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 FIN DE VIE C.C.N.E.2013

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MessageSujet: Re: FIN DE VIE C.C.N.E.2013   27.09.13 11:12

Elections,action,réaction

Je suis POUR la légalisation du suicide assisté en fin de vie

En cas d'échec,un référendum sur cette question sera inévitable

(quand ??? ??? ???)
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE C.C.N.E.2013   27.09.13 11:22

Attention,non seulement F.Hollande n'est ni oui,ni non,ni blanc,ni noir,mais il change aussi d'avis...

Avec ce genre de politique,cela devrait être le peuple français qui décide par référendum
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE C.C.N.E.2013   14.10.13 17:22

site Vidal
 
Fin de vie, "assistance à mourir" : après l’avis du CCNE, un débat public, puis une loi
 
Par Jean-Philippe RIVIERE
 
Date de publication : 01 Juillet 2013
 
Le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) a été saisi par le Président de la République sur les questions concernant la fin de vie. Dans son avis n°121, le CCNE ne recommande pas l'ouverture du droit au suicide assisté ou à l’euthanasie, mais émet plusieurs remarques et préconisations. Cet avis sera suivi d’un débat national puis d’un projet de loi, a priori fin 2013.
 
 
Le CCNE préconise avant tout d'améliorer les conditions actuelles de la fin de vie des patients.
 
 
Le Président a posé 3 questions au CCNE
Dans son programme présidentiel, François Hollande a proposé une "assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité" en cas de "souffrance physique ou psychique insupportable, et qui ne peut être apaisée" (proposition 21).
 
Fin 2012, le Président de la République a saisi le CCNE en lui posant trois questions : 1. Comment et dans quelles conditions recueillir et appliquer des directives anticipées émises par une personne en pleine santé ou à l’annonce d’une maladie grave, concernant la fin de sa vie ?
2.Comment rendre plus dignes les derniers moments d’un patient dont les traitements ont été interrompus à la suite d’une décision prise à la demande de la personne ou de sa famille ou par les soignants ?
3. Selon quelles modalités et conditions strictes permettre à un malade conscient et autonome, atteint d’une maladie grave et incurable, d’être accompagné et assisté dans sa volonté de mettre lui-même un terme à sa vie ?
Le 1er juillet, l’avis n°121 du CCNE lui a été remis et a été rendu public (téléchargeable sur le site du CCNE).
 
Un groupe de travail composé de médecins, spécialistes des religions, philosophes, etc.
Les travaux sur ces délicates questions ont été menés par 16 des 39 membres du CCNE : des médecins (François Beaufils, Claude Matuchansky, Francis Puech, Jean-Louis Vildé, Bertrand Weil) et des spécialistes des questions religieuses (Michaël Azoulay, Xavier Lacroix, Louis Schweitzer), mais aussi deux philosophes (Ali Benmakhlouf, André Comte-Sponville), une psychologue (Anne-Marie Dickelé), un mathématicien (Jean-Pierre Kahane), une juriste (Frédérique Dreifuss-Netter) et un homme politique (Alain Claeys).
 
Régis Aubry et Claire Legras étaient les deux rapporteurs de ce groupe de travail, qui a également auditionné Jean Leonetti (auteur de la loi relative aux droits des malades et à la fin de vie de 2005, en vigueur actuellement), Didier Sicard (Président de la Commission de réflexion sur la fin de vie en France, qui a remis son rapport fin 2012) et Yves Kagan (Fondation gériatrique de Rothschild, Paris).
 
Une loi Léonetti qui représente un progrès, mais n’est pas suffisante aujourd’hui
Les auteurs de l’avis du CCNE remarquent que depuis une quinzaine d’années en France, la question de la fin de vie est davantage prise en compte, avec en particulier le vote de la loi Leonetti. Cette loi prônait une lutte contre l'acharnement thérapeutique, une prise en compte des éventuelles volontés du patient d’arrêter des traitements trop lourds (directives anticipées) et, en parallèle, un développement des soins palliatifs.
 
Mais "ce changement de perspective n’est toutefois pas perçu pour ce qu’il est par nos concitoyens et est encore loin d’avoir produit tous ses effets dans le monde médical", constatent les auteurs.
 
Faut-il pour autant autoriser le suicide assisté, voire l’euthanasie ?
Le suicide assisté, qui implique que le patient prenne lui-même des médicaments létaux prescrits par un médecin, était proposé par le rapport Sicard de fin 2012. Mais le CCNE souligne les difficultés éthiques posées aux médecins par cette autorisation : "donner à une personne en fin de vie la possibilité de se donner la mort pour respecter sa volonté reste et demeurera toujours un acte d'une extrême gravité et la société, lorsqu'elle s'en remet aux médecins de le faire, leur confie la tâche la plus lourde que l'on puisse  concevoir ".
 
De plus, les "cas-limites" le seraient peut-être moins si les soins palliatifs étaient mieux et plus uniformément appliqués. Enfin, il existe des risques de dérive qui inquiètent le CCNE. Par exemple, cette option de suicide assistée pourrait être détournée, comme en Suisse, où une étude de l’association Exit Deutsche Schweiz a montré que 21,1% des personnes qu’elle avait assistée ne souffraient d’aucune maladie mortelle (cette association a assisté 748 suicides entre 1990 et 2000).
 
Quant à l’euthanasie (geste létal administré directement par le corps médical), le CCNE remarque qu’elle se "banalise" aux Pays-Bas et en Belgique, où l’on dénombre aujourd’hui 1200 euthanasies par an. Outre ce risque de banalisation, le CCNE souligne les volontés d’élargissement des indications et modalités de mise en œuvre, ainsi que la persistance d’euthanasies illégales : "on compterait en Belgique trois fois plus d’euthanasies pratiquées dans des conditions suspectes qu’avant l’adoption de la loi".
 
Six préconisations du CCNE
Les membres du groupe de travail du CCNE n’étaient pas tous d’accord sur ces questions complexes et délicates de suicide assisté et euthanasie, même s'ils étaient majoritairement contre. Néanmoins, au terme de sa réflexion, le Comité a formulé 6 séries de remarques et recommandations : 1.Améliorer la loi existante pour  "garantir la prise en compte de l’avis des personnes qui sont en fin de vie" : "élargir les délibérations collectives" à tous les professionnels du soin (et non uniquement un collège d’experts), repenser le recueil des directives anticipées et "définir un droit des individus à obtenir une sédation jusqu’au décès dans les derniers jours de leur existence" ;
2.Diminuer les inégalités pouvant conduire à des situations encore plus inacceptables (prise en charge de la douleur, prise en charge financière, accompagnement, accès équitable aux soins palliatifs, vigilance sur les droits des personnes âgées, etc.) ;
3.Mieux connaître les "situations limites" : situations dans lesquelles les soins actuels ne suffisent pas "à rendre acceptables les derniers instants de la vie d’une personne" ;
4.Ne pas autoriser le suicide assisté aux personnes qui ne sont pas en phase avancée ou terminale d’une maladie ;
5. En ce qui concerne sur l’autorisation ou l’interdiction du suicide assisté en phase terminale, le CCNE ne s’est pas mis d’accord unanimement , mais estime en majorité qu’il faut l’interdire, à l’inverse du rapport Sicard ou encore de l’avis du Conseil de l’Ordre national des médecins ;
6.Nécessité d'un débat public "pour associer la société civile à la décision publique", avant une éventuelle évolution législative.
 
François Hollande : "un projet de loi sans doute à la fin de l’année"
Le président de la République a donc reçu de nombreux avis des instances éthiques et médicales suite à sa proposition d’évolution de la loi Léonetti. Suite à la remise de l’avis du CCNE, le Président a salué la volonté d’ouverture d’un débat public national.
 
François Hollande a également à nouveau annoncé une évolution législative sur ces questions complexes : "au terme de ce débat il y aura, sans doute à la fin de l’année, un projet de loi qui en sortira fort de tout ce qui aura été dit et précisé à l’occasion de cette réflexion nationale".
 
Jean-Philippe Rivière
 
Sources et ressources complémentaires :
- "avis N° 121 : Fin de vie, autonomie de la personne, volonté de mourir", Comité consultatif national d’éthique, 1er juillet 2013
- "Proposition 21 du Projet présidentiel de François Hollande", programme uploadé sur Scribd.com par lemonde.fr, janvier 2012
- "LOI n° 2005-370 du 22 avril 2005 relative aux droits des malades et à la fin de vie" dite "loi Leonetti", avril 2005
- "Fin de vie : remise du rapport Sicard", Elysee.fr, 18 décembre 2012
- "748 cases of suicide assisted by a Swiss right-to-die organization", Bosshard G, Ulrich E, Bär W.,  Swiss Medical Weekly 2003. 133.:310–317
- "Fin de vie, assistance à mourir",  Conseil National de l’Ordre des Médecins, 14 février 2013
- "Fin de vie: un projet de loi «sans doute à la fin de l’année»", liberation.fr, 1er juillet 2013
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE C.C.N.E.2013   14.10.13 17:44

Aucune réponse aux trois questions=
1) Comment et dans quelles conditions recueillir et appliquer des directives anticipées émises par une personne en pleine santé ou à l’annonce d’une maladie grave, concernant la fin de sa vie ?[size=16]

2) Selon quelles modalités et conditions strictes permettre à un malade conscient et autonome, atteint d’une maladie grave et incurable, d’être accompagné et assisté dans sa volonté de mettre lui-même un terme à sa vie ?

3) Comment rendre plus dignes les derniers moments d’un patient dont les traitements ont été interrompus à la suite d’une décision prise à la demande de la personne ou se sa famille ou par les soignants ? »black]]
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE C.C.N.E.2013   31.10.13 12:37

EuthanasieUn panel de citoyens va réfléchir sur la fin de vieJoséphine Bataille
Créé le 30/10/2013 / modifié le 31/10/2013 à 11h39


© AUGE / SIPA © AUGE / SIPA Les Etats généraux sur la fin de vie annoncés par le CCNE débuteront prochainement. A huis clos. Les citoyens représentatifs recrutés pour cet exercice restitueront le fruit de leur réflexion commune le 16 décembre.

Finalement, il ne s'agira pas d'états généraux publics, à l'instar de ceux qui s'étaient déroulés en 2009, avant la révision des lois de bioéthique. Le Comité consultatit national d'éthique (CCNE), à qui il revient d'organiser une consultation sur la fin de vie, préalable à un éventuel changement de législation, a longuement réfléchi à la forme à lui donner, et a opté pour des "conférences citoyennes" qui vont se dérouler à huis clos, plusieurs we de suite d'ici décembre, et réuniront un panel de citoyens représentatif de la population, constitué par l'IFOP.

Un format complètement nouveau, donc, pour cette consultation publique, dont le CCNE se veut être le maître d'oeuvre sans en être ni l'organisateur ni l'animateur. Le principe étant de laisser complète autonomie aux citoyens pour organiser leurs échanges et choisir leurs intervenants, parmi lesquels ne figurera aucun membre du Comité d'éthique, afin de les préserver de toute influence, ne serait-ce que dans la formulation des débats.

AU CCNE, le mot d'ordre est à la discrétion. On veut communiquer le moins possible pour préserver les débatteurs de la médiatisation. "Nous voulons qu'ils travaillent comme nous le faisons nous-mêmes pour nos avis, à l'abri des controverses publiques que suscitent les sujets de société", a expliqué le président du CCNE, Jean-Claude Ameisen.

Après la consultation grand public orchestrée l'an dernier dans plusieurs villes de France par le professeur Didier Sicard, c'est une étape de plus dans la réflexion lancée en juillet 2012 par François Hollande, qui s'était prononcé dans son programme pour une évolution de la loi. Le fruit de cette réflexion issue de la société civile sera restitué par les citoyens eux-mêmes le 16 décembre prochain. Leur avis sera consultatif, comme le sont l'avis du CCNE, rendu en juillet dernier, et le rapport Sicard, remis au président de la République en décembre 2012.
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE C.C.N.E.2013   31.10.13 12:45

hello,si vous passez ici,lisez-moi svp
je pense que je n'écris pas toujours des idioties !
je peux avoir l'air de me contredire parfois(ou souvent ? )
ma pensée devient plus nuancée sur ce sujet très complexe...

HI 
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE C.C.N.E.2013   31.10.13 14:41

Fin de vie : Jean Leonetti regrette l'absence d'un grand débat public

famillechretienne.fr
31/10/2013
Par Antoine Pasquier

Après la publication de son avis sur la fin de vie, début juillet, le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) avait annoncé l’organisation d’états généraux cet automne. Ces derniers prendront finalement la forme d’un panel de citoyens tirés au sort, et dont les conclusions seront connues le 16 décembre. Le député Jean Leonetti souligne la faiblesse de cette organisation et craint un passage en force du gouvernement.

Les états généraux sur la fin de vie devraient prendre la forme d’un panel d’une trentaine de citoyens discutant pendant quatre week-ends avec des experts. Cette organisation vous paraît-elle suffisante ?

Nous nous dirigeons vers une étape a minima. Les états généraux de la bioéthique, tels que nous les avions conçus en 2009, étaient fondés sur un triptyque : des débats dans toutes les régions autour des comités d’éthique régionaux, des panels de citoyens répartis dans trois grandes villes et un site internet d’explications et d’échanges. Je me suis réjoui quand le comité d’éthique a proposé d’organiser ces états généraux sur la fin de vie, et j’ai plaidé pour qu’ils ne soient pas uniquement un débat entre experts et politiques. Mais je crains que nous n’ayons pas voulu mettre le temps ni les moyens nécessaires pour un sujet majeur de société.

Si les états généraux sur la fin de vie ne devaient se résumer qu’à une trentaine de personnes tirées au sort, la faiblesse de cette organisation conduira inéluctablement à une contestation des éventuelles conclusions du panel.

Quelle contestation ?

Je vous laisse imaginer un panel disant « Nous ne sommes pas favorables à l’euthanasie ». Est-ce que vous pensez que le président de l’Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD), Jean-Luc Roméro, s’en contentera et dira : « il y a eu un débat citoyen et tout est réglé » ?

Imaginez que ces trente personnes donnent un avis différent du Comité consultatif national d’éthique. Que fait le CCNE ? Il se déjuge ? Il dit : « On n’est pas du même avis que le peuple » ? Il démissionne ? On se met dans une difficulté et une ambiguïté incroyable. Si une ampleur plus forte avait été donnée à ces états généraux, l’avis du panel aurait pu peser davantage dans la balance. J’ai beaucoup de respect pour le président du CCNE, Jean-Claude Ameisen, mais il fallait être plus ambitieux sur un sujet de cette importance.

Une certaine précipitation a-t-elle pu conduire à ce choix dans l’organisation des états généraux ?

Mais pourquoi se précipite-t-on ? Ce sujet est essentiel, mais il ne mérite pas l’urgence. On aurait pu prendre plus de temps. Huit mois ont été nécessaires pour mettre en place les états généraux de la bioéthique, et là on envisage de boucler le tout en deux mois et de présenter un texte législatif en juin après les municipales. Ce n’est pas à la hauteur de l’enjeu !

Quelle forme aurait pu prendre ce débat public ?

Des panels auraient pu être réunis dans différents territoires français. Les comités régionaux d’éthique auraient pu organiser des débats puis faire remonter leurs conclusions. Chaque semaine, je fais un déplacement sur le thème de la fin de vie et je me rends compte de la très faible information de nos concitoyens. Pourquoi ne pas avoir fait le choix de donner de l’interactivité à ces états généraux en mettant en ligne un site internet rappelant les lois actuelles en vigueur et les législations étrangères ?

En consultant largement les Français, nous aurions pu faire émerger les véritables problématiques posées par la fin de vie, qui ne se limitent pas, loin s’en faut, à la seule question de la légalisation de l’euthanasie. Le peuple aurait pu s’approprier ce sujet.

Croyez-vous à un passage en force ?

J’ai l’impression que le gouvernement cherche absolument un avis qui pourrait être contraire aux conclusions du rapport Sicard qui a consulté les Français, contraire à l’esprit de la loi de 2005 votée à l’unanimité et contraire à l’avis du CCNE qui a refusé l’euthanasie. À qui va-t-on poser des questions la prochaine fois ? La démarche entamée manque de clarté.

Un débat sur la fin de vie ne risque-t-il pas d’être accaparé par la question de l’aide active à mourir ?

Le débat sur la fin de vie est bien plus large, bien plus profond que le simple fait de savoir si on donne la mort ou si on aide à donner la mort à quelqu’un qui est en fin de vie.

Les Français sont peu au courant des lois de fin de vie et de leurs droits. Ils ont le droit de demander de ne pas souffrir. Ils ont le droit de demander l’arrêt de traitements qui les maintiennent en vie. Ils ont le droit de solliciter une collégialité médicale pour décider au nom d’un parent qui ne peut plus s’exprimer. Ils ont le droit de rédiger des directives anticipées. Ils ont le droit de désigner une personne de confiance… Mais en général, ils ne le font pas, car ils ne le savent pas. Les Français s’intéressent pourtant à ce sujet. Ils expriment leur angoisse de mal mourir, et de mourir dans une situation qu’ils considèrent comme dégradée. Ils disent aussi leur colère après que leurs parents n’ont pas été entendus dans leur demande à la fin de leur vie. La parole du malade est encore insuffisamment entendue.

Cependant, n’exagérons pas la situation. J’organise et je participe à des débats depuis 2005. En huit ans, les soins palliatifs se sont développés, les équipes de bénévoles renforcées. Des gens témoignent en disant que la loi de 2005 a été appliquée et que leur père ou leur mère est parti apaisé et accompagné. Je constate une amélioration considérable dans les établissements hospitaliers et de la part des praticiens. Mais huit ans, c’est peu. Pour arriver à maturité, les lois doivent dépasser les dix ans.
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE C.C.N.E.2013   03.11.13 10:57

"et a opté pour des "conférences citoyennes" qui vont se dérouler à huis clos, plusieurs we de suite d'ici décembre, et réuniront un panel de citoyens représentatif de la population, constitué par l'IFOP.



c'est dommage que je n'en fasse pas partie !

DANCE 
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE C.C.N.E.2013   08.11.13 22:13

Euthanasie : le débat citoyen réclamé par Hollande commence
Le Point.fr - Publié le 08/11/2013 à 19:38
François Hollande avait promis, en juillet après la publication d'un avis du CCNE sur la fin de vie, un débat citoyen sur cette question, puis un projet de loi.
Manifestation à Paris pour l'euthanasie, le 2 novembre 2013. Manifestation à Paris pour l'euthanasie, le 2 novembre 2013. © PIERRE ANDRIEU / AFP

Le débat "citoyen" souhaité par François Hollande sur la fin de vie et l'euthanasie sera lancé à la mi-novembre et aboutira à la mi-décembre par la rédaction d'un "avis", a indiqué vendredi le président du Comité consultatif national d'éthique (CCNE). Cette "conférence de citoyens" est constituée d'un groupe d'une vingtaine de personnes représentatif de la population française, choisies par l'institut de sondages Ifop, a expliqué Jean-Claude Ameisen, président du CCNE.

Ces personnes vont "réfléchir et dialoguer" à huis clos sur deux week-ends "avec une douzaine de personnalités d'horizons divers" choisies par le CCNE, a indiqué par écrit Jean-Claude Ameisen, confirmant une information diffusée par le quotidien Libération. Un troisième week-end sera consacré à un dialogue avec des personnalités choisies par le groupe lui-même et un quatrième sera consacré à la rédaction de l'avis. "La conférence de citoyens élaborera un avis sur les questions concernant la fin de vie qui lui paraîtront les plus importantes, sous la forme qu'elle considérera la plus appropriée. Nous leur avons donné une totale liberté, afin de ne pas les influencer", a précisé Jean-Claude Ameisen. Une conférence de presse est prévue le 16 décembre pour présenter cet avis.


Améliorer la loi Leonetti

Le président François Hollande avait promis en juillet après la publication d'un avis du CCNE sur la fin de vie, un débat citoyen sur cette question puis un projet de loi. "Au terme de ce débat il y aura, sans doute à la fin de l'année, un projet de loi" qui "complétera, améliorera la loi Leonetti (sur la fin de vie, NDLR)", avait alors indiqué le chef de l'État. Celui-ci s'était déclaré, durant la campagne présidentielle, favorable à une nouvelle loi sur la fin de vie, mais sans jamais utiliser le mot d'euthanasie.

L'euthanasie, qui désigne "le fait pour un tiers de mettre fin à la vie d'une personne à sa demande", n'est pas légale en France, mais la loi Leonetti admet qu'on puisse soulager avec des antidouleurs un malade au stade terminal au point d'en "abréger la vie". L'association pro-euthanasie ADMD a manifesté le 2 novembre pour demander au président Hollande d'aller clairement au-delà de cette loi et "permettre à chacun de décider des conditions de sa propre fin de vie".
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE C.C.N.E.2013   09.11.13 9:52

RAPPEL=

Le "débat citoyen" souhaité par François Hollande sur la fin de vie et l'euthanasie va démarrer à la mi-novembre et aboutira à la mi-décembre par la rédaction d'un "avis",

Une conférence de presse est prévue le 16 décembre pour présenter cet avis.
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE C.C.N.E.2013   21.06.14 22:42

Vous êtes morts, les membres du CCNE ???
 
Mais qu'est-ce que c'est, cette politique de merde ?

Le Président de la République Française vous aurait-il euthanasiés ?
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE C.C.N.E.2013   03.07.14 13:18

"De plus, avant fin juin 2014, le Comité consultatif national d'éthique (CCNE) doit publier un rapport autour des questions d'euthanasie, de fin de vie médicalisée et de suicide assisté, suite à la demande du président de la République".

http://www.mutualite.fr/L-actualite/Kiosque/Revues-de-presse/L-euthanasie-en-proces
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE C.C.N.E.2013   03.07.14 13:25

C'est du grand n'importe quoi !

 BRR TONGUE CRAZY BOF EMOSH AYOYE BING FOU FURAX fillette langue GRRR sautrouge blablabla cheveux


NI crédibles, NI dignes

Ce sont des enfoirés, pour ne pas dire plus, et il n'y aura pas de nouvelle loi, ni maintenant, ni plus tard.

Ce sont eux, les malades, et ils ne se soignent même pas !

Mon traitement : démission DIGNE
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE C.C.N.E.2013   17.10.14 13:07

Lu sur le web
fin septembre 2014
"Le comité consultatif national d’éthique (CCNE) s’apprête à publier son rapport sur la fin de vie".

Je dénonce cette gestion politique complètement conne de la fin de vie.
Je suis toujours pour la légalisation de l'euthanasie et du suicide assisté.

Je ne suis pas pressée de mourir
A la limite, ils sont tellement débiles ( ils = ce Gouvernement actuel )
qu'on en mourrait de rire
MDR Mort De Rire
Mon vœu le plus cher pour la France=
que François Hollande ait la dignité de ne pas songer à un second mandat
Faut pas exagérer !
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE C.C.N.E.2013   21.10.14 1:34

copié-collé=

Avant de remettre leurs conclusions à Manuel Valls, Jean Leonetti et Alain Claeys doivent encore auditionner le Comité consultatif national d’éthique. Comme son président Jean-Claude Ameisen l’avait annoncé fin 2013, à l’issue des conclusions du panel citoyen, le CCNE remettra ce jeudi 23 octobre son « rapport sur le débat public sur la fin de vie ». Il ne s’agit pas d’un nouvel avis, mais de la synthèse de son avis de juillet 2013 et du travail réalisé par les dix-huit citoyens, en décembre 2013, qui avait conclu à une légalisation du suicide assisté et d’une exception d’euthanasie. Selon Jean Leonetti, le CCNE pourrait proposer dans son rapport « une prérédaction d’un projet de loi ».
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE C.C.N.E.2013   21.10.14 1:49

Commentaire =

Non seulement le report de date quasi automatique est scandaleux,
mais le manque de renseignements est aussi scandaleux.
C'est du grand n'importe quoi...
Ni digne, ni noble
(référence au discours de FH en juillet 2013 où il a souhaité "un débat noble et digne" dans un centre de soins palliatifs )
Pourquoi les infos ne viennent-elles pas directement du Gouvernement ??? ??? ???
S'il s'agissait de terrorisme, on comprendrait et le silence et les contradictions
Mais il s'agit simplement de la fin de vie des citoyens ...
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE C.C.N.E.2013   21.10.14 1:57

ce serait intéressant de connaître le montant du salaire des membres du ccne pour ce genre de "travail" ( si on peut appeler çà un "travail" ! ) ...
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE C.C.N.E.2013   23.10.14 15:44

Santé Magazine.fr
Fin de vie : les trois recommandations du CCNE
le 23 octobre 2014


Respecter les volontés des personnes en fin de vie : tel est le mot d’ordre du Comité national consultatif d’éthique dans un rapport rendu le 23 octobre 2014.


Le Comité national consultatif d’éthique (CCNE) vient de rendre public un rapport sur le difficile sujet de la fin de vie. Pour Jean-Claude Ameisen, son président, ce rapport n’est qu’une étape :

« Nous ne sommes pas là pour clore la réflexion, mais pour aider la société à réfléchir plus clairement. »

Fin de vie : un projet de loi en 2015


De fait,de multiples missions se sont penchées sur le sujet. On attend, début décembre, un autre rapport des députés Jean Leonetti et Alain Clayes. Le tout devrait aboutir à un projet de loi en mars 2015.

De son côté, le CCNE a fait la synthèse du débat public qui s’est tenu pendant deux ans.


Le premier constat est « accablant », selon le terme de Jean-Claude Ameisen : « En France, 80 % des personnes qui devraient bénéficier des soins palliatifs n’y ont pas accès. Conséquence, la grande majorité de ces personnes est en situation d’abandon en fin de vie ».

La loi instaurant les soins palliatifs date, pourtant, de 1999. Elle n’est manifestement pas appliquée. Forts de ce constat, les participants au débat public ont fait émerger trois recommandations « largement partagées », selon le CCNE.

1- Le respect des directives anticipées

Très peu connues des Français, ces directives anticipées permettent à une personne d’exprimer ses souhaits pour sa fin de vie. En réalité, les patients ont trop souvent l’impression de ne pas être écoutés.


Pour Jean-Claude Ameisen, « ces directives anticipées doivent être de vraies directives, sinon il faudra une justification écrite pour ne pas les appliquer ».

2- Un droit à la sédation profonde

Une personne en souffrance qui demande une sédation profonde dans ses derniers instants de vie devrait être entendue.


« Ce devrait être un droit pour toute personne qui le demande », selon Jean-Claude Ameisen. Faut-il aller jusqu’à raccourcir la vie ? Les avis divergent sur ce point.

3- Des décisions collégiales

Dans l’affaire Vincent Lambert, le patient n’est pas en état de s’exprimer. D’autres personnes doivent prendre des décisions vitales à sa place. Pour le CCNE, cette procédure collégiale devrait être réellement collégiale, ce qui n’est pas le cas actuellement.


« Il faut prendre en compte l’avis des proches et des soignants, sans hiérarchie », précise Jean-Claude Ameisen.

Le CCNE entend se saisir de cette question et va l’explorer en profondeur.

Il faut noter, par ailleurs, qu’au cours des discussions, des divergences profondes sont apparues sur les thèmes du suicide assisté et de l’euthanasie. Le rapport du CCNE en prend acte et se garde bien de prendre position.
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE C.C.N.E.2013   23.10.14 16:17


Le droit à une sédation en fin de vie, une demande largement partagée

Par AFP le 23 octobre 2014

Pouvoir bénéficier d'une sédation profonde en fin de vie est une demande "largement partagée" par les Français qui sont en revanche divisés sur l'euthanasie et le suicide assisté, selon un rapport publié jeudi par le Comité consultatif national d'éthique (CCNE).

Parmi les autres conclusions du rapport qui fait la synthèse du débat public qui a eu lieu depuis deux ans autour de la question de la fin de vie, un meilleur respect des directives anticipées est également souhaité.

Ces directives qui permettent au malade de faire connaitre à l'avance son opposition à tout acharnement thérapeutique ne sont actuellement pas contraignantes.

"Elles doivent s'imposer aux médecins et aux soignants, sauf exception parce que la situation ne s'y prête pas", a estimé le président du CCNE, Jean-Claude Ameisen, lors de la présentation du rapport à la presse.

Concernant le soulagement des douleurs en fin de vie, il a fait état d'une "demande forte d'un droit à une sédation permanente jusqu'au décès lorsqu'on est en phase terminale de fin de vie ou qu'on a décidé d'interrompre ses traitements".

Il en revanche reconnu que de "profondes divergences" existaient sur la question de l'assistance au suicide ou de l'euthanasie, des pratiques autorisées dans quelques pays européens.

Le CCNE a pour rôle de se pencher sur les grandes questions éthiques et d'éclairer les politiques.

Dans un avis rendu en juin 2013, il avait déjà recommandé de ne pas légaliser l'assistance au suicide ou l'euthanasie et de rendre les directives anticipées contraignantes.
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE C.C.N.E.2013   23.10.14 17:57

Le droit à une sédation en fin de vie, une demande largement partagée

par Clara Beaudoux jeudi 23 octobre 2014 16:06 France Info


Le Comité consultatif national d'éthique publiait son rapport sur la fin de vie jeudi © Maxppp


Le Comité consultatif national d'éthique publie jeudi un rapport sur la fin de vie. Ce document dresse le bilan des différents débats publics qui se sont tenus partout en France depuis deux ans. Certains points sur la volonté des malades font consensus, mais les questions sur l'euthanasie restent très clivantes.

La question de la fin de vie ne cesse de revenir dans le débat en France, notamment avec des affaires comme celles du Dr Bonnemaison ou de Vincent Lambert. Jeudi le Comité consultatif national d'éthique (CCNE) a publié un rapport qui fait la synthèse des deux dernières années de débat public (le rapport est accessible ici). Le CCNE a pour rôle de se pencher sur les grandes questions éthiques et d'éclairer les politiques.

Il en ressort certains points de convergence sur la fin de vie, surtout autour de ce qui concerne la volonté des personnes. "Le fait que les directives anticipées soient de véritables directives c'est-à-dire qu'elles s'imposent aux médecins et aux soignants", explique Jean-Claude Ameisen, président du CCNE. Ces directives qui permettent au malade de faire connaître à l'avance son opposition à tout acharnement thérapeutique ne sont actuellement pas contraignantes.

A lire aussi ►►► Un site internet pour donner ses directives de fin de vie


Le "droit à une sédation profonde jusqu'au décès" fait consensus

"La deuxième demande largement partagée est le droit d'obtenir une sédation profonde jusqu'au décès, lorsqu'on est en phase terminale, en fin de vie, ou lorsqu'on a décidé d'interrompre ses traitements", ajoute-t-il, précisant que même s'il y a consensus, des débats persistent sur les modalités d'application.

A lire aussi ►►► REPORTAGE | Fin de vie et euthanasie : le désarroi des médecins

Enfin, troisième point largement partagé : "c'est que la procédure dite collègiale soit vraiment collégiale, quand la personne n'est pas capable de décider".

Quelles sont les conclusions de ce rapport sur la fin de vie ? Les explications de Jean-Claude Ameisen, président du Comité d'éthique


Assistance au suicide et euthanasie restent "très clivants"

Mais d'autres points restent très clivants. "Sur l'assistance au suicide et l'euthanasie nous constatons des profondes divergences", indique le président du CCNE. "A la fois sur les recommandations sur ce qu'il conviendrait de faire mais même sur la terminologie, les termes utilisés", ajoute-t-il.

Pour le président du Comité d'éthique un autre grand défi reste les soins palliatifs auxquels moins de 20% des personnes en fin de vie ont accès, et ce pour une période maximum de trois semaines, alors qu'il faudrait également les "accompagner" et les "soulager" avant la phase terminale.

Dans un avis rendu en juin 2013, le CCNE avait déjà recommandé de rendre les directives anticipées contraignantes mais de ne pas légaliser l'assistance au suicide ou l'euthanasie. Après cette publication en juin 2013, François Hollande avait promis un débat citoyen et un projet de loi. Selon certains, un projet de loi pourrait être déposé au Parlement autour du mois de mars prochain.
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE C.C.N.E.2013   23.10.14 18:34

Le Quotidien du Médecin

Fin de vie : les médecins ne doivent plus être les seuls à décider, selon le CCNE

23/10/2014

Le Comité consultatif national d’Éthique (CCNE) a rendu public ce jeudi 23 octobre son rapport sur le débat public concernant la fin de vie, qui donne une lecture approfondie des discussions qui ont eu lieu dans les espaces régionaux de réflexion éthique et lors de la conférence de citoyens tout en intégrant les avis des différences instances sollicités sur le sujet. Soit le fruit de 2 ans de questionnements.

Système de santé défaillant

Ce rapport dresse d’abord un constat « accablant », selon Jean-Claude Ameisen, président du CCNE. Le droit à des soins palliatifs n’est pas respecté, malgré la loi du 9 juin 1999. Quelque 80 % des personnes qui devraient en bénéficier n’y ont pas accès. « Une grande majorité est dans une situation d’abandon », résume Jean-Claude Ameisen.

L’organisation du système de santé et la formation des soignants sont pointées du doigt. Plus de 13 000 personnes âgées de plus de 75 ans décèdent aux urgences, et 25 % des résidents d’EHPAD y meurent après leur transfert.

Au-delà des trois dernières semaines de fin de vie, c’est tout l’accompagnement des personnes vulnérables au court de la fin de leur vie qui fait défaut. « Un million de personnes vivent en EHPAD, mais 70 % y sont contre leur volonté. En outre 85 % des établissements n’ont pas d’infirmières de nuit, rappelle Jean-Claude Ameisen. Si on n’écoute pas une personne avant la fin de sa vie, on ne l’écoutera pas plus les 3 dernières semaines », insiste-t-il.

Plaidoyer pour de « vraies » directives, une sédation terminale et une meilleure collégialité

Un consensus existe dans la population sur plusieurs voies d’amélioration : garantir l’accès aux droits prévus par les lois de 1999, de 2002 sur le droit des malades et de 2005 sur la fin de vie, développer les soins palliatifs et la formation des soignants, et rompre la césure entre le palliatif et le curatif. « Il faut un continuum : les soins de support sont la base de la médecine, au sens de prendre de soin, auxquels peuvent s’ajouter des thérapeutiques », explicite Jean-Claude Ameisen.

Les Français demandent que les directives anticipées soient plus contraignantes et que la personne ait le droit de demander à obtenir une sédation profonde jusqu’au décès, lorsqu’elle est en phase terminale de fin de vie ou lorsqu’elle a décidé d’interrompre ses traitements, sans que cette pratique ne relève que du seul médecin. Des attentes s’expriment aussi en faveur d’une décision véritablement collégiale. « Aujourd’hui, le médecin consulte, mais il décide seul, analyse le président du CCNE. Sur ce point le CCNE propose que la procédure collégiale ne fasse pas de hiérarchie, que la décision soit collective, et qu’en cas de problème, il y ait une médiation », poursuit-il.

Mais des divergences persistent sur ces trois dernières demandes. Les directives doivent-elles être contraignantes dans tous les cas (sauf inadaptation de la situation clinique du patient) ou seulement lorsqu’elles ont été rédigées en cas de maladie grave, d’intervention chirurgicale risquée, et en présence d’un médecin ? La sédation profonde doit-elle se contenter d’accompagner la personne jusqu’au décès ou peut-elle l’accélerer ?

Clivage sur l’assistance au suicide et l’euthanasie

Le rapport du CCNE montre aussi que les Français sont profondément divisés sur l’assistance au suicide et l’euthanasie, jusqu’à débattre de la définition de ces termes.

Enfin, à la question faut-il modifier la loi Leonetti, certains comme le CCNE répondent oui, notamment sur les directives anticipées, la sédation, ou la procédure collégiale (autant de point sur lesquels le comité souhaite revenir ultérieurement), tandis que d’autres, comme la commission Sicard, sont davantage partisans d’une évolution des bonnes pratiques.
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE C.C.N.E.2013   23.10.14 23:03

Rapport du CCNE

Fin de vie : ce que veulent les Français

Bruno Martrette

Publié le 23 Octobre 2014

Dans son 1er rapport sur la fin de vie, le CCNE dresse le bilan des débats qui se sont tenus en France depuis deux ans. Le droit à une sédation en toutes circonstances est de plus en plus réclamé.
Fin de vie : ce que veulent les Français
Quels sont les points d'accord et de désaccord entre les Français sur la difficile question du droit à mourir dans la dignité ? Pour tenter de répondre à ceonsultatif National d’Ethique (CCNE) a rendu ce jeudi un rapport sur le débat public concernant la fin de vie. Il s'agit d'une synthèse des débats publics qui se sont tenus en France depuis deux ans sur le sujet. Le document de 71 pages est censé aider les députés Jean Leonetti (UMP) et Alain Claeys (PS) à qui le gouvernement de François Hollande a confié une mission sur la fin de vie. Le tout devrait normalement aboutir à un nouveau projet de loi en mars 2015.

Des demandes partagées dans l'opinion
Côté CCNE, il ressort tout d'abord des débats publics que « très largement » les personnes partagent le fait que les directives anticipées soient de véritables directives. C'est-à-dire qu'elles s'imposent aux médecins et aux soignants, sauf exception lorsque la situation ne s'y prête pas. Deuxièmement, les Français réclament un développement des soins palliatifs. L'accès à ces soins reste en effet très inégal sur le territoire.
La troisième demande « très largement » partagée est le droit d'obtenir une sédation profonde (médicament pour endormir) jusqu'au décès lorsqu'on est en phase terminale de fin de vie ou lorsqu'on a décidé d'interrompre ses traitements.
Sur ce point, le Pr Régis Aubry (1), chef du service des soins paliatifs à l'hôpital de Besançon et membre du CCNE, pense même que l'on pourrait voir bientôt l'apparition d'un nouveau droit en matière de fin de vie.

Ecoutez le Pr Régis Aubry, membre du CCNE : « Il y aurait un nouveau droit. Celui de pouvoir (lorsqu'on est en phase terminale d'une maladie grave) bénéficier d'une sédation quand bien même on n'a pas un symptôme réfractaire, ou d'inconfort...»


Enfin, d'après le CCNE, les gens veulent que la procédure dite « collégiale » (aujourd'ui c'est la décision du médecin après avoir consulté un certain nombre de personnes) soit vraiment collégiale quand la personne n'est pas capable de décider, et implique à parts égales les proches.
« Toutes ces demandes partagées concernent au fond le respect de la volonté exprimée par la personne. Elle font toutes quasiment l'unanimité », a martelé Jean Claude Ameisen, président du CCNE, lors d'une conférence de presse.

Des points de débats sur les modalités d'application des mesures
Mais dans ces discussions entre le CCNE et l'opinion publique ont aussi émergé des points de débats quant au modalités d'application de certaines mesures.
Parmi elles, « Est-ce que les directives devraient s'imposer dans tous les cas, ou seulement lorsque la personne est malade et qu'elle sait un peu ce que risque d'être son devenir ? Ou encore est-ce que la sédation profonde jusqu'au décès doit accompagner la personne qui dort (inconsciente) jusqu'à son décès, ou est-ce qu'elle pourrait accélerer (si la personne l'a demandé) la venue du décès ? », a indiqué Jean Claude Ameisen.
Par ailleurs, dans le cas très particulier d'une personne qui n'est pas en fin de vie, hors d'état d'exprimer sa volonté, et sans directives anticipées (cas de Vincent Lambert), le CCNE a réitéré sa position. Il plaide toujours pour une procédure de délibération collective, ou chacun (proches, soignants) est sur le même pied d'égalité. Sans accord, il doit y avoir une nouvelle médiation.

Les points de blocage : l'euthanasie et le suicide assisté
Enfin, sur l'assistance médicalisée au suicide et l'euthanasie le CCNE constate qu'il y a là encore de profondes divergences s'agissant de ces questions. « Là, on constate qu'il n'y a aucun accord », a conclu Jean Claude Ameisen.

Ecoutez le Pr Jean Claude Ameisen, président du CCNE :  « Sur l'assistance au suicide et l'euthanasie, il y a des profondes divergences, même sur la terminologie et sur les termes utilisés. Il y a un profond désaccord entre les Français. »
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE C.C.N.E.2013   24.10.14 18:47

CITATION =

Appelant à "abolir les frontières entre soins curatifs et soins palliatifs", le CCNE demande de "cesser de réduire les soins palliatifs à un accompagnement des trois dernières semaines de la vie".
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE C.C.N.E.2013   24.10.14 18:56

Là çà me pose un problème perso.Plusieurs pbs persos.
Est-ce qu'il y a des frontières bien nettes au cours de la vie entre palliatif et curatif ? on passe de l'un à l'autre aisément ....
Par contre, l'accompagnement des trois dernières semaines de la vie, je le réduirai volontiers dans mon cas singulier ... à trois heures ! ! ! ....
J'écrirais bien ceci dans mes Directives Anticipées qui seront lues dans la situation actuelle française sans être respectées...
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE C.C.N.E.2013   27.10.14 15:19

copié-collé ( source = Christianisme Aujourd'hui )

Les divergences les plus marquées dans l'espace public concernent le suicide assisté et l'euthanasie, des thèmes sur lequel le CCNE ne se prononce pas. Alain Cordier, vice-président du CCNE, analyse: «Le clivage reste profond, parce que l’on a la confrontation entre deux grandes traditions: la tradition de l’autonomie de la personne et la grande tradition de la solidarité.»
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE C.C.N.E.2013   27.10.14 15:22

Là encore, çà me pose un problème
Est-ce solidaire que de laisser un patient mourir de faim et de soif ?
Est-ce solidaire d'imposer un style de mort ?
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE C.C.N.E.2013   27.10.14 15:38

en fait, ce qui choque, c'est l'autonomie d'une personne dépendante de tout puisqu'elle est sur le point de mourir
eh bien, l'autonomie dans une situation de handicap existe réellement, concrètement ...
Donc je ne vois pas pourquoi l'autonomie dans une situation d'agonie n'existerait pas !
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE C.C.N.E.2013   08.11.14 10:53

le generaliste.fr


Fin de vie : à quelques semaines du rapport Léonetti, la synthèse du CCNE relance le débat


23.10.2014


« Un sujet d’une réelle complexité », « un débat public d’une très grande richesse », des réflexions dévoilant « une profondeur de champs ». C’est ainsi qu’Alain Cordier, vice président du Comité Consultatif National d’Éthique (CCNE), qualifie le débat public concernant la fin de vie. Deux ans après le rapport Sicard, 15 mois après celui du CCNE et alors que la mission Leonetti-Clayes touche à sa fin, le Comité que préside Jean-Claude Ameisen a présenté ce jeudi son rapport de synthèse sur la réflexion menée en la matière depuis la fin 2012. Loin de clore la réflexion, ce document -attendu depuis le printemps dernier- entend éclairer les citoyens et le législateur sur les questions qui se posent. Et permettre à la discussion de se poursuivre.

A l’issue de ce travail de bénédictin, Jean-Claude Ameisen, le président du CCNE en ressort une certitude : les citoyens souhaitent voir reconnus deux droits, tous deux convergeant vers la véritable prise en compte de la volonté des personnes. Le premier tient aux directives anticipées qui devraient être contraignantes pour le médecin. À défaut d’orientations formalisées de la part du patient, le rapport du CCNE plaide pour que « la procédure soit vraiment collégiale »: non seulement dans la consultation de l’entourage du patient mais également dans la prise de décision. Second droit souhaité, selon lui, par l’opinion : la sédation. Dès lors que l’arrêt des soins serait décidé, l’obtention d’une sédation permanente serait un droit et plus à la discrétion du médecin. Malgré l’acceptation d’un droit à la sédation, des points de débat subsistent. S’agit-il d’accompagner jusqu’au décès ou de raccourcir le délai du décès ?

Ce rapport du CCNE souligne en revanche que la légalisation de l’assistance au suicide et de l’euthanasie ne font pas consensus. Si l’on suit le président du CCNE, tout le monde ne désigne des situations identiques par les mêmes mots. Le rapport Sicard de fin 2012 et l’avis de la conférence citoyenne de fin 2013 désignant parfois des réalités différentes sous ces notions. Un constat qui n’est pas propre à l’Hexagone, les pays reconnaissant la légalité de ces pratiques ne les définissent eux-mêmes pas de la même façon. Par ailleurs, Jean-Claude Ameisen rappelle que derrière ces divergences, surgissent de nouvelles questions : à quel moment recourir à l’assistance au suicide ou à l’euthanasie, de quelle manière, pour quelle durée ?

Jean-Claude Ameisen a profité de ce travail de synthèse pour appeler à un redéploiement des soins palliatifs. Soulignant « le scandale que constitue, depuis 15 ans, le non accès aux droits reconnus par la loi, la situation d’abandon d’une immense majorité des personnes en fin de vie, et la fin de vie insupportable d’une très grande majorité de nos concitoyens », il suggère de dissocier les soins palliatifs de la fin de vie, afin d’imprégner, patients, professionnels et système de santé de cette culture de soins. Une idée qui lui est chère et qu’il devrait avoir l’occasion de soumettre cette idée à Jean Léonetti et Alain Clayes avant qu’ils ne rendent leur rapport sur la fin de vie, début décembre.

Le jour même de la remise de cette synthèse, la Conférence des évêques de France annonce l’ouverture d’un blog sur la fin de vie. La page www.findevie.catholique.fr s'inspire d'un premier blog sur les questions de bioéthique, qui avait reçu près de 200.000 visites en 2009. Toutes les deux semaines, une personnalité (évêque, médecin, soignant, juriste...) ou un témoin publiera un billet sur ce blog et répondra pendant 15 jours aux questions posées par les internautes.
- See more at: http://www.legeneraliste.fr/actualites/article/2014/10/23/fin-de-vie-a-quelques-semaines-du-rapport-leonetti-la-synthese-du-ccne-relance-le-debat_253076#sthash.NQHoBKwk.dpuf
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE C.C.N.E.2013   08.11.14 11:21

CITATION =
Malgré l’acceptation d’un droit à la sédation, des points de débat subsistent. S’agit-il d’accompagner jusqu’au décès ou de raccourcir le délai du décès ?

Mon commentaire =
Comme je peux avoir un arrêt cardio-respiratoire la nuit,au lit,dans le sommeil, il serait cohérent que la durée de la sédation  s'aligne sur le temps habituel de sommeil du patient...

Un point n'est pas évoqué sur internet :
Le prélèvement du don d'organes post-mortem et la durée de la sédation
le but serait d'endormir pour de bon en conservant les organes sains si le patient est un donneur post-mortem
(je n'y connais rien, je ne suis pas biologiste )
Vous m'aidez à mourir pour de bon, et en échange, je vous autorise à prélever sur mon corps gratuitement et  de façon anonyme les organes sains qui peuvent sauver des vies.
On peut supposer qu'un cocktail lytique ( injection létale,euthanasie active directe volontaire ) fait exploser tous les organes ? dans ce cas, le don d'organes post-mortem n'a pas lieu d'être.
Ceci est simplement une question... concrète et ...utile ! ! !
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE C.C.N.E.2013   08.11.14 11:33

CITATION =
Malgré l’acceptation d’un droit à la sédation, des points de débat subsistent. S’agit-il d’accompagner jusqu’au décès ou de raccourcir le délai du décès ?

Commentaire=
D'un point de vue philosophique, cette question n'est-elle pas stupide ??? ??? ???
Elle serait logique dans le prolongement de la loi Léonetti.
Mais vous voulez quoi, au juste ?
Immortaliser Léonetti ?
Ou écouter enfin la plupart des citoyens ?
Si vous raccourcissez le décès selon la volonté du patient mourant, vous l'accompagnez aussi jusqu'à son décès. Il deviendra ainsi une étoile qui veillera sur vous jour et nuit !
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