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 VINCENT LAMBERT

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Féminin Messages : 18402

MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   13.10.16 11:37

Vincent Lambert : son neveu saisit le Conseil d'État et menace le CHU de Reims

François Lambert devant la Cour d'appel de Reims en juin dernier. Crédits photo : FRANCOIS GUILLOT/AFP
               
François Lambert, favorable à l'arrêt des soins, dénonce l'attitude de l'hôpital qu'il accuse d'être «pro-vie». Retour en six dates-clés sur cette affaire qui divise médecins, juges, et membres de la famille Lambert.
Le feuilleton Vincent Lambert connaît un énième rebondissement. François Lambert, neveu de cet homme hospitalisé dans un état végétatif depuis 2008, a annoncé ce mercredi qu'il avait saisi le juge administratif pour enjoindre, sous peine d'astreinte, au CHU de Reims de reprendre la procédure sur un éventuel arrêt des soins au patient conformément à la décision de la Cour de Nancy le 16 juin dernier. Ce jour-là, la Cour administrative d'appel de Nancy avait ordonné au CHU de Reims de «répondre aux obligations lui incombant vis-à-vis de Vincent Lambert en vertu du code de la santé publique», et de reprendre la procédure de consultation des experts pouvant mener à un arrêt des soins. Cette procédure avait été interrompue en juillet 2015, le CHU faisant valoir que les conditions de «sérénité» nécessaires n'étaient pas réunies.
Dans un message adressé à des médias, François Lambert se livre à une charge sévère contre l'établissement hospitalier (où son oncle est hospitalisé), qui, déclare-t-il, arguments à la clé, «refuse catégoriquement de répondre à la question de l'acharnement thérapeutique concernant Vincent, sans jamais le prendre en compte (...)». «Le CHU avait trois mois pour se conformer à l'arrêt. Il ne l'a pas fait. J'ai donc fait une demande d'astreinte (1.000 euros par jour de retard), qui a été transférée par la Cour au Conseil d'État». Le CHU de Reims avait déclaré, le 17 juin, qu'il suivrait «l'injonction» qui lui avait été faite, sans plus de précision.
«Le CHU a clairement une position idéologique pro-vie sur cette question de l'acharnement thérapeutique, qui dépasse de loin le cas de Vincent Lambert», a affirmé François Lambert, pour qui l'établissement a «décidé d'entrer dans un bras de fer avec la justice». François Lambert estime également que la ministre de la Santé Marisol Touraine «a sa part de responsabilité dans (le) fiasco» pour n'avoir pas fait exécuter la décision des juges nancéiens».
Huit ans après son hospitalisation, l'affaire Vincent Lambert ne connaît toujours pas son épilogue. Le Figaro revient en six dates sur les faits marquants qui ont jalonné le cas de cet homme en état végétatif.

● 2008: l'accident

En septembre 2008, Vincent Lambert, 35 ans, est victime d'un accident de la route. Il est alors hospitalisé au CHU de Reims, et est plongé dans un coma artificiel. Il n'a pas, au préalable, écrit de directives précisant son opposition à tout acharnement thérapeutique.

● 2011: le premier diagnostic tombe

Le 13 février, la formation collégiale qui devait statuer sur le devenir de Vincent Lambert conclue qu'il se trouve dans un état de «conscience minimal», sans espoir d'amélioration.

● 2013: lancement du protocole de fin de vie

En avril, le CHU de Reims engage un protocole de fin de vie en accord avec la femme de Vincent Lambert, Rachel, sans consulter explicitement ses parents. Les médecins arguent que le patient multiplie les comportements d'opposition aux soins «faisant suspecter un refus de vivre». En désaccord avec cette décision, les parents, de confession catholique et opposés à l'euthanasie passive de leur enfant, saisissent le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne qui ordonne, en mai, le rétablissement de l'alimentation.
En septembre, une réflexion sur la fin de vie de Vincent Lambert est lancée. Elle durera quatre mois avec l'ensemble de sa famille et quatre experts. Seuls les parents s'opposent à la mort de Vincent Lambert.

● 2014: l'imbroglio juridique

En janvier, le CHU informe la famille de sa décision d'arrêter la nutrition et l'hydratation artificielles de Vincent Lambert, conformément à la loi Leonetti sur la fin de vie. Sur quatre experts, un seul a plaidé pour le maintien en vie. Deux jours plus tard, les parents, une sœur et un demi-frère du patient saisissent une nouvelle fois le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne qui se prononce contre la décision d'euthanasie passive. Il juge notamment que «la poursuite du traitement n'était ni inutile, ni disproportionnée».
Face à ce nouveau jugement, Rachel, la femme de Vincent Lambert, et le CHU saisissent le Conseil d'État qui demande une nouvelle expertise, et renvoie finalement l'affaire à une formation collégiale. En mai, l'expertise confirme l'incurabilité et une «dégradation» de l'état général du patient, mais évoque avec prudence la question d'un arrêt des soins. Finalement, le Conseil d'État se prononce pour l'arrêt des soins. Mais, en juin, la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH), saisie en urgence par les parents, demande le maintien en vie de Vincent Lambert, le temps de statuer sur son cas.

● 2015: Bataille familiale

En juin, la CEDH juge que l'arrêt des soins ne violerait pas le droit à la vie. Dès le lendemain, les parents demandent au CHU de Reims de transférer leur fils vers une unité spécialisée à Strasbourg. Après le rejet de cette requête, l'hôpital annonce en juillet qu'il va engager une nouvelle procédure d'arrêt des traitements, conformément à la décision de la CEDH. Les parents portent alors plainte contre le CHU et les médecins. Finalement, fin juillet, les médecins décident de ne pas appliquer la décision de la CEDH d'arrêter l'alimentation et l'hydratation de Vincent Lambert, et saisissent le parquet pour désigner un représentant légal pour le patient. Ses parents déposent une plainte contre le CHU pour «mauvais traitement».
Parallèlement, le CHU de Reims convoque la famille de Vincent Lambert mi-juillet pour l'ouverture d'une «nouvelle procédure en vue d'une décision d'arrêt des traitements». Moins de dix jours plus tard, le docteur Daniela Simon, responsable de la procédure collégiale sur la fin de vie de Vincent Lambert au CHU de Reims, décide de ne pas stopper son alimentation et de se référer à son ministère de tutelle, la Santé, quant aux suites à donner à ce dossier. En août, le parquet de Reims demande au juge des tutelles de désigner un tuteur ou un curateur pour Vincent Lambert.
François Lambert, de son côté, demande au tribunal administratif d'obliger le CHU à arrêter les soins. Finalement, le tribunal rejettera cette demande en septembre car les médecins étaient en droit, en vertu de «leur indépendance professionnelle», de maintenir en vie Vincent Lambert malgré les décisions de justice précédentes.

● 2016: François Lambert contre-attaque

Le 10 mars dernier, le juge des tutelles de Reims rend son verdict et désigne Rachel Lambert comme tutrice de son mari. Le lendemain, les parents de Vincent Lambert font appel de cette décision, et ont déposé un pourvoi devant la Cour de cassation.
Le 16 juin, la Cour administrative d'appel de Nancy avait ordonné au CHU de Reims de «répondre aux obligations lui incombant vis-à-vis de M. Vincent Lambert en vertu du code de la santé publique» - autrement dit de reprendre la procédure sur un éventuel arrêt des soins -, et de reprendre la procédure de consultation des experts pouvant mener à un arrêt des soins. Les parents contestent également cette décision devant le Conseil d'État.
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   13.10.16 11:43

Qu'est-ce qu'il y a derrière tout çà ? Où est le non-dit ?

Le fric et l'héritage évidemment !

On achète et on vend les gens


cf les âmes du Purgatoire à Montligeon
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   16.10.16 12:11

site JIM.fr

Publié le 13/10/2016
Affaire Vincent Lambert : le Conseil d’Etat une nouvelle fois sollicité
Paris, le jeudi 13 octobre 2016 – De médicale et éthique, la tragique histoire de Vincent Lambert, victime d’un très grave accident de voiture en 2008, qui l’a laissé dans un état végétatif chronique sans espoir de récupération, est devenue un cas d’école judiciaire. Au début de l’été, la décision de la cour administrative d’appel de Nancy constituait un énième rebondissement.

La suspension de la procédure épinglée

On se souvient (peut-être) qu’après la confirmation de la légitimité de la décision d’arrêt des soins par le Conseil d’Etat et la Cour européenne des droits de l’homme, le CHU de Reims avait décidé en juillet 2015 d’ouvrir une nouvelle procédure collégiale. Cependant, quelques jours après cette annonce, le docteur Daniela Simon, en charge du patient après le retrait de son prédécesseur de la tête du service de soins palliatifs de l’hôpital, avait considéré que le climat autour du patient n’était pas de nature à permettre une prise de décision sereine. La procédure collégiale était donc suspendue. Ce choix de Daniela Simon a été contesté devant les tribunaux par les membres de la famille de Vincent qui souhaitent qu’on « le laisse partir », une option qui serait conforme aux positions exprimées par l’ancien infirmier. Le 16 juin dernier, la cour administrative d’appel se prononçait donc. Contrairement aux arguments avancés par les proches de Vincent, la cour considérait tout d’abord qu’en choisissant d’ouvrir une nouvelle procédure collégiale (plutôt que de reprendre celle initiée précédemment et validée par la justice), le docteur Daniela Simon avait choisi la meilleure option. La cour se montrait plus sévère cependant concernant la décision du praticien de suspendre la nouvelle procédure. « La recherche d’un climat apaisé autour de M. Vincent Lambert ne permet pas de suspendre, sans fixer de délai, le cours de la procédure collégiale » avaient apprécié les juges. Aussi, donnaient-ils trois mois au CHU pour reprendre le processus.

Un pourvoi suspensif de fait ?

Cette période passée, le CHU ne s’est cependant pas conformé aux injonctions du juge. Cette immobilisme est probablement lié au pourvoi en cassation constitué par les parents de Vincent Lambert qui pour leur part refusent l’idée d’un arrêt des soins. Bien que le pourvoi ne soit pas suspensif, l’exécution de l’injonction étant susceptible d’entraîner la mort de Vincent, le CHU a pu considérer de manière légitime qu’il se devait d’attendre son résultat. Ce n’est cependant pas l’opinion de François Lambert, neveu de Vincent, qui se bat pour obtenir l’arrêt des soins de ce dernier. Il juge en effet que le CHU se devait d’exécuter le jugement de la cour d’appel et vient donc face au retard constaté de former un recours devant le tribunal administratif. Il veut notamment voir le CHU condamné à une astreinte de 1 000 euros par jour de retard. Face à la difficulté que constitue la concomitance du pourvoi, la juridiction a décidé de renvoyer l’affaire au Conseil d’Etat.

Conflits idéologiques

Pour François Lambert, l’effet suspensif de fait du pourvoi en raison de la nature de l’affaire n’est pas la principale raison expliquant l’immobilisme de l’hôpital. « Le CHU a un positionnement idéologique et militant en réalité. Seuls des médecins "pro-vie" sont contents de cette situation » écrit-il dans un texte transmis aux journalistes. Il reproche également : « Le CHU refuse catégoriquement de répondre à la question de l'acharnement thérapeutique concernant Vincent, sans jamais le prendre en compte lui et ses souhaits, actés par des décisions de justice ». « Depuis seize mois, il y a un jeu de rôle entre l’hôpital et les parents de Vincent Lambert. Les parents vont multiplier les appels et les recours. Il y aura perpétuellement des procédures en cours, ce qui arrange l’hôpital », dénonce-t-il encore.
Aurélie Haroche
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   19.10.16 14:08

Affaire Vincent Lambert : la surprenante résistance du CHU de Reims

Bruno Lorit / Avocat à la Cour Le 18/10 à 10:44

 
image: http://www.lesechos.fr/medias/2016/10/18/2035878_affaire-vincent-lambert-la-surprenante-resistance-du-chu-de-reims-161594-1_1000x533.jpg
 Affaire Vincent Lambert : la surprenante résistance du CHU de Reims

LE CERCLE/POINT DE VUE - Le CHU de Reims refuse toujours d'appliquer les décisions de justice concernant l'arrêt des traitements de Vincent Lambert, un homme de 40 ans en état végétatif depuis 2008. Le Conseil d'Etat est une nouvelle fois saisi.

L’affaire Vincent Lambert est l’un des dossiers judiciaires aux enjeux les plus cruciaux de ces dernières années. Il a été demandé à la justice de se prononcer sur le maintien en vie d’un patient en état végétatif depuis 2008, après un grave accident de la circulation. 

Le particularisme de cette affaire tient à ce que Vincent Lambert n’est ni « malade », ni en fin de vie et que les notions d’absence d’acharnement thérapeutique et d’obstination déraisonnable prévue par la loi Léonetti ont pu apparaître (à tort, comme l’a confirmé la justice), aux yeux de certains observateurs, comme ne relevant pas du champ d’application de cette loi.
De plus, l’interruption des traitements consiste en l’espèce à supprimer l’alimentation et l’hydratation artificielles, ce qui a été présenté, par les mêmes observateurs, comme un moyen de faire mourir Vincent Lambert « de faim et de soif », alors que cette interruption doit être effectuée dans le cadre de soins palliatifs permettant un accompagnement dans la dignité et le respect.

Un dossier appréhendé dans un contexte particulier

L’enjeu éthique de cette affaire est donc considérable. S’y ajoute l’affrontement public de la famille de Vincent Lambert qui s’est déchirée sur la question du maintien ou de l’interruption des traitements en multipliant les procédures judiciaires.
Est, enfin, intervenu un paramètre idéologique du fait des convictions religieuses d’une partie de la famille de Vincent Lambert, relayées et amplifiées par des interventions de groupuscules extrémistes et intégristes menaçant physiquement les soignants en cas d’interruption des traitements de Vincent Lambert ou encore d’enlèvement de ce dernier.
La prépondérance des questions éthiques et morales présentes dans ce dossier a fait penser à certains observateurs que la justice ne pourrait se prononcer. Comment un magistrat pourrait-il appréhender l’état médical de Vincent Lambert ? De quel droit pourrait-il considérer que la vie de ce dernier ne vaut plus la peine d’être vécue et justifie une interruption des traitements ? Avec quelles compétences pourrait-il contrôler une décision médicale de maintien ou d’interruption de traitement ?
En réalité, et ce point constitue l’un des enseignements les plus intéressants de l’affaire Lambert, la justice a normalement appréhendé ce dossier en faisant simplement respecter la règle de droit et en rappelant qu’au-delà des considérations morales, éthiques et humaines, cette affaire était régie par des principes juridiques qu’il fallait appliquer et qui se résumaient à la question suivante : la décision d’interruption des traitements est-elle légale ou illégale, tant sur la forme, que sur le fond ?

Enjeux éthiques et moraux 

C’est, de manière surprenante, non pas de la justice, mais du CHU de Reims que sont venues les difficultés liées aux enjeux éthiques et moraux de ce dossier puisque le CHU se refuse toujours à appliquer les décisions judiciaires le concernant.
En effet, alors que le Conseil d’État a jugé que l’interruption des traitements n’était pas illégale notamment en ce qu’elle était intervenue après une consultation de la famille et un examen des volontés exprimées par Vincent Lambert de ne pas être maintenu dans une telle situation, mais surtout parce que l’état de ce dernier permettait de conclure, au vu d’un rapport d’expert, que le maintien des traitements n’avait pour objet que le maintien artificiel de sa vie traduisant une obstination déraisonnable.
La Cour européenne des droits de l’Homme a estimé pour sa part, que ni la loi Léonetti ni l’application qui en avait été faite au cas de Vincent Lambert, ne méconnaissaient les stipulations de la Convention européenne des droits de l’Homme.
On aurait pu penser que la justice ayant rendu ces décisions, le droit (consacré par le Conseil d’État comme une liberté fondamentale) de Vincent Lambert à ne pas subir d’obstination déraisonnable serait enfin respecté. Or, le CHU de Reims qui avait décidé le 7 juillet 2015 une reprise de la procédure collégiale préalable à une décision d’interruption ou de maintien des traitements l’a suspendue le 23 juillet estimant que « les conditions de sérénité et de sécurité nécessaires à la poursuite de cette procédure, tant pour Vincent Lambert que pour l'équipe soignante, ne sont pas réunies ».

Retour devant le Conseil d'Etat

La Cour administrative d’appel de Nancy a logiquement annulé, par un arrêt du 16 juin 2016, cette décision de suspendre la procédure collégiale et enjoint à l'hôpital sa reprise, dans le respect des droits de Vincent Lambert, ce qui n’a rien changé à la résistance opposée par l’hôpital. 
Trois mois après la décision de la Cour administrative d’appel de Nancy, l'hôpital rémois n'a toujours pas repris la réflexion sur l'arrêt des traitements. François Lambert, le neveu de Vincent Lambert, a demandé à la Cour administrative d’appel de Nancy, « l’exécution » de l'arrêt, et la mise en place d’une astreinte. 
Dans un courrier daté du 29 septembre, explique « Le Monde », la Cour administrative d’appel de Nancy répond que, dans la mesure où cette demande présente « une difficulté de droit sérieuse », elle fait le choix de la transmettre au Conseil d’Etat . C'est donc la plus haute juridiction française qui devra, une nouvelle fois, se prononcer. 
Le CHU de Reims étant placé sous la tutelle du ministère de la Santé, c’est peut-être à l’État qu’il revient désormais d’intervenir pour faire en sorte que les décisions de justice rendues dans cette affaire soient appliquées afin de faire respecter l’État de droit, mais surtout, et c’est peut-être le plus important, les volontés de Vincent Lambert.
Bruno Lorit est avocat à la Cour

En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-161594-laffaire-vincent-lambert-quand-les-enjeux-moraux-et-ethiques-interviennent-dans-le-debat-juridique-2035878.php?P7dmGKf9xpvCbIx4.99
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   19.10.16 14:19

V.L. est le résultat de l'acharnement thérapeutique raté.
S'il n'avait pas eu son accident
Si le Samu n'était pas intervenu
si
si
si
pas compliqué à comprendre !

le problème étant que le Samu n'a rien à voir en principe avec la loi Léonetti
le problème étant que personne ne veut faire une révision juridique à propos de la non-assistance en personne en danger et de l'empoisonnement puni par la loi
F.H. est pourtant un ancien avocat
Force est de constater que les gens dans le domaine juridique sont stupides
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   22.10.16 18:12

Combien coûte Vincent Lambert ?

Et quel est le montant de l'Allocation Adulte Handicapé ( AAH ) ?

Il y a plein de patients comme V.L. qu'on débranche ...
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   09.12.16 21:02

Favorable à l'arrêt des soins

Vincent Lambert : la justice confirme la tutuelle de son épouse

par Julien Prioux source Pourquoi Docteur

La Cour de cassation a rejeté ce jeudi 8 décembre le pourvoi des parents de Vincent Lambert contre la tutelle accordée à sa femme Rachel, favorable à un arrêt des soins sur son mari.

Vincent Lambert : la justice confirme la tutuelle de son épouse Christian Lutz/AP/SIPA

Publié le 09.12.2016 à 11h52

En juillet dernier, la Cour d'appel de Reims (Marne) avait confirmé que la tutelle de Vincent Lambert, plongé dans un état végétatif depuis 8 ans, devait être confiée à son épouse, pour les dix prochaines années. Depuis plus de trois ans, Rachel et les parents de ce patient se déchirent sur son maintien en vie devant les tribunaux. Mais une décision de justice intervenue ce jeudi marque peut-être la fin de ce drame familial.

La Cour de cassation, juridiction la plus élevée de l'ordre judiciaire, a rejeté ce jeudi 8 décembre, le pourvoi des parents de Vincent Lambert contre la tutelle accordée à sa femme Rachel, favorable à un arrêt des soins. Celle-ci restera donc bel et bien sa tutrice. Ses parents, en revanche, se battaient pour le maintien en vie de leur fils qu'ils estiment conscient.

A la hauteur de ses devoirs d'épouse

La Cour de cassation a estimé que « contrairement aux allégations des consorts Lambert, [Rachel Lambert] a rempli ses devoirs d'épouse, s'est battue aux côtés de son mari et n'a pas failli dans sa mission de représentation » et que l'on ne pouvait lui reprocher de s'être éloignée de son mari « dès lors qu'il existait une pression médiatique importante dont elle a souhaité protéger son enfant ».

Pour rappel, c'est le CHU de Reims qui avait demandé la nomination d'une tutelle pour représenter légalement Vincent Lambert. Rapidement, dès le 10 mars, Rachel Lambert l'avait obtenue, mais elle avait été contestée aussitôt par les parents du patient. Sans succès. Après avoir épuisé toutes les possibilités devant les juridictions européennes, les parents ne disposent désormais plus de voie de recours pour contester cette décision.

Les différentes options du CHU de Reims

Conséquence, l’hôpital dispose maintenant de plusieurs options. Entamer immédiatement la procédure collégiale avec le Dr Daniela Simon ou la relancer, mais avec un autre praticien. A ce sujet, la Cour administrative d’appel de Nancy (Meurthe-et-Moselle) a récemment rappelé que la décision d'arrêter les soins « n’engageait que le médecin qui l’a prise ». « Le nouveau médecin en charge de M. Vincent Lambert n’est pas tenu par la décision de son prédécesseur », avait-elle statué.

Enfin, quel que soit le médecin, celui-ci ne pourra pas se cacher derrière l'ambiance délétère autour de l'établissement. La Cour de Nancy avait aussi estimé que ces « éventuelles menaces » ne représentent pas un moyen légal suffisant pour justifier un arrêt indéfini de la procédure. Attendre que le climat soit plus apaisé n’était pas non plus un argument valable, aux yeux des juges. Au final, la décision de reprendre une procédure collégiale est donc laissée à la discrétion de l'équipe médicale de Vincent Lambert.
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   17.01.17 14:24

Fin de vie : les parents de Vincent Lambert portent plainte contre le CHU
A La Une  Politique  Santé  
Publié le 11/01/2017 à 14h27. Mis à jour à 17h32 par SudOuest.fr avec AFP.
                 Pierre et Viviane Lambert demandent le transfert de leur fils vers un établissement spécialisé.                                                    
FRANCOIS NASCIMBENI / AFP


Les parents de Vincent Lambert, plongé dans un état végétatif depuis 2008, ont porté plainte fin décembre contre le CHU de Reims 


La bataille judiciaire autour de Vincent Lambert se poursuit. "Une plainte a été déposée avec constitution de partie civile", selon Me Jean Paillot, l’un des avocats de Pierre et Viviane Lambert, les parents, confirmant une information du journal L’Union. Ils seront reçus par un juge d’instruction le 8 février.

"Nous n’avons pas d’autre solution pour faire entendre la situation scandaleuse dans laquelle Vincent se trouve : nous espérions nous faire entendre du juge des tutelles mais celui-ci nous envoie balader", a-t-il expliqué, dénonçant des "carences majeures" dans la prise en charge du patient.

Un "cri d’alarme"

Les parents de Vincent Lambert demandent le transfert de leur fils vers un établissement spécialisé, tandis que sa femme Rachel, désignée tutrice de son mari par décision de la Cour de cassation le 8 décembre, est favorable à l’arrêt des soins. Ils avaient déjà déposé une main courante en 2013 puis porté plainte en 2015 contre le centre hospitalier pour "tentative d’assassinat et maltraitance". 

La rédaction vous conseille



Selon Me Paillot, cette nouvelle plainte – la première a s’inscrire dans une procédure pénale – est "un cri d’alarme" des parents engagés dans une bataille judiciaire acharnée autour du sort de leur fils. "Notre objectif n’est pas de dézinguer le CHU, notre but est que Vincent soit correctement traité".

Une situation complexe

Le CHU de Reims avait, lui, lancé puis stoppé deux procédures d’arrêt des soins, l’une portée par le docteur Eric Kariger en 2013, l’autre par son successeur, le docteur Daniéla Simon, en 2015. Un processus suspendu, le médecin référent estimant insuffisantes les conditions de sérénité pour prendre une décision.
Par ailleurs, une autre procédure judiciaire est en cours depuis que François Lambert, le neveu de Vincent, a saisi en octobre le juge administratif pour enjoindre, sous peine d’astreinte, au CHU de Reims de reprendre la procédure sur un éventuel arrêt des soins au patient conformément à cette décision.
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   17.01.17 15:07

Accueil  /  Société   /  Fin de vie   /  Vincent Lambert  

Le neveu de Vincent Lambert demande à François Hollande l’arrêt des soins
 Modifié le 16/01/2017 à 12:29 | Publié le 16/01/2017 à 12:29  -


  • Le neveu de Vincent Lambert, François Lambert, tout comme sa femme, Rachel Lambert, se battent depuis plusieurs années pour obtenir l'arrêt des soins. | Reuters


Le neveu de Vincent Lambert, patient plongé dans un état végétatif depuis 2008, a écrit à François Hollande pour qu’il demande au CHU de Reims de reprendre la procédure d’arrêt des soins, « pour que la légalité ne soit pas que théorique », a-t-on appris auprès de l’intéressé.
« Rien ne bougera au CHU sans qu’une décision politique courageuse ne soit prise », écrit François Lambert dans ce courrier daté du 10 janvier, dont l’AFP a obtenu copie, confirmant une information de France Inter.

« Par un arrêt du 16 juin 2016, la cour administrative d’appel de Nancy […] a enjoint le CHU de Reims […] de répondre aux obligations lui incombant […], c’est-à-dire de reprendre et achever la procédure collégiale, en prenant évidemment en compte les souhaits de Vincent tels qu’ils ont été actés par une multitude de décisions de justice (Conseil d’État, Cour européenne des droits de l’Homme, juge des tutelles de Reims, cour d’appel de Reims, Cour de cassation) », souligne le neveu de Vincent Lambert.
Le CHU de Reims avait lancé puis stoppé deux procédures d’arrêt des soins, l’une portée par le docteur Eric Kariger en 2013, l’autre par son successeur, le docteur Daniéla Simon, en 2015. Un processus suspendu, le médecin référent estimant insuffisantes les conditions de sérénité pour prendre une décision.

Le CHU ne « respecte pas son patient »

François Lambert a saisi en octobre le juge administratif pour enjoindre, sous peine d’astreinte, au CHU de Reims de reprendre la procédure sur un éventuel arrêt des soins du patient conformément aux décisions de la CEDH et du Conseil d’État, qui s’étaient prononcés pour un arrêt des soins.

« La réponse du CHU montre un profond mépris à l’égard des décisions de justice », estime François Lambert.Il interpelle François Hollande : « Vous avez vous-même nommé par décret en date du 24 février 2015 Dominique de Wilde à la tête du CHU de Reims. Vous pouvez donc faire pression sur elle pour que la légalité ne soit pas que théorique au sein de l’établissement dont elle a la charge ».
« Le CHU se prétend victime d’une situation qu’il a créée lui-même, toxique pour tout le monde », a commenté François Lambert lundi. « Les parents portent plainte à longueur de temps, et le CHU ne respecte pas son patient et ses souhaits », a-t-il déploré.
Les parents de Vincent Lambert ont porté plainte fin décembre contre le CHU de Reims pour « délaissement de personne hors d’état de se protéger ».
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   19.01.17 0:02


Affaire Vincent Lambert: les parents bientôt reçus par un juge d'instruction
Par Delphine de Mallevoüe
Mis à jour le 14/01/2017 à 12:46
/Publié le 13/01/2017 à 20:06

Viviane et Pierre Lambert, les parents de Vincent Lambert, à Reims, en juin 2016.

Une nouvelle plainte avec constitution de partie civile a été déposée contre le CHU de Reims où est hospitalisé leur fils dans un état végétatif depuis 2008. Ses parents veulent «mettre un terme aux infractions commises» par l'établissement. Ils seront entendus le 8 février prochain.


C'est la première fois que, dans les développements judiciaires de l'affaire Vincent Lambert - ce jeune accidenté de 40 ans dont la famille se divise sur le maintien ou l'arrêt des soins - une plainte s'inscrit dans une procédure pénale. Déposée par ses parents le 23 décembre, elle vise le CHU de Reims - où ce patient «pauci-relationnel» est hospitalisé depuis 2008 - pour «tentative d'assassinat», «maltraitances», «séquestration» et «non assistance à personne en péril».

Les parents de Vincent Lambert, qui avaient déjà déposé plainte pour les mêmes faits en juillet 2015 auprès du procureur de la République de Reims mais qui n'ont jamais reçu de réponse, l'ont adressée au doyen des juges d'instruction du tribunal de grande instance de Reims, engageant cette fois l'action publique.

Indignés par la prise en charge «inadaptée» de leur fils, les parents veulent «mettre un terme aux infractions commises» qui sont «inacceptables»: refus de soins de kinésithérapie, d'orthophonie, de rééducation de la déglutition mais aussi d'un fauteuil adapté. Tous ces soins relevant de l'obligation faite par la circulaire du 3 mai 2002. En outre, ils reprochent à l'hôpital de s'être «comporté comme le propriétaire de Vincent Lambert», «en fermant sa chambre à clé», «en conditionnant les visites par le dépôt d'une pièce d'identité» ou «en décidant des droits de visite des uns et des autres».

Cette plainte avec constitution de partie civile vise également Rachel Lambert, l'épouse de Vincent Lambert, désormais désignée comme sa tutrice par la justice. Les parents l'attaquent pour «fausses attestations», «faux témoignage», «usage de faux» mais aussi «tentative d'escroquerie au jugement», explique Me Jérôme Triomphe, l'un des avocats des parents Lambert aux côtés de Me Jean Paillot. Ils reprochent à Rachel Lambert d'avoir «éhontément menti» en signant, le 24 décembre 2013, des documents où elle se domiciliait à Reims «alors qu'elle avait résilié son bail depuis 5 mois et qu'elle refaisait sa vie en Belgique».

Depuis plusieurs années, les parents de Vincent Lambert demandent son transfert dans un établissement spécialisé, adapté à ses soins, sans être entendus. Encore moins depuis que la tutelle a été accordée à son épouse qui, elle, s'oppose à tout transfert. Sur cette question, une audience est prévue le 16 février devant la cour d'appel de Reims. L'occasion pour les parents de demander aussi la levée des restrictions de visite. En effet, la juge des tutelles a restreint leur droit de visite à de plus petites plages horaires qu'avant «pour laisser la place à certains de ses frères et sœurs», explique Me Triomphe, «mais comme ils ne viennent pas, il n'y a aucun bénéfice pour Vincent».

Enfin, la plainte vise l'ancien médecin de Vincent Lambert, le Dr Éric Kariger, pour «violation du secret médical» alors qu'il avait publié un livre sur l'affaire Lambert en janvier 2015. Pour ce nouveau volet judiciaire, les parents seront entendus par un juge d'instruction le 8 février prochain.
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Féminin Messages : 18402

MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   19.01.17 0:15

ah je me répète ici ds mes copiés-collés
je sais que je fais des sujets en double
ce n'est pas exprès
je devrais " nettoyer", " éliminer ", " ranger " ici ( ds tout le site )
mais avec les erreurs énormes de Microsoft ? Google ? Forumactif ?
je me dis que çà n'en vaut pas la peine
après tout, si I.E. va disparaître, si Forumactif disparaît aussi, ben moi aussi je disparais sur internet
car mon intelligence est bien réelle, par conséquent elle a des limites ! on aurait du mal à la définir si elle n'était pas " limitée " !
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   20.01.17 9:56

Affaire Vincent Lambert: Hollande souhaite «une solution humaine et digne»

SANTE Le neveu de la victime avait demandé au Président qu’il intervienne pour que le CHU de Reims, où son oncle est hospitalisé, reprenne une procédure d’arrêt des soins…

Nancy, le 26 juin 2016. François Lambert, neveu de Vincent, devant la cour administrative d'appel de Nancy.
Nancy, le 26 juin 2016. François Lambert, neveu de Vincent, devant la cour administrative d'appel de Nancy. - Jean Christophe VERHAEGEN / AFP

20 Minutes avec AFP
D Publié le 20.01.2017 à 08:57
Mis à jour le 20.01.2017 à 08:57


Interpellé il y a quelques jours par le neveu de Vincent Lambert, François Hollande lui a répondu ce jeudi. Il a demandé qu’une « solution humaine et digne » soit trouvée au sort de Vincent Lambert, patient plongé dans un état végétatif depuis 2008, dans un entretien à France Bleu Champagne-Ardennes.

>> A lire aussi : Les principales dates du marathon judiciaire

François Lambert, le neveu de Vincent Lambert, avait demandé que le président intervienne pour que le CHU de Reims, où son oncle est hospitalisé, reprenne une procédure d’arrêt des soins, « pour que la légalité ne soit pas que théorique ». « Rien ne bougera au CHU sans qu’une décision politique courageuse ne soit prise », avait-il écrit dans sa lettre datée du 10 janvier.

« Ce ne peut pas être le président de la République qui en décide », a répondu Hollande

« Nous devons trouver les formes pour que cette loi soit appliquée (…) Ce ne peut pas être le président de la République qui en décide : c’est l’équipe médicale, c’est avec la famille », a répondu Hollande, conscient « des différends qui existent dans cette famille », tout en affirmant : « Cela ne peut pas être le président de la République qui en décide ».

Dans un communiqué publié jeudi soir, réagissant à la position de François Hollande, François Lambert a fait part de ses « impressions (…) contradictoires, car ses propos peuvent me faire espérer, tout comme ils peuvent rassurer les parents de Vincent dans leur impression que rien ne se passera ».

>> A lire aussi : Les parents de Vincent Lambert portent plainte contre le CHU

La famille de Vincent Lambert se déchire en effet autour du sort de ce patient victime d’un accident de la circulation. Ses parents sont contre l’arrêt des soins, tandis que son épouse et son neveu y sont plutôt favorables. Le CHU de Reims avait lancé puis stoppé deux procédures d’arrêt des traitements, en 2013, puis en 2015. Mais l’équipe médicale avait décidé de suspendre ce processus le 23 juillet 2015, estimant que les conditions de « sérénité » requises n’étaient pas suffisantes.
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Féminin Messages : 18402

MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   20.01.17 10:00



François Hollande est-il lui-même humain et digne ?

"toute personne majeure en phase avancée ou terminale d'une maladie incurable, provoquant une souffrance physique ou psychique insupportable, et qui ne peut être apaisée, puisse demander dans des conditions précises et strictes à bénéficier d'une assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité" (proposition 21).

LA POLITIQUE, C'EST DE LA MERDE
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   14.02.17 9:35

Les parents de Vincent Lambert ont rencontré cet après-midi le juge d'instruction en charge du dossier. Une heure et demie d'entretien suite à leur plainte pour "délaissement de personnes hors d'état de se protéger" à l'encontre du CHU de Reims.


Par Raphaël Doumergue
Publié le 08/02/2017 à 19:51 Mis à jour le 08/02/2017 à 20:03



Le feuilleton judiciaire de l'affaire Vincent Lambert se poursuit inlassablement. Les parents de cet hospitalisé dans un état végétatif depuis 8 ans ont décidé de poursuivre le CHU de Reims au niveau du pénal cette fois.
Ils reprochent par la voix de leurs avocats une série de "maltraitance" quotidienne à l'encontre de leur fils : absence de kynésithérapie, de fauteuil adapté et de rééducation à la déglutition. Toute une série de manquement qui devrait, selon Me Jean Paillot, aboutir à un transfert de Vincent Lambert dans un autre centre de soins plus favorable à leur point de vue.


Dans cette bataille juridique au sein d'une même famille, deux clans se déchirent. D'un côté, donc, les parents et un frère de Vincent, de l'autre son épouse Rachel -sa tutrice légale- et son neveu.

L'avocat de ce dernier, Me Gérard Chemla, dénonce un acharnement judiciaire. Il ne manque pas de rappeler les différentes décisions de justice demandant l'arrêt des soins (Cour d'appel de Nancy, de la Cour Européenne des Droits de l'Homme...) et critique l'enlisement : " Vous êtes en face d'une stratégie qui est d'obtenir que la fin de vie de Vincent Lambert ne soit pas mise en jeu. Et cette stratégie elle s'est organisée sur un procès sans fin. "

Prochain rendez-vous judiciaire, la semaine prochaine. Les avocats des parents font appel de l'irrecevabilité concernant le transfert de Vincent.
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   17.02.17 18:54


La question du transfert de Vincent Lambert, hospitalisé dans un état végétatif au CHU de Reims depuis 2008, vers un établissement spécialisé, a été débattue jeudi devant la Cour d'appel de Reims. Décision attendue le 24 mars.

Par L.L avec AFP
Publié le 17/02/2017 à 17:52

Outre la question de son transfert demandé par les parents du patient, celle des droits de visite fixés par le juge des tutelles a également été examinée lors de cette audience à huis-clos.

"Nous demandons le transfert dans un établissement spécialisé, appareillé, pourvu et accueillant de façon express des malades dans sa situation", a déclaré Jean Paillot, l'un des avocats de Pierre et Viviane Lambert, les parents, précisant avoir déjà reçu le feu vert de "cinq établissements susceptibles de l'accueillir".

Nous demandons le transfert dans un établissement spécialisé, appareillé, pourvu et accueillant de façon express des malades dans sa situation


Le transfert se justifie par "l'existence de maltraitance" dans la prise en charge de Vincent Lambert, "non pas parce qu'on lui fait du mal, mais parce qu'on ne lui donne pas tous les soins qu'on pourrait lui donner dans son état" en matière de kinésithérapie, d'équipement médical et de rééducation à la déglutition, a souligné Me Paillot.

La famille de Vincent Lambert se déchire autour du sort de ce patient victime d'un accident de la circulation en 2008. Sa femme Rachel, son neveu et plusieurs de ses frères et soeurs sont favorables à un arrêt des traitements, une issue à laquelle ses parents et d'autres membres de la fratrie sont farouchement opposés.

Contactée, l'avocate de Rachel Lambert est restée injoignable vendredi matin. La cour d'appel rendra sa décision le 24 mars.

Le 10 mars 2016, le juge des tutelles avait confié à Rachel la tutelle de son mari, une décision validée par la Cour de cassation le 8 décembre.

De leur côté, les parents du patient ont porté plainte fin décembre contre le CHU de Reims pour "délaissement de personne hors d'état de se protéger" avec constitution de partie civile.

Par ailleurs, une autre procédure judiciaire est en cours depuis que François Lambert, le neveu de Vincent, a saisi en octobre le juge administratif pour enjoindre, sous peine d'astreinte, au CHU de Reims de reprendre une procédure collégiale sur un éventuel arrêt des soins au patient.

Vincent Lambert est hospitalisé dans un état végétatif au CHU de Reims depuis 2008, à la suite d'un accident de la route.
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   31.03.17 14:44


La demande de transfert de Vincent Lambert rejetée

Vincent Lambert reste au CHU de Reims. La cour d’appel de Reims a rejeté ce vendredi la demande de transfert effectuée par ses parents. Ces derniers ont décidé de se pouvoir en cassation.

Par Grégoire Amir-Tahmasseb | Publié le 24/03/2017 à 13h04. Source l'Union

Vincent Lambert est hospitalisé au CHU de Reims depuis 2009.


Saisie par les parents de Vincent Lambert, la cour d’appel de Reims a rejeté ce vendredi matin la demande de transfert de leur fils vers un autre hôpital. Estimant que celui-ci est victime de maltraitance, Viviane et Pierre Lambert souhaitent que leur fils de 40 ans, en « état de conscience minimale », quitte le CHU de Reims où il est hospitalisé depuis 2009 après un accident de la route près de Châlons-en-Champagne, pour aller dans un établissement spécialisé.

La famille se divise sur le sort de Vincent Lambert depuis de nombreuses années. Ses parents, Pierre et Viviane Lambert, ainsi qu’un frère et une sœur, réclament qu’il soit maintenu en vie. À l’inverse, son épouse Rachel, son neveu François, six autres frères et sœurs se prononcent pour l’arrêt des soins, considérant qu’il est incurable (comme l’avaient constaté ses médecins) et que cela correspond à sa volonté.

« Monsieur et Madame Lambert sont aujourd’hui un peu désabusés mais on va continuer à se battre jusqu’au bout »

Cette nouvelle décision de justice, plusieurs autres procédures sont en cours, ne marque en rien la fin de ce que l’on appelle communément « l’affaire Vincent Lambert ». Me Paillot, l’avocat des parents de Vincent Lambert, a d’ores et déjà annoncé que ses clients allaient se pourvoir en cassation devant une décision qu’ils considèrent comme de la « maltraitance judiciaire ».

« La cour a notamment motivé sa décision par le fait qu’elle n’était pas compétence pour statuer sur les maltraitances et que cela relève, selon elle, de la compétence du juge administratif, explique Me Paillot. Nous contestons cette analyse. Le juge des tutelles est parfaitement compétent pour dire s’il y a une mauvaise prise en charge de Vincent Lambert ou pas. De plus, il y a dans cette décision de la cour d’appel une erreur de droit car elle rejette notre demande alors qu’elle aurait dû se déclarer incompétente si l’on se réfère aux motivations de sa décision Monsieur et Madame Lambert sont aujourd’hui un peu désabusés mais on va continuer à se battre jusqu’au bout. Nous espérons bien qu’un jour un juge aura le courage de prendre une décision forte dans ce dossier. La bataille judiciaire n’est pas terminée. ».
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MessageSujet: Re: VINCENT LAMBERT   03.06.17 8:38

Fin de vie : le neveu de Vincent Lambert salue "une très bonne décision" du conseil constitutionnel

08h03, le 03 juin 2017



Le neveu de Vincent Lambert, hospitalisé dans un état végétatif depuis 2008, a salué la décision du Conseil constitutionnel, qui a validé l'arrêt des traitements par les médecins des patients hors d'état d'exprimer leur volonté.


Le Conseil constitutionnel a pris "une très bonne décision". François Lambert, le neveu de Vincent Lambert, hospitalisé dans un état végétatif au CHU de Reims depuis 2008, a salué la décision du Conseil constitutionnel autorisant l'arrêt des traitements par les médecins des patients hors d'état d'exprimer leur volonté.
"Le Conseil constitutionnel était la seule juridiction à ne pas encore s'être prononcée. Cette décision montre que le principe de dignité et de liberté personnelle est défini et protégé par la Constitution, pas juste dans le sens du droit à la vie mais dans les deux sens", a affirmé François Lambert, qui s'est toujours prononcé en faveur de l'arrêt des traitements.
"Le Conseil constitutionnel dit que le patient est au cœur et que la procédure se termine par le procès et non par une nouvelle procédure collégiale", a-t-il ajouté. Le Conseil constitutionnel a validé la procédure d'arrêt des traitements des patients incapables de s'exprimer, prévue par la loi sur la fin de vie, mais apporte des garanties aux proches pour pouvoir faire un recours en urgence contre cette décision médicale.

La famille de Vincent Lambert se déchire depuis quatre ans sur le maintien en vie ou non du jeune homme tétraplégique plongé dans un état végétatif sans espoir d'amélioration, après un accident de la route en 2008. Le Conseil d'État puis la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) ont validé l'arrêt de ses traitements, qui n'est toujours pas mis en oeuvre.
"Juridiquement, les choses sont claires (...) C'est au CHU d'en tirer les conclusions. Il faut que les décisions de justice aient un impact sur les décisions médicales car les médecins ne font pas ce qu'ils veulent", a déclaré François Lambert. Pour Jean Paillot, l'un des avocats de Pierre et Viviane Lambert, les parents favorables au maintien en vie de leur fils, la décision des juges constitutionnels "ne va pas rendre plus difficile la vie de (ses) clients mais ne va pas la simplifier non plus".
"Il aurait fallu déterminer si la décision prise par un seul médecin était assortie de garanties suffisantes (...) le Conseil constitutionnel n'a pas fait de travail réel sur ces garanties : quelles valeurs ont-elles ? Sont-elles suffisantes dans cette situation ?", s'est-il demandé.
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