HANDICHRIST

Pêle-mêle, tout et rien
 
ConnexionS'enregistrerGaleriePortailAccueilRechercher
 

 2020 fin de vie

Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6
AuteurMessage
Admin

Admin

Féminin Messages : 21438

2020 fin de vie - Page 6 Empty
MessageSujet: Re: 2020 fin de vie   2020 fin de vie - Page 6 Icon_minitime29.09.20 11:12

Non, les masques respiratoires ne sont pas néfastes pour l'hygiène bucco-dentaire
François D'Astier Facebook Twitter Email Publié le lundi 28 septembre 2020 à 17:45
Copyright AFP 2017-2020. Droits de reproduction réservés.
Des articles relayés des centaines de fois sur les réseaux sociaux depuis le 19 septembre affirment que le port du masque est dangereux pour les dents et les gencives. C'est faux, explique à l'AFP le chirurgien-dentiste Christophe Lequart, porte-parole de l'union française pour la Santé Bucco-Dentaire (UFSBD).
"Les dentistes préviennent que les maladies des gencives et les caries dentaires ont augmenté de 50% depuis le début du port obligatoire du masque", assurent plusieurs publications en français (1,2,3).


(Capture d'écran du site Réseau International réalisée le 28 septembre 2020)
"C'est faux. Nous n'avons rien remarqué de tel en France", a expliqué à l'AFP Christophe Lequart, porte-parole de l'Union française pour la Santé Bucco-Dentaire (UFSBD), joint par téléphone le 28 septembre.

Et pour cause, les deux dentistes cités dans ces articles sont new-yorkais. Les publications sont en fait des traductions d'un billet de blog américain publié le 2 septembre dernier.

Dans ce billet de blog, on peut lire le témoignage de Robert Raimondi, un dentiste de Manhattan, qui aurait constaté "une inflammation des gencives chez des patients qui sont en bonne santé depuis toujours et des caries chez des personnes qui n’en ont jamais eues auparavant".

Des problèmes qu'il impute au port du masque, tout comme son confrère Marc Sclafani, qui s'inquiète lui du fait que le port du masque pousse les gens à respirer par la bouche plutôt que par le nez.

Selon lui, "la respiration par la bouche provoque la sécheresse de la bouche, ce qui entraîne une diminution de la salive qui combat les bactéries et nettoie vos dents".

S'appuyant sur ces deux citations, le billet de blog cherche à dissuader les lecteurs de porter des masques de protection, comme de nombreuses autres publications virales ces derniers mois.

"Il devient clair que forcer les individus (...) à porter les masques où qu’ils aillent causent également des dommages et coûtent en fait des vies", peut-on par exemple lire dans l'article.

"On mélange tout"
"C'est un vrai texte de complotiste. On part de vérités scientifiques, on mélange tout et on aménage à sa guise pour justifier un agenda politique", a estimé Christophe Lequart.

C'est vrai, "la salive a un rôle protecteur vis-à-vis des dents : elle limite la formation des caries car elle neutralise les acides qui se forment dans la bouche après la prise alimentaire", a expliqué le chirurgien-dentiste.

"Elle protège également les gencives qui, quand elles ne sont pas correctement hydratées sont plus exposées à une inflammation (ou gingivite, NDLR)", a-t-il ajouté.

Mais "en aucun cas le masque ne va diminuer la quantité de salive fabriquée par l'organisme", selon M. Lequart, qui affirme n'avoir reçu "aucun patient avec davantage de caries" à cause du port obligatoire.

"La seule incidence réelle, c'est une moins bonne hydratation de la bouche puisque si on porte le masque on pense moins souvent à boire", a-t-il noté.

"Cela peut effectivement entraîner cette sensation de mauvaise haleine qui est la même que celle que l'on peut avoir le matin au réveil", a reconnu le porte-parole de l'UFSBD.

Il encourage par conséquent à boire de l'eau régulièrement, si l'on est amené à porter le masque de manière prolongée.

Grignotage, stress : les effets collatéraux de la pandémie
Contrairement au masque, la pandémie, elle, a bien eu des effets néfastes sur notre hygiène bucco-dentaire, selon l'UFSBD.

"Pendant la phase de confinement, il y a eu une augmentation du grignotage : les gens étaient inactifs, ils mangeaient plus régulièrement", a observé le porte-parole de l'association.

Cela a pu "multiplier les attaques acides en bouche et va créer des lésions sur l’émail des dents… synonymes hélas de caries à court et moyen termes", a ainsi noté l'UFSBD dans un communiqué du 20 mars, qui encourage à éviter cette pratique alimentaire.

Enfin, "le stress fait qu'on a eu un peu plus de douleurs au niveau des articulations de la mâchoire et de fractures sur certaines dents", selon Christophe Lequart, avec notamment des cas de bruxisme (grincement et/ou serrement des dents).
Revenir en haut Aller en bas
http://handi-christ.forumactif.com
Admin

Admin

Féminin Messages : 21438

2020 fin de vie - Page 6 Empty
MessageSujet: Re: 2020 fin de vie   2020 fin de vie - Page 6 Icon_minitime29.09.20 11:27

la bouche est masquée, nous devenons des " sans-dents ". Difficile d'aller chez le dentiste en cette période et de plus personne ne voit notre sourire ( ou grimace ), nos lèvres et nos dents...
c'est le principe des vases communicants: pendant qu'on cherche à éviter contagion et décès, d'autres pbs de santé s'accumulent ( et on finira par mourir d'une autre façon non contagieuse , des caries pouvant causer des pbs cardiaques, paraît-il ... ).
Revenir en haut Aller en bas
http://handi-christ.forumactif.com
Admin

Admin

Féminin Messages : 21438

2020 fin de vie - Page 6 Empty
MessageSujet: Re: 2020 fin de vie   2020 fin de vie - Page 6 Icon_minitime29.09.20 13:17

Au sujet d'un fait " divers " d'actualité, on a du mal à reconnaître les visages et leur expression avec les masques anti- covid-19
Cercle infernal...
QUI mettre du fric dans la fabrication de masques transparents, réchauffants l'hiver et refroidissants l'été ? Personne...
Alors ? pas de solution.
de toute façon, nous allons tous et toutes mourir un jour
Revenir en haut Aller en bas
http://handi-christ.forumactif.com
Admin

Admin

Féminin Messages : 21438

2020 fin de vie - Page 6 Empty
MessageSujet: Re: 2020 fin de vie   2020 fin de vie - Page 6 Icon_minitime30.09.20 19:47

Covid-19 : la situation se dégrade à Paris, la capitale pourrait passer en zone rouge écarlate
Les dernières données publiées par Santé publique France montrent une hausse de certains indicateurs qui pourraient faire passer Paris en zone rouge écarlate. L'adjointe à la maire de Paris en charge de la Santé alerte sur la situation en réanimation dans les hôpitaux de la capitale.

Publié le 30/09/2020 à 09h02

laissez-nous svp merci
Revenir en haut Aller en bas
http://handi-christ.forumactif.com
Admin

Admin

Féminin Messages : 21438

2020 fin de vie - Page 6 Empty
MessageSujet: Re: 2020 fin de vie   2020 fin de vie - Page 6 Icon_minitime01.10.20 20:59

TRIBUNE - Quinze médecins aux spécialités diverses comme la chirurgie, l'hépatologie ou la cardiologie appellent les hôpitaux français, dans une tribune publiée ce jeudi, à s'organiser pour prendre en charge les patients "non Covid". Selon eux, il est "impératif de créer des filières Covid et non Covid pour préserver certaines activités".
01 oct. 08:01 - Amandine Rebourg

Le problème, c'est quand quelques patients non Covid cherchent à devenir patients Covid parce qu'ils en ont marre tout simplement....
folie  danger


https://www.handichrist.net/t1175-janvier-2011-fin-de-vie-echec-d-une-loi

"toute personne majeure en phase avancée ou terminale d'une maladie incurable, provoquant une souffrance physique ou psychique insupportable, et qui ne peut être apaisée, puisse demander dans des conditions précises et strictes à bénéficier d'une assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité" (proposition 21 du candidat Hollande ).
Revenir en haut Aller en bas
http://handi-christ.forumactif.com
Admin

Admin

Féminin Messages : 21438

2020 fin de vie - Page 6 Empty
MessageSujet: Re: 2020 fin de vie   2020 fin de vie - Page 6 Icon_minitime01.10.20 22:37

Le problème, c'est quand quelques patients non Covid cherchent à devenir patients Covid parce qu'ils en ont marre tout simplement....
eh bien je suis un genre de terroriste ! si je cherche le virus du covid-19, je vais le transmettre aussi....
Bah ! on fait ce qu'on peut comme on peut, rien n'est simple
Revenir en haut Aller en bas
http://handi-christ.forumactif.com
Admin

Admin

Féminin Messages : 21438

2020 fin de vie - Page 6 Empty
MessageSujet: Re: 2020 fin de vie   2020 fin de vie - Page 6 Icon_minitime02.10.20 11:50

Bioéthique. Et si on parlait de la fin de vie ?
Le projet de loi bioéthique n’intègre pas la question de la fin de vie. Pourtant, pouvoir choisir sa fin de vie est une attente de plus en plus forte des Français, défend Eric Chenut, administrateur de la Mutualité Française qui invite chacun à s’approprier le sujet, à en débattre dans le respect des divergences d’opinions, toutes légitimes.

Évoquer les conditions de sa fin de vie avec ses proches, c’est peut-être une façon de traverser l’épreuve plus sereinement pour tous.
Évoquer les conditions de sa fin de vie avec ses proches, c’est peut-être une façon de traverser l’épreuve plus sereinement pour tous. | ISTOCK
Afficher le diaporama
Ouest-France  Ouest-France Communication
pour Mutualité Française Bretagne
Publié le 02/10/2020 à 09h25

« Toute personne a droit à une fin de vie digne et apaisée » précise la loi Claeys-Léonetti du 2 février 2016. Mais qu’est ce qu’une fin de vie digne et apaisée ? « La vision que l’on en a dépend des convictions intimes de chacun, des parcours de vie », indique Eric Chenut, administrateur de la Mutualité Française, référent de la révision de la loi bioéthique. L’actualité, avec des cas marquants comme celui d’Alain Cocq, de Vincent Lambert… montre que « la loi Claeys-Leonetti ne répond pas à tous les besoins. Mais le droit à l’euthanasie ou au suicide assisté sont des questions clivantes dans la société, ils font débat même au sein de la Mutualité Française ». Pour autant, la structure souhaite que la réflexion entamée lors des États Généraux de la bioéthique de 2018, puis en 2020 au sein de l’espace fédéral d’Éthique se poursuive. À défaut de l’être dans le cadre de la révision de la loi bioéthique, la Mutualité Française Bretagne invite à le faire au cours d’une table ronde, en visioconférence, le 12 octobre 2020, à 18 h 30. « La fin de vie est un sujet qui touche tout le monde. Il faut que la société s’en empare, dans le respect de l’avis des autres », insiste le responsable.

Aujourd’hui, la loi Claeys-Léonetti interdit l’acharnement thérapeutique, offre le droit aux patients de demander l’arrêt des traitements ou de refuser de les entreprendre. Surtout elle ouvre le droit pour tous de bénéficier de soins palliatifs ou, lors de la phase terminale, d’être placé en sédation profonde… Mais sur le terrain, tout ne se passe pas toujours comme prévu. « Nous savons que l’accès aux soins palliatifs n’est pas le même pour tous. Selon la région où l’on habite, selon que l’on finisse sa vie à domicile, en Ehpad ou à l’hôpital, il existe une rupture d’égalité, indique Eric Chenut. Depuis deux ans, il n’y a pas eu de plan de développement sur le sujet. Au sein de la Mutualité Française, nous désirons qu’un plan d’investissement soit prévu. Parce que des soins palliatifs qui ne sont pas à la hauteur peuvent donner envie d’en finir autrement ». Pour lui, donner de l’ambition au programme de soins palliatifs n’exclut pas pour autant de réfléchir comme cela se fait ailleurs en Europe à autoriser le suicide assisté ou l’euthanasie en parallèle.

Lorsque la souffrance reste supportable, la plupart des patients souhaitent profiter de la vie le plus longtemps possible.
Lorsque la souffrance reste supportable, la plupart des patients souhaitent profiter de la vie le plus longtemps possible. | ISTOCK
Euthanasie et suicide assisté
En Belgique, les statistiques de la Commission Fédérale de contrôle et d’évaluation montrent que les demandes d’euthanasie restent marginales. C’est moins de 2 % des décès par an, et bien souvent à très brève échéance du décès prévisible. En Suisse, les suicides assistés eux aussi représentent moins de 2 % des décès. Et si au fil des ans, les personnes de plus de 75 ans y ont de plus en plus recours, les chiffres de l’OFS, l’office fédéral de la statistique, montrent qu’en parallèle le taux de suicide dans cette tranche d’âge a diminué. « Au regard de ce qui se passe en Suisse ou en Belgique, on constate que certaines personnes acceptent de s’engager dans des traitements parfois difficiles parce qu’ils savent qu’in fine ils pourront avoir le choix d’abréger leur souffrance, poursuit Eric Chenut. Avoir le choix, même si on ne l’utilise pas, peut offrir à certains de la sérénité ».

Les directives anticipées, un droit méconnu
Pour Eric Chenut, le débat sur la fin de vie doit avoir lieu dans la société, mais aussi au cœur des familles, tant les nuances entre sédation profonde, euthanasie ou suicide assistées sont subtiles. Depuis 2005 déjà, les Français ont le droit de donner des directives anticipées et de choisir une personne de confiance chargée de se faire le relais de sa pensée, de ses désirs s’ils ne sont plus en mesure de le faire. « Malheureusement, seuls 13 à 14 % des Français se sont emparés de ce dispositif, qu’ils plébiscitent pourtant lorsqu’on leur en parle », indique le responsable. La Mutualité Française milite pour que ce dispositif soit promu auprès des Français. « Pourquoi pas par le biais des médecins généralistes ? Ou de médiateurs spécialisés qui peuvent en accompagner l’écriture. À condition aussi d’être formés. Car c’est loin d’être simple que de se projeter sur un moment aussi intime. » Et pour être certain que les directives d’un patient soient prises en compte, lors des discussions collégiales des équipes soignantes, Eric Chenut souligne qu’il y faudrait créer un fichier national, dans lequel les directives seraient enregistrées et « amendées au fil du temps par le patient. Ces directives peuvent changer à l’approche de l’échéance. Et c’est normal ».

Enclencher un débat serein
Pour permettre à ceux qui le souhaitent de creuser le sujet, d’en appréhender les nuances, la Mutualité Française Bretagne réunira le 12 octobre le sociologue Philippe Bataille, auteur notamment du livre A la vie, à la mort, l’euthanasie le grand malentendu, Anne-Marie Colliot, chargée de mission à la Cellule d’animation régionale des soins palliatifs et Jean Luc Romero-Michel, président de l’Association pour le droit à mourir dans la dignité. Une table ronde en visioconférence, avec trois points de vue sur le thème Fin de vie, ce débat sans fin. Un échange dans le respect où pour participer et poser des questions, il suffit de s’inscrire en cliquant ici
Revenir en haut Aller en bas
http://handi-christ.forumactif.com
Admin

Admin

Féminin Messages : 21438

2020 fin de vie - Page 6 Empty
MessageSujet: Re: 2020 fin de vie   2020 fin de vie - Page 6 Icon_minitime04.10.20 22:57

Mais où commence la fin de vie ????? car si toute vie est unique et singulière, la fin de vie aussi l'est.
Seulement avec le Covid-19, et je ne sais plus ni quoi penser ni quoi écrire.  Nous vivons... une espèce de guerre pacifique ( on doit physiquement se méfier les uns des autres pour ne pas mourir ensemble ).
En outre, que ce n'est pas facile de faire la différence entre un rhume, une grippe et le covid-19. De quoi devenir dingue. On parle du covid-19 comme si c'était notre seul pb de santé, d'ailleurs tous les autres maux sont relativisés et mal traités depuis quelques mois... Je m'exprime mal car je suis mal à l'aise ce soir et ce n'est pas une question de tremblote... En fait, ma vie a perdu son sens : je  tourne en rond !!!

interro    compress    color    exclamation
Revenir en haut Aller en bas
http://handi-christ.forumactif.com
Admin

Admin

Féminin Messages : 21438

2020 fin de vie - Page 6 Empty
MessageSujet: Re: 2020 fin de vie   2020 fin de vie - Page 6 Icon_minitime06.10.20 16:27

la gestion du covid-19 de Macron est un reflet de la gestion de la fin de vie selon ( saint-Jean ? ) Léonetti.
du grand n'importe quoi à l'allure digne et noble
et personne n'est satisfait.
Revenir en haut Aller en bas
http://handi-christ.forumactif.com
Admin

Admin

Féminin Messages : 21438

2020 fin de vie - Page 6 Empty
MessageSujet: Re: 2020 fin de vie   2020 fin de vie - Page 6 Icon_minitime06.10.20 17:39

Personnes âgées et Covid : « La mort relationnelle est-elle moins grave que la mort biologique ? »
Revenir en haut Aller en bas
http://handi-christ.forumactif.com
Admin

Admin

Féminin Messages : 21438

2020 fin de vie - Page 6 Empty
MessageSujet: Re: 2020 fin de vie   2020 fin de vie - Page 6 Icon_minitime07.10.20 12:06

[size=40]La députée Albane Gaillot : "Il y a urgence à lever les freins au droit à l'avortement"[/size]
 19h02 , le 6 octobre 2020


Je pense qu'il y a urgence à avorter les lois Léonetti...
Revenir en haut Aller en bas
http://handi-christ.forumactif.com
Admin

Admin

Féminin Messages : 21438

2020 fin de vie - Page 6 Empty
MessageSujet: Re: 2020 fin de vie   2020 fin de vie - Page 6 Icon_minitime07.10.20 21:17

Accéder à une fin de vie digne, un enjeu éthique et politique qui effraie encore en France
Par Juliette Hochberg Publié le 07/10/2020 à 19:00
euthanasie france

Les ambiguïtés et insuffisances de l'actuelle loi autorisant une sédation profonde et continue jusqu’au décès ont à nouveau été soulevées dans le cas d'Alain Cocq. Trop restreint, le droit à une fin de vie digne pousse les médecins français à l'illégalité, et plonge les familles dans la douleur.

Huit ans de coma végétatif sur vingt-huit années de vie. Hervé Pierra a 20 ans, en 1998, lorsqu’il est hospitalisé, puis plongé dans ce coma végétatif irréversible, ses parents à son chevet. "Il faudra prendre vos dispositions, votre enfant va rester dans cet état là", leur lâche-t-on, au bout d'un couloir.

Au bout du fil, Danièle Pierra se souvient de tout : le bavoir attaché au cou de son fils lorsqu’il était nourri, "gavé", dit-elle, car il ne pouvait s’alimenter qu'à l'aide d'un tuyau relié de sa bouche à son estomac ; les expectorations si puissantes qu’elle retrouvait des traces sur le mur face à son lit, et ce pouce qui n’exerçait aucune pression quand elle lui parlait, et qui aurait été la preuve d’un "embryon de conscience". Ne répondant ni aux sollicitations, ni aux stimulations, Hervé Pierra transitait de la veille au sommeil.

"Notre fils est mort dans des conditions abominables"
Les époux Pierra, désormais retraités, se rappellent aussi de ces longues réunions entre médecins, qui ont débattu du sort de leur garçon durant seize mois : de la parution des décrets de la première loi Leonetti, du nom du député Jean Leonetti, autorisant le "laisser-mourir", fin juin 2005 au 6 novembre 2006, lorsque les médecins ont retiré sa sonde d’alimentation.

Danièle, Paul, et leurs deux filles, ont assisté à l’agonie d’Hervé durant six long jours. "Ce 12 novembre, lorsqu’il est mort dans des conditions abominables, avec des crises de convulsions traumatisantes, nous nous sommes jurés, tous les quatre enlacés autour de lui, de nous battre pour qu’un tel drame n’arrive plus, pour aucune famille", rembobine le couple auprès de Marie Claire.

Nous nous sommes jurés, tous les quatre enlacés autour de lui, de nous battre pour qu’un tel drame n’arrive plus, pour aucune famille.

Pourtant, depuis la disparition de leur fils, d’autres familles ont dû faire face à des situations aussi désespérantes, et d’autres patients en fie vie ont donné malgré eux leur nom à des "affaires" devenues médiatisées et politiques.

Anne Bert, Chantal Sébire, Vincent Lambert, et plus récemment Alain Cocq. Atteint d’une maladie dégénérative et de souffrances réfractaires aux traitements depuis trois décennies, cet homme de 57 ans a voulu filmer son agonie et la diffuser en direct sur Facebook, qui a bloqué son contenu. Après avoir interrompu ses traitements, son alimentation et son hydratation, le 4 septembre 2020, Alain Cocq a accepté quatre jours plus tard de les reprendre, et a finalement consenti à des soins palliatifs.

Lire aussi :
Les parents de Vincent Lambert poursuivent le médecin qui avait ordonné l'arrêt des traitements
Vincent Lambert est mort
Par ce geste fort et politique, ce quinquagénaire militant de l’Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD), favorable à l'euthanasie mais aussi au suicide assisté, entendait alerter les internautes sur les ambiguïtés de la loi Claeys-Léonetti, adoptée en 2016. Il souhaitait notamment dénoncer le fait qu'elle n'autorise la sédation qu'aux personnes dont le pronostic vital est engagé "à court terme". Ce qui n’est pas son cas.

La loi Claeys-Léonetti, douloureuse et "hypocrite"
Les militants pour le droit à une fin de vie digne reprochent surtout à cette loi sa technique de "sédation profonde et continue jusqu’au décès", et dénoncent son hypocrisie.

"La méthode de la sédation consiste à interrompre tout traitement, mais aussi l’alimentation et l’hydratation", nous explique le député LREM du Rhône Jean-Louis Touraine, rapporteur de la mission d’information sur la révision de la loi relative à la bioéthique. "On crée en fait une insuffisance rénale pour que le patient sédaté décède au bout de deux semaines, parfois trois, selon la résistance de son corps."

L’élu, aussi auteur de Donner la vie, choisir sa mort. Pour une bioéthique de liberté*, juge "terrible" d'"induire une maladie qui aujourd’hui est curable, mais que les médecins ne traiteront pas, puisque l’objectif est le décès du patient". Pour lui, il serait "plus éthique de faire mourir ces gens en quelques minutes, à l’aide d’un produit létal, qui les endort et qui entraîne l’arrêt cardio-respiratoire".

C’est cette possibilité d’administrer un produit à visée létale, dans certaines conditions très encadrées, qu’il souhaite ajouter à la loi sur l'accompagnement des patients en fin de vie. Le Conseil économique, social et environnemental (CESE) a également prôné, en conclusion d’un rapport rendu en avril 2018, la légalisation de la "sédation profonde explicitement létale" pour les personnes en fin de vie qui la demanderaient.

Une épreuve pour les proches et les soignants
La sédation, telle que permise à ce jour, est "une sorte de mort du corps avant la mort", insiste Jean-Louis Touraine. "Déshydraté, le corps souffre", dit l’homme politique par ailleurs professeur de médecine en transplantation et immunologie. "Effrayant pour les proches...", soupire-t-il. "Abominable", renchérit de son côté Danièle Pierra, qui a vu le corps de son enfant se dégrader.

Imaginez que vous êtes Rachel Lambert. Que reste-t-il de l’amour de votre vie après neuf jours de sédation ?

"Imaginez que vous êtes Rachel Lambert [épouse de Vincent Lambert, ndr]. Que reste-t-il de l’amour de votre vie après neuf jours de sédation ?" Philippe Lohéac, délégué général de l'ADMD, s’empresse d’ajouter que "certaines personnes diront que les neufs derniers jours de Vincent Lambert furent le temps nécessaire des adieux". "Mais on peut dire au-revoir avant, puis administrer un produit létal, qui ferait partir le patient en paix et en dix minutes", plaide-t-il.

Dans Blackbird** par exemple, Susan Sarandon joue Lily, grand-mère atteinte d’une maladie dégénérative incurable qui décide de réunir son mari, leurs enfants et petits-enfants le temps d’un week-end, avant d’être euthanasiée. C’est aussi pour ce type d’adieux apaisés que militent Philippe Lohéac et Jean-Louis Touraine, qui nous ont cité ce drame américain récemment sorti en salle en France.

Pour les soignants aussi, assister à l’agonie de leur patient est difficile à supporter.

"Pour les soignants aussi, assister à l’agonie de leur patient est difficile à supporter", pointe par ailleurs le député. La mère d’Hervé témoigne en ce sens : "Il m’est arrivé de prendre dans mes bras une jeune élève infirmière, qui était là en stage, et qui avait les yeux embués de larmes devant le lit de notre fils".

Pour la femme de 69 ans, cette loi est une euthanasie qui ne dit pas son nom. "Mais ce n’est pas une euthanasie pratiquée en quelques heures, plutôt une sorte de laisser-mourir", s’indigne-t-elle, avant de souligner la "totale hypocrisie" d’une législation qui permet une mort lente mais interdit une piqûre qui abrégerait la souffrance du patient et éviterait un traumatisme à ses proches.

Une autre hypocrisie est soulignée par Jean-Louis Touraine. Il rappelle que chaque année en France, de nombreux patients font bel et bien l’objet d'un traitement thérapeutique d’aide active à mourir. "En catimini, et puisque c’est illégal, sans l’avis de la personne concernée pour la majorité des cas. Une équipe médicale dit alors 'C’est fini', par compassion ou pour que cette personne libère un lit", résume-t-il, avant de s’insurger : "Dans le même pays où l’on interdit aux patients en fin de vie et en phase terminale qui le souhaitent d’être aidés à mourir, on injecte un produit létal à d’autres qui n’ont rien demandé. C’est là, pour moi, la suprême des incohérences et des hypocrisies."

Lire aussi :
Aidantes familiales : les femmes aux petits et grands soins
Les aidants, "colonne vertébrale du système de santé" malgré eux
Ne plus voir la mort d'un.e patient.e comme un échec
Si cette loi cumule tant d'absurdités, qui s’opposerait alors à sa modification ? Une partie des soignants, selon Jean-Louis Touraine et l’ADMD. Et cela ne changera pas "tant que dans les facs de médecine, on fera croire aux futurs professionnels que la mort est l’échec du médecin, estime le délégué général de l’association présidée par le socialiste et adjoint à la mairie de Paris Jean-Luc Romero-Michel. C’est cette culpabilité-là qui les pousse à maintenir en vie, malgré tout, le patient à l’état irréversible."

"Spontanément, les médecins continuent de traiter des moribonds pour y gagner quelques heures de survie. Cela traduit la carence de leur formation, ce n’est pas la faute de ces médecins et infirmières", estime également Jean-Louis Touraine.

Il prend pour exemple ces chimiothérapies pratiquées sur des cancéreux dans leurs dix derniers jours de vie. Le professeur de médecine a "parfois [été] obligé de se battre pour faire respecter à certains collègues la loi sur l’interdiction de l’acharnement thérapeutique".

"Certaines familles de patients de cancers en phase terminale ou d’autres atteints de la maladie de Charcot se sont vus objecter des choses hallucinantes comme 'Il se nourrit donc c’est la preuve qu’il vit', citent à leur tour les Pierra, en contact régulier avec d’autres familles ayant vécu la même épreuve qu’eux.

Ils ont eu peur d’être accusés d’euthanasie et ont essayé de mettre des gardes-fou partout autour d'eux.

Danièle Pierra a l’impression que les médecins de son fils ont eux aussi refusé cet "échec". "Tout en sachant que la cause était perdue, ils ont été le chercher pour le ramener dans cette sorte de non-vie", déplore-t-elle.

S’ajoute à cela, pour le cas d'Hervé Pierra, la frilosité du corps médical face à l’un des premiers patients dont la situation entrait dans le cadre de la loi Leonetti depuis son vote. "Je crois qu’ils ont eu peur d’être accusés d’euthanasie s’ils appliquaient le protocole Leonetti. Jusqu’au bout, cette crainte a pu transparaître dans leurs différentes démarches, leurs écrits, leurs manières de s’adresser aux différents Conseils de l’ordre régionaux… Ils ont essayé de mettre des gardes-fou partout autour d’eux", analyse aujourd’hui la mère, qui n'a pourtant aucune once de ressentiment dans la voix.

Des opposants aussi du côté des "hiérarchies religieuses"
Outre certains médecins, s'oppose aussi à cette loi la "hiérarchie religieuse", selon l'expression de Jean-Louis Touraine, qui tient à ne pas pointer du doigt les fidèles.

Un sondage mené par l’Ifop, paru en janvier 2018 dans La Croix, relève que 72% des catholiques pratiquants se déclarent favorables à l’évolution de la loi sur la fin de vie, contre 96% de Français, selon, cette fois, le dernier sondage Ipsos, publié en 2019. "Et pourtant, si vous interrogez les archevêques, très peu se prononceront en ce sens, regrette l’élu. Parce que la doctrine officielle de l’Église catholique, comme de certaines autres religions, interdit fermement l’euthanasie."

L’ADMD parle, elle, de "pression religieuse". Et si son délégué général comprend qu'Emmanuel Macron consulte les représentants des religions monothéistes sur les dossiers relatifs à la bioéthique, il condamne ceux qui tentent d’imposer leur dogme.

La famille Pierra a fait face à ces détracteurs religieux. Paul Pierra, à l'époque capitaine à la Brigade des sapeurs-pompiers de Paris, a su sauver in extremis son fils, découvert pendu. Mais son coeur ayant été trop privé d'oxygène, le jeune homme a dû être plongé dans un coma végétatif irréversible. "L’intelligentsia des catholiques intégristes s’en est fait les gorges chaudes, se souvient douloureusement son épouse. Un enfant qui tente de se suicider, déjà, vous êtes discrédités d’emblée en tant que parents."

Danièle Pierra cite, parmi ceux "capables de tout", Alliance-VITA, une association du mouvement qui se qualifie de "pro-vie", et qui milite principalement contre l'avortement et l’euthanasie, ainsi que "Monsieur Remontada". Elle a surnommé ainsi Maître Jean Paillot, l’avocat des parents de Vincent Lambert, qui avait fait polémique en mai 2019, en euphorisant sur l’antenne de BFM TV "C’est la remontada !", alors qu'il venait d'apprendre la suspension de l’arrêt des soins sur le fils de ses clients.

Des pays voisins favorables à l'euthanasie
Face à la réticence des médecins et l'opposition des autorités religieuses, la France avance à pas prudents. Au point qu’elle est en retard sur beaucoup d’autres pays d’Europe occidentale, des Pays-Bas à l'Espagne.

"Cette grande prudence a son avantage : on peut observer ce qui se fait ailleurs, savoir alors exactement de quelle manière encadrer le projet pour qu’il n’y aie pas de dérapages, quelle commission créer…", énumère Jean-Louis Touraine. Qui nuance aussitôt : "Mais c’est vrai que pendant ce temps-là, nombreux en France sont morts dans des conditions pitoyables."

D’autres ont pu partir, à l’instar de l’écrivaine française Anne Bert, atteinte de la maladie de Charcot, qui a reçu une injection létale dans un hôpital belge le 2 octobre 2017. "Mais quand vous êtes si malade, en fin de vie, vous n'êtes souvent plus suffisamment mobile pour vous y rendre, pointe le député LREM. Et puis, mourir à l’étranger, ajoute-t-il, ce n’est pas un cadeau que l’on fait à ses proches qui doivent rapatrier le corps."

Les Pierra auraient-ils pu faire le voyage vers la Belgique ou la Suisse avec Hervé ? Impossible, car il était inconscient. Mais le directeur de l’hôpital lui-même avait glissé que "si c’était [s]on fils, [il] partirait à l’étranger".

Un débat à l'Assemblée : pour quand ?
Des parlementaires, se réunissent en groupe d’étude sur la fin de vie mensuellement - virtuellement désormais, Covid-19 oblige - et auditionnent des voix plurielles, dont des médecins étrangers, pour s’inspirer.

Des Belges par exemple, qui utilisent le terme d''euthanasie" plus facilement que les Français, a remarqué Jean-Louis Touraine. "Pour eux, 'euthanasie' signifie simplement 'mort douce', mais ici, en France, le mot a une connotation négative. Il est souvent employé pour parler d’une mort induite pour une personne qui ne l’aurait pas demandée. Le terme est juste, mais j’emploie plutôt l’expression "aide active médicalisée à mourir", pour que l’on comprenne bien que je milite pour que le patient choisisse", développe-t-il.

Ces derniers mois, le député a modifié sa proposition de loi déposée sur le bureau de l’Assemblée Nationale en 2017, et toujours pas débattue dans l’hémicycle. Il y a intégré les cas de Vincent Lambert et Alain Cocq, mais aussi, les suffocations des patients infectés par la Covid-19 en Ehpad, et de ceux atteints de maladies neuro-dégénératives, ne pouvant donner leur point de vue. Pour ceux-là, deux solutions sont proposées : formuler des directives anticipées, déjà possibles pour les personnes majeures, ou désigner une personne de confiance.

Lire aussi :
"Mon père est mort du confinement" : Elie Semoun dénonce la solitude des résidents en Ehpad
Magali, aide-soignante : "Je vis dans l’anxiété d’apporter le Covid à l’EHPAD"
Bien que l’avis rendu mardi 25 septembre par le comité national d’éthique ne prévoit pas de modification de la loi dans le sens souhaité par Jean-Louis Touraine, ce dernier assure être "optimiste". L’enjeu est "urgent", dit-il, alors que "beaucoup de SOS et de témoignages" parviennent à l’ADMD via les réseaux sociaux, d’après son délégué général, Philippe Lohéac.

Nous avons eu tellement de déceptions, à chaque gouvernement, que je ne veux pas avoir de fausses joies.

Si à droite de l’hémicycle, le sujet divise, l'élu LREM sollicite actuellement une majorité de députés favorables, pour qu'ils signent son texte modifié qu’il va, ces prochains jours, déposer à nouveau.

Il reviendra ensuite au président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand, de fixer l’agenda parlementaire. Mais il est sûr que ces modifications en faveur d'une sédation létale finiront par être votées.

Danièle Pierra en est moins persuadée. "Nous avons eu tellement de déceptions, à chaque gouvernement, que je ne veux pas avoir de fausses joies". Elle analyse : "Il faut quand même un recul et un certain apaisement pour aborder cette question. Au vu de la situation actuelle de la France, en proie à ce virus et à ses conséquences, je ne crois pas que le débat sur la fin de vie fasse partie des priorités du Président."

En 2017, Emmanuel Macron avait affirmé, face à Laurence Ferrari, vouloir "choisir [s]a fin de vie", rappelle Jean-Louis Touraine. "Il veut choisir pour lui-même, note-t-il. Moi je pense que, comme tout bon président, il veut accorder les même droits que les siens à ses concitoyens."

* Donner la vie, choisir sa mort. Pour une bioéthique de liberté, éditions Érès, 2019

**Blackbird, de Roger Michell, avec Susan Sarandon et Kate Winslet, déjà en salle
Revenir en haut Aller en bas
http://handi-christ.forumactif.com
Admin

Admin

Féminin Messages : 21438

2020 fin de vie - Page 6 Empty
MessageSujet: Re: 2020 fin de vie   2020 fin de vie - Page 6 Icon_minitime12.10.20 22:01

Nous sommes dans une situation exceptionnelle qui est planétaire, une pandémie.
Je pense qu'il est nécessaire de se saisir de cette occasion pour VIRER Jean Léonetti avec son lobby, une répétition de lois plus négatives que positives.
Cela ne peut plus durer. Les gens en ont marre.


https://www.handichrist.net/t1175-janvier-2011-fin-de-vie-echec-d-une-loi

"toute personne majeure en phase avancée ou terminale d'une maladie incurable, provoquant une souffrance physique ou psychique insupportable, et qui ne peut être apaisée, puisse demander dans des conditions précises et strictes à bénéficier d'une assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité" (proposition 21 du candidat Hollande ).
Revenir en haut Aller en bas
http://handi-christ.forumactif.com
Admin

Admin

Féminin Messages : 21438

2020 fin de vie - Page 6 Empty
MessageSujet: Re: 2020 fin de vie   2020 fin de vie - Page 6 Icon_minitime15.10.20 11:57

Le roi Macron ordonne un couvre-feu nocturne...
Son obsession, STOP COVID
Pas compliqué d'ajouter le STOP LEONETTI
eh bien, son intelligence est limitée !!! !!! !!! c'est un président normal, à part son âge ( et son couple ).
On en viendra par la force des choses à la logique primitive et élémentaire, la légalisation de l'euthanasie comme conséquence de la dépression économique
de quoi envier nos pays voisins qui n'ont pas un sosie de Mr Léonetti depuis des années....
Revenir en haut Aller en bas
http://handi-christ.forumactif.com
Admin

Admin

Féminin Messages : 21438

2020 fin de vie - Page 6 Empty
MessageSujet: Re: 2020 fin de vie   2020 fin de vie - Page 6 Icon_minitime15.10.20 12:17

PERQUISITIONS EN SÉRIE SUR LA GESTION DE LA CRISE DU COVID-19


Moi, Admin, je ferais de même à propos de la fin de vie...
car covid-19 et fin de vie vont ensemble...
Revenir en haut Aller en bas
http://handi-christ.forumactif.com
Admin

Admin

Féminin Messages : 21438

2020 fin de vie - Page 6 Empty
MessageSujet: Re: 2020 fin de vie   2020 fin de vie - Page 6 Icon_minitime15.10.20 12:25

les restaurants et les bars vont fermer tous les soirs en France
une merde économique pour eux
seul petit point positif, ils peuvent se sentir solidaires avec les mourants de faim et de soif, otages de Jean Léonetti depuis des années et des années
"d'un mal peut sortir un bien" (St-Augustin je crois ).
C'est de l'humour jaune et noir.

trinque
Revenir en haut Aller en bas
http://handi-christ.forumactif.com
Admin

Admin

Féminin Messages : 21438

2020 fin de vie - Page 6 Empty
MessageSujet: Re: 2020 fin de vie   2020 fin de vie - Page 6 Icon_minitime15.10.20 15:20

Opinion.Couvre-feu : Emmanuel Macron face à un vrai risque de rébellion sociale
FRANCE
FRANCE
LE TEMPS - LAUSANNE
Publié le 15/10/2020 - 10:52

OK mais comment ?
Revenir en haut Aller en bas
http://handi-christ.forumactif.com
Admin

Admin

Féminin Messages : 21438

2020 fin de vie - Page 6 Empty
MessageSujet: Re: 2020 fin de vie   2020 fin de vie - Page 6 Icon_minitime18.10.20 10:27

Fin de vie. Alain Cocq cesse à nouveau sa grève des soins et de la faim et veut se rendre en Suisse
Alain Cocq, militant de la fin de vie « digne » atteint d’une maladie incurable, a cessé la deuxième grève de la faim et des soins qu’il avait commencée lundi, après une brève hospitalisation, ont annoncé, ce vendredi 16 octobre 2020, des associations.


Il faudrait savoir ! ce Gilet Jaune handicapé veut-il se laisser mourir de faim et de soif en arrêtant ses traitements, proposer à chaque candidat en 2022 la légalisation de l'euthanasie et du SA, ou un aller sans retour en Suisse ? Inutile de médiatiser son cas s'il ne sait pas ce qu'il veut...
Revenir en haut Aller en bas
http://handi-christ.forumactif.com
Admin

Admin

Féminin Messages : 21438

2020 fin de vie - Page 6 Empty
MessageSujet: Re: 2020 fin de vie   2020 fin de vie - Page 6 Icon_minitime18.10.20 16:53

je m'étais dit depuis longtemps que le confinement dû au covid-19 réduisait le risque d'attentats...
je me demandais si le couvre-feu n'était pas une protection supplémentaire...
pour rappel, le procès de Salah Abdeslam a lieu en principe en 2021...
en même temps, je me demande si le coronavirus n'est pas un long attentat biologique planétaire...
je pense, donc je suis et le reste, je m'en fous !
STOPdonSTOPadhésionSTOPvoteSTOP
Revenir en haut Aller en bas
http://handi-christ.forumactif.com
Admin

Admin

Féminin Messages : 21438

2020 fin de vie - Page 6 Empty
MessageSujet: Re: 2020 fin de vie   2020 fin de vie - Page 6 Icon_minitime18.10.20 17:04

les attentats n'ont pas fait changer le Gouvernement précédent sur la fin de vie
le covid-19 ne fait pas changer le Gouvernement actuel sur la fin de vie
ma conclusion : suicidez-vous si vous y arrivez
( car ce sera la guerre civile en 2022 à moins que les élections présidentielles soient reportées ).
Revenir en haut Aller en bas
http://handi-christ.forumactif.com
Admin

Admin

Féminin Messages : 21438

2020 fin de vie - Page 6 Empty
MessageSujet: Re: 2020 fin de vie   2020 fin de vie - Page 6 Icon_minitime20.10.20 17:27

L'air devient réellement irrespirable, on étouffe, covid-19 avec attentats
jusqu'où çà va aller ?????????

S.O.S.sos.S.O.S.

j'aurais besoin de Myolastan et de Décontractyl, des médicaments supprimés sans être remplacés ( alors qu'on aurait pu les garder sous ordonnance médicale )

Revenir en haut Aller en bas
http://handi-christ.forumactif.com
Admin

Admin

Féminin Messages : 21438

2020 fin de vie - Page 6 Empty
MessageSujet: Re: 2020 fin de vie   2020 fin de vie - Page 6 Icon_minitime22.10.20 11:29

CITATION
Le gouvernement veut prolonger l’état d’urgence sanitaire jusqu’au 16 février inclus
L’exécutif a également annoncé mercredi 2,4 milliards d’euros supplémentaires pour les hôpitaux, afin de lutter contre l’épidémie de Covid-19.
Le Monde avec AFP Publié hier à 09h49, mis à jour hier à 23h08

COMMENTAIRE
Tout a été programmé pour qu'il y ait annulations et prolongations afin que Macron fasse de son quinquennat un septennat... ... ...
Revenir en haut Aller en bas
http://handi-christ.forumactif.com
Admin

Admin

Féminin Messages : 21438

2020 fin de vie - Page 6 Empty
MessageSujet: Re: 2020 fin de vie   2020 fin de vie - Page 6 Icon_minitime22.10.20 15:15

Avis à toute la gente féminine. Qui remplacera Brigitte Macron ? c'est chouette, l'Elysée, juste le bâtiment avec son jardin ...
Revenir en haut Aller en bas
http://handi-christ.forumactif.com
Admin

Admin

Féminin Messages : 21438

2020 fin de vie - Page 6 Empty
MessageSujet: Re: 2020 fin de vie   2020 fin de vie - Page 6 Icon_minitime22.10.20 22:05

« La circulation du virus atteint un niveau extrêmement élevé », a affirmé M. Castex. Il a également averti que « le mois de novembre » serait « éprouvant » et que « le nombre de morts » allait « continuer d’augmenter » en raison de la deuxième vague de l’épidémie.


eh bien je m'en fous complètement tant que les Directives Anticipées ne seront pas modifiées par rapport à toute l'actualité en France. Jean Léonetti dictateur, Emmanuel Macron dictateur, il y en a marre.
Revenir en haut Aller en bas
http://handi-christ.forumactif.com
Admin

Admin

Féminin Messages : 21438

2020 fin de vie - Page 6 Empty
MessageSujet: Re: 2020 fin de vie   2020 fin de vie - Page 6 Icon_minitime23.10.20 12:23

La réanimation pour les nuls
Par Christian Lehmann, médecin et écrivain — 21 octobre 2020 à 07:27
Une infirmière prodigue des soins à un patient Covid, dans le service de réanimation de l'hôpital Bichat, à Paris, le 24 septembre. Photo Cha Gonzalez pour Libération
Christian Lehmann est écrivain et médecin dans les Yvelines. Pour «Libération», il tient la chronique d’une société suspendue à l’évolution du coronavirus.
 La réanimation pour les nuls
J’ai travaillé en réanimation entre 1982 et 1986, dans une autre vie, et certaines nuits dans mes cauchemars je m’y retrouve posté en garde, parfaitement conscient que je n’ai rien à y faire et que dans le rêve, j’y suis un danger ambulant, tant les techniques et les protocoles ont changé et se sont affinés.

La réanimation, c’est ceux qui n’y foutent jamais les pieds qui en parlent le mieux. C’est Martine Wonner, députée anti-masques devenue célèbre grâce à sa mangeoire en plastique, qui révèle à l’Assemblée nationale qu’on remplit aujourd’hui les réanimations de force en y accueillant des patients qui n’ont besoin que de 2 ou 3 litres d’oxygène. «Pour quelqu’un comme moi qui ai fait bon nombre d’années en réanimation, je peux vous dire qu’on n’a jamais mis ce type de patients en réanimation.» Interrogée plus avant, cette psychiatre expliquera qu’elle a travaillé en 1989 et 1990 en réa (soit probablement deux stages d’internat, il y a trente ans). Comme le dit un de mes amis sur Twitter : «Moi j’étais en classe de mer en 1992, je dis pas à Loïck Peyron comment faire la route du Rhum.»

C’est Didier Raoult, l’autre jour sur CNews, qui après avoir longtemps affirmé que l’épidémie était terminée, explique à Laurence Ferrari sans lever le nez de ses notes qu’il n’y a pas réellement de problème de lits de réanimation : il suffit de faire sauter certaines dispositions légales comme le repos compensatoire des personnels d’anesthésie et de réanimation. Car après tout, qui a besoin de dormir après une garde Covid de vingt-quatre heures ? J’ai pensé à Jean-Martin Charcot, glacial père de la neurologie, qui disait à ses internes: «Si vous avez besoin de plus de cinq heures de sommeil, choisissez un autre métier.» Mais on était en 1885, et si Charcot était narcissique, c’était un génie narcissique, pas un microbiologiste affabulateur éventé.

C’est Christian Perronne, interviewé par André Bercoff sur Sud Radio au sujet du best-seller qu’il a signé, qui affirme qu’il n’y a pas de deuxième vague : «Même dans les services de réanimation, je vois bien des malades moins sévères qu’avant, ils les prennent beaucoup plus tôt et les gardent longtemps, parce que pour un service de réanimation, avoir un malade au Covid, c’est le jackpot, il a plus d’infirmières et plus de moyens. Cette saturation des services de réanimation, c’est un petit peu une invention.» Je me demande d’ailleurs ce qu’en pense le professeur Djillali Annane, réanimateur à l’hôpital Raymond-Poincaré, doyen de la faculté, dont le service surplombe celui de Christian Perronne. Les conversations autour d’un café ou d’une eau ferrugineuse doivent y être passionnantes.

RETROUVEZ AUSSI
tous les épisodes du «Journal d’épidémie»

La réanimation, c’est ceux qui n’y foutent jamais les pieds qui en parlent le plus. Tous les paucineuronaux ayant passablement vomi sur les réanimateurs, accusés tour à tour de ne pas suivre le protocole du gourou phocéen, de refuser des malades ou de les euthanasier, j’ai choisi d’ouvrir ces colonnes à l’un d’entre eux pour qu’il confesse ses péchés. Damien Barraud a 45 ans, il est réanimateur à l’hôpital de Metz-Thionville, où il a survécu aux deux premières vagues : le Covid, et les Covidiots.

«J’ai absolument détesté le Covid. Et je la déteste encore. Pas tant pour ce qu’elle a fait aux malades. C’est une maladie parfois grave, pas la pire. C’est un virus, ça ne réfléchit pas un virus, c’est con comme la Lune. Mais je la déteste pour ce qu’elle a fait aux humains, aux soignants. A la médecine, à la science qui me sont chères. Ce qui devait être une formidable opportunité pour nous tous a tourné en bérézina, ici et aux quatre coins du monde. Rien que d’y repenser me donne la nausée. Mais il faut raconter. C’est important. Parce que le virus rôde toujours et attaque de nouveau, et qu’à l’évidence, beaucoup n’ont pas mesuré ce qui s’était joué dans les réanimations de Paris et du Grand-Est. Cela leur permettra peut-être de ne pas sous-estimer, voire de nier sans la moindre décence les risques actuels.

«Rembobiner la cassette d’une période extraordinaire. Que dois-je raconter ? La réanimation en période Covid ? Mais le public connaît déjà si mal la réanimation en général. MA réanimation en période Covid ? Comment elle s’est déroulée, comment je la conçois, celle que l’on m’a apprise et que j’essaie de transmettre à mon tour. Après tout c’est moi le héros en blouse blanche d’un jour de Libé, je fais ce que je veux, non ? Non. Comme pour John Carter face à M. et Mme Rubadoux dans Urgences, "It is not about me". Il s’agit des patients, des soignants, d’une médecine et d’une recherche nobles et éthiques.

«Nous autres soignants des réanimations avons vécu l’histoire. J’imagine que lorsque l’on vit l’histoire en direct, on ne doit pas forcément s’en rendre compte, dans la chaleur du moment et concentré à sa tâche. Cela vient après, à l’heure de se poser et de se retourner. On a vécu un pan d’histoire. Je crois pouvoir dire sans me tromper qu’aucun soignant de réanimation ne veut revivre ce à quoi il a été confronté en mars-avril. Je suis un réanimateur "entre deux âges". En une vingtaine d’années de métier et 2 000 gardes au compteur, j’ai vu à peu près tout ce qui peut se voir dans une réanimation lourde dans un hôpital français. Je n’ai pas peur. Sûr de mes forces, lucide sur mes limites, je sais faire les gestes, j’ai vécu au moins une fois toutes les situations possibles. Eh bien je n’avais jamais vu cela. Jamais. Ce que nous avons vécu au printemps dans le Grand-Est et en Ile-de-France n’était pas une vague. C’était un tsunami de 30 mètres de haut qui emporte tout. On était prêts pourtant. On le croyait. On en avait, des plans. Pleins, à activer au fur et à mesure. Et puis on nous avait déjà fait le coup avec le Sras, le Mers, la grippe aviaire… Les images d’Italie ? C’est là qu’on s’est dit que ça commençait à sentir très mauvais. Les supporteurs de foot se moquent des Italiens. Les réanimateurs, eux, savent que la Lombardie est riche. Qu’elle est surtout riche des plus grands spécialistes du monde dans cette maladie qui n’en est pas une, le Syndrôme de détresse respiratoire aiguë (SDRA). A Milan, on sait oxygéner et ventiler. Alors si c’est la catastrophe là-bas, il devient assez clair qu’on va prendre la foudre. On se prépare. Sérieusement. Mais sans y croire réellement. Sans imaginer que chacun des plans mis au point sera dépassé en trois jours.

A LIRE AUSSI
«Nous ne sommes pas dans un monde idéal»

«Début mars, on attend. Une attente mêlant du stress positif, de la concentration, l’envie d’en découdre, comme avant un match. Les Thermopyles. Et puis un matin, ça a commencé. Un malade contact du rassemblement de Mulhouse. Et puis un deuxième. Puis un troisième. Et là nous sommes tous pris dans la lessiveuse. On ne pense plus. On fait. Mécaniquement. Non-stop pendant deux mois. Je suis de l’ancienne école. Le matin en arrivant, je ne consulte jamais le dossier informatisé des malades dans mon bureau, comme le font les jeunes. J’ai besoin de voir les malades en vrai, de "sentir", de penser aux objectifs de soin de la journée, de donner les premières consignes. Une sorte de rituel, souvent joyeux, où l’on dit bonjour aux équipes, où l’on plaisante un peu, avant le deuxième rituel du staff : le café. Et bien pendant deux mois, cette ambiance matinale était remplacée par un silence pesant, une ambiance de tranchées, un bunker. C’est la guerre. Les couloirs des secteurs sont vides. Les soignants sont dans les chambres, pour les toilettes, dans un habit de cosmonaute, véritable étuve fastidieuse à enfiler, désagréable à porter, et, on le sait maintenant, un peu excessive. Il ne fallait pas tomber malade. Pour les patients. Pour soi. Pour ne pas contaminer sa famille, que certains, comme moi, ont tenue à distance. Pour pouvoir continuer à travailler. Pas un bruit. Les portes et les sas des chambres sont fermés. Les malades sont en majorité intubés, et souvent sur le ventre. Seuls les plus graves des plus graves sont là. Les moins graves, on ne les voit pas. Ils sont en secteur, sous des débits déraisonnables d’oxygène. En réa, ceux qui vont un peu mieux après quelques jours, qui redonnent le moral aux troupes, sont… transférés. Dans ces évacuations sanitaires que des malotrus galonnés ont qualifiées de spectacle. Pour faire de la place à de nouveaux arrivants. Ne restent que les plus graves des plus graves. Ceux qui vont avoir des séjours longs, et pour beaucoup, mourir.

A LIRE AUSSI
Le portrait : Damien Barraud, principe de réa

«Cette spécialité est trop riche pour être racontée en peu de mots. Que dire ? Peut-être parler de certains aspects que nombreux ont découverts à cette occasion ? Logiquement, on commence par admettre le patient en réanimation. On nous a accusés de "trier". C’est le mot en vigueur, de "triage" in English. On vient en réanimation quand on a un ou plusieurs organes qui défaillent, et qu’il faut suppléer, le temps que le traitement fasse son œuvre. Et on vient en réanimation pour survivre. Pas pour mourir. La finalité de la réanimation est de rendre au patient, sur le long terme, une vie que lui juge digne d’être vécue. Et la réanimation est un marathon olympique. C’est une rude épreuve, dont on sort déplumé, rincé, essoré, et il ne faut pas l’infliger de manière indue à quelqu’un qui n’a à l’évidence pas les réserves pour l’affronter. Il ne faut pas réanimer à tout prix et coûte que coûte. Il faut trier. Trier n’est pas décider qui va vivre ou mourir. C’est un acte d’humanité, et certainement une des choses les plus difficiles à maîtriser du métier. C’est vrai en temps de paix, tous les jours, avec pour seul horizon le malade. Ça l’est d’autant plus en temps de guerre, avec le spectre du manque de moyens. En médecine de catastrophe, on alloue les moyens aux patients qui ont le plus de chance de survivre. Cette justice distributive ne me perturbe pas non plus. Je ne suis pas responsable des moyens qui sont mis à ma disposition. Je suis juste responsable de leur utilisation optimale. Manquons-nous de lits de réanimation en France ? Je ne pense pas. Cela n’a pas de sens de juger de l’adéquation entre offre et besoin à l’occasion d’une catastrophe centenaire. Cela n’a pas de sens de se comparer au voisin allemand, dont la pléthore de lits ne sert à rien. Cela n’a pas de sens de dire que cet hypothétique manque de lits de réanimation est la cause de tous les maux, dont de prétendues privations de liberté. Il faut des lits activables en cas de besoin. Et surtout du personnel formé. Cela ne se fait pas en six mois, quoi qu’en pensent les populistes, les physiologistes du sport, ou les ânes, entités parfois difficiles à distinguer.

«Il y a eu plusieurs pandémies en une. Le virus, bien sûr, mais également une épidémie bien française d’ultracrépidarianisme – l’art de parler de ce qu’on ne connaît pas. Après avoir subi des millions d’épidémiologistes et de virologues, nous avons vu apparaître des millions de réanimateurs. On nous a accusés d’avoir fait des conneries, d’avoir intubé très tôt, trop tôt. Que la mortalité observée était liée à nos traitements. Oui, c’est vrai en partie. Cent pour cent de ce que l’on fait dans une réanimation a des effets indésirables. Nous ne sommes pas homéopathes. L’intubation, la ventilation mécanique, la sédation, l’adrénaline, la dialyse rénale, tout cela a des effets indésirables. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave si le rapport bénéfice-risque a été bien pesé. On accepte ces effets adverses. Et on les minimise, en appliquant cette technique dans les règles de l’art. Pour cela il faut du bon matériel, un peu, et de bons professionnels, beaucoup. Si vous appliquez ces techniques dans des endroits non prévus pour cela, avec du matériel non prévu pour cela, et des personnels non formés… malgré leur admirable dévouement, que croyez-vous qu’il va advenir ?

«Oui ; il y a eu beaucoup de morts. Selon les endroits et la gravité des patients, 30 voire 40% de décès. 25 à 30%, c’est la mortalité du SDRA sévère. 40% ça doit être ce qu’il arrive quand on réanime des malades graves dans des conditions suboptimales. La mort ne me perturbe pas. Quand on est malade, c’est parfois grave, et quand c’est grave, parfois on meurt. C’est un processus naturel que l’on essaie de freiner, perturber, retarder. On ne peut guérir tout le monde. Nous sommes des soignants, pas le Petit Jésus ou tout autre druide barbichu. S’en rendre compte est vital. Pour ne pas disjoncter. On tente de guérir le malade. Et quand on ne peut pas, il faut savoir s’arrêter, jeter l’éponge de soins devenus futiles, ne pas sombrer dans l’acharnement, et accompagner la fin de vie. A good life, and a good death. Bien accompagner un patient et ses proches, assurer une bonne fin de vie est aussi important qu’aboutir à la guérison. La mort ne me perturbe pas, sauf si un des maillons de la chaîne de la guérison ou de la fin de vie a dysfonctionné. Là, la mort devient inacceptable et une souffrance. La mort par Covid n’est pas une belle mort. Pour plein de raisons. Certes, les malades n’ont pas souffert. On a accompagné la fin de vie comme il se doit, dignement, comme à l’accoutumée, dans le respect de la loi Leonetti-Claeys. Nous n’avons pas eu besoin de recourir au Rivotril pour cela, n’en déplaise à ceux qui nous ont accusé d’euthanasie. On n’y a pas eu recours car on n’a jamais manqué de rien, même si ce fut juste. Je ne sais toujours pas comment nos pharmaciens ont réussi cet exploit. Mais il y a ces corps, enfermés immédiatement dans des sacs étanches, sans toilette mortuaire, et envoyés sans délai au funérarium. Et le plus pesant probablement, il y a cette absence des familles, interdites de visite, au moins au début, et dont le deuil a dû être catastrophique. Les familles sont souvent le seul élément raccrochant à la vie. On les voit, on leur parle tous les jours. Là elles étaient absentes. Et cette rencontre singulière ne peut pas être remplacée par un coup de téléphone, auquel nous n’avions de toute façon pas le temps de répondre. Il n’y a plus beaucoup de vie dans une réanimation Covid. Cela a laissé des traces, des blessures psychologiques. Et aucun soignant de réanimation ne veut revivre cela.

«Bien sûr, à côté de cela, les accusations de "faire du chiffre", par un vieux professeur n’ayant plus toutes ses facultés, sont dérisoires. Il paraîtrait que l’on code "Covid-19" de manière excessive et que l’on garde trop les patients. Pour gagner de l’argent, un magot caché probablement. Et pour participer à un mensonge d’état. Pour priver les gens de liberté. Non bien sûr. Sauf dans les cerveaux tordus, on code ce que l’on fait, quand on le fait. Ni plus ni moins. Parce que le patient est une fin en soi. Point.

«Les crises passent les humains au révélateur. Et il y a eu du beau et du bon dans tout ce marasme. L’hôpital public (et le système de santé en général), dont la souffrance n’aura échappé à personne, a su rassembler ses forces, se lever, faire front. Nous avons vu des soignants de tous horizons épuisés, marqués physiquement par ces masques qui serrent trop, et la fatigue. Sans jamais reculer, soupirer, souffler, renoncer. Les biologistes. Les radiologues. Les ouvriers qui ont monté des cloisons à la vitesse de l’éclair. Les informaticiens, qui ont permis aux malades éveillés de communiquer par tablette avec leurs proches. Les administratifs. Tout le monde a apporté sa pierre et magnifiquement œuvré. Il y a eu de vrais héros. Mais pour moi tout cela n’atténuera pas le désastre ambiant. La médecine et la recherche éthiques et propres sont mortes et enterrées à l’occasion de cette crise sans précédent. Sur l’autel de la mégalomanie de quelques gourous à la tête de sectes mafieuses, dont la médiocrité scientifique n’a d’égal que la malhonnêteté intellectuelle. Les fleurs ont été déposées par les légions d’imbéciles des réseaux sociaux, parfois en service commandé. Les couronnes ont été déposées par des pantins de plateaux télé de chaînes d’info en continu irresponsables. Vol au-dessus d’un nid d’irresponsables. La malscience, comme toutes les fake news, tue. La malscience et les fake news précipitent les plus fragiles vers un abîme de détresse psychologique et la vague psychiatrique. La malscience et les fake news sont les mères de tous les relativismes, de tous les complotismes, de la perte de confiance dans les médecins et les chercheurs, au pire moment possible. Et cela, il faudra des années pour s’en remettre. Cette pandémie s’arrêtera un jour. Ça n’est ni la première ni la dernière. Elle s’éteindra dans un déluge de morts, médicaux et économiques, et comme d’habitude, les plus fragiles auront payé le plus lourd tribut. Il faudra alors sévèrement débriefer. Punir ceux qui doivent l’être, les escrocs, les renégats, quels que soient leur grade et leur fonction. Reconstruire pour que ces décès de patients, et ces sacrifices de soignants n’aient pas été inutiles. Je déteste le Covid.»
Revenir en haut Aller en bas
http://handi-christ.forumactif.com
Admin

Admin

Féminin Messages : 21438

2020 fin de vie - Page 6 Empty
MessageSujet: Re: 2020 fin de vie   2020 fin de vie - Page 6 Icon_minitime23.10.20 12:37

CITATION
COVID-19: MARTIN HIRSCH, DIRECTEUR DE L'AP-HP, CRAINT UNE DEUXIÈME VAGUE "PIRE QUE LA PREMIÈRE"
Juliette Mitoyen avec AFP
Le 23/10/2020 à 9:39

COMMENTAIRE
eh bien tant mieux !
eh bien tant pis !
tant mieux, tant pis, tant mieux, tant pis, tant mieux, tant pis...
tant pis, tant mieux, tant pis, tant mieux, tant pis, tant mieux ...
Revenir en haut Aller en bas
http://handi-christ.forumactif.com
Admin

Admin

Féminin Messages : 21438

2020 fin de vie - Page 6 Empty
MessageSujet: Re: 2020 fin de vie   2020 fin de vie - Page 6 Icon_minitime25.10.20 11:55

Covid-19 : déjà une troisième vague aux Etats-Unis, «un escalier diabolique»
Outre-Atlantique, 80000 nouveaux cas de Covid-19 ont été enregistrés en 24 heures. Un inquiétant record. Et le bilan pourrait doubler, selon les spécialistes.
le 25.10.2020

Dommage pour les USA...
Mais c'est ce qu'on souhaite pour la France, si cela peut faire bouger la loi sur la fin de vie dans les délais les plus brefs.
Revenir en haut Aller en bas
http://handi-christ.forumactif.com
Admin

Admin

Féminin Messages : 21438

2020 fin de vie - Page 6 Empty
MessageSujet: Re: 2020 fin de vie   2020 fin de vie - Page 6 Icon_minitime25.10.20 18:15

Des médecins réclament un couvre-feu à 19h et un confinement le week-end

ET LES CITOYENS RECLAMENT UNE VRAIE LOI SUR LA FIN DE VIE, l'application STOP LEONETTI

CLAP    FOOL

chapeau    lumiere2    folie

laissons-nous mourir
ne prenons pas soin de  nous
tuons-nous les uns les autres comme ( Saint-Jean ? ) Léonetti nous tue...

confinement = enfermement
masques et gestes barrière = sédation sociale
Revenir en haut Aller en bas
http://handi-christ.forumactif.com
Admin

Admin

Féminin Messages : 21438

2020 fin de vie - Page 6 Empty
MessageSujet: Re: 2020 fin de vie   2020 fin de vie - Page 6 Icon_minitime25.10.20 19:41

après tout, le covid-19 a fait le tri, fait le tri et fera le tri
ce n'est même pas le personnel médical qui trie, c'est ce virus
le pb étant les porteurs sains qui contaminent sans le savoir ... ... ...
Qui dit réa, dit post-réa avec rééducation et les toubibs ne sont ni cons ni salauds.
c'est tjrs ni blanc, ni noir, ce ne le sera plus en 2022... ...
( je change ? ben quoi "le changement, c'est maintenant" mai 2012 !!! ) ! ! !
Revenir en haut Aller en bas
http://handi-christ.forumactif.com
Admin

Admin

Féminin Messages : 21438

2020 fin de vie - Page 6 Empty
MessageSujet: Re: 2020 fin de vie   2020 fin de vie - Page 6 Icon_minitime26.10.20 12:28

Covid-19. Jean-François Delfraissy : « Nous sommes surpris de la brutalité depuis 10 jours »
Au lendemain d’un nouveau record de 52 000 contaminations en 24 heures en France, le président du Conseil scientifique Jean-François Delfraissy s’est déclaré surpris de la « brutalité » de la reprise de l’épidémie. Il estime qu’il y a 100 000 cas par jour en France, « une situation très difficile, voire critique »

Jean-François Delfraissy estime qu’il y a plus de 100 000 cas par jour actuellement en France.
Jean-François Delfraissy estime qu’il y a plus de 100 000 cas par jour actuellement en France. | DANIEL FOURAY / ARCHIVES OUEST-FRANCE
Ouest-France Erwan ALIX.
Publié le 26/10/2020 à 08h53
Le président du Conseil scientifique Jean-François Delfraissy était l’invité de RTL ce lundi 26 octobre. Interrogé sur la deuxième vague de coronavirus, il s’est déclaré « surpris par la brutalité de ce qui est en train de se passer depuis 10 jours ».

Le Conseil scientifique estime le nombre de nouveaux cas par jour à près de 100 000. Dimanche 25 octobre, un record de 52 000 cas positifs en 24 heures a été recensé, mais pour Jean-François Delfraissy, le nombre réel de contamination est plus proche de 100 000 avec les personnes asymptomatiques et ceux qui ne se font pas tester.

Cette forte progression du nombre de cas depuis 10 jours étonne le Conseil scientifique.

Le virus renforcé par la baisse des températures ?
Pour Jean-François Delfraissy, le virus circule désormais de manière extrêmement rapide. La hausse des chiffres pourrait s’expliquer par le fait que le Covid-19 est renforcé par la baisse des températures.

Le président du Conseil scientifique émet l’hypothèse qu’outre les changements d’habitudes favorisant les contaminations (nous sommes plus en intérieur), le virus pourrait s’être renforcé avec le temps plus frais.

L’épidémiologiste Martin Blachier émet la même observation et la même hypothèse face à cette accélération des contaminations.

La deuxième vague plus forte que la première
Jean-François Delfraissy s’attend à une deuxième vague « plus forte que la première vague » avec un « retentissement sur les systèmes de santé dans les trois semaines qui viennent ». Il estime que « beaucoup de nos concitoyens n’ont pas pris conscience de ce qui nous attend » car « c’est difficile à accepter ».

Le président du Conseil scientifique appelle à avoir une vision « européenne et non française ». Pour lui, ce n’est pas un problème de gestion en France, ou dans d’autres pays, « cette vague est en train d’envahir l’ensemble de l’Europe. »
Revenir en haut Aller en bas
http://handi-christ.forumactif.com
Admin

Admin

Féminin Messages : 21438

2020 fin de vie - Page 6 Empty
MessageSujet: Re: 2020 fin de vie   2020 fin de vie - Page 6 Icon_minitime26.10.20 12:41

eh bien, si on avait déjà modifié la loi leonetti-claeys de fevrier 2016 , nous serions ds une problématique bcp moins grave...
Des personnes déjà dépendantes refusent une réanimation imposée en cas de covid-19
il aurait fallu refaire la législation des Directives Anticipées
mais si ce Gouvernement est sourd et aveugle, ce n'est pas la faute des citoyens ( qui de toute façon ne voteront plus... ).
Revenir en haut Aller en bas
http://handi-christ.forumactif.com
Admin

Admin

Féminin Messages : 21438

2020 fin de vie - Page 6 Empty
MessageSujet: Re: 2020 fin de vie   2020 fin de vie - Page 6 Icon_minitime26.10.20 12:55

????? un reconfinement par tranche d'âge ????? et pourquoi pas par couleur de peau ? et pourquoi pas par maladies ?
Vous êtes sûrs d'aller bien ?????
Non mais ! ce n'est pas possible, çà !

S.T.O.P. élections S.T.O.P.
Revenir en haut Aller en bas
http://handi-christ.forumactif.com
Admin

Admin

Féminin Messages : 21438

2020 fin de vie - Page 6 Empty
MessageSujet: Re: 2020 fin de vie   2020 fin de vie - Page 6 Icon_minitime26.10.20 13:09

Crise sanitaire : "La multiplication de ces états d'urgence est attentatoire progressivement à nos libertés", affirme Jean-Luc Mélenchon
Le député La France insoumise a dénoncé sur France Inter une "dérive autoritaire" du pouvoir.

Mais que faîtes-vous, J.L. Mélenchon, à part parler . On n'y est pas encore, en 2022
Revenir en haut Aller en bas
http://handi-christ.forumactif.com
Admin

Admin

Féminin Messages : 21438

2020 fin de vie - Page 6 Empty
MessageSujet: Re: 2020 fin de vie   2020 fin de vie - Page 6 Icon_minitime26.10.20 14:38

Coronavirus : cette grosse erreur qui aurait accéléré la propagation du virus…
La deuxième vague du coronavirus est désormais là. Et le généticien Axel Kahn a donné son avis sur le plateau de France Info. Ce dernier est formel, elle est en partie liée à la réouverture des universités en septembre !

ouverture université deuxième vague

>>> À lire aussi : Un nouveau Coronavirus découvert par des chercheurs inquiète beaucoup

La France nage dans une deuxième vague
La France est actuellement en train de nager dans la deuxième vague. Les cas de coronavirus sont de plus en plus nombreux. En effet, alors que certains pensaient que l’augmentation du nombre de cas positifs était uniquement liée au fait qu’on testait plus, les lits en réanimation sont désormais saturés.

Axel Kahn, un généticien s’est confié sur le sujet au micro de France Info. “Maintenant, on est au stade où pour essayer d’enrayer l’épidémie, il faut vraiment diminuer les contacts physiques. C’est pratiquement la seule stratégie qui est à notre disposition à ce stade”.

>>> À lire aussi : Cette “bombe virale et bactérienne” serait à l’origine du Coronavirus et pourrait libérer d’autres virus similaires…

La grosse erreur du gouvernement
Il se confie ensuite sur le couvre-feu : “Est ce que je crois en l’efficacité de la réponse est oui. Est ce qu’elle sera suffisante ? Hélas, sans doute pas. Il y a une très grande différence entre la pandémie du printemps et l’épidémie à l’heure actuelle, c’est qu’aussi bien en France que dans l’Europe, il y avait des zones préservées. Aujourd’hui, il n’y a plus de zones préservées, la Pologne, la Hongrie, la Slovaquie, la Tchéquie, l’Allemagne et la Grèce, qui étaient quasiment indemnes, sont touchées. Le virus est partout et c’est la raison pour laquelle cette poussée épidémique pourrait être plus grave”.

Selon lui, le gouvernement a fait une énorme erreur en décidant de rouvrir les universités : “Rouvrir les universités en présentiel comme si de rien n’était, 500 étudiants dans un amphithéâtre au début, c’était totalement absurde”.
Revenir en haut Aller en bas
http://handi-christ.forumactif.com
Admin

Admin

Féminin Messages : 21438

2020 fin de vie - Page 6 Empty
MessageSujet: Re: 2020 fin de vie   2020 fin de vie - Page 6 Icon_minitime26.10.20 15:34

confinement, couvre-feu, des mots employés en situation de guerre. Or nous ne sommes pas en guerre contre un virus, nous cohabitons avec les virus et les bactéries depuis fort longtemps et pacifiquement.
Ce blablabla du Gouvernement est un non-dit... pour dire autre chose ( à venir ou déjà présente ? ).
Revenir en haut Aller en bas
http://handi-christ.forumactif.com
Admin

Admin

Féminin Messages : 21438

2020 fin de vie - Page 6 Empty
MessageSujet: Re: 2020 fin de vie   2020 fin de vie - Page 6 Icon_minitime26.10.20 15:49

c'est triste à dire et à écrire, " il vaut mieux mourir seul que mal accompagné ", actuellement, quelle vérité absolue....et étrange ! plein de gens meurent du covid-19 au même moment et au même endroit, mais seuls. J'ai envie de ré-écrire : si vous arrivez à vous suicider avant, tant mieux pour vous.
Car ce qui se passe sous Macron est mortifère...
Revenir en haut Aller en bas
http://handi-christ.forumactif.com
 
2020 fin de vie
Revenir en haut 
Page 6 sur 6Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
HANDICHRIST :: Médecine: début et fin de vie-
Sauter vers: