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 2022 fin de vie

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MessageSujet: 2022 fin de vie   2022 fin de vie Icon_minitime02.01.22 12:40

RAPPEL :

https://www.handichrist.net/t1175-janvier-2011-fin-de-vie-echec-d-une-loi


"toute personne majeure en phase avancée ou terminale d'une maladie incurable, provoquant une souffrance physique ou psychique insupportable, et qui ne peut être apaisée, puisse demander dans des conditions précises et strictes à bénéficier d'une assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité" (proposition 21 de François Hollande... ... ).
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MessageSujet: Re: 2022 fin de vie   2022 fin de vie Icon_minitime02.01.22 17:46

[size=33]Coronavirus : Une tribune invitant à ne pas systématiquement réanimer les patients non-vaccinés fait polémique[/size]

EPIDEMIE De nombreux soignants se sont indignés à la suite de cette idée

J.-L.D.



Publié le 02/01/22 à 16h13 — Mis à jour le 02/01/22 à 16h13

Faut-il continuer de soigner les patients non-vaccinés, s'interroge un professeur de médecine — GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP
Si vous espériez que 2022 contienne moins de polémiques que l’année précédente, ces deux premiers jours de janvier ont de quoi sécher vos espoirs. Outre le drapeau européen sur l’Arc de triomphe, c’est la tribune-édito du professeur André Grimaldi, travaillant au CHU Pitié-Salpêtrière, dans le JDD ce dimanche qui a suscité quelques remous.
Dans ce texte, le professeur estime qu’il faudrait pouvoir conseiller systématiquement aux adultes non vaccinés de rédiger des directives anticipées pour dire s’ils souhaitent ou non être réanimés, dans le but d’éviter un tri dans les réanimations et une saturation des hôpitaux avec le coronavirus. « Une personne revendiquant le libre choix de ne pas se faire vacciner ne devrait-elle pas assumer en cohérence son libre choix de ne pas se faire réanimer ? », s’interroge le praticien.

Serment d’Hippocrate et polémiques

Des propos qui ont fait des remous, de nombreux soignants s’indignant sur Twitter de l’aspect non déontologique de la chose, rappelant le serment d’Hippocrate (qui consiste à soigner tout le monde sans distinction ou jugement), ou faisant des parallèles sur d’autres questions que cette « logique » poserait, sur le traitement des cancers du poumon pour les fumeurs notamment.[/size]
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MessageSujet: Re: 2022 fin de vie   2022 fin de vie Icon_minitime02.01.22 17:56

TRIBUNE. "Les non vaccinés doivent-ils assumer aussi leur libre choix de ne pas être réanimés?"
21h30 , le 1 janvier 2021, modifié à 15h19 , le 2 janvier 2021
ParAndré Grimaldi, professeur émérite au CHU Pitié-Salpêtrière
André Grimaldi, professeur émérite au CHU Pitié-Salpêtrière, s'interroge sur le tri entre les patients Covid ou non en réanimation qui incombe aux soignants.
Unité de réanimation à Mulhouse.
Unité de réanimation à Mulhouse. (Reuters)
Partager sur :
Voici sa tribune : "La question que posent la 5e vague en cours et la 6e vague annoncée est à nouveau celle du tri des patients à admettre en réanimation. D'ores et déjà, l'activation des plans blancs amène à reporter des opérations et des hospitalisations non urgentes pour donner la priorité aux patients Covid devant être intubés et ventilés.

La colère de nombre de soignants a deux cibles, les gouvernants et les non-vaccinés. Ils reprochent au gouvernement de ne pas s'être donné les moyens (en dehors des augmentations de salaire significatives mais insuffisantes) de garder le personnel hospitalier et d'accroître le nombre de lits de réanimation et de soins de suite post-réanimation. Et ils râlent contre les personnes informées ayant choisi délibérément de ne pas se faire vacciner.

Un vrai-faux problème est celui posé par les 500.000 personnes de plus de 80 ans non vaccinées car si, contaminées, elles développent une forme grave, elles ne pourront pas hélas bénéficier d'une réanimation qui relèverait pour la plupart d'entre elles d'un acharnement thérapeutique déraisonnable. Pour les autres, il est utile de rappeler que les soignants soignent en fonction des besoins des patients, sans autre considération, c'est-à-dire sans faire intervenir leur jugement sur les convictions politiques et religieuses de leurs patients ou sur leurs croyances ou représentations ou sur leurs comportements de santé, prévoyants ou non, observants ou non.

Les médecins prêtent pour cela le serment d'Hippocrate. Cela ne veut pas dire qu'ils n'ont pas un jugement "moral", mais que ce jugement ne doit pas intervenir dans leur relation avec le patient et influencer leurs décisions. Mais ce rappel éthique ne gomme pas la question du tri quand il n'y a qu'un lit pour deux patients relevant tous deux de la réanimation.

Auquel donner la priorité? C'est aux soignants de décider collégialement, mais cela devrait être aux sociétés savantes, aux agences indépendantes, aux comités d'éthique et, au-delà, à la société dans son ensemble et à ses élus de débattre des principes qui doivent guider les soignants. Parmi ces principes doit figurer le nombre de vies sauvées par unité de moyens mobilisés, sachant que la durée moyenne de séjour en réanimation des patients hors Covid est de quatre à cinq jours alors que la durée moyenne pour les patients Covid est de deux à trois semaines.

Ces réanimations longues engagent le pronostic vital des patients et, pour éviter le constat quotidien des réanimateurs "accueillant chaque jour des patients arrivant dans un état de détresse regrettant amèrement leur décision inconsciente de ne pas se faire vacciner", il serait bon de conseiller systématiquement à toute personne adulte refusant de se faire vacciner de rédiger des directives anticipées pour dire si elle souhaite ou non être réanimée en cas de forme grave de Covid. Une personne revendiquant le libre choix de ne pas se faire vacciner ne devrait-elle pas assumer en cohérence son libre choix de ne pas se faire réanimer?"
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MessageSujet: Re: 2022 fin de vie   2022 fin de vie Icon_minitime03.01.22 12:30

[size=39]Françoise Hardy vulnérable et en fin de vie, ses déclarations fracassantes et poignantes[/size]

Pour Françoise Hardy, le confinement n’a pas été une nouveauté. L’enfermement, elle le connaît depuis très longtemps maintenant


Valerie Hommez il y a environ 16 heures (02/01/2022)


Interrogée par les journalistes du Journal du dimanche, Françoise Hardy se confie comme jamais. En effet, l’éternelle compagne de Jacques Dutronc évoque sa maladie, mais également ses conséquences. Elle précise ainsi que dans sa situation, la pandémie n’a pas changé grand-chose puisqu’elle vivait déjà confinée depuis bien plus longtemps. Objeko vous explique tout dans les moindres détails.

Françoise Hardy : déjà privée de certaines libertés en raison du mal qui la ronge


Une femme et une artiste hors norme


Comme chaque année à la même époque, le Top 50 des personnalités préférées des Français fait son apparition. À la suite d’une enquête d’opinion, il est effectivement possible d’établir la liste des stars qui entretiennent une relation privilégiée avec le public. Parmi toutes celles qui arrivent dans le haut du panier, Françoise Hardy n’a pas à rougir de son classement. En effet, la chanteuse et compositrice continue de garder une place à part dans le cœur de ses fans. Des admirateurs qui néanmoins sont certainement très attristés de voir à quel point la mère de Thomas Dutronc est aujourd’hui diminuée.

En effet, depuis plusieurs années, maintenant, Françoise Hardy se bat contre la maladie. Après avoir dû faire face à un cancer, de longues séances de radiothérapie ont malheureusement eu sur elle de terribles effets secondaires. À plusieurs occasions, l’artiste a ainsi avoué connaître de lourdes difficultés, notamment pour s’alimenter. Désormais incapable de produire de la salive ou de déglutir de manière normale, la préparation de repas spéciaux lui prend un nombre incalculable d’heures par jour. Autrement dit, elle est presque tout le temps enfermée chez elle. Récemment interrogée sur le sujet, mais également sur la Covid-19, elle reconnaît ainsi que pour elle, la pandémie n’a pas profondément modifié son quotidien : « Elle n’a pas changé ma façon de vivre puisque, à cause des effets secondaires de 45 radiothérapies qui ont traversé ma tête et d’une immunothérapie, je vis confinée depuis trois ans”.

Un stress en plus

Cependant, si Françoise Hardy n’a pas véritablement ressenti le poids des confinements, elle reconnaît que la pandémie mondiale que nous vivons a eu un impact sur le moral des gens et sur le sien. Elle précise effectivement qu’il existe désormais un climat anxiogène qui bien évidemment n’est pas propice au développement d’un certain bonheur. Elle aussi ressent d’ailleurs ce stress permanent qui règne au-dessus de nos têtes. La chanteuse espère donc que 2022 commencera de meilleure manière afin de permettre à tout le monde de souffler un peu. Néanmoins, elle semble avoir peu d’espoir sur sa propre situation.

Même si son fils parle d’une femme dont les jours ne sont pas en danger, Françoise Hardy paraît ne plus avoir beaucoup d’espoir sur l’avenir. Dans un entretien accordé au journal Le Parisien, Thomas Dutronc évoquait bien les problèmes de sa mère sans pour autant pouvoir imaginer qu’elle pourrait disparaître bientôt. Une vision de la situation qui tranche avec celle de la septuagénaire qui de son côté imagine déjà le pire. Raison pour laquelle elle a pris ses dispositions. Objeko vous en dit plus.
En paix

Visiblement consciente que pour elle l’existence ne sera plus très longue, Françoise Hardy a déjà fait son testament depuis bien longtemps. En plus d’avoir tout fait pour protéger légalement ses proches et particulièrement son enfant, elle a également beaucoup réfléchi à la meilleure manière de partir. La star a d’ailleurs beaucoup de mal de se faire à l’idée de ne pas pouvoir réellement choisir comment elle pourra s’en aller. Elle regrette effectivement que la France n’autorise pas l’euthanasie lorsque cela devient nécessaire. Quant à l’hypothèse qu’un médecin accepte néanmoins de l’aider de cette façon, elle n’a aucun espoir et ne se fait pas beaucoup d’illusions. Il est ainsi peu probable qu’un professionnel de santé prenne le risque de poser ce geste sur une célébrité de son envergure. Médiatiquement et juridiquement, les conséquences pourraient être importantes.

En résumé, Françoise Hardy essaie pour l’instant de continuer à savourer l’existence même si bien naturellement, son quotidien semble extrêmement pénible à vivre. Même s’il s’agit d’une faible consolation, elle peut néanmoins constater que beaucoup d’admirateurs continuent de penser à elle en la plaçant en haut de la liste des personnalités préférées des Français. Une femme, une artiste, une mère qui auront tout au long de sa vie dégagée une véritable sérénité apparente malgré tous les problèmes qu’il aura dû rencontrer. Il reste donc à espérer qu’elle puisse se battre le plus longtemps possible aussi bien pour ceux qui la suivent depuis plusieurs décennies tout comme pour sa famille. Mais pour Françoise Hardy, il n’est pas question de souffrir inutilement et semble ne pas vouloir s’acharner lorsque le temps sera venu.
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MessageSujet: Re: 2022 fin de vie   2022 fin de vie Icon_minitime05.01.22 18:07

Euthanasie : «pour les proches, il s'agit de deuils à haut risque»
Par Coline Renault
Publié le 09/04/2021 à 18:46, mis à jour le 09/04/2021 à 19:42
Les proches des personnes qui demandent l'euthanasie se retrouvent parfois dans des situations compliquées.
Les proches des personnes qui demandent l'euthanasie se retrouvent parfois dans des situations compliquées. Fred DUFOUR / AFP
ENTRETIEN - Pour la psychiatre et présidente de la société française de thanatologie Marie-Frédérique Bacqué, l'euthanasie confronte les proches du malade à une réalité de la mort à laquelle ils ne sont pas forcément préparés.

Une mort choisie entraîne-t-elle des deuils apaisés ? La réalité est plus compliquée, à en croire Marie-Frédérique Bacqué, professeure de psychopathologie à l'université de Strasbourg et présidente de la société française de thanatologie. L’euthanasie, souvent abordée du point de vue de la liberté du mourant, entraîne au sein des familles un face-à-face avec la mort auquel la société n’est pas forcément préparée.

À LIRE AUSSIMichel Houellebecq: «Une civilisation qui légalise l’euthanasie perd tout droit au respect»

LE FIGARO - Quelle est la spécificité des deuils par euthanasie ?

MARIE-FREDERIQUE BACQUÉ - Choisir sa mort implique un certain nombre de choix : à savoir où, quand et comment. Cela engage directement ou indirectement les familles, et un grand travail de médiation qui ne peut être effectué que par le patient. Depuis la loi du 4 mars 2002, relative au droit des malades, les médecins ne sont pas habilités à donner des informations confidentielles aux familles. Or, ce dialogue entre le patient informé et sa famille peut être très difficile. Les patients procèdent par métaphore, et ont parfois du mal à formuler clairement qu’il n’y a plus d’espoir. Par exemple, des patriarches peuvent éviter d’aborder franchement leur impuissance, ce qui entretient l’espoir de leurs proches. D’autres craignent que leur faiblesse n’engendre des situations d’usurpation et gardent donc le mystère autour de leur santé. Les fins de vie sont souvent l’heure des révélations de secrets de famille et de situations de crises en tout genre. Ce sont rarement des contextes apaisés et cela peut engendrer des sentiments contradictoires.

Même lorsqu'une personne accepte la décision d'un proche, elle peut développer une culpabilité inconsciente

Marie-Frédérique Bacqué
Quels sont ces sentiments contradictoires ?

Même lorsqu’une personne accepte la décision de mourir d’un proche, elle peut développer une culpabilité inconsciente, encore plus forte que dans le cadre d’un décès «naturel». Un conjoint va par exemple se demander ce qu’il a pu faire ou ne pas faire pour arriver à cette situation d’une action qui précipite la mort. Est-ce qu’il a choisi le bon médecin ? Est-ce qu’il a suffisamment accompagné et pris soin du malade ? La décision implique d’accepter l'irréversibilité de la mort, et notre société n’est absolument pas prête à cela.

À VOIR AUSSI - «L'euthanasie ne retirera pas le tragique de l'existence», confie ce médecin en soins palliatifs

«L’euthanasie ne retirera pas le tragique de l’existence», confie ce médecin en soins palliatifs

Pourtant, ces fins «choisies» permettent d’anticiper la mort…

Le problème, c’est que les familles ne sont pas préparées à ce qu’est concrètement la mort. Elles s’imaginent que la sédation profonde va plonger leur proche dans un sommeil calme, rapide et apaisé, alors que ce n’est pas toujours le cas. Des patients jeunes peuvent être pris de convulsion, de râles et autres phénomènes de l'agonie parfois impressionnants qui ne sont pas anticipés. Cette sédation n’est pas toujours pacificatrice et peut engendrer un certain nombre de déconvenues. Il faudrait pouvoir en discuter très concrètement avant, ce qui est incompatible avec le temps de travail des soignants.

Un des arguments pour l'euthanasie est « la liberté » Mais c'est faux, on n'est jamais libre et seul face à sa mort. On s'inscrit dans un milieu familial, affectif, amical, qui doit être pris en compte

Marie-Frédérique Bacqué
À LIRE AUSSILuc Ferry: «Non à l’euthanasie»

Quelle place doit occuper la famille dans ces choix ?

C’est une décision intime et strictement personnelle, que la famille doit accepter… Tout en étant impliquée. Un des principaux arguments pour l’euthanasie est «la liberté» : «je suis libre, je veux décider de ma mort». Mais c’est faux, on n’est jamais libre et seul face à sa mort. On s’inscrit dans un milieu familial, affectif, amical, qui doit être pris en compte. C’est pour cela que les familles se déchirent, comme dans le cas de l’affaire Vincent Lambert. Sa femme témoignait des volontés de son mari, contre l’avis des parents. Ces situations doivent être clairement discutées et anticipées. Mais la mort, aujourd’hui, n’est plus considérée comme un événement collectif.

C’est-à-dire ?

Autrefois, les familles, et plus particulièrement les femmes, prenaient automatiquement part à la fin de vie. Tout individu avait déjà rencontré un mourant et bénéficiait des enseignements familiaux à ce sujet, par exemple, avec les toilettes mortuaires. Les générations cohabitaient et le savoir de la mort était partagé au sein du foyer. Aujourd’hui, c’est devenu une situation totalement inconnue, qui effraie. La société veut s’y confronter avec l’euthanasie, mais elle n’y est pas forcément prête.

La rédaction vous conseille
Michel Houellebecq: «Une civilisation qui légalise l’euthanasie perd tout droit au respect»
Ces médecins inquiets de la proposition de loi sur l’euthanasie

https://www.lefigaro.fr/actualite-france/euthanasie-pour-les-proches-il-s-agit-de-deuils-a-haut-risque-20210409
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MessageSujet: Re: 2022 fin de vie   2022 fin de vie Icon_minitime06.01.22 21:47

Le Mans : Un médecin exerçant en soins palliatifs soupçonné de plusieurs meurtres de patients
ENQUETE L’homme, âgé d’une quarantaine d’années, a été interpellé mardi. Il avait été radié par le Conseil de l'Ordre en mai, mais a pu exercer jusqu’en octobre

Caroline Politi

Publié le 06/01/22 à 18h40 — Mis à jour le 06/01/22 à 18h40

Un homme est soupçonné de plusieurs meurtres de patients au Pôle Santé Sud du Mans (image d'illustration) — Fred DUFOUR / AFP
Des injections de produits non autorisés à des doses létales. Depuis plusieurs mois, la justice enquête sur des soupçons d’euthanasie dans le service des soins palliatifs du Pôle Santé Sud du Mans, dans la Sarthe. Ce jeudi, un médecin d’une quarantaine d’années ayant travaillé entre février et octobre 2020 dans ce service a été présenté à un juge d’instruction en vue d’une mise en examen. Il est soupçonné de deux meurtres​, mais les dossiers de 23 autres patients, décédés alors qu’il exerçait, sont encore à l’étude.

L’affaire démarre fin 2020 lorsque la clinique, alertée par plusieurs collègues de ce médecin, fait un signalement au Conseil de l'Ordre. Plusieurs praticiens affirment en effet l’avoir vu administrer à des patients des cocktails médicamenteux hautement toxiques, notamment du Propofol à haute dose, sans respecter les protocoles de la loi Léonetti, qui encadre la fin de vie. Deux dossiers, en particulier, révèlent de graves dysfonctionnements.

Radié en mai 2021
En mai 2021, le praticien est radié par le Conseil de l'Ordre. Cette décision, pourtant, ne sera effective qu’en octobre 2021. Depuis son départ un an auparavant, en octobre 2020, de la clinique du Mans, l’homme a donc pu exercer dans d’autres structures, notamment de soins palliatifs. En parallèle, un signalement est fait au procureur qui ouvre une information judiciaire. « Toute la difficulté dans ce genre d’affaires où les patients sont en fin de vie est de déterminer dans quelles circonstances sont réellement mortes les victimes », précise une source proche de l’enquête.

Il convient ainsi de diligenter des expertises pour tous les patients traités par ce praticien, afin de savoir s’ils ont été traités selon les règles dictées par les protocoles. Les expertises ont d’ores et déjà confirmé les doutes de l’Ordre des médecins sur les deux premiers patients concernés.

Interpellé mardi près de Rouen, l’homme a nié en garde à vue les faits qui lui sont reprochés. Les investigations se poursuivent pour tenter de déterminer si d’autres décès, notamment dans les autres structures dans lesquelles il a travaillé, sont suspects.
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MessageSujet: Re: 2022 fin de vie   2022 fin de vie Icon_minitime12.01.22 16:02

Fin de vie : le dernier voyage de Paul, qui a eu recours au suicide assisté en Suisse
DOCUMENT RTL - À 84 ans, Paul a décidé de mettre fin à sa vie en Suisse, où le suicide assisté est autorisé. Un parcours réalisé aux côtés de sa fille, sa petite-fille et d'une association locale.

Paul s'est envolé pour son dernier voyage depuis une chambre de l’association suisse Eternal Spirit, qui l'a accompagné tout au long de son parcours.
Paul s'est envolé pour son dernier voyage depuis une chambre de l’association suisse Eternal Spirit, qui l'a accompagné tout au long de son parcours.
Crédit : Nicolas Burnens / RTL
Fin de vie : le dernier voyage de Paul, qui a eu recours au suicide assisté en Suisse
06:00
Écouter
Nicolas Burnens - édité par Florine Boukhelifa
publié le 12/01/2022 à 07:28 - mis à jour le 12/01/2022 à 07:42
C'est un sujet sensible peu ou pas abordé dans la campagne présidentielle : la fin de vie. Ce mercredi 12 janvier, RTL vous propose de suivre le parcours de Paul, un Français de 84 ans, qui a décidé de recourir au suicide assisté en Suisse, où cette pratique est autorisée. Originaire de l'île de la Réunion, l'homme a parcouru près de 10.000 kilomètres, accompagné de sa fille et de sa petite-fille, pour son dernier voyage.

Paul a choisi un petit hôtel situé à la sortie de Bâle, à quelques kilomètres de la frontière française. Il a atterri, le matin même de son premier rendez-vous, en avion, malgré les restrictions sanitaires imposées aux étrangers. Cheveux blancs, regard malicieux, le vieil homme est assis sur son lit pour répondre aux questions du médecin mandaté par Eternal Spirit, l’association suisse qui va l'aider à mourir.

Après lui avoir demandé de répéter une suite de chiffres ou encore la date de naissance de sa fille cadette, le médecin entre dans le vif du sujet : "Quand avez-vous commencé à réfléchir au suicide assisté ?", lui demande-t-il alors. "Le jour de la mort de ma femme, le 30 juillet 2020", répond Paul avant de préciser : "J'avais pensé à me suicider, mais si je me loupais, c'était pire pour mes enfants et mes petits-enfants".


Paul et sa femme Marilou, décédée en juillet 2020.
Paul et sa femme Marilou, décédée en juillet 2020.
Crédit : Archives personnelles de la famille de Paul
À 84 ans, Paul est lucide, mais commence à perdre la mémoire. S'il n’est pas atteint d’une maladie mortelle, il souffre de camptocormie, un handicap qui le fait marcher plié en deux et l’épuise, comme d’autres pathologies liées à son âge. "C'est une souffrance permanente, je n'ai plus aucune joie de poursuivre cette vie. J'ai vu des personnes âgées et d'autres se dévouer pour elles, ce n'est pas une vie", explique-t-il. "Là je m'en vais, je vais leur faire beaucoup de peine, mais ce sera une fois et définitivement. Je les 'libère'".

À écouter aussi
Caroline Dublanche présente "Parlons-Nous" sur RTL de 22h30 à 1h30
Parlons-Nous
Jenifer doit assumer la fin de vie de son père, qu'elle n'a pas connu
04/05/2020 à 23:00 - 36m25s

En Suisse, le suicide assisté est très encadré. La personne doit être capable de discernement, son désir de mourir doit découler d’une grave souffrance.

"Je savais très bien que c'était sa décision, ce qu'il voulait. Nous ne sommes pas du tout en train de pleurer toute la journée", indique Maryline, la fille de Paul. Pour celle qui a vu l’état de son père se dégrader, "il aurait été insupportable de rester à La Réunion et de savoir qu'il partait sans que je sois à ses côtés". "Je pense que c'est ça la meilleure préparation : se dire qu'on est avec eux jusqu'au bout et avoir le temps de leur dire ce qu'on avait envie de leur dire", poursuit-elle.

"C'est un acte d'amour"
Pour payer le voyage et s'acquitter des 10.000 euros demandés par l'association, qui ne fait pas de bénéfices, Paul a vendu sa maison. Il aurait préféré mourir, chez lui, sur l’île de La Réunion, mais la France ne reconnaît pas ce droit. Il faut "changer la loi pour que les personnes aient le choix du reste de leur vie, que ce choix de partir soit reconnu", affirme l'homme, qui espère que son témoignage changera cette situation.

"J'ai eu de la chance puisqu'on m'a compris, on m'a aidé, ce que beaucoup de personnes n'ont hélas pas. De savoir que je ne vais plus être un poids, ça me soulage énormément, parce que je les aime. J'aime ma fille, j'aime ma petite-fille. Ce n'est pas triste non, c'est un acte d'amour", ajoute-t-il.

La veille de sa mort, Barbara et Chantal, les deux infirmières de l’association, effectuent une ultime visite pour une ultime discussion dans la chambre 307. Paul, lui, est de bonne humeur, souriant. "J'ai besoin d'une signature pour le médicament", explique Barbara, qui va lui mettre "un robinet". "Une fois que vous l'avez ouvert, cela dure à peu près trente secondes jusqu'à vous endormir. Après cinq minutes, vous dormez très très profondément. C'est comme une anesthésie, vous ne sentez rien du tout", détaille-t-elle.

Paul s'est envolé pour son dernier voyage depuis une chambre de l’association suisse Eternal Spirit, qui l'a accompagné tout au long de son parcours.
Paul s'est envolé pour son dernier voyage depuis une chambre de l’association suisse Eternal Spirit, qui l'a accompagné tout au long de son parcours.
Crédit : Nicolas Burnens / RTL
Cette grande femme blonde aux yeux bleus a longtemps travaillé dans les soins palliatifs, avant d'aider des malades à mourir. Paul "veut mourir en sécurité, pour finir sa vie avec dignité. Je pense que notre médecine va très très loin, mais parfois des personnes sont comme devant un mur, on ne peut plus rien faire, alors on les laisse et je trouve que c'est aussi une réponse de la médecine", déclare l'infirmière.

Il arrive que certains soient trop affaiblis pour pouvoir accomplir eux-mêmes le geste fatal, une obligation exigée par la loi. Ils doivent alors rentrer chez eux avec le désespoir d’avoir dû renoncer. Pour ceux qui peuvent aller jusqu'au bout, les dernières questions posées sont filmées pour les autorités, en cas de litige.

"Je vous souhaite un très bon voyage"
Ce moment si particulier est souvent une expérience intime. Le dernier matin de sa vie, Paul s’est soigneusement rasé, a revêtu sa chemise préférée, bleue à rayures. Délicatement, Maryline lui a déposé quelques gouttes du parfum de sa mère dans le cou. Ils ont ensuite pris le petit déjeuner ensemble, composé de fromage, d'œufs brouillés et de bacon, avant de rejoindre l’appartement loué par l’association, composé d'une petite cuisine, d'un lit, d'un canapé et d'une bibliothèque. Paul s’est alors allongé, aidé par Barbara.

"Je lui ai mis la perfusion quand il était prêt. Nous avons ensuite mis le produit, posé les quatre questions pour le film, pour la police. Puis je lui ai dit 'je vous souhaite un très bon voyage'", rapporte l'infirmière. Avec sa main, Paul a ouvert la perfusion. À ses côtés, Laure, sa petite-fille et Maryline, lui caressaient tendrement le visage. Et finalement, à 11h50, son cœur s’est arrêté.

"On a dit plein de choses à papa mais rapidement parce qu'il était fatigué et avait hâte de partir. On savait qu'il allait retrouver maman. Je suis contente pour lui, c'est pour ça qu'on l'a fait. C'est ça que je garde comme image. Papa s'était préparé. Je ne me plains pas, ça n'empêche pas d'être malheureuse, mais je ne me plains pas", raconte, très émue, Maryline.

La famille est restée jusqu’au bout. Elle a ensuite attendu l’arrivée du médecin légiste, de la police et des pompes funèbres. Les cendres de Paul arriveront seront ensuite rapatriées sur l’île de La Réunion, qu'il aimait tant, auprès de celles de son épouse.
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MessageSujet: Re: 2022 fin de vie   2022 fin de vie Icon_minitime14.01.22 23:02

On aurait dit que s'il y avait la légalisation d'une aide active à mourir, cela mettrait la pression sur les gens en les obligeant à y penser et à faire un choix anticipé...
mais... parce que Jean Léonetti ne met aucune pression ????????? je ne pige pas... cela fait 17 ans que ce bonhomme gère la fin de vie en France.....
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MessageSujet: Re: 2022 fin de vie   2022 fin de vie Icon_minitime20.01.22 9:55

Ça veut dire quoi, mourir de vieillesse? Slate.fr
Lucie Inland — Édité par Hanna Devaud — 19 janvier 2022 à 13h10

Médicalement, on ne meurt pas de vieillesse. Mais elle peut être le catalyseur de problèmes médicaux ou sociaux déjà existants.
«Mourir de vieillesse, c'est une mort rare, singulière et extraordinaire et d'autant moins naturelle que les autres», écrivait Montaigne. | Danie Franco via Unsplash
«Mourir de vieillesse, c'est une mort rare, singulière et extraordinaire et d'autant moins naturelle que les autres», écrivait Montaigne. | Danie Franco via Unsplash

Beaucoup de personnes ont dans leur entourage au moins une personne décédée à un âge avancé. L'espérance de vie à la naissance en France a fortement augmenté depuis le siècle dernier, à l'exception des deux guerres mondiales et de la pandémie de Covid-19: en 2020, elle était de 79,2 ans pour les hommes et 85,3 ans pour les femmes. Il est courant de dire de ces personnes qu'elles meurent de vieillesse. Mais que se cache-t-il derrière cette expression? Est-ce que ça signifie qu'un organe vital, comme le cœur ou le cerveau, cesse de fonctionner? Est-ce une mort douloureuse, ou, contrairement à la maladie, un accident sans souffrance?

La première figure historique à être morte de vieillesse est Moïse. Dans Vivre avec nos morts, l'autrice et rabbin Delphine Horvilleur raconte cette fin de vie unique. Le prophète hébreu meurt au mont Moab en Jordanie à l'âge de 120 ans, après avoir rencontré son Dieu et vu, sans pouvoir y accéder, sa terre promise [Deutéronome 34.1-12]. «Son œil ne s'était pas affaibli et sa vigueur ne l'avait pas quitté» malgré son grand âge et une vie sans repos. Son décès survient «selon la parole de l'Éternel» et personne n'en saura davantage, puisque le secret se prolonge jusqu'à l'emplacement de sa tombe, sans expertise médico-légale préalable.

Delphine Horvilleur explique que la réponse est «dans un terme du verset»: «Moïse a quitté ce monde, embrassé par Dieu. Et dans ce baiser divin, il a rendu l'âme. […] [L'Éternel] récupère ainsi l'âme de Moïse, de la façon la plus tendre qui soit, et la mieux inspirée. Personne n'a, depuis lors, connu ce traitement de faveur et quitté ce monde dans une pareille embrassade, mais chacun se le souhaite.» Cette mort apaisée, loin de toute souffrance causée par la maladie ou l'angoisse, et sans le spectacle de celle-ci donné à ses proches –absents lors de son dernier souffle–, est probablement le premier archétype de la mort de vieillesse, mais aussi un mystère tenace pour les exégètes.

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Pour la chercheuse en thanatologie Juliette Cazes: «Mourir de vieillesse, ça veut un peu tout et rien dire. Derrière, on a bien souvent des causes uniques ou polypathologiques», c'est-à-dire plusieurs pathologies n'engageant pas le pronostic vital comme l'hypertension, l'insuffisance cardiaque ou respiratoire, ou encore le diabète. «C'est un peu le vieux fantasme de la mort dans son sommeil au chaud dans son lit», comme notre grand-père ayant succombé à un arrêt cardiaque alors qu'il dormait, après un bon dîner en famille, le visage à jamais apaisé. «Dans les faits, on a plein de façons différentes de mourir de vieillesse, sans oublier les maladies qui n'ont jamais été détectées. Ça fait partie des sujets mystérieux autour de la mort qui n'ont pas de bonne réponse.» Ce n'est pas la vieillesse qui a emporté notre aîné mais son cœur qui s'est arrêté de battre, après une vie de labeur et quelques circonstances aggravantes (tabagisme, alcool, séquelles respiratoires liées à la guerre, dépression).

Le mystérieux paramètre de la nature
En effet, la vieillesse est un état et non pas une maladie, elle n'entre donc pas dans les causes de mortalité listées par l'OMS, ni dans un rapport d'aucun médecin constatant un décès ou réalisant une autopsie. Ce qui veut dire qu'on ne meurt médicalement pas de vieillesse. Mais elle peut être le catalyseur de problèmes médicaux et/ou sociaux déjà existants avant ce dernier état de vie.

Ainsi, dans le rapport 2013 de l'Observatoire national de la fin de vie intitulé «Fin de vie des personnes âgées» sont abordés deux points incontournables: le handicap et la santé mentale. À travers l'exemple d'Andrée, déficiente intellectuelle et souffrant d'insuffisance rénale, est explicité que «plus encore que pour la population générale, l'espérance de vie des personnes handicapées augmente considérablement, et cela se traduit par l'“avancée en âge” de personnes présentant un grand déficit d'autonomie lié au (poly)handicap, auquel viennent se surajouter des problèmes liés à l'âge et aux maladies. Pourtant, on se sait presque rien de la fin de vie des personnes handicapées, que ce handicap soit physique, mental ou psychique.»

Les retards ou défauts de prise en charge de la douleur sont imputés à une différence d'expression de celle-ci, révélant le besoin de former les personnels afin de dépasser ce biais validiste.

«Le suicide est l'une des principales causes de décès de la personne âgée, avec le cancer et les maladies cardio-vasculaires.»
Rapport 2013 de l'Observatoire national de la fin de vie
Autre impensé: celui de la dépression et du suicide chez les personnes vieillissantes. «La dépression ne serait pas repérée chez plus de 40% des sujets âgés de 75 ans et plus, certaines publications estiment à 60-70% la méconnaissance, la négligence ou le non traitement des états dépressifs chez les personnes très âgées. La dépression est en effet souvent masquée et peu prise en compte, du fait d'un processus de banalisation sociale, qui l'identifie à une sorte “de tristesse légitime du vieillard”», peut-on lire dans le rapport de l'Observatoire national de la fin de vie.

La dépression pèse sur la durée de vie et le risque de passage à l'acte suicidaire, «y compris en Ehpad». Le texte rappelle que «le suicide est l'une des principales causes de décès de la personne âgée, avec le cancer et les maladies cardio-vasculaires. En France, en 2010, 2.873 personnes de plus de 65 ans ont mis fin à leurs jours. C'est près de 30% du total des suicides en France, alors que les plus de 65 ans constituent environ 20% de la population française.» À noter que certains de ces suicides sont considérés comme des morts naturelles.

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Même si personne ne sait au juste ce que mourir de vieillesse signifie, la clé de voûte de cette fin de vie enviée est la question de la gestion de la souffrance. Dans Les critères du bien mourir, le professeur en sociologie Pascal Hintermeyer expose la «voie étroite entre mort prématurée et mort prolongée», celle survenant trop tôt ou de façon trop annoncée –même des enfants meurent de vieillesse, à cause du syndrome de Hutchinson-Gilford ou progéria– ou au contraire de manière trop retardée par l'acharnement thérapeutique. Tout est une question d'équilibre entre l'état pathologique de la personne vieillissante et le mystérieux paramètre de la nature faisant expirer les vies, puisque tout le monde ne le trouve pas seul, contrairement à notre grand-père décédé au creux de son lit.

«Mourir de vieillesse, c'est une mort rare, singulière et extraordinaire et d'autant moins naturelle que les autres; c'est la dernière et extrême sorte de mourir; plus elle est éloignée de nous, d'autant est-elle moins espérable; c'est bien la borne au-delà de laquelle nous n'irons pas, et que la loi de nature a prescrite pour n'être point outrepassée; mais c'est un bien rare privilège de nous faire durer jusque-là.» Ces mots sont de Michel de Montaigne (De l'âge, Les Essais, 1595), qui n'a pas eu l'occasion d'expérimenter ce qu'il a décrit –il est mort à l'âge de 59 ans d'un œdème à la gorge. À défaut de percer les secrets de cette façon de mourir, nous avons déjà matière à améliorer ce que nous savons déjà sur la fin de vie de nos aînés, en particulier dans des situations qui les fragilisent particulièrement.
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MessageSujet: Re: 2022 fin de vie   2022 fin de vie Icon_minitime21.01.22 0:34

Quatre députés du Doubs signent une tribune en faveur d’une "fin de vie libre"
Publié le 20/01/2022 - 15:37
Mis à jour le 20/01/2022 - 15:38

Les Jeunes avec Macron (JAM) de Bourgogne-Franche-Comté ont rédigé ce mois de janvier 2022 une tribune afin de ramener dans le débat national la question du choix de la fin de vie. Fannette Charvier, Eric Alauzet, Denis Sommer et Frédéric Barbier, députés du Doubs, ont co-signé cette dernière.

© Alexane Alfaro
© JAM/ Twitter
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"Dans une période où la question de la liberté est sur toutes les lèvres quand il s’agit d’urgence sanitaire, il est impossible de nier sans marquer de cohérence qu’elle est toutes aussi présente lorsque l’on parle du choix de chacun de mourir dans la dignité", peut-on lire dans la Tribune des Jeunes avec Macron.

Un sujet qui ne "doit plus être tabou"
Selon les JAM de Bourgogne-Franche-Comté, ce sujet ne "soit plus être tabou" : "Ce sujet nous concerne tous et doit faire l’objet d’un débat lors de l’élection présidentielle", précisent-ils.

Un débat relancé après le décès de Paulette Guinchard
Paulette Guinchard, ancienne secrétaire d'Etat aux personnes âgées, à l'initiative notamment de l'Allocation personnalisée d'autonomie (APA), est décédée en mars 2021 à l'âge de 71 ans après avoir eu recours au suicide assisté.

La mort de cette figure de la vie politique avait alors relancé le débat. Marie-Guite Dufay, présidente de la Région Bourgogne-Franche-Comté, avait également signé une tribune publiée dans Libération.

Elle expliquait : "La loi doit évoluer. Elle n’est pas suffisante pour honorer les volontés de celles et ceux, lucides, qui souffrent et se savent condamnés (...) je sais la difficulté de ce débat, car il interroge chacune et chacun d’entre nous sur son rapport intime à la vie et à la mort. Mais la mort fait partie de la vie, et nos conditions de mort valent bien un débat égal à ceux que nous avons sur nos conditions de vie".

Que dit la loi en France ?
La loi Claeys-Leonetti permet l'arrêt des traitements après consultation et avec l'accord de tous les membres de la famille présente. Datant du 2 février 2016, cette loi autorise la sédation profonde et continue pour les personnes dont le pronostic vital est engagé à court terme.
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