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 Marie de Hennezel

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MessageSujet: Re: Marie de Hennezel   Marie de Hennezel - Page 3 Icon_minitime25.01.22 19:38

REPAS RATIONNÉS, HYGIÈNE DOUTEUSE... LES GRAVES DYSFONCTIONNEMENTS DES EHPAD ORPEA POINTÉS DANS UN LIVRE
Hugo Septier
Le 25/01/2022 à 12:01

Plusieurs anciens employés témoignent d'un quotidien extrêmement pénible pour les résidents qui sont parfois contraints de rester alités durant une journée entière.
"Je ne mettrais jamais mes parents en maison de retraite." L'amer constat fait par Nora Sahara, ancienne infirmière devenue journaliste spécialisée dans la santé, résume parfaitement la teneur du livre Les Fossoyeurs de Victor Castanet, dans lequel le journaliste met en avant les graves dysfonctionnements dans les Ehpad gérés par l'un des géants du secteur, Orpea.

Dans une note de l'auteur pour cet ouvrage qui doit paraître ce mercredi aux éditions Fayard, le journaliste souligne que son but n'est pas de "faire de l’'Ehpad bashing' ni de mettre en cause l’ensemble d’un secteur" mais de "mettre en lumière les pratiques douteuses d’une entreprise devenue, trente ans après sa création, le numéro un mondial du secteur des Ehpad et des cliniques".

Rationnement et manque de personnel
Au fil des 388 pages des Fossoyeurs, il apparaît clairement que la course au profit de ce groupe privé a largement pris le dessus sur le bien-être de ses pensionnaires. Dans les bonnes feuilles du livre publiées par Le Monde, une auxiliaire de vie détaille également les conditions de vie extrêmement pénibles de plusieurs de ces pensionnaires.

"Dès que je suis arrivée dans cette unité, dès que l’ascenseur s’est ouvert, j’ai compris que quelque chose n’allait pas. Déjà, il y avait cette odeur de pisse terrible, dès l’entrée", se rappelle-t-elle.
"Et je savais que c’est parce que [les résidents] n’étaient pas changés assez régulièrement. Je suis restée près d’un an là-bas, et je ne vous dis pas à quel point il fallait se battre pour obtenir des protections pour nos résidents. Nous étions rationnés: c’était trois couches par jour maximum. Et pas une de plus. Peu importe que le résident soit malade, qu’il ait une gastro, qu’il y ait une épidémie. Personne ne voulait rien savoir", ajoute l'auxiliaire.

L'ouvrage revient également sur les conditions de la mort de l'écrivaine Françoise Dorin en janvier 2018, des suites d'une escarre mal soignée, moins de trois mois après son entrée dans un des établissements du groupe Orpea.

Repas rationnés
Pourtant, la direction du très onéreux établissement "Bords de Seine", situé à Neuilly-sur-Seine, géré par Orpea et où "la chambre d’entrée de gamme d’une vingtaine de mètres carrés coûte près de 6500 euros par mois", semblait parfaitement au courant des problèmes en ses murs.

"Quelques semaines après le début de mon enquête, j’ai pu avoir accès à un document interne signalant les réclamations de plusieurs familles pour les années 2016 et 2017. Et les repas rationnés ainsi que la présence d'employés constamment stressés étaient détaillés", pointe l'auteur.
"Au moins six autres familles se plaignent de soins d’hygiène non satisfaisants. Émergent également des difficultés dans l’administration des médicaments, la gestion du linge ou encore la qualité de la nourriture", apprend-on encore dans les bonnes feuilles de l'ouvrage.

Orpea dévisse et contre-attaque
La publication de ces premiers extraits a au un effet immédiat. Le titre du groupe Orpea a perdu plus de 16%, avant que sa cotation ne soit suspendue à la Bourse de Paris, à la demande de la société. D'autres groupes ont été touchés au cours de la séance, le titre Korian a perdu plus de 14% et celui de LNA santé plus de 5%, dans un marché globalement en très forte baisse de près de 4%.

Dans un communiqué, la direction d'Orpea contre-attaque et dément les attaques du livre de Victor Castanet. "Nous contestons formellement l'ensemble de ces accusations que nous considérons comme mensongères, outrageantes et préjudiciables", fustige-t-elle, pointant des "dérives sensationnalistes" et une "volonté manifeste de nuire". Le groupe indique avoir saisi ses avocats pour donner "toutes les suites, y compris sur le plan judiciaire", à la publication du livre, afin "de rétablir la vérité des faits".

"Nous avons toujours placé la qualité avant le financier", s'est défendu lors d'un point presse le directeur général du groupe, Yves Le Masne.
Selon lui, les témoignages à charge recensés dans le livre émanent d'une minorité d'anciens collaborateurs de l'entreprise qui ont nourri une "rancoeur" à son encontre après l'avoir quittée. Le directeur général pour la France, Jean-Christophe Romersi, a formellement démenti les accusations portant sur de supposés rationnements, notamment des protections hygiéniques des résidents.

"Nous n'avons jamais demandé le moindre rationnement. Il n'a jamais été question de sacrifier la moindre prise en charge, ça ne correspond ni à nos directives, ni à nos valeurs", a-t-il insisté.

Quels contrats de travail?
La direction a également dû répondre à d'autres accusations publiées lundi, cette fois par Mediapart: selon le média d'investigation en ligne, le groupe a commis de fréquentes irrégularités dans le recrutement de ses salariés en CDD, en mentionnant sur leur contrat, comme motif d'embauche, le remplacement de collaborateurs en CDI, qui, dans les faits, "n'existeraient pas".

"C'est faux, il n'y a jamais eu de faux contrats de travail", a répondu lundi Yves Le Masne, pour qui l'entreprise n'a aucun intérêt à privilégier les embauches en CDD. Dans un contexte récurrent de pénurie de personnel, ce sont souvent les salariés eux-mêmes qui refusent un CDI pour garder leur liberté, selon lui.

SUR LE MÊME SUJET
Seine-et-Marne: une directrice d'Ehpad dotée d'un faux pass convoquée devant la justice
Vers l'ouverture d'une enquête?
Ces accusations pourraient prendre un tour judiciaire, comme l'a affirmé Olivier Véran. Interrogé ce mardi sur LCI au sujet de la sortie de ce livre, le ministre de la Santé a tenu à faire preuve de fermeté.

“Je prends très au sérieux le livre. J’attends d’avoir des éléments factuels, et s’il y a lieu d’ouvrir une enquête, je l’ouvrirai. Je ne tremblerai pas”, a-t-il martelé.

SUPER, la bourgeoisie et la fin de vie ! BRAVO !
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MessageSujet: Re: Marie de Hennezel   Marie de Hennezel - Page 3 Icon_minitime25.01.22 20:33

[size=31]Paris : un photographe réputé de 84 ans meurt dans l'indifférence générale après avoir chuté dans la rue[/size]

Orange avec 6Medias, publié le mardi 25 janvier 2022 à 15h20
Le photographe internationalement reconnu de flamenco, René Robert, s'est éteint à 84 ans après avoir fait une chute dans une rue parisienne très fréquentée. Un SDF a alerté les secours 9 heures après l'incident, rapporte BFM TV.

René Robert est décédé mardi 18 janvier à Paris dans l'indifférence la plus totale.
Le photographe réputé internationalement pour ses photos de flamenco, a fait une chute dans une rue du quartier de République vers 21h. Âgé de 84 ans, il était sorti prendre l'air, après avoir dîné. Dans l'incapacité de se relever, le vieil homme n'a pas été secouru. Finalement, un SDF s'est penché sur son sort et a alerté les secours vers 6 heures, mercredi, relate BFM TV, le 25 janvier. Quand ceux-ci sont arrivés, il était trop tard. L'artiste était dans un état d'hypothermie extrême et il est décédé dans un service d'urgence, à la suite de sa nuit passée dehors. C'est son ami, le journaliste Michel Mompontet, qui a révélé cette histoire tragique sur Twitter, puis dans un édito sur franceinfo.

"Comment a-t-on pu en arriver là ?"

"La rue de Turbigo. Le plein Paris, la ville lumière, les bars, les restos. L'humanité, si inhumaine, et cette question, comment a-t-on pu en arriver là ?", s'est demandé Michel Mompontet. Le journaliste s'est également interrogé sur la réaction qu'il aurait eu, s'il s'était trouvé face à une situation similaire. "Est ce que je suis sûr à 100 % que si j'avais été confronté à cette scène, je me serais arrêté ? [...] Ne pas pouvoir être sûr à 100 % est une douleur qui me hante", a-t-il affirmé sur franceinfo.

Depuis les années 50, René Robert aimait photographier les visages des danseurs et musiciens de flamenco, leurs émotions. Allant de représentation en représentation, il a compilé certains de ses clichés dans un ouvrage intitulé La rage et la grâce. Du côté des spécialistes du flamenco, comme le site internet Musique Alhambra, on ne cache pas sa tristesse après l'annonce du décès du photographe. "Nous étions admiratifs de son talent tout autant que de ses qualités humaines. René, c'était la gentillesse et la discrétion incarnées. C'était un ami fidèle et sincère. Les moments passés à ses côtés, que ce soit chez lui, chez nous ou ailleurs étaient toujours teintés de joie et de bonne humeur", a-t-il écrit.[/size]
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MessageSujet: Re: Marie de Hennezel   Marie de Hennezel - Page 3 Icon_minitime26.01.22 14:40

Par SudOuest.fr
Publié le 26/01/2022 à 12h25S
15 millions d’euros ont été proposés par un intermédiaire du groupe au journaliste Victor Castanet pour qu’il ne publie pas son enquête sur les Ehpad Orpea

C'est pas vrai !!! qu'est-ce qu'on peut faire avec QUINZE MILLIONS D'EUROS ? bah on devient fou !
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MessageSujet: Re: Marie de Hennezel   Marie de Hennezel - Page 3 Icon_minitime28.01.22 17:30

Affaire Orpea. Une ancienne aide-soignante témoigne, “si on arrivait à leur donner une douche par semaine, c’était bien”
Publié le 28/01/2022 à 09h54
Écrit par Barbara Gabel
Orpea, leader mondial des Ehpad, est au coeur de la tourmente après la publication de l'enquête du journaliste Victor Castanet. Une ex aide-soignante de la région poitevine nous livre son témoignage.
Orpea, leader mondial des Ehpad, est au coeur de la tourmente après la publication de l'enquête du journaliste Victor Castanet. Une ex aide-soignante de la région poitevine nous livre son témoignage. • © Jean-Marc Loos - MaxPPP
Poitiers Vienne Nouvelle-Aquitaine
Ancienne aide-soignante, Aline* a travaillé dans un établissement du groupe Orpea pendant plusieurs années dans la région poitevine (Vienne). Les faits dénoncés dans le livre “Les Fossoyeurs”, paru le 26 janvier, elle les connaît bien. À l’époque, elle avait tenté d’alerter sur les conditions de vie et de travail dans son Ehpad.

Si Aline* accepte de se livrer, c’est qu’elle voudrait que son "témoignage serve à quelque chose”. Pendant six ans, elle a travaillé comme aide-soignante dans un Ehpad près de Poitiers (Vienne), appartenant au groupe Orpea.

Dans le sillage de la publication du livre Les Fossoyeurs, récit d’une enquête de trois ans du journaliste indépendant Victor Castanet, Aline veut dénoncer, elle aussi, les conditions de vie et de travail dans la maison de retraite où elle travaillait.

Une toilette rapide et mal faite
“Ma première matinée de travail là-bas, je l’ai fini en pleurant”, se remémore Aline. “On me mettait la pression pour être plus rapide. Cela a été très violent.”

Surtout, se rappelle-t-elle, il fallait être rapide pour la toilette des résidents. L’ancienne aide-soignante raconte que celle-ci était indigne. “Si on arrivait à leur donner une douche par semaine, c’était bien !”, dénonce l’ancienne aide-soignante. “On ne nous a jamais donné le temps, ni les moyens, de se concentrer sur la douche, parce qu’on est persuadé que ces gens sont trop vieux pour avoir connu la salle de bain !”

On ne nous a jamais donné le temps, ni les moyens, de se concentrer sur la douche, parce qu’on est persuadé que ces gens sont trop vieux pour avoir connu la salle de bain !

Aline, ancienne aide-soignante dans un Ehpad de la région poitevine
Chaque matin, les aides-soignantes disposent de quatre heures pour effectuer “entre 15 et 17 toilettes”, précise-t-elle. “Avec certains résidents, ça pouvait aller vite. Mais d’autres ont des démences séniles comme de l’Alzheimer, ou des séquelles suite à des d’AVC… bref tout ce que l’on peut trouver en Ehpad. Il aurait fallu prendre le temps avec eux ! Mais c'était impossible, donc c'était du travail mal fait.”

Aline l’assure, ces conditions, elle ne le cachait pas aux familles. “Quand on manquait de temps ou quand on manquait de personnel pour la toilette, je l’expliquais aux familles. Ils le comprenaient, mais ils ne l’ont jamais accepté.”

"Le matin, les draps étaient souillés"
Ce qui a particulièrement choqué Aline pendant son expérience, c’est le manque de protections urinaires. “Parfois, le matin, les draps étaient souillés. Mais pendant la nuit, on n’avait pas eu assez de protection !”. Même chose en période de gastro, l’équipe d’aide-soignante rencontrait d’énormes difficultés à donner des protections avec “une absorption suffisante” pour les résidents.


Pendant plusieurs mois, avec son équipe d'aides-soignantes, Aline s’est battue pour obtenir plus de protections, se rappelle-t-elle. “On s’est organisés pour demander aux fournisseurs un nombre plus adapté. Cela a duré 5-6 mois avant qu’on nous en empêche.”

7 aides-soignantes pour 80 résidents
Le personnel en sous-effectif, Aline en a souffert. “On était tributaires du résultat des grilles de l’Agence régionale de santé. À mon époque, on était sept aides-soignantes en journée pour 80 résidents. Le pire, c’était les nuits. On les faisait en binôme : une aide-soignante et une ASH (agent des services hospitaliers). Quand vous devez faire le tour des 80 résidents, c’est compliqué.”

Il fallait remplir, il ne fallait surtout pas avoir moins de 80 résidents !

Aline, ancienne aide-spoigante dans un Ehpad de la région poitevine
Selon Aline, l'établissement pouvait recevoir 80 résidents. Pourtant, certains T2, prévus pour une seule personne, accueillaient parfois deux résidents, l'une dans la chambre, l'autre dans la pièce à vivre. Aline s’en rappelle, l’Ehpad a reçu jusqu'à 88 résidents pour 80 places. “Il fallait remplir, il ne fallait surtout pas avoir moins de 80 résidents !”, dénonce-t-elle.

Ces résidents, insiste l'ancienne aide-soignante, avait besoin d'affection. Certains veulent être tutoyés et appelés par leur prénom. “La direction nous l’a reproché. On nous disait qu'on n'était pas là pour installer une familiarité. Mais on passe tout notre temps avec eux, même plus qu’avec nos mômes !”

“J’ai contacté l’ARS pour signaler la situation”
Aline en a eu marre. Elle a fini par se mettre du côté des familles qui se plaignaient de la prise en charge de leurs proches. “J’ai contacté l’ARS pour signaler la situation”, raconte-t-elle. “Cela m’a valu une mise à pied d’une journée. On m’a parlé du devoir de réserve. Je m’en fiche, je ne travaille pas pour le public !” Quelques mois plus tard, Aline quitte son poste. Elle travaille aujourd’hui dans le domaine médical.

Un choix qu’elle ne regrette pas. “Parfois je finissais ma journée à l’Ehpad, je me disais : “On a fait de la merde aujourd’hui.” Une expérience professionnelle qui l'aura traumatisée de la façon dont nos anciens sont traités.

Ce n’est pas parce qu’une personne âgée atterrit dans un Ehpad qu’elle n’est plus rien !  Moi franchement ça me fout la trouille. J’ai dit à mon fils de ne jamais me mettre en Ehpad

Aline, ancienne aide-soignante dans un Ehpad de la région poitevine
Face au scandale provoqué par les révélations du livre des Fossoyeurs, Aline se sent désabusée, elle qui avait déjà tiré la sonnette d'alarme, comme d’autres soignants ces dernières années. “Je ne sais pas comment ces établissements vont pouvoir s’en sortir. On se bat contre un mur. Orpea, c’est surtout une armada d’avocats.”

*Le prénom a été modifié à la demande de l’intéressée.
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MessageSujet: Re: Marie de Hennezel   Marie de Hennezel - Page 3 Icon_minitime28.01.22 21:43

François Morel réagit au scandale des Ehpad dans une chronique incisive et poignante
« Cosette pleure dans son lit ». François Morel dédie sa chronique hebdomadaire aux personnes âgées qui résident dans un Ehpad.
Publié le 28 janvier 2022
Mis à jour le 28 janvier 2022
François Morel réagit au scandale des Ehpad dans une chronique incisive et poignante
Photos : Shutterstock et Thesupermat / Wikimedia Commons
Mégane Bouron
Les Fossoyeurs fait trembler les Ehpad. Ce livre-enquête dénonce les dérives alarmantes du système mis en place par ORPEA, numéro 1 des maisons de retraite privées. Un système révoltant qui, selon les révélations du journaliste Victor Castanet, maltraiterait nos aînés. En réaction, François Morel livre une chronique incisive et poignante.

Ce vendredi 28 janvier 2022, soit deux jours après la parution de ce livre coup de poing, l’humoriste, comédien et chroniqueur à France Inter a souhaité réagir. Pour partager son indignation, il a imaginé ce à quoi pourrait ressembler le quotidien de Cosette (personnage emblématique du roman Les Misérable de Victor Hugo) si elle avait 100 ans aujourd’hui.

Cosette serait probablement dans un Ehpad, perdue dans ses pensées, esseulée, blessée par ses escarres, et cherchant désespérément la compagnie des auxiliaires de vie. C’est ainsi que François Morel imagine la triste fin de vie de cette femme, et de tant d’autres. De cette manière, il rend hommage aux résidentes et résidents des maisons de retraite qui, comme le révèle l’enquête de Victor Castanet, seraient délaissés, négligés et maltraités par le système instauré par ORPEA tandis que les patrons, eux, se gavent au restaurant.

L’intégrale de cette chronique est à écouter ici :

Extraits :

« Cosette qui a 100 ans. Cosette qui fait des escarres. Parfois, elle crie, Cosette. Elle appelle Fantine. Fantine ! Fantine ! L’auxiliaire de vie est dans les étages. Elle ne peut pas être partout. Quand elle arrive, elle est fâchée. Elle est essoufflée. Elle dit vous n’êtes pas toute seule. Fantine ! Fantine ! C’est qui cette Fantine, elle lui demande. C’est ma mère qu’elle répond, c’est ma petite maman qui a bien souffert. »

« Cosette pleure dans son lit. Son escarre lui fait mal. La dame lui a dit qu’elle n’est pas toute seule. Alors que si, elle est toute seule, Cosette, vu qu’elle n’a plus sa maman, qui est morte depuis longtemps. Elle dit j’ai fait pipi. On lui dit vous avez déjà eu deux couches aujourd’hui. Je ne sais pas répond Cosette. On lui dit on verra ça tout à l’heure. Il faut vous reposer maintenant. Vous n’êtes pas toute seule. »

« Cosette pense à Jean Valjean qui est si gentil. Et à Marius qui est son amoureux. Tout se mélange dans sa tête. Elle se retourne dans son lit. Son escarre lui fait mal. Elle sent l’urine. Elle appelle sa mère, Jean Valjean et Marius et l’auxiliaire de vie. Mais personne ne lui répond. Si ça se trouve, tout le monde est mort. »

Brillant et bouleversant.

https://positivr.fr/francois-morel-reagit-scandale-ehpad/
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MessageSujet: Re: Marie de Hennezel   Marie de Hennezel - Page 3 Icon_minitime29.01.22 13:41


[size=35]Scandale dans les Ehpad : «Les résidents étaient jetés sur le lit comme du linge sale»


Nina Droff, édité par Laura Laplaud 07h18, le 29 janvier 2022, modifié à 07h29, le 29 janvier 2022
La sortie du livre "Les Fossoyeurs" du journaliste Victor Castanet est à l’origine d’un véritable séisme dans les Ehpad. Son récit dénonce les conditions de vie terribles vécues par les résidents dans les structures du groupe privé Orpea, numéro 1 mondial dans ce secteur. Depuis quelques jours, les témoignages de familles se multiplient.
Nourritures rationnées, hygiène déplorable et prise en charge minimale des résidents : le récit de Victor Castanet, dans Les Fossoyeurs, raconte l’enfer vécu par les résidents des Ehpad du groupe privé Orpea et dénonce tout le système lucratif qui s’est bâti autour de ce secteur. Les révélations de ce livre ont sonné très juste pour beaucoup de familles dont les proches sont dans ces établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad). "Les résidents étaient couchés en deux minutes, jetés sur le lit comme des sacs de linge sale. C’était une catastrophe", témoigne Sophie. 



[/size]

"Des conditions abominables"


Sophie, habitante de Lyon de 46 ans, n’a pas été surprise en tournant les pages. Elle connaît bien le problème des négligences en Ehpad. Sa mère, atteinte d’une maladie neurologique, a résidé pendant deux ans dans une structure d’accueil privée. Elle y a vécu "dans des conditions abominables". "Quand j’arrivais le matin, il y avait un mètre de diamètre d’urine et de selles sous son lit…", raconte-t-elle. "Le nombre de protection est rationné, quand les résidents avaient fait sur eux, on ne les changeait pas si ce n’était pas l’heure."

>> LIRE AUSSI - EHPAD : que paye-t-on réellement ?

Après deux ans de calvaire pour sa mère et un dialogue impossible avec la direction, Sophie a décidé de retirer sa mère de l’établissement. Elle vit désormais avec elle. "C’est le jour et la nuit, elle va beaucoup mieux maintenant qu’elle est chez moi. J’aurais dû le faire bien plus tôt."

Monique a pris la même décision, il y a quelques années pour son père résidant dans une Ehpad d’Orpea à Alençon car "le personnel n’était pas formé pour s’occuper de lui, surtout au niveau psychologique".

30 ans de manque de moyens


Ce quotidien n’est pas une surprise non plus pour Sabrina Deliry, cofondatrice de l’observatoire de l’âge et du cercle des proches aidants. Elle dénonce un manque cruel de moyens financiers et humains qui serait à la source de tous ces maux. "Cela fait 30 ans que cette maltraitance institutionnelle existe dans tous les établissements de France", déplore-t-elle. "En moyenne, il y a une aide-soignante pour 10 résidents, elles n’ont pas le temps de s’occuper comme elle le souhaiterait de chaque personne, de doucher tout le monde tous les matins… C’est toujours la course !"

En plus des moyens supplémentaires, Sabrina milite avec son organisation pour la création d’un organe de contrôle indépendant de la vie dans les Ehpad. Elle espère que ce livre sera "un électrochoc qui suscitera l’intérêt des politiques pour la dépendance et le grand âge". 
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MessageSujet: Re: Marie de Hennezel   Marie de Hennezel - Page 3 Icon_minitime02.02.22 11:01

LA SAGESSE, c'est de NE croire PLUS JAMAIS personne...
Admin qui ne vote plus...et qui ricane jaune !
non, mais !
c'est pas possible, çà !
FOOL BOF cheveux MAL TETE BING
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MessageSujet: Re: Marie de Hennezel   Marie de Hennezel - Page 3 Icon_minitime02.02.22 19:14

François Mitterrand aurait pu s'occuper de  cela, il n'a rien fait... ... ...
Arrêtons de voter comme des cons pour des cons !
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MessageSujet: Re: Marie de Hennezel   Marie de Hennezel - Page 3 Icon_minitime25.02.22 17:39

Isère : il tue sa mère nonagénaire en fin de vie à coups de revolver
ven. 25 février 2022, 11:45 AM·2 min de lecture

Un quinquagénaire français a été interpellé pour avoir tué sa mère âgée et malade. (Photo d'illustration : Getty Images/iStockphoto) (Getty Images/iStockphoto)
Dans cet article:

Faits divers
Faits divers
Un homme de 55 ans a été mis en examen et écroué pour le meurtre de sa mère nonagénaire, en fin de vie. Il assure qu'elle lui a demandé d'en finir.
"Ma maman, j’ai fait ça pour elle. Elle ne voulait plus, je suis allé au bout, c’est très difficile, j’ai les images en permanence dans ma tête", a déclaré Alain C. lors de l'audience de la chambre d'instruction de Grenoble. L'homme âgé de 55 ans a été mis en examen puis écroué pour le meurtre de sa mère le 7 février 2022, rapporte l'édition suisse de 20 minutes.

Deux jours auparavant, le quinquagénaire avait appelé la gendarmerie en expliquant avoir mis fin aux jours de sa mère dans leurs maison de de Ruy-Montceau (Isère).

Alain C. explique que sa mère âgée de 95 ans, en pleine déchéance physique, après un infarctus et une fracture de la hanche lui aurait demandé d'en finir. Il lui a ainsi donné un médicament avant de l'étouffer mais voyant qu'elle respirait encore, il s'est saisi d'un revolver pour l'achever.

Ce chauffeur de car scolaire, sans antécédent judiciaire, est un tireur sportif. Inscrit dans un club, il possédait cinq pistolets, trois revolvers et un fusil de gros calibre.

Un "débat sur la fin de vie"
Le code pénal prévoit la réclusion criminelle à perpétuité pour le meurtre "sur un ascendant légitime ou naturel" et/ou sur une personne d’une "particulière vulnérabilité, due à son âge, à une maladie, à une infirmité".

L’ordonnance de placement en détention estimait que son "acte violent" ne pouvait s’inscrire dans une forme de suicide assisté légalement acceptable. Était aussi invoqué un "risque de décompensation" lié à son "état dépressif".

Jeudi, la chambre de l'instruction a rejeté la demande de remise en liberté d'Alain C. Pour son avocat, "cette affaire doit s’inscrire dans le débat sur la fin de vie et les moyens que la société se donne pour accompagner les plus âgés".

Alain C. est fils unique et a toujours vécu avec sa mère. Selon des témoins, leur relation était fusionnelle.

VIDÉO - Euthanasie : Alain Delon réclame le droit de "foutre le camp tranquillement"
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MessageSujet: Re: Marie de Hennezel   Marie de Hennezel - Page 3 Icon_minitime10.03.22 10:02

Marie de Hennezel : « La demande de mort est d’une violence extrême »
L’auteure de « la Mort intime », promotrice des soins palliatifs en France, a visionné pour « La Vie » le film de François Ozon, « Tout s’est bien passé ».
Par Olivia Elkaim
Publié le 22/09/2021 à 11h55 I Mis à jour le 22/09/2021 à 11h55

• FLORENCE BROCHOIRE POUR LA VIE
Psychologue et auteure, Marie de Hennezel est engagée pour l’amélioration des conditions de fin de vie dans notre pays. Elle a publié de nombreux ouvrages à ce sujet, dont l’Adieu interdit (Plon) sur l’impossible deuil des morts du Covid. Vivre avec l’invisible sortira aux éditions Robert Laffont le 30 septembre. Pour La Vie, elle a visionné le long métrage de François Ozon en avant-première.

« Ce beau film montre toute la complexité de la question de la fin de vie : un homme qui a subi un AVC a l’impression de ne plus être lui-même, de survivre et non plus de vivre, comme il le dit. Il a le sentiment subjectif d’une perte de dignité, d’une détérioration.

A lire aussi : « Tout s’est bien passé » : le suicide assisté sous l’œil de François Ozon
En même temps, on voit l’ambivalence : même dans cet état dégradé, il a encore des désirs, l’envie d’un bon repas, notamment. Quand on lui parle peinture, il se réveille. Il cultive aussi une relation très émouvante avec son petit-fils. Par certains aspects, cet homme est encore attaché à la vie mais il exprime le sentiment de ne plus vivre vraiment.

La violence du « double lien »
Ce film est tout à fait réaliste, y compris quand il demande à sa fille de l’aider à mourir. On voit très bien ce que j’ai repéré chez certains de mes patients qui avaient accompagné un parent en Suisse. Ils décrivent tous ce que les psychologues appellent le “double lien” : par amour, on doit aider l’autre à s’en aller et par amour, on sent bien qu’on devrait le retenir et lui montrer que son existence est importante. Le film permet de s’identifier à ses filles. J’ai ressenti la cruauté de ce double lien. La demande de mort est d’une violence extrême.

A lire aussi : Euthanasie : « La solution à un éventuel « mal mourir » est d'améliorer l’accompagnement »
Le cinéaste présente bien toute la complexité de ce sujet à partir d’une histoire familiale singulière : celle d’Emmanuèle Bernheim et de son père qui est d’un égoïsme foncier dans son désir d’anticiper sa mort. Il ne pense pas une seconde à ce qu’il fait vivre à ses proches.

C’est un film ni compatissant ni militant sur l’euthanasie. Il montre bien que ce n’est pas simple. Même si un jour une loi permettait en France le suicide assisté, cela faciliterait des aspects administratifs et financiers, mais cela n’enlèverait jamais la violence du double lien pour ceux à qui cette demande est faite. L’aspect affectif ne sera jamais gommé ou apaisé par une loi.

Déconnexion entre « volonté » et « désir » de mourir
Ce film ne donne vraiment pas envie de vivre une telle demande de suicide assisté, ni du point de vue du patient ni des proches. Comme aujourd’hui il n’y a pas de loi, il y a un peut-être un frein aux exigences de ce genre. On peut voir cette œuvre et se dire, si l’on est tenté d’abréger ses jours, que ce n’est pas évident pour la famille. Une autre dimension me semble intéressante : pourquoi la fille accepte-t-elle la demande de son père ? On peut aussi refuser cette demande d’un parent.

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Dans cette histoire particulière, Emmanuèle a des fantasmes inconscients de meurtre de ce mauvais père humiliant. Le film décrit parfaitement la complexité psychologique. Il fait réfléchir à tous les enjeux, y compris à la déconnexion de la volonté de mourir et du désir de mourir. On peut vouloir mourir mais ne pas le désirer.

Chez ce père, le désir de vivre revient à certains moments, quand il caresse les cheveux de son « gigolo » (expression utilisée par les filles dans le film, ndlr) par exemple. En soins palliatifs, Certains patients m’ont dit : « Je veux mourir », mais leur corps ne lâchait pas : ils avaient encore envie d’un gâteau, de revoir un proche.

A lire aussi : Euthanasie : « Dans l’agonie, la question n’est pas de choisir la souffrance, mais d’épouser ce qui fait mon humanité »
Dans un tout autre registre, le film tiré de mon livre la Mort intime, intitulé C’est la vie, de Jean-Pierre Améris avec Jacques Dutronc et Sandrine Bonnaire, se passe dans une maison de soins palliatifs et montre aussi tous les aspects de la question de la fin de la vie. Tout est complexe autour de la mort.
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][size=39]Entretien[/size]
[size=44]Marie de Hennezel : "On a volé leur mort aux mourants et un moment essentiel aux vivants"

Publié le 26/10/2020 à 07h00


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La psychologue clinicienne, qui a consacré sa vie à l’accompagnement de fin de vie, publie « L’adieu interdit » (Plon) pour dire « plus jamais ça ».
En lisant votre livre qui ressemble à un journal de bord du confinement, on a l’impression que vous assistez en direct à une régression. C’est exactement le sentiment que j’ai eu, l’impression d’un retour en arrière terrible. Toutes les avancées, durement acquises, ont été balayées brutalement. Depuis 1987 où j’ai commencé à travailler en soins palliatifs, nous avons essayé de valoriser l’accompagnement des mourants. Des lois ont vu le jour, la question de la dignité du mourir a été beaucoup débattue. Pour moi, cette dignité ne peut se résumer à choisir le moment de sa mort. Elle consiste aussi à pouvoir être accompagné, à dire au revoir à ses proches… Tout ce que nous avons mis en place depuis 30 ans s’est effondré !

Cela n’a-t-il pas été finalement un révélateur de notre rapport à la mort, à savoir un déni ? Nous arrivons effectivement au paroxysme du déni, comme je l’écrivais dans une tribune du Monde. Les experts scientifiques et nos politiques ont complètement sous-estimé l’importance des rites immémoriaux autour des morts, le fait de constater la mort, de faire l’adieu au visage, d’honorer le mort, de faire des obsèques dignes de ce nom. C’est à se demander si l’un d’entre eux avait déjà accompagné un proche en fin de vie…
Aucun d’entre nous ne peut dire qu’il n’est pas concerné : on va tous mourir, on va tous perdre des proches.
Bien sûr, ils sont revenus là-dessus, assez vite et timidement. Mais, au début, c’était terrible, il y a des gens qui sont morts en sachant que derrière la porte de l’Ehpad, il y avait un fils, une fille, éplorés. Cette crise ramène chacun à ses valeurs, ses valeurs intimes, à son humanité.

Au regard des mesures actuellement mises en place face au retour de l’épidémie, pensez-vous que l’on a appris de nos erreurs ? Oui, on ne pourra plus exactement revenir à ce qu’on a vécu. On n’interdira plus à un proche de venir visiter une personne âgée, a fortiori, si elle mourante. Je l’espère en tout cas. Il faut rester vigilant.

Vigilant aussi en raison des dégâts générés chez les vivants. Vous adressez d’ailleurs une lettre aux endeuillés pour les aider. On a d’une part volé leur mort aux mourants. On n’imagine pas la détresse qui a été la leur alors qu’ils n’ont pas pu dire au revoir.
On a volé aussi un moment essentiel aux vivants. Quand on n’a pas pu accompagner, on vit des deuils difficiles, voire impossibles. On se culpabilise, ce qui induit des conduites d’échec. Les cabinets de psy aujourd’hui se remplissent de personnes qui vont mal. Rien n’a été apaisé en eux.

Vous vous êtes radicalement opposé à un reconfinement des plus de 65 ans… Parce que c’est stupide. La barrière d’âge, en plus d’être anticonstitutionnelle, ne veut rien dire. Je connais des gens de 90 ans robustes, moins fragiles que des personnes de 50 ans qui fument, qui ont des problèmes de cœur, en surpoids. Et que veut dire être à risques ? Cette expression m’horripile. On est tous à risques, la vie est un risque. Malheureusement, la mort peut faucher, même des enfants. Oui, il y a des gens qui ont des fragilités. Ils les connaissent, ils sont parfaitement responsables d’eux-mêmes. Ce ne sont pas des personnes qui vont se mettre en danger, ils vont se protéger.

En voulant protéger des personnes contre elles-mêmes, on a nié leurs droits ? Quand on a reclu des personnes dans leur chambre d’Ehpad, on ne leur a pas demandé leur avis. Certaines sont mortes de chagrin, de solitude. J’espère qu’on prendra désormais leur avis.
Il faut laisser les gens décider pour eux-mêmes. Qu’est-ce qui empêche une personne âgée, munie d’un masque, d’aller voir ses enfants ? Pourquoi interdirait-on à la famille, avec un gant, de la toucher ? Le toucher est si important. Il faut que le lien, même modifié, entre les êtres vivants continue.

Vous dédiez ce livre à votre père, « à qui nous n’avons pas pu dire adieu ». C’était il y a longtemps, en 1981, dans un autre contexte. Notre père s’est donné la mort. Mes frères et sœurs, comme moi, avons traversé cette souffrance de ne pouvoir dire au revoir. 
Propos recueillis par Florence Chédotal

Extraits de L'Adieu interdit (Plon)
Dans les Ehpad. « Je constate à quel point, en voulant protéger la vie biologique des uns, on a nui à la personne humaine […] Des décisions sanitaires, censées protéger le vivant, ont en fait généré de l’inhumanité et de l’indignité. Elles ont été mortifères. » La vie, la mort… « Nous vivons en oubliant que la mort fait partie de la vie, que nous mourrons tous un jour, que la vie est un risque. Il y a quelque chose de bien pathétique dans cet oubli. On voudrait éradiquer la mort. Et nous sacrifions à cette illusion tout ce qui donne du sens à la vie : la relation humaine, le bonheur de se toucher les uns les autres, de se rencontrer. »
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