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MessageSujet: N'IMPORTE QUOI ? STOP ?   N'IMPORTE QUOI ? STOP ? Icon_minitime28.04.22 9:47

27 avril 2022 15h59
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Musique et hypnose en soins palliatifs: des résultats encourageants
JEAN HAMANN
Une méta-analyse indique que ces interventions auraient des effets bénéfiques sur la douleur, l'anxiété, le sommeil et le bien-être
Ce contenu est produit par l'Université Laval.
Plusieurs études ont déjà rapporté que la musique et l'hypnose avaient des effets bénéfiques sur le contrôle de la douleur chez les personnes âgées et chez les patients traités pour un cancer. Ces mêmes effets pourraient-ils se manifester chez les personnes en fin de vie? Il semble que oui, si l'on en juge par les conclusions d'une méta-analyse qui vient de paraître dans le BMJ Supportive & Palliative Care.

L'équipe qui a réalisé cette méta-analyse a utilisé les données provenant de quatre études randomisées (avec groupe témoin) et de sept études pré- et post-intervention (les mêmes sujets sont comparés avant et après l'intervention). Au total, 579 sujets en soins palliatifs avaient profité de ces interventions qui faisaient appel à la musique, à l'hypnose ou à une combinaison de musique et d’hypnose.

«Il ne s'agit pas d'hypnose comme celle que l'on voit dans les spectacles, précise d'emblée la première auteure de la méta-analyse, Josiane Bissonnette, chargée de cours à la Faculté de musique de l'Université Laval. Il s'agit plutôt de séances d'imagerie guidée qui font appel à la relaxation et à la visualisation. On peut suggérer au patient de s'imaginer dans un lieu qui lui procure du bonheur et de l'apaisement. Il reste toujours pleinement conscient et libre de ses choix.»

Quant à la musique, il ne s'agit pas forcément de pièces planantes de type méditation. «Souvent, c'est le sujet qui choisit, selon ses préférences. S'il aime le country, si cela évoque des émotions positives chez lui, alors on utilise du country», souligne-t-elle.

« Souvent, c'est le sujet qui choisit. S'il aime le country, si cela évoque des émotions positives chez lui, alors on utilise du country. »
— Josiane Bissonnette, au sujet du type de musique utilisé lors des interventions
Les conclusions de la méta-analyse? Les études randomisées montrent un effet encourageant, quoique modéré, sur le contrôle de la douleur. «Quant aux études pré- et post-intervention, les résultats sont plus qu'encourageants, tant pour la douleur que l'anxiété, le sommeil et le bien-être», résume Josiane Bissonnette.

«L'hypnose et la musique pourraient donc constituer des interventions non pharmacologiques prometteuses pour améliorer les soins offerts aux personnes en fin de vie», estime-t-elle. Il reste toutefois beaucoup de recherche à faire pour préciser les modalités d'intervention qui donnent les meilleurs résultats et pour intégrer ces interventions aux soins offerts dans le réseau de la santé.

Dans le cadre d'un postdoctorat mené à l'Université de Montréal, Josiane Bissonnette travaille de concert avec le CISSS de Chaudière-Appalaches pour évaluer l'acceptabilité et l'efficacité d'un programme enregistré combinant hypnose et musique, destiné aux personnes qui reçoivent des soins palliatifs à domicile. «D'autres CISSS m'ont déjà contactée parce qu'ils aimeraient implanter un tel programme sur leur territoire, dit-elle. Il y a un besoin de ce côté parce que de plus en plus de personnes souhaitent demeurer à la maison en fin de vie et le contrôle de la douleur est un enjeu important.»

« Il y a un besoin de ce côté parce que de plus en plus de personnes souhaitent demeurer à la maison en fin de vie et le contrôle de la douleur est un enjeu important. »
— Josiane Bissonnette, au sujet de la demande pour des interventions à domicile faisant appel à la musique et à l'hypnose
Les autres signataires de l'étude parue dans BMJ Supportive & Palliative Care sont Anne Marie Pinard, de la Faculté de médecine de l'Université Laval, Émilie Dumont, de l'Université du Québec à Montréal, et Mathieu Landry, Pierre Rainville et David Ogez, de l'Université de Montréal.
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MessageSujet: Re: N'IMPORTE QUOI ? STOP ?   N'IMPORTE QUOI ? STOP ? Icon_minitime28.04.22 9:57

Méditez pour aller mieux, ça marche, c'est prouvé scientifiquement !
Podcast diffusé le 12/12/2017 à 01h00.
PlayRÉÉCOUTER 43:59
Dr Marie-Ange Pratili, trésorière de l'ADM, Association pour le Développement de la Mindfulness, Jeanne Nsi, patiente traitée pour un cancer qui vient de finir un cycle MBSR et Sandra Gidon, directrice de l'ADAGE, l'Association d'Accompagnement Global contre l'Exclusion, instructeur
Jeanne Nsi, Marie-Ange Pratili de l'ADM, Sandra Gidon, de l'adage
L'ADM, Association pour le Développement de la Mindfulness, est née en 2009 dans le but de promouvoir et diffuser auprès du grand public les actions autour de l'utilisation de la pleine conscience comme outil de mieux être, en dehors de tout contexte religieux.

La MBSR (Mindfulness-Based Stress Reduction) pour la réduction du stress ou la MBCT (Mindfulness-Based Cognitive Therapy) pour la prévention de la rechute dépressive sont des programmes reposant sur la pleine conscience. Ils ont de plus en plus leur place dans le soin de la souffrance physique ou psychique et leur intérêt a été validé scientifiquement dans de nombreux domaines.

Un des initiateurs du MBCT a été Zindel Segal, professeur du département de psychiatrie de Toronto. Cet outil a servi à la prévention de la rechute dépressive. En France, l’hôpital Sainte-Anne (troubles anxieux et dépressifs, troubles du comportement alimentaire), la Pitié Salpêtrière (néphrologie), l’hôpital Georges Pompidou (douleurs chronique, cancérologie), Saint Antoine (douleurs chroniques), et l’Institut Gustave Roussy (cancérologie) se servent des programmes MBCT et MBSR.

Les bienfaits de la méditation sont reconnus. Elle permet d'ouvrir un autre regard sur soi, de prendre du recul par rapport à diverses situation et d'ainsi apprendre à sortir de certains mécanismes comportementaux. C'est aussi un formidable outil pour vaincre le stress.
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MessageSujet: Re: N'IMPORTE QUOI ? STOP ?   N'IMPORTE QUOI ? STOP ? Icon_minitime28.04.22 11:43

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Des “thanadoulas” pour vous escorter vers la mort
Radio-Canada.ca, 4 décembre 2016

Pas facile de se préparer à affronter le dernier sommeil, dans une société où la mort est toujours taboue. Des "thanadoulas" proposent d'accompagner des mourants et leurs familles vers le trépas, en leur donnant du soutien psychologique et en les guidant dans l'organisation de funérailles à la maison et de rituels plus personnalisés.

Don Morris a perdu son père à six ans. Il raconte que ses proches ont voulu le protéger en lui cachant ce qui venait de se passer. L’homme, maintenant adulte, se rappelle qu’il n’a pas vraiment pu voir le corps, ce qui lui aurait permis de mieux faire son deuil, dit-il.

Cette affliction mal cicatrisée l’a longtemps suivi, suffisamment pour qu’il se tourne vers la mort pour faire carrière. Ancien directeur funéraire, il donne depuis mai 2015 des ateliers, construits avec une collègue, pour enseigner comment accompagner des mourants et leurs proches avant et après le trépas. Il estime qu’environ 125 personnes y ont participé dans différentes villes de l’Ontario, de la Saskatchewan, de l’Alberta et de la Colombie-Britannique.

"Nous donnons de l’information sur le plan légal, logistique et pratique, mais aussi physique, sur comment garder un défunt de manière sécuritaire à la maison, comment le laver, l’habiller, le placer. Sur comment aussi être totalement présent pour que l’amour se répande et que la guérison puisse commencer", explique Don Morris à ses élèves lors d’un atelier à Nanaimo, sur l’île de Vancouver.

Nous voulons que les familles reprennent le contrôle et s’impliquent dans les soins mortuaires.
Don Morris, cofondateur du Home Funeral Practicum
Thanadoula : qu'est-ce que c'est?
Une doula est une personne spécialement formée pour offrir un soutien non médical durant la grossesse, l'accouchement et la période postnatale. Pour guider les mourants et leur famille, des accompagnateurs de fin de vie ont ajouté le préfixe thana, raccourci de thanato, élément du grec qui fait référence à la mort.

Don Morris précise que les thanadoulas ne peuvent pas administrer les soins aux morts, mais peuvent orienter les familles sur la façon de le faire. Selon lui, célébrer des funérailles à la maison et s’occuper d’un défunt permet aux proches de mieux faire leur deuil.

Des funérailles "faites maison", chez soi
Don Morris insiste sur le fait que les familles peuvent organiser des funérailles à la maison en Colombie-Britannique sans passer par un service de pompes funèbres. Les coûts peuvent ainsi être moins élevés, mais Don Morris précise qu’il peut tout de même être plus simple d’être accompagné par un directeur funéraire pour les formalités administratives et le transport du corps.

Le directeur et propriétaire de la maison funéraire Evergreen Cremation Center à Ladysmith, au sud de Nanaimo, pense qu’un retour du balancier s’effectuera vers des funérailles plus traditionnelles. "C’est quelque chose qui existait il y a longtemps et qui revient, explique Kevin Owens. Je pense que la population en général voudra participer davantage."

Il voit d’un bon œil l’idée de travailler avec des familles guidées par des accompagnateurs de fin de vie. "Ce ne sera pas pour tout le monde, mais pour ceux qui veulent le faire, c’est bien de pouvoir avoir des funérailles à la maison et de travailler avec les familles et d'exécuter ce qu’elles veulent", lance-t-il.

Il est d’ailleurs d’avis qu’avec le vieillissement de la population, plus de gens auront envie de faire carrière dans le domaine funéraire. "Je pense que plus de professionnels intéressés dans les soins mortuaires se manifesteront dans les prochaines années. Des professionnels formés pour aider les familles à faire la transition vers la mort", dit M. Owens.

Une pratique encore marginale
D’autres cours sont donnés au Canada par des personnes qui se décrivent également comme des "doulas de fin de vie", des thanadoulas ou des accompagnateurs de fin de vie. Toutefois, la pratique est encore marginale et il ne s’agit pas d’une profession régie par un ordre professionnel.

Les cours ne sont donc pas uniformisés. Don Morris soutient également que les tarifs pour les cours et les services varient grandement, ce qui rend difficile de donner une estimation des coûts. Toutefois, pour le cours à Nanaimo, les participants ont dû débourser 250 $ pour la fin de semaine.

Le suicide assisté : une occasion d’affaires?
Don Morris dit ne pas savoir quoi répondre quand on lui demande ce qu’il pense du suicide assisté. Selon lui, les thanadoulas pourraient intervenir une fois que la décision a été prise et que certaines démarches ont été entreprises. "Si quelqu’un souhaite être accompagné avec ses proches pour organiser une veillée à la chandelle à la maison, je pourrais certainement saisir l’occasion pour l’aider", précise-t-il.
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MessageSujet: Re: N'IMPORTE QUOI ? STOP ?   N'IMPORTE QUOI ? STOP ? Icon_minitime28.04.22 12:04

AGENCE QMI
Dimanche, 3 avril 2022 19:31
MISE À JOUR Dimanche, 3 avril 2022 19:31
Des patients atteints de cancer en phase terminale seront les premiers à consommer légalement des champignons magiques afin de traiter leur anxiété face à la mort.

Depuis janvier, Santé Canada autorise les médecins à prescrire aux patients en fins de vie des traitements de psilocybine, l’ingrédient principal du champion magique. Les personnes entrant dans les critères établis peuvent maintenant recevoir ce médicament s’il est administré dans un cadre clinique. La demande de traitement par le Programme d’accès spécial (PAS) doit d’abord être approuvée par l’agence fédérale, un processus qui peut prendre plusieurs mois.


«Les demandes de PAS impliquant de nouveaux produits ou de nouvelles directives sont généralement plus longues à analyser, car des vérifications doivent être faites avec les manufacturiers concernant la qualité du produit et leur capacité à l’offrir», a indiqué l’agence dans un courriel envoyé au «Vancouver Sun».


C’est grâce à ce changement à la réglementation que Thomas Hartle, atteint d’un cancer du côlon, pourra obtenir un traitement aux champignons magiques. «Je me sens très chanceux d’avoir cette permission. Je connais plusieurs personnes atteintes du cancer qui sont décédées dans l’attente [d’une telle permission]», a-t-il expliqué.

Ayant d’abord découvert le traitement chez lui avec des champignons magiques qu’il faisait pousser, M. Hartle fait partie des cinq premiers patients qui recevront une thérapie psychédélique par des médecins de soins palliatifs.

«Les champignons magiques me permettent de calmer les inquiétudes dans ma tête, permettant ainsi à mon corps d’utiliser mon énergie pour guérir et de traiter ces peurs dans un environnement favorable», a mentionné Thomas Hartle qui précise que les effets peuvent durer jusqu’à six mois.

En date de vendredi, Santé Canada a reçu 14 demandes de PAS pour la psilocybine. De ce nombre, six ont été autorisées, quatre sont toujours sous investigation et quatre autres ont été retirées par le médecin traitant avant d’avoir pu être analysées.

Notons qu’une demande doit être faite pour chaque traitement. Les patients sont donc souvent obligés de poursuivre leur traitement avec des produits qu’ils font eux-mêmes pousser.

«Les patients ne savent pas ce qu’il y a dans les substances qu’ils achètent. Ce n’est pas aussi sécuritaire que ce devrait l’être», a déploré Spencer Hawksell, PDG de TheraPsil, un groupe qui aide les Canadiens à accéder à la thérapie psychédélique.
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MessageSujet: Re: N'IMPORTE QUOI ? STOP ?   N'IMPORTE QUOI ? STOP ? Icon_minitime08.07.22 10:59

"Jeu du foulard": deux fillettes meurent en se filmant, leurs parents attaquent le réseau social TikTok en justice aux Etats-Unis
Les parents de deux fillettes américaines décédées après s'être auto-asphyxiées ont porté plainte contre TikTok. Ils accusent l'algorithme de la plateforme d'avoir conduit leurs enfants respectifs à participer au dangereux "jeu du foulard", un "défi" qui encourage les participants à s'asphyxier jusqu'à l'évanouissement.

AFP  Publié le 08/07/2022 à 06:55, mis à jour le 08/07/2022 à 06:45

Illustration du jeu du foulard Photo Franck Fernandes
"TikTok doit être tenu responsable pour avoir ciblé ces deux jeunes filles avec des contenus mortels", a déclaré l'avocat Matthew Bergman, dans un communiqué mardi. Son cabinet, le Social Media Victims Law Center (SMVLC), est spécialisé dans la défense des victimes d'abus liés au fonctionnement des réseaux sociaux.

"TikTok a investi des milliards de dollars dans la création de produits conçus pour diffuser des contenus dangereux, en sachant que ces contenus sont dangereux et peuvent conduire à la mort de ses utilisateurs", a-t-il assené.

La très populaire application, qui appartient au groupe chinois ByteDance, n'a pas réagi dans l'immédiat à une sollicitation de l'AFP.


Elle a dans le passé rappelé que ce défi existe depuis bien plus longtemps que les réseaux sociaux. Le "jeu du foulard" ou "blackout challenge", dans lequel les enfants bloquent leur respiration jusqu'à l'évanouissement pour connaître des sensations fortes, provoque chaque année des accidents, dont certains mortels.

La plainte déposée à Los Angeles fin juin relate le cas de Lalani Walton, 8 ans, et de Arriani Arroyo, 9 ans.

Lalani a été retrouvée "pendue à son lit avec une corde autour du cou" par sa belle-mère. "Elle pensait que si elle postait une vidéo d'elle-même en train de relever le "blackout challenge", elle deviendrait célèbre. Elle avait donc décidé d'essayer", détaille la plainte.

Arriani, elle, avait utilisé la laisse du chien pour tenter de s'asphyxier.

Dans les deux cas, le cabinet de Matthew Bergman met en cause la page de découverte de contenus de l'application (la "For You Page"), où l'algorithme propose aux utilisateurs des vidéos en fonction de ses goûts.


La plainte liste certains des défis qui sont diffusés par des utilisateurs de la plateforme, du "défi du miroir en feu" au "défi de l'eau bouillante".

"L'étendue des dégâts causés par l'addiction aux produits de TikTok est terrifiante. Cela va de la simple distraction aux dépens de la scolarité, du sport et de la socialisation en personne, à la perte de sommeil, dépression sévère, anxiété, automutilation et mort accidentelle liée au "blackout challenge" ou au suicide", estiment les avocats dans la plainte.

En janvier 2021, l'Italie avait provisoirement bloqué l'accès de TikTok aux utilisateurs dont l'âge n'est pas garanti après la mort d'une fillette qui avait participé au "jeu du foulard" sur le réseau social.
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MessageSujet: Re: N'IMPORTE QUOI ? STOP ?   N'IMPORTE QUOI ? STOP ? Icon_minitime08.07.22 12:16

désolée je n'ai pas encore compris pourquoi il y a  des cathos pour les soins palliatifs mais contre les vaccins et des militants pour un nouveau droit de mourir dans la dignité et pour la vaccination.
Le mieux serait d'aller leur demander directement
mais je ne suis pas sûre d'avoir une réponse
et j'évite les liens... pour x y z raisons
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MessageSujet: Re: N'IMPORTE QUOI ? STOP ?   N'IMPORTE QUOI ? STOP ? Icon_minitime06.09.22 12:33

Soigner le corps et l’esprit des patients en soins palliatifs
Responsable du service des soins palliatifs de centre hospitalier d’Orthez depuis 2009, le docteur Christine Coste utilise la médecine intégrative pour apaiser ses patients.
Le docteur Christine Coste, Responsable du service des soins palliatifs de centre hospitalier d’Orthez, entourée des deux autres médecins du service.
Le Docteur Christine Coste, Responsable du service des soins palliatifs de centre hospitalier d’Orthez, entourée des deux autres médecins du service.
En France, l’histoire de l’art-thérapie a le vent en poupe depuis une dizaine d’années. Cette méthode consiste à utiliser n’importe quelle forme d’art afin d’atténuer les douleurs des patients. Elle fait partie des médecines intégratives, qui sont utilisées en complément de la médecine traditionnelle.

Passionnée de musique - un héritage familial, Christine Coste s’est formée au Conservatoire de Pau en tant que clarinettiste, avant de jouer pendant 15 ans dans son propre orchestre paroissial. Elle est également responsable du Comité de Lutte contre la Douleur (CLUD) au centre hospitalier.

Au début du mois d’août, une interne en 4e année de médecine a intégré le service des soins palliatifs. La violoncelliste de 22 ans a apporté son instrument pour donner aux patients de petits concerts, pendant deux semaines. Mais c’est loin d’être la seule méthode utilisée par l’équipe médicale pour apaiser le quotidien des patients. Le Docteur Christine Coste nous en dit davantage…

Les soins palliatifs sont un service très particulier dans un hôpital…

Christine Coste (C.C) : C’est exact. Mais contrairement aux idées reçues, les soins palliatifs ne sont pas un mouroir : la moitié des personnes qui y sont hospitalisées retournent à leur domicile. Au centre hospitalier d’Orthez, notre service est divisé en trois pôles : une unité de huit lits regroupés pour accueillir les patients en urgence, afin de rééquilibrer la douleur ou encore soulager les aidants, une équipe mobile qui intervient à domicile pour effectuer une première approche des soins palliatifs, une sorte de service après-vente avec un suivi du patient, et enfin, depuis un an, nous avons créé un service d’hospitalisation de jour, le Soins d’Accompagnement dans la maladie (SAM). L’équipe accueille des malades chroniques, des personnes atteintes de cancer ou de maladies dégénératives. C’est dans ce troisième pôle qu’on utilise le plus les médecines intégratives.

Aux soins palliatifs, l'approche du patient est très différente : le suivi des patients y est plus poussé et la mort est intégrée au processus médical. Nous avons une autre vision de la maladie. Notre rôle est de prendre le patient dans son entièreté. Nous n’essayons pas de sauver le patient, mais de trouver la manière d’améliorer son état. Il s’agit d’une médecine qui est davantage dans le ressenti.

Comment avez-vous commencé à les utiliser ?

C.C : Je suis plutôt une personne cartésienne, mais je voulais comprendre ce qu’il se passe dans le cerveau lorsqu’on utilise ce type de médecine. L’hôpital m’a fait passer une formation à l’hypnose et j’y suis allée sans vraiment y croire. Cette formation de deux ans s’est révélée très utile. Je me suis ensuite formée à la médecine intégrative par le biais d’un diplôme universitaire, à Paris.

Le chant, l’acupuncture, l’ostéopathie, le massage de confort, la méditation, le travail respiratoire, l’hypnose, la mise en place d’une chorégraphie et la musique permettent aux patients de s’évader et de ressentir différemment la douleur. Cette médecine intégrative a pour objectif de créer un encombrement du cerveau avec des éléments positifs, pour lui faire oublier la douleur. On stimule une autre partie du cerveau pour modifier sa perception.

Mais attention, il ne s’agit pas de faire de la lithothérapie, d’enlever le feu ou autre, ces pratiques sont toutes reconnues par le monde médical. De plus, chaque patient est différent. Je vois ces médecines intégratives comme des boîtes à outils : je pioche dedans en fonction des besoins du patient et de son état d’esprit.

Comment réagissent les patients ?

C.C : Super bien. La première fois que j’ai utilisé l’hypnose sur l’un d’eux, c’était pour faire un pansement de Schubert, un soin très douloureux. Il s’est concentré sur ma voix et à la fin, il m’a dit qu’il avait été déçu, car la plage sur laquelle je l’avais « envoyé » était une plage de galets. Il n’a ressenti que cette gêne, c’est surprenant !

Noémie, 22 ans, joue pendant les soins d’un patient du centre hospitalier d’Orthez afin de l'apaiser.
Noémie, 22 ans, joue pendant les soins d’un patient du centre hospitalier d’Orthez.
Il y a de petits miracles tous les jours. Lorsqu’un patient ne dort pas depuis plusieurs jours à cause de ses angoisses, en plus d’un traitement médicamenteux, on arrive à l’apaiser, et c’est une victoire.

Je me souviens aussi d’une femme atteinte de la maladie de Parkinson qui était en crise. Elle était bloquée et ne pouvait plus parler. J’ai essayé de la faire chanter et en dix minutes, on chantait en cœur.

Un dernier mot pour clôturer l’entretien ?

C.C : Il est important de redonner la parole aux patients et réapprendre à l’écouter. On oublie souvent que ça peut également être thérapeutique pour lui. Même leurs silences veulent dire quelque chose.
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MessageSujet: Re: N'IMPORTE QUOI ? STOP ?   N'IMPORTE QUOI ? STOP ? Icon_minitime08.10.22 13:16

"Je ne veux pas mourir": en soins palliatifs, l'envie de vivre prend le dessus
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Une infirmière soigne un homme âgé au service des soins palliatifs de l'hôpital Bretonneau, à Paris, le 5 octobre 2022
Une infirmière soigne un homme âgé au service des soins palliatifs de l'hôpital Bretonneau, à Paris, le 5 octobre 2022
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© AFP, Thomas SAMSON
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AFP, publié le vendredi 07 octobre 2022 à 09h39

"On est un service associé à la mort, mais plein de vie": en soins palliatifs, le confort, la relaxation et l'accompagnement des patients en fin de vie sont les priorités des soignants. Jusqu'à ce que la mort s'invite.

Derrière les portes rouges du service de soins palliatifs de l'hôpital Bretonneau, dans le nord de Paris, des patients, le plus souvent atteints de maladies incurables et en arrêt de traitement, se réveillent, regardent la télévision ou appellent leurs proches, en attendant leurs soins.

"Il faut prendre la vie du bon côté, tant qu'il en reste", sourit timidement Gisèle (qui a souhaité taire son nom), patiente de 85 ans atteinte d'une leucémie.

Fraîchement arrivée dans le service, elle s'y sent "très bien". "On s'occupe tout de suite de nous", confie-t-elle à l'AFP. "J'accepte toutes les activités, si ça peut me faire du bien".

Ce mercredi, elle s'initie avec deux soignantes à l'aromathérapie, qui lui rappelle les moments partagés avec sa petite-fille de 13 ans, "quand on comparait les odeurs des parfums" en boutique.

Après avoir senti plusieurs mélanges d'huiles essentielles, elle fabriquera, avec les soignants, son "stick" qui pourra calmer ses nausées et qu'elle conservera près d'elle toute la journée. "La différence avec les médicaments, c'est qu'elle peut s'en servir dès qu'elle en ressent le besoin", détaille son infirmière, Sandrine Monot.

- "Toujours un projet de vie" -

D'autres activités, comme la musicothérapie, des massages de relaxation ou encore des "repas thérapeutiques" --partagés entre soignants qui ont ôté leur blouse, patients et familles-- ont été développées. "On est un service associé à la mort, mais plein de vie", souligne Marie-Ange Filopon, infirmière.

Les soins palliatifs sont "le champ des possibles" pour les patients, l'objectif étant d'accéder "à toutes (leurs) demandes" et de créer des "moments privilégiés". "Il y a toujours un projet de vie, même à court terme", témoigne Catia Da Silva, cadre de santé.
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MessageSujet: Re: N'IMPORTE QUOI ? STOP ?   N'IMPORTE QUOI ? STOP ? Icon_minitime10.10.22 22:19

[size=32]Comme Vincent Lambert, ils sont 1500 patients cérébrolésés en France. Voici trois de leurs histoires.[/size]

Publié le 17 Juin, 2019


Comme Vincent Lambert, ils sont 1500 en France, cérébro-lésés. Le Figaro publie l’histoire de trois d’entre eux. Ils vivent à la maison, avec leurs proches.
 
Jean-Pierre Adams, ancien international de football, 70 ans maintenant, est diagnostiqué en état végétatif depuis 1982 à la suite d’une erreur d’anesthésie intervenue pour une banale opération du genou. « Après de brefs passages à l’hôpital, d’où elle l’a exfiltré en 1983 après qu’il y a développé des escarres », Bernadette Adams a toujours gardé son mari à domicile : «Là-bas, on ne s’occupait pas de lui : il avait perdu 11 kilos quand je l’ai repris». Le footballeur pèse aujourd’hui 70 kilos. « C’est bien la preuve qu’il a de l’appétit. Alors, arrêter de le nourrir… Jamais ! ». Elle n’a pas renoncé à le voir retrouver sa lucidité : « J’ai toujours l’espoir de quelque chose. Pourquoi pas ? ». Elle lui prépare un bol mixé de fraises : « Il aime ça et il me le fait bien comprendre», explique Bernadette Adams qui craint plus que tout de mourir avant son époux.
 
En août 2014, Amélie de Linage fait « une fausse route alimentaire ayant provoqué un arrêt cardio-respiratoire, Amélie est plongée dans un coma artificiel. On tente un réveil quelques jours plus tard, mais l’électroencéphalogramme, qui s’affole, témoigne d’un état de mal épileptique réfractaire à tout traitement ». A sa famille ébranlée, le médecin chef du service réanimation déclare que « son projet de vie, c’est de mourir ». Son mari s’insurge : « Vous n’avez pas à choisir pour elle! (…) Moi non plus d’ailleurs. Laissez-lui juste une toute petite chance de vivre, quel que soit son état ». Un jour, il constate que l’alimentation est coupée et l’hydratation réduite au minimum, il s’emporte, rien n’y fait. Le 5 septembre, on retire à son épouse le respirateur artificiel, « contre toute attente, Amélie récupère cette fonction parfaitement », mais les médecins refusent de remettre en route l’alimentation et l’hydratation. Après quinze jours sans alimentation, Amélie a fondu mais elle « est toujours là »: « Je sentais sa présence », raconte son mari. Mi-octobre, des « reprises de conscience » sont perçues, ainsi que quelques balbutiements. Amélie finit par articuler : « J’ai faim, j’ai soif !». Très handicapée, elle rentre chez elle en décembre 2015 : « Comme Vincent Lambert, j’ai été classée à tort en fin de vie et condamnée à la dénutrition. Aujourd’hui, je suis là pour dénoncer cette injustice, et dire que j’aime la vie ».
 
Camille avait 18 ans quand, au retour de la fac, « elle s’est fait violemment percuter par une Citroën Saxo blanche »« Sur l’encéphalogramme, l’activité cérébrale de Camille est faible. Seul signe de vie, ses pupilles sont réactives ». Sa maman raconte : « On nous a simplement dit qu’elle ne serait jamais plus comme avant. On sentait bien qu’il y avait des tensions au sein de l’équipe médicale sur son cas, mais à aucun moment on ne nous a demandé de faire un choix. Camille était là. Elle respirait. C’est tout ce qui comptait. Je ne sais pas si ce serait encore possible aujourd’hui avec les progrès de l’imagerie ». Camille a aujourd’hui 34 ans, elle vit chez ses parents, dans leur maison de la Vienne. « Paralysée, allongée ou en fauteuil, elle peut respirer seule mais est nourrie et hydratée artificiellement ». En état Pauci-relationnel, la prise en charge, lui a permis « des progrès en compréhension fine, et son état d’éveil s’est amélioré » : elle « écarquille ses grands yeux noisette. Son regard est un peu fixe mais sa main droite papillonne autour de son visage. Elle peut brandir son pouce pour dire «oui» et agiter son index pour dire «non». Plaisanteries, jeux de mots, commentaires au second degré… Son visage s’anime à chaque boutade de ses parents ».
 
Marie-Françoise, sa mère, heurtée par l’image de Vincent Lambert sur son lit d’hôpital, en chemise de nuit, ne peut pas eux pas imaginer sa fille « dans une chambre, allongée à regarder le mur toute la journée ». Elle ne comprend pas que les proches ne soient pas plus associés aux décisions médicales d’arrêt des traitements : « La loi Leonetti/Claeys ne devrait pas s’appliquer à nos cas, estime-t-elle. Camille n’est pas atteinte d’une maladie incurable ou en fin de vie ». Elle s’insurge : « Arrêter l’alimentation, c’est inimaginable pour moi. C’est comme si on lui mettait un oreiller sur la tête. Si je le faisais, j’irais en prison. Mais les médecins, eux, ont ce droit ».
Le Figaro, Agnès Leclair, Stéphane Kovacs et Guillaume Mollaret (16/06/2019) – Amélie, Jean-Pierre… ces autres Vincent Lambert
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MessageSujet: Re: N'IMPORTE QUOI ? STOP ?   N'IMPORTE QUOI ? STOP ? Icon_minitime11.10.22 19:03

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MessageSujet: Re: N'IMPORTE QUOI ? STOP ?   N'IMPORTE QUOI ? STOP ? Icon_minitime12.05.23 20:22

[size=38]Fin de vie : « Un patient peut demander à mourir sans vouloir mourir »[/size]


tribune

  • Axelle Van Lander




Pour la psychologue clinicienne Axelle Van Lander, il faut distinguer dans l’expression d’un désir de mort la demande de la volonté profonde. Elle raconte le cas d’un patient qui, tout en manifestant son désir de mort en continu, n’a jamais choisi d’utiliser le produit qui lui aurait permis de se suicider.


  • Axelle Van Lander, 
  • le 12/05/2023 à 12:10




Dans l’expression d’un désir de mort, la psychologue clinicienne Axelle Van Lander invite à distinguer la demande, rationnelle et sans affect, de la volonté profonde.ARTEM SHULICHENKO / STOCK.ADOBE.COM

Pourquoi est-ce que d’éventuels changements concernant un droit à l’euthanasie ou au suicide assisté suscitent-ils autant de résistances ? Faut-il légaliser l’aide active à mourir ? Du côté des psychologues cliniciens travaillant en soins palliatifs, on s’interroge. L’occasion pour ceux qui recueillent, quotidiennement, détresses et interrogations des patients de partager leurs réflexions. Et plus que jamais de savoir entendre et deviner, bien au-delà des mots.
Le 23 janvier 2023, Régis Aubry et Alain Claeys (co-rapporteurs de l’avis n°139 du CCNE) étaient auditionnés avec Annabel Desgrées du Loû par l’Assemblée nationale pour l’étude de nouveaux droits en faveur des malades et des personnes en fin de vie. Développer l’accompagnement palliatif des plus vulnérables serait le premier des préalables éthiques.
S’informer avec calme, recul et confiance est plus que jamais nécessaire

À lire aussiFin de vie : 4 mois au cœur de la Convention citoyenne
Dans les débats sur l’euthanasie et le suicide assisté, ils rappellent, d’une part, le respect nécessaire de l’ambivalence des patients et, d’autre part, la différence entre demande et volonté de mourir. Le président de la commission de l’Assemblée nationale expose son incompréhension du concept d’ambivalence et l’idée d’une coexistence possible d’un développement des soins palliatifs avec celui de nouveaux droits en faveur d’une mort provoquée.



Demande ambivalente



L’ambivalence est pourtant bien connue chez les personnes malades comme permettant très légitimement d’exprimer des demandes de mort en réaction à l’invivable de la maladie, et en même temps cette volonté de vivre plus longtemps le meilleur. Elle explique cette importante différence sémantique entre les termes « demande » et « volonté ». Un patient peut demander à mourir sans vouloir mourir. La demande est rationnelle, intellectuelle, sans affect.
À lire aussiFin de vie : le Cese se prononce en faveur de l’aide active à mourir
Qui demande à se voir mourir ? Eugène a 40 ans. Atteint d’une maladie dégénérative, les médecins lui prédisent une agonie par détresse respiratoire. Il affronte la situation comme un problème à résoudre par une solution pragmatique. Il ne souhaite pas être un fardeau pour sa famille, ne veut pas vivre la dépendance à son domicile et recherche les moyens d’évitement. Le suicide est la meilleure option. Après de multiples recherches sur les différents moyens d’en finir, il opte pour l’empoisonnement avec un produit qu’il se procure. Il souhaite être aidé dans la rédaction des directives anticipées dans le cas fort improbable où il « se raterait ».


Éclairer sur les soins palliatifs



Conseillé par son neurologue, il rencontre un médecin de l’unité de soins palliatifs de la ville limitrophe. Il ne souhaite évidemment pas être réanimé. Il expose son projet. Avec beaucoup d’humilité, le médecin respecte son projet tout en ayant l’objectif de l’éclairer sur les propositions des soins palliatifs. L’enjeu éthique est d’offrir une réelle alternative à ce projet de mort à court terme, que ce dernier soit éventuellement un vrai choix. Il accepte plusieurs consultations puis, pour faire l’expérience des aides humaines, techniques et médicamenteuses, une hospitalisation dans le service.
À lire aussi« Ouvrir le suicide assisté à une minorité de patients pourrait aggraver la fin de vie du plus grand nombre »
La perte progressive de la marche, de la déglutition, de l’élocution est une véritable torture qu’il intègre progressivement dans son identité parce qu’il se sent « homme » pour tous. Avec fierté, malgré les ravages de la maladie, il se sent toujours lui-même. La demande de mort persiste jusqu’au bout sans pour autant qu’il veuille mourir. L’équipe médicale respecte son ambivalence et il bénéficie dans son territoire du luxe d’une hospitalisation en soins palliatifs tout au long des quatre mois de sa maladie avec un décès accompagné par une sédation pour qu’il ne ressente pas l’étouffement.


L’euthanasie ne respecte pas l’ambivalence



Le suicide nécessite que le sujet agisse pour se donner la mort. Vous appuyez sur la détente, vous sautez du pont, vous buvez la potion… Eugène avait trouvé les produits nécessaires et pour autant son ambivalence lui a fait choisir jusqu’au bout la vie, une vie accompagnée par les soins palliatifs et l’assurance d’être sédaté au moment de l’étouffement terminal.
À lire aussiFin de vie : « Autoriser sous conditions ou interdire avec des exceptions ? »
Que serait-il advenu si les médecins avaient pu répondre par l’euthanasie ? Quatre mois de plus, quatre mois de moins, le temps d’un mourir… Très différente du suicide, même du suicide assisté comme dans l’Oregon avec la prescription médicale d’un produit létal, l’euthanasie ne respecte pas l’ambivalence. L’acte est porté par un autre que le sujet. Comment les médecins auraient-ils pu résister à ses demandes de mort pour ne pas l’euthanasier et croire en ses capacités à vivre une identité transformée par la maladie ? Eugène aurait-il pu arrêter cet autre, ce médecin, au dernier moment, lors de l’acte euthanasique ? Comment ne pas se laisser porter par cet acte, par sa confiance naturelle en l’autre qui fait penser qu’il fera toujours le mieux pour nous ?


Pas un acte de soin



L’euthanasie ne sera jamais un acte de soin puisqu’il restera un acte qui tue, un acte porté par un professionnel qui ne sera jamais certain du choix ultime du sujet. La chirurgie esthétique peut effacer les rides du vieillir. L’euthanasie évite effectivement le mourir… La différence ? Si vous vous êtes trompé, le chirurgien peut tenter de réparer.
À lire aussi« Il peut y avoir une compassion à accompagner jusqu’à donner la mort »
Si Eugène avait pu s’administrer seul le produit, l’aurait-il fait ? Eugène n’a pas renoncé à se suicider. Jusqu’au bout il en conserve la pensée rassurante, avec un passage à l’acte qui n’a jamais eu lieu… Ses quatre mois avaient du prix ! Son fils de 10 ans, son épouse ont pu continuer leur vie avec l’assurance qu’ils avaient profité au maximum de son intelligence, de son exceptionnelle présence… Ne volons pas le mourir : ces nuances et un vrai développement des soins palliatifs sont un préalable pour l’examen de nouveaux droits.
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MessageSujet: Re: N'IMPORTE QUOI ? STOP ?   N'IMPORTE QUOI ? STOP ? Icon_minitime28.07.23 14:39

N'IMPORTE QUOI ? STOP ? Logo-v20, la fin de vie, parlons-en, ( site catholique intégriste )


https://www.parlons-fin-de-vie.fr/
( site laïc )
Le Centre national des soins palliatifs et de la fin de vie est un organisme créé par décret en 2016 et placé sous l'autorité du ministre des Solidarités et de la Santé.
Adresse : 35 Rue du Plateau, 75019 Paris
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MessageSujet: Re: N'IMPORTE QUOI ? STOP ?   N'IMPORTE QUOI ? STOP ? Icon_minitime18.09.23 21:13

Fin de vie : "il faut vraiment qu'on évolue", estime Marina Carrère d'Encausse
Mardi 5 septembre 2023

En 2008, 2009, 2010 elle ne jurait que par Léonetti
Je les emmerde, ces gens-là...
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MessageSujet: Re: N'IMPORTE QUOI ? STOP ?   N'IMPORTE QUOI ? STOP ? Icon_minitime13.10.23 22:31

la Manif pour Tous deviendrait " le Syndicat de la Famille" ???? ??? ???
Famille, je te hais
Médecine, je te hais
Corps, je te hais
Eglise, je te hais
Malgré tout ceci, je demande:
la refabrication du Myolastan et du Décontractyl
la prescription de toutes les benzodiazépines pour une durée illimitée ainsi que leur association permise
la légalsation du cannabis thérapeutique
sinon je souhaite à tout le monde des Tentatives de Suicide avec en plus un Torticolis Spasmodique non stop !
signé: l'IMC poursuivie par mille T.S.
non mais !
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MessageSujet: Re: N'IMPORTE QUOI ? STOP ?   N'IMPORTE QUOI ? STOP ? Icon_minitime16.10.23 16:13

Mais quel scandale ! on nous impose la dictature du numérique ainsi que celle de Jean Léonetti ...
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MessageSujet: Re: N'IMPORTE QUOI ? STOP ?   N'IMPORTE QUOI ? STOP ? Icon_minitime11.11.23 23:13

Vatican ou franc-maçon, il faudrait choisir, non ?
Macron pauvre con parle d'une loi de liberté et de respect à propos de la fin de vie à la française
Macron ancien ministre du président précédent qui aurait voulu faire comme Mitterrand deux quinquennats
France, tu es dans la merde, étant de la merde...
c'est d'actualité, non ?
CLAP HI
et que cela pète sans trop puer !!!
une vague impression de liberté, la rue...
on s'exprime comme on peut (ou come on veut ? )
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