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 L'Eglise et la fin de vie

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MessageSujet: Re: L'Eglise et la fin de vie   L'Eglise et la fin de vie - Page 12 Icon_minitime13.04.21 18:31

Fin de vie : requiem pour un débat
Aymeric Christensen, directeur de la rédaction de La Vie, déplore que la diversité des points de vue ne soit pas prise en compte sur un sujet aussi fondamental que l'euthanasie.
Par Aymeric Christensen
Publié le 13/04/2021 à 16h51 I Mis à jour le 13/04/2021 à 16h51
 
• GETTY IMAGES/ISTOCKPHOTO
Point de bascule. La France a sans doute fait, la semaine passée, un pas décisif vers une légalisation de l’euthanasie. Certes, la proposition de loi du député Olivier Falorni n’a pas été adoptée, mais le vote d’un amendement emblématique – 240 voix pour, 48 contre, sous des applaudissements triomphateurs – a montré que le rapport de forces politique est désormais massivement en faveur d’un tel texte. D’autant que le gouvernement, qui disait jusque-là son opposition, surtout circonstancielle, a préféré s’en remettre à la « sagesse » de l’Assemblée. Comme d’autres se laveraient les mains.

A lire aussiDébat tendu à l’Assemblée, le front pro-euthanasie progresse
Question de mois ? Il ne fait plus aucun doute que la proposition sera reprise lors de la prochaine présidentielle. Les partisans de l’euthanasie (bien qu’ils réfutent le mot) l’emportent déjà largement dans la détermination des termes du « débat », de la fausse alternative entre « choix » et « souffrance » au vocabulaire employé afin d’emporter l’adhésion des médias et de l’opinion. « Mourir dans la dignité », « ultime liberté », « accompagner la fin de vie »… Autant de torsions lexicales pour rendre l’idée acceptable et consensuelle, quitte à vider les mots de leur sens. Pourtant, une telle loi ne consisterait pas à « aller plus loin », mais à changer radicalement le paradigme du soin et notre rapport à la mort.

Marginaliser et caricaturer les contradicteurs
Quant à la logique libérale qui prétend ne « rien imposer » à personne en élargissant des libertés individuelles, comment ne pas voir qu’elle est une illusion ? Qui peut croire que cela ne conduira pas à détourner l’effort des soins palliatifs, aux moyens déjà limités ? Et comment imaginer, alors que la clause de conscience des médecins est ailleurs battue en brèche, que l’acte ne finira pas par s’imposer à ces derniers ?

A lire aussiL’euthanasie sans votre avis
Le risque est bien que les bons sentiments et la pression, même inconsciente, des proches finissent par peser sur la décision de malades ou de personnes âgées qui n’auraient pas, dans le cadre d’un réel accompagnement, souhaité abréger leur existence. Du reste, les pays qui ont déjà basculé ne cessent d’élargir leur législation…

L’injonction permanente à « débattre » du sujet dissimule mal que cette réflexion est engagée et régulièrement rediscutée depuis plus de 20 ans. Pour certains, hélas ! le mot « débat » semble signifier « période transitoire jusqu’à l’adoption de mon point de vue ». Telle n’est pas notre conception. Bien sûr, les avis peuvent évoluer et les lois, progresser. Mais cette façon de faire pression sans cesse jusqu’à la victoire par K.O. n’a rien du débat serein, et tout du lobbying. Surtout quand elle s’accompagne de tentatives de marginaliser, de caricaturer ou de réduire au silence les contradicteurs.

Pour une éthique de la discussion
Ainsi de ces phrases qui commen­cent par « J’ai beaucoup de respect pour les croyants, mais… » et se poursuivent en général par une façon plus ou moins polie d’exprimer que ceux-ci ne sont jamais tant respectables que quand ils se taisent. Le point de vue éclairé par une conviction religieuse est-il moins légitime que celui qui prend sa source dans telle philosophie laïque, telle école de pensée, telle loge ? Débattons, oui, mais dans le respect d’un réel pluralisme d’idées, et avec une éthique de la discussion.

A lire aussiL’euthanasie sous le regard d’un philosophe
En attendant, une brèche est désormais ouverte. À moins d’un sursaut, toujours à espérer, l’euthanasie semble de plus en plus inéluctable. Notre intime conviction reste qu’elle serait un choix de société tragique. Honneur aux consciences qui, jusqu’au bout, y résisteront en parlant et en agissant paisiblement selon ce qu’elles croient juste. Et après ? L’après commence peut-être maintenant.

A lire aussiEuthanasie : « La solution à un éventuel « mal mourir » est d'améliorer l’accompagnement »
Si le terrain des idées doit être perdu, il nous restera à investir encore plus fortement celui des gestes et de la présence aimante auprès des plus faibles. Telle sera toujours la place privilégiée des chrétiens et de ceux qui se réclament de l’humanisme.
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MessageSujet: Re: L'Eglise et la fin de vie   L'Eglise et la fin de vie - Page 12 Icon_minitime16.04.21 22:45

[center][size=44]Une proposition de loi sur l’euthanasie, ultime ligne rouge éthique ?[/size]
[center]Agnès Pinard Legry - Publié le 07/04/21


Les députés examinent ce jeudi 8 avril une proposition de loi autorisant l’euthanasie. Si le texte a peu de chance d’aboutir, l’offensive pro-euthanasie de ces derniers mois inquiète sur le changement anthropologique majeur qu’une telle mesure entraînerait pour la société.


« L’euthanasie et les soins palliatifs ne sont pas des étapes différentes d’une même approche, ce sont deux choix différents. En légalisant l’euthanasie on ne va pas plus loin dans l’accompagnement des personnes en fin de vie, on va ailleurs ». Médecin dans le pôle de soins palliatifs de la Polyclinique Le Languedoc à Narbonne et présidente de la Société française d’accompagnement et de soins palliatifs (Sfap), Claire Fourcade s’exprime sans détour. Un ton direct à la mesure de la gravité de la situation. Les députés sont amenés ce jeudi à examiner une proposition de loi visant à autoriser l’euthanasie en France. Portée par Olivier Falorni (groupe Libertés et Territoires), cette proposition de loi « donnant et garantissant le droit à une fin de vie libre et choisie », approuvée en commission des Affaires sociales le 31 mars, divise l’Assemblée nationale.

Dans les jours qui ont suivi le vote du texte en commission, plus de 3.000 amendements ont été déposés, dont 2.158 par cinq députés Les Républicains. Correctement défendus, ces amendements devraient rendre impossible l’examen du texte en une seule journée, ce dernier étant proposé dans le cadre de la niche parlementaire du groupe Libertés et Territoires. Il n’en fallait pas plus pour que les promoteurs du texte dénoncent une « obstruction parlementaire ». « Proposer un sujet aussi fondamental que l’euthanasie dans le cadre d’une niche parlementaire n’est absolument pas adapté », dénonce auprès d’Aleteia Patrick Hetzel, qui fait partie des cinq députés LR ayant déposé plus de 2.000 amendements. « Et hurler à l’obstruction parlementaire relève d’une duperie intellectuelle et politique ». Intellectuelle « car Olivier Falorni sait pertinemment que sur un texte aussi important, la niche parlementaire (une journée, ndlr) ne permettra jamais d’aller au bout du débat ». N’ayant plus la possibilité d’avoir recours à une motion de renvoi ou de rejet, les députés en désaccord sont contraints de déposer des amendements « pour tirer la sonnette d’alarme ». Mais « il s’agit aussi d’une duperie politique car le groupe Les Républicains n’est pas le seul à s’opposer à l’euthanasie : le gouvernement y est lui aussi opposé, qu’il l’exprime donc clairement ! », enjoint encore Patrick Hetzel.

Lire aussi :L’étrange acharnement de l’obsession euthanasique

Durant la campagne présidentielle de 2017, Emmanuel Macron ne s’était pas explicitement engagé sur l’euthanasie, appelant « d’abord à faire pleinement appliquer la loi Claeys-Leonetti » votée en 2016. Ce texte avait notamment introduit la sédation profonde et continue jusqu’au décès et les directives anticipées. Début mars, Olivier Véran, ministre de la Santé, avait lui-même déclaré devant les sénateurs qu’il n’était pas opportun de modifier la loi sur la fin de vie et l’euthanasie, proposant plutôt un « nouveau plan national de développement des soins palliatifs et d’accompagnement de la fin de vie ».

À moins d’être repris par le gouvernement, la proposition de loi a donc peu de chance d’être adoptée. Mais le sujet n’en demeure pas moins inquiétant tant les promoteurs de l’euthanasie sont actifs sur la scène politico-médiatique. La société française est décidément pleine d’ambivalence. À l’heure où la crise sanitaire a renvoyé chacun à sa propre finitude et vu naître d’incroyables mouvements de solidarité envers les plus fragiles. « Il est quand même paradoxal qu’il y ait cette attaque sur la mort, sur la manière de donner la mort, au moment justement où la mort nous cerne de partout. On devrait au contraire se battre pour la vie ! », déclarait à ce sujet Mgr Michel Aupetit, archevêque de Paris, au micro de France inter ce lundi 5 avril. « Les débats que l’on vit actuellement sont représentatifs des différences d’appréciation que l’on a sur la fin de vie », reprend Claire Fourcade. « On définit d’un côté la liberté comme la possibilité de choisir la manière dont on veut mourir. De l’autre, on estime que la liberté est d’opérer le choix de la solidarité, c’est-à-dire de prendre soin du patient, de le soulager ».


Les lois de 2005 et de 2016


Que dit la législation française ? La France a instauré en 2005 un droit au « laisser mourir » qui favorise les soins palliatifs, puis a autorisé en 2016, par la loi Claeys-Leonetti, la « sédation profonde et continue jusqu’au décès », pour des personnes dont le pronostic vital est engagé « à court terme ». « L’obstination déraisonnable également appelée acharnement thérapeutique est illégal en France depuis 2005 », détaille Claire Fourcade. « Cette loi contraint les équipes médicales à s’interroger sur les traitements administrés aux patients en fin de vie et autorise ces derniers à arrêter leurs traitements. La loi de 2005 oblige également les soignants à tout mettre en œuvre pour soulager le patient, quoiqu’il en coûte et y compris si cela peut raccourcir la vie ». La loi de 2016 est venue en préciser les contours avec la sédation profonde et continue pour soulager la douleur, les directives anticipées… Une législation sur la fin de vie que le député Patrick Hetzel résume par le triptyque suivant : « Personne ne doit mourir seul et abandonné, il ne doit pas y avoir d’acharnement thérapeutique et personne ne doit mourir dans la douleur ».

En Europe, la Belgique et les Pays-Bas ont légalisé l’euthanasie en 2002. En février 2014, la Belgique est même devenue le premier pays à autoriser sans limite d’âge l’euthanasie pour les enfants « en capacité de discernement » atteints d’une maladie incurable. Depuis mars 2009, l’euthanasie est autorisée au Luxembourg sous certaines conditions pour les patients majeurs condamnés. En Espagne, le parlement a approuvé définitivement le 18 mars la légalisation de l’euthanasie, qui doit entrer en vigueur en juin. Mais quelle réalité se cache derrière la loi ? En Belgique, les rapports de la Commission fédérale de contrôle et d’évaluation de l’euthanasie (CFCEE) interpellent. « Une première enquête se rapportant à l’année 2007 a révélé que 50% des euthanasies n’étaient pas déclarées à la CFCEE », détailleLa Revue du praticien dans un article publié en 2019. « Sur un échantillon de 208 personnes décédées à la suite d’une injection létale, 32% n’avaient pas exprimé explicitement le souhait d’être euthanasiées. Dans cet échantillon, la décision n’avait même pas été discutée avec les intéressés dans 78% des cas ».


Citation :

Légaliser l’euthanasie, c’est faire une loi pour les forts.


Et qu’en est-il des Français allant à l’étranger pour se faire euthanasier ? « Dans son rapport de 2020, la CFCEE a indiqué que sur deux ans, 45 résident étrangers sont venus demander l’euthanasie tous pays confondus. Entre 2008 et 2012, c’est-à-dire en quatre ans, 66 Français sont allés en Belgique se faire euthanasier », rapporte encore Claire Fourcade. « Alors qu’on nous présente souvent les Français allant en Belgique se faire euthanasier comme une immigration de masse, les chiffres sont en fait très bas ». « Seul un petit nombre de personnes est capable de poser ce geste, de faire cette demande. Va-t-on obliger les 600.000 personnes qui décèdent chaque année à se poser cette terrible question ? », interpelle encore la médecin.

À l’argument de la liberté individuelle souvent avancé par les promoteurs de l’euthanasie, Claire Fourcade s’interroge. « En avançant cet argument on part du principe que les choix individuels n’ont aucune dimension collective. Mais ils en ont, tout comme la loi en a une. Elle porte le message de l’ensemble de la société. Et quel est-il ? Des vies ne valent pas la peine d’être vécues ? Quand la loi en vient à le dire, le poids est beaucoup plus fort que lorsqu’il s’agit d’une personne ou d’un parti politique », reconnaît-t-elle. « Légaliser l’euthanasie va contraindre tous les patients à l’envisager et si ce n’est pas pour eux ils vont se la poser vis-à-vis de leurs proches, de la société… On ne mesure pas l’influence qu’une telle loi va avoir dans le raisonnement de personnes vulnérables. Quelqu’un qui est capable de se tenir droit face à la mort et de décider quel jour il souhaite mourir est très fort. Et c’est un profil extrêmement rare. Les personnes en fin de vie sont fragiles, vulnérables. Et la loi doit d’abord protéger les faibles. Légaliser l’euthanasie, c’est faire une loi pour les forts ».

Lire aussi :Fin de vie : l’accompagnement plus que l’euthanasie, soutiennent les Français

Au-delà des patients et de la fin de vie, c’est aussi le rôle du médecin et des soignants qui est ici en jeu. « Ce n’est pas le rôle d’un médecin de tuer les gens ! », rappelait encore au micro de France inter Mgr Aupetit. Un rôle définit dès le IVe siècle avant Jésus-Christ avec le fameux serment d’Hippocrate dont l’un des passages précise : « Je ne remettrai à personne du poison, si on m’en demande, ni ne prendrai l’initiative d’une pareille suggestion ». « Qu’il y ait toujours un autre pour apporter du soin quand survient la douleur et pour accompagner avec douceur devant l’angoisse de la mort, ceci est une bonne nouvelle pour l’humanité », a rappelé de son côté Mgr Laurent Ulrich, archevêque de Lille, dans un communiqué.


Un tournant anthropologique majeur 


« Donner aux soignants la possibilité de tuer est un tournant anthropologique majeur pour notre société », constate pour sa part Claire Fourcade. « On veut passer ce bouleversement sous silence mais légaliser l’euthanasie revient à confier à la société un nouveau droit à tuer », résume Patrick Hetzel. « Et cela revient à dire aux patients en fin de vie que leurs vies ne valent rien. Ce que cette loi pourrait dire de la place faite à la vulnérabilité dans notre société est vertigineux ».

https://fr.aleteia.org/2021/04/07/leuthanasie-ultime-ligne-rouge-ethique/
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MessageSujet: Re: L'Eglise et la fin de vie   L'Eglise et la fin de vie - Page 12 Icon_minitime29.04.21 11:25

Euthanasie en France: des voix de l’Église dénoncent le projet de loi
Une proposition de loi visant à légaliser l’euthanasie est débattue jeudi 8 avril à l’Assemblée nationale en France. Portée par le député Olivier Falorni du Parti Radical de gauche, elle instituerait un droit à «une fin de vie libre et choisie». Les débats parlementaires s’annoncent houleux, et le texte suscite évidemment l’opposition de l’Église de France.
Adélaïde Patrignani, Delphine Allaire - Cité du Vatican

«Tuer une personne qui souffre n’est jamais une solution», s’est indigné Mgr Michel Aupetit sur la radio publique française, France Inter, réagissant lundi de Pâques à cette proposition créant un droit à l'euthanasie pour les personnes souffrant d'une maladie incurable.

L’archevêque de Paris a appelé au développement des soins palliatifs. «Il est quand même paradoxal qu’il y ait cette attaque sur la mort, sur la manière de donner la mort, au moment justement où la mort nous cerne de partout. On devrait au contraire se battre pour la vie!», a-t-il aussi estimé, en référence à la crise sanitaire actuelle où l’injonction «Sauvez des vies» est pourtant devenue une priorité affichée du gouvernement.  

Protéger les souffrants par des soins
Un avis partagé par Mgr Laurent Ulrich: «C’est de soins, de douceur et d’accompagnement que nos concitoyens ont besoin», écrit-il dans un message très fort publié mercredi 7 avril. «Protéger la personne qui souffre en l’accompagnant de soins, ce n’est pas équivalent à donner la mort», y insiste-t-il.

Qui plus est, relève l’archevêque de Lille, dans la proposition de loi discutée, «la mort provoquée serait déclarée parmi les cas de mort naturelle! Voilà bien où nous entraîne l’habitude politique de tordre le sens des mots.»

L’archevêque de Lille se méfie aussi de sondages donnant les Français favorables à 96% à ces évolutions.

LIRE AUSSI
L’Espagne légalise l’euthanasie
18/03/2021
L’Espagne légalise l’euthanasie


D’ailleurs au sein de la société, certains s’interrogent sur l'opportunité de légiférer en un jour sur un tel enjeu de société en pleine crise sanitaire? La réaction de Tugdual Derville, délégué général d’Alliance Vita et fondateur de l’association “À bras ouverts”. Il se dit choqué tant sur le fond que la forme.

Tugdual Derville, délégué général Alliance Vita
Des tensions parmi les élus
La proposition de loi instaurant une aide active à mourir suscite également des tensions parmi les élus. Une quarantaine de députés de La République en Marche s’y oppose, l’obstruction parlementaire de quelques Républicains a rendu impossible le vote du texte dans le temps imparti, à eux seuls ils ont déposé 2 300 amendements. Toutefois, la majeure partie de l’hémicycle continue d’appuyer la proposition de loi.

Pour rappel, le 1er article permettrait dans certains cas à «toute personne capable majeure» de demander une «assistance médicalisée» pour mourir, «par une aide active». Cela va plus loin que la «sédation profonde et continue» autorisée actuellement par la loi «Claeys-Leonetti», pourtant encore mal appliquée sur le territoire français: un cinquième des départements n’ayant toujours pas de centre de soins palliatifs.

La France emboîterait donc le pas à ses voisins: Pays-Bas, Belgique et Luxembourg ou encore l’Espagne, qui a dépénalisé l’euthanasie en mars dernier. Fin janvier 2021, le parlement portugais avait lui aussi adopté une loi sur l’euthanasie avant que la Cour constitutionnelle n’invalide le texte à la mi-mars.

08 avril 2021, 08:46
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MessageSujet: Re: L'Eglise et la fin de vie   L'Eglise et la fin de vie - Page 12 Icon_minitime29.04.21 16:06

copié-collé:
Alors que le débat sur l'euthanasie est revenu devant le parlement début avril, le P. Philippe Pottier revient sur l'enjeu d'une "présence pure" en fin de vie et l'importance de ne pas faire fausse-route.

Le débat sur la fin de vie touche chacun au cœur est dès lors deux écueils se présentent : celui de la passion et celui de la pression. Pourtant, "ne pas tuer demeure un interdit fondamental". Pour l'administrateur du diocèse de Séez, "autoriser l'euthanasie serait un signal dramatique pour tous, en particulier pour les personnes en grande fragilité, souvent tiraillés par cette question, ne suis-je pas un poids pour mes proches et la société ?"

commentaire:
??? ??? ???
présence "pure"
??? ??? ???
"pure" ? ? ?
CRAZY
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MessageSujet: Re: L'Eglise et la fin de vie   L'Eglise et la fin de vie - Page 12 Icon_minitime30.04.21 15:00

Tuer en douceur ou la barbarie silencieuse, une nouvelle tentative pour légaliser l’euthanasie par Mgr Ginoux
Parce que Jean Léonetti ne " tuerait " pas en douceur ? (signé:Admin)
 
Mgr Bernard Ginoux

La commission des Affaires sociales du Sénat a adopté un projet de loi visant à légaliser l’euthanasie. Ce projet va être présenté aux sénateurs et discuté ce mardi 25 janvier 2011.
Il relance à nouveau le droit de demander la mort et de la donner, alors que la loi Léonetti de 2005 avait refusé cette possibilité. Cette loi votée le 22 avril 2005 ne mettait cependant pas un terme au débat. D’abord parce qu’elle laissait quelques points discutables comme celui de l’alimentation artificielle en fin de vie. Mais, plus encore, son auteur affirmait qu’il travaillait à la question de « l’exception d’euthanasie » (La Croix, 7 avril 2008), ce qui veut dire que dans certains cas le législateur pouvait autoriser à donner la mort. Dans le même temps l’ADMD (Association pour le droit de mourir dans la dignité) et son très influent président revenaient sur cette loi parce qu’ils en étaient insatisfaits. C’est ainsi qu’ils ont pu faire avancer un nouveau projet voté ce 18 janvier par la commission des Affaires sociales du Sénat.


Que dit ce projet ?
L’article premier le résume : « Toute personne capable majeure, en phase avancée ou terminale d’une affection accidentelle ou pathologique grave et incurable, lui infligeant une souffrance physique ou psychique qui ne peut être apaisée ou qu’elle juge insupportable, peut demander à bénéficier d’une assistance médicalisée permettant, par un acte délibéré, une mort rapide et sans douleur ». (Proposition 21 de François Hollande ... ... ...).
Il s’agit bien de procurer la mort volontairement, de tuer une personne.

Bien entendu, dans la suite, les mots employés et les considérations avancées se veulent très « soft », laissant entendre qu’il s’agit de rechercher le bien des personnes malades et de leur éviter une fin tragique, prétendue indigne. On affirme ne prendre en compte que des situations extrêmes et le faire dans la compassion. L’appréciation des situations demeurera toujours subjective, surtout quand le texte parle de souffrances « psychiques ». Par ailleurs le discours est séduisant puisque la loi permettrait ainsi de « devenir maître de son parcours de fin de vie » !
Mais que pouvons-nous répondre à cette nouvelle tentative puisque, depuis bientôt trente ans (à l’époque avec le sénateur Caillavet, de Lot-et-Garonne, né en 1914, et aujourd’hui militant à l’association « Ultime Liberté » ), de manière récurrente, ce courant de pensée veut imposer à la société française une loi autorisant l’euthanasie.

Pendant sept ans j’ai eu la charge des aumôneries d’hôpitaux et de la pastorale de la santé dans mon diocèse d’origine. Le nombre de personnes en fin de vie avec des pathologies lourdes (sida, cancer, etc.) que j’ai approchées – chrétiennes ou non – est important. J’ai vu des situations insoutenables. Je compte sur les doigts d’une main les personnes qui ont, à un moment, demandé vraiment la mort. J’ajoute que c’était la période où se mettaient en place – avec beaucoup d’oppositions et de difficultés – les soins palliatifs. Chaque fois que l’équipe des soins palliatifs pouvait intervenir, la personne retrouvait la paix. Malheureusement les efforts réalisés pour les soins palliatifs sont encore insuffisants. La demande de mort est un appel, l’expression d’une détresse, le besoin d’être accompagné. Si les soins palliatifs et l’entourage prennent en charge assez tôt cet accompagnement, la fin de la vie n’est plus une tragédie, même si mourir est toujours un passage angoissant.
Au-delà de cette expérience personnelle rapidement évoquée, il y a les principes même du vivre ensemble que le droit de tuer remet de fait en question.


La médecine
La médecine est faite pour soigner. Comment lui demander de poser un acte de mort ? Quelle confiance pourrait avoir le patient devant la blouse blanche qui entre dans sa chambre ? Quelle perspective que de faire disparaître le malade qui est trop gênant ? Comment des « soignants » peuvent-ils devenir des « tueurs » (même en douceur !). Les tenants de l’euthanasie répondront que si le geste est légal les soignants n’auront pas d’états d’âme ou de scrupules de conscience. Une connaissance élémentaire de l’être humain nous apprend le contraire : un acte de mort reste toujours un poids pour celui qui le commet.

La souffrance
Comment apprécier le caractère « insupportable » d’un mal, sachant que la douleur physique doit être soulagée et peut l’être si le suivi palliatif est rigoureux. Comment juger des opinions très contradictoires de la personne malade et de son entourage ? Quelles pressions imaginer sur celle-ci ? Les psychologues, les études sur les réactions des malades en phase terminale montrent des variations très grandes, depuis le déni de la maladie jusqu’aux pensées suicidaires.
Il n’est pas possible de tenir pour certaine une demande de mort. Ces dernières années l’un ou l’autre cas de situations extrêmes (affaires Humbert, Sébire ) exploitées médiatiquement où il y avait une demande publique d’aide à mourir ont montré, une fois l’émotion passée, l’ambiguïté de ces cas. Ils sont d’ailleurs très rares et aussitôt survalorisés parce que les militants de l’euthanasie en ont besoin pour justifier leur revendication.


Le principe d’humanité
Reprenant ce titre à un écrivain connu (Jean-Claude Guillebaud) je remarque que je n’ai pas besoin d’invoquer la foi chrétienne pour affirmer que donner la mort volontairement est contraire au principe d’humanité, au pacte social qui permet le vivre-ensemble. C’est, en effet, de l’être humain qu’il s’agit et de la solidarité humaine : lorsque la loi permet de tuer (au nom d’un bien mais quel bien ?) elle donne à des êtres humains pouvoir absolu sur d’autres. Le fait d’être une équipe, dans un hôpital, avec des « spécialistes » ne change rien à la réalité. La mort programmée d’une personne, que cette équipe va désigner comme « indigne » de vivre, en raison de son état d’anéantissement physique ou psychique (cf. le projet de loi), est un crime. Au nom de l’humanité, au nom du respect de toute vie humaine jusqu’à sa fin naturelle, au nom de la solidarité avec les plus faibles, nous devons proclamer la « dignité » intangible de chaque être humain. L’oublier c’est entrer dans la barbarie.
Le 21 janvier 2011 ( nous sommes en 2021, dans un autre genre de barbarie )

https://eglise.catholique.fr/sengager-dans-la-societe/eglise-et-bioethique/science-et-ethique/ethique-et-fin-de-vie/370242-tuer-en-douceur-ou-la-barbarie-silencieuse-une-nouvelle-tentative-pour-legaliser-leuthanasie-par-mgr-ginoux/
Pas mal, cet ancien  texte, sauf qu'il manque l'allusion au feu éternel de l'enfer ( pour qui, au fait ? ). Je rappelle que cet évêque, ancien aumônier d'hôpital, serait traditionaliste et donc d'extrême-droite. Il ferme sa gueule maintenant à propos de la fin de vie....sans oublier son vote pour 2022 ?
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MessageSujet: Re: L'Eglise et la fin de vie   L'Eglise et la fin de vie - Page 12 Icon_minitime03.05.21 14:38

Débat sur la fin de vie : la lettre ouverte de l’évêque de Grenoble-Vienne aux parlementaires
07 avr. 2021 à 18:30 | mis à jour à 18:53 - Temps de lecture : 1 min
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L’évêque de Grenoble-Vienne, Guy de Kerimel.
Alors que l’Assemblée nationale devrait, ce jeudi, examiner la proposition de loi pour une “fin de vie libre et choisie” , l’évêque de Grenoble-Vienne a adressé une lettre ouverte aux parlementaires isérois.

“Je ne reviens pas sur la déclaration des évêques de France, du 22 mars 2018, qui garde toute son actualité. Je rajouterai seulement ceci : au nom d’une conception individualiste de la liberté, la société s’affranchit peu à peu des interdits qui la structurent. La conséquence immédiate est le délitement du tissu social que tout le monde constate. Enfreindre l’interdit le plus fondamental, “tu ne tueras pas”, ne fait qu’accélérer la décomposition de notre société. On pourra justifier l’euthanasie en cachant la réalité sous des mots trompeurs, mais on ne triche pas durablement avec le réel”, écrit Monseigneur Guy de Kerimel. Qui ajoute : “La solution aux nombreuses questions que pose la fin de vie existe : l’accompagnement et les soins palliatifs. Nombreux sont les témoignages de personnes qui, bien accompagnées en leur fin de vie, ont renoncé à demander de mourir. Choisissons la vie ! L’avenir de notre société est en jeu !”
SOURCE
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MessageSujet: Re: L'Eglise et la fin de vie   L'Eglise et la fin de vie - Page 12 Icon_minitime03.05.21 16:13

1) vous faîtes quoi dans vos paroisses ?
2) la mort du corps, la mort de l'esprit, la mort de l'âme, trois  réalités à ne pas confondre !!!

3) la ligne rouge est-elle rouge clair pour certains, rouge foncé pour d'autres? rouge clair un jour, rouge foncé un autre jour ?
4)"science sans conscience n'est que ruine de l'âme":
quelle conscience ?la bonne conscience?la mauvaise conscience? et l'inconscient, qu'en dire ?
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MessageSujet: Re: L'Eglise et la fin de vie   L'Eglise et la fin de vie - Page 12 Icon_minitime11.06.21 19:11

danger
https://www.infochretienne.com/a-t-on-le-droit-de-choisir-sa-fin-de-vie/
Nous sommes en France dans une République laïque, où la recherche de la liberté, de la fraternité, de l'égalité est de rigueur
a-t-on le droit d'imposer son point de vue aux autres à propos de la fin de vie qui est intime avant d'être ultime ?
à mon avis, la fin de vie concerne le patient et son toubib
le reste est du pipi de chat...
si je demande au toubib ( ou autre personnel soignant ) de m'aider à mourir, je dois tenir compte de la situation du toubib, prendre soin de lui en quelque sorte ( le manipuler idéologiquement pour arriver à mes fins ?  sorry je suis tordue ! )
maintenant il y a tellement de clochers ici et là, alors  il faut passer son chemin en faisant la sourde oreille si on veut survivre tout simplement !
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MessageSujet: Re: L'Eglise et la fin de vie   L'Eglise et la fin de vie - Page 12 Icon_minitime16.06.21 12:14

visiblement je me fie plus à mon vécu et mon jugement, ce qui peut paraître prétentieux ! quoiqu'il arrive que je critique même mon vécu passé ( si je le critique, je ne peux pas le vivre au présent puisque je le critique ! )
si j'estime avoir relativement bien vécu, je n'ai pas tout vécu, il m'a manqué, il me manque et il me manquera ce dont je suis passée à côté et c'est valable pour tout le monde
la mort est-elle l'accomplissement de la vie ou une re-conversion ?
les deux évidemment, avec des erreurs inévitables de jugement
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MessageSujet: Re: L'Eglise et la fin de vie   L'Eglise et la fin de vie - Page 12 Icon_minitime23.06.21 15:03

« L’euthanasie est une transgression et doit le rester »
8 novembre 2012
La fin de vie
Le Dr Claire Fourcade a raconté dans 1001 vies en soins palliatifs ses douze ans d’expérience. Elle explique pourquoi une loi légalisant l’euthanasie serait une régression et plaide pour que la loi Leonetti, qui régit la fin de vie, soit mieux connue et mieux appliquée. Un entretien paru dans La Lettre des Semaines sociales de France n°68 d’octobre 2012.


Par sa proposition 21, François Hollande a promis de légaliser « une assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité ». Ce qui reviendrait, même si le mot n’a jamais été prononcé, à autoriser l’euthanasie « sous certaines conditions ». Rouvrir ce débat vous paraît-il opportun et nécessaire ?

Pour le médecin que je suis, la réponse est non. Nous, soignants, n’avons pas besoin, dans notre pratique quotidienne, qui est de soulager et d’accompagner des personnes en fin de vie, d’une loi supplémentaire. La loi dite Leonetti, adoptée en 2005, fournit un cadre législatif amplement suffisant pour « régler » la très grande majorité des cas auxquels nous sommes confrontés. Cela répond-il, alors, à une demande des patients et de leurs familles ? Je ne le crois pas plus. Dans le service de soins palliatifs que je dirige, nous nous sommes occupés, en douze ans, de près de 5 000 patients. Beaucoup évoquent, un jour ou l’autre, avec le personnel médical, la possibilité d’abréger leur vie. Mais, les demandes soutenues, répétées d’euthanasie sont, au final, extrêmement rares. En fait, je n’ai eu à faire face qu’à deux cas en tout et pour tout. Ce n’est donc pas un débat médical, mais bien un débat de société. À titre personnel, par conviction de foi, je suis opposée à la légalisation de l’euthanasie et j’estime que l’Église et les chrétiens ont, sur cette question, une parole à défendre et à soutenir. Mais pour m’en tenir à des arguments professionnels, je pense qu’une loi légalisant l’euthanasie n’apporterait aucune amélioration, bien au contraire…

Pourtant, vous convenez vous-même que la loi Leonetti ne « règle » pas tous les cas ?

Mais parce que, dans ce domaine, aucune loi ne peut traiter toutes les situations ! Chaque histoire est unique et nécessite du « sur mesure » de la part des équipes médicales. La loi Leonetti permet, en théorie, beaucoup de choses. Elle interdit l’acharnement thérapeutique ; elle donne au patient la possibilité de refuser tout traitement qui n’aurait pour seul effet que de le maintenir en vie ; elle fait obligation au médecin de soulager la douleur, de respecter la dignité du malade, d’accompagner ses proches… Le problème, c’est que cette loi est encore mal connue et mal appliquée. À mon sens, le vrai progrès consisterait à développer cette culture des soins palliatifs en France.

Certains affirment qu’il se pratique en France des euthanasies sans le dire et qu’il est temps de sortir de cette hypocrisie. Que penser de cet argument ?

Que des euthanasies soient pratiquées dans le secret médical est sans doute exact, mais cela se pratique surtout dans des services où la technique médicale, extrêmement pointue, peut avoir pour corollaire une obstination déraisonnable de la part des médecins. Je pense, par exemple, à certains services de réanimation où les patients, inconscients qu’ils sont, ne peuvent exprimer leur volonté, et où les familles ne sont pas ou guère consultées. Du coup, rien ne vient obliger le corps médical à s’interroger pour sortir de la logique de la toute puissance. Ces pratiques ne sont pas satisfaisantes : il faut mettre de la parole dans les équipes, de la collégialité, de la réflexion critique et faire de la place au patient et à ses proches. J’ai débattu avec beaucoup de militants pro-euthanasie. Nombreux sont ceux qui ont été en souffrance avec la médecine, d’où leur volonté de s’opposer à ce pouvoir médical qu’ils jugent excessif.

Un autre argument souvent avancé par les partisans de l’euthanasie est celui de la dignité. Une vie diminuée par la maladie, le handicap ou la souffrance ne vaudrait plus d’être vécue, estiment-ils. Que répondez-vous ?

Pour ma part, je n’ai jamais pensé que tel patient pouvait être moins digne qu’un autre. Mais c’est une conviction personnelle. Je ne prétends l’imposer à personne et encore moins avoir réponse à tout. Là encore, je partirai de mon expérience de médecin. Oui, la maladie, la décrépitude qu’elle entraîne parfois, sont toujours une épreuve. Mais je constate aussi que, dans l’écrasante majorité des cas, le dernier qui s’arrête d’espérer est le patient. Reste la souffrance de la famille. Accompagner une personne qui n’est plus que l’ombre d’elle-même est douloureux pour les proches. Voilà pourquoi, nous, soignants, avons tout un travail à faire pour aider l’entourage à accepter que ce temps de la fin de vie ne soit pas du temps perdu. Et je vois mal en quoi une loi sur l’euthanasie pourrait les aider. Je pense même qu’elle ne ferait qu’augmenter leur souffrance…

Comment cela ?

Si une loi autorisant l’euthanasie était votée, elle poserait forcément des conditions qui risquent de rendre son application compliquée, voire impossible. En juin dernier, un sénateur socialiste a déposé un projet de loi sur l’euthanasie. Selon ce texte, la commission de trois médecins sollicitée pour une demande d’euthanasie aurait 8 jours pour rendre son avis. Ce qui est proprement infaisable. Ouvrir un droit qui ne peut être appliqué suscitera une frustration qui ne peut que rajouter à la colère et à la souffrance des familles alors que nous avons besoin de bâtir avec eux une relation de confiance.

Tous les sondages montrent qu’une grande majorité des Français est plutôt favorable à l’euthanasie. Sont-ils mal informés ? Auraient-ils perdu le sens des valeurs ?

Je ne pense pas qu’ils aient perdu tout sens moral. Je le constate chaque jour : les familles peuvent être en souffrance et démunies, mais elles cherchent comment faire pour être efficaces, utiles. Elles veulent apporter de l’aide à leur proche, sont animées par la volonté de bien faire. Je les trouve, en général, profondément humaines, belles et admirables. En revanche, que les Français soient mal informés est une évidence. Souvenez-vous de Vincent Humbert, ce jeune tétraplégique, dont l’affaire a défrayé la chronique en 2003. Sa mort, provoquée, a entraîné la mise en place d’une commission parlementaire qui a permis de prendre conscience de la complexité des choses et qui a débouché sur la loi Leonetti, maintenant l’interdiction de l’euthanasie. Visiblement, nos compatriotes ont encore besoin d’être éclairés sur ces questions.

Justement, le gouvernement a décidé d’organiser des États-généraux sur la fin de vie. Qu’en attendez-vous ?

Ces États-généraux peuvent être l’occasion de mesurer les enjeux, de faire passer des messages, d’essayer d’expliquer en quoi une légalisation de l’euthanasie serait une régression. Mais je crains que la promesse du candidat Hollande n’oblige le président.

Vous avez dit avoir été confrontée à des demandes d’euthanasie. Comment avez-vous réagi ?

Je me souviens d’un patient dont la maladie avait des conséquences très lourdes et qui souhaitait vraiment mourir. J’ai pris le temps de l’écouter et nous nous sommes donné 15 jours pour réfléchir, voir comment son état allait évoluer. Il est décédé avant ce délai. Je dois avouer que j’ai été soulagée de ne pas avoir à trancher ce cas de conscience…

Vous auriez pu accéder à sa demande ?

Je n’en sais rien. Je ne savais vraiment pas quoi faire. Je n’ai qu’une certitude : l’euthanasie est une transgression et doit le rester. Je n’attends pas que la société la légalise pour me donner bonne conscience au cas où, un jour, j’aurais à prendre une telle décision.

Et si la loi était votée, que feriez-vous ?

Je pense que le législateur prévoira, dans ce cadre, une clause de conscience qui permette aux médecins qui le souhaitent de refuser de pratiquer l’euthanasie. En tout cas, moi, je ne m’imagine pas prendre ce pouvoir sur mes patients. Ce serait entièrement contraire à ma pratique et à ma philosophie de la vie. • Propos recueillis par Antoine d’Abbundo
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MessageSujet: Re: L'Eglise et la fin de vie   L'Eglise et la fin de vie - Page 12 Icon_minitime23.06.21 15:26

par rapport à l'Eglise, à chaque fois que j'étais dedans, je regardais par où je pouvais sortir, sans trop comprendre.
Maintenant je comprends...
Puisse ma mort avoir lieu soit chez moi, soit ds un endroit laïc.
Quant à l'au-delà, je n'y suis pas encore !
Vu ma complexité personnelle, cela ne m'étonnerait pas si demain je me trouve une nouvelle croyance
( la réincarnation par ex. ? )
tous les chemins ne mènent pas à Rome, Dieu merci, Dieu soit loué !
marrant, la vie, sauf au lit ( çà dépend de ce qu'on y fait, au lit !!! !!! !!! )
clin1
Edit:
et maintenant par rapport à la politique, je me vide...
(on sent ainsi une légèreté, si, si, un poids en moins, c'est curieux et étrange )
on ne croit plus du tout sauf en soi-même ?
Serais-je le centre du monde ? ATTENTION DANGER  !
PIEZ DE NEZ
Que F.H. n'ait pas concrétisé sa proposition 21 juste à cause des militants de la Manif Pour Tous ( cathos bien pensants et emmerdants ), çà m'a tué, çà me tue et çà me tuera !
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MessageSujet: Re: L'Eglise et la fin de vie   L'Eglise et la fin de vie - Page 12 Icon_minitime02.07.21 11:11

Que F.H. n'ait pas concrétisé sa proposition 21 juste à cause des militants de la Manif Pour Tous ( cathos bien pensants et emmerdants ), çà m'a tué, çà me tue et çà me tuera !

L'Eglise m'a crucifié
l'Eglise me crucifie
l'Eglise me crucifiera



EGLISE,JE TE HAIS...
tu sens mauvais !
ton son de cloche est faux.
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