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 FIN DE VIE C.C.N.E.2013

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MessageSujet: Re: FIN DE VIE C.C.N.E.2013   21.07.13 17:20

*********CITATION(ou plutôt copié-collé) du post ci-dessus=
« Débrancher un appareil vital est déjà un acte de mort »

Mais si les membres du Comité sont parvenus à des positions unanimes pour toutes les autres questions que leur avait posé le Président, celle du suicide assisté continue de diviser. Sept des quarante membres du Comité d’éthique, dont le chercheur en génomique Patrick Gaudray ou le neurologue Yves Agid, se sont prononcés en faveur d’une véritable assistance au suicide. Ils estiment que cette frontière entre laisser mourir et faire mourir est déjà franchie de fait depuis que la loi Léonetti autorise à suspendre les traitements même vitaux, l’alimentation et l’hydratation lorsque le patient le demande. « Appelons les choses par leur nom, débrancher un appareil vital est déjà un acte de mort même si l’on se refuse à le nommer ainsi. La question éthique est désormais de s'interroger sur « comment on aide à mourir », a justifié Patrick Gaudray, lors de la présentation de l’avis à la presse.
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE C.C.N.E.2013   21.07.13 17:26

POUCE DANCE JOY 
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE C.C.N.E.2013   21.07.13 17:31

Non,la question n'est pas comment on aide à mourir(ils ont toute une panoplie de produits),la question est QUAND,à quel moment ?
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE C.C.N.E.2013   21.07.13 18:05

Si,la question peut être aussi comment on aide à mourir.Je fais travailler mon imagination=
On garde la loi Léonetti avec la mort palliative(puisque tout le monde a l'air d'être plus ou moins d'accord avec cette loi)
On ajoute...le suicide assisté comme aboutissement d'un acharnement thérapeutique voulu et choisi par les 2 parties,médecin et patient.Je précise que c'est une construction actuelle de mon esprit,donc çà n'a pas de valeur.
Le docteur me soigne jusqu'au bout,il s'acharne sur moi,je participe ainsi à la recherche médicale,et quand je ne pourrai plus supporter les effets secondaires de la thérapie,il assiste mon sucide,et en même temps,puisque mon corps aura été traité jusqu'au bout,je fais un don d'organes post-morten comme solidarité citoyenne.
On peut envisager les choses ainsi,pourquoi pas?
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE C.C.N.E.2013   21.07.13 18:15

Dans ce cas,on ouvre une autre voie à laquelle on n'avait jamais songé jusqu'à présent
Avant,c'était l'acharnement thérapeutique
Maintenant,c'est ni acharnement thérapeutique,ni euthanasie
La nouveauté=acharnement thérapeutique + euthanasie(ou suicide assisté(voulu et choisi par toubib et patient)
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE C.C.N.E.2013   21.07.13 18:20

hihihi on s'éloigne de l'euthanasie économique !
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE C.C.N.E.2013   24.07.13 12:40


Société

Fin de vie : le Comité d’éthique botte en touche, Hollande veut une loi

1 juillet 2013 à 22:06
Libération
Par ERIC FAVEREAU

Un avis, mais quel avis ? Alors que le Président avait posé en décembre au Comité consultatif national d’éthique (CCNE) trois questions claires - sur l’euthanasie, l’assistance au suicide et sur les directives anticipées -, celui-ci a choisi, hier, de rendre un «avis» tiède et sans la moindre consistance. Comme toujours dans ce genre de situations d’indécision, il l’a agrémenté du souhait d’«un grand débat», voire d’«états généraux» de la fin de vie. Une mollesse surprenante de la part du nouveau président dudit comité, le professeur Jean-Claude Ameisen, que l’on avait connu plus audacieux.



«Aujourd’hui, tout le monde fait le constat que la distinction farouche entre le laisser mourir et le faire mourir ne tient plus, note la Dre Véronique Fournier, qui dirige le Centre d’éthique clinique de l’hôpital Cochin. Les frontières sont médicalement floues, comme l’a redit hier dans Libération le professeur Sicard. »

Pour le comité, il n’en est rien : la barrière doit rester étanche. Les «sages» réaffirment leurs grandes positions contre «l’assistance au suicide ou l’euthanasie». «L’autorisation de l’aide active à mourir, insiste le comité, pourrait être perçue par des personnes vulnérables comme un risque d’être victimes d’abandon de soins et de voir abréger leur vie.» Le CCNE recommande en premier lieu «la nécessité de faire cesser toutes les situations d’indignité qui entourent encore trop souvent la fin de vie». C’est bien le minimum. Sur les directives anticipées - souhaits du patient avant qu’il ne soit plus conscient -, le CCNE propose certes de les rendre «contraignantes», mais en y mettant de telles conditions que l’on ne voit plus trop la différence avec les directives actuelles, uniquement consultatives. Quant à la question du suicide, les «sages» se sont essentiellement écharpés pour savoir s’il fallait parler de «suicide assisté» ou «d’aide au suicide».

Même interrogation sur la sédation - perfusion qui endort un patient avant sa mort. Ils ont débattu pour déterminer s’il fallait préférer l’expression «sédation profonde et continue» à celle de «sédation terminale». Quelle avancée ! Quant aux situations limites, le comité recommande des études :on croit savoir qu’il existe depuis trois ans un Observatoire de la fin de vie. A quoi sert-il ? François Hollande, qui souhaitait avoir les idées claires, doit être bien perplexe. En déplacement hier à Lorient, il a répété le souhait d’un «projet de loi sans doute à la fin de l’année», après «un débat public national».
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE C.C.N.E.2013   24.07.13 12:47

Société Libération
 
«Une agonie trop longue peut être terrifiante»
 
30 juin 2013 à 21:46 (Mis à jour: 1 juillet 2013 à 09:31)  

Interview Pour Didier Sicard, auteur d’un rapport sur la fin de vie, le dogme de la «mort naturelle» doit être dépassé.
 
Par ERIC FAVEREAU
 
Didier Sicard, ancien président du comité consultatif national d'éthique.En décembre, le professeur Didier Sicard (photo AFP), ancien président du Comité consultatif national d’éthique (CCNE), a rendu un rapport au président de la République sur la fin de vie. Il s’y inquiétait de la mainmise des médecins sur cette question et suggérait de rendre contraignantes les directives anticipées, mais aussi de donner un cadre à la sédation terminale et de ne pas diaboliser le suicide assisté.
 
Comment vous paraît le débat sur la fin de vie aujourd’hui ? Est-il plus serein ?
 
Oui, à mon grand étonnement. Avoir un peu desserré les échanges, de parler de mourir dans de bonnes conditions plutôt que de se focaliser sur l’euthanasie, cela me paraît avoir rassuré et aller dans un sens contemporain, celui de la liberté des personnes. Depuis mon rapport, j’ai rencontré beaucoup de gens et je n’ai pas vu de crispation. Le parallèle, que j’entends ici ou là, avec le débat tendu sur le mariage gay ne me paraît pas juste. Je crois que tout le monde a compris que l’essentiel est de travailler sur le concret, sur le respect de la parole, sur le fait que l’hôpital ne capture plus ce thème. La médecine doit demeurer à l’écoute, mais je reste frappé par la castration en France de la parole des malades. On ne les écoute pas.
 
Vous êtes toujours partisan de rendre plus aisée la sédation terminale ?
 
Oui. A partir du moment où un arrêt des soins est décidé sur un patient, la question centrale, me semble-t-il, est de ne pas le laisser mourir en l’abandonnant. Lorsque quelqu’un est dans une situation grave et refuse les soins, il s’agit de respecter sa liberté, mais comment ? Ne pas réagir dans l’urgence me paraît certes une prudence nécessaire. Pour autant, ne rien faire d’autre que se retirer me gêne. Le sentiment de s’arrêter là, alors même que la médecine a engagé sa responsabilité, me paraît poser un problème éthique. Bref, le laisser-mourir - ne rien faire - me dérange.
 
Que faire, alors ?
 
La médecine doit respecter cette demande, sans avoir une sorte d’effroi de la transgression. Naturellement cette demande du malade qui veut que l’on arrête les soins est une demande de mourir : il ne veut plus de traitement, il veut qu’on l’arrête. L’obliger à vivre une agonie, que certains appellent «la peine de vie», est quelque chose dont je n’aurais pas envie. Quant aux éternels débats disant «mais c’est de l’euthanasie déguisée», ils me déplaisent, car ce n’est pas du tout la même chose.
 
Pourquoi ?
 
Ce qui me gêne dans l’euthanasie comme elle se pratique au Benelux, ce n’est pas tant le geste en lui-même que son caractère programmé : on décide qu’à 13 h 21, on va faire une injection létale, moment de rupture radicale. Cela me paraît une demande faite à la médecine tout à fait excessive. Ce n’est pas que les équipes qui la pratiquent en Belgique ou aux Pays-Bas le font mal ou qu’ils auraient abandonné toute éthique mais, à certains moments, l’acceptation de ce geste radical les met en situation d’acteurs majeurs au lieu d’être des accompagnants.
 
D’où la sédation terminale qui doit, à vos yeux, rester dans un certain flou ?
 
La sédation doit intervenir à un certain moment, non pas dans une rupture, mais dans une continuité du soin, comme un moment où le médecin et le malade finissent par se retrouver sur cette volonté de mettre fin à la vie. Il ne faut pas que le médecin ait un sentiment d’effroi. Mourir en quelques minutes ou en quelques heures, c’est évidemment différent. C’est important que la médecine ne donne pas l’impression que son geste est létal. En même temps, la médecine ne doit pas déserter.
 
Donc, pas besoin de loi ?
 
La loi, je ne suis pas contre, mais je reprends volontiers cette phrase du juriste Jean Carbonnier : «Ne légiférez qu’en tremblant. Entre deux solutions, préférez toujours celle qui exige le moins de droit et laisse le plus de place aux mœurs ou à la morale.» Je ne porte pas de jugement idéologique sur une loi, mais je m’interroge sur son caractère opératoire : par définition, une loi est faite pour définir des limites, or l’expérience prouve que toute loi est confrontée à sa remise en question, jamais on ne prévoit tous les cas, toutes les situations. Il y a une vraie difficulté à écrire une loi qui soit à la fois prudente et permissive. Je trouve l’exercice difficile. Ce n’est pas une position de principe, c’est un constat.
 
Que pensez-vous des arrêts d’alimentation et d’hydratation, qui permettent ainsi de hâter la mort sans la donner ?
 
Avec la loi Leonetti, on avait estimé que c’était une bonne façon d’accompagner un arrêt de traitement. Or on se rend compte qu’aussi bien en néonatologie que pour les personnes âgées, ce n’est pas vivable - symboliquement du moins, car organiquement cela passe. Symboliquement, la famille a le sentiment que l’on attend la mort de son proche, que les médecins ont fait un petit geste et puis se sont retirés sur l’Aventin. Une agonie trop longue peut être terrible, terrifiante. Je me demande parfois : comment a-t-on pu imaginer cela ? Comment une société arrive-t-elle, de fait, à protéger ses institutions, comme la médecine, plutôt que ses malades ?
 
Vous êtes sévère…
 
Mais c’est le registre du «pas vu pas pris». C’est se laver de sa responsabilité en s’accrochant à l’idée de la mort naturelle comme une bonne mort. Pourtant, cette vision peut devenir étrangement dogmatique : ce n’est pas pour cela que la mort naturelle n’existe pas, mais il ne faut pas lui donner une place trop centrale.
 
Quel est votre sentiment sur les directives anticipées, qui ne sont que consultatives ?
 
Si on rédige des directives anticipées, et si on sait qu’on ne va les suivre qu’au coup par coup, ce n’est pas très encourageant. Lorsque l’on écrit quelque chose, comme un testament, on a envie que cela soit respecté. En même temps, je pense que ces directives ne doivent pas être rédigées tout seul. Elles doivent l’être, pourquoi pas, avec son médecin, cela donnerait à ces directives plus de poids.
 
Vous dites que dans votre rapport, vous avez entrouvert une porte sur le suicide assisté. Mais laquelle ?
 
On ne l’a pas recommandé, nous avons simplement dit que ce n’est pas un geste immoral renvoyant à une transgression absolue. De fait, quand quelqu’un dit «je veux que l’on arrête la perfusion», il y a quelque part une notion de suicide. En médecine, l’assistance au suicide existe, d’une certaine façon. On peut dire que le retrait de la médecine est un accompagnement, mais il s’approche aussi de la médecine du suicide. C’est pour cela que je pense que, pour un certain nombre de personnes, au bout d’un long parcours de souffrance, si elles nous disent qu’elles ne veulent pas que la dernière partie de leur existence soit un prix trop lourd à payer alors qu’elles ont déjà acquitté un lourd tribut, dans ces situations, dont chacun reconnaît l’existence, on doit pouvoir faire un geste, et ce geste ne me choque pas en soi.
 
Comme en Suisse ?
 
Non. Le problème est dans l’organisation. Lorsqu’il y a une structure spécialisée, cela finit par être un encouragement pour les personnes plus fragiles, et cela peut même devenir une facilité. L’idée que l’on puisse accéder facilement à cette situation me paraît mettre en jeu la notion du «vivre ensemble». Ce n’est pas que je sois contre en soi, et je ne suis pas contre le débat, d’autant que je ne suis pas favorable à ce que la médecine se retire sur son Aventin, mais je suis contre la délégation à des associations, comme en Suisse. Le prosélytisme existe. En Suisse, il y a de la publicité et, de fait, vous ouvrez quelque part un marché, cela crée une situation organisationnelle qui est contraire à cette ultime liberté, au sens très intime du terme.
 
Plus généralement, comment faire pour combattre l’inégalité sociale devant la mort, comme vous l’avez pointé dans votre rapport ?
 
Si l’on réduit la question de l’inégalité de santé au simple fait de demander la mort, on méconnaît que la vraie inégalité est autour du savoir et de l’information. L’inégalité devant la mort est une des expressions de l’inégalité devant le système de soins. Terminer sa vie dans des conditions dignes, quels que soient ses revenus, voilà ce qui me paraît plus important. Il faut s’interroger sur les conditions générales autour de la mort.
 
Comment les jeunes médecins réagissent-ils à ces questions ?
 
Ils ont peur, car on leur renvoie un discours incompréhensible. D’un côté, on leur rabâche de ne surtout jamais donner la mort et, de l’autre, ils le voient bien, la médecine passe son temps à donner la mort. Il faut sortir de ce désastre de la pensée. Et travailler cette question en profondeur, et non pas en termes idéologiques.
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE C.C.N.E.2013   24.07.13 12:58

CITATION=
" Quant à la question du suicide, les «sages» se sont essentiellement écharpés pour savoir s’il fallait parler de «suicide assisté» ou «d’aide au suicide».".

Je ne saisis pas le problème pour l'instant
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE C.C.N.E.2013   24.07.13 13:10

erreur informatique ou pb d'ordinateur entre-temps
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE C.C.N.E.2013   24.07.13 13:18

J'essaie de comprendre.
Le patient demande le droit au suicide et ses raisons sont valables et justifiées
Soit le toubib lui donne le produit et le patient doit se démerder ensuite
Soit le toubib lui donne le produit et il assiste ce patient jusqu'à sa mort
??? ??? ???
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE C.C.N.E.2013   24.07.13 13:42

Si le toubib donne le produit au patient qui doit se démerder par la suite,cela signifie que le patient est totalement libre,non seulement de décider de sa dernière heure,mais aussi libre dans ses gestes(avaler le produit ou se l'injecter)

Si le toubib donne le produit et qu'il assiste le patient entièrement dans son suicide,cela signifie que le corps du patient est "entre les mains" du toubib et que le don d'organes post-mortem éventuel peut alors se faire
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE C.C.N.E.2013   01.08.13 10:03

La Dépêche.fr
Euthanasie : pas de suicide assisté mais un projet de loi fin 2013

Publié le 02/07/2013 à 08:09 | 19

fin de vie. Un partisan et un opposant confrontent leurs points de vue.

Le Comité Consultatif National d’Éthique (CCNE) s’est réuni hier pour traiter la question de l’euthanasie à la demande de François Hollande.Une majorité du comité recommande de ne pas légaliser l’assistance au suicide ni l’euthanasie.

François Hollande l’a promis durant la campagne présidentielle : l’euthanasie fera l’objet d’un projet de loi. Pour cela, le président a demandé l’avis du CCNE. Trois questions étaient posées au comité : comment appliquer les directives anticipées émises par un patient concernant sa fin de vie ? Comment rendre plus dignes les derniers moments d’un patient dont les traitements ont été interrompus ? Et dans quelles conditions un patient conscient et autonome, atteint d’une maladie incurable, peut-il être aidé à mettre fin à ses jours ? Le comité a rendu son verdict. Concrètement il conseille de ne pas légaliser l’assistance au suicide et l’euthanasie. Les associations en faveur de l’euthanasie ont exprimé leur agacement après la publication des recommandations du comité. La France est encore loin de la Belgique, de la Suisse ou des Pays-Bas dans lesquels l’euthanasie est autorisée. En effet, les médecins français n’ont pas le droit de faire mourir, mais seulement de laisser mourir. Le CCNE considère également que la réflexion sur le sujet n’est pas close et qu’elle doit se poursuivre sous la forme d’un débat public. François Hollande s’inscrit dans cette démarche : «il y aura un projet de loi qui sortira fort de tout ce qui aura été dit et précisé à l’occasion de cette réflexion nationale.» Le projet de loi «complétera, et améliorera la loi Leonetti» qui date de 2005. Cette loi vise à éviter les pratiques d’euthanasie et l’acharnement thérapeutique. À l’origine de cette loi, Jean Leonetti , député UMP, se dit lui aussi satisfait de l’avis émis par le CCNE et appelle à la poursuite du débat. Cette réflexion devrait conduire à «un projet de loi sans doute à la fin de l’année» selon le Président de la République.

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Gilbert Ballester, délégué Haute-Garonne de l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité (ADMD)

«L'euthanasie devrait être un droit»

Selon vous, les recommandations de la CCNE ne font pas avancer le débat. Pour quelles raisons ?

Leur façon de penser n’évolue pas. Par exemple, la sédation profonde, c’est de l’hypocrisie. Soi-disant l’objectif est d’accompagner le malade jusqu’à la mort en l’endormant. Mais en fait, on le fait souffrir alors qu’on pourrait très bien abréger cette situation et le faire mourir en quelques secondes.

Dans les recommandations du Comité, qu’est ce qui vous paraît positif ?

Selon moi, il y a une avancée. En effet, le médecin devra respecter la décision du patient concernant sa fin de vie. Le comité, dans ses recommandations, a souhaité que les directives anticipées de fin de vie émises par un patient atteint d’une maladie grave deviennent contraignantes pour les soignants. C’est-à-dire que le médecin doit respecter la volonté du patient concernant la manière dont il veut être traité, en cas de coma par exemple.

Une personne consciente doit-elle avoir le droit de vivre ou de mourir ?

Tout ce que l’on veut, c’est le respect des personnes malades et condamnées. Pourquoi laisse-t-on encore les autres décider à notre place alors que la vie est finalement le seul bien dont on dispose. Les gens qui le veulent devraient avoir le choix. Au lieu de ça, on préfère les laisser mourir.

Selon vous, la France devrait-elle prendre exemple sur d’autres pays européens ?

Regardez ce qu’il se passe en Belgique, en Suisse, ou encore dans certains états des États-Unis. Il n’y a pas de dérives puisque les patients sont conscients et autonomes quand ils prennent leur décision.

Qu’espérez-vous pour la suite du débat ?

L’euthanasie mérite un débat public car c’est une question qui appelle la réflexion de tous. Que chacun prenne ses responsabilités ! Le gouvernement précédent a mis des obstacles pour empêcher de changer la loi. Maintenant que la couleur du président a changé, pourquoi ne pas avancer ?

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Jean-Claude Ameisen, président du Comité Consultatif National d’Ethique (CCNE)

«Un médecin soigne, il ne fait pas mourir»

Le CCNE a majoritairement recommandé de ne pas légaliser l’euthanasie. Votre avis ?

Il existe trop de situations d’indignité face à la maladie, face à la mort. La France a réellement besoin d’un changement de culture. Par exemple, les directives anticipées évoquées par le Comité, à savoir qu’une personne peut décider en toute conscience de son propre sort, doivent être appliquées par les médecins. C’est une question de respect de la personne.

Quelles sont les raisons avancées pour justifier le refus de légaliser l’euthanasie ?

Pourquoi cette prudence vis-à-vis de l’euthanasie ? Parce qu’il y a une différence entre donner la mort et aider à mourir.

Un médecin, il soigne. Il ne met pas fin à des vies. Mais il peut laisser mourir. C’est-à-dire qu’il ne peut pas obliger un patient à prendre son traitement.

Il y a une vraie différence entre ne pas imposer un traitement et faire un geste qui donne la mort. De plus, la majorité des membres du Comité a peur des dérives. Ils craignent que si l’on sort de ce cadre, les limites deviennent floues. Ils ont peur de ne pas toujours savoir quelles réponses apporter aux demandes qui leur seront faites.

Le débat sur l’euthanasie nécessite une réflexion plus longue et plus large selon vous ?

Si un projet de loi est proposé, il faut organiser un débat public national. Il faut également que des états généraux soient mis en place. Il y a des tas de nuances que les gens doivent saisir. Notamment entre euthanasie et assistance au suicide.

Si on autorise l’aide au suicide, les patients croiront à un abandon. C’est d’ailleurs l’un des points où le Comité n’a pas réussi à s’entendre unanimement.

Le Comité continuera sa réflexion sur les questions concernant la fin de vie et en rendra compte après le débat public dont il propose la tenue.
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE C.C.N.E.2013   01.08.13 10:14

CITATION=
"Si on autorise l’aide au suicide, les patients croiront à un abandon. C’est d’ailleurs l’un des points où le Comité n’a pas réussi à s’entendre unanimement".

MON COMMENTAIRE=
C'est du n'importe quoi absurde à 100%.Si on m'octroie le droit à l'aide au suicide,on respecte ma volonté(mettre fin à mes jours ou ne pas mettre fin à mes jours).Qui parle d'abandon?????Le patient décide,le médecin l'assiste.
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE C.C.N.E.2013   01.08.13 10:21

Ah,l'aide au suicide n'est pas le suicide assisté
La différence est effectivement problématique
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE C.C.N.E.2013   01.08.13 10:33

Mais comme il y a une contradiction philosophique entre secourir quelqu'un qui vient de faire une tentative de suicide et assister le suicide d'un patient,
on peut ajouter sans problème une autre contradiction
Philosophiquement,ce que j'écris est logique
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE C.C.N.E.2013   01.08.13 10:40

Car nous sommes dans la fin de vie.C'est encore la vie,et c'est bientôt la mort.
Contradiction métaphysique inévitable,évidemment.
Alors on ne va pas chipoter sur quelques petites autres contradictions
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE C.C.N.E.2013   01.08.13 10:53

on légalise à la fois l'aide au suicide et le suicide assisté...çà mérite une réflexion en effet
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE C.C.N.E.2013   17.08.13 12:42

Selon le CCNE,les personnes handicapées auraient peur d'être éliminées(ce n'est pas formulé ainsi,mais c'est l'idée grosso modo)
 
Ma réaction=toute personne blessée a peur d'être définitivement handicapée suite à des soins médicaux...
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE C.C.N.E.2013   20.08.13 12:33

Des médecins belges membres de la Commission fédérale de contrôle et d'évaluation de l'euthanasie (tous ont aussi de hautes fonctions hospitalières dans de grands hôpitaux universitaires où l'euthanasie est pratiquée), scandalisés par les mensonges qui jalonnent le rapport du Comité Consultatif National d'Ethique (CCNE) adressent à ses membres une lettre ouverte remettant les pendules à l'heure. Déjà, suite au rapport de Jean Leonetti sur la fin de vie, ils avaient du rectifier les contre-vérités énoncées par lui.


LETTRE OUVERTE AU PRESIDENT ET AUX MEMBRES DU COMITÉ CONSULTATIF NATIONAL D’ÉTHIQUE


Monsieur le Président,
Mesdames, Messieurs,

Responsables de la formation des médecins qui, de par la loi du 28 mai 2002 relative à l’euthanasie, sont obligatoirement consultés lorsqu’une euthanasie est envisagée en Belgique ou membres de la commission fédérale de contrôle et d’évaluation de l’euthanasie, nous avons pris connaissance de l’avis n° 121 du CCNE rendu public le 30 juin dernier. Nous regrettons de constater que cet avis donne une image inexacte et tendancieuse de la pratique de l’euthanasie en Belgique. Nous en avons une large expérience par nos contacts réguliers avec les quelque 700 médecins consultants que nous avons formés et qui participent aux décisions d’euthanasies dans notre pays et par nos fonctions hospitalières dans de grands hôpitaux universitaires où l’euthanasie est pratiquée. À travers les déclarations légales, ceux des soussignés qui sont membres de la commission fédérale de contrôle ont une vision globale de l’ensemble des euthanasies pratiquées. Nous tenons à rectifier certaines affirmations contenues dans l’avis du CCNE et défendre tant notre législation relative à l’euthanasie que l’honneur des médecins qui l’appliquent.

Contrairement aux affirmations de l’avis du CCNE, toute personne en situation de fin de vie qui le souhaite peut dans notre pays bénéficier de soins palliatifs, tant à domicile qu’en institution. Notre pays a été pionnier en ce domaine. Des dispositions légales ont été prises qui assurent tant la couverture financière de ces soins qu’un soutien familial (congé légal pour un proche). Il faut souligner que de très nombreuses euthanasies concernent des patients
qui avaient bénéficié de soins palliatifs pendant plusieurs semaines ou mois. Une étude publiée à ce sujet met d’ailleurs en évidence que les demandes d’euthanasies émanent aussi fréquemment de patients traités dans des unités de soins palliatifs que de patients qui ne le sont pas.

Contrairement aux affirmations de l’avis du CCNE, la loi concerne les patients atteints d’affection incurable et en grande souffrance qu’ils soient « en phase terminale » ou non. Les patients « incapables » de même que « les personnes atteintes de maladies neuro-dégénératives dans une phase assez précoce » cités dans cet avis étaient bien dans les conditions légales pour obtenir l’euthanasie.

Contrairement aux affirmations de l’avis du CCNE, dans tous les cas où le décès n’est pas prévisible à brève échéance, trois médecins dont un au moins est soit spécialiste de l’affection en cause soit psychiatre ont effectivement confirmé la présence des critères légaux.

Contrairement aux affirmations de l’avis du CCNE, il est inexact que la consultation d'un autre médecin pour la démence ou la dépression n'est pas considéré comme essentiel par la Commission de contrôle.

Contrairement aux affirmations de l’avis du CCNE, les médecins belges sont attentifs à rédiger correctement le document obligatoire adressé à la Commission de contrôle. Il ne faut pas oublier la contrainte que constitue l’obligation d’une prescription rédigée au nom du patient pour obtenir les produits létaux auprès d’un pharmacien, et qui signale qu’ils sont destinés à une euthanasie légale.

Contrairement aux affirmations de l’avis du CCNE, le contrôle n’est nullement superficiel. Il ne faut pas oublier que le document rédigé a posteriori complète les rapports des médecins indépendants consultés a priori et qui doivent confirmer par un rapport écrit l’existence des conditions légales. Il y a donc non seulement un contrôle a posteriori mais une concertation a priori qui implique deux et parfois trois médecins.

Contrairement aux affirmations de l’avis du CCNE, l’évolution du nombre d’euthanasies pratiquées dans notre pays est parfaitement normale et ne témoigne que d’une appropriation progressive par les citoyens et par les médecins de la possibilité d’échapper aux aléas de la mort « naturelle ». Les rapports examinés par la commission de contrôle témoignent des souffrances endurées et d’une mort vécue par le patient comme une réelle délivrance.

Contrairement aux affirmations de l’avis du CCNE, tous les témoignages des médecins ayant pratiqué l’euthanasie, comme notre expérience personnelle, permettent d’attester d’une mort calme, en sommeil profond, survenant en quelques minutes au moment choisi et souvent précédée d’adieux émouvants aux proches.

Contrairement aux affirmations de l’avis du CCNE, il est faux que des infirmières pratiquent l'euthanasie dans notre pays.

Enfin, promouvoir la sédation profonde en extrême fin de vie comme substitut à l’euthanasie nous paraît injustifiable. La sédation n’assure pas une mort paisible. Elle maintient le patient coupé du monde extérieur, ni vivant ni mort, pendant plusieurs heures ou jours en attendant que survienne le décès. Une telle prolongation de l’agonie peut constituer pour les proches une épreuve extrêmement traumatisante, voire cruelle, d’autant plus que des complications dramatiques de tous ordres peuvent survenir sous leurs yeux (hémorragies, convulsions, etc). De plus, la technique exige pratiquement une surveillance constante généralement en milieu hospitalier. Elle ne permet pas de prévoir le moment de la mort. Elle ne répond donc pas au souhait de plus en plus exprimé d’une mort à domicile, entouré des siens.

Il est paradoxal que le CCNE s’émeuve de la possibilité que la législation en vigueur dans notre pays puisse ne pas être parfaite alors que dans les pays, dont la France, où l’euthanasie est interdite ces pratiques sont recouvertes d’un voile opaque qui cache de multiples situations humainement inacceptables et des actes délictueux clandestins. Quant à la loi Léonetti, vantée dans l’avis du CCNE, elle n’a fait que légaliser une pratique médicale
tout à fait normale, à savoir l’interdiction de l’acharnement thérapeutique. Transformant un devoir du médecin en pouvoir, elle précise que « le médecin (…) peut renoncer à entreprendre ou poursuivre des traitements qui apparaissent inutiles, disproportionnés ou qui n’ont d’autre objet ou effet que le maintien artificiel de la vie » . Elle marque donc un recul par rapport aux devoirs déontologiques du médecin.

L’euthanasie est vieille comme le monde. Si Hippocrate, dans son serment, avait trouvé nécessaire d’interdire aux médecins de « remettre du poison, si on m’en demande, ni de prendre l’initiative d’une pareille suggestion », c’est bien que les patients le demandaient déjà, et que des médecins pouvaient déjà les comprendre et peut-être les aider. Le grand mérite de la dépénalisation, c’est de sortir de la clandestinité et du mensonge un geste, certes difficile, mais qui grandit celui qui le demande et celui qui le réalise, parce qu’il affirme la liberté de l’homme face au néant.

Deux géants parmi nos compatriotes, l’écrivain Hugo Claus et plus récemment le prix Nobel de médecine Christian de Duve, deux passionnés de la vie, nous l’ont rappelé. Leur décision d’y recourir et leurs déclarations rejoignent l’appel rendu public il y a 40 ans par trois prestigieux prix Nobel dont le Français Jacques Monod qui avaient en 1974 signé un texte en faveur de « l’euthanasie humanitaire » qu’ils définissaient comme « une mort rapide, sans douleur, considérée comme un bienfait par l’intéressé ».

La Belgique se sent fière d’avoir entendu cet appel.

Croyez, Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs à nos sentiments très distingués


Dr Wim Distelmans
Professeur Vrije Universiteit Brussel
Chef de service des soins palliatifs
Hop. académique VUB Bruxelles
Coprésident de la Commission fédérale de contrôle
Responsable de la formation des médecins LEIF

Dr Dominique Lossignol
Chargé de cours Université libre de Bruxelles
Chef de la clinique des soins palliatifs
Institut J. Bordet Bruxelles
Coordonnateur de la formation des médecins EOL

Dr Marc Englert
Professeur Université libre de Bruxelles (hon.)
Membre rapporteur de la Commission fédérale de
contrôle
Dr François Damas
Professeur Université de Liège
Chef de service des soins intensifs
Président du comité d’éthique hospitalier
CHR Citadelle Liège
Responsable de la formation des médecins EOL

Dr Peter De Deyn
Professeur Université d’Anvers
Chef du département de neurologie
Hôpital académique Middelheim Anvers

Dr Philippe Deron
Département de chirurgie
Hôpital universitaire de Gand
Médecin LEIF
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE C.C.N.E.2013   23.08.13 9:41

Slate.fr le 23/08/2013
Euthanasie: la leçon de la Belgique à la France
 
Des responsables médicaux belges dénoncent le récent avis du Comité d’éthique français sur la pratique de l’euthanasie dans leur pays. Explications du Pr Englert, de l'Université libre de Bruxelles, et réaction du Pr Ameisen, président du CCNE, qui prend ses distances avec l'avis.
  
Du brutal. Dans le monde ouaté de la bioéthique, l’initiative n’a guère de précédent. Un groupe de médecins hospitalo-universitaires belges vient d’adresser un courrier virulent à François Hollande ainsi qu’à chacun des membres du Comité national consultatif d’éthique (CCNE) français.
 
Responsables, à divers titres, de l’application de la loi belge sur l’euthanasie, ces médecins et enseignants dénoncent la lecture qui est faite de la situation belge dans le dernier avis du CCNE, «Fin de vie, autonomie de la personne, volonté de mourir». Cette démarche atypique précède de peu l’organisation d’Etats Généraux voulus par François Hollande et qui devraient conduire à une modification de la loi Leonetti de 2005 sur les droits des patients en fin de vie.
 
Pas de «droit de mourir» en Belgique
 
La loi belge sur l’euthanasie date de mai 2002. Depuis onze ans, l’euthanasie est, dans ce pays, reconnue comme «un droit pour chaque malade à poser ses choix en termes de vie et de mort, pour autant qu'il se trouve dans les conditions édictées par la loi». Chaque citoyen peut exprimer ses intentions et son éventuel refus des soins sous la forme d’une «déclaration anticipée de volonté». Il peut notamment y faire part (de manière explicite et sous certaines conditions) de son choix que soit pratiquée une euthanasie par un médecin.
 
En dehors de cette déclaration anticipée, une euthanasie peut aussi être pratiquée —toujours sous certaines conditions et à la demande expresse du patient quand il est encore en état d'exprimer sa volonté actuelle de mourir. La personne, majeure, doit être capable et consciente au moment de sa demande. Celle-ci doit être formulée par écrit, «de manière volontaire, réfléchie et répétée» et ne faire l’objet «d'aucune pression extérieure». Cette personne doit se trouver dans une situation médicale sans issue: sa souffrance «physique et/ou psychique» doit être «constante, insupportable et inapaisable» et doit être la conséquence «d’une affection accidentelle ou pathologique grave et incurable».
 
Point important: la loi belge ouvre un «droit à la demande d’euthanasie» et non un «droit à l’euthanasie»: le médecin n’est donc pas obligé de pratiquer l’acte d’euthanasie (comme le demandent certains militants réclamant un «droit de mourir»). C’est au patient qu’il revient de trouver un médecin qui, sous certaines conditions définies dans la loi, accèdera à sa demande.
 
Série d'erreurs factuelles
 
En cas d'irrégularités supposées, une Commission fédérale de contrôle et d'évaluation vérifie si l'euthanasie a été pratiquée dans le respect des conditions légales et, le cas échéant, peut transmettre le dossier à la justice. Le Dr Marc Englert, professeur honoraire à l’Université libre de Bruxelles, est en charge de cette institution qui publie chaque année un rapport d’activité et a, comme ses confrères, été tout particulièrement choqué de la lecture faite par les auteurs du dernier avis du CCNE. D'où sa lettre à François Hollande, qui ne lui a valu pour l'instant qu'une réponse «de type administratif» indiquant que ce dossier était suivi par la ministre de la Santé.
 
 
 
La lettre adressée aux membres du CCNE et à François Hollande dénonce une longue série d’erreurs factuelles. «Il est faux d’affirmer qu’en Belgique, les personnes en situation de fin de vie qui le souhaitent ne peuvent pas bénéficier de soins palliatifs, que ces soins soient délivrés à domicile ou en institution», déclare le Pr Englert à Slate.fr. «Il est également faux de laisser entendre que les dispositions de notre loi concernant la présence ou la consultation de médecins et la rédaction des documents obligatoires adressés à la Commission de contrôle ne sont pas scrupuleusement respectées. Contrairement aux affirmations du CCNE, les contrôles effectués ne sont nullement superficiels. Nous avons non seulement un contrôle a posteriori, mais une concertation a priori qui implique deux et parfois trois médecins.»
 
Le Pr Englert dénonce aussi les affirmations du CCNE quant à l’évolution du nombre d’euthanasies pratiquées dans son pays:
 
 
«Cette évolution est parfaitement normale et ne témoigne que d’une appropriation progressive par les citoyens et par les médecins de la possibilité d’échapper aux aléas de la mort ‘’naturelle’’. La loi est en vigueur depuis onze ans et nous comptons environ 1% d’euthanasies sur un peu plus de 100.000 décès annuels.
 
Contrairement aux affirmations du CCNE, tous les témoignages des médecins ayant pratiqué l’euthanasie, comme notre expérience personnelle, permettent d’attester d’une mort calme, en sommeil profond, survenant en quelques minutes au moment choisi et souvent précédée d’adieux émouvants aux proches. J’ajoute qu’il est faux de dire qu’en Belgique des infirmières pratiquent l'euthanasie.»
 
Risque de pente glissante
 
Pour autant, le Pr Englert ne méconnaît ni ne sous-estime les questions inhérentes à l’évolution de cette pratique et le risque de «pente glissante». Ces questions concerne les euthanasies qui seraient pratiquées chez des personnes souffrant d’affections psychiatriques ou de maladies dégénératives, ou encore celles très âgées et «fatiguées de vivre». «Selon moi, la question aujourd’hui la plus délicate est celle concernant l’abaissement de l’âge de la majorité à 16, 14 ans ou moins, précise-t-il. J’y suis pour ma part opposé. A mes yeux, la frontière indépassable est claire: l’euthanasie ne peut être pratiquée que s’il y a demande —une demande consciente, clairement exprimée et réitérée par écrit. Sinon, c’est un meurtre.»
 
Les débats actuels ne doivent pas selon lui faire oublier l’essentiel: en Belgique, l’immense majorité des cas concerne des personnes atteintes de formes évoluées d’affections cancéreuses et neurologiques à un stade terminal, qui ont presque toujours été au préalable prises en charge pendant plusieurs semaines ou plusieurs mois par des équipes de soins palliatifs ou «supportifs», comme ceux dispensés à l’Institut Jules-Bordet de Bruxelles.
 
Les demandes d’euthanasies émanent aussi fréquemment de patients traités dans des unités de soins palliatifs que de patients qui ne le sont pas. Et toutes les demandent ne sont pas, loin s’en faut, satisfaites.
 
Quel regard ce vétéran (il a nonante ans) du combat en faveur de l’euthanasie porte-t-il sur la France?
 
 
«Elle est, ici comme ailleurs, malade de certaines de ses élites —des personnalités d’une grande fatuité qui croient tout savoir sur tout. Cette situation bloque une évolution indispensable du type de celle que nous avons mise en œuvre en Belgique, et ce grâce aux Pays-Bas.
 
Elle consiste tout simplement à accepter que le malade en fin de vie puisse exprimer des choix, à commencer par celui de refuser un traitement. Ceci n’a rien à voir avec le mouvement revendiquant un ‘’droit de mourir dans la dignité’’, qui ne représente que lui-même et auquel il ne faut pas accorder plus d’importance qu’il n’en a dans ce débat.»
 
«Un geste difficile, mais qui grandit»
 
Pour le Pr Englert comme pour ses confrères, il y a quelque chose de délicieusement paradoxal à voir que le CCNE puisse s’émouvoir du fait que la législation en vigueur en Belgique puisse ne pas être parfaite, alors même qu’en France les pratiques euthanasiques sont «recouvertes d’un voile opaque qui cache de multiples situations humainement inacceptables et des actes délictueux clandestins». Quant à la loi Leonetti aujourd’hui en vigueur, elle n’a selon lui fait que légaliser l’interdiction de l’acharnement thérapeutique, ce qui ne constitue en rien une avancée éthique mais le simple respect de la déontologie médicale.
 
Pour ce médecin belge et ses confrères, le grand mérite de la dépénalisation réside dans le fait de sortir de la clandestinité et du mensonge le geste euthanasique. «Un geste certes difficile, mais qui grandit celui qui le demande et celui qui le réalise, parce qu’il affirme la liberté de l’homme face au néant», expliquent-ils.
 
Ils prennent soin de rappeler à leurs confrères français l’appel lancé par trois prestigieux lauréats du prix Nobel: l’Anglais George Thompson (physique, 1937), l’Américain Linus Pauling (chimie, 1954) et le Français Jacques Monod (médecine, 1965), qui avaient, en 1974, signé un texte en faveur de «l’euthanasie humanitaire», qu’ils définissaient comme «une mort rapide, sans douleur, considérée comme un bienfait par l’intéressé». Les médecins belges observent que cette nouvelle exigence s’étend progressivement à l’ensemble du monde occidental, les pays latins étant touchés plus tardivement que les pays anglo-saxons et ceux où le protestantisme est fortement implanté.
 
«Bien évidemment, le jour où la France suivra les pays du Benelux, l’affaire prendra une autre ampleur, souligne le Pr Englert. Quand l’euthanasie y atteindra, comme en Belgique aujourd’hui, seulement 1% des décès, cela constituera une heureuse révolution.»
 
La réflexion n'est pas close
 
Cette révolution serait-elle en marche? Interrogé par Slate.fr sur la réaction des médecins belges, le Pr Jean-Claude Ameisen, aujourd’hui président du CCNE, a apporté les précisions suivantes:
 
 
«A titre personnel, je regrette profondément que l’avis n°121, dans l’argumentation de son opinion majoritaire, ait cru bon d’adopter une démarche de mise en cause de la législation et des pratiques de la Belgique. Je le regrette d’autant que, le CCNE n’a, à cette occasion, ni effectué d’audition de médecins belges, ni réalisé de visite dans ce pays.
 
Je tiens aussi à souligner que le CCNE était divisé sur ce point. En effet cet avis comporte une contribution minoritaire qui critique cette démarche» [1]
 
Le Pr Ameisen rappelle qu’il écrit, dans son avant-propos, que cet avis ne constitue qu’une étape dans la réflexion du CCNE. Le Comité considère aujourd’hui, dans son ensemble, que la réflexion sur le sujet de la fin de la vie n’est pas close et qu’elle doit se poursuivre sous la forme d’un débat public sous la forme «d’états généraux réunissant des conférences de citoyens choisis de manière à représenter la société dans sa diversité»:
 
 
«Je considère essentiel qu’au cours de ce débat, nous puissions faire appel à nos collègues des Comités d’éthique de différents pays, notamment européens. Et ce pour que les citoyens français puisse prendre en compte la diversité des réflexions et des approches concernant la fin de vie, et notamment les questions liées au suicide assisté et à l’euthanasie.»
 
Jean-Yves Nau
 
[1] Cette contribution minoritaire indique: «Quant aux comparaisons internationales des pratiques réelles, elles appellent une réserve de principe. Tous les actes que la France interdit restent cachés; il est donc par construction impossible d'y mesurer quelque dérive que ce soit, et de faire par conséquent la moindre comparaison pertinente avec les pays où ces mêmes actes sont reconnus, déclarés et contrôlés.» Et: «Rien ne confirme, enfin, que les pays qui ont fait le choix de la clarté se seraient éloignés des soins palliatifs; on a même des raisons de penser que certains de ces pays les ont au contraire développés.»
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE C.C.N.E.2013   12.09.13 14:22

Le débat sur la fin de vie reste en attente
Les états généraux qui devaient être organisés à l’automne par le Comité national d’éthique n’ont pas été lancés.  Le travail du comité est en effet suspendu au renouvellement de la moitié de ses membres.
 
10/9/13
 
Concernant la fin de vie, le chef de l’État avait d’abord annoncé un projet de loi en juin, puis « à la fin de l’année » 2013. Or ce texte sensible – ouvrira-t-on en France l’aide active à mourir ? – doit, toujours selon François Hollande, être précédé d’un « débat public national », comme l’a recommandé le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) dans son avis 121, rendu public au début de l’été . En vertu de l’article 46 de la loi de bioéthique de 2011, il prendrait la forme d’« états généraux », « à l’initiative » du comité.
Sauf qu’à l’heure actuelle, le comité n’est pas en mesure de lancer quelque débat que ce soit. Le mandat de la moitié de ses membres étant arrivé à échéance en juin, l’institution attend toujours le décret de nomination pour pouvoir se remettre au travail. « Nous sommes sérieusement coincés », reconnaît Patrick Gaudray, président de la section technique du CCNE. 
 
« une confrontation d’opinions argumentées »
La situation est d’autant plus paradoxale que l’exécutif avait saisi le comité dans l’urgence, afin qu’il rende rapidement un avis sur trois points : les directives anticipées, la sédation en phase terminale et l’assistance au suicide. Ce qui fut fait le 1er  juillet. Depuis, plus rien.
Ce ne sont pourtant pas les idées qui manquent. Médecin de soins palliatifs, président de l’Observatoire de la fin de vie, Régis Aubry, récemment entré au CCNE, voudrait mobiliser les espaces éthiques régionaux afin de toucher un public large. Il imagine « une confrontation d’opinions argumentées », dépassant les certitudes et les clivages habituels.
Difficile cependant d’organiser une consultation digne de ce nom dans un calendrier aussi serré. D’autant que l’organisation de tels états généraux serait une première pour le CCNE. « Toutes les modalités sont à définir, la question financière est posée car un tel débat coûte de l’argent… Bref, c’est assez frustrant de ne pas pouvoir se lancer ! », confie encore Patrick Gaudray.
Du côté de l’exécutif, on assure que la volonté d’avancer est intacte et que le décret de nomination « est dans les circuits ». 
 
MARINE LAMOUREUX  Journal La Croix
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE C.C.N.E.2013   12.09.13 14:46

Technocratie...technocratie,technocratie...
Était-il possible d'attendre le renouvellement des membres?pour débattre sérieusement???
Je conteste cette méthode technocrato-socialo-hollandaise...
Après le ni oui ni non du candidat FH sur son "engagement 21",on est spectateur et victime de ce genre de salade
Aucune dignité,aucune noblesse...
Le discours  de F.H.le 17 juillet 2012 était à N.D.du Lac était du pur baratin,ni digne,ni noble.
Pas de sincérité,pas d'humanité..
Il faut fouiller sur le web pour trouver ce genre d'info,et il n'y a qui moi qui en parle(avec un autre site que je ne nomme pas par respect pour le responsable)
Je me répète volontairement,ce genre de non-dit est indigne,ignoble,scandaleux et hypocrite
Je suis d'accord avec l'idée de la proposition 21,mais pas du tout avec la façon politique dont c'est géré politiquement,je le dis,je l'écris et je suis de plus en plus en colère
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE C.C.N.E.2013   12.09.13 14:58

La politisation de la mort donnerait envie de dégueuler
Ce qui se passe actuellement en France depuis la candidature de FH en est un parfait exemple..
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE C.C.N.E.2013   12.09.13 18:45

Les débats publics ont eu lieu avec le Pr Didier Sicard...
Il serait temps que Francois Hollande organise un débat exceptionnel au Parlement et au Sénat(comme le débat sur la Syrie) ou un référendum dans les délais les plus brefs
Au CCNE,ils peuvent mettre six mois avant de donner leur 2e avis,avis qui pourrait entraîner un 3e avis
Je rappelle que le ccne n'a AUCUN pouvoir,il donne son avis,c'est tout.Un Chef d'Etat a,par contre,tous les pouvoirs... ...("normalement" ! ! ! )...
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE C.C.N.E.2013   14.09.13 15:26

Jean-Claude Ameisen, président du Comité consultatif national d’éthique (CCNE), a annoncé le 12 septembre 2013, dans une interview à La Croix, que les états généraux sur la fin de vie auraient bien lieu d’ici au mois de décembre sous la forme d’une « conférence citoyenne ».
Cette « conférence citoyenne » est envisagée comme la réflexion d’une trentaine de citoyens « représentatifs de la diversité de la société et sensibilisés aux questions de fin de vie », sélectionnés par tirage au sort. Durant 4 week-ends, cet échantillon de la population française pourra ainsi rencontrer des experts et alimenter sa réflexion avant de remettre ses recommandations. L’opération sera financée sur le budget du CCNE, dont 50% des membres sont en cours de renouvellement,
La conférence citoyenne sera complétée par des rencontres organisées par les espaces éthiques régionaux.
L’ensemble viendra compléter l’avis 121 rendu par le CCNE le 1er juillet 2013 sur les trois questions posées par le gouvernement à la suite du rapport de la Commission Sicard, relatives au suicide assisté, à la sédation et aux directives anticipées.
Le CCNE entend ainsi constituer un « panorama assez complet permettant d’éclairer la réflexion du gouvernement et du parlement avant la présentation du projet de loi ».
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE C.C.N.E.2013   14.09.13 15:34

Les états généraux sur la fin de vie auront lieu d’ici décembre 2013

En dépit d’un retard dans les nominations au CCNE (cf. Synthèse de presse quotidienne du 11 septembre 2013), son président, Jean-Claude Ameisen, dans une interview accordée au journal La Croix, « assure que les états généraux sur la fin de vie auront bien lieu d’ici décembre 2013. » Ceux-ci prendront la forme d’une « conférence citoyenne », c’est-à-dire d’une « réflexion construite au sein d’un panel d’une trentaine de personnes tirées au sort. » Le président du CCNE explique : « durant quatre week-ends, d’ici au mois de décembre, ces citoyens pourront échanger avec des experts, approfondir leur réflexion commune avant de remettre des recommandations. »
Pour Jean-Claude Ameisen, il s’agit d’un « travail complémentaire » au débat public organisé fin 2012 par la mission Sicard. Il ajoute : « il sera d’ailleurs intéressant de voir si les conclusions sont les mêmes que ce qui ressort des sondages, à savoir que la grande majorité des Français est favorable à l’euthanasie. »
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE C.C.N.E.2013   14.09.13 15:41

Sicard a remis son rapport à l'Elysée en décembre 2012...

Si le même rythme continue,on sait à quoi s'attendre
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE C.C.N.E.2013   14.09.13 16:00

CITATION=
"Il ajoute : « il sera d’ailleurs intéressant de voir si les conclusions sont les mêmes que ce qui ressort des sondages, à savoir que la grande majorité des Français est favorable à l’euthanasie. »"

Faut voir comment ce genre de débat sera organisé... ... ...

J'en profite,en passant,pour rappeler que le dernier débat avec Didier Sicard qui devait avoir lieu à Paris en décembre 2012 a été annulé,supprimé... ... ...
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE C.C.N.E.2013   14.09.13 16:10

Mon avis=
c'est complètement nul,tout çà
tout ce temps perdu pour aboutir à une énième révision de la loi Léonetti
Un genre de débilité typiquement française ?
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE C.C.N.E.2013   14.09.13 16:17

Et bien sûr,la future loi sera pondue par F.Hollande après mars 2014,élection municipale oblige

La perfectionnalisation de la loi Léonetti hihihi

Bravo les socialistes

Je vous souhaite une défaite à toutes les élections qui s''annoncent

Vous m'indignez !
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE C.C.N.E.2013   18.09.13 9:16

Libération
 
12/09/2013
Le Comité d'éthique, enfin au complet
Cela a traîné, quelques semaines, sans trop de raisons apparentes. En tout cas, ça y est, les trois ministres (Premier ministre, recherche et santé), ont signé la nomination des nouveaux membres du Comité consultatif national d'éthique (CCNE). Ces nominations sont importantes, car le CCNE est censé lancer très vite des Etats généraux sur la fin de vie, pour établir les bases d'une nouvelle loi qui permettrait ou non l'euthanasie ou le suicide assisté, comme l'avait suggéré François Hollande.
Peu de surprises dans ces choix, à l'exception de deux personnalités au parcours intéressant. Ainsi, le contrôleur général des lieux de privation de libertés, Jean-Marie Delarue, a été nommé par le Conseil d'Etat, et le Premier ministre a choisi, lui, un ami proche du président, l'avocat Jean-Pierre Mignard.
Pour le reste, ce sont des personnalités attendues. Sur proposition du ministre chargé de la Recherche, sont nommés Bertrand Weil et Frédérique Kuttenn. Sur proposition  de la ministre de la Santé, Anne-Marie Dikelé, Cynthia Fleury, Florence Gruat, et François Ansermet. Quant aux autres, il s'agit d'Hervé Chneiweiss, Jean-Pierre Kahane, Jean-Noel Fiessenger, Laure Coulombel, Yves Agid, Jean-Louis Vilde, Alice René, Xavier Vandendriessshe, Pierre Henri Duée. Mais aussi Marianne Carbonnier-Burkard, Lionel Naccahe, Frederix Worms, pour représenter les diffèrentes religions. Michelle Meunier, et enfin Marie-Angéle Hermitte remplace Roger-Pol Droit.
Et maintenant donc, les sages vont pouvoir se mettre au travail. Et il y en a. Outre les Etats généraux sur la fin de vie, les sages doivent se pencher également sur  l'ouverture ou non de la procréation médicalement assistée aux couples de même sexe.  Des sujets chauds...
Reste à souhaiter à ce nouveau Comité - que préside le professeur Jean Claude Ameisen - un peu plus d'audace que le précédent qui avait rendu un avis sur la fin de vie considéré par tous comme d'une très grande pauvreté intellectuelle.
Eric Favereau
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE C.C.N.E.2013   18.09.13 9:19

CITATION=

 Reste à souhaiter à ce nouveau Comité - que préside le professeur Jean Claude Ameisen - un peu plus d'audace que le précédent qui avait rendu un avis sur la fin de vie considéré par tous comme d'une très grande pauvreté intellectuelle.
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE C.C.N.E.2013   18.09.13 9:24

"très grande pauvreté intellectuellé"

Formule parfaitement exacte.

Vont-ils mettre autant de temps,plus de temps(ou moins de temps)pour pondre une réflexion digne d'eux?
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE C.C.N.E.2013   19.09.13 15:31

Je n'attends plus rien du CCNE..
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE C.C.N.E.2013   21.09.13 13:09

le Monde Société 21.09.2013
CITATION en copié-collé

◾Fin de vie

Sur ce dossier, un changement de pied du comité d'éthique irait dans le sens souhaité par l'Elysée. C'est en décembre 2012 que François Hollande a saisi le CCNE sur la question de l'"assistance médicalisée" à mourir dans la dignité, dont il avait fait une promesse de campagne, sans jamais prononcer le mot euthanasie. Il avait alors indiqué qu'un projet de loi serait présenté en juin 2013, après la remise de l'avis de l'institution à laquelle il avait donné trois mois pour s'exprimer. Une méthode, et un délai, qui ne correspondent pas aux habitudes de l'institution.

Le CCNE a rendu son avis le 1er juillet. Il s'est en fait montré opposé à une option ouverte par l'Elysée : le suicide assisté. Il estimait cependant qu'une sédation profonde (un endormissement après l'arrêt des traitements) en phase terminale devrait être accordée si le patient le demande. Toutefois, dans sa présentation même, l'avis marquait un tournant. Une contribution annexe avait été insérée, dans laquelle huit membres se démarquaient de la position majoritaire. Ils estimaient nécessaire un changement d'approche sur la façon d'aborder la fin de vie, invoquant que, dans les faits, on aide déjà à mourir en France.

Lire aussi : Suicide assisté : "Cette légalisation n'est pas souhaitable" pour le comité d'éthique

Cet avis du 1er juillet n'était qu'"une étape", avait alors indiqué le président du CCNE, Jean Claude Ameisen. Le comité va de nouveau se prononcer, après les états généraux qu'il a annoncé pour l'automne. Cela reportera encore le projet de loi. Pas de quoi gêner l'Elysée pour autant, car après le vote de la loi sur le "mariage pour tous", et en pleines élections municipales, l'heure n'est pas à lancer un débat sur un sujet de société sensible.

A partir de fin octobre, durant quatre week-ends, des Français représentatifs de la diversité de la société, tirés au sort pour participer aux Etats généraux, seront réunis. Ils entendront des experts, puis feront des propositions, attendues mi-décembre. Puis le CCNE rendra son nouvel avis, début 2014.

Entre les deux avis, des membres seront partis, d'autres arrivés. Ira-t-il cette fois dans le sens d'une évolution de la loi souhaitée par l'Elysée ? C'est plus probable, mais en aucun cas certain. Impossible de prévoir la tournure que peut prendre une réflexion collective. Sur cette question de la fin vie, plus que sur toute autre, l'histoire personnelle de chacun compte souvent davantage que les positions de principe.
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE C.C.N.E.2013   21.09.13 13:16

Disons la vérité noir sur blanc
cela arrange le Gouvernement de faire traîner cette question de mort
c'est une question de vie(ou de survie ?) pour François Hollande
pourtant pas très compliqué,d'imiter nos voisins les Belges ou les Hollandais
Tout çà,c'est du blablabla,dans un but politico-narcissique...
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE C.C.N.E.2013   21.09.13 13:19

Il n'est quand même pas trop con,le Flamby !
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE C.C.N.E.2013   21.09.13 13:22

De toute façon,çà se terminera par un référendum sous un autre Gouvernement
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE C.C.N.E.2013   23.09.13 10:11

citation copié-collé la Croix 22 sept 2013 le Comité d'Ethique se renouvelle

une loi sur la fin de vie attendue pour 2014

En tout cas, il est clair que la position du Comité sur la fin de vie va être suivie à la loupe, notamment par François Hollande, qui a annoncé la présentation d’un projet de loi « sans doute à la fin de l’année ». Début juillet, le Comité a rendu un premier avis relativement prudent, en recommandant de ne pas légaliser l’euthanasie, ni l’assistance au suicide.

Il a en revanche ouvert la porte à un droit à la sédation en phase terminale. Il est à noter que, sur ces sujets, le Comité n’était alors pas parvenu à une prise de position complètement unanime. Deux motions minoritaires ont été présentées par huit membres, plaidant pour l’instauration d’une aide à mourir.

Lors de la présentation de cet avis, le président Ameisen avait expliqué que celui-ci ne représentait qu’une étape et que la réflexion devait se poursuivre. C’est ce qui sera fait avec l’organisation, au cours des prochaines semaines, d’états généraux sur la fin de vie, menés par une trentaine de citoyens tirés au sort, qui plancheront durant quatre week-ends.

« Au cours des deux premiers, ils pourront interroger des experts que nous leur présenterons. Lors du troisième, ils pourront faire intervenir les personnalités de leur choix. Et c’est au cours du quatrième qu’ils feront leurs propositions », détaille Jean-Claude Ameisen.
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE C.C.N.E.2013   23.09.13 19:52

Comité consultatif national d'éthique : un remaniement politique ?

Publié le 23/09/2013
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Paris, le lundi 23 septembre 2013 - Alors que le Comité Consultatif National d'Ethique (CCNE) doit se prononcer dans les mois qui viennent sur des sujets aussi polémiques que l’euthanasie ou l'ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) aux couples de femmes, il vient de connaitre un remaniement en profondeur avec le remplacement de 15 membres sur 39.

Nominations marquantes
Les nominations les plus commentés seront surement celles de l'avocat Jean-Pierre Mignard (proche du président de la république), du contrôleur général des lieux de privation de liberté Jean-Marie Delarue, ou encore de la sénatrice PS Michelle Meunier connue pour ses positions favorables aux droits des transsexuels.

Autre évolution remarquable, plus aucun religieux ne fera partie du comité.

« Nous souhaitons revenir aux principes de création du Conseil de 1983 et faire appel à des laïques pour représenter les courants religieux », a ainsi expliqué l’Elysée au Figaro.

Ainsi un pasteur est remplacé par l'historienne spécialiste du protestantisme Marianne Carbonnier-Burkard. Neurologue, connu pour ses écrits sur le Talmud, Lionel Naccache, succédera lui à un rabbin.

Ces remplacements des dignitaires religieux semblent satisfaire Didier Sicard ancien président du CCNE « Prendre des personnalités civiles et non des personnes inscrites dans la hiérarchie religieuse est une bonne chose, car ces dernières finissent toujours par engager leur religion dans le débat ».

Un coup de barre à gauche ?
Les nouveaux arrivants se défendent d’ores et déjà des attaques qui feraient d’eux des hommes de gauche au service du prince. « Je ne fais pas partie d'une opération de glissement à gauche du CCNE. Je n'ai pas été choisi par le gouvernement, mais par le Conseil d'Etat en tant que juriste, et j'espère qu'en la matière, mes compétences seront utiles. D'ailleurs, les options politiques ne recoupent pas toujours les options sociétales, on l'a vu notamment au printemps dernier [avec le mariage pour tous] » explique ainsi Jean-Marie Delarue au journal Le Monde.

Même défense du côté de Jean-Pierre Mignard, connu pour son amitié avec le président de la république, qui balaie les reproches de partialité : « Je n'y vais pas en tant que socialiste ou en tant que chrétien, je revendique une liberté totale. »

En tout cas pour le pasteur Louis Schweitzer la politisation de ce nouveau CCNE ne fait pas de doute : « on veut faire payer aux représentants religieux leurs positions plutôt hostiles au mariage pour tous. En les écartant de la réflexion sur des questions de société, le gouvernement impose une vision de la laïcité fermée au risque d'appauvrir le débat » comme il l’a expliqué au Figaro

Les commentateurs scruteront à la loupe les avis du CCNE dans les prochains mois, afin de savoir s’ils relèvent d’une certaine continuité ou s’ils sont marqués par une proximité d’idée avec la majorité présidentielle.
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE C.C.N.E.2013   24.09.13 10:14

CITATION=
Les commentateurs scruteront à la loupe les avis du CCNE dans les prochains mois, afin de savoir s’ils relèvent d’une certaine continuité ou s’ils sont marqués par une proximité d’idée avec la majorité présidentielle.
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE C.C.N.E.2013   24.09.13 10:32

Le problème est que la majorité présidentielle n'a pas d'idée,je pense,puisqu'elle se contredit elle-même...François Hollande candidat a proposé l'article 1er de la loi de 2009 de Jean-Marc Ayrault sur le droit de mourir dans la dignité et ce dernier,une fois Premier Ministre,fait du blablabla sur la perfectionnalisation de la loi Léonetti... ...
D'où les contradictions qui s'enchaînent les une après les autres
Le Conseil National de l'Ordre des Médecins fait son propre blablabla
Sicard fait son propre blablabla
le CCNE fait son propre blablabla
Jusqu'à présent,aucune concertation entre le Conseil de l'Ordre des Médecins,le Pr Didier Sicard et le CCNE.
C'est comme si les uns ignoraient les autres...
Léonetti a proposé une nouvelle loi qui a été refusée
Véronique Massonneau a proposé une nouvelle loi...
On propose,on n'a fait que çà,...proposer,proposer,proposer.
On dirait presque que c'est fait exprès...
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE C.C.N.E.2013   26.09.13 18:29

Hollande avait dit qu’il se fierait à l’avis du CCNE, il en change donc les membres
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE C.C.N.E.2013   26.09.13 18:31

Idiot ou pas idiot,François Hollande ???

En tout cas,est-ce une petite preuve qu'il n'est pas crédible ?
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE C.C.N.E.2013   26.09.13 18:34

D'ailleurs,sont-ils tous crédibles?
A droite,au centre,à gauche ?...
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE C.C.N.E.2013   26.09.13 18:40

Pourquoi fallait-il passer par le CCNE pour la légalisation de l'engagement 21 ?
Ce n'était pas indispensable,même si c'était nécessaire
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE C.C.N.E.2013   27.09.13 11:02


«La richesse du Comité d'éthique, c'est la diversité de ses membres»

Recueilli par Eric Favereau 26 septembre 2013 à 14:18 Libération

Jean-Claude Ameisen, président du Comité consultatif national d'éthique (CCNE), en novembre 2012.Jean-Claude Ameisen, président du Comité consultatif national d'éthique (CCNE), en novembre 2012. (Photo Frédéric Stucin)
INTERVIEW
Jean-Claude Ameisen, président du Comité consultatif national d’éthique, qui vient en partie d’être renouvelée  et que certains classent «à gauche».

La semaine dernière, les noms des nouveaux membres du CCNE (Comité consultatif national d’éthique) ont été enfin publiés au Journal officiel (à lire ici en PDF). Son président, le professeur Jean-Claude Ameisen, fait le point sur les rendez-vous à venir.

Vous voilà à la tête d’un nouveau Comité d’éthique que certains classent à gauche… Serait-il aujourd’hui «de gauche» ? Etait-il hier «de droite» ?

Il y a là une méconnaissance de l’histoire, du fonctionnement et du rôle du CCNE. Le Comité a 30 ans. C’est une autorité indépendante, consultative, renouvelée par moitié tous les deux ans. Sa richesse, son indépendance et son utilité sont liées à la diversité de ses membres et à la diversité des institutions qui les nomment. Et, sur les 22 membres qui viennent d’être nommés, seuls 15 sont nouveaux [7 ont été prolongés, ndlr], alors que le Comité compte 40 membres.

Certains ont noté aussi que les grandes religions ne sont plus représentées par des membres officiels, mais par des laïcs.

Là encore, il y a une profonde méconnaissance. Dès la création du comité, les cinq membres appartenant aux principales «familles philosophiques et spirituelles» étaient tous des laïcs. Plus récemment, Nicolas Sarkozy avait nommé un laïc au titre du catholicisme, sans que cela ait soulevé de problème.

Vous allez organiser des débats sur la fin de vie. N’est-on pas saturé de débats ?

Il y a déjà eu les débats publics organisés par la mission Sicard. Mais le législateur a donné pour mission au CCNE en 2011 une autre forme d’animation du débat public : l’organisation de conférences de citoyens, tirés au sort, représentatifs de la diversité de la société, qui élaborent ensemble une réflexion. Une conférence de citoyens se réunira durant quatre week-ends, et devrait rendre son avis avant la fin décembre. Pendant deux week-ends, ils dialogueront avec des personnalités choisies par le CCNE, qui représenteront les différentes positions existant sur le sujet en France et à l’étranger. Le troisième week-end, ils dialogueront avec des personnalités qu’ils auront eux-mêmes choisies. Le quatrième, ils élaboreront et rendront leur avis.

Le dernier avis du CCNE sur la fin de vie a été très critiqué. Déçu ?

Le rôle du CCNE est d’éclairer la complexité des problèmes pour permettre à la société de choisir en connaissance de cause. Sur un certain nombre de questions importantes – l’accès aux soins palliatifs, le respect des directives anticipées, le droit à une sédation profonde jusqu’au décès –, les recommandations ont été unanimes. Sur la question de l’assistance au suicide et de l’euthanasie, l’avis comporte une réflexion majoritaire qui expose les inconvénients qu’il y aurait à changer la loi, et une réflexion minoritaire qui expose au contraire pourquoi il conviendrait de modifier la loi. Nous poursuivrons la réflexion, mais cet avis rend déjà le service à la société de lui permettre de mieux comprendre la complexité de ces problèmes.

A côté de la conférence citoyenne, il y aura d’autres débats lancés cette fois-ci par les Espaces régionaux d’éthique. Certains critiquent ces structures, car trop proches du monde des soins palliatifs et ne souhaitant aucune évolution. Qu’en est-il ?

L’une des missions de ces Espaces régionaux de réflexion éthique est d’animer le débat public. Nous leur avons suggéré de le faire d’une manière qui ne duplique pas les débats qu’avait organisés la mission Sicard. Mais ce sont eux qui décideront.

Vous devez organiser, aussi, des états généraux sur l’assistance médicale à la procréation. Cela traîne, non ?

Nous ne pouvons malheureusement pas tout réaliser en même temps. Ils devraient avoir lieu en 2014.
Recueilli par Eric Favereau
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MessageSujet: Re: FIN DE VIE C.C.N.E.2013   27.09.13 11:07

CITATION=
A côté de la conférence citoyenne, il y aura d’autres débats lancés cette fois-ci par les Espaces régionaux d’éthique. Certains critiquent ces structures, car trop proches du monde des soins palliatifs et ne souhaitant aucune évolution. Qu’en est-il ?

L’une des missions de ces Espaces régionaux de réflexion éthique est d’animer le débat public. Nous leur avons suggéré de le faire d’une manière qui ne duplique pas les débats qu’avait organisés la mission Sicard. Mais ce sont eux qui décideront.

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MessageSujet: Re: FIN DE VIE C.C.N.E.2013   27.09.13 11:10

"Mais ce sont eux qui décideront"... ... ..

On décide toujours pour les autres,mais à la place des autres
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FIN DE VIE C.C.N.E.2013
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