désigne une latitude accordée, ou même une invitation faite au juge, de mettre fin à toute poursuite judiciaire, en fonction des circonstances et des mobiles des auteurs d'un acte d'euthanasie". "Le droit, se demande l'auteur, peut-il définir -et circonscrire- l'exception? Le texte montre la difficulté à inscrire dans le droit des limites, dès lors que le repère majeur qu'est l'interdit du meurtre est remis en question." Comment, en effet, après la mort du malade, apprécier "la mise en œuvre résolue" de soins palliatifs, le caractère insupportable d'une fin de vie, la valeur de la demande ou du consentement de la personne souffrante?

"Réserver l'exception juridique à des cas exceptionnels, conclut le père Verspieren, est donc bien problématique". Ce n'est pas ce qui se passe en Hollande, ajoute-t-il, qui prouverait le contraire.

Dans ce pays, l'euthanasie continue à être réprouvée par le droit, mais il n'y a pas de poursuite judiciaire dans le cas où elle aurait été pratiquée dans certaines circonstances et suivant certaines règles. Or, aux Pays-Bas, l'euthanasie n'est plus une pratique "exceptionnelle". En 1995, elle aurait été à l'origine de 4,9% des décès.

"L'un des objectifs déclarés du Comité, souligne l'auteur de l'article, est de mettre fin en France à l'hypocrisie résidant dans la distance entre le droit (qui condamne l'euthanasie) et la pratique. On peut se demander si la voie proposée ne redouble pas cette hypocrisie, en ne changeant rien à la pratique (ou en augmentant sa fréquence), et en apportant, en plus, des garanties à ses auteurs, sous couvert de faire place à des "circonstances exceptionnelles", d'autant que demeurerait en France, contrairement aux Pays-Bas, ce qui apporte aux médecins pratiquant l'euthanasie la protection la plus efficace : la loi du silence."

L'une des erreurs du Comité d'éthique est aussi, selon le P. Verspieren, de considérer les soins palliatifs comme une discipline médicale comme les autres, l'euthanasie étant, en quelque sorte, leur complément. Les soins palliatifs, rappelle-t-il, exigent un engagement personnel fort, un sens aigu de la compassion et de la solidarité, une conscience de la valeur de toute personne humaine. "Une acceptation sociale de l'euthanasie, même apparemment limitée, signifierait que ces efforts sont considérés comme vains et que les soignants pourraient tout aussi bien s'en dispenser. Elle distendrait ou briserait le ressort même des soins palliatifs."Il n'est pas sûr, conclut l'article, que le Comité ait vraiment compris ce que les soins palliatifs " exigent des soignants et ce qu'ils requièrent de la société."


P. Verspieren
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MessageSujet: Re: Patrick Verspieren et la fin de vie   11.10.13 16:49

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MessageSujet: Re: Patrick Verspieren et la fin de vie   11.10.13 16:58

CITATION=

< « On a cru au pouvoir de la médecine comme on peut croire en Dieu » Un homicide décidé à plusieurs reste un homicide > .


Mon commentaire=
La loi Léonetti légalise l'homicide à plusieurs(décision d'un collège de médecins)... ... ...
Il est préférable de se tuer soi-même(suicide assisté)plutôt que d'être tué(euthanasie passive ou active)... ... ...
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MessageSujet: Re: Patrick Verspieren et la fin de vie   11.10.13 17:11

Oui,c'est exact
les médecins se prennent pour des dieux
mais ils y sont plus ou moins obligés ?
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MessageSujet: Re: Patrick Verspieren et la fin de vie   11.10.13 17:23

Enfin,ce n'est vraiment pas possible,tout de même,de croire en Dieu et de sacraliser la vie ici-bas à ce point
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MessageSujet: Re: Patrick Verspieren et la fin de vie   11.10.13 19:32

dans la video ci-dessus,
on parle de l'ambivalence du patient(OK mais pourquoi ne pas parler aussi de l'ambivalence du soignant et de l'ambivalence du proche... ... ...)
on parle de l'orientation médiatique à propos de certains cas...(victimisation des soins palliatifs)
bref,ce toubib me semble plus intelligent que P.V.
J'ai parfaitement entendu l'expression = "la recherche palliative"
Ben oui,ils sont conditionnés à s'acharner palliativement"... ... ...
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MessageSujet: Re: Patrick Verspieren et la fin de vie   12.10.13 12:03

La tentation de l'euthanasie - Repères éthiques et expériences soignantes
Patrick Verspieren, Marie-Sylvie Richard, Jacques Ricot
Note moyenne : 0 | 0 note DDBBrochéParu le : 15/09/2004.La controverse sur l'euthanasie a pris en France une grande ampleur. Elle est régulièrement relancée par de nouvelles affaires. L'émotion suscitée ne contribue pas à dissiper la confusion dans laquelle se déroulent ces débats. Or, sont en jeu la vie et la mort de bien des malades, et la façon dont ils seront soignés, soulagés et soutenus (ou non) dans leur épreuve. Il est donc devenu urgent de rendre compte des multiples manières de soulager aujourd'hui la souffrance humaine et de proposer, à la lumière de cette expérience, des repères éthiques qui fassent pleinement droit à la dignité humaine. C'est une telle démarche que proposent Patrick Verspieren, Marie-Sylvie Richard et Jacques Ricot. Avec l'aide d'autres spécialistes, leur réflexion s'organise autour de quatre pôles. Ils s'attachent d'abord à poser clairement les termes du débat. Comment définir l'euthanasie ? Que se cache-t-il derrière la demande d'une mort accélérée ? Puis ils interrogent l'expérience acquise dans le soin. Que faire, lorsqu'il semble qu'il n'y a plus rien à faire ? Selon quels critères décider d'arrêter un traitement ou de diminuer la conscience du malade ? Ils examinent ensuite les propositions de changement du cadre légal, et les conséquences de la légalisation de l'euthanasie aux Pays-Bas. Ils développent enfin les fondements philosophiques des repères proposés. Précis et argumenté, ce livre sera précieux pour tous ceux qui cherchent à voir clair dans le débat actuel sur l'euthanasie.
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MessageSujet: Re: Patrick Verspieren et la fin de vie   12.10.13 12:06

Les chrétiens sont à fuir,à fuir,à fuir,en fin de vie,si on veut "mourir en paix"pour "reposer en paix".

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Patrick Verspieren et la fin de vie
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