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 Pédophilie

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MessageSujet: Re: Pédophilie   Pédophilie - Page 2 Icon_minitime06.03.19 16:38

[size=56]Sur Arte, “Sœurs abusées, l’autre scandale de l’Eglise” dénonce les viols de religieuses[/size]


  • Propos recueillis par Marie Cailletet
     
  • Publié le 05/03/2019. Mis à jour le 06/03/2019 à 11h47.


Après le scandale des prêtres pédophiles, un documentaire puissant, diffusé sur Arte mardi 5 mars, révèle les viols de religieuses commis depuis des décennies au sein de l’Eglise. Deux ans d’investigation ont été nécessaires aux journalistes Eric Quintin, Marie-Pierre Raimbault et Elizabeth Drévillon pour lever l’omerta. Rencontre.
Jamais sans doute, dans toute son histoire, l’Eglise catholique n’a été aussi ébranlée. Après la déflagration planétaire engendrée par les affaires de pédophilie, auxquelles le cinéaste François Ozon donne un écho remarquable dans son film Grâce à Dieu, c’est au tour d’Arte de mettre en lumière un dossier tu par l’Eglise et largement ignoré par l’opinion publique : celui des religieuses abusées par des prêtres. Fort de deux ans d’investigation, étayé de témoignages implacables, le film puissant et nécessaire d’Eric Quintin, Marie-Pierre Raimbault et Elizabeth Drévillon met sur la place publique et médiatique une ­abominable réalité, couverte par une omerta. Depuis des décennies, sur tous les continents, des hommes d’Eglise violent des sœurs impunément. Retour avec les réalisateurs sur les coulisses d’un documentaire délicat et explosif.
Comment en êtes-vous arrivés à ce sujet ?
Marie-Pierre Raimbault. 
Je voulais travailler sur les mères prostituées. Sur Internet, lors de mes premières recherches, je suis tombée sur un article relatif aux bordels du Vatican. Une approche historique selon laquelle, longtemps, les évêques en ont disposé, prélevant une dîme sur les passes. Un système qui a permis le financement des plafonds de la chapelle Sixtine. Je me suis alors posé la question de la ­survivance de cette « tradition ». Avec Eric, nous avons décidé de nous focaliser sur la période contemporaine.
Eric Quintin. Le détonateur de ce film est la découverte d’une résolution du Parlement européen, datant de 2001, sommant le Saint-Siège de réagir à la publication par un journal américain de rapports sur les abus sexuels dont étaient victimes des religieuses. Ces enquêtes très documentées avaient été menées par deux sœurs, Marie McDonald et Maura O’Donohue, dans les années 1990, dans vingt-trois pays, et transmises au Vatican. Un cri d’alarme resté sans réponse. Que ces viols systémiques soient passés sous ­silence nous a donné envie de fouiller.
Elizabeth Drévillon. Je me suis greffée à l’équipe en cours de route. Le dossier est tentaculaire et il leur fallait du renfort. Le producteur Eric Colomer m’a demandé de m’occuper du versant afri­cain de l’enquête, de la question des avortements contraints et des relations avec Rome. J’ai immédiatement accepté parce que s’emparer de ce type de sujet fait partie de notre ADN. De dire stop, fini l’omerta.

“Même éduquées, les religieuses ont été élevées dans la soumission totale aux prêtres”, Marie-Pierre Raimbault
A-t-il été difficile de convaincre les religieuses de témoigner ?
E.Q.
 Ce genre de film est impossible à réaliser en six mois. Le sujet est ultra sensible, il faut laisser le temps aux ­témoins de réfléchir, de nous lâcher parfois, de prendre de la distance puis de revenir. La communauté catho­lique est fermée, avec ses codes, ses règles. Ce qui vient de l’extérieur est perçu comme une agression, une menace pour l’institution. Ces femmes ont aimé l’Eglise. Se libérer par la parole, c’est consentir à l’attaquer.
Ces femmes évoquent toutes les mêmes ressorts de domination : l’obéissance aux intermédiaires de Dieu, la sacralisation de la parole du prêtre…
M.P.R.
 Elles se dissocient, victimes d’un effet de sidération. Elles sont là et absentes à la fois. Elles se rendent compte qu’elles ne veulent pas mais ne parviennent pas à résister. Même éduquées, elles ont été élevées dans la soumission totale aux prêtres, ­notamment à leurs directeurs spirituels. Elles doivent tout leur raconter, y compris leurs pensées les plus inti­mes. Se masturbent-elles, ont-elles des pensées indignes, sont-elles attirées par les autres femmes de la com­munauté ? Cela va très loin dans cette dépossession de la personnalité.



L’Eglise a tout fait pour dissimuler ces viols : décrédibilisation des femmes, éloignement, achat du silence contre de l’argent, messe d’excuses quasi clandestine…
E.Q. Le mantra de l’Eglise est de laver le linge sale en famille, que rien ne sorte. Elle met en place des mécanismes où les uns et les autres se protègent, se couvrent. Et lorsque cela devient trop scandaleux, on étouffe purement et simplement les informations. On oublie les rapports, les lettres envoyées par ces femmes à leurs supérieures.
M.P.R. L’Eglise est parfois obligée de sembler faire un pas, parce qu’un rapport de l’enquêteur du Vatican a lui-même établi les faits. C’est le cas des abus sexuels commis au sein de la communauté de l’Arche par le père Thomas Philippe. Trois évêques sont venus demander pardon en catimini au cours d’une « messe de réparation » censée rester secrète, mais que nous avons pu filmer. Pour l’Eglise, c’était une façon de calmer les victimes afin d’éviter qu’elles ne fassent des vagues, de dire « Circulez, y a rien à voir. »
“Dans la société civile, quand un individu ne contrôle rien, il est soigné. Dans l’institution, il suffit qu’il se confesse et il est absous”, Eric Quintin
Ces révélations interrogent le fonctionnement global de l’Eglise : la sexualité, la place de la femme, la question du célibat des prêtres…
E.Q.
 La question de la sexualité est la pierre angulaire. La communauté catholique nie l’instinct le plus primaire, elle décrète que ceux qui ont fait vœu de chasteté ne sont plus concernés. Ils ne sont donc pas formés, il n’y a aucune réflexion sur ces sujets. Dans la société civile, quand un individu ne contrôle rien, il est soigné, enfermé selon les cas. Dans l’institution, il n’a aucune écoute. Il suffit qu’il se confesse et il est absous.
M.P.R. Certains hommes d’Eglise, cyni­ques, sont allés jusqu’à nous dire : « Une fois que j’ai consommé, je vais me confesser et c’est fini. »
Cette impunité ne constitue-t-elle pas une sorte d’incitation pour les prêtres déviants ? Voire pire, pour le père Marie-Dominique Philippe, qui a formé des générations de disciples dans le cadre de sa congrégation religieuse, la famille Saint-Jean ?
E.Q.
 Le père Marie-Dominique est l’auteur d’une théorie justifiant l’acte sexuel. C’était connu de tous, y ­compris du Vatican, puisqu’il était un grand ami de Jean-Paul II. Il faudra attendre quatorze ans après sa mort pour qu’on ose dire qu’elle avalisait la pédophilie.
M.P.R. L’Eglise sous Jean-Paul II était en perte de vitesse. La communauté Saint-Jean constituait un vivier de cinq cents prêtres mobilisables à tout moment, capables de remplacer des curés dans les paroisses. Une force de frappe non négligeable, qui avait l’oreille du pape.
“L’omerta est le maître mot au Vatican. Son organisation est bien rodée afin qu’il n’y ait pas de scandale”, Elizabeth Drévillon
Longtemps, on a laissé penser que ces abus ne concernaient que des « contrées lointaines ». Le film invalide cette lecture raciste. Mais y a-t-il des spécificités propres à l’Amérique latine ou à l’Afrique ?
E.D.
 Ce sont deux continents en voie ­­de développement où la précarité et la misère font partie du quotidien. Dès lors, entrer dans les ordres est une ­façon de pallier un avenir bringuebalant. En Afrique, le prêtre prédateur s’appuie sur un système imparable. L’avance sexuelle n’est pas faite im­médiatement. Il procède par étapes, proposant de trouver une maison à la famille, un médecin pour le frère malade. Jusqu’au jour où le propos devient cash : « Ah ben, tout cela n’est pas gratuit. » Les prêtres aident aussi les congrégations. Et les mères supérieu­res n’hésitent pas à leur vendre leurs religieuses en contrepartie. Un viol au nom de Dieu en quelque sorte ! Si une religieuse enceinte veut garder son enfant, elle est exclue de la communauté. Quand elle rentre chez elle, elle est considérée comme une pute. On retrouve nombre d’entre elles mendiant sur les marchés. Personne ne les aide. C’est totalement schi­zophrénique. On considère qu’elles ont entaché l’honneur de la communauté, alors que tout a été orchestré par cette même communauté.
Que pensez-vous de l’ambivalence de l’Eglise, qui continue à qualifier l’avortement de « plus abominable des crimes », manœuvre dans de nombreux pays pour revenir sur les législations pro-choix, et pousse en sous-main ses religieuses à avorter ?
E.D.
 Le pape parle de « tueurs à gages » tout de même. Comment oser alors que votre institution abrite des médecins catholiques qui pratiquent l’avortement, tout en faisant par ailleurs du lobbying pour interdire l’IVG ? L’omerta est le maître mot au Vatican. Son organisation est bien rodée afin qu’il n’y ait pas de scandale. On règle les problèmes entre soi, comme la mafia.
“Le Vatican sait qu’il arrive, c’est panique à bord. Ils ont conscience que le film est une bombe”, Elizabeth Drévillon.
Qu’attendez-vous de la diffusion du film ?
E.D.
 Le Vatican sait qu’il arrive, puisque nous avions proposé, en vain, au pape de rencontrer deux victimes et que j’avais fourni un synopsis du documentaire. Désormais, c’est panique à bord. Ils ont conscience que le film est une bombe. D’où cette déclaration ­récente du pontife, admettant que « des prêtres se sont servis de religieuses comme esclaves sexuelles ». La communauté catholique va être horrifiée, en colère. C’est à elle d’alpaguer les prêtres, de s’insurger, de demander des réponses. Si c’est le cas, nous aurons réussi.
E.Q. Quand les dossiers restent confinés sous les radars, l’institution s’en accommode. Depuis trois ans, les livres de témoignages n’ont pas fait grand bruit. Quand le problème devient public, cela change la donne. Le film leur fait peur, alors ils allument des contre-feux. L’important est de rendre justice aux victimes, de dire haut et fort qu’il s’agit de viols.
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MessageSujet: Re: Pédophilie   Pédophilie - Page 2 Icon_minitime08.03.19 21:34

SOCIÉTÉ
JUSTICE
La condamnation du cardinal Barbarin, une onde de choc dans l’Eglise
Jugé coupable de non-dénonciation d’agressions pédophiles, l’archevêque de Lyon a présenté sa démission au pape, jeudi.
Par Béatrice Gurrey Publié aujourd’hui à 11h08


C’est une bombe à fragmentation, dont les éclats n’en finissent pas de s’abattre sur l’Eglise catholique, restée si longtemps muette face à la pédocriminalité de certains de ses membres et à la souffrance des victimes. Jeudi 7 mars, le cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon, condamné à six mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Lyon pour n’avoir pas dénoncé les agissements pédophiles du père Bernard Preynat – avoués par leur auteur mais non encore jugés – a immédiatement présenté sa démission.

La conférence de presse qu’il a tenue, prononcée au diocèse vers 13 heures, a duré trente-deux secondes. Tête baissée la plupart du temps, le prélat de 68 ans exprime sa « compassion » pour les victimes et leur famille, en lisant son texte. Puis il relève le regard : « J’ai décidé d’aller voir le Saint-Père pour lui remettre ma démission. Il me recevra dans quelques jours. » Le pape François, informé de la décision du plus haut représentant de l’Eglise en France, a donc accepté le principe de sa visite, ce qu’il n’aurait sans doute pas fait, selon les spécialistes, s’il avait l’intention de refuser cette démission. Mais, si c’est le cas, l’onde de choc qui ébranle déjà l’institution s’en propagera davantage.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Affaire Barbarin : une condamnation historique et une appréciation politique
Le Vatican n’a émis aucun commentaire après cette déclaration et devrait persister dans son silence jusqu’à la rencontre annoncée. La Conférence des évêques de France (CEF) s’en tient à la même prudence, dans un communiqué publié jeudi. La démission de Mgr Barbarin de sa fonction d’archevêque (ce qui n’exclut pas qu’il demeure cardinal), « relève de sa conscience personnelle », souligne la CEF. Elle dit désormais attendre l’issue de l’appel interjeté par les avocats du prélat. Le texte se termine cependant par un rappel ferme : « La CEF réaffirme sa volonté de lutter avec détermination contre toutes les agressions sexuelles commises par des clercs sur des mineurs. »

« Heureusement surpris »
Des voix se sont bien sûr élevées pour se réjouir du « tournant historique » pris le 7 mars, comme celle du père Pierre Vignon, auteur, en août 2018, d’une pétition appelant à la démission de Philippe Barbarin, qui avait recueilli plus de 100 000 signatures. « La décision qu’il vient de prendre le met enfin à la hauteur de ce qui se passe », juge le prêtre, destitué en novembre 2018 de sa fonction de juge ecclésiastique à Lyon pour avoir osé lancer son appel. Le pape François « rendra service à l’Eglise et au monde en acceptant la démission du cardinal », ajoute-t-il. Interrogé le 26 août 2018 sur la démarche du père Vignon, le souverain pontife, proche du cardinal, qui a été sa porte d’entrée en France où il ne connaissait quasiment personne, avait louvoyé en insistant surtout sur la présomption d’innocence.

Un autre prêtre, Jean-Luc Souveton, abusé par un religieux à l’adolescence, s’est dit « très heureusement surpris » de la décision du tribunal, auprès de l’AFP. Elle a « apporté la réponse à la question de Mgr Barbarin, qui avait demandé durant son procès pourquoi il était poursuivi », ajoute ce religieux stéphanois dont l’agresseur a été condamné en décembre 2018. « Pour les victimes, c’est le signal qu’il ne faut pas désespérer de la justice. Et je suis surpris que le cardinal fasse appel. » A Lyon, en revanche, où le diocèse s’est profondément divisé sur le procès intenté au cardinal, personnage à la fois admiré et controversé, la partition perdure entre champions et détracteurs du prélat.

C’est évidemment parmi les victimes, à l’origine du procès, que la satisfaction est la plus éclatante. « C’est un signal fort qui dit que personne n’est au-dessus des lois, parce que la justice divine n’est pas la même que celle des hommes. Ici, on est sur terre », s’est réjoui François Devaux, fondateur de l’association La Parole libérée. Pierre-Emmanuel Germain-Thill, également membre de l’association, demande au pape d’appliquer « la tolérance zéro » en défroquant le cardinal Barbarin, comme il l’a fait, en février, pour l’ex-cardinal américain Theodore McCarrick, accusé non pas d’avoir couvert des abus sexuels dont il aurait eu connaissance, mais de les avoir commis.

En mars 2016, à Lourdes, Philippe Barbarin avait assuré : « Je veux dire avec la plus grande force que jamais, jamais, jamais je n’ai couvert le moindre acte de pédophilie. » A la stupéfaction générale, il avait ajouté : « La majorité des faits, grâce à Dieu, sont prescrits. » C’est de cette phrase inouïe que le réalisateur François Ozon a tiré le titre de son film, Grâce à Dieu, en salle depuis le 20 février, malgré les tentatives des avocats du père Preynat, d’empêcher sa sortie à la date prévue. « A travers le cas du cardinal Barbarin, la non-dénonciation d’actes pédophiles est enfin reconnue comme une véritable infraction aux yeux du grand public, a déclaré le cinéaste, cité par France 3 Auvergne-Rhône-Alpes. Cela va permettre une libération de la parole encore plus importante et dans beaucoup de domaines. » Le film a déjà été vu par près de 500 000 personnes.

Lire aussi Pédophilie dans l’Eglise : la sortie de « Grâce à Dieu », de François Ozon, confirmée par la justice
« Portée majeure »
Pour Frédéric Martel, auteur d’une enquête fouillée sur l’homosexualité au sein du Vatican, Sodoma (Robert Laffont, 638 p., 23 euros), l’attitude de Philippe Barbarin jusqu’à ce 7 mars, marque « la quintessence de l’hypocrisie du catholicisme français ». Très engagé contre le mariage gay, défilant au bras de Frigide Barjot dans La Manif pour tous, alors qu’il est censé représenter un clergé intellectuel qui a lu Green, Maritain, Mauriac, « il manifeste au nom de la protection de l’enfant et de la famille tout en ayant couvert la pédophilie pour protéger l’institution ». Le second reproche qu’il lui adresse est d’avoir, en République, fait primer la Bible sur le droit français. Dans un monde clos où les condamnations sont rares et les démissions plus encore, l’événement survenu jeudi lui paraît « d’une portée majeure ».

Article réservé à nos abonnés Lire aussi « L’Eglise paie aujourd’hui le prix de son refus de comprendre ce qui changeait dans nos sociétés »
Cette démission apparaît comme « logique » aux yeux de la rapporteuse de la mission d’information sénatoriale sur la pédocriminalité, Marie Mercier (LR, Saône-et-Loire), qui doit rendre son rapport fin avril. Elle se dit surprise par l’ampleur de tout ce que la mission est en train de mettre au jour lors de ses auditions, dans tous les secteurs. La sénatrice se montre cependant attentive à l’effort de réflexion de l’Eglise. « La pédophilie, est-ce un péché ou crime ? », a-t-elle demandé de façon abrupte à plusieurs ecclésiastiques. « Ils m’ont tous répondu sans hésiter, c’est un crime », observe-t-elle.

Il est certain que la justice a franchi une étape décisive ce 7 mars, secouant plus encore l’institution religieuse, déjà mise à mal par une crise des vocations sans précédent. Juste avant le sommet mondial qui a réuni au Vatican, du 21 au 24 février, 190 hauts responsables de l’Eglise catholique pour un sommet sur les abus sexuels, Mgr Georges Pontier avait déclaré au Journal du dimanche : « Il existe une vénération de l’Eglise qui est malsaine et peut empêcher la libération de la parole. » On n’en est plus là. « Les victimes n’ont pas besoin de repentance permanente si les actes ne suivent pas », avait ajouté le président de la CEF, à juste titre.

Béatrice Gurrey
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MessageSujet: Re: Pédophilie   Pédophilie - Page 2 Icon_minitime08.03.19 21:38

En espérant que l'Eglise ferme sa gueule dorénavant à propos de l'euthanasie et du suicide assisté
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MessageSujet: Re: Pédophilie   Pédophilie - Page 2 Icon_minitime19.03.19 16:23

[size=49]Le pape François refuse la démission du cardinal Barbarin
Philippe Barbarin a été reconnu coupable de non-dénonciation d’atteintes sexuelles et condamné à six mois d’emprisonnement avec sursis, le 7 mars.[/size]

Publié aujourd’hui à 14h57, mis à jour à 15h14

Le pape François a refusé la démission du cardinal Philippe Barbarin, invoquant « la présomption d’innocence », a annoncé mardi 19 mars le prélat français dans un communiqué, en précisant qu’il se mettrait « quelque temps » en retrait du diocèse de Lyon. A Rome, le Vatican a confirmé l’information par un communiqué.

« Lundi matin, j’ai remis ma mission entre les mains du Saint Père. En invoquant la présomption d’innocence, il n’a pas voulu accepter cette démission », a annoncé Mgr Barbarin, qui reste donc archevêque de Lyon mais qui laissera désormais la conduite des affaires courantes à l’actuel vicaire général Yves Baumgarten.

Procès en appel


« Il m’a laissé la liberté de prendre la décision qui me paraît la meilleure pour la vie du diocèse de Lyon, aujourd’hui », ajoute-t-il. « A sa suggestion et parce que l’Eglise de Lyon souffre depuis trois ans, j’ai décidé de me mettre en retrait pour quelque temps et de laisser la conduite du diocèse au vicaire général modérateur, le père Yves Baumgarten ».



Archevêque de Lyon depuis 2002, cardinal depuis 2003, primat des Gaules (titre honorifique conféré à l’archevêque de Lyon depuis le XIe siècle), Mgr Philippe Barbarin est considéré à 68 ans comme le plus haut dignitaire de l’Eglise de France.

Reconnu coupable de non-dénonciation d’atteintes sexuelles et condamné à six mois d’emprisonnement avec sursis, le 7 mars, le cardinal Barbarin avait annoncé le jour même qu’il allait remettre sa démission au pape tout en faisant appel de sa condamnation.

Il a répété durant le procès n’avoir « jamais cherché à cacher, encore moins à couvrir ces faits horribles ». Mais le jugement considère qu’il a choisi de ne rien dire aux autorités françaises « pour préserver l’institution » de l’Eglise, empêchant ainsi « la découverte de très nombreuses victimes d’abus sexuels par la justice ». Ses avocats ont fait appel et il faudra donc attendre le jugement de ce second procès pour connaître le sort définitif du prélat.

La conférence des évêques « s’étonne »


Le président de la conférence des évêques, Mgr Georges Pontier, s’est dit « étonné » de la situation « inédite »concernant le cardinal Barbarin, dont le pape a refusé la démission mais qui a annoncé mardi se mettre en retrait temporaire de son diocèse de Lyon.

« Je suis étonné, je ne m’attendais pas à ce scénario qui est intermédiaire entre les deux scénario prévisibles », à savoir l’acceptation de sa démission par le pape ou son refus, a-t-il affirmé à l’AFP, soulignant que cette situation « inédite »résultait du « conflit entre deux exigences », celle de « respecter le cheminement de la justice » et celle de « se préoccuper du bien du diocèce de Lyon ».

Réputé proche de Mgr Barbarin, le pape argentin a longtemps pris personnellement la défense du cardinal français. Lorsque l’affaire avait éclaté en 2016, il avait déjà rejeté la démission du prélat, jugeant qu’elle serait « un contresens, une imprudence », avant l’issue de son procès.
Article réservé à nos abonnés Lire aussi  Affaire Barbarin : une condamnation historique et une appréciation politique
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MessageSujet: Re: Pédophilie   Pédophilie - Page 2 Icon_minitime19.03.19 16:33

et on continue de tourner en rond... comme des dingues rationnels vivant ds le très grand hôpital psychiâtrique qu'est le monde réel, reflet de l'univers virtuel. Vous êtes tous et toutes cinglés ( sauf moi bien évidemment !!!!! ).
Ainsi soit-il !
Pour rappel, le viol et le vol riment ensemble....
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MessageSujet: Re: Pédophilie   Pédophilie - Page 2 Icon_minitime28.03.19 16:49


VIDEO. Affaire Barbarin: Les prêtres de Lyon votent pour un départ définitif et rapide du cardinal

Contre l'avis du Pape François !!! !!! !!! ...
Philippe Barbarin était un militant acharné de la Manif Pour Tous, contre le mariage homosexuel et pour le maintien en vie de Vincent Lambert
On veut faire du ménage ds l'Eglise de Lyon
Puisse en être de même à propos de la fin de vie.
Qui se lèvera pour appeler publiquement Jean Léonetti à démissionner ??? Qui ?
L'affaire Vincent Lambert, c'est encore pour demain
les Gilets Jaunes se trompent, c'est le Sénat qu'il faut brûler, c'est à Antibes où on doit tout casser,
Solesmes aussi..( là où habite François Fillon, ce connard qui a fait péter la loi de janvier 2011 ), je crains que ce soit le principe des vases communicants, alors Vincent Lambert aura de "beaux jours" devant lui, quelle honte, ces cathos intégristes de merde
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MessageSujet: Re: Pédophilie   Pédophilie - Page 2 Icon_minitime30.04.19 17:25

Pédophilie dans l'Eglise: L'archevêque d'Avignon dénonce des viols commis dans les années 1980
PEDOPHILIE Les deux prêtres concernés sont décédés. «Sinon, le dossier serait entre les mains du procureur», assure Mgr Cattenoz

J.S.-M. avec AFP
Publié le 29/04/19 à 18h52 — Mis à jour le 29/04/19 à 19h02

Une messe à Paris, en avril 2019 (illustration).
Une messe à Paris, en avril 2019 (illustration). — F. Seco / SIPA
Quarante ans après les faits, l’archevêque d'Avignon a dénoncé des faits de pédophilie. Dans une homélie prononcée le jeudi de Pâques, Mgr Jean-Pierre Cattenoz a rapporté des faits de pédophilie commis par un prêtre​ à l’hôpital de l’Isle-sur-la-Sorgue (Vaucluse), alors qu’il y officiait comme aumônier, dans les années 1980.

Dans ce sermon de la messe du 18 avril, Mgr Jean-Pierre Cattenoz citait le cas de ce « prêtre envoyé à L’Isle-sur-la-Sorgue parce qu’il était pédophile à Lyon et qui a continué sa triste besogne. »


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Sur la pédophilie, «l’Église garde cette manie du secret»

Sur la pédophilie, «l’Église garde cette manie du secret»
Alors que le Vatican organise une conférence épiscopale sur les abus sexuels cette semaine, l'Eglise semble affaiblie par cette succession de scandales de pédophilie

Interrogé par l’AFP lundi, Mgr Cattenoz a précisé que le prêtre était depuis décédé, tout comme l’évêque d’Avignon qui l’avait muté après son retour de Lyon : « Sinon le dossier serait déjà entre les mains du procureur, cela fait dix-sept ans que je suis évêque, et cela fait dix-sept ans que j’agis comme ça, on ne peut cacher de tels faits ».

Une victime « défigurée »
Dans ce même prêche, l’archevêque d’Avignon avait aussi évoqué cette rencontre « il y a deux mois » avec une victime, « un homme défiguré, blessé au plus profond de son être par un prêtre qui l’avait violé pendant une confession ». Dans ce cas aussi, les faits se seraient déroulés dans les années 1980, et le prêtre est décédé, a assuré Mgr Cattenoz.

A la tête du diocèse d’Avignon depuis 2002, Mgr Cattenoz a précisé qu’il transmettrait tous les éléments sur ces deux dossiers à la commission d’enquête indépendante chargée de faire la lumière sur les agressions sexuelles dans l’Eglise depuis les années 1950.
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MessageSujet: Re: Pédophilie   Pédophilie - Page 2 Icon_minitime30.04.19 17:36

Ce qui se passe dans les unités de soins palliatifs de fin de vie : des viols et des examens du rectum. Ils ont des heures, des jours et des nuits pour cela !
Pourquoi cette obsession de la pratique de la Sédation Profonde Terminale ? parce qu'ils peuvent faire ce qu'ils veulent avec ces patients vulnérables, exercer leur toute-puissance...
Que font certains thanatopracteurs ? la même chose...
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MessageSujet: Re: Pédophilie   Pédophilie - Page 2 Icon_minitime09.05.19 17:24

A propos du Père Thomas Philippe
Après avoir démissionné de l’armée, Jean Vanier désire suivre Jésus. À 21 ans, il rencontre, via ses parents, le Père Thomas Philippe. Ce savant dominicain, qui bénéficie d’une très grande réputation théologique, devient son professeur, le recteur de sa communauté d’étudiants et son père spirituel. Deux ans plus tard, le Père Thomas, sur des motifs tenus secrets, est interdit de ministère par Rome. L’élan de Jean vers le sacerdoce est brisé, sans pour autant que soit détruit un respect filial à l’endroit du Père Thomas. Les années suivantes, Jean continue sa formation théologique à l’institut catholique de Paris et commence à enseigner au Canada. En 1964, Jean visite le Père Thomas dans l’institution psychiatrique où il est aumônier. Cette rencontre avec les personnes qui souffrent de difficultés mentales et psychiques, appelle Jean à s’engager auprès d’elles. Le Père Thomas confirme la nature spirituelle de cet appel. Il encourage Jean à suivre Jésus par cette voie, même s’il ne partage pas nombre de ses orientations. L’Arche naît, grandit et se développe sous la direction de Jean, à partir de la première petite maison, où il vit avec Raphaël Simi et Philippe Seux. [/justify]

Le Père Thomas lui, se consacre de plus en plus à l’accompagnement spirituel auprès de son réseau de fidèles. Il meurt en 1993. Mais en 2014, des femmes adultes, sans handicap, témoignent avoir été victimes d’abus sexuel par le Père Thomas au cours de leurs entretiens. Immédiatement, à la demande des responsables de L'Arche, une enquête canonique est diligentée par l’évêque accompagnateur de L’Arche Internationale. La parole est donnée aux victimes. Les faits sont confirmés. L’Arche Internationale condamne fermement ces faits, et s’associe aux victimes, conscientes de la gravité de leur impact dans leur vie. 
 

Révélations sur les agissements du Père Thomas

Les actions menées par L’Arche

Depuis juin 2014, date à laquelle nous avons reçu les premiers témoignages sur les agissements du père Thomas, l’accompagnement des victimes et la recherche de la vérité ont été au cœur de nos décisions et de nos actions, dans le plus grand respect des personnes.

  • En juin 2014, nous avons reçu, ainsi que l’Église Catholique, les témoignages de deux femmes dénonçant des agissements sexuels graves à leurs encontre par le père Thomas Philippe dans le cadre de l’accompagnement spirituel, dans les années 70/80. Nous avons décidé, avec Mgr d’Ornellas et Jean Vanier, de demander une enquête canonique, sous la responsabilité de Mgr d’Ornellas, afin d’écouter les personnes et d’établir les faits. L’enquête - qui s’est déroulée entre décembre 2014 et mars 2015 - a permis de recueillir le témoignage de 14 personnes.
  • En mars 2015, L’Arche Internationale a été destinataire des conclusions de l’enquête canonique et les a diffusées dans une lettre adressée à l’ensemble des membres de L’Arche, et rendue accessible sur le site externe de L’Arche Internationale. Dans ce courrier, notamment l’AI «condamne fermement ces faits, conscients de la gravité de leur impact dans la vie des victimes. Nous réaffirmons nos regrets et notre compassion pour toutes les personnes concernées. De tels agissements nous conduisent inéluctablement à porter un nouveau regard sur la contribution du Père Thomas aux développements de L’Arche, et sur ses enseignements.»
  • En mai 2015, lors de la diffusion large du courrier de L’Arche Internationale, un courrier de Jean Vanier a également été diffusé où il reconnaissait les souffrances faites aux victimes par le père Thomas Philippe et où il exprimait sa compassion vis-à-vis des victimes et son incompréhension. 
  • En octobre 2015, le journal La Croix, auquel nous avons donné une interview, a publié un article intitulé « L’Arche fait la lumière sur la face cachée du P. Thomas Philippe »
  • Fin 2015, nous avons lancé un travail de relecture de la fondation de L’Arche que nous avons confié à 5 personnes, dont deux sont extérieures à L’Arche. Ils ont interviewé une quarantaine de témoins ayant vécu cette période, dans le but de préciser, selon eux, les rôles et places respectives de Jean et du père Thomas dans la fondation de L’Arche. Le travail de synthèse de ces témoignages a été publié en juin 2017 (voir document téléchargeable ci-dessous). 
  • Fin 2016, un point écoute tenu par des psychologues extérieures à L’Arche a démarré dans l’Oise afin de permettre à d’éventuelles victimes du père Thomas Philippe, qu’elles se soient ou non fait connaitre de L’Arche, de bénéficier d’une aide. Ce point d’écoute est élargi à toute personne qui se sentirait victime d’un abus de la part d’un membre de L’Arche. 
  • 6 avril 2017: à la demande de certaines victimes, et avec leur collaboration pour la préparation, une messe pour les victimes du père Thomas Philippe a été célébrée à Trosly en avril 2017, en présence de victimes, des responsables de l’Arche et de 3 évêques. Cette messe fit l’objet d’une annonce par les responsables internationaux à l’ensemble des communautés de L’Arche dans le monde.
  • De juin 2017 à mai 2018: la Communauté de Trosly, plus fortement impactée par ces événements passés, a mené un travail de relecture communautaire avec l’aide d’un psychologue.


Protéger la dignité de chaque personne humaine, à commencer par les plus fragiles, fait partie des missions mêmes de L’Arche et lutter contre les abus est bien entendu au cœur de nos préoccupations. Ces drames anciens qui sont révélés aujourd’hui ne font que renforcer notre détermination.

 
Lettre de Patrick Fontaine et Eileen Glass, en mars 2015
Lettre de Jean Vanier, mai 2015
Article de La Croix, en France, le 16 octobre 2015
Lettre de Jean Vanier, en octobre 2016
Homélie de Mgr Pierre d'Ornellas lors de l'Eucharistie pour les victimes du Père Thomas, à Trosly Breuil, le 6 avril 2017
Rapport sur les rôles respectifs de Jean Vanier et du Père Thomas dans la fondation de L’Arche, publié en juin 2017
Communiqué de presse suite au documentaire d'Arte sur les abus sexuels dans l'Eglise, mars 2019
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MessageSujet: Re: Pédophilie   Pédophilie - Page 2 Icon_minitime18.06.19 23:07

[size=38]Ils s’éloignent de l’Eglise sur la pointe des pieds[/size]

« Choqués » et « déçus » par les révélations d’abus sexuels, leur non-dénonciation, et plus largement un « cléricalisme »persistant, certains croyants prennent aujourd’hui leurs distances par rapport à l’Église, parfois non sans une certaine douleur.



  • Mélinée Le Priol, 

  • le 17/06/2019 à 06:06 

  • Modifié le 16/06/2019 à 18:06



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Dominique Thuillier, membre du Pôle solidarité Nantes : « La 
situation actuelle de l’Église me fait souffrir. »[size=12]JEAN-MATTHIEU GAUTIER/CIRIC
[/size]


Engagé de longue date dans des mouvements d’Action catholique, ainsi qu’au pôle solidarité du diocèse de Nantes, Dominique Thuillier s’imaginait qu’une fois retraité, il s’investirait encore davantage dans la vie de l’Église. Mais cet hiver, apprendre les révélations en série d’abus sexuels commis par des membres du clergé a fait « terriblement mal » à ce dessinateur industriel en Loire-Atlantique.

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Depuis qu’il a pris sa retraite en avril, ce père de famille de 61 ans préfère donc donner de son temps à des associations laïques : un club de marche, ou encore les jardins familiaux de sa commune, Machecoul. Récemment, Dominique a aussi quitté l’EAP (équipe d’animation pastorale) de sa paroisse.
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« Je garde la foi, mais je ne sais plus où l’exprimer, avoue-t-il. Je n’ai pas envie de quitter l’Église, mais j’ai du mal à y trouver ma place en ce moment. M’y investir devient de plus en plus lourd pour moi. »Son attitude est représentative de ces croyants qui prennent leurs distances avec l’Église, sur la pointe des pieds et dans une certaine discrétion, sans rompre tout à fait avec l’institution : Dominique vient d’accepter la proposition de sa paroisse d’accompagner les familles en deuil. Un engagement moins institutionnel, et davantage tourné vers les « périphéries » de l’Église.

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« Choqués » et « déçus » par les révélations d’abus et leur non-dénonciation, ces catholiques qui s’éloignent restent toutefois minoritaires : sur 4 000 questionnaires recueillis par La Croix ce printemps dans le cadre de l’opération « Réparons l’Église », moins du tiers des personnes interrogées indiquent que les récents événements ont changé leur regard, leur engagement ou leur soutien à l’Église catholique.

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Parmi elles, on trouve de nombreux pratiquants occasionnels, déjà peu assidus aux célébrations dominicales et peu ou pas engagés dans la vie ecclésiale. Fustigeant les incohérences, voire l’« hypocrisie » d’une institution qui « interdit la communion aux divorcés remariés mais permet à un criminel de consacrer l’hostie », ces intermittents du culte raréfient encore davantage leurs venues à la messe. Gênés à l’idée d’« appartenir » à l’Église, mais sans aller jusqu’à demander à être « débaptisés », certains se disent désormais plus volontiers chrétiens que catholiques.
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Claire de Truchis, 52 ans, gynécologue en Ardèche : « Le souffle
de Vatican II est complètement retombé. » / Jean-Matthieu Gautier/Ciric

Claire de Truchis est de ceux-là. « L’Église catholique doit se remettre en cause et évoluer sur beaucoup de choses : la question des abus sexuels, mais aussi la liturgie, par exemple », estime cette mère de famille quinquagénaire, pour qui le souffle de Vatican II est« complètement retombé ». Depuis quelques années, cette gynécologue se rapproche des protestants, quasiment majoritaires dans le pays ardéchois où elle réside, le Vivarais. D’autres croyants rencontrés ce printemps en France avouent aussi se rapprocher du protestantisme, de moins en moins à l’aise avec « les dogmes, les règles, les rituels et la tradition » catholiques.
Si la crise des abus sexuels est rarement la seule motivation de leur démarche, elle semble jouer un rôle d’accélérateur, ainsi, plus largement, que la question du cléricalisme. Emmanuelle Seyboldt, la présidente de l’Église protestante unie de France (EPUdF), assure pour sa part n’avoir perçu aucun mouvement massif vers le protestantisme luthérien et réformé ces derniers mois. « On accompagne parfois des catholiques qui se mettent en retrait, mais ils ne vont pas jusqu’à changer d’Église. »

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Les catholiques peu pratiquants ou de sensibilité ouvertement contestataire ne sont toutefois pas les seuls à s’éloigner de l’Église en ces temps troublés : certains « piliers de paroisse » prennent eux aussi leurs distances. Plusieurs ont été surpris par leur propre virulence, notamment après avoir découvert, « horrifiés » et « dégoûtés », le documentaire d’Arte sur les religieuses abusées.
« Quelque chose s’est écroulé », « Cette Église-là n’est pas ma famille », « Je suis tellement en colère que je suis encore plus vindicatif que les non-croyants de mon entourage », confient-ils, non sans une certaine émotion. Certains racontent que, blessés par l’Église dans le passé, ils ont déjà mis des années à y revenir… et qu’aujourd’hui, ils ont « presque envie d’en partir à nouveau ».

Un « marasme terrible »


Éveline Flavigny, elle aussi, refuse de « se tenir tranquille » dans cette Église où elle ne se reconnaît plus. Choquée que les chrétiens n’élèvent pas davantage la voix, déplorant un « immobilisme » qui alimente un « marasme terrible », cette écrivaine publique de 67 ans a choisi d’exprimer sa colère en désertant – au moins provisoirement – son église de Poitiers. « J’avais besoin de poser un acte fort, d’abord pour les victimes d’abus, mais aussi pour mes proches : mes enfants n’étant pas pratiquants, je voulais leur signifier clairement mon désaccord avec de tels comportements. »
Alors cette année, Éveline n’a participé à aucun office de la Semaine sainte, et pas même à la messe de Pâques : une première, pour cette ancienne déléguée à la charité dans une communauté locale du Poitou, par ailleurs très engagée au sein de l’association ATD Quart Monde. « Le Jeudi saint, explique-t-elle, cela me paraissait impossible de célébrer la Cène avec des gens en qui je n’avais plus confiance. »
Comme ce lecteur de La Croix qui écrit que s’éloigner de l’Église est pour lui « un vrai déchirement, comme renier sa mère », Éveline assure qu’une telle démarche n’a rien d’évident. D’autant plus que son mari continue, lui, de se rendre à la messe chaque dimanche et qu’elle se sent très liée aux autres croyants de sa communauté chrétienne. « À chaque fois, à l’heure de la messe, je ne me sens pas bien. Le vécu communautaire du dimanche me manque. » Tous les paroissiens, sauf un, ont refusé de se joindre à sa désertion, jugeant inefficace cette « politique de la chaise vide ».
Éveline assure malgré tout que cette prise de distance ne l’« assèche » pas, s’avérant même plutôt « fertile » au niveau personnel. « Même si je ne sais pas combien de temps cela va durer, ni où cela me mène, cette prise de recul me permet de remettre les choses à plat. Je cherche de plus en plus à éclairer ma foi. »

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« L’Église n’est pas restée les bras croisés »
Père Luc Meyer, vicaire général du diocèse de Laval  : « Il m’arrive de rencontrer des personnes remuées par cette actualité, mais pour qu’elles acceptent d’en parler à un vicaire général, c’est bien qu’elles souffrent avec l’Église, et qu’un chemin de confiance est encore possible… En revanche, je rencontre peu de chrétiens qui s’éloignent « sur la pointe des pieds ».
Lors des trois soirées que nous avons organisées au diocèse sur les abus, certains ont pu exprimer leur révolte ou leur incompréhension. Ils ont aussi pu prendre conscience que l’Église a eu une considération croissante, en vingt ans, pour la parole des victimes. Elle n’est pas restée les bras croisés, et a fait un beau travail de vérité. »
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