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 2021 fin de vie

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MessageSujet: Re: 2021 fin de vie   2021 fin de vie - Page 5 Icon_minitime09.05.21 17:37

Fin de vie: enfin légiférer pour l'aide active à mourir
15 AVR. 2021 PAR GEORGES-ANDRÉ BLOG : VIVRE DEBOUT ! ...
Après le speed-dating sur la fin de vie de ce 8 avril sur la PPL d'Olivier Falorni, caricature de débat soumis au blocage de milliers d'amendements de députés LR, l'opposition des éternels arguments contre le droit pour toute aide active à mourir revient à la charge ici même. J'y réponds et resitue le débat qui ne peut plus qu'être pour légiférer non pas, peut-être, un jour lointain, si, quand...

Ce 8 avril et pas un jour de plus, la proposition de loi du député Radical de Gauche Olivier Falorni a « bénéficié » de la niche parlementaire, qui limite à une journée les discussions sur les propositions de loi choisies par les groupes d’opposition. Evidemment, face à l'obstruction de 4000 amendements, à minuit, la discussion a pris fin. Les questions demeurent. Lire ici.

Cette P.P.L. a ravivé dans les médias la question de la fin de vie et en particulier de l'euthanasie. Isabelle Marin (« ancienne responsable de l’EMSP de Delafontaine 93, coordinatrice du LAM Olympiades, ancienne secrétaire  général de la SFAP » = soins palliatifs) a publié sur Médiapart un premier billet «L'euthanasie est-elle de gauche? » (1) qui présente la position traditionnelle de la sphère soins palliatifs contre l'euthanasie (traditionnelle aussi pour le suicide assisté) avec un angle d'attaque quelque peu inédit qui invite donc à lire et à discuter.

Je précise mon positionnement : depuis 2010 exactement, après maintes interrogations depuis des dizaines d'années, à la faveur d'un cancer impromptu, quasiment vexant, je suis favorable à la fin de vie qui inclut le choix possible d'euthanasie et de suicide assisté, y compris hors fin de vie avancée. Je ne suis adhérent actuellement d'aucune organisation, ADMD, Le Choix ou Ultime Liberté après un passage à l'ADMD puis Ultime Liberté qui ne me laissent pas que des bons souvenirs, question de gouvernance.

Débat ou débat interdit ?

Dès le quatrième paragraphe cette interrogation liminaire semble remplacée par une toute autre interrogation, empruntée à la coqueluche extrémiste et cynique Zemmour-Houellebec-etc : « L’euthanasie pourrait être un signe d’inhumanité » A cette hauteur de vue, la question donne une idée du débat sous-jacent vu par sa rédactrice : pas la gauche mais humanité/inhumanité. Une toute autre question qui prend l'extrême pour la bonne question. Etrange ! On a déjà entendu cette musique : bonne question, pas bonne réponse.

Certes on peut attendre d'une pointure des soins palliatifs, une défense des soins palliatifs mais surtout le refus absolu, à tout prix, de l'euthanasie comme du suicide assisté qui, étrangement, ne fait pas partie de la réflexion proposée. Pourquoi ce billet ne parle-t-il pas de suicide assisté ? Réduire le débat sur la fin de vie à l'euthanasie est singulièrement réducteur y compris et d'abord par rapport aux partisans et organisations favorables à cette liberté finale qui veulent tout autant le développement des soins palliatifs. Peut-être au fond, est-ce seulement pour davantage frapper les esprits avec ce mot «  euthanasie » qui peut faire peur. Surfer sur la peur, on connaît. Nous savons bien que la demande d'une fin de vie de ce type formulée en soins palliatifs est, pour le moins, mal reçu par les soignants (2) comme un discrédit jeté sur leurs compétences, leurs missions, leur engagement.

L'amalgame avec la référence aux pratiques nazies

La fin de vie et la liberté de sa fin de vie est l'enjeu de ce débat, non la seule euthanasie dont le rappel de son utilisation par l'état Nazi discrédite discrètement mais fermement tout débat, le referme à peine ouvert : les nazis l'ont fait, c'est donc tabou et euthanasie condamnable à jamais. C'est mettre de côté que l'euthanasie nazie était un crime d'état, ordonné, programmé par l'état nazi. L'euthanasie demandée aujourd'hui est surtout la demande que l'état ne se mêle pas pour décider à la place des gens, hors de légiférer pour une loi qui donne une procédure valable. Le choix de fin de vie revient à la seule personne en fin de vie ou aux dispositions qu'elle a pu prendre auparavant. Cet amalgame, simple rappel sans doute, instille un dynamitage du débat qui ne peut dès lors avoir lieu qu'avec cet interdit qui est précisément l'objet du débat.

Un débat voulu franco-français

Ainsi tous les pays qui ont légalisé ou dépénalisé avec une procédure stricte, l'aide active à mourir et/ou l'euthanasie seraient dans le camp de l'inhumanité ? Autrement dit, le débat posé ainsi est exclusivement franco-français pour ne pas voir, ne pas entendre, ne pas tirer profit, s'inspirer des pratiques et législations d'autres pays qui ne sont pas moins dignes que nous, certainement plus attentives à une demande sociétale, sauf à nous croire depuis 1789 , le phare du monde. On peut se rapporter à mon billet du 4 octobre 2020 pour en cerner l'étendue, encore que d'autres états ont depuis rejoint ces législations. Lire aussi ici

Parler de logique de consommation à propos de la fin de vie est franchement malhonnête. Quand la fin de vie est là, il n'y a plus de consommation dans la logique capitaliste et consumériste, seulement pour soulager et/ou abréger une souffrance inextinguible (physique ou psychique). Ou alors les soins palliatifs sont encore une consommation ; celle du « jusqu'au bout dans la discrétion du service ».

Une rhétorique opposante qui n'a pas lieu d'être

De nombreuses remarques ou assertions  tentent de convaincre par une rhétorique opposante :

« La gauche peut elle proposer comme remède à la solitude et à l’abandon le droit à la mort ? » Une opposition factice et artificielle pour opposer ce qui ne s'oppose pas. Développer les soins palliatifs et autoriser euthanasie et suicide assisté ne s'opposent pas. « La » gauche ? Quelle gauche ? Les gauches aujourd'hui si fragmentées... y compris divergentes sur ces nouveaux droits.

« Être solidaire avec la fragilité, la revaloriser, l’accompagner et « en même temps », refuser la déchéance et l’indignité et préférer la mort est un discours dont la grammaire nous est familière mais le en même temps est-il bien de gauche ? » Risible de renvoyer ainsi la gauche à la maxime du macronisme comme une contradiction pour susciter un réflexe politique pavlovien sans doute ; macronisme qui n'existe pas tant ce président décide seul (certes il consulte, y compris ses ministres-collaborateurs).

« Quand on est malade, voire en fin de vie, on a besoin de soins et de soignants plus que de loi. »  C'est pas la loi qui décide des soins palliatifs, les règlements et consignes qui décident des protocoles de soins ? Opposition encore factice qui n'est que rhétorique. En fin de vie, on a besoin de soins, de soignants – et surtout pas d'eux seuls - et du respect de la volonté de la personne en fin de vie. « On » n'existe pas. Ce sont les cas douloureux que l'actualité projette au devant de la scène : Vincent Lambert, Anne Bert, Chantal Sébire, Josanne Mercier, Christiane et la maladie de Charcot et tant d'autres anonymes ou pas. Ces personnes ont un nom, un visage, une histoire, une volonté. Ce ne sont pas des numéros, des concepts qui se plient aux arguments de salon. Ils /elles souffrent, savent leur fin terrible. Décider pour eux, pour elles est une offense, une inhumanité corsetée dans un hexagone égoïste et cynique fait chiffre, déclaration, éternels arguments qui opposent, interdisent, font peur. Qui sont ces gens qui de leur hauteur même intellectuelle, même par leur pratique, ignorent qu'elles-mêmes, qu'eux-mêmes en face de leur fin ou celle d'un proche ne voudront peut-être que l'abréger quoiqu'ils et elles aient défendu aujourd'hui ? Mais la mort ce n'est qu'une fois et on ne revient pas dire : « Je me suis trompé.e quoique j'ai pu dire au temps où je croyais savoir.». Le reportage d'Envoyé Spécial du 8 avril (une rediffusion) montre les conséquences et les ravages de cette loi qui ne peut être accouchée en France. Allez dire à Claudette Pierret – elle s'exprime dans ce reportage - qui œuvre sans relâche face à la détresse, qu'elle manque d'humanité, qu'elle favorise la consommation, qu'elle milite pour l'individualisme, alors qu'elle témoigne et agit avec une solidarité concrète – non comme beaucoup dans les mots - au péril de sa santé.

« Le monde d’après sera-t-il ultra libéral, (individus consommateurs et tout puissants) ou solidaire ? » Ignorer la demande ultime de tant de malades chroniques, de tant de malades en fin de vie, est-ce la solidarité  ou la parole déniée, le refus d'une ultime volonté enfermée dans un raisonnement qui interdit ? La gauche rêvée (bien loin !) c'est celle qui ouvre des horizons, conquiert des libertés, renverse les déterminismes et les arguties, a contrario de cette « solidarité de l'interdit », sourde et aveugle, droite dans ses bottes.

Pourquoi la France dans ce retard sociétal ?

Pourquoi la France, tous dirigeants confondus, gauche, droite et milieu bloquent-ils, depuis des dizaines d'années, une liberté, un choix, une volonté ultime qui peut être, même si ce ne sera jamais que pour un faible nombre, celle d'abréger une vie qui déjà n'est plus que l'ombre d'elle-même qui détruit peu à peu la dignité quand on l'estime ainsi, abréger dans le cadre d'une législation adaptée comme au Pays-Bas, au Luxembourg, en Belgique, en Suisse pour ne citer que l'Europe proche...

Un débat toujours annoncé pour ne rien décider

Le débat sur la fin de vie est toujours renvoyé à une discussion apaisée, un débat approfondi qui n'aurait jamais eu lieu. C'est encore une manœuvre pour retarder l'avènement de ces nouvelles libertés. Combien de personnes mettent fin à leur vie en Belgique et en Suisse parce qu'elles peuvent se payer cette solution ? Combien de personnes meurent en France sans pouvoir en bénéficier, sans une législation en ce sens qui le leur permettrait ? Faut-il s'en remettre aux fins de vie clandestines qui arrangent ces pouvoirs ? On ne cède pas et on peut dénoncer ces pratiques au nom de la légalité et du serment d’Hippocrate, juger et condamner au besoin, perquisitionner ces vieilles et ces vieux au petit matin pour piquer la dose de pentobarbital évidemment obtenue clandestinement - pas moyen de faire autrement - mais qui les apaisaient comme une assurance de ne pas aller au-delà de ce qu'ils et elles pourraient supporter. Sinon c'est le suicide violent ou attendre la fin dont on ne veut pas ! Humanité ? C'est certes légal mais dégueulasse quand tant d'escrocs, d'empoisonneurs vendent des produits toxiques, fabriquent des objets pour tomber en panne au plus vite et empochent des milliards sans problème : business is good ! J'ai envie d'écrire un mot que je n'écrirai pas mais je le pense.

Encore un débat pour savoir si on peut légiférer ? Mais ce que la France mérite, en dépit de ses élites et tous ses lobbies conservateurs, corporatistes ou religieux, c'est un processus de débat législatif pour légiférer sur la fin de vie qui inclut euthanasie et suicide assisté. Evidemment ce ne peut-être avant 2022. Après ? Pourvu que l'extrême-droite...

Le droit pour que chacun.e puisse décider de sa propre fin autant que possible

La fin de vie doit inclure un éventail de possibilités avec le choix intangible qui revient à la personne en fin de vie et pas aux médecins. Les soins palliatifs sont une possibilité importante. On peut se demander quand même pourquoi, même cette solution, ne bénéficie pas des moyens de sa mission ?

Chacun peut décider de mourir avec ou sans douleurs (tous les médecins ne sont pas au clair avec cette prise en charge et les traitements vu l'histoire de la prise en charge de la douleur en médecine) sans ou avec poursuite du traitement, sans ou avec alimentation et hydratation, sans ou avec Dieu, sans ou avec déplacement en Suisse ou en Belgique, sans ou avec aller jusqu'au bout où la vie s'en va, même le corps bardé de tuyaux et de produits (l'acharnement thérapeutique est une notion aux frontières larges et peu fiables) etc... Mais personne ne peut légalement décider de sa mort par un produit médicamenteux utilisé en médecine vétérinaire administré ou ingéré volontairement (les animaux auraient-ils droit à une fin de vie plus douce que n'ont pas les êtres humains ?)

Il existe encore un autre « choix » : celui du suicide violent : se jeter d'un pont, à l'eau, sous un train, dans un four en fusion (hélas vrai!) d'une falaise, bref tout sauf un choix.

Si la liberté de choisir sa mort n'est pas admise c'est que l'Etat s'arroge le droit de refuser une demande massive de la population. Oui, 96% des personnes sondées veulent le droit au suicide assisté et/ou à l'euthanasie (le droit, pas le faire pour soi-même !) et heureusement, presque tout autant voulaient la réanimation des plus vieux. Et alors ? Sauf pour raisons médicales de réanimation des plus vieux, cela signifie que la population ne veut pas que l'Etat, l'hôpital etc... choisissent pour les individus. Pas de lois sur l'euthanasie et on laisserait mourir les plus vieux parce qu'ils sont vieux et vieilles ? Quel système pourri qui s'arrange au gré des circonstances pour toujours écarter la volonté des personnes ! Au passage, les puissants auront toujours d'autres possibilités y compris illégales d'abréger leur fin de vie. Le peuple lui ne l'a pas. Les chien.nes de garde de l'orthodoxie-fin de vie veillent. Les politiques ne sont pas les plus courageux, l’œil fixé sur les échéances électorales avec la question combien de votes gagnés ou perdus pour toute décision à prendre !

La violence est immense quand l'état, les puissants de tous bords ne veulent entendre ni les demandes, ni les cris. De gauche ou de droite, ce fossé entre "politiques" et "citoyens" entre "peuple" et "élite" ne cesse de grandir comme pour d'autres questions, menace la démocratie et nos libertés.

(1)  On pourrait tout aussi bien dire « ...est-elle de droite », « est-elle d'extrême-droite » etc.. Je crains que l'extrême-droite en campagne présidentielle ou arrivée aux affaires ne propose une législation avec euthanasie et suicide assisté que les politiques de droite et de gauche ont refusé consciencieusement avec une grande lâcheté. De quoi gagner quelques milliers de voix ou plus dans le contexte actuel, pas négligeable pour un second tour. Et la déferlante déferlera, n'en déplaise aux soins palliatifs. La gauche et la droite auraient belle mine faute d'avoir eu ce courage qu'un autre président a eu sur la peine de mort et avant lui une ministre de la santé sur l'IVG (combattue dans son propre camp avec rage et obscénité). Pauv'con disait un ex.

(2) Je me rappelle la levée de boucliers de certaines sphères éducatives lors de la publication par Bourdieu et Passeron de « Les héritiers » en 1964 et de « La reproduction » en 1970, c'est une même levée de bouclier des milieux soins palliatifs alors qu'ils pourraient réclamer aussi d'autres possibilités de fin de vie. La culture de la vie à tout prix pèse lourd dans la balance (comme on le voit de plus en plus pour la réalité de la pratique de l'IVG) et me font penser que les médecins en général ne sont pas à même de porter cette pratique. La Suisse à opté pour des associations en charge de l'aide au suicide.
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MessageSujet: Re: 2021 fin de vie   2021 fin de vie - Page 5 Icon_minitime10.05.21 15:59



[size=32]Olivier Rey : « En ayant décrété « le droit à mourir dans la dignité », on se trouvera dans les faits à avoir étendu le domaine de l’indignité »[/size]

Publié le 22 Avr, 2021

Pour comprendre les débats autour de l’euthanasie, il faut interroger le rapport à la vie estime le philosophe et essayiste Olivier Rey. « D’un côté il y a ceux qui s’estiment propriétaires de leur vie. Ils attendent des institutions, et notamment de l’institution médicale, qu’elles mettent tout en œuvre pour garantir ce bien dont ils disposent ». Mais « si jamais l’existence ne leur donne plus satisfaction, ne correspond plus à l’idée qu’ils s’en font, ils attendent de cette même institution médicale qu’après avoir veillé sur leur vie, elle les en débarrasse. » Et il y a ceux qui « s’estiment dépositaires de leur vie ».
Les défenseurs de l’euthanasie revendiquent un « droit », qui serait sans conséquence pour ceux qui ne souhaitent pas l’utiliser. Un argument qui « manque de sérieux » pour le philosophe. Si l’euthanasie est légalisée, « ils modifieront le monde commun » assure Olivier Rey. En effet, des médecins devront alors « donner la mort », quand « toute une frange de la population se trouvera réduite à décider entre injection létale et survie dans l’indignité ». Car en utilisant le terme de mourir dans la dignité, les militants pro-euthanasie affirment que toute personne qui refuserait de recourir à l’« aide active à mourir », dans « certaines conditions », devient « indigne ».
En conséquence, le malade se sentira scruté. « Craignant d’indisposer ses proches ; de dégoûter les gens en plein possession de leurs moyens ; imaginant, ou lisant dans le regard de certains : moi, dans ces conditions je préférerais demander à en finir. » Alors, « en ayant décrété « le droit à mourir dans la dignité« , on se trouvera dans les faits à avoir étendu le domaine de l’indignité », prévient Olivier Rey. En ayant institué « le droit à une fin de vie libre et choisie », « on se trouvera moralement obligé de débarrasser le plancher ».

Pauvre Jean Léonetti qui se sent scruté depuis des années...
Mais il a un mal fou à débarrasser le plancher...


Dernière édition par Admin le 10.05.21 16:13, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: 2021 fin de vie   2021 fin de vie - Page 5 Icon_minitime10.05.21 16:07

eh oui !
les lois Léonetti sont indignes !
Jean Léonetti est indigne !
les soins palliatifs de fin de vie sont indignes !
les soins palliatifs au cours de la vie deviendront indignes !
la vie est indigne !
bah un peu de dignité tout de même !
FOOL FOOL FOOL
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MessageSujet: Re: 2021 fin de vie   2021 fin de vie - Page 5 Icon_minitime10.05.21 16:22

VGE a légalisé l'IVG
Mitterrand a aboli la peine de mort
Hollande aurait dû faire sa proposition 21 au lieu du mariage pour tous
car IVG peine de mort et fin de vie, c'est le même thème ( la vie et la mort ).
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MessageSujet: Re: 2021 fin de vie   2021 fin de vie - Page 5 Icon_minitime10.05.21 20:53


Fin de vie : près de 300 députés demandent à Castex de leur permettre de poursuivre les débats


Plusieurs ministres ont apporté leur soutien à cette demande, dont Marlène Schiappa et Agnès Pannier-Runacher.


Par Le Parisien avec AFP 
Le 7 mai 2021 à 23h18

Près de 300 députés de tous bords - soit plus de la moitié de l’Assemblée nationale - ont demandé ce vendredi au Premier ministre d’inscrire à l’ordre du jour la proposition de loi autorisant l’euthanasie, dont l’examen n’avait pas pu aller à son terme en avril, dans un courrier dont l’AFP a eu copie. Malgré un large soutien, la proposition de loi ouvrant un droit à « une fin de vie libre et choisie » du député Olivier Falorni (groupe Libertés et territoires) n’a pu être adoptée, face à des milliers d’amendements déposés par quelques élus LR et un temps d’examen réduit à une seule journée, le 8 avril.

« Il importe maintenant de poursuivre ce travail parlementaire. Les Français demandent instamment à ce que tout soit fait dans la période actuelle pour protéger les vivants et pour humaniser l’agonie des mourants » en pleine pandémie de Covid-19, soulignent ces 296 députés emmenés par la présidente de la commission des Lois, Yaël Braun-Pivet (LREM), son collègue « marcheur » Jean-Louis Touraine et Olivier Falorni notamment.

« Nous ne pensons pas que cette loi se prête à un débat de campagne électorale, ce sujet nous élevant tous au-dessus de nos appartenances partisanes. Il nous paraît préférable d’organiser dès maintenant le travail parlementaire souhaitable pour avancer sur cet important sujet de société », ajoutent ces députés, parmi lesquels le candidat à l’Elysée Jean-Luc Mélenchon (LFI), le numéro un du PS Olivier Faure et également le président du groupe Agir, Olivier Becht, allié de la majorité.

Plutôt que d’inscrire la suite des articles de la proposition de loi « dans une niche de tel ou tel groupe, nous demandons solennellement au gouvernement de bien vouloir mettre du temps parlementaire à la disposition de l’Assemblée », ajoutent ces députés à l’attention de Jean Castex.

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Le soutien de plusieurs ministres



Plusieurs ministres ont apporté leur soutien au texte qu’ils ont retweeté. « Engagée de longue date pour le droit à la fin de vie dans la dignité, je soutiens l’appel de ces 297 députés », a écrit la ministre déléguée à la Citoyenneté, Marlène Schiappa. « Choisir dans la dignité sa #FindeVie, un débat sociétal qui doit trouver sa place au Parlement », a tweeté la ministre déléguée à l’Industrie, Agnès Pannier-Runacher. « Signataire de nombreux amendements et propositions de loi en ce sens, je ne peux que partager cette volonté de débat et d’aboutir dès 297 députés signataires de cet appel », a écrit le ministre des Comptes publics, Olivier Dussopt.

« Le débat mérite d’avoir lieu, ça ne fait aucun doute » mais il a « besoin de temps », sur un sujet aussi « sensible », avait estimé devant l’Assemblée le ministre de la Santé, Olivier Véran. Il a cependant promis une meilleure application de la loi française actuelle, dite Claeys-Leonetti, adoptée en 2016, qui prévoit une sédation profonde et continue pouvant mener à la mort, mais sans euthanasie active.

« Je crois qu’il nous faudra avancer sur le sujet de la fin de vie » mais « un tel sujet doit nécessairement s’inscrire dans un débat sociétal de fond sur l’accompagnement de la fin de vie, sur l’aide active à mourir et sur les limites à y mettre », avait aussi déclaré le patron des députés LREM Christophe Castaner, dont plus de la moitié des troupes a signé le courrier adressé au chef du gouvernement.
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MessageSujet: Re: 2021 fin de vie   2021 fin de vie - Page 5 Icon_minitime11.05.21 13:22

C'est dans ma tête. Choisir la fin de sa vie ?
Le débat sur l'euthanasie a été relancé en France ces derniers jours à l'Assemblée nationale. Un débat qui n'a pas donné lieu à une évolution de la loi. L'euthanasie tout comme le suicide assisté, restent interdits, alors qu'une majorité de Français se dit favorable à l'octroi de ce droit. Cela n'enlève rien à l'épreuve que représente ce moment.

franceinfo
Claude Halmos
Radio France
Mis à jour le 17/04/2021 | 08:22
publié le 17/04/2021 | 07:36

Choisir sa fin de vie ? Une loi qui n\'est toujours pas votée pourrait \"changer l\'image de la mort et aussi aider tous ceux qui restent\". (Illustration)Choisir sa fin de vie ? Une loi qui n'est toujours pas votée pourrait "changer l'image de la mort et aussi aider tous ceux qui restent". (Illustration) (VANESSA MEYER / MAXPPP)
La discussion d’un projet de loi autorisant l’euthanasie a commencé le 8 avril, à l’Assemblée nationale, et une majorité des français, on le sait, y est favorable. Néanmoins, au sein des familles, la demande d’un malade d’en finir avec ses souffrances est toujours difficile à vivre, même pour les plus convaincus. Le décryptage de la psychanalyste Claude Halmos.

franceinfo : Que représente la demande d'un malade d'en finir avec ses souffrances, pour les personnes qui l'accompagnent ?

Claude Halmos : La demande d’un malade de mettre fin à sa vie est d’autant plus difficile à vivre, pour ses proches, qu’elle survient en général à un moment où ils sont déjà fragilisés par ce qu’ils le voient endurer, et  par l’angoisse de sa mort. Et elle fait naître pour eux de nouvelles souffrances.  

Pouvez-vous nous expliquer ces souffrances ?  

La demande du malade vient frapper ses proches, même s’ils la comprennent et l’approuvent, au cœur de ce qui accompagne toujours, inconsciemment, l’amour. Nous avons tous tendance à faire rimer "aimer", avec "posséder", et à penser que nous savons ce qui est bon pour ceux que nous aimons ; parce que nous avons tous du mal à supporter l’altérité : le fait que l’autre soit... un autre, et que son désir lui appartienne.  

Or, en signifiant à ses proches qu’alors qu’ils voudraient, eux, repousser sa mort le plus loin possible, il la souhaite, lui, immédiate, le malade vient les bousculer dans tout cela. Et, en même temps les obliger à passer de l’idée de sa mort, à la réalité de cette mort qui, même s’ils la savaient inéluctable, reste insupportable ; et cela peut d’ailleurs leur donner l’envie de repousser sa demande. Ils auraient donc besoin que des professionnels les aident à supporter ce que cette situation terrible provoque en eux, et dont ils se sentent souvent très coupables, alors que c’est inévitable.  

Le fait de savoir que la décision de la personne va lui permettre de ne plus souffrir, peut aider à l’accepter ?  

Consciemment, oui. Mais, inconsciemment, là encore, c’est moins sûr. Parce que quand quelqu’un, dont on aurait encore tellement besoin, décide de quitter la vie, on peut se sentir abandonné par lui. Et d’ailleurs les enfants, dont un parent meurt, sont souvent (on l’entend en thérapie) en colère contre lui, parce qu’ils lui en veulent, inconsciemment, de les avoir quittés.

Accepter que l’autre veuille mourir, c’est lui donner le droit de nous priver de lui, et c’est plus que difficile. Même si, on le sait, le sentiment d’avoir pu l’accompagner, et le respecter jusqu’au bout facilitera ensuite le deuil.  

Cette loi pose donc beaucoup de problèmes ?  

Oui, mais elle est essentielle. Quand la maladie vole à quelqu’un sa vie, on devrait pouvoir faire en sorte qu’elle ne lui vole pas aussi sa mort, en la rendant indigne. Et cela aiderait aussi, en contribuant à changer l’image de la mort, tous ceux qui restent.

La mort effraie, parce qu’elle signifie que tout s’arrête un jour (et cela on ne peut pas le changer), mais aussi parce que l’on sait qu’elle peut être précédée d’un enfer de souffrances, où l’on aura été dépossédé de sa dignité d’humain. Cela, on peut le changer. Et il serait grave de ne pas le faire.

https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/c-est-dans-ma-tete/c-est-dans-ma-tete-choisir-la-fin-de-sa-vie_4358097.html
C'est dans ma tête depuis des décennies. Claude Halmos ou ( sainte ? ) Marie de Hennezel ? Je préfère me faire "aider" par Claude Halmos..
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MessageSujet: Re: 2021 fin de vie   2021 fin de vie - Page 5 Icon_minitime12.05.21 9:36

Fin de vie : le droit de choisir
ÉDITO. Pouvoir maîtriser sa mort comme on maîtrise sa vie : cette revendication, jugée choquante il y a encore quelques années, est en train de faire son chemin. Il nous faut continuer le débat, sereinement et dignement.
Par Cécile Prieur

Publié le 12 mai 2021 à 07h00
Temps de lecture 3 min
(ROOS KOOLE / ANP via AFP)(ROOS KOOLE / ANP via AFP)

A peine ouvert, le débat sur la fin de vie a été une nouvelle fois refermé. Il y a un mois, l’Assemblée nationale discutait de la proposition de loi du député radical de gauche Olivier Falorni qui instaurait le droit à l’aide active à mourir pour les personnes atteintes de maladies incurables. Le texte, soutenu par des parlementaires de toutes sensibilités politiques, n’a pas pu être adopté en raison de l’obstruction de cinq députés LR, opposés à toute évolution législative. Certains de ses détracteurs faisaient aussi valoir qu’il serait indécent de rouvrir ce débat en pleine crise sanitaire. C’est bien le contraire dont il s’agit : la perte dramatique de 100 000 de nos concitoyens emportés par le Covid vient souligner que les questions du respect du droit des personnes en fin de vie – et des conditions du bien ou du mal mourir en France – sont plus que jamais d’intérêt public.

« Peut-on continuer à laisser faire ça sous le manteau ? » : en France, la légalisation de l’euthanasie fait débat
Sur ce sujet sensible, l’un des rares à s’affranchir des différences sociales et à parler à l’intimité de chacun, beaucoup de caps ont déjà été franchis. Vingt ans de débats entre les partisans de l’euthanasie active et ceux qui font valoir l’interdit moral de tuer ont abouti à plusieurs réformes, qui vont toutes dans le sens du droit des malades. Le refus de l’acharnement thérapeutique a été acté, le droit aux directives anticipées (qui permettent aux personnes de faire valoir leur volonté) et la possibilité d’avoir accès à une sédation terminale et continue (qui accélère les derniers instants) ont été reconnus. Sans le dire, la France a instauré le droit à une euthanasie passive en créant les conditions pour éviter les agonies les plus douloureuses. Mais la législation est encore très mal connue et peu appliquée : mal informées, les personnes en fin de vie et leurs familles sont trop souvent livrées au bon vouloir des médecins.

Une question éthique majeure
Surtout, la loi ne reconnaît en rien le droit de pouvoir anticiper sa mort. Elle n’offre aucun cadre légal pour que des personnes qui se savent condamnées par une maladie incurable, mais qui ne sont pas encore en fin de vie, puissent décider du moment où elles souhaitent partir. C’est cette possibilité, que ses partisans appellent liberté, que réclament ceux qui militent pour l’euthanasie active. C’est ce qu’exprime dans nos colonnes Françoise Hardy, atteinte d’une maladie particulièrement invalidante, qui demande depuis plusieurs années le droit de choisir le moment de sa mort. C’est aussi ce dont témoigne Nicolas Bedos, au nom de son père, Guy, disparu en mai 2020, dans un texte poignant qu’il a écrit pour « l’Obs ». Et c’est enfin ce que voulait Joseph, un habitant du Vercors qui a choisi de se rendre en Suisse pour bénéficier d’un suicide assisté, et dont nous publions en images les derniers jours.

Nicolas Bedos : « Mon père voulait mourir autrement »
Pouvoir maîtriser sa mort comme on maîtrise sa vie : cette revendication, jugée choquante il y a encore quelques années, est en train de faire son chemin. Il est ainsi frappant de constater qu’elle est aujourd’hui portée par la génération qui a obtenu, dans sa jeunesse, la maîtrise du début de la vie avec les droits à la contraception et à l’IVG. Car, au fond, ce que réclament ces personnes, c’est moins de pouvoir user de ce droit à l’euthanasie que d’en disposer, de savoir que cette liberté ne leur est pas refusée.

Dans la balance entre l’impératif religieux de ne pas porter atteinte à la vie et le désir de pouvoir disposer de soi jusqu’au bout, signe de l’individualisme contemporain, il est probable que le second l’emportera, à terme, dans notre société sécularisée. Toute la question est de savoir quand et surtout sous quelles conditions. C’est ce qu’il serait bon de pouvoir discuter dans une période clé comme la future élection présidentielle. Sur cette question éthique majeure, qui transcende les clivages politiques, il nous faut continuer le débat, sereinement et dignement.
https://www.nouvelobs.com/edito/20210512.OBS43929/fin-de-vie-le-droit-de-choisir.html
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MessageSujet: Re: 2021 fin de vie   2021 fin de vie - Page 5 Icon_minitime12.05.21 10:06

« Peut-on continuer à laisser faire ça sous le manteau ? » : en France, la légalisation de l’euthanasie fait débat
De plus en plus de pays voisins autorisent l’euthanasie. En France, elle reste interdite, bien que pratiquée par certains médecins. Une nouvelle tentative pour légiférer, en avril, a réveillé vingt ans de controverses.
Par Elodie Lepage et Henri Rouillier
Publié le 12 mai 2021 à 07h00
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Mi-mars, le ministre de la Santé Olivier Véran a annoncé « un nouveau plan national de développement des soins palliatifs et d’accompagnement de la fin de vie ». (Photo d’illustration.) (CORINNE SIMON/HANS LUCAS)Mi-mars, le ministre de la Santé Olivier Véran a annoncé « un nouveau plan national de développement des soins palliatifs et d’accompagnement de la fin de vie ». (Photo d’illustration.) (CORINNE SIMON/HANS LUCAS)

Sa mort a ému au-delà de ses proches. Le 3 mars, Paulette Guinchard-Kunstler, qui fut députée du Doubs et secrétaire d’Etat aux personnes âgées du gouvernement Jospin, a pris la route pour Berne, en compagnie de son fils et de son mari. C’est en leur tenant la main qu’elle est morte le lendemain, « sereine et tranquille », à 71 ans, raconte Denis Pagnier, son époux, quelques jours plus tard. C’était un suicide assisté. Ils vivaient dans un petit village du Doubs, proche de la Suisse, où cette pratique est légale depuis 1942. Paulette Guinchard se savait condamnée. Atteinte d’une maladie neurodégénérative dont elle avait vu mourir sa grand-mère et son père, elle était consciente qu’aucun traitement ne lui permettrait de recouvrer son autonomie. Elle s’était tournée vers la Suisse après avoir appris que son cas échappait à la loi française.

Avant Paulette Guinchard-Kunstler, il y a eu Anne Bert, cette écrivaine atteinte de la maladie de Charcot qui a eu recours à l’euthanasie en Belgique en 2017. Il y a eu aussi Chantal Sébire, qui souffrait d’une forme rare de cancer qui l’a défigurée et qui s’est suicidée en 2008, après que la justice lui a refusé le droit d’être euthanasiée. Avant encore, en 2003, c’est Marie Humbert qui provoqua le décès de son fils Vincent, un jeune pompier devenu tétraplégique, aveugle et muet après un accident de la route. Il avait écrit à Jacques Chirac pour demander « le droit de mourir ». Il y eut aussi Vincent Lambert, dont l’agonie a tourné au feuill
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MessageSujet: Re: 2021 fin de vie   2021 fin de vie - Page 5 Icon_minitime12.05.21 10:28

POLITIQUE
Fin de vie: Macron choisit l’esquive par la droite
11 MAI 2021 PAR ILYES RAMDANI ET ELLEN SALVI
Pressé par une partie de sa majorité, l’exécutif a sondé l’ancien député LR Jean Leonetti, pour participer à une éventuelle réflexion sur l’évolution de la loi qu’il avait portée en 2005. Une façon de rejeter la demande, récemment formulée par 300 députés, d’un débat parlementaire avant la fin du quinquennat.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

«J’hésite entre provocation, faute grave ou totale incompréhension de la situation. » Lundi soir, Agnès Firmin-Le Bodo, députée Agir de Seine-Maritime, a résumé par un tweet un sentiment largement partagé sur les bancs de l’Assemblée nationale. Elle réagissait à un article de La Vie, selon lequel l’exécutif aurait sollicité l’ancien député Les Républicains (LR) Jean Leonetti pour « réfléchir » à la question de la fin de vie, 15 ans après avoir donné son nom à une loi sur le sujet.

NE votez PLUS, NE donnez PLUS, NE pratiquez PLUS, NE prenez PAS soin de vous NI des autres, NE vous vaccinez PAS
ET VOUS VIVREZ DIGNEMENT AVEC NOBLESSE !
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MessageSujet: Re: 2021 fin de vie   2021 fin de vie - Page 5 Icon_minitime12.05.21 13:10

Guy Bedos aidé à mourir : son fils Nicolas révèle sa fin de vie, un an après
Publié le 12 Mai 2021 - 07h00
Guy Bedos s'est éteint il y a bientôt un an, le 28 mai 2020. Ce 12 mai 2021, son fils Nicolas Bedos revient, dans "l'Obs" sur ses derniers instants, difficiles à cause de la maladie, dévoile comment un homme l'a aidé à mourir, lui qui était depuis toujours un fervent défenseur de l'euthanasie.
"Je veux mourir dans la dignité, décider du jour et de l'heure." Tels sont les mots que Guy Bedos avait tenus face à Serge Moati, dans son émission De vous à moi. "Quand je vois la vieillesse de ma mère, de ceux qui sont dépendants, qui ont perdu leur autonomie, c'est un cauchemar, ça m'humilie", avait-il ajouté. Cette humiliation, l'humoriste cinglant et comédien, mort le 28 mai 2020 à l'âge de 85 ans, ne voulait pas la vivre, ni l'imposer à ses proches. C'est pourquoi, l'euthanasie est toujours apparue comme une évidence pour lui. "J'espère qu'un médecin ami me prescrira, si je le lui demande gentiment, une dose de cyanure", avait-il ensuite déclaré auprès de Télérama. Cette aide pour mourir, Guy Bedos l'a trouvée. C'est ce que son fils Nicolas Bedos révèle et raconte dans un long texte qu'il a écrit et qui est publié ce mercredi 12 mai 2021 dans l'Obs.

Près d'un an après la mort de son père, le réalisateur et acteur de 42 ans revient longuement sur la fin de vie douloureuse de celui-ci, qui a dû faire face à la maladie, "une cousine d'Alzheimer." Le but est là de montrer la réalité de la souffrance dans laquelle se trouve un être affaibli, qui ne demande qu'à partir. La publication de Nicolas Bedos ne doit rien au hasard, la question de l'euthanasie est à nouveau au centre du débat en France et des personnalités comme Françoise Hardy déplorent qu'elle ne soit toujours pas légalisée.

Lorsque la santé de Guy Bedos s'est sérieusement dégradée, la question s'est posée de savoir si une hospitalisation pouvait être une solution. Impossible en temps de Covid-19. Il y avait le risque de ne pas pouvoir dire au revoir à l'être tant aimé. Les familles n'en avaient pas le droit il y a un an, lorsque la crise sanitaire était à son pic et que le pays était ébranlé par un fléau qu'il n'avait pas vu venir. "Avril 2020. Il a du mal à respirer. Il ne mange plus depuis des semaines, la maladie, le confinement, la confusion", raconte Nicolas Bedos. Sa maman, Joëlle Bercot, est épuisée. Son mari aimerait pouvoir se lever mais n'en a plus les capacités, "tombe, se cogne, saigne." "Ma mère, à bout de nerfs et de vigilance, est extirpée de son demi-sommeil par des cris. Tant bien que mal, elle le soulève, le rassure, le borde. Elle déteste le ramasser. Elle déteste le voir détester qu'elle le ramasse, supporter ce regard où se mélangent toujours la détresse et l'orgueil", écrit Nicolas Bedos, relatant toute la dureté de la fin de vie de son père et la détresse de sa mère.

Les jours ont passé et Guy Bedos a continué à perdre du poids. Encore et encore... "Il ne sort plus de son lit, ses mains sont devenues si fines qu'on a peur de les briser sous le poids des baisers", se souvient Nicolas. La famille prend alors une décision, celle de faire partir Guy Bedos dans sa chambre, entouré de ses enfants, sa femme et ses chats. Et lorsque Nicolas lui demande directement ce qu'il souhaite, l'humoriste qui a été si tranchant et percutant n'a plus la force de répondre : "Il me répond par un silence, balancé droit dans les yeux. Nous en sommes réduits à traduire ce qu'il ne dit plus."

L'envie de débrancher la machine
Cette défense de l'euthanasie, du droit à mourir dans la dignité, père et fils l'ont toujours partagée. "Il y a des pères qui partagent la passion du football ou de la guitare avec leur fils, mon père et moi avons toujours eu en commun une relation étroite avec l'envie de débrancher la machine, faisant de cette idée une sorte de compagne presque réconfortante en cas de désespoir, de déroute affective ou intellectuelle", confie Nicolas Bedos.

L'engagement de Guy Bedos pour le droit à l'euthanasie a été marqué par son implication active dans l'association ADMD (Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité) présidée par Jean-Luc Roméro. L'humoriste se lie d'amitié avec un médecin, dont Nicolas Bedos préserve l'anonymat et le désigne comme le "docteur T." dans son texte. Ce dernier s'est engagé à l'aidé à mourir, "le temps venu." Et il semble l'être en mai 2020.

LE JOUR DE LA DÉLIVRANCE, ENFIN
Lorsque la famille de Guy Bedos tente de reprendre contact avec lui, pas de réponse. Que faire face à cette agonie insupportable ? La famille cherche de l'aide dans son entourage et un autre médecin envoie un mail à Nicolas Bedos, "une ordonnance de Rivotril, un antiépileptique couramment utilisé dans ces cas-là." Nicolas Bedos doit se le faire prescrire à son nom et invoquer des problèmes d'insomnie chronique. Il ne faut pas éveiller les soupçons d'euthanasie. "Je me revois sur mon scooter, me rendant à la pharmacie pour acheter la mort de l'homme que j'aime le plus au monde", se souvient Nicolas. Entre temps, le "docteur T." a donné de ses nouvelles. Il doit se rendre au chevet de son père dans deux jours... Une attente interminable. La visite a bien lieu mais le "docteur T." trouve que Guy Bedos n'est pas assez somnolent, trop lucide... Il repassera le lendemain. Nicolas Bedos se retrouve face à un dilemme, que faire du flacon de Rivotril qu'il a en sa possession ?

"La nuit suivante sera la dernière. Longue. Bouleversante. Le lendemain, le flacon est plein. Mon père n'en a pas eu besoin pour offrir à son médecin l'état somnolent apparemment nécessaire à une intervention - qui eut lieu vers 17 heures", révèle Nicolas Bedos. Son père a été accompagné dans sa volonté de mourir dignement. Pour l'ex-compagnon de Doria Tillier, cette délivrance aurait dû intervenir plus tôt : "Il aura donc fallu qu'il baisse entièrement le rideau et ne pèse plus que quelques kilos pour que la société daigne choisir 'le jour et l'heure.'"

Quelques jours après son décès et ses obsèques célébrées en l'église Saint-Germain-des-Prés, à Paris, Guy Bedos a été inhumé dans le village de Lumio, en Corse, sous les applaudissements et en chansons.
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MessageSujet: Re: 2021 fin de vie   2021 fin de vie - Page 5 Icon_minitime12.05.21 16:03


Euthanasie : des médecins disent non, et ils ne sont pas les seuls
Publié le 6 Avr, 2021
« Soulager, oui. Tuer, non. » Dans une tribune pour le journal Le Figaro, 71 médecins « attachés à la sagesse déontologique et morale hippocratique » affirment leur opposition à la proposition de loi visant à légaliser l’euthanasie et le suicide assisté (cf. Premiers pas vers l’euthanasie : entre émoi et effroi). Une proposition adoptée en commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale et qui sera débattue dans l’hémicycle jeudi 8 avril.

Ces médecins déclarent ne pas vouloir « abjurer [leur] serment professionnel » et vouloir rester « fidèles » au code de déontologie médicale. « Le médecin doit accompagner le mourant jusqu’à ses derniers instants, assurer par des soins et mesures appropriés la qualité d’une vie qui prend fin, sauvegarder la dignité du malade et réconforter son entourage. Il n’a pas le droit de provoquer délibérément la mort », dispose le code dans son article R.4127-38.

« Nous avons aujourd’hui toutes les ressources pour lutter contre la douleur, la souffrance physique, morale et spirituelle, les troubles respiratoires, l’angoisse, la dépression de l’humeur, assurent-ils, laissant à la personne elle-même et à son entourage le plus proche, la place prioritaire et irremplaçable qui lui revient au côté de celui qui achève ainsi dignement sa vie. » Et, selon ces professionnels, légaliser l’euthanasie serait « transgresser l’un des interdits fondateurs de la vie en société », ce serait « définitivement enterrer Hippocrate et la déontologie médicale », et « renoncer à doter les soignants et notre société des moyens de soutenir les plus vulnérables d’entre les siens ».

Une proposition de loi qui ne dit pas les choses ?

« Vous, promoteurs d’une telle loi, ayez au moins le courage, la franchise d’appeler les choses par leur nom », interpellent les médecins. En effet, le terme d’euthanasie ne figure pas dans la proposition de loi, « calqué[e] sur la loi belge ». « Il fallait insister sur le fait qu’il devait s’agir d’un acte médical, même en cas de suicide assisté si le malade voulait réaliser lui-même le geste », se justifie Olivier Falorni, auteur du texte.

Pour l’écrivain Michel Houellebecq, « les partisans de l’euthanasie se gargarisent de mots dont ils dévoient la signification à un point tel qu’ils ne devraient même plus avoir le droit de les prononcer ». « Dans le cas de la « compassion« , le mensonge est palpable, estime l’auteur. En ce qui concerne la « dignité« , c’est plus insidieux. Nous nous sommes sérieusement écartés de la définition kantienne de la dignité en substituant peu à peu l’être physique à l’être moral (en niant la notion même d’être moral ?), déplore-t-il, en substituant à la capacité proprement humaine d’agir par obéissance à l’impératif catégorique la conception, plus animale et plus plate, d’état de santé, devenu une sorte de condition de possibilité de la dignité humaine, jusqu’à représenter finalement son seul sens véritable. »

Un risque pour les plus vulnérables

Le collectif de médecins rappelle que le « cadre strict » « a déjà volé en éclats dans les rares pays qui ont légalisé cette pratique ». En effet, « liberté encadrée », veut dire « limitée ». Et déjà le texte appelle des critiques. « Si on en fait une lecture extensive, une maladie psychiatrique pourrait être considérée comme grave et incurable », alerte la présidente de la Société française d’accompagnement et de soins palliatifs (SFAP), le Dr Claire Fourcade.

Par ailleurs, le texte dispose que « les personnes qui ne sont plus en capacité de s’exprimer puissent avoir accès à l’euthanasie à la condition que cette demande figure expressément dans leurs directives anticipées ou relayée par leur personne de confiance » (cf. L’euthanasie examinée en commission par les députés). Un risque de dérives « immense » pour le médecin. « Nous perdrions le droit à l’inconstance de nos désirs. Cela ouvrirait un champ considérable de patients potentiellement concernés, allant jusqu’aux personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ».

Et au-delà « des inquiétudes sur les contours du texte », les médecins de soins palliatifs préviennent : « autoriser l’euthanasie n’ouvrirait pas seulement un droit à quelques-uns mais changerait irrémédiablement la manière dont toute notre société considère la mort ». En effet, « si personne ne serait obligé de choisir cette fin de vie », « tout le monde serait obligé de l’envisager ». Selon le Dr Fourcade, « c’est un piège qui se referme ». « Avec cette loi, on court le risque de voir beaucoup de patients refuser d’être soulagés et orientés d’emblée vers une assistance à mourir », alerte-t-elle.

Une proposition paradoxale dans un contexte de crise sanitaire

Jacques Ricot, auteur de Penser la fin de vie, interroge : dans le contexte de pandémie actuel, « n’y a-t-il pas une contradiction, et même une indécence, à délivrer un bien étrange message : nous nous battons quoi qu’il en coûte pour protéger votre vie, même très avancée, même très diminuée, mais si vous le désirez, nous vous offrons le moyen de choisir de disparaître ? » Le collectif de médecins abonde, rappelant « la détermination du corps médical et soignant à mener une lutte titanesque, pour défendre la vie des siens, parfois au péril de sa propre vie ».

« Lorsqu’un pays – une société, une civilisation – en vient à légaliser l’euthanasie, il perd à mes yeux tout droit au respect », affirme Michel Houellebecq.

Sources : Le Figaro, Tribune collective (05/04/2021), Michel Houellebecq (05/04/2021) ; Ouest France, Jacques Ricot (02/04/2021) – Photo : iStock
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MessageSujet: Re: 2021 fin de vie   2021 fin de vie - Page 5 Icon_minitime14.05.21 19:52

Fin de vie : lettre au Premier ministre
le 14 mai 2021 - Signataires - Droit - Actualité du droit

Fin de vie : lettre au Premier ministre@ Adobe Stock
Plusieurs centaines de députés viennent d'écrire à Jean Castex pour lui demander de relancer le débat parlementaire autour de la fin de vie.

« Notre constitution confie au Parlement la mission de voter la loi, prérogative qui nous honore et nous oblige.

L'Assemblée Nationale a commencé́ l'examen d'une proposition de loi donnant et garantissant le droit à une fin de vie libre et choisie. Aboutissement d'un travail parlementaire vieux de 43 ans, d'une préparation rigoureuse au sein du groupe d'études sur la fin de vie, notre assemblée s'est honorée en mettant en œuvre un travail transpartisan qui a permis de mener des débats approfondis en Commission des Affaires sociales, d'amender et de voter la proposition de loi à une très large majorité.

Le 8 avril dernier, en dépit d'une obstruction générée par un petit nombre de députés, l'Assemblée Nationale a pu examiner et voter l'article 1er de la proposition de loi donnant et garantissant le droit à une fin de vie libre et choisie. Cet article a été adopté par 240 voix contre 48, soit 83 % des députés présents.

Il importe maintenant de poursuivre ce travail parlementaire. Les Français demandent instamment à ce que tout soit fait dans la période actuelle pour protéger les vivants et pour humaniser l'agonie des mourants.
Nous ne pensons pas que cette loi se prête à un débat de campagne électorale, ce sujet nous élevant tous au-dessus de nos appartenances partisanes. Il nous paraît préférable d'organiser dès maintenant le travail parlementaire souhaitable pour avancer sur cet important sujet de société. La réflexion, les débats et les prochains votes se feront bien sûr dans la sérénité, qui a toujours existé sur le sujet et dans le plein respect des opinions de chacun. Le progrès qui en résultera s'inscrira dans une démarche humaniste de proclamation d'un droit fondamental, celui des personnes en fin de vie à maîtriser leur mort, comme cela se généralise actuellement au niveau européen et international.

Plutôt que d'inscrire l'examen des articles 2 à 6 du texte dans une niche de tel ou tel groupe, nous demandons solennellement au Gouvernement de bien vouloir mettre du temps parlementaire à la disposition de l'Assemblée pour répondre à la volonté exprimée par une très forte proportion de nos concitoyens et par une très large majorité des députés sur les différents bancs. »

LES SIGNATAIRES
Parmi les signataires, on trouve de nombreux élus d'Île-de-France comme Yaël Baun-Pivet (Yvelines), Bruno MILLIENNE (Yvelines)Laetitia AVIA (Paris), Didier BAICHERE (Yvelines), Pierre-Yves BOURNAZEL (Paris), Jean-Jacques BRIDEY (Val-de-Marne), Sylvie CHARRIERE (Seine-St-Denis), Francis CHOUAT (Essonne), Éric COQUEREL (Seine-St-Denis) – Alexis CORBIERE (Seine-St-Denis) – David CORCEIRO (Val-d'Oise), Dominique DA SILVA (Val-d'Oise), – Frédérique DUMAS (Hauts-de-Seine), Elsa FAUCILLON (Hauts-de-Seine) – Olivier FAURE (Seine-et-Marne), Albane GAILLOT (Val-de-Marne), Guillaume GOUFFIER-CHA (Val-de-Marne), Florence GRANJUS (Yvelines), Benjamin GRIVEAUX (Paris), Bastien LACHAUD (Seine-St-Denis), Anne-Christine LANG (Paris), Patricia LEMOINE (Seine-et-Marne), Aude LUQUET (Seine-et-Marne), Mounir MAHJOUBI (Paris) – Jacques MAIRE (Hauts-de-Seine), Jacques MARILOSSIAN (Hauts-de-Seine), Jean-François MBAYE (Val-de- Marne), – Bruno MILLIENNE (Yvelines), Danièle OBONO (Paris), Mathilde PANOT (Val-de-Marne), Pierre PERSON (Paris), Maud PETIT (Val-de-Marne) – Stéphane PEU (Seine-St-Denis), Michèle PEYRON (Seine-et- Marne), Béatrice PIRON (Yvelines), Florence PROVENDIER (Hauts-de-Seine), Pierre-Alain RAPHAN (Essonne), Robin REDA (Essonne) – Hugues RENSON (Paris), Cécile RILHAC (Val-d'Oise), Marie-Pierre RIXAIN (Essonne), Laetitia ROMEIRO DIAS (Essonne), Laurianne ROSSI (Hauts-de-Seine), Laurianne ROSSI (Hauts-de-Seine), Sabine RUBIN (Seine-St-Denis), Pacôme RUPIN (Paris), Laurent SAINT-MARTIN (Val-de-Marne) – Isabelle SANTIAGO (Val-de-Marne), Marie SILIN (Paris), Aurélien TACHE (Val-d'Oise), Cédric VILLANI (Essonne).
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MessageSujet: Re: 2021 fin de vie   2021 fin de vie - Page 5 Icon_minitime16.05.21 13:35

[size=33]Réforme 
[size=33]Pour Macron et Castex, la fin de vie peut attendre[/size]
Article réservé aux abonnés ( Libération )
Malgré une lettre ouverte signée par 297 députés favorables à la légalisation de l’aide médicalisée active à mourir, l’Elysée et Matignon ont douché coup sur coup leurs espoirs. A l’Assemblée, les partisans de la réforme ne désarment pas.[/size]

Emmanuel Macron et Jean Castex, le 8 mai. (Christian Hartmann/AFP)

par Jean-Baptiste Daoulas
publié le 15 mai 2021 à 10h42
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MessageSujet: Re: 2021 fin de vie   2021 fin de vie - Page 5 Icon_minitime17.05.21 14:45

Fin de vie : le récit glaçant de Nicolas Bedos sur la mort de son père

RTL vous livre les principaux extraits du récit glaçant de Nicolas Bedos dans "L'Obs", qui évoque la fin de vie douloureuse de son père Guy.

Euthanasie : le récit glaçant de Nicolas Bedos sur la mort de son pèreCrédit Image : PIERRE VERDY / AFP | Crédit Média : RTL | Date : 17/05/2021
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  • Euthanasie : le récit glaçant de Nicolas Bedos sur la mort de son père 
  • Euthanasie : le récit glaçant de Nicolas Bedos sur la mort de son père 03:29

PUBLIÉ LE 17/05/2021 À 13:00

Dans L’Obs cette semaine, Nicolas Bedos livre un récit glaçant des derniers jours de son père, un plaidoyer pour l’euthanasie, écrit à la première personne. RTL vous en livre les principaux extraits, tel quel, parce que le réécrire, ce serait une trahison, et ce serait aussi bien prétentieux. "Ce n'est pas le chagrin qu'il s'agit de livrer ici, c'est la question du choix", écrit Nicolas Bedos.

"Avril 2020. Il a du mal à respirer. Il ne mange plus depuis des semaines, la maladie, le confinement, la confusion. La nuit, ne sachant plus l'heure qu'il est, il se lève, voudrait sortir, oublie qu'il est trop faible, tombe, se cogne, saigne. Tant bien que mal, ma mère le soulève, le rassure, le borde. Elle déteste le ramasser. Elle déteste le voir détester qu'elle le ramasse. 
Des mois que ça dure. La question de l'hospitalisation s'est bien évidemment posée, mais on nous a prévenus qu'en pleine épidémie l'envoyer à l'hosto, c'est l'envoyer au diable, possiblement ne plus le voir et ne plus lui parler, ne plus pouvoir glaner ces rares sursauts de lucidité. Il est donc décidé que notre père mourra dans sa chambre, pas loin de nous, près de sa femme et de ses chats", écrit encore Nicolas Bedos.

"Son esprit s'affaiblit, sa mémoire flanche"


"Quelques semaines de jeûne plus tard, il ne sort plus de son lit, ses mains sont devenues si fines qu'on a peur de les briser sous le poids des baisers. Un soir, je lui demande ce qu'il en pense, ce qu'il veut. Il me répond par un silence, balancé droit dans les yeux. D'aussi loin qu'il me revienne, mon père n'a cessé de répéter qu'il lui serait insupportable de mourir diminué, d'être un poids pour les autres, une offense à lui-même. Il s'est lié d'amitié avec le docteur T., lui a fait promettre, devant nous, que le temps venu, il se chargerait de lui faire traverser la frontière. Il le surnomme 'mon médecin assassin'", raconte-t-il encore.
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"Et puis les années passent, son esprit s'affaiblit, sa mémoire flanche. Une maladie cousine d'Alzheimer a soigneusement foutu le bordel. Nous nous sommes mis d'accord, ma mère, ma soeur et moi : il est temps. Largement. Il suffit de le regarder. Ma mère passe des coups de fil, des amis se rencardent, nous filent des numéros. Étrange impression de se refiler des contacts de dealers à la veille d'une fête macabre. L'un d'eux, médecin, me maile une ordonnance de Rivotril, un antiépileptique couramment utilisé, me dit-il, dans ces cas-là", témoigne Nicolas Bedos. Le médecin en question lui dit alors : "Ça se pratique tous les jours. Vous direz au pharmacien que vous souffrez d'insomnie chronique". 

"Je me revois acheter la mort de l'homme que j'aime le plus au monde"


"Ce n'est pas faux", reprend Bedos, "Votre père est en fin de vie, il y a une tolérance tacite. Par contre, pensez bien à vider entièrement le flacon dans sa bouche", lui dit encore le médecin. "Je me revois sur mon scooter, me rendant à la pharmacie pour acheter la mort de l'homme que j'aime le plus au monde. De retour à la maison, ma mère m'annonce que le docteur T. s'est enfin manifesté. Après l'avoir examiné, il semble bien emmerdé. Il convient parfaitement de l'issue inexorable et désagréable de la situation, mais il aurait préféré pour intervenir, que mon père soit dans un état plus somnolent, davantage coupé du monde. Il repassera demain. Je tripote nerveusement le flacon de Rivotril dans la poche de mon manteau.

La nuit suivante sera la dernière. Longue. Bouleversante. Le lendemain, le flacon est plein. Mon père n'en a pas eu besoin pour offrir à son médecin l'état somnolent apparemment nécessaire à une intervention qui eut lieu vers 17 heures. Il aura donc fallu qu'il baisse entièrement le rideau et ne pèse plus que quelques kilos pour que la société daigne choisir le jour et l'heure", dit-il.
“Mon père aurait voulu mourir autrement”. Témoignage coup de poing et grand dossier sur l’euthanasie à lire dans L’Obs.
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MessageSujet: Re: 2021 fin de vie   2021 fin de vie - Page 5 Icon_minitime18.05.21 14:25

A l’Assemblée, vive passe d’armes entre députés LREM sur la fin de vie
La réunion du groupe La République en Marche à l’Assemblée nationale, ce mardi matin, a été électrique. Son patron, Christophe Castaner, a été vivement pris à partie par Jean-Louis Touraine.
Christophe Castaner, président du groupe LREM à l'Assemblée, a répliqué au député Jean-Louis Touraine qui se demandait s'il n'était que le «serviteur zélé du gouvernement ». LP/Delphine Goldsztejn
Christophe Castaner, président du groupe LREM à l'Assemblée, a répliqué au député Jean-Louis Touraine qui se demandait s'il n'était que le «serviteur zélé du gouvernement ». LP/Delphine Goldsztejn
Par Pauline Théveniaud
Le 18 mai 2021 à 13h20
La fin de vie n’en finit pas de diviser la majorité. En témoigne la réunion du groupe La République en marche, qui s’est tenue ce mardi 18 mai dans la matinée dans une ambiance à couteaux tirés. Et où l’on a vu le député du Rhône Jean-Louis Touraine, en pointe dans ce dossier, monter au front comme jamais.

« Ton attitude me déçoit. Tu as quitté précipitamment la séance dédiée à la fin de vie. Aujourd’hui tu refuses une QAG (NDLR : question au gouvernement) sur le sujet », lance l’élu au président du groupe, Christophe Castaner. Le député du Rhône souhaite interpeller le Premier ministre Jean Castex dans l’hémicycle, ce qui serait « une faute » selon l’ancien ministre de l’Intérieur. Il poursuit : « Es-tu encore le président du groupe ? Ou es-tu le serviteur zélé du gouvernement ? Tu t’étais engagé sur cette question pendant ta campagne pour la présidence du groupe et tu te renies. » Du brutal. « Très, très, agressif », déplore un participant. « On veut quoi, là ? L’euthanasie du groupe », s’alarme un autre.

Une fin de non-recevoir de Castex
« Touraine fait un boulot formidable et il est confronté à un gouvernement qui dit non, ainsi qu’à un président de groupe qui joue clairement le jeu de l’exécutif », défend au contraire l’un de ses collègues. Voilà des semaines que l’élu du Rhône, avec environ 300 députés de tous bords, dont une grande partie de Marcheurs, demande du temps parlementaire supplémentaire pour poursuivre l’examen de la proposition de loi du député Libertés et Territoires, Olivier Falorni, qui avait tourné court début avril. En vain. Leur récent courrier au Premier ministre ayant reçu une fin de non-recevoir dans l’entretien de Jean Castex au Parisien - Aujourd’hui en France le 10 mai, les regards se tournent désormais vers Christophe Castaner, qui ne se prive pas de répondre en retour.


« La méthode de ton interpellation est limite », rétorque en réunion le chef de file des députés LREM après l’intervention de Jean-Louis Touraine. Et d’y revenir, quelques minutes plus tard : « Ça me heurte personnellement. Comme président de groupe, je cherche à défendre les sujets de groupe. Il m’arrive, dans mes prises de position, de prendre en compte l’avis du président et du gouvernement. Je trouve que le procédé qui vient d’être utilisé nous éloigne de la notion de bienveillance qui nous a fait élire il y a quatre ans. »

D’autant plus que la fin de vie ne fut pas le seul et unique objet de crispation de ce rendez-vous hebdomadaire, décidément houleux. « J’étais à côté de frondeurs sous le dernier quinquennat, je sais d’expérience que c’est très contre-productif vis-à-vis de nos électeurs de cracher sur le mouvement dont on est issu », recadre encore le chef de file des députés LREM. Visé, cette fois, l’ancien numéro deux de LREM, Pierre Person et sa récente interview au Point dans laquelle il se montre très critique envers le parti présidentiel. Un recadrage auquel s’est joint Stanislas Guerini, le patron du parti. « Les poncifs habituels », soupire en retour un Marcheur. Commentaire grinçant d’un participant : « Le groupe vit bien… »
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MessageSujet: Re: 2021 fin de vie   2021 fin de vie - Page 5 Icon_minitime20.05.21 10:20

Débattre sur l'euthanasie
20 Mai 2021

Quelque 300 députés-es français-es de tous bords, soit plus de la moitié des membres de l’Assemblée nationale, ont demandé vendredi 7 mai au Premier ministre Jean Castex d’inscrire à l’ordre du jour la proposition de loi autorisant l’euthanasie, dont l’examen n’avait pu aller à son terme en avril, indique l’AFP, citant un courrier parlementaire. Plusieurs ministres ont apporté leur soutien à ce texte. Malgré un large soutien, la proposition de loi ouvrant un droit à « une fin de vie libre et choisie » du député centriste d’opposition Olivier Falorni n’a pu être adoptée face à des milliers d’amendements déposés par quelques élus-es Les Républicains (droite, opposition) et un temps contraint de discussion, le 8 avril. « Il importe maintenant de poursuivre ce travail parlementaire. Les Français demandent instamment à ce que tout soit fait dans la période actuelle pour protéger les vivants et pour humaniser l’agonie des mourants » en pleine pandémie de Covid-19, soulignent ces 296 députés-es (sur les 577 membres de la chambre basse du parlement) emmenés par la présidente de la commission des Lois, la députée Yaël Braun-Pivet (LREM). « Nous ne pensons pas que cette loi se prête à un débat de campagne électorale, ce sujet nous élevant tous au-dessus de nos appartenances partisanes. Il nous paraît préférable d’organiser dès maintenant le travail parlementaire souhaitable pour avancer sur cet important sujet de société », ajoutent ces députés-es, parmi lesquels-les le candidat à l’élection présidentielle de 2022 Jean-Luc Mélenchon (LFI, gauche radicale) et le numéro un du Parti socialiste Olivier Faure. « Le débat mérite d’avoir lieu, ça ne fait aucun doute » mais il a « besoin de temps », sur un sujet aussi « sensible », avait estimé devant l’Assemblée le ministre de la Santé Olivier Véran. Le ministre a cependant promis une meilleure application de la loi française actuelle, dite Claeys-Leonetti, votée en 2016, qui prévoit une sédation profonde et continue pouvant mener à la mort, mais sans euthanasie active. « Je crois qu’il nous faudra avancer sur le sujet de la fin de vie », mais « un tel sujet doit nécessairement s’inscrire dans un débat sociétal de fond sur l’accompagnement de la fin de vie, sur l’aide active à mourir et sur les limites à y mettre », avait aussi déclaré le patron des députés-es LREM Christophe Castaner, dont plus de la moitié des troupes a signé le courrier adressé au chef du gouvernement.

https://seronet.info/breve/debattre-sur-leuthanasie-90469
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MessageSujet: Re: 2021 fin de vie   2021 fin de vie - Page 5 Icon_minitime20.05.21 14:37

Monsieur le Président de la République,

Ces derniers mois ont mis en lumière, à travers la douloureuse crise sanitaire que nous connaissons, les insuffisances de la loi du 2 février 2016 sur la fin de vie. Des intubations ou des réanimations ont été imposées à des citoyens, certes âgés mais libres et résolus, à l’encontre de leurs directives anticipées ou de la parole de leur personne de confiance, mandatée à cet effet. Des polémiques ont été nourries et entretenues par des militants anti-choix à la suite des décrets parus sur l’utilisation du Rivotril (clonazepam). Des patients en fin de vie n’ont pas été respectés dans leur conscience et leur volonté. Beaucoup d’inquiétudes ont été exprimées et l’angoisse s’est ajoutée au virus. Plus que jamais, la loi de 2016 a montré ses faiblesses et son inadaptation aux réalités de la fin de vie.

Ce n’est pourtant pas le corps médical qui est globalement responsable de ces situations qui provoquent des souffrances et nourrissent la crainte des Français à l’égard de leur propre fin de vie. Car la loi de 2016 rend les directives anticipées opposables mais non contraignantes, crée un droit au « laisser mourir » – par la sédation – dans les tout derniers jours de la vie mais refuse un droit au « faire mourir » – par l’euthanasie ou le suicide assisté – lorsque le pronostic vital est engagé, que les douleurs sont inapaisables et qu’aucun espoir ne subsiste et interdit à celles et ceux d’entre nous qui disposent de leur discernement le droit de décider eux-mêmes des conditions de leur propre fin de vie.

Dans le monde, plusieurs pays accordent à leur population la liberté de choisir leur fin de vie. Et cela, sans dérive… Depuis 2001, en Europe, de plus en plus de pays autorisent l’aide active à mourir : la Suisse, les Pays-Bas, la Belgique, le Luxembourg. Cette année, l’Espagne, le Portugal et la très catholique Irlande ont entamé un processus législatif, avec le soutien de leur gouvernement, en direction d’une loi de liberté. En Allemagne, en Autriche et en Italie, des décisions des plus hautes juridictions ont ordonné de permettre l’aide active à mourir ; avant 2022, en ce qui concerne l’Autriche... En Grande-Bretagne, Boris Johnson semble vouloir libéraliser le sujet… Seule la Pologne reste figée sur des positions qui, loin de notre laïcité, évoquent la sacralité de la vie. Mais  qui  voudrait  que  la France ressemble à la Pologne d’aujourd’hui avec ses nombreuses atteintes aux droits de l’Homme ?

Aux Etats-Unis, dix Etats (dont DC) ont légalisé le suicide assisté ; l’Oregon, dès 1997 ! En 2014, le Québec a autorisé l’aide médicale à mourir ; deux ans après, c’est l’ensemble du Canada qui a légalisé cette pratique humaine de fin de vie. L’Australie, état après état, légalise l’aide active à mourir : le Victoria en 2017, l’Australie Occidentale en 2019, la Tasmanie sans doute en 2021. La Colombie (depuis 2015) et la Nouvelle-Zélande (dès l’année prochaine) permettent aussi le droit de mourir dans la dignité.

Monsieur le Président de la République, vous le savez, un droit nouveau donne une nouvelle liberté sans créer d’obligation. Un droit nouveau enrichit une société tout entière. L’interruption volontaire de grossesse a permis aux femmes de décider si elles voulaient ou non devenir des mères. Mais aucune, jamais, n’a été forcée dans notre pays à avorter contre sa volonté. Pourquoi ? Parce qu’une loi bien écrite, avec ses contrôles, permet d’éviter les dérives et de respecter les volontés de chacun. Le mariage pour tous a permis à des personnes du même sexe de se marier. Mais aucun homme ni aucune femme n’est obligé de se marier avec un autre homme ou une autre femme.

Chez nos voisins européens qui ont légalisé l’aide active à mourir, depuis bientôt 20 ans pour certains, le recul est largement suffisant pour démontrer qu’il n’y a pas de dérive et que toute la population, même si elle ne souhaite pas user de ce droit, est heureuse qu’il existe. Au cas où…

L’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité, que je préside et qui s’appuie sur un comité d’honneur de grande qualité et de grande notoriété placé sous la présidence de l’écrivaine Noëlle Châtelet, forte de ses 74 000 adhérents actifs, a élaboré le texte d’une proposition de loi visant à légaliser l’euthanasie et le suicide assisté et à assurer un accès universel aux soins palliatifs. Ce texte s’inspire fortement de la loi belge qui existe depuis 2002.

A l’Assemblée nationale comme au Sénat, plusieurs parlementaires ont pris des initiatives, souvent très suivies : le député du Rhône Jean-Louis Touraine (et plus de 150 députés de La République En Marche), la députée de Meurthe-et-Moselle Caroline Fiat (et les 17 députés de La France Insoumise), le député de Charente-Maritime Olivier Falorni, la députée des Alpes-Maritimes Marine Brenier, la sénatrice de Paris Marie-Pierre de la Gontrie (plus 50 sénateurs socialistes) ...

Les observateurs estiment que plus de la moitié des 577 députés sont favorables à une loi de légalisation de l’aide active à mourir. Beaucoup attendent le feu vert du Gouvernement. Beaucoup attendent une parole de vous pour avancer sur ce sujet.

La fonction de président de notre République est difficile. Les obstacles sont forts et les sujets d’opposition sont nombreux. Il est pourtant un sujet qui, en France, reçoit l’approbation de 96% des Français (sondage Ipsos pour Lire la politique – mars 2019) c’est celui en faveur du droit de choisir librement sa fin de vie. Ce sujet est d’importance. Il préoccupe à juste titre les plus vulnérables d’entre nous : les personnes âgées et les malades, mais aussi des plus jeunes (rappelons-nous Vincent Lambert, Hervé Pierra, Vincent Humbert…).

Monsieur le Président de la République, soyez l’un de ceux qui, dans l’Histoire de notre pays, laisseront la marque de la liberté individuelle ; comme Valéry Giscard d’Estaing a permis l’interruption volontaire de grossesse, comme François Mitterrand a permis l’abolition de la peine de mort, comme François Hollande a permis le mariage de personnes du même sexe.

Monsieur le Président de la République, je vous demande de vous déclarer en faveur de la liberté en fin de vie et de demander au Gouvernement d’autoriser les parlementaires à discuter d’une grande loi qui permette l’euthanasie et le suicide assisté et donne les moyens d’accéder à des soins palliatifs de qualité, dans le respect des volontés et des consciences de tous, patients et médecins.

Je vous prie de croire, monsieur le Président de la République, à l’assurance de ma très respectueuse considération.

Jean-Luc Romero-Michel
et les premiers signataires de la lettre ouverte :

Eddie Aït, maire de Carrières-sous-Poissy
Jean Baubérot, professeur honoraire à l’EPHE
Etienne Baulieu, membre de l'Académie des sciences et de l'Académie nationale de médecine
Aurélien Beaucamp, président de Aides
Nicolas Bedos, auteur, réalisateur
Marine Brenier, députée des Alpes-Maritimes
Ian Brossat, adjoint à la Maire de Paris
Jean-Claude Casadesus, chef d’orchestre
Roland Castro, architecte
Julien Cendres, écrivain
Noëlle Châtelet, écrivain, universitaire
Eric Chenu, animateur de l’Espace Fédéral d’Ethique de la Mutualité Française
François de Closets, écrivain
André Comte-Sponville, philosophe
Emmanuelle Cosse, ancienne ministre
Eva Darlan, comédienne
Marie-Pierre de La Gontrie, sénatrice
Bertrand Delanoë, maire honoraire de Paris
Muguette Dini, sénatrice honoraire
Olivier Falorni, député de Charente-Maritime
Rémi Féraud, sénateur de Paris
Dominique Fernandez, de l’Académie Française
Caroline Fiat, députée de Meurthe-et-Moselle
Irène Frain, écrivaine
Alain Fouché, sénateur honoraire
Bruno Gaccio, auteur
Jacques Gaillot, ancien évêque d’Evreux
Christian Gaudray, président de l’Union nationale
des Familles Laïques
Annie Gautrat, dite Stone, artiste de variétés
Alex Goude, artiste
Benoît Hamon, ancien ministre
Anne Hidalgo, maire de Paris
Patrick Kanner, ancien ministre, sénateur du Nord
Patrick Kessel, journaliste, président d’honneur du Comité Laïcité République
Guillaume Lacroix, président du Parti Radical de Gauche
Brigitte Lahaie, animatrice radio
Philippe Lazar, fondateur du Comité national de bioéthique dans les sciences de la vie et de la santé
Marylise Lebranchu, ancienne ministre
Claude-Jean Lenoir, pasteur honoraire,
membre de l’Académie des Sciences, Arts et Belles Lettres de Caen
Thierry Lhermitte, comédien
Noël Mamère, député honoraire
Henriette Martinez, députée honoraire
Jean-Luc Melenchon, ancien ministre
Olivier Minne, auteur, présentateur
Maxime Minot, député de l’Oise
Véronique Neiertz, ancien ministre
Patrick Pelloux, médecin urgentiste
Emmanuelle Pierre-Marie, maire du 12e arrdt de Paris
Frédérique Plaisant, présidente de la Fédération Française de Crémation
Christian Rauth, acteur, auteur, metteur en scène
Line Renaud, artiste
Jean-Luc Romero-Michel, président de l’ADMD, adjoint à la Maire de Paris chargé des droits humains
Willy Rozenbaum, professeur de médecine, codécouvreur du virus du sida
Danielle Simonnet, conseillère de Paris
Anne Sinclair, journaliste
Jean-Louis Touraine, député du Rhône
Valérie Trierweiler, journaliste
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MessageSujet: Re: 2021 fin de vie   2021 fin de vie - Page 5 Icon_minitime20.05.21 20:21

Elle meurt du Covid à 19 ans après plusieurs appels au Samu, on lui avait dit de prendre du Doliprane
jeu. 20 mai 2021, 12:20 PM·2 min de lecture

Une jeune femme de 19 ans est morte du Covid-19 en trois jours
Une jeune femme de 19 ans est morte du Covid-19 en moins de trois jours. Ses proches avaient pourtant contacté le Samu de l’Essonne à trois reprises avant qu’il n’intervienne, trop tard. Une enquête a été ouverte par le parquet.
Voilà une affaire qui pourrait faire du bruit au moment où les mesures sanitaires se détendent dans tout le pays. Au cours du week-end du 1er mai, une jeune habitante de l’Essonne est en effet morte en moins de 72h après avoir contracté le Covid-19, comme le rapporte nos confrères du journal Le Parisien. Les proches de la jeune femme âgée de 19 ans avaient pourtant appelé les services du Samu à trois reprises sans qu’ils interviennent.

Le premier appel a eu lieu le vendredi alors que la jeune femme avait du mal à respirer, avait de la fièvre et vomissait. À ce moment-là, la personne au bout du fil rassure ses proches, explique qu’il s’agit des débuts des symptômes et les invite à donner du Doliprane à la patiente. Le second appel a lieu le samedi, l’état de la jeune fille s’est dégradé mais le Samu décide malgré tout de ne pas intervenir. Le dernier appel de la famille date du dimanche à 21h alors que la victime vomit du sang et affiche une température de 40°. Une fois encore, un nouvel opérateur conseille du Doliprane. La jeune femme est morte quelques heures plus tard.

VIDÉO : dans les hôpitaux, les patients admis sont de plus en plus jeunes :

Plusieurs enquêtes en cours
Au moment de constater le décès de la jeune victime, les policiers ont décidé de prévenir le parquet à cause de son âge. Et ce malgré le fait que le médecin du Samu, finalement intervenu en urgence à 3h du matin, n’ait pas délivré d’obstacle médico-légal (OML). C’est ce dernier qui déclenche des recherches approfondies en cas de mort suspecte. Une enquête a donc été ouverte pour déterminer les causes précises de la mort et attribuer d’éventuelles responsabilités. Une seconde enquête a été ouverte en interne au Samu. Enfin, une analyse sera établie et remise à l’Agence régionale de santé à laquelle est rattaché le centre du Samu concerné.

COMME C'EST BETE et ils continuent de réanimer les suicidants, bah, çà se passe en Essonne, banlieue parisienne. Médecine des riches, des pauvres, des villes, des campagnes, médecine pour tous et pour toutes ?
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MessageSujet: Re: 2021 fin de vie   2021 fin de vie - Page 5 Icon_minitime21.05.21 9:55

[size=40]Accéder à une fin de vie digne, un enjeu éthique et politique qui effraie encore en France[/size][/center]

Par Juliette Hochberg
 
Mis à jour le 07/04/2021 à 15:38


[size=32]Les ambiguïtés et insuffisances de l'actuelle loi autorisant une sédation profonde et continue jusqu’au décès ont à nouveau été soulevées ces derniers mois. Jeudi, les députés doivent voter une nouvelle proposition de loi, qui divise. Témoignages et décryptage.[/size]


Ce jeudi 8 avril, l'Assemblée nationale est censée votée une proposition de loi d’Olivier Falorni (Libertés et Territoires) "garantissant" le droit à "une fin de vie libre et choisie", et promettant "une mort rapide et sans douleur" à travers une "assistance médicalisée."
Elle a été adoptée en commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale le 1er avril dernier. Une première pour un texte sur l'euthanasie. 
Si cette loi sur la fin de vie est défendue par des associations militant pour la fin de vie, dont l’Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD), et qu'elle trouve des soutiens dans tous les groupes parlementaires, fait rare, elle divise aussi : plus de 3000 amendements ont été déposés, et des députés LR tentent d'obstruer le vote. De quoi prévoir un nouveau report parlementaire.

De son côté, le gouvernement rechignerait à ce que cette loi soit votée dans un contexte sanitaire tendu, selon Le Figaro.

Pourtant, en 2017, Emmanuel Macron avait affirmé vouloir "choisir [s]a fin de vie". "Il veut choisir pour lui-même", insiste Jean-Louis Touraine, député LREM du Rhône, porteur d'une autre proposition de loi similaire, et auteur de  Donner la vie, choisir sa mort. Pour une bioéthique de liberté *. "Moi je pense que, comme tout bon président, il veut accorder les même droits que les siens à ses concitoyens."
Pendant ce temps, les familles de personnes gravement malades, mais inéligibles à la loi actuelle, dite loi Leonetti, restent seules face à leur souffrance, et les médecins, poussés à des pratiques illégales.
La vidéo du jour :


La loi Claeys-Léonetti, un entre-deux qualifié d'"hypocrite" 


Promulguée en 2006, la loi Leonetti, du nom du député Jean Leonetti, autorise le "laisser-mourir", avec une "sédation profonde et continue jusqu’au décès". Elle a aussi mis en place la possibilité, pour les adultes, de formuler des directives anticipées, c'est-à-dire, déclarer officiellement leurs dernières volontés sur les soins en fin de vie. 
Les militants pour le droit à une fin de vie digne reprochent surtout à cette loi cette technique, dont ils dénoncent l'hypocrisie. 
"Cette méthode consiste à interrompre tout traitement, mais aussi l’alimentation et l’hydratation", nous explique Jean-Louis Touraine, rapporteur de la mission d’information sur la révision de la loi relative à la bioéthique. "On crée en fait une insuffisance rénale pour que le patient sédaté décède au bout de deux semaines, parfois trois, selon la résistance de son corps."

Pour l'élu, il serait "plus éthique de faire mourir ces gens en quelques minutes, à l’aide d’un produit létal, qui les endort et qui entraîne l’arrêt cardio-respiratoire". 
Le Conseil économique, social et environnemental (CESE) a également prôné, en conclusion d’un rapport rendu en avril 2018, la légalisation de la "sédation profonde explicitement létale" pour les personnes en fin de vie qui la demanderaient.

[size=24]"Notre fils est mort dans des conditions abominables"[/size]


Huit ans de coma végétatif sur vingt-huit années de vie. Hervé Pierra a 20 ans en 1998 lorsqu’il est hospitalisé, dans ce coma végétatif irréversible, ses parents à son chevet. "Il faudra prendre vos dispositions, votre enfant va rester dans cet état-là", leur lâche-t-on, au bout d'un couloir.

De l'autre côté du téléphone, Danièle Pierra se souvient de tout : son fils nourri, "gavé", dit-elle, car il ne pouvait s’alimenter qu'à l'aide d'une sonde gastrique ; le bavoir attaché à son cou pour récolter ses glaires puisqu'il n'arrivait plus à déglutir ; les expectorations si puissantes qu’elle retrouvait des traces sur le mur face à son lit ; et ce pouce qui n’exerçait aucune pression quand elle lui parlait, et qui aurait été la preuve d’un "embryon de conscience". Ne répondant ni aux sollicitations, ni aux stimulations, Hervé, son enfant, transitait de la veille au sommeil.
Une situation typique des restrictions de l'accès à fin de vie digne, soulevées tous les ans par le monde associatif le 2 novembre, date de la Journée mondiale pour le droit à mourir dans la dignité.

Les époux Pierra, désormais retraités, se rappellent aussi de ces longues réunions entre médecins, qui ont débattu du sort de leur garçon durant seize mois, jusqu'au 6 novembre 2006, lorsque l'équipe médicale a retiré sa sonde d’alimentation.
Danièle, Paul, et leurs deux filles, ont assisté à l’agonie d’Hervé durant six long jours. "Ce 12 novembre, lorsqu’il est mort dans des conditions abominables, avec des crises de convulsions traumatisantes, nous nous sommes jurés, tous les quatre enlacés autour de lui, de nous battre pour qu’un tel drame n’arrive plus, pour aucune famille", rembobine le couple auprès de Marie Claire.

Citation :
size=40][size=40]Nous nous sommes jurés, tous les quatre enlacés autour de lui, de nous battre pour qu’un tel drame n’arrive plus, pour aucune famille.[/size][/size]

Pourtant, depuis la disparition de leur fils, d’autres familles ont dû faire face à des situations aussi désespérantes, et d’autres patients en fie de vie ont donné malgré eux leur nom à des "affaires" devenues aussi médiatiques que politiques.
Anne Bert, Chantal Sébire, Vincent Lambert, et plus récemment Alain Cocq. Atteint d’une maladie dégénérative et de souffrances réfractaires aux traitements depuis trois décennies, cet homme de 57 ans a voulu filmer son agonie et la diffuser en direct sur Facebook, qui a bloqué son contenu. Après avoir interrompu ses traitements, son alimentation et son hydratation, le 4 septembre 2020, Alain Cocq a accepté quatre jours plus tard de les reprendre, et a finalement consenti à des soins palliatifs.
Par ce geste fort et politique, ce quinquagénaire militant de l’ADMD, favorable à l'euthanasie mais aussi au suicide assisté, entendait alerter les internautes sur les ambiguïtés de la loi Claeys-Léonetti, adoptée en 2016. Il souhaitait notamment dénoncer le fait qu'elle n'autorise la sédation qu'aux personnes dont le pronostic vital est engagé "à court terme". Ce qui n’est pas son cas.
Lire aussi :



Une épreuve pour les proches et les soignants


La sédation, telle que permise à ce jour, est "une sorte de mort du corps avant la mort", insiste Jean-Louis Touraine. "Déshydraté, le corps souffre", dit l’homme politique par ailleurs professeur de médecine en transplantation et immunologie. "Effrayant pour les proches...", soupire-t-il. "Abominable", renchérit de son côté Danièle Pierra, qui a vu le corps de son fils se dégrader.
"Imaginez que vous êtes Rachel Lambert [épouse de Vincent Lambert, ndr]. Que reste-t-il de l’amour de votre vie après neuf jours de sédation ?", interroge Philippe Lohéac, délégué général de l'ADMD, qui s’empresse d’ajouter que "certaines personnes diront que les neufs derniers jours de Vincent Lambert furent le temps nécessaire des adieux". "Mais on peut dire au-revoir avant, puis administrer un produit létal, qui ferait partir le patient en paix et en dix minutes", plaide-t-il.
Dans le film Blackbird** par exemple, Susan Sarandon joue Lily, grand-mère atteinte d’une maladie dégénérative incurable qui décide de réunir son mari, leurs enfants et petits-enfants le temps d’un week-end, avant d’être euthanasiée. C’est aussi pour ce type d’adieux apaisés que militent Philippe Lohéac et Jean-Louis Touraine, qui nous ont tous deux cité ce drame américain sorti en 2020.

Citation :
[size=40][size=40]Pour les soignants aussi, assister à l’agonie de leur patient est difficile à supporter.[/size][/size]

"Pour les soignants aussi, assister à l’agonie de leur patient est difficile à supporter", pointe par ailleurs le député. La mère d’Hervé témoigne en ce sens : "Il m’est arrivé de prendre dans mes bras une jeune élève infirmière, qui était là en stage, et qui avait les yeux embués de larmes devant le lit de notre fils".
Pour la femme de 69 ans, cette loi est une euthanasie qui ne dit pas son nom. "Mais ce n’est pas une euthanasie pratiquée en quelques heures, plutôt une sorte de laisser-mourir", s’indigne-t-elle, avant de souligner la "totale hypocrisie" d’une législation qui permet une mort lente mais interdit une piqûre qui abrégerait la souffrance du patient et éviterait un traumatisme à ses proches.
Une autre "hypocrisie" est soulevée par Jean-Louis Touraine. Il rappelle que chaque année en France, de nombreux patients font bel et bien l’objet d'un traitement thérapeutique d’aide active à mourir. "En catimini, et puisque c’est illégal, sans l’avis de la personne concernée pour la majorité des cas. Une équipe médicale dit alors 'C’est fini', par compassion ou pour que cette personne libère un lit", résume-t-il.
Puis il s'insurge : "Dans le même pays où l’on interdit aux patients en fin de vie et en phase terminale qui le souhaitent d’être aidés à mourir, on injecte un produit létal à d’autres qui n’ont rien demandé. C’est là, pour moi, la suprême des incohérences et des hypocrisies."
Lire aussi :



Ne plus voir la mort d'un.e patient.e comme un échec


Si la loi Leonetti cumule tant d'absurdités, qui s’opposerait alors à sa modification ? Une partie des soignants, selon Jean-Louis Touraine et l’ADMD. Et cela ne changera pas "tant que dans les facs de médecine, on fera croire aux futurs professionnels que la mort est l’échec du médecin, estime le délégué général de l’association présidée par le socialiste et adjoint à la mairie de Paris Jean-Luc Romero-Michel. C’est cette culpabilité-là qui les pousse à maintenir en vie, malgré tout, le patient à l’état irréversible."
"Spontanément, les médecins continuent de traiter des moribonds pour y gagner quelques heures de survie. Ce n’est pas de leur faute, cela traduit une carence de leur formation", estime également Jean-Louis Touraine. 
Ce dernier prend pour exemple ces chimiothérapies pratiquées sur des cancéreux dans leurs dix derniers jours de vie. Le professeur de médecine a "parfois [été] obligé de se battre pour faire respecter à certains collègues la loi sur l’interdiction de l’acharnement thérapeutique".
"Certaines familles de patients en phase terminale d'un cancer ou d’autres atteints de la maladie de Charcot se sont vus objecter des choses hallucinantes comme 'Il se nourrit donc c’est la preuve qu’il vit', citent à leur tour les Pierra, en contact régulier avec d’autres familles ayant vécu la même épreuve qu’eux.

[quote[size=40][size=40]Ils ont eu peur d’être accusés d’euthanasie et ont essayé de mettre des garde-fous partout autour d'eux.[/size][/size]
[/quote]

Danièle Pierra a l’impression que les médecins de son fils ont eux aussi refusé cet "échec". "Tout en sachant que la cause était perdue, ils ont été le chercher pour le ramener dans cette sorte de non-vie", déplore-t-elle.
S’ajoute à cela, pour le cas d'Hervé Pierra, la frilosité du corps médical face à l’un des premiers patients dont la situation entrait dans le cadre de la loi Leonetti depuis son vote. "Je crois qu’ils ont eu peur d’être accusés d’euthanasie s’ils appliquaient le protocole Leonetti. Jusqu’au bout, cette crainte a pu transparaître dans leurs différentes démarches, leurs écrits, leur manière de s’adresser aux différents Conseils de l’Ordre régionaux… Ils ont essayé de mettre des garde-fous partout autour d’eux", analyse aujourd’hui la mère, sans aucune once de ressentiment dans la voix.

Des opposants aussi du côté des "hiérarchies religieuses"


Outre certains médecins, s'oppose aussi à cette loi la "hiérarchie religieuse", selon l'expression de Jean-Louis Touraine, qui tient à ne pas pointer du doigt les fidèles. 
Un sondage mené par l’Ifop, paru en janvier 2018 dans La Croix, relève que 72% des catholiques pratiquants se déclarent favorables à l’évolution de la loi sur la fin de vie, contre 96% de Français, selon, cette fois, le dernier sondage Ipsos, publié en 2019. "Et pourtant, si vous interrogez les archevêques, très peu se prononceront en ce sens, regrette l’élu. Parce que la doctrine officielle de l’Église catholique, comme de certaines autres religions, interdit fermement l’euthanasie."
L’ADMD parle, elle, de "pression religieuse". Et si son délégué général comprend qu'Emmanuel Macron consulte les représentants des religions monothéistes sur les dossiers relatifs à la bioéthique, il condamne ceux qui tentent d’imposer leur dogme.
La famille Pierra a fait face à ces détracteurs religieux. Paul Pierra, à l'époque capitaine à la Brigade des sapeurs-pompiers de Paris, a su sauver in extremis son fils, découvert pendu. Mais son cœur ayant été trop privé d'oxygène, le jeune homme a dû être plongé dans un coma végétatif irréversible. "L’intelligentsia des catholiques intégristes s’en est fait les gorges chaudes, se souvient douloureusement son épouse. Un enfant qui tente de se suicider, déjà, vous êtes discrédités d’emblée en tant que parents."
Danièle Pierra cite, parmi ceux "capables de tout", Alliance-VITA, une association du mouvement qui se qualifie de "pro-vie", et qui milite principalement contre l'avortement et l’euthanasie, ainsi que "Monsieur Remontada". Elle a surnommé ainsi Maître Jean Paillot, l’avocat des parents de Vincent Lambert, qui avait fait polémique en mai 2019, en euphorisant sur l’antenne de BFM TV "C’est la remontada !", alors qu'il venait d'apprendre la suspension de l’arrêt des soins sur le fils de ses clients.

Des pays voisins favorables à l'euthanasie


Face à la réticence de certains médecins et l'opposition des autorités religieuses, la France avance à pas prudents. Au point qu’elle est désormais en retard sur beaucoup d’autres pays d’Europe occidentale, des Pays-Bas à l'Espagne.
"Cette grande prudence a son avantage : on peut observer ce qui se fait ailleurs, savoir alors exactement de quelle manière encadrer le projet pour qu’il n’y aie pas de dérapages, quelle commission créer…", énumère Jean-Louis Touraine. Qui nuance aussitôt : "Mais c’est vrai que pendant ce temps-là, nombreux en France sont morts dans des conditions pitoyables."
D’autres patients éprouvés ont pu partir à l'étranger, à l’instar de l’écrivaine française Anne Bert, atteinte de la maladie de Charcot, qui a reçu une injection létale dans un hôpital belge le 2 octobre 2017. "Mais quand vous êtes si malade, en fin de vie, vous n'êtes souvent plus suffisamment mobile pour vous y rendre, pointe le député LREM. Et puis, mourir à l’étranger, ajoute-t-il, ce n’est pas un cadeau que l’on fait à ses proches qui doivent rapatrier le corps."
Les Belges par exemple, qui utilisent le terme d'"euthanasie" plus facilement que les Français, a remarqué Jean-Louis Touraine. "Pour eux, 'euthanasie' signifie simplement 'mort douce', mais ici, en France, le mot a une connotation négative. Il est souvent employé pour parler d’une mort induite pour une personne qui ne l’aurait pas demandée. Le terme est juste, mais j’emploie plutôt l’expression 'aide active médicalisée à mourir', pour que l’on comprenne bien que je milite pour que le patient choisisse", développe-t-il.
Les Pierra auraient-ils pu faire le voyage vers la Belgique ou la Suisse avec Hervé ? Impossible, car il était inconscient. Mais le directeur de l’hôpital lui-même leur avait glissé que "si c’était [s]on fils, [il] partirait à l’étranger".

Citation :
[size=40][size=40]Nous avons eu tellement de déceptions, à chaque gouvernement, que je ne veux pas avoir de fausses joies.[/size][/size]

"Nous avons eu tellement de déceptions, à chaque gouvernement, que je ne veux pas avoir de fausses joies", explique Danièle Pierra. Elle analyse : "Il faut quand même un recul et un certain apaisement pour aborder cette question. Au vu de la situation actuelle de la France, en proie à ce virus et à ses conséquences, je ne crois pas que le débat sur la fin de vie fasse partie des priorités du Président."
Donner la vie, choisir sa mort. Pour une bioéthique de liberté, éditions Érès, 2019
**Blackbird, de Roger Michell, avec Susan Sarandon et Kate Winslet
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MessageSujet: Re: 2021 fin de vie   2021 fin de vie - Page 5 Icon_minitime25.05.21 10:58

[size=38]Cannabis médical: «Par manque de courage politique, on crée du tourisme médical», note Philippe Berta[/size]
Camille Marnac 
03 mai 2021 à 12h45

Le député MoDem et généticien estime qu’interdire l’usage du cannabis médical en France contribue à l’essor d’un marché parallèle à l’étranger



 
:copyright: Sipa Press
S'abonner[url=https://twitter.com/share?text=Cannabis+m%C3%A9dical%3A+%C2%ABPar+manque+de+courage+politique%2C+on+cr%C3%A9e+du+tourisme+m%C3%A9dical%C2%BB%2C+note+Philippe+Berta via][/url]
Que pensez-vous de l’expérimentation du cannabis à usage thérapeutique en France ? Faut-il saluer cette initiative ?
C’est une bonne chose qui arrive remarquablement tard au regard des attentes de la communauté scientifique et des patients. Je pense en particulier à ceux qui souffrent de certains cancers, de douleurs neuropathiques ou de sclérose en plaques. J’ajoute que le thème du cannabis à usage thérapeutique est à repositionner dans la problématique plus large des soins palliatifs. Où en est-on ? Ne faudrait-il pas réanalyser la loi Claeys-Leonetti ? Si l’on prend encore plus de recul, c’est la politique du médicament dans son ensemble qu’il faut réformer et même moderniser. Je fais partie de ceux qui pensent que ce dossier ne devrait pas être uniquement entre les mains du ministère de la Santé, mais qu’il devrait faire l’objet d’un travail interministériel avec la recherche, l’industrie et, dans le cas du cannabis à visée médicale, l’agriculture. Le médicament au ministère de la Santé relève de dix bureaux, de dix directions différentes. Cela contribue au retard français en la matière, auquel le cannabis thérapeutique n’échappe pas.
L’interdiction du recours au cannabis thérapeutique est régulièrement contournée par l’autoproduction ou l’achat à l’étranger, en particulier aux Pays-Bas. Cette expérimentation répond-elle à cette problématique ?
Des personnes sont effectivement condamnées à des peines très lourdes pour avoir fait pousser trois plants dans leur salle de bains mais le problème est plus global. Par manque de courage politique, on crée du tourisme médical, on favorise en creux ce genre de commerce. Cela fait penser à la procréation médicalement assistée pour toutes les femmes ou le diagnostic préimplantatoire [qui permet de détecter la présence d’éventuelles anomalies génétiques ou chromosomiques dans les embryons conçus après une fécondation in vitro]. Mais pour moi, l’argument central qui justifie cette expérimentation est médical. On crée ainsi les conditions d’un essai clinique sur 3 000 patients avec pour objectif d’arriver à des conclusions sérieuses sur la balance bénéfice/risque. C’est grâce à cela que nous allons pouvoir organiser la filière.
[/size]
«Seule la science permettra de valider l’accès au cannabis thérapeutique dans tout ou partie des cinq indications intégrées à l’expérimentation ou, au contraire, de le rejeter»


Y a-t-il une raison éthique de s’opposer à l’usage thérapeutique du cannabis ? L’interdire, est-ce un refus de soins ?
Les retours de terrain montrent que le cannabis consommé dans ce cadre constitue une stratégie thérapeutique de soulagement importante. Je ne vois aucune raison de l’interdire si les conditions d’usage sont parfaitement contrôlées et normées. Mais si les résultats de l’essai clinique français ne sont pas favorables à cet usage, ce n’est pas la peine de verser dans le sentimentalisme. On arrête et on évite l’écueil de l’hydroxychloroquine, que des médecins ont continué à prescrire alors qu’aucune étude solide n’a jamais démontré un quelconque effet positif sur la Covid, qu’aucune raison scientifique, déontologique ou intellectuelle ne justifiait. Seule la science permettra de valider l’accès au cannabis thérapeutique dans tout ou partie des cinq indications intégrées à l’expérimentation ou, au contraire, de le rejeter.
https://www.lopinion.fr/edition/economie/philippe-berta-manque-courage-politique-on-cree-tourisme-medical-241945
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MessageSujet: Re: 2021 fin de vie   2021 fin de vie - Page 5 Icon_minitime25.05.21 13:25

citation sur le web:
Fin de vie : tisser ou rompre le fil ?

mon commentaire:

comment ce fil est fait ?
par qui ce fil est fait ?
quand ce fil est fait ?
peut-on le défaire ?
peut-on le refaire ?
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MessageSujet: Re: 2021 fin de vie   2021 fin de vie - Page 5 Icon_minitime02.06.21 13:16

Fin de vie
Après le décès de son père, cet Abraysien interpelle le président de la République concernant la loi sur l'euthanasie
Publié le 02/06/2021 à 08h01 Mis à jour le 02/06/2021 à 08h39
Après le décès de son père, cet Abraysien interpelle le président de la République concernant la loi sur l'euthanasie
Jean-Marc a écrit au président de la République, son chef de cabinet lui a répondu. © Alban GOURGOUSSE

Jean-Marc, un Abraysien de 47 ans, a assisté, impuissant, aux derniers moments très difficiles de son père, décédé d’un cancer en avril 2021. Depuis, il a écrit au président de la République pour faire accélérer le vote de la loi sur l’euthanasie en France.
"La seule chose que mon papa avait demandée, c’était de ne pas souffrir. Cela n’a pas été du tout le cas…" Un drame familial tragique. Jean-Noël, 70 ans, est décédé d’un cancer le 24 avril 2021. Son fils, Jean-Marc, a joint La Rep’ pour témoigner et essayer de faire avancer les choses concernant la fin de vie et l’euthanasie. Il a d’ailleurs écrit au président Emmanuel Macron sur le sujet.

On nous a dit qu’il allait s’éteindre comme une bougie. Que sa flamme allait s’éteindre tout doucement. On était plutôt rassuré parce que c’est exactement ce que papa voulait.

Mars 2020. Synonyme d’un premier confinement pour toute la France. Mais, synonyme d’un coup de massue pour une famille loirétaine : on diagnostique à Jean-Noël, alors 69 ans, un cancer du poumon. Un cancer qui se déplacera ensuite sur le foie.

Le 14 avril 2021, il entre à l’institut Gustave Roussy, à Paris, totalement déshydraté. "On lui a annoncé que sa maladie était passée à une étape supérieure", explique Jean-Marc, son fils de 47 ans. "Lui voulait être absolument hospitalisé à domicile. On avait fait les démarches en ce sens. Le lendemain, le médecin nous a dit que son cancer était dans un état très avancé et qu’il ne pourrait pas rentrer à la maison. On nous a dit qu’il allait s’éteindre comme une bougie. Que sa flamme allait s’éteindre tout doucement. On était plutôt rassuré parce que c’est exactement ce que papa voulait. C’était le vendredi 16 avril."

Mais, sa famille voit l’état de Jean-Noël se dégrader. "Il a été mis sous morphine le mercredi 21 avril", détaille son fils. "Il était déshydraté, sur la fin, il ne pouvait plus manger puisqu’il n’avait plus de salive. C’est à partir de là où c’est devenu difficile. Il n’avait plus de force donc il ne pouvait pas attraper son téléphone ou le bouton pour appeler les infirmières. Le jeudi 22 avril, on nous a dit qu’on arrivait au bout. Que ce serait fini dans 48 ou 72 heures. Le jeudi soir, mon papa avait fait un au revoir de la main à ma maman."

"On s'est dit qu'on l'avait abandonné"
Le vendredi 23 avril, la famille doit revenir au plus vite : "Il avait les yeux à moitié fermés. On nous a dit qu’il ne souffrait plus. Sédaté pour ne plus rien sentir. Vers midi, il avait les jambes allongées, il ne bougeait pas, il avait la tête sur la droite. Et trois fois de suite, son corps s’est complètement raidi avec sa tête qui se relevait vers le plafond avec les yeux grands ouverts… L’infirmière a dû augmenter la dose. Jusqu’à 17 h 30, cela a continué… Voir quelqu’un ainsi, vous ne pouvez pas me dire que ce n’est pas la douleur qui provoque ça. C’est pas
possible ! Le vendredi soir, j’ai pensé “pourvu qu’il parte dans la nuit…”"

Jean-Marc continue : "Il est mort à minuit deux, le samedi 24 avril. Pour moi, sa fin de vie a été catastrophique. On s’est dit qu’on l’avait abandonné. On était impuissant. Sur le coup, on était tellement désemparé qu’on en voulait aux infirmières. Mais, je veux vraiment les saluer. C’est un boulot ingrat. Elles ne peuvent rien faire. Il y a sûrement des protocoles mais j’ai l’impression qu’il n’y a pas assez de doses."

"A-t-on fait des progrès en cinq ans ?"
L'euthanasie, un débat toujours d'actualité

En France, l’euthanasie "active" (provoquer directement la mort) est interdite mais l’euthanasie "passive" (abstention thérapeutique) est autorisée. C’est un sujet néanmoins clivant. "Une fin de vie libre et choisie" avait été discutée à l’Assemblée nationale le 8 avril dernier. Mais, une poignée de parlementaires avaient déposé pas moins de 3.000 amendements !

"Ce qui me choque", coupe Jean-Marc, "c’est le fait que des députés dans un hémicycle soient capables de refuser un texte de loi alors que moi j’ai été face à mon papa qui a perdu 10-15 kg, qui ne ressemblait plus à grand-chose et qui a peiné comme ce n’est pas possible à partir…" Jean-Marc "regrette" également que les politiciens "ne viennent pas voir le quotidien des soignants".

L'Abraysien a donc écrit au président de la République, témoignant de ce qu’il avait vécu. L’Élysée, par la voix du chef de cabinet d’Emmanuel Macron, lui a répondu en soulignant la mise en place de la loi Claeys-Leonetti en 2016, "qui s’oppose à toute forme d’acharnement".

"La réponse que j’ai eue auprès de l’Élysée ne me va pas. On me dit qu’un protocole a été mis en place pour que les gens puissent partir dignement… Ce n’est pas le cas ! A-t-on fait des progrès en cinq ans ? Je n’arrive pas à m’enlever de la tête qu’on aurait pu en faire plus."

Animaux et humains, une différence

"Je ne peux pas faire de comparaison mais je suis obligé de la faire", souffle Jean-Noël : "J’ai assisté au dernier souffle d’une de mes petites chiennes. D’abord, ils l’ont endormie et elle ne bougeait plus du tout. Et ensuite, après la dernière injection, c’est terminé. C’est d’une simplicité ! C’est ce que j’aurais voulu pour mon père... Quand vraiment la médecine ne peut plus rien pour des patients, il faut leur donner ce choix-là de partir sans souffrir. Et ce n’est pas du tout à ce qu’on a assisté avec mon père."

Alban Gourgousse

https://www.larep.fr/saint-jean-de-braye-45800/actualites/apres-le-deces-de-son-pere-cet-abraysien-interpelle-le-president-de-la-republique-concernant-la-loi-sur-l-euthanasie_13960779/
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MessageSujet: Re: 2021 fin de vie   2021 fin de vie - Page 5 Icon_minitime11.06.21 20:04

les malades, les personnes âgées, les personnes handicapées et les patients covid-19 peuvent être gênées de prendre toute la place ( ou d'être trimbalées de gauche à droite )...
ou au contraire elles peuvent en être ravies !

clin1
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MessageSujet: Re: 2021 fin de vie   2021 fin de vie - Page 5 Icon_minitime14.06.21 21:40

Covid-19 : le variant Delta, dit « indien », circule de plus en plus dans plusieurs pays d’Europe
Les dernières données britanniques confirment notamment la supériorité de cette souche sur le variant Alpha, en termes de diffusion.

Par David Larousserie
Publié aujourd’hui à 10h21, mis à jour à 14h29

Eh bien tant mieux car je n'en peux plus. C'est comme si j'étais revenue dix ans en arrière ( h1n1 2009 nouveau droit de mourir dignement ) avec dix ans de plus au niveau du vieillissement.[Cela fait un drôle d'effet, de quoi péter les plombs, valser avec le rire jaune, la haine, le désespoir. Tout ce mélange pourrait faire mûrir ou mourir ? je ne sais pas, alors je me renferme au maximum pour me protéger, ou du moins essayer, et quand cela pète dehors, je contemple presque ! les temps ont changé, moi aussi. Sauf qu'on continue les échanges commerciaux avec les chinois...!!!... c'est fou, n'est-ce pas ? je ne crois plus en rien, je ne donne plus rien et je ne vote plus. Le mariage pour tous, la manif pour tous, le virus pour tous, nous sommes enchaînés les uns aux autres par des liens sociaux, seule la mort peut nous en libérer. Pour quand d'autres variants ? Faut pas exagérer, tout de même ! non mais !
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MessageSujet: Re: 2021 fin de vie   2021 fin de vie - Page 5 Icon_minitime14.06.21 22:33

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MessageSujet: Re: 2021 fin de vie   2021 fin de vie - Page 5 Icon_minitime14.06.21 22:57

«Nous, professionnels de l'hospitalisation à domicile, refusons la légalisation de l'euthanasie»
FIGAROVOX/TRIBUNE - Dans une lettre ouverte adressée aux députés ayant soutenu la proposition de loi visant à légaliser l'euthanasie, plus de 80 médecins et professionnels de l'hospitalisation à domicile expliquent leur opposition à cette mesure.

Par Tribune collective
Publié le 04/06/2021 à 19:29
«Comment la confiance que placent en nous les patients ne serait pas amoindrie si nous étions conduits à donner la mort?»
«Comment la confiance que placent en nous les patients ne serait pas amoindrie si nous étions conduits à donner la mort?» Adobe Stock
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5G : son impact sur l’économieJE M'INFORME
La proposition de loi en faveur d'une fin de vie libre et choisie ainsi que les débats et arguments qui ont accompagné la présentation et la discussion de ce texte à l'Assemblée nationale ont suscité un fort intérêt parmi les professionnels de l'hospitalisation à domicile (HAD).

À découvrir
Michel Houellebecq: «Une civilisation qui légalise l’euthanasie perd tout droit au respect»
En effet, chaque année, nos établissements prennent en charge des dizaines de milliers de patients pour des soins complexes, en substitution d'un séjour en établissement avec hébergement.

En 2020, ce sont plus de 60.000 personnes de tous âges que nous avons suivies, à leur domicile, pour des soins palliatifs, et ce sur tout le territoire français y compris dans les zones les plus isolées.

Côtoyer chaque jour la mort est inhérent à notre activité. Accompagner les dernières semaines de malades atteints de cancer, de maladies neurodégénératives, de pathologies chroniques, entendre les souhaits des patients et de leurs entourages, apaiser les souffrances physiques et psychiques des malades sont les missions quotidiennes des professionnels exerçant en HAD.

Lors des débats en commission des Affaires sociales et en séance publique, nous avons été frappés par la description de certaines situations et la tenue de propos faisant le lien entre aide médicalisée à mourir et développement insuffisant des soins palliatifs.

Si le développement des soins palliatifs à domicile est effectivement insuffisant, ce que craignent avant tout nos concitoyens, c'est de « mal mourir », de souffrir ou que les soins en adéquation avec leur état de santé ne leur soient pas délivrés.
Notre vécu est bien différent. Si le développement des soins palliatifs à domicile est effectivement insuffisant, ce que craignent avant tout nos concitoyens, c'est de «mal mourir», de souffrir ou que les soins en adéquation avec leur état de santé ne leur soient pas délivrés. Cette approche, nous voulons vous la faire partager et, nous qui sommes des soignants, médecins, infirmiers, pharmaciens, aides soignants… souhaitons nous adresser à vous, députés, soutiens de cette proposition de loi et, ainsi à travers ces quelques lignes, nourrir votre réflexion.

Les écrits d'Anne Bert sur l'euthanasie étant partie intégrante du préambule de cette proposition de loi, nous voulons tout simplement vous dire que nous ne souscrivons pas à la vision véhiculée par les phrases et les mots employés par cette écrivaine, y compris le jugement porté sur les médecins.

Lors des débats, il a également été fait état d'autres situations qui ont conduit des personnes à rechercher à l'étranger l'euthanasie ou le suicide assisté que la France ne leur offre pas.

Pour notre part, c'est un autre éclairage que nous voulons vous apporter, un autre regard que nous voulons vous proposer.

Nous partageons, avec les signataires de cette proposition, la nécessité impérieuse de soulager les souffrances face à la maladie et déplorons le trop faible recours aux soins palliatifs, en particulier à domicile, trop peu enseignés et de ce fait, insuffisamment dimensionnés.

Mais confrontés quotidiennement à la maladie et intervenant, jour et nuit, souvent pendant de longues semaines, auprès de patients fragilisés, en proie au doute, parfois en situation de détresse, mais aussi toujours capables d'éprouver des joies et des bonheurs, voire de faire encore des projets, nous constatons que les questions de la mort et du moment de celle-ci recouvrent une réalité aussi complexe et diverse que l'est la nature humaine.

Certains patients indiquent, il est vrai, leur souhait d'en finir. Mais bien souvent, nous le constatons, ces propos sont des appels au secours face à la solitude, à l'indifférence, à la peur.
De plus en plus, de mieux en mieux, nous arrivons à soulager les souffrances physiques et psychiques éprouvées par les patients. Certains d'entre eux indiquent, il est vrai, leur souhait d'en finir. Mais bien souvent, nous le constatons, ces propos sont des appels au secours face à la solitude, à l'indifférence, à la peur. Ce sont des appels à soulager leurs symptômes et des demandes d'empathie, de compréhension, d'amour et parfois le besoin d'être assuré de laisser une trace, un souvenir, un regret après la mort. Notre rôle est d'accompagner ces moments et d'aider à surmonter ces épisodes d'angoisse.

Nous pourrions, nous aussi, relater ces milliers de situations où les patients et les familles nous remercient de leur avoir permis, jusqu'à la fin, de profiter les uns des autres et de vivre, ensemble, des moments malgré tout heureux. Combien de fois avons-nous vu des patients, que nous estimions perdus à courte échéance, continuer à vivre, tout simplement parce qu'ils voulaient, encore une fois, participer à un événement heureux, le retour d'un enfant, une naissance, un anniversaire…

Tous les professionnels soignants présents chaque jour auprès des patients vous le diront: oui les patients ne veulent pas, à juste raison, souffrir ; oui ils refusent l'acharnement thérapeutique ; oui ils veulent comme nous tous, une fin de vie douce ; oui la mort est une rupture. Mais, contrairement à ce que certaines prises de position laissent supposer, la demande de mise en œuvre d'une procédure active d'euthanasie est rarissime.

La lecture des directives anticipées, démarche dont il serait judicieux qu'elle soit mieux connue et davantage utilisée, est à cet égard édifiante.

Les témoignages de Philippe Pozzo di Borgo, tétraplégique depuis près de 30 ans ou de Marie Annick Pavageau, victime depuis 35 ans d'un locked-in-syndrom, qui se félicitent de ne pas avoir été entendus quand ils se désespéraient de la vie aux lendemains de leurs accidents et qui depuis connaissent la joie d'être parents et grands-parents, ne sont-ils pas aussi puissants et exprimés avec une force de conviction tout aussi admirable que celle d'Anne Bert?

Philippe Pozzo di Borgo et Marie Annick Pavageau expliquent que le respect témoigné par les soignants et leurs aidants a permis que soit préservée leur dignité d'homme et de femme et qu'ils ont su, malgré leur handicap, donner un sens à leur vie.

En octroyant ce droit à mourir « médicalement », comment ne pas craindre que dans le futur, notre société n'en soit pas à reprocher à des personnes, atteintes de maladies incurables, de ne pas faire usage de ce droit?
N'est-ce pas cette considération que nous, soignants, devons toujours manifester aux malades? Comment la confiance que placent en nous les patients ne serait pas amoindrie si, au même titre que nous administrons des thérapeutiques pour soigner, soulager et guérir, nous étions conduits à injecter un produit létal? Quel regard les patients porteront-ils sur nous si nous devons endosser ce double rôle de soignant et de prescripteur de mort? Comment, nous soignants, pourrons-nous vivre avec cette idée de pouvoir activement donner la mort, démarche qui va à l'encontre de notre déontologie et de ce que nous apprenons durant nos études, période durant laquelle il nous est enseigné de tout mettre en œuvre pour sauver et guérir les malades?

Le droit à mourir avec une assistance médicale serait «l'ultime espace de liberté et de dignité». Mais en quoi la maladie et les souffrances qu'elle peut engendrer sont-elles sources d'indignité?

N'est-ce pas le rôle du législateur que de protéger les plus humbles et les plus fragiles et de les préserver de tout abus d'individus plus forts et plus puissants?

N'est-ce d'ailleurs pas au nom de cette nécessaire protection que depuis des années, le Parlement souhaite mieux accompagner la dépendance des personnes âgées? N'y a-t-il pas une certaine contradiction entre cette volonté et cette demande d'une assistance médicalisée active à mourir?

N'est-ce pas donner du crédit à celles et ceux qui estiment trop coûteuses les charges engendrées par les personnes âgées et handicapées?

En octroyant ce droit à mourir «médicalement», comment ne pas craindre que dans le futur, notre société n'en soit pas à reprocher à des personnes, atteintes de maladies incurables, de ne pas faire usage de ce droit?

La France s'est dotée d'un dispositif législatif qui condamne l'obstination déraisonnable et met en exergue l'utilité des sédations. N'est-il pas nécessaire, avant de légiférer une nouvelle fois, de mieux informer nos concitoyens de leurs droits?
En instituant ce droit individuel à une fin de vie libre et choisie, ne menaçons-nous pas les droits à vivre de milliers d'autres? Liberté est certes l'un des trois mots de la devise de la République Française mais Fraternité en est un autre, doté d'une charge tout aussi symbolique.

La France s'est dotée en 2005 puis en 2016 d'un dispositif législatif qui condamne l'obstination déraisonnable et met en exergue l'utilité des sédations. N'est-il pas nécessaire, avant de légiférer une nouvelle fois, de mieux informer nos concitoyens de leurs droits et d'analyser pourquoi l'existence des textes existants est mal connue et leur application insuffisante?

À l'instar de la Société Française d'Accompagnement et de Soins Palliatifs, nous pensons que le sujet soulevé par cette proposition de loi mérite un débat non pas seulement au Parlement mais au sein de la société française dans son ensemble.

Toutes les voix doivent pouvoir s'exprimer, sans stigmatisation, dans le respect des convictions de chacun, en prenant le temps de confronter les points de vue. Les sondages dont les questions sont parfois biaisées ne sauraient constituer une alternative à ce débat sociétal.

Dans cette perspective, et afin de vous présenter notre rôle, nos organisations et la diversité de nos activités, nous vous invitons à aller à la rencontre des équipes des établissements d'HAD afin qu'elles puissent vous faire partager leurs expériences et témoigner du travail conduit pour accompagner les patients et leurs proches et permettre une fin de vie digne et apaisée.

La délégation nationale de la FNEHAD est à votre écoute pour vous mettre en relation avec ces établissements et organiser votre visite.

Nous sommes également à votre disposition pour répondre à vos questions sur le contenu de cette proposition de loi ou sur tout sujet concernant l'hospitalisation à domicile.

Signataires:

Dr Elisabeth Hubert, Ancien Ministre, Présidente de la FNEHAD (Fédération nationale des établissements d'hospitalisation à domicile)

Dr Hubert Amoureux, Médecin généraliste, Morbihan

Dr Elisabeth Balladur, Médecin HAD Chef de département, Paris

Dr Mehdi Bastard, Médecin coordonnateur HAD, Bouches du Rhône

Dr Etienne Baudry, Médecin HAD, Côtes d'Armor

Stéphanie Bazan, Infirmière HAD, Finistère

Dr Julien Bodenez, Médecin coordonnateur HAD, Finistère

Dr Olivia Boespflug, Médecin coordonnateur HAD, Pyrénées atlantiques

Dr Emmanuel Bovier, Médecin HAD, Directeur médical HAD, Rhône

Dr Catherine Brillat, Médecin HAD spécialiste de médecine palliative et médecine de la douleur, Corrèze

Dr Etienne Caffiot, Médecin urgentiste, Gironde

Dr Matthieu Cardyn, Médecin HAD, Finistère

Dr Christophe Charbonnier, Médecin coordonnateur HAD, Morbihan

Dr Anne Clarissou, Médecin HAD, Côtes d'Armor

Dr Claire Colin, Médecin coordonnateur HAD, Ille et Vilaine

Dr Adrien Cotta, Médecin coordonnateur HAD, Var

Dr Anne-Catherine Cuny, Gériatre, Médecin HAD, Paris

Mano Da Silva, Infirmière coordinatrice en HAD, Haute Savoie

Dr Manon Dautrevaux, Médecin coordonnateur HAD, Meurthe et Moselle

Dr Matthieu De Stampa, Médecin coordonnateur HAD, Directeur département médico-universitaire, Paris

Dr Guillaume Degenne, Médecin spécialiste Soins palliatifs, médecin coordonnateur HAD, Morbihan

Dr Monique Delage, Médecin coordonnateur HAD, Sarthe

Dr Jean Bernard Demontrond, Médecin généraliste, Calvados

Romain Derrien, Aide-Soignant en HAD, Finistère

Dr Cécile Di Santolo, Médecin HAD, Meurthe et Moselle

Dr Marie Dick, Médecin HAD Equipe mobile de soins palliatifs, Moselle

Dr Catherine Donabedian, Médecin coordonnateur HAD, Yvelines

Dominique Duchon, Cadre de Santé HAD, Maine et Loire

Dr Françoise Duquesnel, Médecin HAD, Oncogériatre, Spécialiste en soins palliatifs et carcinologie clinique, Mayenne

Dr Carol Dussud- Stempin, Médecin de soins palliatifs exerçant en équipe mobile, Isère

Dr Samir El Marjani, Médecin coordonnateur HAD, Meurthe et Moselle

Dr Emilie Fillie-Santin, Médecin HAD, Gériatre, Paris

Dr Eric Fossier, Médecin directeur HAD, Morbihan

Dr Lisadie Fournier, Médecin coordonnateur HAD, Paris

Dr Anne Fourquier, Médecin responsable HAD, Loire Atlantique

Dr Nicolas Gandrille, Médecin HAD, Hauts de Seine

Dr Bénédicte Garnery, Médecin coordonnateur HAD, Gironde

Dr Edith Gatbois, Médecin Pédiatre HAD, Paris

Dr Isabelle Gueguen, Médecin HAD, Côtes d'Armor

Dr Isabelle Guemard Joussain, Médecin coordonnateur HAD, Haute Vienne

Dr Annick Hamon, Médecin DIM et médecin coordonnateur HAD, Seine et Marne

Dr Coralie Hébert, Médecin coordonnateur HAD, Haute Marne

Dr Vincent Hernandez, Médecin coordonnateur HAD, Gironde

Dr Daniel Herveau, Médecin coordonnateur HAD, Nièvre

Dr Florence Jacquelin, Médecin coordonnateur HAD, Haute Savoie

Dr Benoit Jonon, Médecin coordonnateur HAD, Yonne

Dr Nicolas Kiffer, Médecin coordonnateur HAD, Pyrénées-Atlantiques

Dr Bruno Lapoujade, Médecin HAD, Morbihan

Yoleine Le Besrest, Infirmière en HAD, Finistère

Carole Leux, Infirmière de coordination hospitalière pour l'HAD, Gironde

Vania Lopes Pinto, Infirmière Coordinatrice en HAD, Haute Savoie

Dr Cécile Lucas, Médecin coordonnateur HAD, Finistère

Dr Jean Louis Lucas, Médecin Gériatre, équipe mobile de gériatrie, Morbihan

Dr Marie Pierre Lucu, Médecin coordonnateur HAD, Pyrénées-Atlantiques

Dr Nadine Mareite, Médecin coordonnateur HAD, Pyrénées-Atlantiques

Dr Odile Marquestaut, Médecin HAD, Paris,

Dr Emmanuel Matthieu, Médecin HAD, Directeur de Pôle, Paris

Dr Isabelle Moreau-Gaudry, Pédiatre coordonnatrice HAD, Gironde

Dr Nathalie Morio, Médecin coordonnateur HAD, Finistère

Dr Frédérique Moufle, Médecin coordonnateur HAD, Seine et Marne

Dr Laurence Munier, Médecin coordonnateur HAD, Finistère

Dr Lydie Nicolas, PH, Médecin coordonnateur HAD, Isère

Dr Pierre Olivier, Médecin coordonnateur HAD, Hérault

Dr Nicolas Pele, Médecin coordonnateur HAD, Maine et Loire

Dr Marie Hélène Picault, Interne en médecine générale, Morbihan

Dr Damien Ponsonnet, Médecin HAD spécialiste en soins palliatifs, Loire

Dr Julie Pouget, Médecin coordonnateur HAD, Gironde

Dr Philippe Pourcelle, Médecin coordonnateur HAD, Seine Maritime

Dr Sylvain Pourchet, Médecin HAD spécialisé en soins palliatifs, Paris

Dr Geneviève Prevot, Médecin coordonnateur HAD, Savoie

Dr Emmanuelle Retault, Médecin coordonnateur HAD, Tarn et Garonne

Dr Anne Sophie Rousseau Lelarge, Pharmacien Gérant PUI, Finistère

Dr Bruno Russias, Médecin Coordonnateur HAD/SAD - Praticien Spécialiste Centre de lutte contre le cancer, Rhône

Dr Jean Louis Samzun, Médecin généraliste, Morbihan

Dr Matthieu Stipon, Médecin spécialiste de médecine palliative - médecine de la douleur, Seine Maritime

Dr Joanne Talidec Urlacher, Médecin coordonnateur HAD, Pyrénées-Atlantiques

Dr Olivier Tissandier, Médecin HAD, Drôme

Dr Hélène Turroques, Médecin coordonnateur HAD, Morbihan

Dr Caroline Uguen, Médecin coordonnateur HAD, Finistère

Dr Claire Vacher-Coponat, Médecin HAD, Bouches du Rhône

Dr Arnaud Vaganay, PH Chef de service HAD, spécialiste Douleur, Isère

Dr Antoine Vignon, Médecin coordonnateur HAD, Pyrénées-Atlantiques

Dr Patrick Zoveda, Médecin coordonnateur HAD, Ariège

https://www.lefigaro.fr/vox/societe/nous-professionnels-de-l-hospitalisation-a-domicile-refusons-la-legalisation-de-l-euthanasie-20210604
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MessageSujet: Re: 2021 fin de vie   2021 fin de vie - Page 5 Icon_minitime15.06.21 14:17

PETITION

Pour le droit de choisir sa fin de vie : exigeons un référendum d’initiative citoyenne !


Jusqu’à quand nos présidents de la République, de Jacques Chirac à Emmanuel Macron, répondront-ils à ceux qui leur demandent une aide pour mettre fin à leurs souffrances, qu’il s’agisse de Vincent Humbert ou d’Alain Cocq, de Chantal Sébire ou d’Elisabeth Abelin-Norell: « Désolé, je ne peux rien pour vous. » ?

Jusqu’à quand laissera-t-on des centaines de Français aller chaque année, chercher en Belgique ou en Suisse le soulagement définitif de leurs souffrances parce que la France leur refuse cette dernière liberté ?

Jusqu’à quand accepterons-nous qu’un tiers des personnes qui se suicident de façon souvent violente soient des personnes âgées de plus de 65 ans ?

Jusqu’à quand allons-nous accepter, surtout pour les femmes, majoritaires dans les EHPAD, que notre avenir se réduise à attendre que la maladie nous emporte, sans que notre désir de partir soit pris en compte lorsqu’il est clairement exprimé dans nos directives anticipées ? Pourquoi ne pas pouvoir décider de mourir après une vie accomplie, quand celle-ci a perdu sa qualité et son intensité ?

Jusqu’à quand nos hommes politiques vont-ils rester sourds à l’avis de 90 % des Français qui réclament un changement de la loi actuelle et un droit à l’aide active à mourir ? Une position reconnue par la présidence des Mutualités françaises et le Conseil Économique Social et Environnemental (CESE.)

Jusqu’à quand nos élus et nos dirigeants se laisseront-ils influencer par les avis d’un Conseil de l’Ordre des médecins connu pour son opposition systématique aux changements sociétaux, et d’un Comité national d’Éthique qui n’a jamais évolué et fonctionne en vase clos, alors qu’une large majorité de Français réclament cette ultime liberté, et que la plupart des soignants aimeraient pouvoir accompagner leurs patients jusqu’au bout vers une mort sereine ?

Jusqu’à quand nos élus accepteront-ils d’être les otages d’une Société Française d’accompagnement et des soins palliatifs (SFAP) qui a transformé une philosophie humaniste en une dérive sectaire ?

Trop de drames ignorés, trop de souffrances tolérées, trop de surdité aux appels déchirants de ceux qui souffrent…

Et que l’on cesse de nous affirmer que leur désir de partir n’est que la manifestation d’un problème social mal géré ou d’une situation psychologique déficiente qu’il suffirait de traiter.

Si nos élus souhaitent pour eux, le moment venu, endurer « des souffrances incontrôlables » pour avoir droit à une déshydratation de leur corps et à un endormissement d’une durée aléatoire comme le propose la loi actuelle, dite loi Claeys-Léonetti, personne ne s’y opposera. Mais qu’ils n’imposent pas aux autres cette agonie, inutile et douloureuse pour eux et leur famille.

Depuis quarante ans des Françaises, des Français et des associations luttent pour acquérir cette liberté dont bénéficientaujourd’hui sous une forme ou sous une autre les Belges, les Hollandais, les Suisses, les Canadiens, les Colombiens, nombre d’Américains… et bientôt les Portugais. Au mois d’octobre 2020, la Nouvelle Zélande a voté par référendum à une large majorité, une loi de liberté comme celle que nous réclamons… Quant aux Cours constitutionnelles allemande (en février 2020), et italienne (en novembre 2019), elles ont décrété que le suicide assisté pouvait être licite dans certaines circonstances.

De nombreux pays évoluent. Pourquoi pas nous, Français, qui habitons le pays des droits de l’homme et vivons dans une République laïque ?

Si nos responsables politiques, par peur de la réaction d’une fraction religieuse minoritaire, craignent de s’engager dans un tel changement, qu’ils redonnent la parole au peuple.

Sur ce sujet capital, le seul qui touche tous les êtres humains sans exception, nous exigeons que soit organisé un référendum d’initiative citoyenne portant sur le droit de chacun à décider de sa fin de vie.
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MessageSujet: Re: 2021 fin de vie   2021 fin de vie - Page 5 Icon_minitime15.06.21 14:31

citation
Jusqu’à quand nos élus accepteront-ils d’être les otages d’une Société Française d’accompagnement et des soins palliatifs (SFAP) qui a transformé une philosophie humaniste en une dérive sectaire ?

commentaire
CLAP
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MessageSujet: Re: 2021 fin de vie   2021 fin de vie - Page 5 Icon_minitime15.06.21 14:42

pour quand la réparation  de cette faute et erreur ?

"toute personne majeure en phase avancée ou terminale d'une maladie incurable, provoquant une souffrance physique ou psychique insupportable, et qui ne peut être apaisée, puisse demander dans des conditions précises et strictes à bénéficier d'une assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité" (proposition 21 du candidat Hollande ).

L'auteur aurait dû préciser clairement si le résultat de son engagement 21 ( loi Claeys-Léonetti ) relève de l'euthanasie ou du palliatif...
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MessageSujet: Re: 2021 fin de vie   2021 fin de vie - Page 5 Icon_minitime15.06.21 15:13

Variant Delta (indien) : symptômes, résistant à l'AstraZeneca ?

Donc STOPvaccinSTOP

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MessageSujet: Re: 2021 fin de vie   2021 fin de vie - Page 5 Icon_minitime16.06.21 12:30

[size=30]FRANÇOISE HARDY : BOULEVERSANTE, LA CHANTEUSE CONFIE SE SENTIR «PROCHE DE LA FIN»
Par CNEWS -
 Mis à jour le 16/06/2021 à 11:06Publié le 16/06/2021 à 10:58

«Je n'ai plus rien qui fonctionne normalement depuis ces thérapies et mes nuits sont pires que mes jours», confie la star. [Capture Youtube Vivement Dimanche Prochain France 2][/size][/size]
La chanteuse François Hardy a évoqué son état de santé qui se dégrade et se dit «proche de la fin».
Depuis qu'elle souffre des nombreux effets secondaires «cauchemardesques» de la radiothérapie mise en place pour soigner un cancer du système lymphatique, la chanteuse évoque sans tabou la fin de vie.
Dans une interview accordée ce mardi 15 juin à Femme Actuelle, interview à laquelle Françoise Hardy n’a pu répondre de vive voix mais a accepté d'envoyer ses réponses par mail, c’est avec fatalisme qu’elle aborde son futur. Quand il lui est demandé comment elle se sent, la chanteuse répond tout simplement : «Proche de la fin».

L'artiste de 77 ans explique combien son quotidien est devenu un calvaire entre absence de salive, surdité d'une oreille et détresses respiratoires. «Je ne peux plus avaler grand-chose, et la préparation d'une alimentation, toujours la même, que je puisse avaler, me prend plus de 5 heures par jour. Je n'ai plus rien qui fonctionne normalement depuis ces thérapies et mes nuits sont pires que mes jours. Il y a toujours pire que ce dont on souffre soi-même, mais ce n'est pas une consolation», déplore-t-elle.

LA CHANTEUSE RÊVE DE S’ÉTEINDRE PASISIBLEMENT


La voix des années 1960 plaide pour le droit à l’euthanasie venue mais admet sans fard sa peur de la mort et de la souffrance. «Mes souffrances physiques ont déjà été si terribles, que j'ai peur que la mort m'oblige à passer par encore plus de souffrance physique. De plus, la morphine étant asséchante, on ne pourra me l'administrer qu'en doses massives pour que je décède, et pas en doses plus légères pour que je souffre moins. J'ai peur aussi de l'immense chagrin de la forme de séparation avec les êtres qu'on aime le plus au monde qu'est la mort».

Mourir paisiblement «est son rêve», un «rêve impossible», dit-elle, d’autant que l’euthanasie est illégale en France. «En ce qui me concerne, j'aimerais avoir cette chance, mais étant donné ma petite notoriété, personne ne voudra courir encore plus le risque d'être radié de l'ordre des médecins.»
La chanteuse milite depuis de nombreuses années pour le droit à l’euthanasie. «Il ne s'agit pas pour les médecins d'accéder à chaque demande, mais d'abréger les souffrances inutiles d'une maladie incurable à partir du moment où elle est devenue insupportable», précise-t-elle. «Je suis pour l’euthanasie depuis l’âge de 15 ans après avoir vu une émission à la télévision sur le sujet (…) Quand on est contre, c’est soit qu’on est un obscurantisme catholique ou autre… Soit qu’on n’a pas d’empathie», avait-elle aussi déclaré dans C à vous.

SUR LE MÊME SUJETEUTHANASIEFrançoise Hardy : anéantie par une douleur «cauchemardesque», la chanteuse demande à ce qu'on «abrège ses souffrances»
Françoise Hardy a évoqué sa disparition avec Jacques Dutronc, le père de son fils Thomas. «Jacques et moi sommes d'accord sur beaucoup de choses et il ne veut pas que je souffre de façon inhumaine à cause des séquelles de traitements trop lourds et de l'âge. Qui voudrait ça ?», a-t-elle déclaré.
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MessageSujet: Re: 2021 fin de vie   2021 fin de vie - Page 5 Icon_minitime16.06.21 12:35

quand les nuits sont pires que les jours, c'est un très mauvais signal car la nuit est faite pour que le corps puisse se reposer et l'inconscient se libérer avec les rêves
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MessageSujet: Re: 2021 fin de vie   2021 fin de vie - Page 5 Icon_minitime17.06.21 17:22

POLITIQUE
17/06/2021 13:36 CEST | Actualisé il y a 3 heures
Allocation adulte handicapé: à l'Assemblée, les députés d'opposition vent debout

Le sujet sensible du calcul de l’Allocation adulte handicapé pour les personnes en couple a mis l’hémicycle sous haute tension.



S.T.O.P. vote électoral. S.T.O.P.
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MessageSujet: Re: 2021 fin de vie   2021 fin de vie - Page 5 Icon_minitime18.06.21 14:34

[size=36]60% d'abstention, du jamais vu ! Le sondage choc à deux jours des régionales[/size]

SONDAGE - L'abstention pourrait atteindre 60% ce dimanche pour le premier tour des élections régionales et départementales, un record. "Il n’y a pas une abstention mais plusieurs", analyse Frédéric Dabi, directeur Opinion de l'Ifop.

La rédaction de LCI - Publié aujourd’hui à 12h30


TAUX ABSTENTION TRES INSUFFISANT pour le 1er tour ( à mon avis )
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qu'il y ait comme une sorte de "bombe", ce dimanche, que les bureaux de vote soient presque vides ! ou une autre gifle ? effectivement on a deux joues...
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